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lundi 6 mai 2019

Renfort sur le front

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Dans les rues et les jardins innombrables de Donetsk, les villes et villages du Donbass, les chats et les chiens vivent en harmonie au rythme des ravitaillements de gamelles posées au pied des habitations,  Sur le front du Donbass, on retrouve ces compagnons du quotidien dans les casernes, les bases arrière et jusque sur la première ligne de front oà je peux affirmer dans exagérer que quasiemnt chaque bunker, casemates ou poste avancé à sa mascotte cajolée et nourrie avec attention par les soldats. 

Les chats sont certainement les plus représentatifs de cette relation inter-espèces volontaire et libre, apparaissant un jour pour disparaître le lendemain et réapparaître au gré de leur fantaisie et curiosité. Ainsi de Mourka, Blin ou Cyclope, le dernier petit félin venu nous renforcer sur notre nouvelle position sur le front Sud de la République de Donetsk


Lundi 6 mai 2019

Il a surgi de nulle part, cet enfant de la déesse Freyja, s'approchant de nous timidement en ronronnant et lorgnant de son oeil unique nos gamelles fumantes.

Bondissant au moindre geste pour revenir aussitôt en se frottant à nos jambes, ce jeune chat borgne à pu constater la commune "maladresse" des soldats qui laissant tomber de leurs gamelles et un morceau de lard, et une cuillerée de kasha ou de pâtes....

Rapidement ce jeune chat baptisé "Cyclope" a trouvé répères, réconfort et habitudes comme s'il avait été toujours fsit partie de notre bande...

Les chats et la guerre du Donbass... ou les cent histoires d'une histoire sans fin...

Erwan Castel

mardi 30 octobre 2018

Au revoir Mourka !

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Aujourd'hui ma calame est lourde de tristesse, car la petite Mourka, cette féline aux poils ébouriffés et à la tendresse illimitée est partie rejoindre des prairies éternelles... 

Si les chats ont toujours étaient présents dans toutes les étapes de mon nomadisme physique et intellectuel, j'avoue que cette chatte tricolore recueillie au milieu des ruines de Promka était devenue au fil des missions sur le front beaucoup plus qu'un simple animal de compagnie. 


Mardi 30 octobre 2018

20 octobre 2017, 1ère rencontre
Ce fut d'abord une visiteuse fugace, rencontrée pour la première fois mi octobre 2017 bondissant entre les pierres et les ferrailles tordues de "Forteruine" pour se caler devant un trou de rongeur, immobile pendant des heures dans le froid ou le vent. 

Petit à petit les gamelles partagées, et le feu repoussant l'haleine hivernale allait l'inviter a intégrer le groupe qui immédiatement a pris en affection cette petite boule de poils ronronnante qu'un bombardement de mortier ukrainien avait choquée et rendu sourde.


Décembre 2017 au poste de garde 
Rapidement Mourka m'adopte et m'accompagne jour et nuit pour des échange des chaleurs au cœur de l'hiver, et à chaque nouvelle rotation elle apparaît au bout de quelques heures sentant mon retour sur Forteruine, m'accueillant et me pressant de ronronnements sans fin. Pendant les gardes glaciales Mourka aimait à se glisser dans ma veste pour rapidement et des rêves toujours que la guerre agitait .

Mais à la fin de l'hiver 2017-*2018, Mourka qui survit au rythme des rotations dans la précarité est malade, et je la retrouve plusieurs fois amaigrie et amorphe.

2 avril 2018, départ vers la base
En avril 2018, nous décidons de ramener la petite protégée vers les lieux plus confortables et sereins de la caserne. Après une période d'adaptation et de soins, Mourka prend possession de son nouveau domaine, adoptée par les soldats qui lui témoignent de leur affection a force caresses et restes de repas. anges et des dieux

Le poil redevenu luisant, et le ventre rassassié, Mourka reprend ses habitudes de chasse dans l'immense parc entourant les bâtiments de la base de Piatnashka. 



Mai 2018, en chasse dans le parc 
Cette petite princesse n'aura certes pas eu la vie qu'elle méritait, bousculée par les orages d'acier des hommes, Mais cette survivante du champ de bataille aura je pense vécue sa dernière année heureuse au milieu de l'affection des soldats la compagnie des nombreux autres chats et les chants parfois effrayés des oiseaux peuplant notre base. 

Un pauvre chien aura profité de la surdité de Mourka pour la surprendre et la faire partir vers d'autres horizons où je suis sûr qu'elle peut entendre désormais les âmes des anges et des dieux.


Mourka restera certainement présente dans mon regard et mes pensées observant cette guerre sans fin, incarnant par son innocence et sa liberté blessées cette vie sacrée martyrisée par la folie des hommes. 

Au revoir, petite princesse...

Mourka au milieu des ruines de Promka fin octobre 2017

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

jeudi 11 octobre 2018

Photo du 11 octobre

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Il est difficile de ne pas trouver de chat dans les bottes ou sur les épaules des soldats.

Les chats font partie du décor du front, et souvent ils jouent à être des ombres virevoltantes accrochées à nos pas entre lesquels ils slaloment comme des électrons fous de liberté...

Même au bord d'un chemin où nous attendons un véhicule de liaison du bataillon, une puis deux puis trois silhouettes félines ont surgi ce matin, bondissant de nulle part pour nous encercler de ronronnements et mendier un peu d'attention, de caresses... et de nourriture tant qu'à faire connaissance !

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

mercredi 26 septembre 2018

Petit chasseur de lumière

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Après 4 hivers passés dans le Donbass, si j'ai réussi a m'habituer au froid qui ici dans les tranchées du front nous impose du -20° sans abri, ni chauffage, en revenche les variations saisonnières très marquées et brutales sont toujours une surprise, bonne ou mauvaise cela dépend des solstices ou équinoxes du moment...

Ainsi l'automne est arrivé tambour battant dès le lendemain de l'équinoxe d'automne, apportant dans son train de nuages bas froid, vent et humidité !


Mercredi 26 septembre 2018

Cette nuit au milieu des tirs réguliers crachés des positions ukrainiennes, le froid s'est invité dans les secrets de "Forteruine" où l'humidité des pluies avait déjà élu domicile depuis 2 jours.

Trotinnant au milieu des gamelles et des caisses de munitions, notre nouvelle recrue moustachue, surprise par la fraîcheur de son premier automne s'est lancée dans une chasse à la chaleur, passionnée et voluptueuse.

Se déplaçant au rythme de la dynamique solaire le jeune "Blin", sous l'oeil tranquille des souris qu'il n'inquiète pas encore, a fureté de pièce en couloir à la poursuite de ces tâches de lumière chargées de chaleur lui rappelant le doux été de sa naissance avant de se dérober toujours et encore vers des endroits inaccessibles.

Le chaton opiniâtre a finalement vu sa "queste" matutinale récompensée par un Graal ronronnant de chaleur qui dans la cuisine venait de se réveiller à son tour en répondant à l'appel du café des sentinelles se croisant dans l'aurore d'une nouvelle journée.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

samedi 22 septembre 2018

Photo du 22 septembre

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Depuis que Mourka a établi ses quartiers à la base de notre bataillon, les rongeurs fidèles au dicton "Quand le chat n'est pas là les souris dansent !" reviennent prendre possession de "Forteruine" dans un concert de trottinements et crissements tournant autour de nos sacs à pain...

Nous avons donc recruté "Blini" pour donner un chasse impitoyable aux rats et souris et autres rattus dentus envahissant notre domaine...

Bon d'accord, "Blini" n'a pas encore la carrure d'un spetsnatz moustachu (ni le mental à vrai dire) mais après quelques semaines de formation en première ligne je suis persuadé qu'il va devenir le pire cauchemar des souris...

On a quand même le droit de rêver un peu non ?

En attendant "Blini" se niche dans ma veste ou mon casque pour défier d'un regard silencieux les rats qui trottinnent entre les gravats...

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

mercredi 12 septembre 2018

Photo du 12 septembre

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Décidément les félins, qu'ils soient domestiques, sauvages ou même mythologiques avec Freyja, sont le fil rouge de ma vie, m'offrant de quelques secondes à quelques années, un temps précieux de leur liberté.

Dans le Donbass, de ma maison d'Oktyabrsky jusqu'au front de Promka, en passant par la caserne de Makeevka, les chats font toujours partie de mon environnement, me rappelant une princesse grise qui m'attend en France.
Chaque jour et chaque nuit, il y a toujours une boule de poils ronronnante qui colorie le paysage, adoucit les pensées et offre sans retenue cette confiance et cet amour qui manquent de plus en plus dans le cœur des hommes.

Ainsi de cette fortuite rencontre féline réalisée cet après midi au détour d'une tranchée voisine.

Petit sphinx soyeux posté au bord d'une tranchée, ce gardien du labyrinthe, élégant dans un smoking noir à gants blanc, a aussitôt répondu à mon appel, curieux d'une nouvelle connaissance et affamé de câlins.

Il s'en est suivi une courte mais intense conversation, entre caresses d'admiration et de ronronnements de satisfaction...

Puis nous sommes repartis, chacun de son côté, dans nos tranchées et destinées creusées dans cette terre torturée Donbass mais heureux de ce plaisir partagé, loin, très loin de la guerre qui nous entoure...

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

dimanche 28 janvier 2018

Encéphalogramme d'un ukropithèque

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Dans un post précédent je vous racontais comment ces chats qui vont de tranchées en bunkers en se moquant de la ligne de front sont parfois porteurs de messages que les soldats s'envoient dans la continuité de leurs balles et grenades...


Dimanche 28 janvier 2018

C'est ainsi qu'un chat est revenu cette semaine vers nos camarades déployés sur Promka porteur de ce message qui résume à lui tout seul la réalité psychotique des soldats ukrainiens.

"Coucou les moskovites, comment vos kikis ne sont-ils pas encore morts ? Pourquoi vous vous pissez dessus comme "skat" (héro de dessin animé): faisons la guerre. Où est ma GP-25. Rend tou, Ivan le Russe, et tu vas garder ton chapeau, ta vodka avec ta balalaïka. 
P.S : Ne violez plus le chat, il pète beaucoup"

Malgré un trait d'humour qui tente d'élever la prose de ce billet au dessus de la fange dans laquelle nage son auteur on peut relever plusieurs points intéressants :
  • - Le conditionnement réalisé par la propagande ukrainienne qui réussi à faire croire à ce soudard que nous sommes des soldats russes;
  • - L'aveu que de notre côté nous n'engageons pas le feu, contrairement à ces ukrops qui veulent la guerre ;
  • - Les illustrations nazies, provocations et signatures qui révèlent le niveau idéologique et intellectuel de ces ukropithéques qui se battent dans l'ombre du drapeau étasunien.
  • - L'usage naturel par cet ukrop de la langue russe (alors que dans le Donbass tout le monde comprend aussi l'ukrainien) révélant l'absurdité de la croisade qui est faite contre elle par Kiev.

Bref un billet ukrop dont je remercie l'auteur car il nous montre, mieux que ne pourraient le faire les propagandistes de DONi, le niveau des soudards ukrainiens enlisés dans leurs tranchées et leurs débilités.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

dimanche 7 janvier 2018

Les chats de Promka

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 "Mourka" repue de souris imprudentes et de restes de touchonka.
Parfois, on a l'impression que plus les hommes s'entretuent, plus ils ressentent le besoin de s'attacher affectivement à des animaux de compagnie sur les lieux mêmes du naufrage d'une humanité compassionnelle. 

Sur le front du Donbass comme sur les autres fronts de l'Histoire on les retrouve, dans les iconographies ou les récits, ces compagnons fidèles qui offrent à l'Homme ce réconfort et cette joie chaleureuse perdus dans les combats...


Dimanche 7 janvier 2018

Sur les positions tenues par notre unité entre Yasinovataya et Avdeevka, des chats restés au milieu des ruines partagent la vie quotidienne des soldats ... et leurs gamelles !

Voici en photo "Mourka" la mascotte de notre "forteruine" que je ne vous présente plus et "Ukrop" un matou qui traverse régulièrement les 70 mètres de décombres qui nous séparent des avants postes ukrainiens.

Ce dernier après avoir fait le plein de caresses et touchonka est régulièrement sollicité pour porter des messages à nos voisins sur son chemin de retour. La bienséance m'interdit de traduire ici la teneur des billets d'humeur adressés à nos ennemis.

Ces chats font certainement partie des derniers survivants de cette zone industrielle et résidentielle complètement détruite par la guerre. Ils y sont restés malgré les bombardements quotidiens, fidèles à leur terrain de chasse ou aux pans de murs calcinés de leur datcha abandonnée.

Et lorsque des hommes en vert sont revenus dans le secteur pour s'y battre, la plupart de ces chats les ont rejoint trouvant au milieu des caisses de munitions et des sacs de conserves un nouveau foyer et de nouvelles mains peignant leurs fourrures ébouriffées.

Ici les hommes sont respectueux et souvent attentionnés avec ces petits compagnons d'infortune, peut être parce qu'ils leurs rappellent ces autres chats, lovés sur les genoux d'une femme ou d'un enfant guettant par la fenêtre le retour du soldat.

Ces chats, pendant les rares moments de repos nous font oublier les orages d'acier et le chaos régnant sur cette ligne de front de Promka. Ils semblent presque être là pour cela, ces compagnons de Freyja, et j'aime à évoquer au fil des jours leur paisible et chaleureuse présence.

Car ils incarnent dans leurs regards et leurs ronronnements cette Paix que nous espérons tous voir revenir dans un Donbass libéré des soudards qui, depuis bientôt 4 ans, l'assiègent ou l''occupent.

Erwan Castel

"Ukrop" qui déserte sa position pour venir chercher pitance et porter message.
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

vendredi 22 mai 2015

Des hommes au grand coeur

Les "gens polis" de Novorossiya

En 2014, alors que l'Ukraine implosait sous le choc du Maïdan, les régions russophones du pays refusant légitimement le coup d'état constitutionnel orchestré par les USA faisaient appel au droit sacré des peuples à disposer d'eux mêmes pour se protéger de la folie ethnocentrée et violente des nouveaux maîtres de Kiev. D'Odessa à Kharkov, l'inquiétude des populations ostracisées par les putschistes se transforma rapidement en manifestations de  protestation puis en revendication fédéraliste... 

La première région à basculer dans la rébellion fut la Crimée, protégée par la présence légale des Forces Armées russes de la Flotte de la Mer Noire basée dans la péninsule. Dès le référendum organisé et annoncé début mars 2014, les unités militaires russes se sont déployées dans la péninsule pour protéger la population et prévenir les réactions violentes d'une dictature ethnocentrée de plus en plus menaçante. 

L'aventure des "gens polis" commence...

Un symbole 
Un soldat russe basé en Crimée en avril 2014, redonne à un enfant son chat perdu, au moment du référendum.
Tandis que le retour dans la Fédération de Russie par référendum populaire était sans appel (96.7%) clôturant la courte histoire ukrainienne (1954-2014) de cette péninsule russophone, la répression de Kiev commençait a frapper les autres régions rebelles de Kharkov, Lugansk, Donetsk et Odessa notamment, devenues la cible d'une opération militaire disproportionnée et violente déclenchée le 13 avril 2014, au lendemain de la visite à Kiev de John Brennan... le directeur de la CIA ! La guerre venait de commencer en Ukraine et les fédéralistes refusant de se soumettre à l'esclavage devinrent séparatistes...

Soucieuse du droit international, la Fédération de Russie ne pouvait pas protéger les populations révoltées, faute de présence militaire autorisée dans leurs régions, c'était dons à elles de s'organiser à partir des comités d'autodéfense improvisés et des unités militaires mutines...Lorsque les premiers bombardements frappent les populations civiles de Kramatortsk et Slaviansk,le 21 avril 2014, l'opération spéciale "antiterroriste" soutenue par les discours russophobes des putschistes de Kiev, affiche alors toute sa réalité génocidaire, confirmée par le massacre d'Odessa le 2 mai 2014.

Venant de Russie et de Crimée, des volontaires individuels affluent alors vers la zone des combats, pour aider cette population qui tente sur quelques barrages improvisés de s'opposer à la terreur de Kiev. Accompagné par 52 volontaires, un ancien officier russe, Igor Strelkov prend le commandement et organise avec la milice populaire la défense de Slaviansk et Kramatorsk. La résistance héroïque de ce secteur va durer jusqu'au 10 juillet 2014 et permettre à Donetsk et Lugansk de s'organiser à leur tour en bastions invincibles...

Les "gens polis" entrent dans la l'Histoire...


Depuis plus d'un an, des femmes et des hommes viennent de tous les horizons géographiques, culturels, ethniques, religieux ou politiques pour soutenir et défendre cette terre du Donbass et sa population martyrisée...

Ils sont de plus en plus nombreux à rallier la rébellion du Donbass: frères de Russie, de Tchétchénie, de Crimée, de Serbie, mais aussi d'Espagne, d'Allemagne, d'Italie, de Suède, du Brésil et même des Etats Unis, ce pays dont le gouvernement est à l'origine du coup d'Etat du Maïdan et de la guerre lancée par la dictature de Kiev. Je peux témoigner que les volontaires rencontrés ici, et qui ont abandonné leurs pays et leurs foyers pour suivre l'appel de leur coeur, se sont tous élevés au delà de leurs opinions personnelles et de leurs origines pour former une fraternité combattante servant les jeunes républiques du Donbass et l'espoir d'une Europe des peuples libérés...

Ces femmes et ses hommes qui rejoignent le front du Donbass sont des rebelles dans le sens jungerien du terme, Venus d'horizons différents ils partagent un sens aigu de la justice et de la Liberté. Leur présence sur le front, les armes à la main est un engagement sans haine ni euphorie, pour protéger un peuple et son territoire contre une agression russophobe primaire, viscérale et meurtrière réveillant les forces obscures et démentes du passé pour servir un Nouvel Ordre Mondial agonisant. 


"Le recours aux forêts demeure possible lors même que toutes les forêts ont disparu 
pour ceux là qui cachent en eux des forêts
Le rebelle a pour tâche de fixer la mesure de liberté qui vaudra dans des temps à venir"
Ernst Jünger

Le volontaire est un homme qui a développé sa liberté jusqu'à en être l'esclave volontaire et lui sacrifier ses plaisirs et intérêts personnels. l Et même si "nul destin n'est plus désespérant que d'être entraîné dans cette suite fatale où le droit se change en arme" (E.J) le volontaire entraîne alors sa liberté sur le chemin du devoir quels que soient les conséquences personnelles de son action... "Fais ce que dois advienne que pourra" !

La dimension internationale de ce conflit déclenché par le Nouvel Ordre Mondial contre le monde russe s'exprime donc également dans la rébellion de ces Hommes libres refusant sa dictature. Partout s'organise dans les consciences une résistance à l'hégémonie étasunienne et à la vision unipolaire esclavagiste que la ploutocratie mondialiste cherche à imposer au monde. Dans les steppes du Donbass, cette résistance se concrétise sur la front et autour du projet de la Novorossiya.

Une poignée de français a rejoint depuis plusieurs mois les "gens polis", défendant le peuple russe du Donbass, déployés, les uns dans des unités militaires autour du bastion de Donetsk, les autres dans des services humanitaires et hospitaliers de la République. Nous formons avec d'autres camarades étrangers des unités internationales défendant la liberté du Donbass, le projet de la Novorossiya et les valeurs civilisationnelles fondatrices communes...Je sers par exemple dans une unité de reconnaissance de la Garde Nationale de Donetsk aux côtés d'autres volontaires du Donbass, mais aussi de Russie, de Slovénie, des Etats Unis et de France. Ailleurs, d'autres français luttent avec des volontaires brésiliens, espagnols, suédois etc....

Volontaires français quelque part sur le front du Donbass,
et toujours avec les "petits compagnons de Novorossiya"
Les "gens polis" ambassadeurs de la liberté des peuples...

Servir dans les rangs des Forces Armées de Novorossiya n'est pas rejoindre seulement le front du Donbass, c'est également et surtout participer en tant qu'hommes libres à la résistance à l'esclavage de ce monde moderne qui cherche a asservir les vivans à une pensée unique servant exclusivement l'intérêt de quelques uns.

Nous ne cherchons pas les honneurs mais l'Honneur de témoigner et représenter la Liberté et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et défendre leurs identités et nous portons ce titre de "volontaire" avec gravité car "ce n'est pas le titre qui honore l'homme mais l'Homme qui honore le titre"(Machiavel). Le Nouvel Ordre Mondial tente, par le chaos de sauver son système économique autophage en cherchant à en faire l'Unique système régnant sur un monde repu mais asservi. Un proverbe russe avertit que "c'est lorsqu'un monstre se noie qu'il fait les plus grosses vagues !" et les différents conflits et crises déclenchés par les USA à travers le monde semblent confirmer effectivement que nous assistons à la fin d'un cycle systémique majeur.

Nos gouvernements et leurs serves médiacraties sont tombés aujourd'hui en esclavage par la cupidité des élites et la stupidité de la masse,et ne représentent plus leurs peuples. Ces satrapes étasuniens qu'ils soient dans les palais nationaux ou ceux de l'Union Européenne, ne servent rien d'autre que leurs intérêts personnels et ceux de la finance internationale dont ils sont devenus des laquais pitoyables. 
Des hommes et des femmes se dressent aujourd'hui au milieu des ruines, refusant l'avenir orwellien que le système mondialiste cherche à leur imposer. Fidèles au passé et tournés vers l'avenir ces ambassadeurs de la Liberté imaginent avec un stylo ou un fusil d'assaut comment résister au monstre et créer un monde nouveau organisé autour d'un principe de subsidiarité respectueuse de la diversité des identités humaines et naturelles.

La Novorossiya est devenue aujourd'hui un athanor d'où surgira vraisemblablement une nouvelle vision sociétale plus humaine et naturelle, débarrassée de la cupidité folle de la domination de l'argent et d'une pensée unique suicidaires. Voilà pourquoi il est prioritaire de défendre et de libérer le sanctuaire du Donbass des griffes du Nouvel Ordre Mondial, et en soutenant ou rejoignant les volontaires qui le défendent, de permettre l'éclosion de ce monde nouveau.

Erwan Castel

"вежливые люди" : "les gens polis" sont devenus le symbole des volontaires étrangers
Je terminerai sur une note plus prosaïque par un appel aux dons, car l'argent est malheureusement toujours "le nerf de la guerre" et la tenue opérationnelle du groupe croissant des volontaires exige un minimum de ressources matérielles. 

LE BILAN 

Depuis le 1er janvier à ce jour, 4900 euros ont été collectés depuis janvier 2015 qui ont financé en partie :

- Une dotation initiale d'équipements radio et optiques pour 7 volontaires (2000 euros environ)
- Un complément d'équipement individuel pour 5 volontaires (500 euros environ) 
- Un entretien voiture (200 euros)
- Des frais d'approche depuis Rostov jusqu'à Donetsk pour 3 volontaires (150 euros)
- Des frais d'hébergement sur Donetsk pour 12 volontaires du 19 février au 29 mars (250 euros) 
- Des frais de vie courante sur Donetsk pour 6 volontaires depuis le 1er avril (250 euros)
- Des frais divers de transport, administratifs (renouvellement visas) déplacement etc... (450 euros) 
- Des dons ont été envoyés vers des structures hospitalières et humanitaires dans lesquelles servent des volontaires français(1000 euros).

LE PRÉVISIONNEL

Désormais les volontaires français, reconnus par les autorités de la République se voient affecter de nouveaux volontaires étrangers. Ainsi ce sont 1 français, 1 américain et 1 slovène qui viennent d'arriver dans l'unité de reconnaissance, tandis que 5 autres (dont 3 français) sont en approche. 

Aujourd'hui, le groupe des volontaires doit s'organiser à partir d'un local sur Donetsk, qui servira de base logistique, administrative, repos et accueil des volontaires. En effet cela permettra de subvenir aux besoins de vie courante minima (déplacement, linge, courrier etc...)

Les besoins estimés de fonctionnement de la structure sont d'environ 400 euros par mois, ils comprennent la location de la maison, les frais de fonctionnement et le salaire du permanent. Par ailleurs une ressource de 100 euros par volontaire et par mois suffit a subvenir aux dépenses de vie courante individuelle.

LES DONS

Les dons sont donc toujours les bienvenus ! Le compte paypal étant provisoirement bloqué (car limité à 2500 euros), nous vous prions d'envoyer vos contributions sur le compte référencé ci après qui est le compte à partir duquel est ventilé l'argent vers les différents postes occupés...

Merci de signaler vos dons par mail à l'adresse suivante : alawata@gmail.com en précisant :
- somme et date de virement 
- destination souhaité (unités hospitalières, humanitaires, combattantes, base arrière)

Observation : la plus petite somme (comme celle d'un paquet de cigarette) est une pierre importante ajoutée à la fortification que nous devons bâtir autour des volontaires français civils et militaires.

En vous remerciant de votre soutien moral et matériel nous vous prions de recevoir tous nos remerciements chaleureux 

Les volontaires français 

Appel aux dons



Additif du 22 mai 2015...


Merci à Kat Kan pour apporter à cet article ce témoignage artistique réalisé en Crimée récemment et qui confirme la portée symbolique de ce geste immortalisé maintenant en sculpture...




A propos des chats du Donbass....

Voir l'article sur les chats de Novorossiya , le lien ici : "Les petits compagnons de Novorossiya"



mardi 16 septembre 2014

Les petits compagnons de Novorossiya

Merci à Oksana Shulyak du groupe "Soutien à la rébellion du Donbass" pour ce partage rempli d'humanité.

Cela faisait déjà un moment que mon regard et mon coeur, devant la fenêtre virtuelle de l'ordinateur, étaient attirés par ces silhouettes félines partageant la destinée du peuple du Donbass... 
Mon envie de leur rendre un petit hommage, cédant ici à mon affection pour ces compagnons de la Déesse Freyja, sera peu-être jugée incongrue au milieu des victimes et des ruines innombrables de ce nouveau choc de l'Histoire...

Mais je pense pour ma part, que ces rencontres témoignent au contraire de cette Humanité que ces "bêtes" nous témoignent à nous les "intelligents" qui l'abandonnons si souvent...

Car il font partie, au même titre que nous de cette Terre que nous aimons jusqu'à nous battre pour que la vie dans sa diversité y soit respectée. 

Erwan Castel

LES AUTRES CÔTÉS DE LA GUERRE...



"L'histoire qui est arrivé il y a quelques jours ne me laisse pas indifférent. Quoique j'aie déjà vécu des bombardements et des tirs. J'ai vu le sang et la destruction. Plusieurs fois j'ai dû courir et me cacher des bombardements. On peut dire que j'ai développé le réflexe de survie à la guerre, mais cette histoire m'a bouleversé.

Donetsk. Quartier Tekstilchik.

28 août, quand l’expédition punitive de junte a été exécuté avec assiduité.

Dans le quartier ouvert entre des immeubles HLM nous nous retrouvons à 3 - moi, un ancien employé de bureau des mineurs et un clochard, qui au moment du bombardement fouillait dans le bac de poubelle.

Au bout de quelques secondes nous sommes arrivé à se cacher dans la cave souterraine d'une maison (en ce moment les sous-sols sont tous ouvert, au cas ou....). Le lancement d'enfer a commencé : des explosions, des grondements, l'odeur suffoquant de poudre et carburant propulsif. La cave n'est pas profonde et la porte est ouverte.

Et ici nous avons vu le chat, un simple chat gris raye domestique avec la queue duveteuse qui a décidé de nous suivre, mais qui s'est arrêté en dix mètres de la porte et restait tétanisée par la peur. Il se pelotonne et commencé pleurer lamentablement d'une voix perçante. Oui ! Pas miauler, mais carrément hurler, pleurer. Saviez-vous que les animaux peuvent aussi pleurer ? 

Plus loin, le plus incroyable.

Ce SDF (je n'ai jamais appris de son nom) nous avait poussé de force de la porte et sauté à l'extérieur avec la vitesse extrême même pour un sprinter (nous avons réussi à seulement crier : "Où ?" (mais où vas-tu?). Le pauvre animal a été saisi et rentré à l’intérieur par l'homme qui réussit à sauter, malgré l'explosions autour et ces vieilles babouches aux pieds. 

Vous devriez voir cela! Tous les deux, tant la personne, que le chat sur ses mains, sont secoués. Les explosions continuent. Le chat s'accroche au vieux puant de corps sale, de la fumée de cigarettes bon marché et de son veston qui imprégnait de l'alcool, comme à quelqu'un de pur de lumineux, son sauveur.

"C'est bon, tout va bien" - répétait homme de la rue en caressant le chat, qui passait de ronron à miaule, il pleuré, et il léché le veston de l'homme. 

Nous avons l'impression, que notre ami raye racontait sa vie difficile, sa vie, qui aurait pu s’arrêter par les explosions de la guerre non sensée...

Le bombardement a fini. Moi et le mineur a commencé de sortir de sous-sol. Eux, ils sont restés là-bas. 

Deux êtres, dont personne n'a besoin, comme s'ils ont été supprimé de la vie. Mais qui continuent de vivre malgré tout... "

Merci.
Motozmey

La source : http://motozmey.livejournal.com/24593.html




LES PETITS COMPAGNONS DE LA NOVOROSSIYA

Quelques photos de ces compagnons ronronnants qui choisissent discrètement de partager la vie et leur amour de la Liberté avec les combattants de la Novorossiya











ET AU DELÀ DES GUERRES...