dimanche 10 février 2019

La guerre contre les peuples


Dans sa stratégie de préemption des pays non alignés représentant un intérêt géostratégique pour son hégémonie mondialiste mais qu'elle se garde de déclarer, la ploutocratie internationale a mis au point un processus grossier mais, malheureusement efficace qui consiste à agiter le miroir aux alouettes de l' "occidental way of life" pour renverser indirectement via une opposition armée ou directement via des agressions militaires extérieures les gouvernements indépendants, au nom intouchable de la nouvelle religion des Droits de de l'Homme et de sa sacro-sainte Démocratie. 

Une fois que le chaos est accompli, l'impérialisme occidental en feignant une empathie humaniste paternaliste vient poser au cou des marionnettes qu'il a installé au pouvoir le collier étrangleur de la dépendance politique, via des programmes d'aides économiques et militaires qui conduisent les pays à devenir ses colonies sous occupation étrangère.
Et pour arriver à ses fins les princes de Wall Street et la City sont prêts à tout, y compris à s'allier avec les pires crapules du lieu et du moment : islamistes takfiristes en Syrie, néo-nazis en Ukraine et probablement mafias au Venezuela. 

Et concernant ces "idiots utiles" de l'hégémonie de la marchandise, comme le rappelait sur les réseaux sociaux Eric L., un ami soutien du Donbass : "l’extrême droite ukrainienne démontre de manière paroxystique l'analyse de Engels sur la nécessité pour la bourgeoisie (on dira aujourd'hui : oligarchie atlantiste) de se défendre avec des « bandes d'hommes en armes ». curieux que personne ne s’interroge sur la docilité de ces "terribles "nazis' qui n'ont jamais l'idée de "faire feu sur le quartier général" (Mao) où se trouvent, d'après leurs théoriciens, leurs véritables ennemis ?"

La Macédoine tombe, trahie par son gouvernement


Ce mercredi 6 février 2019, un protocole d'adhésion a été signé entre l'OTAN et la Macédoine pour engager l'entrée de cet autre autre pays des Balkans dans l'organisation militaire occidentale sous commandement étasunien.et qui devrait être ratifiée lors du prochain sommet de l'organisation qui doit se tenir à Londres.

Outre le fait que nous continuons a observer la conquête militaire mais aussi idéologique des territoires européens par l'hégémonie étasunienne au service d'une stratégie visant clairement la Russie et ses alliés (dans cette région la Serbie), c'est un nouveau camouflet à un peuple d'Europe qui est réalisé ici par l'arrogant complexe militaro-industriel mondialiste, car les macédoniens s'étaient massivement prononcés il y a peu contre cette adhésion à l'OTAN.

Et maintenant, c'est au tour de l'Ukraine !



Depuis le coup d'Etat du Maïdan accompli, alors que l'adhésion à l'Union Européenne monopolisait (ainsi que le divorce d'avec la Russie) tous les slogans des putschistes, un discours pro atlantiste s'est progressivement imposé dans la doxa du nouveau pouvoir kiévien qui d'année en année a engagé une normalisation et modernisation de ses forces armées pour qu'elles soient compatibles avec l'OTAN tandis qu'une propagande d'Etat faisait de la russophobie son fond de commerce politique, culturel et militaire...

Sur le terrain, on observe depuis l'arrivée au pouvoir des marionnettes étasuniennes en Ukraine un déploiement progressif de l'OTAN via des conseillers militaires, des ventes accompagnées d'armes et fournitures militaires, des exercices et manœuvres interalliés  de l'alliance se déroulant en Ukraine et dans la Mer Noire ou même ailleurs, avec la participation des forces armées du pays. des sommets de l'OTAN où l'Ukraine, bien que n'en faisant pas officiellement partie, est invitée et au centre de débats russophobes de plus en plus délirants.

Et sur le front du Donbass, après avoir observé des mercenaires de sociétés militaires privées de pays de l'OTAN, ce sont des ressources stratégiques  de l'alliance qui sont régulièrement et visiblement déployées sur la ligne de front et dans le secteur de la Crimée également comme ces drones d'observation "global Hawk" ou les avions de reconnaissance "Poséidon 8" qui doivent être complétés également par des stations au sol mettant leurs renseignements à disposition de l' "Opération des Forces Combinées" ukrainienne...

Régulièrement Porochenko rappelle comme un leitmotiv que l'intégration de l'Ukraine est un des objectifs majeurs engagés par son gouvernement, comme par exemple ce 4 février lors d'une interview au média télévisé "Ukraina", ou le candidat à sa propre succession a déclaré que le pays pourrait intégrer OTAN "dans les cinq prochaines années"... si les ukrainiens votent pour lui bien entendu le 31 mars prochain !. Porochenko à cette occasion a pu étaler sa soumission totale au complexe militaire occidental à qui il confie à la fois ses frontières extérieures ... et ses rues intérieures, comme s'il n'y avait plus de forces de sécurité nationales :
  • "L'adhésion à l'OTAN, c'est la sécurité. C’est la sécurité aux frontières extérieures, c’est un moyen politico-diplomatique de rétablir la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre État et, pour le citoyen ordinaire, cela inclut la sécurité dans les rues."


Quelques jours plus tard, le 7 février 2019, le parlement "Verkhona Rada" approuvait en deuxième lecture par 334 voix une série d'amendements à la Constitution ukrainienne qui définit la feuille de route pour l'intégration du pays dans l'alliance atlantique ainsi qu'à l'Union Européenne.

Ici on observe que le leurre (UE) est toujours accroché au piège (OTAN) pour empêcher leur dissociation et mieux faire tomber la proie...

Le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et à l'Union européenne "confirmant l'identité européenne du peuple ukrainien et le caractère irréversible du parcours européen et euro-atlantique de l'Ukraine" sera donc acté (et constitutionnel) du côté ukrainien dès la signature du projet de loi par le Président Porochenko, ce qui ne fait aucun doute.

Et bien sûr, comme pour la Macédoine et avant elle d'autres pays (dont la France de Sarkozy) la population ukrainienne n'a pas été officiellement consultée pour savoir si elle désirait cette intégration dans une alliance militaire sous commandement étasunien et qui ampute son pays d'une part importante de sa souveraineté politique.

Pour mettre les pays européens en ordre de bataille contre la Russie, les gouvernements affidés au système mondialiste mènent donc une guerre politique contre leurs propres peuples pour les faire rentrer dans les rangs d'un asservissement total avant de les vendre comme chair à canon à l'Oncle Sam. 



Certes le mondialisme peine à imposer sa dictature en Irak, en Afghanistan, en Libye et rencontre chaque année de nouvelles résistances comme en Italie ou en Hongrie, mais il ne faut pas baisser la garde en "vendre les plumes de l'aigle avant de l'avoir tué". Force est de constater que l'impérialisme occidental marque encore des points à travers le monde, comme en Argentine ou au Brésil, et au pire pour lui, son hégémonie agressive détruit les dissidents comme la Libye, la Syrie, ou les étrangle économiquement à défaut de les soumettre comme le Venezuela,  l'Iran, la Russie. Car lorsque les vivants résistent à l'esclavage, ils sont alors écrasés par un chaos provoqué tous azimuts par les USA, du Moyen Orient à l'Amérique du Sud en passant par l'Europe.

Par les traités politiques, les sanctions économiques, les accords militaires, les révolutions importées, les conflits asymétriques ou les agressions militaires directes, le Nouvel Ordre Mondial continue sans relâche ni morale à mener une guerre esclavagiste aux peuples qui ne sont pas encore aliénés à la marchandisation du Monde...

Et l'ombre de la guerre de continue à s'étendre sur le grand échiquier au milieu des indifférents individualisés et des aveugles bernés par leur propre propagande !


Erwan Castel

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