mardi 23 avril 2019

En chemin vers le Sud

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Mézigue dans les tranchées de Promka en mars 2019 - Photo Guillaume Chauvin
Devant l'aggravation de la situation sur le front Sud, notre régiment a recçu l'ordre de déployer des unités sur le front de Novoazovsk. Un nouveau secteur, une nouvelle situation, un nouveau terrain à découvrir... une nouvelle aventure militaire et humaine.


Mardi 23 avril 2019

Enfin ! après 1 mois à vivre la réorganisation du régiment et le déménagement de notre compagnie dans le centre de Donetsk, nous sortons enfin de la caserne pour retourner vers le front et nos missions opérationnelles qui sont notre raison d'être et l'expression radicale de notre engagement pour proétger la liberté du Donbass.

Et pour bien réinitialiser l'intérêt de retrouver cette première ligne où l'inconnue et le danger exacerbent l'intensité du vécu, même lorsqu'il est envahi par la routine militaire et la discipline du service au front, nous partons vers de nouvelles missions et une nouvelle position sur le front de Novoazovsk où le régiment doit renforcer le dispositif de défense républicain et remplacer aussi les pertes subies ces dernières semaines par les bataillons en charge de ce secteur. 

Le soleil et le rivage venteux de la mer d'Azov vont nous dépayser de Promka, cette zone industrielle morne et gelée qui marque le front entre Yasinovataya et Avdeevka au Nord de Donetsk, et que nous devons également retrouver lors de prochaines rotations.

Photo Guillaume Chauvin
Nos sacs sont repus de matériels et munitions et calés au fond des camions dont on démarre les moteurs pour les plus de 100 kilomètres qui nous séparent de la mer d'Azov, et nos armes affamées bavant l'huile de leur préparation luisent dans nos mains sous la caresse des premiers rayons d'un soleil printannier chargé de promesses...

Et zut je crois que j'ai oublié mon maillot de bain !

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

lundi 22 avril 2019

"Il faut finir la guerre"


Lorsque le nouveau président Zelensky a été questionné sur la situation du Donbass il a à sa manière répéter la même logorrhée cynique que son prédécesseur, répétant son intention de "récupérer les territoires" de la Crimée et du Donbass tout en méprisant leur population qui ne veulent plus de cette Ukraine qui nie leur identité et donc leur existence. 

Bien sûr Zelensky va vouloir se démarquer de la politique infructueuse de Porochenko en promettant une offensive de sa propagande en direction des habitants du Donbass mais aussi en proposant vraisemblablement et très rapidement une évolution des accords de paix vers un format "Minsk3" dans lequel il veut faire participer les USA et le Royaume Uni et abandonner les projets de statut spécial et d'amnistie pour Donetsk et Lugansk...

Concernant sa vision de ce conflit elle se résume à 2 phrases qui résume toute sa pensée :
  • "Nous récupérerons le Donbass PAR TOUS LES MOYENS"
  • "Il FAUT FNIR la guerre"
Cette dernière citation est significative : "il faut finir la guerre !" et non "il faut en finir avec la guerre" qui aurait laissé ouverte la porte de négociations pacifiques et intelligentes. Mais de fait aucune négociation ne peut avoir lieu car Kiev refuse toujours de rencontrer ou de donner la parole aux repérsentants des républiques de Donetsk et Lugansk. Comme trouver un chemin vers la paix quand l'un des 2 bélligérants n'est pas autorisé à s'y déplacer ?

Au cours de la semaine écoulée du 15 au 21 avril 2019, les forces ukrainiennes ont tiré plus de 700 munitions (supérieures au calibre 12,7mm) sur le territoire de la République Populaire de Donetsk.
Durant ce week-end, traditionnelle fête religieuse de la Pâques orthodoxe, et moment du deuxième tour de cette ubuesque élection présidentielle ukrainienne, on avait observé une accalmie sur le front, les provocations ukrainiennes tombant en dessous de 10 violations du cessez le feu par jour.

Mais dès aujourd'hui, les ukrops ont repris leurs habitudes de bafouer les engagements signés à Minsk en reprenant leur campagne de tirs de missiles antichars sur les positions défensives républicaines comme ici par exemple:

Missiles antichars ukrainiens tirés sur des 
casemates républicaines, le 22 avril 2019.

C'est un bien "un changement dans la continuité" auquel nous assistons et une continuité vers le pire commandée par les parrains étasuniens du Maïdan pour qui l'Ukraine est sacrifiable sur l'autel de leurs intérêts et d'une guerre contre Moscou. Et Zelensky, quand bien même ne voudrait-il pas être celui qui aura suicidé l'Ukraine après l'effondrement organisé par son prédécesseur, est dans l'incapacité politique, militaire et économique de choisir une autre option que celle d'un kamikaze foncant pour l'Oncle Sam.

Cela dit je suis d'accord avec Zelensky : "il faut finir la guerre" mais c'est plutôt pour en finir avec ces ukrops qui assassinent le Donbass à petit feu depuis 5 ans !

Erwan Castel


Les contrastes du Donbass

Le quartier d'Oktyavrsky où j'ai choisi de vivre lorsque je "quitte" le front pour me "reposer"

Dans l'article réalisé sur le dernier reportage photo de Guillaume Chauvin dans le Donbass, j'avais évoqué le constraste surréaliste existant entre la ligne de front complètement ravagée par 5 années de bombardements incessants et des centres urbains où, à seulement quelques stations de bus, une vie moderne et normale continue malgré les difficultés socio-économiques consécutives au conflit et la menace de se retrouver à toutinstant sous un bombardement de l'artillerie ukrainienne.

Depuis qu'il est rentré en "France de l'intérieur" notre fidèle alsacien a déjà publié nombre de ses photos réalisées courant mars entre le front Nord et ses terrils la ville de Donetsk et ses lumières festives nocturnes, le front Sud et ses rivages marins ou les villages du front où survivent des gens écrasés par l'acier et la peur. 

Dans cette région du Donbass où déjà intervient une amplitude saisonnière d'une cinquantaine de degrés entre l'Hiver et l'été, où la rutilence des centres d'affaires éclaire la noirceur des cités ouvrières, la guerre qui fait rage et le déchire depuis 5 ans a surajouté des contrastes extrêmes qu'il est impossible d'imaginer avant de les avoir vécus. 

Merci à Guillaume Chauvin d'avoir saisi ces 2 mondes opposés qui se côtoient et s'épaulent mutuellement, entre réconfort et protection, et qui sont dans ce paysage de terrils et de mines, d'usines et de cheminées, les creusets ontologiques dans les chaleurs desquels l'âme du Donbass forge à Donetsk et Lugansk, la grandeur de républiques populaires chargés d'Histoire et d'Espérance.

Erwan Castel

Il a été pour moi difficile de choisir parmi la centaine de photos déjà publiées par Guillaume Chauvin un échantillon à vous présentez ici, et je vous invite à visiter le site de son agence Hans Lucas pour les regarder avec attention car elles sont plus que des paysages et des visages, elles sont des histoires et des regards de l'Histoire.

Sources des photos : Agence Hans Lucas, portofolio 1 et portofolio 2


Guerre épaisse...

"Les prochaines élections présidentielles en Ukraine s'achèveront ce 14 avril, et outre le redressement d'un pays fébrile économiquement, socialement, ethniquement, et que l'on dit rongé par les passions, la corruption et les amibitions personnelles, les candidats auront aussi la charge de résoudre la guerre civile à l'Est du pays, où le gouvernement actuel combat toujours les républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk, qu'il considère comme une simple « opération anti-terroriste » depuis bientôt cinq ans...

L'accès à ces républiques est pour les étrangers de plus en plus restreint, même si au centre-ville de Donetsk, la guerre n'est plus vraiment palpable: depuis 2014, les voitures ont réinvesti les avenues, les militaires n'y sont plus visiblement armés, les affiches à la gloire des héros de la république ont fait place à des panneaux publicitaires, les magasins sont fournis, les étudiants qui s'embrassent ont parfois les cheveux multicolores, et la nuit ne résonne plus des bombardements entrants et sortants. Les seuls indices du conflit en cours sont les nombreuses vitrines encore vides, les immeubles fermés à clef, ou la sirène du couvre-feu qui résonne encore tous les soirs. La guerre, « la vraie », est circonscrite à la ligne d'un front long de 300 km, à l'accès plus restreint encore.

Mézigue dans une tranchée du front de Yasinovataya

À quelques minutes de voiture des bars et des boutiques à la mode, on redécouvre en effet le Verdun de nos livres d'école: dans les villages encore bombardés par l'armée ukrainienne ou ses bataillons nationalistes, ne restent que quelques vieux civils accrochés à leurs jardins, et entre deux maisons éventrées, des soldats séparatistes, locaux où volontaires venus de Russie et d'ailleurs, poursuivent depuis des caves et des tranchées un combat qui s'étire autant que les idéaux s'érodent... Beaucoup ne combattent en effet plus que pour leurs camarades de bataillon, et pour que toutes celles et ceux déjà tombés ne le furent pas en vain. Pour ces combattants et ces civils qualifiés par Kiev de « terroristes », le constat de voir les médias extérieurs acquis au camp adverse malgré les dérives criminelles de bataillons nationalistes (Aidar, Donbass, Praviy Sektor...) renforce une motivation héritée des aïeux soviétiques, qui, pendant la grande guerre patriotique, « luttaient déjà héroïquement contre l'envahisseur nazi ». Bien que conscient des différentes propagandes, chaque camp s'accroche malgré tout à la promesse d'une paix proche, trop de familles ayant déjà été déchirées par ce conflit opposant parfois d'une tranchée à l'autre des cousins et des frères.

Le marché central de Donetsk ouvert 6 jours par semaine

À Donetsk, le nouveau gouvernement local, proche de Moscou et au style plus technocratique que son prédécesseur, peine encore à succéder à la figure charismatique du « petit père » Zakharchenko, assassiné il y a quelques mois dans des conditions encore troubles, dans un attentat aussi bien attribué à Kiev qu'à Moscou. La population préfère quant à elle garder en ligne de mire le retour au confort de vie d'avant guerre, et cette paix promise depuis longtemps, souhaitée même sans victoire évidente, mais pas sans condition, des milliers de vies civiles et militaires ayant déjà été sacrifiées pour réclamer l'autonomie de ces régions du Donbass. Ces dernières demeurent opposées à la russophobie des nationalistes ukrainiens et au gouvernement de Kiev, qu'elles considèrent toujours comme illégitime. Dans un cimetière à l'écart de la ville, une formule sur une croix voisine du tombeau provisoire de l'ex-président résume bien l'état d'esprit de cette rébellion et ses enjeux : « interdit d'oublier, impossible de retourner ».

Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", volontaire afghan infatigable malgré une terrible blessure 
au combat qui l'a amputé de ses 2 jambes (voir le lien suivant : ici)

Beaucoup ici, malgré la fierté d'avoir engagé en 2014 une aventure libertaire et romantique en admettent désormais les failles, et regrettent de n'avoir aussi pu y rallier à temps les régions stratégiques russophiles de Marioupol, Zaporoje, Kherson, Karkov, ou Sloviansk. On anticipe donc déjà la disparition à moyen terme de ces républiques, par une hypothétique réintégration à l'Ukraine sous statut spécial - certaines élites locales voyant déjà là leurs intérêts économiques et politiques - ou la fédéralisation avec le voisin Russe qui serait pour beaucoup la conclusion la plus « honorable » et pacifique à ce conflit, malgré la probable récupération des richesses locales par les autorités et les hommes d'affaires russes... Et dans tous les cas, une zone tampon entre la Russie et l'Occident... Le prochain gouvernement de Kiev (et indirectement celui de Moscou) aura donc la responsabilité de prolonger ou non ce conflit fratricide et complexe, bien qu'aucun clip de campagne des candidats n'ose évoquer cette guerre toujours en cours aux portes de l'Europe."

Guillaume Chauvin


"Ces images sont une mise en lumière d'un quotidien que l'Occident refuse toujours de voir"








Vika est une enfant orpheline qui vit avec sa grand mère dans le village 
toujours bombardé de Spartak au Nord de Donetsk, et depuis 4 ans, 
Guillaume va à la rencontre cette fillette qui grandit sous les bombardements.
(voir Vika en 2017, le lien: ici)


Analyse de l'élection de Zelensky

Voici l'analyse faite par Karine Bechet Golovko concernant la victoire politque de Zelensky en Ukraine, et qui confirme mes impressions publiées au lendemain de ce scrutin ubuesque où un alccolique à un narcomane se disputait la place de giuverneur de la colonie étasunienne "Ukraine".


Source de l'article : Russie Politics


L'élection de Zelensky en Ukraine : 
la fable du chat et du chacal

Karine Bechet Golovko

"Un chat dans un sac est toujours mieux qu'un loup dans une peau de mouton" fut l'argument principal avancé par Zelensky lors de sa campagne électorale pour justifier l'avantage de voter pour lui, sans savoir à quoi s'attendre, et non pour Poroshenko vu son bilan. Or, il y a de fortes chances que le chat ne soit qu'un chacal dans une peau de chat. Ou pourquoi l'élection de Zelensky est à la fois un échec de la politique post-Maïdan mise en place par les Européens et les Américains, autant qu'un faux espoir de changement. 

Comme cela est bien connu, le chacal est un opportuniste, il va se nourrir de ce qui se présente, que ce soit des végétaux ou de la viande. Son intérêt principal est qu'il ne rechigne pas à nettoyer les carcasses des animaux morts, ni à achever ceux qui sont malades. Après l'époque du loup, qui a vidé l'Ukraine de son sang, est venue celle du chacal. Un chacal dans une peau de chat. Une surprise qui n'en est pas une. Et les électeurs ont massivement fait ce choix :



Poroshenko paie le prix de la politique menée après le Maîdan, qui a conduit à une catastrophe sociale, au départ de la Crimée et à la guerre civile dans le Donbass, qui n'en finit pas. C'est un pays exsangue qu'il laisse et cette farce électorale doit faire oublier un élément fondamental : ce n'est pas l'Ukraine qui décide de sa politique, de ses réformes, mais c'est l'individu qui est assis dans le fauteuil présidentiel, qui doit payer la facture, tout a un prix, l'histoire de Faust se répète éternellement. Et rien ne changera, les Etats-Unis sont là pour longtemps, comme cela a été rappelé :


Donc, peu leur importe quel visage apparaîtra sur les écrans, quelle tête parlante fera passer le message, l'important est qu'ils puissent continuer à en écrire le texte (voir notre article ici, prévoyant l'élection de Zelensky). Zelensky est une figure intéressante, elle est neuve, parfaitement virtuelle sur le plan politique et permet de prolonger l'illusion un instant. Très court instant, mais suffisant pour que les gens votent. C'est tout ce qui est attendu d'eux.

Pourtant, en arriver à devoir changer de visage à chaque mandat est le signe de l'échec de la politique des Européens et des Américains en Ukraine, après le Maïdan. Cela montre leur incapacité (ou leur absence de volonté) à mettre en place les conditions d'une véritable vie politique, à permettre enfin l'émergence d'une véritable élite politique. 

Poroshenko a beau annoncer ne pas se retirer de la vie politique, s'il a obtenu des garanties d'inviolabilité par les Etats-Unis (ce qui souligne le caractère très relatif de la souveraineté ukrainienne), les "tuteurs" n'envisagent absolument pas de lui voir jouer le rôle de l'opposant principal (dans lequel il serait de toute manière assez caricatural). Il a été remercié pour services rendus, merci et bon vent.


S'il rompt ce pacte, les "garants" ont pour habitude de rapidement oublier les garanties - orales - données un jour de bonne volonté. D'autant plus que pour l'instant, il n'y a pas de véritable opposition crédible et forte en Ukraine, elle a été (physiquement) nettoyée et Boïko (Plateforme d'opposition), s'est déjà empressé devant les micros de ne pas rejeter une proposition de collaboration avec Zelensky, qui ne lui a, par ailleurs, pas été faite.

Dans tous les cas, Zelensky n'a aucune marge de manoeuvre : pour que le budget ukrainien ne soit pas en défaut de paiement, il a besoin des aides internationales et celles-ci son conditionnées à sa soumission politique. Que ses premiers mots en "apprenant" son élection aient été prononcés en anglais, avant de se reprendre et de passer à l'ukrainien, est plus que significatif ...

En complément, voici le lien de mon interview pour RT France, à chaud juste après les premiers résultats."


Karine Bechet Golovko

L'Ukraine a changé de pantin


Le résultat des élections présidentielles ukrainiennes ne s'est pas fait attendre, confirmant les pronostics, les sondages et les résultats du 1er tour : le comédien Zelensky est capitaine de l'épave Ukraine. 


Les premiers résultats non officiels: "Ze": 73,2% - "Poro": 25,3%

Même si on observe la variation maximale pouvant exister avec les résultats définitifs, soit de l'ordre de 5% environ, cela reste une victoire écrasante de Zelensky sur Porochenko ou plus exactement un désaveu cinglant pour ce dernier qui a mené son pays dans un effondrement total et n'a pas su garantir un quelconque processus de paix dans le Donbass.

Même si ces élections ont été l'occasion d'une condamnation populaire de sa politique et sa personne, la victoire d'un comédien inconnu du monde politique et sans aucune expérience dans le domaine reste un mystère qui est symptomatique selon moi de la détresse dans laquelle se trouve l'Ukraine et des réseaux existants autour de lui et sans lesquels il était impossible de le propulser aussi haut et les soutiens qu'il a reçu de Washngton et Paris par exemple pendant la campagne le prouvent.

Il est également probable, comme pour le Maïdan où on les voit apparaitre clairement dès fin décembre 2013, que ces soutiens occidenatux à Zelensky (qui hier copptaient Porochenko) se dévoilent rapidement lorsque leur nouveau poulain consommable rebcontrera des difficultés dans l'exercice de son pouvoir et de leur politique colonialiste en Ukraine.

En attendant, un nouveau pantin est arrivé à Kiev, plus jeune, plus frais, plus séduisant... tout comme Macron, cet autrelaquais de la haute finance capitaliste.

Car je ne pense pas qu'il faille pour autant s'attendre à un changement dans la politique, la situation de l'Ukraine et surtout dans la guerre qui sévit toujours dans le Donbass et qui ici nous interesse au premier plan car elle catalyse autour d'elle tous les autres problèmes nationaux ukrainiens et la crise majeure que connaissent les relations entre Moscou et Washington.

On a vu dans des précédents articles (ici et ) que Zelensky, tout en prétendant en surface vouloir relancer les accords de paix signés à Minsk en février 2015, ne veut pas entendre parler de statut spécial pour le Donbass ou d'amnistie pour celles et ceux qui ont participé au conflit séparatiste, alors que ces 2 points sont justement des piliers du processus de paix proposé et non des moindres !

Ceci est certainement révélateur de réalité d'une marge de manoeuvre quasiment nulle que ce réquisitoire électoral contre Porochenko vient de donner à son opposant Zelensky qui doit jouer avec : 
  • une opposition nationaliste minoritaire mais radicale et qui veut la guerre contre les russes et les russophones,
  • une opposition plus large qui a du poids économique et de l'expérience politique et qui veut poursuivre les objectifs russophobes du Maïdan,
  • des occidentaux qui ont imposé à l'Ukraine une dépendance économique vitale à leur économie et qui veulent l'intégrer dans l'UE et l'OTAN,
Si on rajoute des paramètres comme l'effondrement économique, l'inexpérience politique et surtout une guerre dans le Donbass ou la situation bloquée empêche toute forme de dialogue diplomatique réel, tant que Kiev 
  • ne respecte pas le cessez le feu et l'interdiction des armes lourdes sur le front...
  • viole la neutralité de la "zone grise" provoquant des zones de contact entre belligérants,
  • refuse le dilaogue direct avec les Républiques de Donetsk et Lugansk maintenant le conflit enlisé.
Or si Zelensky, s'engage à résoudre seulement un de ces trois points cela sera interpérté comme un abandon du terrain aux séparatistes du Donbass, et une trahison envers l'Ukraine et ses promesses d'y ramener le Donbass et la Crimée.

Du coup Zeensky ne varie pas dans le discours concernant le Donbass et prétend vouloir renouer des négociations directes avec la Russie, mais qu'il qualifie "ennemie de l'Ukraine". De plus, en appelant lors de sa première intervention présidentielle (en anglais svp), les anciennes Républiques socialistes soviétiques à suivre l'exemple de l'Ukraine et d'engager à leur tour leur occidentalisation, on en peut pas vraiment dire que Zelensky crée une rupture dans la doxa bellisiciste de son prédécesseur !

Les prochaines semaines vont être d'autant plus décisives que : 
  • d'une part, les ukrainiens ne se laisseront pas berner une deuxième fois pendant 5 ans par des promesses et des écrans de fumée présidentiels à répétition et demanderont des résulats concrets dans l'année.
  • d'autre part, les occidentaux refuseront de se voir retirer de la gueule de l'OTAN l'os ukrainien qu'elle a commencer à ronger et perdre tous les contrats militaro-industriels obtenus en retour de leur soutien au Maîdan et à leurs perfusions ultérieures


Je pense pour ma part que Zelensky est aujourd'hui un roi sans trône qui a le choisx entre 3 destinées politiques qui ne sont finalement que des déclinaisons légèrement différentes de la même stratégie définie par les USA : 
  1. Celle d'un Saakaschvili zélé qui, lorsqu'il était président fantoche de la Géorgie a voulu être plus américain que les américains eux mêmes et se lançant dans une aventure militaire désastreuse contre la Russie.
  2. Celle d'un Trump qui pérore et clabaude qu'il va tout changer mais qui au final tire même sur la laisse de ses maîtres esclavagistes qui continuent à mener le monde sur le chemin d'une guerre contre la Russie.
  3. Celle d'un Porochenko qui se contente de suivre la feuille de route des occidentaux et de soumettre l'Ukraine à leur ploutocratie et leur volonté de guerre avec la Russie, en échange d'un engraissement personnel. 

Il faudrait de la part de Zelensky réaliser un revirement total de la politique étrangère ukrainienne en reconnaissant les référendums de Crimée et du Donbass et en restituant à ce dernier les territoires occupés par son armée, pour amener paix et prospérité à l'Ukraine. Mais ceci reviendait pour le clown à terminer sa carrière sous les tirs d'un nationaliste ukrainien à qui la CIA aura fourni les balles.

On va donc probablement continuer comme aujourd'hui dans une guerre larvée et sanglante, après peut-être un petit temps de pause post électorale, jusqu'à ce que cette guerre inévitable entre Kiev et Moscou éclate enfin et permette à l'Ukraine de revenir dans la zone d'influence russe qui correspond à son identité réelle.

Quant à Porochenko, responsable du mur de tués qu'il a dressé entre le Donbass et l'Ukraine, trahissant par cette guerre criminelle les promesses qui l'avaient porté au pouvoir en 2014, il va maintenant se battre pour trouver en Ukraine ou dans l'Union Européenne une immunité parlementaire pour continuer d'échapper à un tribunal et sa condamnation pour crimes de guerre.

Peu importe sa fuite juridique ou physique, car sa corde qui est déjà tressée est patiente... 


Erwan Castel



dimanche 21 avril 2019

Un peuple combattant

Au  "polygone" , des membres de la droujina recrée par la République Populaire de Donetsk 
s'entrainent au tir - Photo Svetlana Kissileva

De retour de rencontres réalisées de chaque côté de la ligne de front, les premiers reportages de Johnatan Walsh commencent a être diffusés par France 24, en voici le premier consacré à la "Droujina" populaire de Donetsk.

En préambule...

Lorsque je rencontre Johnatan Walsh nous discutons d'abord de l'éthique de son beau métier dont je peux témoigner des trahisons et salissures régulières réalisées de chaque côté de la ligne de front des chiens de garde arrivistes et narcissiques atteints par le syndrôme du larbin et/ou qui lèchent le cul des pouvoirs qui les paient (Volochine en France, Néant dans le Donbass pour ne citer que ces 2 Tartuffe propagandistes). 

Malgré cela car fidèle au principe de ne jamais censurer quiconque, même les pires, afin de ne pas se vautrer soi-même dans le caniveau putride d'une merdiacratie que l'on prétend dénoncer, j'ai répondu aux questions de ce reporter avec une confiance intuitive que son premier reportage a confirmé ici. Alors que certains de ses confrères et consoeurs, toute honte bue, n'hésitent pas comme Volochine à falsifier la véritéda ns une grande confusion délictuelle, où l'éthique de cette belle prosfession est sacrifiée sur l'autel des intérêts, opinions et ambitions personnelles, Johnatan Walsh par contre, a su garder une neutralité professionnelle, dans son regard et commentaire qui laissent au public la liberté de sa propre opinion. Et pour cela je le remercie de restaurer l'image que je me faisais de son agence France 24 et de l'exercice occidental de sa profession, trop souvent aux ordres de sa hierarchie politico-financière et confiée à des prétendus journalistes qui ne sont en fait que des crapules de l'information.


La droujina, racine et pointe du patriotisme populaire russe

Et maintenant un bref rappel de l'histoire de la Droujina russe, ou plutôt des droujinas car ce corps populaire connut autant de déclinaisons politico-militaires que la Russie connut de périodes historiques, mais qui dans toutes ses formes (garde princière, host féodale, milice auxilliaire, corps de défense civile etc.) a su conserver l'esprit d'une dynamique patriotique offrant à l'Etat une force pluridisciplinaires de volontaires motivés et formés.

 Le Prince Vladimir offre un banquet à son droujina en 996. 
À partir de la Chronique de Radziwill, "un début de l'histoire de la Russie" (XVe siècle) page 70

Lorsqu'un pays est menacé dans ses fondements le pouvoir renforce souvent ses forces de défense et de sécurité : rappel des réservistes, conscriptions, ou formations d'unités d'autodéfense basées sur un volontariat au sein de la société civile, et aux antipodes du Donbass, nous avons l'exemple du Vénézuela ou face à la tentative de coup d'Etat organisé par Washington via Guaido et la menace d'une intervention militaire occidentale, les effectifs de la milice bolivarienne ont été montés jusqu'à 2 millions de volontaires prêts à défendre leur terre et leur indépendance.

Dans l'Empire russe

3e Droujina de Tirailleurs du Caucase ,en Géorgie (1888)

Du côté de la Russie, ce type de milice populaire apparaît entre les Xème et XIIème siècle sous le nom de Droujina (terme formé sur la racine "drug" :ami) et que l'on pourrait traduire par "fraternité guerrière". Rapidement la droujina devient un maillon important de la société médiévale russe, ces membres constituant le noyau principal de l'armée princière, et dont leur encadrement appelé "groupe des anciens" (staršaka družina) va former progressivement une aristocratie terrienne.

En temps de paix, la droujina russe se voit régulièrement confier des missions de police comme par exemple pour le couronnement du tsar Alexandre III (1881) où 20 000 volontaires sécurisent l'événement, ou celui de Nicolas II (1894), pour lequel pas moins de 80 000 moscovites se portent volontaires pour ce service. À partir de 1899, des cosaques du Kouban, renforcés en 1907 par des Caucasiens et des paysans de la province de Tchernigov sont engagés aux côtés des forces de police et ce sont eux qui, par exemple, rétablissent l'ordre au moment de l'insurrection de Moscou en 1905.

Dans l'Union soviétique

Insigne des "droujninik" soviétiqques 

Du temps de l'URSS, le principe de la droujina se perpétue dès 1926 (à Leningrad) avec la création de "Sociétés d'assistants volontaires de la police" appelés "Odosmil", en charge par exemple du maintien de l'ordre lors de manifestations publiques (marchés fêtes rassemblements), de la surveillance incendie, la propreté et l'hygiène, la veille sanitaire, les services postaux pour les hameaux isolés etc... Plus tard, en 1932 les "Odosmil" deviennent des "Brigadmil" et comptent jusqu'à 400 000 membres.

Lorsque la guerre s'abat sur la Russie en 1941, mobilisant la totalité des forces combattantes vers le front c'est à la droujina, ces "Brigadmil" que vont être confiées les services sanitaires et des pompiers, des groupes d'autodéfense, de la défense antiaérienne etc... En 1958, pendant la guerre froide, cette force populaire auxlliiare retrouve son appelation originelle de Doujina et ses "Droujiniki" (qui seront plus de 280 000  dans les années 80) vont se retrouver auxiliaires à la sécurité des grandes industries mais aussi des frontières, des points stratégiques ou des installations sensibles. 

Parallèlement aux services actifs, la Droujina recense et forme des volontaires qui peuvent être mobilisés et immédiatement opérationnels pour diverses missions de protection civile ou d'autodéfense et dans les années 80 ce sont 13 millions de citoyens soviétiques qui sont ainsi prêts et formés à servir leur patrie immédiatement.

Dans la Fédération de Russie 

Des cosaques et des "droujiniki" participent au renforcement de la sécurité
après les attentats de Volgograd des 29 et 30 décembre 2013.

Après l'effondrement de l'URSS en 1991, le principe et l'emploi de la droujina populaire se maintient toujours, tant dans sa nécessité imposée par cet immense territoire que dans l'esprit que ce volontariait patriotique millénaire incarne et entretient, et le 4 avril 2014 entre en vigueur une loi fédérale "Sur la participation des citoyens au maintien de l'ordre public" entérinant une reconnaissance officielle du rôle des "droujini". Celles-ci sont sous la responsabilité des forces de police.

La droujina dans le Donbass

En 2014, au lendemain du Maïdan, les populations russes du Donbass lèvent des groupes d'autodéfense qui organisent des barrages et des postes de contrôle aux abords de leurs villes menacées par les paramilitaires nationalistes ukrainiens

La tradition de la droujina n'était pas inconnue dans l'Ukraine soviétique, y compris chez les nationalistes russophobes comme Bandera qui va créer une "droujina des nationalistes ukrainiens" et qui sera formée par les nazis entre 1939 et 1941. Lorsque le coup d'Etat du Maidan se répand en actions violentes dans toute l'Ukraine, des Droujina spontanée sont formées pour protéger les manifestants fédéralistes pro-russes comme à Odessa par exemple mais qui ne parviendront pas malheureusement à empécher leur massacre le 2 juin 2014 par les paramilitaires néo-nazis (aidés par des élémnets de la police). 
Dans le Donbass, les premiers groupes qui s'organisent pour protéger le processus référendaire, le font dans l'esprit de la droujina populaire et vont au fur et à mesure que la répression ukrainienne s'intensifie et se radicalise (agressions entre manifestants, fusillade par les paramilitaires ukrainiens puis offensive militaire de Kiev), les "droujinie" vont devenir une milice d'autodéfense armée dont les actions et la formation vont aboutir à la création en 2015 d'une armée régulière et professionnelle, mais toujours sur la base du volontariat.

La guerre faisant toujours peser aux frontières du Donbass le risque permanent d'un nouvel embrasement des combats, la République Populaire de Donaetsk a donc décidé d'encadrer cette réalité du volontariat populaire et de le normaliser aux contraintes de la guerre moderne en recréant une droujina populaire accueillant et formant des citoyens volontaires.

Aujourd'hui, le premier public qui est formé en priorité par cette nouvelle Droujina populaire est bien sûr les jeunes n'ayant eu aucune formation ou expérience militaire, mais qui expriment le désir d'acquérir des compétences pour être en mesure de porter les armes aux frontières de leur République. C'est l'objet du reportage ci après : 

Erwan Castel

Source de l'article : NRT 24

La République populaire de Donetsk recrée la Droujina populaire


Le 1er mars 2019, la RPD recrée la Droujina Populaire, une structure qui, auparavant, a existé en Union Soviétique. Comme dans le temps, cette association de bénévoles soutenant les actions des forces de l'ordre dans le maintien de l'ordre au quotidien à un niveau local. Pour en faire partie, il faut avoir 18 ans et être en bonne condition physique et sportive. Un programme d’entraînement physique GTO « Prêt pour le travail et la défense » qui a également existé en URSS a été lancé en République en parallèle avec l’éducation patriotique de la jeunesse.

Vendredi dernier, quelques jeunes de la Droujina Populaire se sont rendus sur le terrain d'exercice à Mospino près de Donetsk pour s'entraîner au montage et démontage du fusil AK-47, le fameux Kalachnikov, et aux tirs encadrés par les militaires d'une unité d'élite de la milice de la RPD.



Ilia et Aristar ont chacun 18 ans et ils font tous les deux leurs études à l'école hôtelière de Donetsk. Les deux jeunes hommes sont impliqués de façon active à la vie de la jeune république et rêvent de laisser une trace dans son histoire. Néanmoins, ni Ilia, ni Aristar n'ont pas de projet de devenir dans le futur des militaires de carrière et espèrent qu'ils n'auront jamais à lever une arme contre des êtres humains. Ils considèrent simplement que chaque homme digne de ce nom doit savoir s'en servir afin d'être capable, en cas de besoin, de défendre ses proches et sa patrie.

Svetlana Kissileva - Novorossiya Today

Reportage de France 24 (Johnatan Walsh)

Pour voir d'autres photos du reportage de Novorossiya Today suivre le lien suivant : ici 

samedi 20 avril 2019

De guerre en guerre


"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.

En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.

Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.

Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.

Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté. Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.


Ce 19 avril 2019, la "colline 277" a accueilli un rassemblement solennel "De guerre en guerre" organisé dans le cadre du programme d'intégration du Donbass avec la Fédération de Russie.

Plusieurs invités de marque étaient venus de la Fédération de Russie se joindre aux députés du Conseil populaire de la RDP, aux représentants  (parti politique de feu Zakharchenko et Pushilin), ainsi que des représentants de diverses associations comme l’Union des anciens combattants d'Afghanistan.

Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk» a rappelé l'importance cruciale de cette colline 277 dont les combats acharnés pour son contrôle et celui du village voisin de Stepanovka ouvrent la libération du Donbass en 1944 autant qu'en 2014 et sur cette terre gorgée du sang de l'Histoire il a conclu de guerre en guerre que «le prix que nos ancêtres ont payé et que nous avons payé est trop élevé. Nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier leur exploit ».



Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk»

Au cours de ce rassemblement des combattants ont été décorés pour les services rendus dont mon camarade et ami Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", ce volontaire afghan venu depuis 2014 se battre sur le front jusqu'en septembre 2017 où une terrible blessure l'a amputé de ses 2 jambes, mais pas de sa volonté de servir le Donbass inlassablement avec une énergie et une humilité incroyables !

Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", volontaire afghan infatigable malgré une terrible blessure au combat qui l'a amputé de ses 2 jambes


Les gens sont allés aussi se recueillir sur les tombes des soldats qui ont défendu jusqu'au dernier homme ce sanctuaire de l'Histoire et point stratégique. Ils sont enterrés au sommet de la colline au pied des débris de la stèle autour de leur chef de section "Medved" tombé au milieu d'eux et du devoir accompli.

Voici une vidéo que j'avais faite le 8 mai 2017
devant les sépultures des défenseurs de Saur-Moghila

La veille, 18 avril, le monde russe célébrait l'anniversaire de sa victoire fondatrice, remportée en 1242 par le prince Alexandre Nevski sur les chevaliers allemands au lac gelé de Peispi cette cérémonie a rappelé la permanence de l'Histoire du Donbass dont les soldats aller encore devoir défendre par 2 fois en moins d'un siècle la russité de leur terre et de leur existence.
Sur ce haut lieu de la seconde guerre mondiale, les forces ukrainiennes allaient une fois encore attaquer violemment une position sur le front Sud de la République, engageant des combats victorieux pour notre défense républicaine mais également malheureusement meurtriers.

Si comme l'a déclaré Vladimir Savelov, le député du Conseil du Peuple de la République "Nous sommes ici pour rendre hommage à nos héros qui, grâce à leur courage et à leur courage, ont pu renverser l’ennemi de notre pays", force est de constater que si l'Histoire ne se répète pas il lui prend parfois l'envie désagrable de bégayer et d'obliger les héritiers à honorer par de nouveaux actes héroïques ceux des anciens, à l'image de Lilia Egamberdieva, cette jeune infirmière militaire de 23 ans qui s'est sacrifiée le soir même de ce 19 avril 2019 pour sauver ses camarades.

Lorsque de l'Histoire, les actes et les lieux, le passé et le présent fusionnent autour du soldat, son devoir qu'il mène parfois jusqu'au sacrifice suprème devient sacré et son exemeple invincible !

Erwan Castel
Article référence : VK