dimanche 9 juin 2019

L'attente du soldat

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En écho au réchauffement du front à nouveau soumis à une escalade des tirs ukrainiens et des ripostes républicaines, des alertes viennent rythmer nos périodes de caserne, pour des monter sur un secteur tendu ou tout simplement... et le plus souvent pour attandre l'arme au pied que les combats nous appellent...


Dimanche 9 juin 2019

"Boevoene !", un appel retentit le long des couloirs d'un caserne assoupie par la chaleur de juin et, rebondissant de chambrée et étage il électrise les corps, redirigeant les gestes et les pensées vers le barda posé au pied de chaque lit. Sans précipitation les hommes enfilent leurs treillis de combat, gilets pare balles, brelages et casques avant de boucler un sac déjà prêt et gonflé de munitions et de vivres, de vétements et d'équipements divers jusqu'à la gamelle et le rouleau de PQ réglementaire...

Depuis toutes ces années passées au service du front, les hommes sont rompus à ces alertes et moins de 10 minutes plus tard la compagnies est rassemblées "au cul des camions" et au milieu d'un amoncellement de sacs, d'armes, de caisses de vivres et de munitions, de postes de tir AGS (lance grenades automatique) et mitrailleuses lourdes sur affut roulant etc... formant une jungle de matériels et d'hommes au ileiu de laquelle un adjudant de compagnie français aurait une crise d'apoplexie sévère. 

Mais ici, le miracle de l' "opolcheny" (la milice populaire) est encore opérationnel et là où "vache ne retriuverait pas son veau" chacun ici retrouve ét son casque et son arme et son comlément de vivres ou de munitions... 

Un fois les hommes et les équipements contrôlés nous repartons vers nos chambrées retrouver nos activité de service ou de repos, sans oublier de rendre visite à notre cantine dont les menus ferait rougir plus d'un restaurant de Donetsk (ce soir par exemple un plat copieux du traditionnel plov ouzhbek).

Puis commence l'attente, cette fidèle compagne du soldat qui forge son calme mais peut aussi émousser sa rigueur et vigilance; aussi nous en profitons pour contrôler une nouvelle fois nos équipements, ajuster nos gilets de combat ou nettoyer encore les optiques de nos armes avant de se reposer habillés dans des chambrées aux portes et fenêtres grabdes ouvertes sur la chaleur de juin...

Ces attentes occupent certainement la majeure partie de la vie du soldat : attente à la caserne, attente plus tendue dans les tranchées, attente, attente, attente qu'exacerbe en plus cette guerre étrange enlisée au fond de ses tranchées. et l'attente du soldat enchainé à son barda est souvent aussi longue et lourde qu'est éphémère et intense la fulgurance d'un combat donné ou d'un bombardement reçu. 

Mais c'est aussi dans ces moments où les sens guettent ce moment incertain où l'âme et le corps basculeront vers l'inconnu que l'esprit mesure combien la patience est bien "la mère de toutes les vertus" !

Et me reviennent pour conclure cette évocation de l'attente cette prelière compagne du soldat cette citation du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, un de mes grands anciens:


“Le soldat connaît un combat intérieur dont il ne parle pas. 
Il y a d'abord ces interminables heures d'attente et de transport, 
l'anxiété, les tripes nouées, ces vagues pensées que l'on remue sur le destin, 
l'absurdité de la vie, sa fragilité; ces souvenirs que l'on écarte pour ne pas faiblir.”

Car l'attente du soldat du front, n'est jamais vide de sens !

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Encore des bombardements sur le Donbass



Durant la première semaine de juin en RPD, au moins 3 soldats républicains ont été tués, plusieurs blessés et 4 civils ont été blessés (2 femmes et 2 hommes). Et le bilan s'est encore alourdi depuis.

S'appliquant avec une haine zélée à faire exactement le contraire de ce que dit la nouvelle marionnette de Kiev, les forces armées ukrainiennes intensifient leurs bombardements sur les territoires des Républiques de Donetsk et Lugansk.
  • Ainsi cette nuit à 01h45, sur le front de Telmanovo, dans le Sud de la RPD, des obusiers de 152mm ukrainiens positionnés à Granite ont tirés 20 obus sur le village de Novaia Marevka situé à environ 8 kilomètres à l'Est. Au cours du bombardement, un résident civil a été blessé.
  • Un peu plus tard, à 05h30 c'est le secteur de Gorlovka qui était la cible des artilleurs de Kiev, sur le front Nord de la RPD. Les ukrainiens ont tiré à nouveau sur Zaitsevo, un village dans la couronne Nord de la ville minière. 4 maisons civiles ont étéendommagées au cours des bombardements.

Au cours de ces bombardements sur le front Nord de la République de Donetsk, les forces ukrainiennes ont utilsé des mortiers lourds et des chars de combat.

  • Au Nord Est de cette même ville de Gorlovka, le village de Holmoisky a lui aussi encore été bombardé par les ukrainiens qui exercent depuis début juin des pressions offensives impoortantes dans le secteur. Et un autre civil de 51 ans a été blessé à l'épaule, en plus des 11 maisons endommagées rue Bolnichnaya.
Parallèlement à leurs bombardements en augmentation des unités ukrainiennes tentent à nouveau dans des reconnaissances offensives de tester voire de percer nos lignes de défense. C'était certainement l'objectif de la section du régiment Azov dont l'unité est positionnée sur le front de Gorlovka, lorsqu'elle s'est engagée vers nos lignes de défense, avant desubir un tir de barrage après avoir été repérée. Les soldats ukrainiens devant la riposte républicaine se sont repliés précipitamment et se fourvoyant même pour certains dans un champ de mines. Bilan de leur opération 2 tués, qu'ils ont abandonné sur le terrain et 9 blessés minimum.

De leur côté les forces républicaines engagent également des opérations offensives pour prévenir et diminuer la pression des forces ukrainiennes dont les activités croissantes ont l'avantage de les mettre à découvert plus souvent et dans la ligne de mire de nos snipers et tireurs antichar.
Et l'escalade engagée par les ukrainiens oblige les forces républicaines, pour tenter de la stopper, à riposter graduellement mais proportionnellement aux attaques subies. Ainsi par exemple de la recrudescence des tirs de missiles antichars observés ces derniers mois sur les positions républicaines, lesquelles ont déployé à leur tour des groupes antichars qui procèdent à des destructions d'unités mobiles ennemies.

Ici un 4x4 militaire ukrainien est détruit par un missile antichar 
républicain durant ce printemps 2019 - 3 morts et 1 blessé

Ici un camion logistique ukrainien est détruit par un autre missile 
antichar républicain durant cette même période - 2 tués 1 blessé


On peut donc constater quotidiennement que loin des rodomontades politiciennes et des fantasmes propagandistes, cette guerre continue à tuer quotidiennement et menace d'exploser à nouveau à tout moment en conflit dynamique, aux proportions et conséquences décuplées.

Si les pertes républicaines sont importants et croissantes depuis plusiuers mois elles sont cependant très inférieures aux pertes ukrainiennes qui trahissent d'une part la dynamique offensive, toujours plus risquée que la défensive, des unités de Kiev, mais aussi des lamentables niveaux du moral et de la discipline des soldats envoyés dans une guerre qui n'est pas la leur.

Dans les casernes même entre le missions nos sacs de combat, gonflés par les munitions et les vivres restent au garde à vous au pied des lits avec les armes, les gilets, les casques et tout ce barda qui est alourdi par la chaleur estivale qui s'abat depuis quelques jours sur  la région de Donetsk...

Erwan Castel

Une immunité criminelle


Il y a 5 ans, le 8 juin 2019 le premier enfant du Donbass était tué par les bombardements de Kiev sur Slaviansk, cette ville située à 100 km au Nord de Donetsk et qui fut le théâtre des premiers combats violents entre l'armée ukrainienne et les habitants du Donbass.

Cette enfant, agée de 6 ans s'appelait Polina Solodkaya, et elle a été tuée par des tirs intentionnels ukrainiens visant le point d'eau utilisé par les habitants assiégés. Ses blessures étaient mortelles et elle va mourir dans les bras du médecin qui l'évacue. La photo choquante de cette innocente assassinée au nom d'une "Opération Spéciale Antiterroriste" ukrainienne va inscrire le Donbass, sur la longue liste des pays écrasés par le cynisme criminel occidental. 

Depuis 5 ans, 119 enfants ont été tués et 310 autres ont été blessés (RPD - 85 morts 233 blessés. RPL - 34 morts 77 blessés) dans ce conflit qui a fait enntre 15 et 20 000 morts environ, auxquels il faut rajouter des milliers de déplacés et réfugiés et des dizaines de milliers ayant des traumatismes psychologiques dont certains probablement n'apparaitront que dans quelques années. 

Le 27 juillet 2014, lors d'un bombardement de Gorlovka (Nord de la RPD) plusieurs civils sont tués par l'armée ukrainienne dont Kristina et son bébé Kira. Un autre crime de guerre ukrainien resté impuni parmi tant d'autres et qui continuent aujourd'hui 
La plupart de ces victimes civiles ont été tuées loin des zones de combat, au coeur de quartiers résidentiels intentionnellemnt bombardés par le régime de Kiev afin de terroriser la population du Donbass ayant refusé le coup d'Etat du Maïdan et la politique russophobe agressive du nouveau pouvoir de Kiev. 

Ces massacres au regard des conventions internationales et des témoignanges recueillis (y compris au sein des forces ukrainiennes) sont sans l'ombre d'un doute des crimes de guerre dont les responsables militaires et politiques devraient être trainés devant une cour martiale.

Sauf que...

Lorsque l'Opération Spéciale Antiterroriste est déclenchée, (que même le procureur de Kiev vient de juger anticonstitutionnelle du fait de l'emploi de l'armée dans des opérations intérieures), une loi d'amnistie est décrétée pour tous ses participants présents et à venir. Au sein des bataillons spéciaux nationalistes dont les effectifs sont principalement recrutés chez les hooligans, repris de justice et néo-nazis ukrainiens et européens cette mesure avait été interprétée comme un blanc seing accordé à leur haine psychotique du "moskal". 

On connait la suite : bombardements délibérés sur des civils, exécutions sommaires, tortures, sans compter les viols, les vols, les humiliations diverses subis quotidiennement par les habitants vivants dans les zones occupées par l'armée ukrainienne. Et même Kiev, devat les débordements illimités de ses soudards a du procéder à quelques procès retentissants pour tenter "de calmer le jeu", comme par exemple à l'encontre de quelques membres du bataillon Tornado par exemple.

Mais ceci s'est révélé être des exceptions cyniques répondant plutôt à des questionnements internationaux et confirment de facto une régle criminelle ukrainienne continuant dans le Donbass à servir la stratégie de terreur occidentale à l'encontre des peuples "non alignés".


La chasse est ouverte !

Et cette semaine, le  au milieu de promesses de paix d'un Zelensky qui risque d'être encore plus hypocrite que son pérdécesseur Porochenko, le parlement ukrainien, Verkhovna Rada a adopté une loi ayant pour objet de "protéger les droits et les intérêts légitimes des étrangers qui "ont protégé" l'intégrité territoriale de l'Ukraine et sont des citoyens de" l'état agresseur" (Russie) ou d'autres États qui ne reconnaissent pas l'intégrité territoriale de l'Ukraine, de sorte que leur retour volontaire ou forcé dans le pays de leur nationalité violerait leurs droits". 

Ce projet de loi (n ° 3433), adopté par 230 députés en deuxième lecture et de manière générale, avec ses amendements techniques et juridiques, les amendements à certains actes législatifs (sur le statut juridique des étrangers et des apatrides ayant participé à la guerre) est ni plus ni moins qu'une invitation pour les malfrats et criminels de tout poil à venir se mettre à l'abri en Ukraine en échange d'un safari sanguinaire dans le Donbass, ce qui sera loin de déplaire à la plupart d'entre eux.

Et en échange de leur "contribution" aux opérations militaires contre la polutaion du Donbass, ces mercenaires se verraient attribuer la citoyenneté ukrainienne, l'immunité pour les actions réalisées sur le front et un vaste terrain dans les meilleurs terres de Zaporodje, Odessa ou Nikolaiev, dont leur occupation permettra à Kiev de coloniser ces terres avec une milice potentielle qui lui est dévouée.

Andrei Biletski, ex commandant d'Azov et dirigeant aujourd'hui le parti extrémiste "Corps National" ukrainien

Et l'identitification d' Andrei Biletski parmi les députés initiateurs du projet (avec Oleg Petrenko et Igor Loutsenko) suffit à confirmer l'intention criminelle que sous tend cette loi ukrainienne. Bilesky est en effet le fondateur du bataillon Azov (devenu régiment) qui est l'unité néo nazie emblématique des radicaux nationalistes et ukrainien (reconnue comme telle même par le congrés américain) et qui a ouvert largement ses rangs au volontariat étranger (on y dénombrera, entre autres nationalités, une cinquantaine de français, marginaux et/ou nationalistes radicaux).
Aujourd'hui Billetski est le dirigeant de parti politique "Corps national", une organisation politique paramilitaire nationaliste qui sous couvert d'opérations de maintien de l'ordre mène des actions répressives contre les populations russophones d'Ukraine. D'ailleurs Biletski avait récemment proposé de mettre en oeuvre dans le Donbass le "scénaro croate" (guerre, répression et épuration ethniques)...

Ce projet de loi va encourager logiquement une exacerbation du conflit et attirer encore plus sur le front des bandes de mercenaires "sans foi ni loi" attirés par le sang et les récompenses et qui en étant protégés par ce bouclier législatif pourront alors continuer et amplifier cette épuration ethnique du Donbass dont rêve Biletski.

Erwan Castel



samedi 8 juin 2019

L'amour vache


Depuis le début du mois de juin une dizaine de civils du Donbass ont à nouveau été blessés par des tirs de l'artillerie ukrainienne dirifées contre les quartiers résidentiels des villages et districts urbains proches de la lignes de front.

Lorsqu'on est loin d'une guerre il est difficile de connaître parfois les motivations de celles et ceux qui tentent de survivre sur cette ligne de front où chaque minute à vivre appartient aux dieux de la guerre. Certaines personnes restent par volonté, d'autres parce qu'elles ne savent pas où aller où ne peuvent ni veulent abandonner leurs sanctaires, où vit comme une flamme dans l'obscurité du présent,l'histoire et l'héritage de leur famille dont les aieux reposent dans les champs de croix aux alentours.

L'histoire que je vais rapporter ici, reflète dans sa singularité l'âme collective de cette population russe attachée par dessus tout à sa terre de champs et de terrils, ses traditions slaves et les devoirs sacrés qui sont les tuteurs des âmes et les répères des vies lorsque les tempêtes de l'histoire obscurcissent de peur et de haine l'environnement de ce peuple paisible du Donbass.


Andreï Mikhailovich Kirichenko est un paysan de 33 ans qui vit dans le village de la mine Gagarine, sur le front en lisière de Gorlovka (Nord de la République Populaire de Donetsk), un secteur qui ne cesse d'être bombardé depuis 5 ans. Les fenêtres de sa maison donnent sur le village de Chigiri et sur les terrils de la mine Sud, occupés par des unités ukrainiennes renforcées par des groupes de nationalistes de Prayvi Sector.

Au cours des derniers bombardemenst ukrainiens, le 5 juin 2019, Andreï a été blessé pour la sixième fois depuis le début de la guerre, lors d'un nouveau bombardement de son village par l'artillerie ukrainienne, En 2015, il avait été blessé 2 fois à l'épaule par des éclats d'obus, plus tard Andreï avec été touché à la tête par une balle, puis 6 mois plus tard à son poignet gauche par un éclat de genade à fusil. En 2017 il recoit une nouvelle blessure grave par balle à l'omoplate, puis hier de nouveaux éclats de mortier dans l'épaule gauche. 

La première question qui vient à l'esprit bien sûr est de se demander : "mais pourquoi reste t-il dans une zone aussi dangereuse ?" Et lorsqu'on lui demande, ce paysan du Donbass attachée à sa terre comme les racines d'un arbre centenaire répond naturellement, avec cette logique simple et noble qui n'appartient qu'aux vrais paysans : "Mais enfin, j'ai 3 vaches, je ne vais quand même pas les abandonner !"

3 vaches me direz vous cela ne pèse pas lourd à coté de la vie d'un homme ! Sauf qu'à travers elles c'est à toute cette terre façonnée par des milliers de générations à force sueur et sang, que le paysan porte soins et attention. Abandonner ces bêtes reviendrait pour lui à trahir ses ancêtres et insulter la terre qui les a porté jusqu'à lui, et qui a nourri chaque membre de sa paranetèle depuis des siècles jusqu'à accueillir leurs derniers voyages.

L'histoire incroyable de ce paysan du Donbass n'est pas exceptionnelle, et elle n'est que le le reflet singulier de milliers d'autres histoires aux héroismes silencieux et fragiles de femmes et d'hommes désarmés qui doivent survivre à l'enfer du front armés de leur foi, leur courage et cet amour infini et sacré porté à leurs traditions et terre, éternellement vivantes autour d'eux et dans leurs coeurs.

Erwan Castel

Qui ne contrôle pas ses troupes ?


Dans ses discours politiques concernant le Donbass, Zelensky tente piteuseement de changer le narratif  borné de son prédécesseur affirmant voiloir dialoguer avec Moscou sur ce conflit dont il reconnait (enfin !) qu'il s'agit d'une guerre civile et non d'une agression russe contre l'Ukraine. Mais derrière des formulations en apparence moins hystériques, le clown "Zé" continue en fait a défendre une doxa russophobe agressive servant la stratégie de ses maîtres occidentaux qu'il n'a pas manqué de saluer bien bas lors de sa première visite présidentielle à l'étranger. 

Et Zelensky, concernant les violations quotidiennes du cessez le feu sur le front du Donbass de prétendre (tout comme Porochenko avant lui) que ce ne sont pas les forces ukrainiennes qui les initient mais les séparatistes du Donbass, qualidiés de "mercenaires pro-russes dont Moscou aurait perdu le contrôle" !, ce qui revient à une nuance près - l'absence d'unité russes dans le Donbass - et même si elle est importante, à continuer le même discours accusatoire envers Moscou et méprisant envers les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk. 

Je ne reviendrai pas ici sur l'ineptie qui consiste à qualifier les volontaires du Donbass de "mercenaires, et encore moins de terroristes, je me suis expliqué longuement sur ce sujet dernièrement en deuxième partie de l'article "A la mémoire des volontaires tombés au combat" 

Une fois encore il faut aller sur le terrain du front pour constatter combien est grande la différence entre les discours hypocrites d'une Ukraine chimérique et la réalité d'une guerre où se poursuivent quotidiennement les attaques d'une armée ukrainienne, dont on est en droit de se demander si ce n'est pas plutôt elle qui est hors de contrôle de son commandement politique.

Car depuis que "The lensky" a été investi dans ses fonctions présidentielles et lancé des promesses fumauses de paix et même de cessez le feu strict via Koutchma, son représentant à Minsk, les forces ukrainiennes n'ont cessé de multiplier leurs attaques et bombardements sur les positions défensives républicaines mais aussi les quartiers résidentiels civils situés près de la ligne de front.


Nombre de violations ukrainiennes utilsant des armes lourdes interdites par Minsk
sur le territoire de la RPD durant t la première semaine du mois de juin 2019

Les bombardements ukrainiens dépassent à nouveau régulièrement plusieurs centaines de munitions de gros calibre tirées quotidiennement sur les républiques du Donbass, frappant sans distinction les positions militaires autant que sur les zones résidentielles où plusieurs civils ont été blessés ces derniers jours et de nombreuses habitaions détruites et endommagées


Ainsi par exemple sur le village de Holmoisky situé au Nord Est de Gorlovka (Nord de la RPD) qui vit une nette intensification des bombardements ukrainiens :

Et pour ne pas être accusé de relayer ici une propagande mensongère pro-russe, voici une petite vidéo de propagande ukrainienne où sont compilées plusieurs des violations meurtrières du cessez le feu réalisées récemment par Kiev dans le Donbass :

A ces bombardements et attaques incessantes des ukrainiens il faut rajouter la poursuite de leur occupation de la zone neutre située entre les lignes belligérantes et qui, en créant des zones de contact où les avants postes ne sont qu'à quelques centaines de mètres les uns des autres, rend quasi impossible l'application effective du cessez le feu au sein des unités du 1er échelon.

Or Zélensky s'il voulait avoir un minimum de crédibilité dans ses prétentions d'engager véritablement un processus de paix dans le Donbass, il lui faudrait tout d'abord 

  • en respecter les accords existant (zone neutre et retrait des armes lourdes par exemple), 
  • accepter de s'asseoir avec la partie adverse pour un dialogue direct et franc
  • et surtout contrôler ses troupes ce qui de toute évidence est loin d'être le cas au vu de cette vidéo fimée par ses soudards réagissant à ses dernières déclarations pacifistes :
La guerre militaire est donc loin d'être terminée, malheureusement tandis que, en plus du des attaques de la propagande ukrainienne qui s'y greffe, se rajoute une colonne affairiste libérale piloté qui tente de revenir pourrir le Donbass, notamment via les discours économiques existant de chaque côté du front et qui séduisent les salopards, mais aussi les cupides et les stupides sans profondeur idéologique. 

Erwan Castel

La caniche français de Trump



Confirmant qu'en 1945, la France et le reste de l'Europe de l'Ouest ont tout simplement changé d'occupant au profit de la thalassocratie étasunienne, Macron s'est à nouveau vautré dans un alignement servile pathétique sur Washington à l'occasion des cérémonies commémorant le débarquement de Normmandie du 6 juin 1944.

En effet ce cuistre immature et irresponsable qui prétend gouverner la France a déclaré que Paris se retire de l'accord nucléaire iranien signé pour 10 ans lors de l'accord de Vienne en 2015 et garantissant que Téhéran n'ait pas la bombe nucléaire et aj sujet duquel l’Agence internationale de l’énergie atomique, confirme toujours le respect de Téhéran.

Par ce comportement servile, stupide et dangereux Paris piétine les derniers lambeaux de cette souveraineté française âprement défendue par De Gaulle et progressivement abandonnée par ses successeurs, chacun prolongeant et surenchérissant avec zèle les trahisons de ses prédécésseurs (financières avec Pompidou et Giscard, diplomatique avec Mitterand, économiques avec Chirac et Hollande, militaires avec Sarkozy et Macron etc...) :

Alors que Washington, avec Tel Aviv et Ryad engagent un bras de fer avec Téhéran au dessus d'un Moyen Orient déjà en feu avec des volvans toujours actifs en Syrie, au Yemen, en Irak et en Palestine, la France qui aurait pu tenter de s'imposer comme un médiateur constructif tentant d'éviter le pire scénario aux répercussions mondiales certaines (et sauver au passage ses intérêts économiques régionaux) se vautre dans une vassalité suicidaire.

Macron après avoir eu l'outrecuidance malsaine et insultante d'exclure des cérémonies du 6 juin la Russie sans laquelle la victoire de 1945 sur le nazisme eu été impossible, rejoint aujourd'hui la meute des va-t-en guerre d'une ploutocratie mondialiste qui veut : 
  • mettre main basse sur les réserves de pétrole perses, 
  • soumettre la Syrie qui résiste grâce à son allié iranien, 
  • garantir les monopoles énergétiques de leurs alliés saoudiens et turcs
  • fermer les dernières portes maritimes régionales russes vers les mers chaudes, 
  • et au passage servir les desseins sionistes d'un grand Israêl fantasmé. 
Depuis des décennies qu'il est agité par l'impérialisme étasunien pour justifier ses conquêtes territoriales à forces blocus, révolutions colorées, coups d'état, missiles et bombes, l'étendard immaculé des droits de l'Homme s'est taché du sang des peuples massacrés par les "démocraties" occidentales et il faut désormais que les vampires de la finance internationale agitent les spectres des destructions massives pour entrainer les foules imébciles dans leurs croisades esclavagistes (menaces chimiques irakiennes ou syriennes, nucléaires iraniennes etc.). Or force est de constater que la première arme de destruction massive est ce Nouvel Ordre Mondial qui est responsable, depuis la fin de a guerre froide qui a libéré ses pulsions hégémoniques criminelles, de millions de morts à travers la planète et d'un chaos général, militaire, économique, écologique, sanitaire et social jamais atteint dans l'Histoire de l'huimanité !

Et le toutou français de l'Oncle Sam de frétiller de la queue et se frotter les mains en minaudant tel un vulgaire courtisan à breloques tandis que ses entreprises déjà malades (pétrolières (Total), automobiles et autres secteurs) cèdent piteusement leurs places iraniennes aux géants asiatiques. 

Mais le plus pathétique dans cette servilité inconditionnelle française à Washington, c'est que Macron, ce gouverneur de ce qu'il convient d'appeler la colonie étasunienne France prétend vouloir ouvrir un dialogue avec l'Iran concernant son programme nucléaire ! Comment un prétendu responsable poilitique peut-il atteindre de tels abysses d'incohérence, d'imbéciilité et d'hypocrisie en affirmant vouloir participer aux négociations dont il vient juste de quitter la table ?!

D'ailleurs l'Iran qui vient de subir de nouvelles sanctions économiques importantes de Washington, par la voix de Abbas Moussavi, porte parole de son Ministère des Affaires Etrangères, vient de rejetter les propositions saugrenues de Paris et renvoyant Macron dans sa niche de la Maison Blanche a déclaré : 
  • "Dans les circonstances actuelles, discuter de sujet qui ne concernent pas l'accord (...) entraînera davantage de méfiance chez ceux qui restent signataires de l'accord", 
  • "Les Européens n'ont jusqu'à présent pas respecté leurs engagements et n'ont pas protégé les intérêts de l'Iran après le retrait des Américains"
Dans ce nouveau pas occidental vers une guerre avec l'Iran, il faut y voir cependant la logique d'une stratégie étasunienne initiant une tectonique géopolitique mondiale criminelle au profit d'un système financier international aux abois et qui a besoin d'une nouvelle perfusion de sang pour survivre à ses propres crises. 

Voilà certainement la véritable motivation de la venue du Président Trump, à l'occasion du rappel du sang américain versé sur les plages normandes: s'assurer de la fidélité de son chien français avant de sonner l'hallali contre la panthère perse (ce qui explique aussi en partie pourquoi Poutine n'a pas été invité).

Syrie, Ukraine, Vénézuéla, Iran etc... ne sont que les premières secousses d'un tremblement de terre majeur à venir et dont la ligne de fracture située entre Moscou et Washington s'est ouverte dangereusement depuis le coup d'Etat du Maïdan mené par les néo conservateurs étasuniens et qui depuis ne veulent pas lâcher leur proie !

Erwan Castel


vendredi 7 juin 2019

Le charbon, l'argent de la guerre et le prix du sang

Leonid Koutchma, le premier président de l'Ukraine après l'indépendance et Volodymir Zelensky l'actuel président 

Moins d'un mois après l'investiture de Zelensky, la vacuité de sa vision politique est telle que le clown de Kolomoisky en est réduit à suivre les traces, à quelques nuances près,  de son prédécesseur Porochenko qui pendant 5 ans a tourné en rond autour de la guerre du Donbass l'entretenant pour justifier ses échecs et alimenter la haine russophobe des chiens bandéristes que la folie du Maïdan a lâché à travers l'Ukraine.
  • Alors que Porochenko, il y a 5 nas désignait l’ex-président ukrainien Leonid Koutchma pour repésentait l'Ukraine aux réuions tripartite de Minsk, Zelensky a rappellé ce dernier, qui avait démissionné, afin de continuer son travail stérile et toucher au passage son salaire consulaire...
  • Alors que Porochenko pendant 5 années a refusé de dialoguer avec les réprésentants des républiques populiare de Donetsk et Lugansk, Zelensky persiste à vouloir continuer dans le refus de s'asseoir à la seule table capable de faire avancer vraiment le processus de paix.
  • Alors que Porochenko pendant 5 ans a accusé des forces du Donbass d'initier les violations du cessez le feu, malgré les observations contraires de l'OSCE, Zelensky accuse Moscou de "ne plus controler ses mercenaires" et ignore les violations du cessez le feu par ses propres troupes.
  • etc.
Et pourtant, Zelensky est accusé par Porochenko et les partisans de la guerre de mettre en oeuvre un "scénario russe dans le Donbass et de trahir les intérêts nationaux de l'Ukraine" à travers la critique des nouvelles propositions évoquées à Minsk ce 5 juin 2019 par son représentant. 

En effet, la forme employée par le nouveau pouvoir de Kiev dans les discussions de Minsk, via la bouche de Koutchma, semble effectivement plus conciliante avec Moscou concernant certains sujets...du moins en apparence comme par exemple:
  • La date d'un énième cessez le feu a été arrêtée pour le 19 juin prochain, cessez le feu illusoire dont chacun sait qu'il n'a aucune chance d'aboutir s'il n'est pas préalablement précédé par la l'évacuation de la zone neutre par les forces ukrainiennes et le retrait effectif de leur artillerie de la ligne de front.
  • Concernant l'échange de prisonniers prévu dans le méorendum de Minsk, la partie ukrainienne a accepté sans rechigner le principe d'un "échange tous pour tous", ce qui reste absolument sans garantie vu les sabotages ukrainiens de ce protocole réalisés précédemment aux lendemains de promesses identiques.
  • M. Koutchma a également promis que les forces ukrainiennes cesseraient de "réagir aux bombardements", pour montrer la bonne volonté de Kiev, ce qui fait sourire lorsque l'on sait, observations de l'OSCE à l'appui ,que ce sont justement elles qui initient la quasi totalité des bombardements.
Ce dernier point a aussitôt provoqué un clash avec la classe politique ukrainienne attachée au parti de la guerre, qui a aussitôt accusé Zelensky de trahison, obligeant ce dernier à désavouer le discours de son représentant à Minsk en assurant que "les forces ukrainiennes continueront à réagir durement dans le Donbass". Ce faisant, le nouveau président ukrainien accuse Moscou d'avoir "perdu le contrôle de ses mercenaires dans le Donbass", une pirouette pour mieux retomber dans le discours habituel de Kiev, "c'est pas moi c'est l'autre !", concernant les violations du cessez le feu sur le front.
  • Mais le point le plus important de la nouvelle approche ukrainienne à la table de Minsk est sans conteste la proposition de Kiev, appuyée par Ivanna Klimpush-Tsintsadze, Vice-Premier ministre de Zelensky chargée de l'intégration euro-atlantique de l'Ukraine, de lever le blocus économique du Donbass. 
Et il est évident que tous les autres salamaleks entendus à Minsk ce 5 juin tournent autour de cette proposition mielleuse de Kiev dont l'objectif évident est plus de sauver le business des industriels ukrainiens que de réanimer le processus de paix moribond de Minsk ! 

Rappelons que depuis le début du conflit des oligarques ukrainiens, comme Akhmetov par exemple avaient continué d'entretenir des relations économiques incompréhensibles pour ne pas dire scandaleuses par dessus, ou plutôt par dessous la ligne de front, à force de magouilles et corruptions diverses protégeant un business que la guerre rendait encore plus amoral.

Sous la houlette du président Zakharchenko, une nationalisation des actifs ukrainiens dans le Donbass avait été engagée pour mettre fin à ces fuites de capitaux vers l'ennemi tandis que de leur côté les natioanalistes ukrainiens dans des motivations bien sûr opposées au Donbass entarinaient un blocus économique des républiques de Donetsk et Lugansk, dans une logique de guerre finalement convergente.

Alors que le blocus ukrainien va avoir pour conséquences politiques, idéologiques et économiques de pousser encore plus le Donbass vers la Russie voisine, les oligarques en revanche vont perdre énormément dans l'opération car les principales mines et usines métallurgiques du Donbass sont dans les territoires des républiques. Ainsi par exemple l'entreprise Krasnodonugol, propriété de Rinat Akhmetov n'a fourni en 2018 que 2 millions de tonnes de charbon, contre 5,5 millions de tonnes en 2013. De son côté, et malgré la fermeture d'une quinzaine de mines situées sur la ligne de front et l'utilisation de la plus grande production pour alimenter ses usines métallurgiques et d'électricité, la seule République Populaire de Donetsk a exporté en 2018 plus de 5 millions de tonnes de charbon, via la Russie, d'une valeur de 17,7 milliards de roubles. 


Le charbon, l'argent de la guerre et le prix du sang

Quant au processus de Minsk, il est bien mort (et depuis sa naissance) et si son cadavre bouge encore aujourd'hui, c'est parce qu'il est envahi par des insectes cupides qui cherchent à s'en nourrir...

Car Zelensky, qui doit redresser la barre économique d'une Ukraine à la dérive, est dans l'obligation post électorale de "marquer des points" car autour de lui les opposants, décus et mécontents n'auront probablement pas la même patience que pendant le précédents mandat de Porochenko.

Il va devoir donc louvoyer entre les lobbys des oligarques (n'oublions pas qu'il est le poulain de Kolomoisky), les pressions menacantes des nationalistes, l'opposition du parti de la guerre, la coopération avec une Russie toujours indispendable dans de nombreux domaines (nucléaire, aéronautique, transports...), les feuilles de route imposées par l'OTAN, l'UE et le FMI etc. etc. Autant dire qu'une paix dans le Donbass - même s'il a été élu surtout sur cette promesse - est vraiment le cadet de ses soucis et probablement même une perspective peu intéressante tant la guerre offre pour l'OTAN un prétexte à militariser rapidement l'Ukraine, et pour Kiev un levier politique, la légitimité d'une répression sécuritaire et la justification d'une mendicité internationale.

Zelensky cherche donc à la fois à récupérer le charbon du Donbass, protéger les bénéfices politiques de la guerre, dans dans une réthorique pacifiste cherchant à trouver des points d'appui au sein des nouvelles équipes dirigeantes des républiques dont le développement économique est également une priorité absolue déclarée, et dont beaucoup apartenaient avant la guerre aux réseaux d'affaires ukrainiens.

Personnellement si j'ai pu avoir des inquitéudes après la mort brutale du président Zakharchenko, celles-ci ont nettement diminuées (mais sans toutefois disparaître) au regard de la politique d'intégration russe menée depuis 6 mois par la République Populaire de Donetsk, de concert avec une Fédération de Russie qui a confirmé son intention de ne pas abandonner le Donbass à plusieurs reprises et notamment avec cette possibilité pour ses habitants d'accéder à la citoyenneté russe.

Il faut cependant rester vigilant et particulièrement sur ce front du Donbass où l'armée ukarinienne montre chaque jour les véritables intentions du pouvoir de Kiev qui, derrière les projecteurs braqués sur sa politique "honteuse et impuissante" à Minsk comme l'a dénoncé le Vice-Premier Ministre ukrainien Vyacheslav Kirilenko, continue de facto à transformer son pays en une colonie militaire atlantiste dirigée contre la Russie, comme par exemple avec l'augmentation des livraisons d'armes américaines décidée fin mai, ou l'ouverture d'une nouvelle base navale à Ochakovo sur la mer Noire pour les navires ukrainiens... et ceux de l'OTAN.

Je laisserai donc le mot de la fin à ce soldat ukrainien commentant sur le front du Donbass, avec un mortier de 82mm les propos pacifiste de son Président demandant à son armée de na pas tirer.

"Zelya va te faire foutre !"

Et après cela, les laquais de l'OTAN en Ukraine veukent nous faire croire que ce sont le soldats républicains, ces "mercenaires que Moscou ne controlent plus" selon Koutchma qui sont responsables des violations du cessez le feu dans le Donbass ?

L'avantage de notre monde post-moderne sur-médiatisé de façon anarchique est que les mensonges des politiciens et de leurs chiens de garde propagandiste ont la durée de vie d'éphémères s'agitant sous les lumières de leurs fantasmes.

Erwan Castel


jeudi 6 juin 2019

Situation sur le front du Donbass

Bombardement ukrainien sur Yasinovataya le 6 juin 2019

Les attaques terroristes de l'armée ukrainienne contre la population du Donbass continuent:


Au cours de la journée précédentes, 29 violations ukrainiennes du cessez le feu ont été observées, tirant 420 obus sur 29 villages et districts urbains situées sur la ligne de front (12,7 mm et plus), principalement des obus de mortier de 82 et 120mm.

Lors d'un bombardement réalisé contre des quartiers résidentiels de Gorlovka (au Nord de la République de Donetsk) un civil de 33 ans, résidant au 5 rue Yasnaya a été blessé par des éclats d'obus et évacué sur l'hopital n°2. Au cours des bombardemenst ukrainiens d'hier, au minimum un soldat républicain a été tué et un autre blessé.

Ailleurs, dans le Sud de la RPD, les forces ukrainiennes ont continué à envahir la "zone grise" située entre les lignes, théoriquement neutre et démilitarisée, en occupant le village de Vodyane, à l'Est de Sakhanka.

Et les attaques ukrainiennes qui se font à nouveau entendre sur les 400 km de la ligne de front de Mariupol à Lugansk ont continué en soirée et dès les premières heures de la journée d'aujourd'hui.


Ainsi ce matin, dès 05h00 des pièces d'artillerie ukrainiennes positionnées à Avdeevka ont tiré sur les faubourgs de Yasinovataya avec des mortiers et des canons anti aériens (en tirs terrestres comme dans la vidéo ci après). C'est la rue Mayakovski qui a été principalement touchée, avec 3 maisons (n° 8, 10, 12 et 14) et une voiture (n°19) endommagées.

La dichotomie observée entre le discours présidentiel de Zelensky et les actions militaires ukrainiennes continue donc à démontrer la permanence de l'hypocrisie criminelle qui domine la politique incomptétente de Kiev depuis le Maïdan.

Pire que cela, la mentalité russophobe des bandéristes qui veulent mener une guerre génocidaire dans le Donbass, semble être à nouveau débridée comme l'ont démontré récemment le bombardement de la mosquée de Donetsk pendant la fête Uraza Bayran qui clôture le Ramadan musulman en Russie, ou les manifestations du régiment néo-nazi Azov à Mariupol à l'occasion du 5ème anniversaire de sa capture de la ville, début juin 2014.


Cette photo de Biletsky entouré de ses gardes et lieutenants dans les rues de Mariupol quasiment vides pendant ces journées ensoleillées où ils viennent célébrer "leur "victoire" de 2014 est révélatrice de la réalité d'une ville balnéaire apeurée détestant ses occupants.

Et d'ailleurs de quelle victoire d'Azov parle t-on ? Après avoir donné un assaut blindé la manifestation pacifique du 9 mai, le bataillon Azov en 2014 revient début juin occuper la ville de Mariupol où elle ne rencontre pas plus de résistance qu'aujourd'hui de soutien, mais s'impose quand même aux habitants en tirant comme des fous dans les rues de la ville silencieuse.

Juin 2014, au cours de fussillades inutiles et violentes  le bataillon Azov, devenu depuis régiment prendra le contrôle de Mariupol, la ville portuaire du Donbass

Aujourd'hui, Azov se comporte à Mariupol comme des soudards enivrés en terrain conquis, oubliant jusqu'au ridicule cette sentence de Corneille qui rappelle aux présomptueux et aux mythomanes par la bouche du Cid, qu' "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !"

Erwan Castel

La honte de l'Occident !



Le 6 juin, est célébré le débarquement allié en Normandie, à partir de laquelle la libération de l'Europe de l'Ouest fut entamée il y a 75 ans, et il serait noble autant que légitime si les peuples d'Europe et leurs représentants s'unissaient et s'inclinaient devant cette page d'Histoire qui témoigne de cette union sacrée, et bien au delà de leurs divergences, réalisée par les anciens pour défendre notre Liberté. 

Sauf que...

Les alliés d'hier, dans une volonté d'humiliation n'ont pas jugé bon opportun d'inviter la Russie pour cette commémoration du "D day", ce qui constitue au regard de l'Histoire et de la dignité humaine une insulte inqualifiable pour les peuples russes et une honte abyssale pour ces prétendus représentants occidentaux qui trahissent leurs devoir et la dignité humaine.

En effet, sans les efforts et les sacrifices surhumains consentis à l'époque par l'Union soviétiques (27 millions de morts militaires et civils !!!) jamais l'Europe n'aurait pu être libérée du nazisme. L'armée rouge a en effet fixé sur le front de l'Est et au prix d'immenses sacrifices les 2/3 des forces allemandes et ses meilleures unités combattantes. Sans l'Union soviétique il y aurait eu probablement 500 000 soldats allemands au lieu de 40 000 (dont une majorité de réservistes) devant le débarquement allié en Normandie... Et quand bien même: ignorer par le mépris, un allié, même le plus petit, serait déjà inadmissible sur le plan de la moral et du respect pour ses soldats engagés dans une libération commune.

Or ici ce n'est pas le cas, car l'Union Soviétique est l'artisan majeur de la victoire de 1945, et l'ignorer dans une volonté d'humilier la Russie, est une honte infinie pour l'Europe dont les gouvernenements occidentaux ne m'inspirent qu'un dégout profond et une colère croissnte, car ils sont aujourd'hui les premiers coupables de l'effondrement des valeurs civilisationnelles fondatrices de nos libertés partagées avec nos frères de Russie.

Jamais et même si nous disposions de 1000 ans d'Histoire à lui consacrer, nous ne pourrons rembourser cette dette de sang et d'Honneur envers les peuples de Russie. Ignorer ainsi leur sacrifice pour notre Liberté n'a pas de nom !

Mais que peut-on attendre de noble, ou de décent tout simplement, de la part des faquins gouvernant aujourd'hui le suicide européen ? 

En effet ces gouvernements de paille occidentaux, devenus les Tartuffe de la ploutocratie mondialiste, soutiennent aujourd'hui les assassins djihadistes en Syrie, les criminels bandéristes en Ukraine, mais aussi les globalistes dit "de gauche" et les nationalistes dit "de droite" dont les fantasmes communautaristes et pitoyables querelles, font d'eux les idiots utiles d'une stratégie du chaos à laquelle s'opposent la Russie et ses alliés. 

Il ne faut pas perdre de vue ces raisons profondes de l'attitude méprisante des chefs d'Etat occidentaux dont l'humiliation aujourd'hui des peuples de Russie est d'ailleurs un aveu préfigurant, si les peuples occidentaux ne se réveillent pas pour une véritable "révolution conservatrice" européenne, cette nouvelle guerre mondiale qui pointe dans le Donbass et qui fera passer les champs de bataille sanglants du front de l'Est pour des broutilles de l'Histoire...

Les occidentaux ont tout simplement perdu la raison !
Erwan Castel

Dernière minute : pour tenter peut-être de cacher son infamie, la France a déclaré avoir envoyé une "invitation" aux commémorations du 6 juin à l'ambassade de Russie à Paris... la veille ! Mais en fait il ne s'agit que d'une note circulaire et envoyée automatiquement aux représentations étrangères en France par le Ministère des Affaires Etrangères.

Voici 2 tableaux concernant les pertes militaires et qui se passent de commentaire...



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