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samedi 25 juillet 2020

L'été chaud du Donbass

Le 25 juillet 2020, en début d'après midi l'artillerie lourde ukrainienne a bombardé la périphérie industrielle de Makeevka, cette cité prolongeant au Nord Est la ville de Donetsk provoquant peut-être cet incendie d'un dépôt de déchets minier. 

Dans le Donbass, vouloir profiter d'une journée estivale ensoleillée pour aller pécher au bord de l'un de ces très nombreux étangs qui dans la steppe du Donbass alternent avec les terrils jusqu'aux coeurs des cités comme ici à Veseloye, dans le quartier Nord de Donetsk... Sauf que depuis 6 ans  sur les bords de la Mer Noire 
à Novoazovsk jusqu'aux berges de la rivière Donets à Lugansk; un pêcheur il est autant probable d'y avoir une mauvaise surprise qu'une bonne prise !

Vers le 20 juillet 2020, bombardement ukrainien du 
quartier de Veseloye, dans le Nord de Donetsk.
Alors que le bilan d'une année de l' "exercice" du dernier cessez le feu dans le Donbass confirme toute l'hypocrisie criminelle du régime de Kiev concernant ses engagements signés à Minsk en février 2015, voilà que l'on nous parle d'un énième cessez le feu pour ce 27 juillet 2020, sans le faire précéder d'une restauration de la zone neutre dite "grise", du retrait effectif des armes lourdes du front, sans l'accompagner de mesures pénales coercitives pour les officiers des unités qui le briseraient... 

Autant dire que cette nouvelle trêve sera, comme la vingtaine d'autres l'ayant précédé, une nouvelle mascarade brûlée par le feu ukrainien dans les heures qui suivront sa mise en oeuvre. Le meilleur record atteint par le "régime du silence" réclamé par les accords de paix de Minsk 2 a été de.... 3 jours !

Aujourd'hui, entre une Ukraine qui sombre dans l'anarchie, laissant à nouveau le discours des partisans de la guerre reprendre la première place, l'arrivée ukrainienne de matériels de combat modernes dont beaucoup de facture occidentale et une ligne de front extrêmement tendue par l'augmentation des zones de contact et de la lassitude des belligérants, un cessez le feu a encore moins de chance qu'avant d'y être appliqué.

Présent sur le front du Donbass depuis plus de 5 années, j'y ai vécu des violations ukrainiennes du cessez le feu quasi quotidiennes, que ce soit sur les fronts de Marinka, de Dokuchaievsk, de Spartak, de Yasinovata ou de Novoazovsk. Mais pendant très longtemps, de l'été 2015 à l'été 2019 ces tirs ukrainiens s'opéraient généralement ponctuellement et dans l'ombre des crépuscules et des aurores, lorsque les observateurs internationaux ne sont pas sur le terrain. 
Aujourd'hui, les forces ukrainiennes certaines de leur impunité tirent à nouveau et sans complexe sur les territoires des républiques du Donbass, aussi bien au milieu de la nuit que pendant la journée et, de l'avis de nombreux civils vivant à proximité du front, la situation actuelle est comparable à celle du début 2015.

25 juillet matin, mitraillage ukrainien du village de Frunze
sur le front de la République Populaire de Lugansk.
Voici le témoignage de ce citoyen de la République Populaire de Lugansk qui a pris en vidéo ces tirs ukrainiens sur son village de Frunze : 

"Nous vivons aux portes de nos maisons et des sous-sols. Aujourd'hui, ils nous tuent, au sens vrai, ils nous tuent sur les ordres du président sanguinaire, le clown Zelensky!

Nous sommes tous des résidents de la Novorossia, de la RPD et de la LPR, nous critiquons vivement l'OSCE. Il n'y a pas de limite à l'indignation, car les employés de l'organisation sont complices de l'armée ukrainienne qui sont en train de régler le feu sur les zones résidentielles. Les gens ont essayé de comprendre pourquoi des membres de l'OSCE venaient si la situation ne change pas. Les habitants du Donbass notent que les combattants ukrainiens commencent à bombarder dès le départ des secteurs des représentants de l'OSCE.
    Autre tragédie, les bombardements se sont intensifiés dans tout le Donbass, des tireurs d'élite tuent des miliciens ... des maisons incendiées, des coups dans toute la ville, dans des zones résidentielles et des infrastructures ... Que faut-il d'autre pour que les gens se réveillent et voient cette terrible réalité ??? Les infrastructures sociales et techniques sont délibérément détruites ... Combien de personnes doivent mourir pour que la communauté mondiale puisse voir toute la profondeur de la tragédie dans le Donbass ??? Pendant ce conflit en Ukraine et dans le Donbass, plusieurs milliers de personnes sont déjà mortes ... et il semble qu'il n'y ait ni fin ni bord ... 

    Qui arrêtera cette guerre insensée et incompréhensible ! "



    Et cette année on peut observer une intensification des bombardements ukrainiens sur les infrastructures vitales pour la population civile comme par exemple les stations et réseaux de distribution d'eau potable, de gaz ou d'électricité, mais aussi les champs agricoles qui sont pilonnés avec des munitions incendiaires visant à détruire les récoltes. C'est certainement ce type de munition incendiaire que l'artillerie lourde ukrainienne a utilisé cet après midi du 25 juillet sur une zone industrielle de Makeevka, et peut-être à l'origine de l'incendie un dépôt de scories minières.

    25 juillet 2020 - Suite à un bombardement ukrainien sur Makeevka
    un incendie important se déclare dans une zone industrielle minière

    Bombardements des civils, de leurs infrastructures de vie collective, destructions des récoltes etc... cette guerre du Donbass semble parfois tout droit sortie d'une caricature des grandes bandes de mercenaires qui ravageaient les campagnes médiévales... sauf que nous sommes en 2020 au coeur d'une Europe dites civilisée ! 
    Au fil des publications quotidiennes que j'essaye de tenir sur ce blog, je m'efforce de libérer la Vérité concernant cette guerre contre les populations du Donbass menée par un authentique terrorisme d'Etat qui n'existe que grâce au soutien inconditionnel de l'ensemble des gouvernements occidentaux au nouveau régime de Kiev.


    Erwan Castel

    Reportage de Patrick Lancaster, un américain venu
    vivre à Donetsk et qui témoigne sur le terrain de la
    situation des populations civiles du Donbass.

    mercredi 22 juillet 2020

    Des attaques génocidaires

    Maison du 28 rue Kolkhoznaya à Veseloye dans le quartier d'Oktyabrsky, 
    détruite le 21 juillet soir par des tirs de mortier ukrainiens (voir l'article précédent).
    "A chaque jour suffit sa peine" disait-on autrefois en France et dans le Donbass soumis depuis plus de 2000 jours et 2000 nuis aux bombardements ukrainiens, ce dicton prend une signification particulièrement réelle et douloureuse.

    Une fois encore je vais ici tenter de briser l'omerta d'une propagande occidentale qui cache depuis 6 années la réalité d'une guerre à caractère génocidaire lancée par les occidentaux contre les russes du Donbass via leur marionnette ukrainienne aux ordres de l'OTAN.

    Si certains peuvent trouver l'expression "guerre à caractère génocidaire" exagérée, je leur rappellerai que le génocide ne se définit à l'aune de statistiques moribondes mais dans l'intention motivant les actes violents, qui deviennent criminels dès qu'ils sont dirigés vers des personnes non pas pour ce qu'elles ont fait mais pour ce qu'elles sont.

    Et je prendrai pour illustrer mon accusation 2 exemples parmi les nombreux tirs et bombardements réalisés ce mercredi 22 juillet 2020 sur les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

    Mais tout d'abord je veux saluer le courage exceptionnel des soldats du feu du Ministère des Situations d'Urgence de Donetsk qui dans la nuit du 21 au 22 juillet sont allés pendant plusieurs heures lutter contre l'incendie du bombardement de la zone résidentielle de Veseloye, et ce malgré des tirs ukrainiens qui se poursuivaient sur ce secteur d'Oktyabrsky.

    Pompiers de Donetsk à l'assaut du feu et sous le feu
    des bombardements ukrainiens . Immense respect !

    A Leninskoe, destruction du village


    Sur les 460 kilomètres du front de très nombreux districts urbains et villages miniers ou agricoles sont au contact de la zone des combats. Mais aux dommages collatéraux potentiels se rajoute la campagne de terreur mené par les forces ukrainiennes prenant intentionnellement pour cible les habitations civiles.

    Si l'intentionnalité d'un bombardement d'artillerie peut toujours être niée, en revanche lorsque les tirs sont observés et corrigés par des drones ou réalisés avec des missiles filoguidés sur leurs cibles par les tireurs, alors le doute n'est plus permis : en plus de violations du cessez le feu, ce sont des crimes de guerre ukrainiens flagrants !
    Et depuis 6 ans certains villages sont les cibles régulières de bombardements ukrainiens méthodiques qui, maison après bâtiment, station électrique après hangar agricole, école après magasin raye de la carte des communautés entières.

    Ainsi de ces tirs de missiles antichars sur des habitations civiles de Leninskoe, un village du Sud de la république de Donetsk et que les ukrops dans leur vantardise débile ont diffusé sur leurs réseaux sociaux (on notera au passage la référence nazie de la signature).

    Juillet 2020, tir de missiles antichars ukrainiens sur Leninskoe
    dans le Sud de la république de Donetsk (secteur Novoazovsk)
    Localisation des tirs de missiles ukrainiens sur Leninskoe 
    Toujours ce 22 juillet 2020, d'autres villages et districts républicains ont également subi des tirs divers comme Zaitsevo, au Nord de Gorlovka, où 4 maisons d'habitations ont encore été touchées et fortement endommagées par des tirs de mortiers ukrainiens.


    A Gorlovka, la guerre contre l'eau potable


    Régulièrement je signale ici les dégâts occasionnés par les bombardements ukrainiens sur les infrastructures collectives (hôpitaux, écoles, électricité, gaz, eau) qui cessent d'être des dommages collatéraux quand elles sont régulièrement touchées plusieurs fois par mois.

    Ainsi des stations de pompage, de traitement et distribution d'eau potable de la region de Donetsk (Yasinovataya) et de Gorlovka dont les canalisations et stations du canal "Seversky Donets - Donbass" sont particulièrement prises pour cible depuis plusieurs semaines par l'artillerie ukrainienne.

    Aujourd'hui par exemple le secteur de la mine 6/7 en périphérie de Gorlovka a été à nouveau bombardée et des canalisations d'eau potable sous pression (de 2300 et 2100 mm de diamètre) appartenant à la 3ème section du canal ont été fortement endommagées.


    Suite aux bombardements ukrainiens une fuite d'eau potable très importante (environ 65 000 m³ par heure) s'est déclarée, entraînant l'arrêt de la distribution d'eau de cette section ce qui a provoqué une réduction de l'approvisionnement de plus de 50% (malgré l'activation des lignes de réserve du réservoir Verkhnekalmius.

    La majorité de l'eau potable de la République Populaire de Donetsk est fournie par ce canal "Seversky Donets-Donbass", l'autre source étant le réseau des stations de Yasinovataya lui aussi régulièrement bombardé par les forces de Kiev. Et l'approvisionnement ainsi que le filtrage de l'eau sera prochainement interrompu le temps des travaux de réparations.

    Les fréquences et précisions de ces tirs ukraniens sur le réseau d'eau potable républicain démontrent qu'ils entrent dans la stratégie global d'un blocus humanitaire du Donbass dont la guerre de l'eau soutenue et aidé par la France est une arme majeure, malgré le fait juridique d'un droit international régit par les conventions de Genève notamment qui qualifient de "crime de guerre" et "crime contre l'humanité" la destruction intentionellle des ressources d'eau potable d'une population civile.

    Dans les ruines fumantes du village de Veseloye, " baba Nina" une grand mère de 80 ans de concluer : 



    "J'ai 80 ans de vie et je suis née dans une guerre, et je mourrai dans une autre guerre, car ce Porochenko, ce Zelensky, ils doivent brûler nos vies pour que les villages soient vides."

    Erwan Castel



    samedi 30 mai 2020

    "L'enfer sur terre !"


    Sur les réseaux sociaux on trouve des dizaines de vidéos, dont certaines sont même réalisées par les forces ukrainiennes et qui montrent quotidiennement les bombardements de Kiev sur les civils du Donbass, comme cette courte vidéo prise par une femme apeurée depuis le couloir de sa cave où elle se réfugie depuis 6 ans avec sa famille et ses voisins... un "cauchemar" au coeur de l'Europe passé sous silence par cette opinion occidentale autoproclamée "internationale et droitdel'hommiste" !

    29 mai 2020, nouveau bombardement ukrainien du village de 
    Yasnoye sur le front de Yasinovataya, au Sud de Donetsk.

    Lors de ce bombardement de Yasnoye, plusieurs maisons ont été endommagées dans les rues Shorsa, (n°27, 28), Valova, (13), Chapaeva, (plusieurs appartements au 9), ainsi que des voitures et des gazoducs.Et Voici le cri de détresse d'une mère de famille de ce village pris en otage depuis 6 ans par la guerre :

    «Le village de Yasnoye près de Dokuchaievsk est plein de ruines, de copeaux et d'éclats! Tous les jardins sont labourés depuis longtemps, mais pas avec des pelles et des tracteurs, mais avec des obus! assis sous le feu! Les enfants étaient seuls à la maison et ont subi des bombardements sans adultes dans un immeuble qui a été fouetté par des balles et des éclats! Regardez ce qui se passe à Yasnoye ! Ne croyez pas les fausses informations sur le cessez-le-feu et le manque de bombardements! Regardez tous  ce qui se passait hier 29 mai soir ! Et cela se produit tous les jours et se produira aujourd'hui et demain! Le village de Yasnoye est en train d'être détruit entièrement ! Nous n'avons nulle part où aller! Les bébés grandissent sous des balles, et avec ceux qui sont plus âgés - ils n'ont jamais vu une vie paisible dans leur vie.! C'est l'enfer sur terre!" Personne ne souhaiterait jamais partager ce que nous vivons ici!"

    Les autorités de la République Populaire de Donetsk, ont annoncé après ce bombardement ukrainien sur Yasnoye qu'un tir de contre batterie avait détruit une position de mortier repérée responsable.

    Et si les bombardements ukrainiens ont connu une très légère accalmie ces derniers jours, ils n'ont jamais cessé de terroriser les populations civiles comme par exemple:
    • Le 25 mai, les forces armées ukrainiennes bombardent à nouveau le village d'Aleksandrovka, sur les lisières Sud de Donetsk avec des BMP2 et des lance grenades automatiques, endommageant 6  nouvelles maisons d'habitation.
    • Ce matin 30 mai 2020, le Nord de Donetsk a été réveillé une fois encore réveillé à 5h00 du matin par des tirs de mortiers ukrainiens en direction de la zone aéroportuaire située dans le quartier d'Oktyabrsky, 
    30 mai 2020 - 05h00, Tirs de mortiers ukrainiens 
    dans le Nord de Donetsk, quartier d'Oktyabrsky.

    Et dans la soirée du 29 mai, aux environs de 18h30, un autre civil de la RPD a été blessé par balle lors d'un mitraillage ukrainien de son village de Kurgan sur le front Nord de Gorlovka. Valery Ivanovich Yershov, 52 ans  (lotissement Komarova, rue Vlasenko) a été blessé à l'omoplate par le ricochet d'une balle d'un sniper ukrainien, alors qu'il était dans son jardin en compagnie de son épouse.

    Toujours le 29 mai à 19h20 dans le village de Frunze (front de Lugansk), lors d'un bombardement ukrainien, Alexander F., 50 ans et résidant au 14 de la rue Burki, a été blessé légèrement un obus.

    Ici, les résultats des bombardements ukrainiens dans le 
    village de Verkhnetoretskoye, sur le front de Yasinovataya.

    Du côté des positions défensives républicaines, la situation reste également inchangée, l'artillerie ukrainiennes continuant ses campagnes de bombardements appuyés par des drones sur de nombreux secteurs du front. Voici par exemple le bombardement ukrainien sur des positions défensives républicaines enterrées sur le front de "l'arc Svitlodarsk", secteur au Nord de Debalsevo à la frontière entre les deux républiques de Donetsk et Lugansk.

    29 mai 2020, bombardement ukrainien sur l'arc Svetlodarsk 
    Sur cette vidéo on peut distinguer les 2 missions d'appui à 
    l'artillerie confiées aux drones d'observation: repérage et 
    localisation des cibles puis, observation et correction des tirs

    Localisation du bombardement ukrainien. Il s'agit de positions républicaines protégeant le front Nord Est de Debalsevo côté de la république populaire de Lugansk, dans le secteur du village de Sokolniki.
    Donc, force est de constater que les forces de Kiev continuent en toute impunité leurs bombardements criminels contre les habitants  et les défenseurs des républiques de Donetsk et Lugansk, et ce malgré les avertissements et les ripostes des artilleurs républicains qui ont été autorisées depuis 1 semaine. 

    Le cauchemar n'est donc pas prêt de s'arrêter pour les femmes, les enfants et les hommes du Donbass !

    Erwan Castel

    Au Nord de Donetsk le pont de Putilovka sur l'axe principal reliant l'aéroport au centre ville, 
    semble symboliser la permanence de cette guerre et l'échec des accords de paix

    dimanche 15 mars 2020

    Les canons de l'artillerie et de la censure


    Alors que la journée du samedi 14 mars venait de s'achever sur le sordide bilan de 1 civil tué et 3 autres blessés par des bombardements ukrainiens en divers endroits du front du Donbass, peu après minuit, la cille de Donetsk a de nouveau résonné d'explosions puissantes frappant ses lisères Nord.

    Malgré les traitements anti-douleurs qui m'aident à dormir, et la position urbaine centrale de mon hôpital,(à 5km du front) j'ai été réveillé au milieu de la nuit par une série de déflagrations puissantes provenant du Nord de la cité, elle aussi réveillée par ces aboiements ukrainiens enragés.

    Quelques minutes après le début de ce nouveau bombardement, des résidents de Donetsk, parmi lesquels des amis du quartier d'Oktyabrsky ont diffusé des vidéos de ces tirs ukrainiens frappant leurs secteurs :

    15 mars 2020, bombardements ukrainiens au 
    Nord de Donetsk - Secteur aéroport et Spartak

    Tandis que les messages d'alerte se rependaient, "comme d'habitude", sur les réseaux sociaux, j'ai eu au téléphone plusieurs voisins et amis terrés dans leurs maisons loin des fenêtres et des murs Nord ou dans leurs caves. Ils m'ont confirmé des arrivées puissantes de l'artillerie lourde ukrainienne qui, depuis ses positions situées à Avdeevka au Nord de Donetsk, pilonne les secteurs de Spartak et de Volvo Center (Est & Ouest de l'aéroport, probablement par des obusiers de 152mm.

    Ces tirs ukrainiens qui sont, faut-il le répéter encore des violations graves du cessez le feu signé à Minsk (tir et utilisation d'armes lourdes prohibées dans un rayon de 30 km) par leur soudaineté au milieu de la nuit et les secteurs habités visés sont encore l'illustration du terrorisme pratiqué depuis 6 ans par l'Etat ukrainien contre les populations du Donbass.

    Et "comme d'habitude", avant même que ne soit connu le bilan définitif de ces attaques lâches et meurtrières, les témoignages visuels de ces crimes ukrainiens seront encore et toujours effacés des plateformes internet contrôlées par les complices occidentaux des soudards de Kiev. Ainsi par exemple de ce You Tube qui ferme systématiquement les comptes des témoins des bombardements ukrainiens, comme vous pouvez le constater ici rien que sur mes précédents SITREP.


    Mais cette censure des Torquemada du "politiquement correct" et de sa propagande de guerre droitdelhommiste est aussi aussi ridicule que sont coupables de complicité des crimes qu'elle tente de cacher  les démocraties occidentales soutenant la junte de Kiev.

    Car chaque vidéo, photo et témoignage censuré par cette inquisition occidentale resurgit aussitôt ailleurs au centuple sur les réseaux sociaux qu'elle ne peut soumettre. Internet, c'est la mondialisation de l'information contre le mondialisme de la pensée !

    En attendant de publier des copies de ces témoignages de l'Histoire, je me délecte à conserver ces écrans noircis et cadenassés par la Gestapo occidentale car ils sont aussi la preuve des crimes de guerre ukrainiens dans le Donbass, plus éclatante encore que leurs obus... car "il n'y a que la Vérité qui dérange !"

    Erwan Castel



    mardi 28 janvier 2020

    Photo du 28 janvier

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    Après 4 mois d'hospitalisation et en attendant les prochaines opérations du bras, je m'en suis retourné vers mes camarades de Piatnashka qui m'ont réservé un accueil fraternel.


    Mardi 28 janvier 2020

    En attendant de prochaines opérations du bras gauche, je suis revenu dans la caserne de ma compagnie de Piatnashka, située au centre de Donetsk, et aussi aux activités d'information et de rencontres avec des reporters et journalistes visitant le Donbass. 

    Ce portrait a été réalisé par le photographe français Jacques Pion lors d'un de ses reportages à Donetsk, ici dans la mosquée d'Oktyabrsky, dont la communauté, majoritairement tatare nous a réservé un accueil chaleureux. 

    Ce n'est pas la première fois que je viens à la rencontre des communautés religieuses de mon quartier, que ce soit celle de l'église orthodoxe située près de l'aéroport ou celle de la mosquée située près du front de Peski à l'Ouest d'Oktyabrsky. J'avais d'ailleurs écrit un article sur cet "oasis de sérénité au milieu des ruines" dont l'action réalisée sous les bombardements de son est exemplaire et illustre bien cette fraternité humaine qui règne entre les communautés de Donetsk.

    Erwan Castel

    vendredi 19 juillet 2019

    Ne plus reculer d'un seul pas !

    "Une seule patrie unie pour tous - Russie"
    Alexandre Zakharchenko (1976-2018)
    Aujourd'hui j'ai trouvé sur le réseau social VKontakte (que je vous invite à rejoindre pour s'émanciper de la censure psychotique d'un Facebook collabo) un clip magnifique dans la chanson et son illustration et qui symbolise avec émotion ce Donbass en rebellion contre l'hégémonie mondialiste. Les images nous emmènent rapidement du centre de cette magnifique ville de Donetsk jusqu'à son quartier martyr d'Oktyabrsky qui enchasse l'aéroport international, tous les deux ruinés par plus de 5 années de bombardements ukrainiens ininterrompus.


    Et aujourd'hui, 18 juillet 2019, le quartier d'Oktyabrsky a été une nouvelle fois frappé au coeur par cette haine criminelle qui l'assiège depuis près de 2000 jours et 2000 nuits, avec Elena Orlova, une femme de 68 ans tuée par les obus des mortiers ukrainiens et qui écrit de son sang avec les soldats qui continuent de tomber quotidiennement pour sa défense, une nouvelle page de l'histoire tragique et héroïque du Donbass.

    Pendant ce temps et comme partout ailleurs, les politiciens s'affrontent dans des combats physiquement moins dangereux mais moralement mortels, et où il n'y a pas d'innocent, cherchant les uns par la ruse, les autres par la perfidie, et beaucoup par l'hypocrisie à en finir avec cette guerre où Donbass rime avec impasse. Lorsque je suis allé dans le jardin aux statues de Donetsk observer le rassemblement organisée autour de la très critiquée campagne "Le choix du Donbass" je n'avais pas encore d'opinion arrétée, écoutant les uns et les autres dans leurs vérités.

    Aujourd'hui je voudrais que le prochain rassemblement du mouvement "le choix du Donbass" affiche aussi le compteur des victimes des bombardements ukrainiens et des soldats morts en défendant justement la liberté pour cette population russe de choisir sa destinée. je voudrais aussi qu'il cesse de parler de ce "statut spécial" qui est incompatible avec notre liberté gagnée par 5 années de souffrance. 


    "Notre choix - Russie", la population du Donbass, à l'occasion de la campagne "Le choix de Donbass", que ce soit ses sympathisants ou ses détracteurs reste fidèle à la destinée qu'elle s'est choisie en 2014 face aux canons ukrainiens. 
    Photo Svetlana Kissileva.

    Car le choix du Donbass est là, depuis les paisibles jardins fleuris de Dontesk, remplis de chants d'oiseaux et rires d'enfants jusqu'aux quartiers et tranchées de sa ligne de front criblées de balles et d'éclats d'obus, et il s'exprime depuis 5 ans, non pas avec de l'encre ou un clavier, mais avec des chants et des prières, du sang et des larmes indélébiles.


    L'intégration à la Fédératin de Russie ou dans un premier temps son indépendance reconnue dans sa sphère d'influence, il n'y a pas d'autre alternative pour le Donbass libre et ses territoires à libérer ! 


    Le choix du Donbass est une réalité humaine et ne peut en aucun cas être l'objet d'une manipulation politique quelle que soit son intention finale !

    Voilà pourquoi aujoud'hui, si j'accorde toujours ma confiance à la politique menée dans les républiques populaires de Donetsk et Lugansk (même si je ne suis pas toujours d'accord avec les méthodes employées), je reste cependant attentif et surtout à l'écoute du peuple, de ces femmes et ces hommes de la rue, civils et militaires dont j'ai l'honneur de faire partie et qui vivent quodiennement dans leur chair et leur âme cette guerre. 

    Ils sont les vrais gardiens du Donbass, de ses espoirs et de ses peurs vécues.

    Et si un gouvernement a le devoir de porter à leur réalisation les aspirations de son peupe, ce dernier a la droit de le les lui rappeler si ils estime que les objectifs sont déformés ou que le pouvoir fait une sortie de route !

    Mais me direz vous, le devoir du soldat n'est-il pas d'obéir et de se taire ? Certes mais il ne faut pas oublier que son droit est également de s'assurer que les sacrifices consentis par le peuple, dont il est par essence le bouclier, ne soient pas trahis où se perdent dans les circonvolutions byzantines de discours politiciens calculateurs.

    Devant le panneau des votes pour la campagne "Le choix du Donbass", la population par dessus les discours labyrinthiques des politiciens, ne manque pas une occasion de confirmer la volonté exprimée depuis 2014.
    Photo Kristina Melnikova.

    Et je concluerai par ce très beau texte, écrit par Roger Frey, pour le livre "Les centurions" de Jean Lartéguy et qui imagine une "lettre rapportée par l’écrivain latin Suétone, mort en l’an 160. Elle aurait été écrite voici plus de 18 siècles par le centurion Marcus Flavinius à l’un de ses cousins de Rome, Tertullus, alors qu’il servait à la 2e cohorte de la légion Augusta, au camp de Nambèse, en Numidie, c’est-à-dire dans l’actuel Constantinois".

    On peut sans aucune difficulté, en lisant se texte épique, penser au Donbass et à tous ces volontaires venus des quatre horizons pour y aider sa population à défendre son identité et ses traditions russes.


     "Que l’on prenne garde à la colère des légions"


    “On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous allions défendre les droits sacrés que nous confèrent là-bas tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre civilisation et de notre aide.

    Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

    Nous ne regrettons rien. Mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans la ville se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison, et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon, et vilipendent notre action.

    Je ne puis croire que tout cela soit vrai, et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme, et où il pouvait mener.

    Je t’en prie, rassure-moi au plus vite, et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent, comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.

    S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert… alors que l’on prenne garde à la colère des légions !”.

    Volontaire dans le Donbass, peinture de Alexei Kryukov
    Aujourd'hui, si son contexte géopolitique est je le reconnais d'une complexité explosive, l'avenir du Donbass est  là: avec une victoire et une Russie à portée de nos mains, et c'est pour cela qu'il nous faut ne pas réaliser un seul compromis qui soit dans les actes une compromission et ne plus reculer d'un seul pas, tant sur le plan éthique, militaire que politique, car comme me le rappelait justement hier une amie en citant Winston Churchill :


    "Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur; 
    vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre."

    Erwan Castel



    La chanson originale de Boris Grebenshchikov 


    Подмога

    Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
    Нас осталось только два, нас с тобою наебали.
    Все братушки полегли и с патронами напряжно,
    Но мы держим рубежи, мы сражаемся отважно!

    Пушка сдохла - все, пиздец, больше нечем отбиваться!
    Что ж, закурим, брат-боец, нам от смерти не съебаться!
    Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
    Что ж, обычные дела - нас с тобою наебали


    Traduction française 

    A l'aide !

    Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés.
    Nous ne sommes plus que deux, nous nous sommes fait baiser, toi et moi
    Tous les frères sont tombés et c’est juste pour les cartouches,
    Mais nous tenons le front et nous nous battons courageusement!

    Le canon est mort, c’est fini, il n'y a plus rien pour se battre !
    Eh bien, fumons en une, frère d'armes, nous ne pouvons échapper à la mort!.
    Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés 
    Eh bien, chose banale, nous nous sommes fait baiser, toi et moi.


    (Merci à Svetlana Kissileva pour la traduction)

    jeudi 18 juillet 2019

    Flash : une femme tuée à Oktyabrsky !


    Les bombardements ukrainiens continuent à frapper les républiques du Donbass, aussi bien les positions défensives de leurs milices que les zones résidentielles où tentent de survivre près du front depuis 5 ans des milliers de familles.

    Dans la journée d'hier plus d'une centaine d'obus d'artillerie ont été tirés sur le seul territoire de la République Populaire de Donetsk au cours de 17 violations du cessez de feu, et aujourd'hui les districts Dolomite, Staromikhaylovka et Petrovsky à l'Ouest de Donetsk ont subi pendant 2 heures des bombardements ukrainiens au cours desquels plus de 50 obus de 120mm ont été tirés. 


    Et les bombardements ont continué pendant la journée, sur la périphérie de Donetsk et sur les zones habitées comme celles du quartier d'Oktyabrsky, au Nord de Donetsk, où Elena Orlova, une femme de 68 ans, résidant dans mon secteur, a été mortellemnt blessée par des éclats d'obus de mortier tiré depuis les positions ukrainiennes de la 56ème brigade ukrainienne du village de Peski situé à l'Ouest de l'aéroport de Donetsk.

    Hospitalisée aux urgences de l'hopital voisin (hopital N°21), avec de multiples blessures (tibia, cuisse, bras épaule, cavité abdominale), cette retraitée n'a malheureusement pas survécu... Elle est la deuxième victime civile tuée par l'armée ukrainienne ce mois ci.



    En outre en plus des habitations civiles touchées, ce nouveau bombardement ukrainien, qui s'est produit en journée à 17h45, a également endommagé les 2 écoles maternelles №229 №269, du quartier.




    Je connais bien la rue Makarenka où ce nouveau bombardement s'est produit, c'est une petite rue de 300 mètres de long environ située à proximité de l'höpital 21, et trop loin des positions républicaines (à plus de 700 mètres pour les plus proches) pour accréditer l'hypothèse d'un dommage collatéral. 

    D'ailleurs il suffit de regarder les vidéos publiées sur les réseaux des bombardements ukrainiens pour évaluer la précision de leurs artilleurs qui ne débordent pas les 100 lètres autour de leurs objectifs.

    Il s'agit donc ici et sans conteste d'un de ces tirs erratiques sur les zones résidentielles civiles, comme il s'en produit quasiment chaque jour dans ce quartier martyr d'Oktyabrsky, et qui sont destinés à terrorisser la population du Donbass.

    A ma connaissance, c'est la troisième fois cette année que la rue Makarenka d'Oktyabrsky (district de Kuybychevsky) est à nouveau frappée par des tirs de mortier ukrainien

    Donc, au lendemain de l'annonce d'une prochaine nouvelle trève, qui doit intervenir (sur le papier) le 21 juillet prochain, l' "Opération des Forces Combinées" ukrainienne a donc nonseulement décidé de poursuivre ses bombardements mais même d'utiliser à nouveau des obusiers longues portée de 152mm de type 2S5 "Hyacinthe" (photo entête) en bombardant aujourrd'hui la sous station électrique de la ville d'Irmino, sur le front de la République Populaire de Lugansk (au Nord de Stakhanov). Cette violation caractérisée des accords de paix, en utilisant de l'artillerie lourde, autre violation des dits accords, commet également un violation des conventions de Genève qui interdisent aux belligérants de prendre intentionnellemnt pour cible des infrastructures vitales pour les populations civiles.

    Parler dans ce contexte criminel vouloir réscusciter d'éventuels accords de Minsk, et pire évoquer leur projet du "statut spécial" intégré à l'Ukraine pour le Donbass devient non seulement incongru mais même obscène. 

    Kiev est devenu un état psychiatriquement malade qui non seulement justifie chaque jour le séparatisme du Donbass, mais également réclame que la justice de ses armées lui soit rendue en retour de son idéologie criminelle incurable.

    Erwan Castel