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vendredi 24 juin 2022

A propos de la "dénazification" de l'Ukraine

"Pour rejoindre la famille européenne sur un pied d'égalité, l'Ukraine doit revenir sur son histoire, c'est-à-dire cesser de glorifier ceux qui ont collaboré avec les nazis et tué des dizaines de milliers de Juifs. Il y a Babi Yar à Kiev, la rue qui y mène s'appelle Stepan Bandera, qui est glorifié dans les écoles et qui a tué des dizaines de milliers de Juifs et collaboré avec les nazis. L'Europe, ce sont des valeurs économiques, des valeurs juridiques, mais aussi des valeurs morales. Vous ne pouvez pas à la fois commémorer les Juifs qui ont été assassinés par les nazis et des dizaines de milliers d'Ukrainiens et faire l'éloge de ceux qui ont assassiné les Juifs. C'est impossible! Dans ce cas, l'Ukraine n'a pas sa place en Europe, à moins qu'elle ne tourne le dos à son histoire".

Depuis 1945, le bandérisme ukrainien, ce collaborateur zélé du nazisme n'a jamais disparu, refugié dans son sanctuaire galicien de cette région de Lvov où le souvenir de l'arrivée des SS en 1941 est considéré comme une libération, et depuis 2014, l'impérialisme étasunien pour décomplexée une russophobie historique va organiser une alliance mortifère avec ce nazisme ukrainien qui n'a d'égale que celle réalisée en Syrie avec le pire fondamentalisme islamiste pour servir une rapacité mondialiste amorale.

Et pourtant...

Dès que l'on évoque le nazisme allemand, à part chez quelques crétins nationalistes, l'opinion qui dispose d'une mémoire historique européenne n'a pas besoin d'une propagande idéologique quelconque pour condamner et rejeter cette page criminelle de l'Histoire européenne, 
Mais dès que l'on évoque le nazisme ukrainien, dans cette partie occidentale de l'Europe où il n'a laissé aucune cicatrice, les épaules se haussent, les regards se détournent et si les langues officielles se délient, c'est pour répéter stupidement les sermons cathodiques de la bien pensance mondialiste qui parraine sa résurgence aux frontières d'une Russie diabolisée par sa ploutocratie aux abois.

Si nous autres, les pro-russes dénonçant la résurgence factuelle du nazisme en Ukraine, aussitôt on nous accuse  d'être les thuriféraires d'une propagande mensongère du Kremlin quand ce n'est pas de pratiquer une inversion accusatoire contre la sainte démocratie occidentale droitdelhommiste.

Je voudrais voir la tronche de tous ces crétins mondialistes lorsque Arno Klarsfeld qui est l'avocat de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France et coqueluche des chaires médiatiques de la Bien Pensance déclare :


Donc si j'écoute Arno Klarsfeld dont on ne peut pas vraiment prétendre qu'il est un agent du Kremlin nous dire clairement que l'idéologie nazie est institutionalisée en Ukraine, et qu'il demande, à sa manière une dénazification du pays, je me dit que la Russie est en train d'exaucer ses voeux, au moins sur ce sujet précis mais fondamental pour une compréhension de la tectonique géopolitique entrée en en éruption depuis le 24 février.

Erwan Castel

mardi 5 avril 2022

Un false flag humanitaire

Dans leur lâcheté criminelle coutumière, les occidentaux émaillent régulièrement leur Histoire d'opérations sous faux drapeaux destinées à leur servir de "cases belli" pour justifier leurs hégémonies militaires. 

Et plus les médias s'imposent comme le levier principal  de la manipulation mentale, plus leur pouvoir est sollicité pour instrumentaliser les foules et imposer les mensonges de leurs propagandes de guerre occidentales cherchant à travers  des émotions collectives irrationnelles surmédiatisées.

Après les "false flag" politiques, militaires, chimiques, terroristes, le drame humanitaire est devenu le scénario idéal pour diriger l'indignation des foules vers la diabolisation de l'adversaire et ses leurs propres sacrifices économiques, sociaux et physiques....

Rappelons nous, pour ne citer que 2 exemples :

  • Décembre 1989, à Timișoara, la mise en scène macabre d'une vingtaine de corps présentés comme des victimes du régime de Nicolae Ceaușescu instrumentalise et radicalise la révolution roumaine.

  • Janvier 1999, à Račak, 45 corps d'albanais du Kosovo sont présentés comme victime de la police serbe, décidant l'OTAN à vouloir occuper la Serbie puis, devant son refus logique, à la bombarder.
Après avoir échoué, faute de pouvoir exhiber des cadavres, à faire accuser la Russie de massacres dans une maternité et un théâtre de Marioupol en mars 2022, la propagande ukro-atlantiste accuse la Russie d'un nouveau crime de guerre (et même génocide si l'on en croit les déclarations de Zelensky ou Biden) qui aurait été perpétré le 31 mars dans la petite ville de Bucha,  à l'Ouest de Kiev.

L'accusation :

Au moment de leur repli vers le Nord, des soldats russes auraient exécuté dizaines de civils de Bucha, laissant leurs corps dans les rues, ce que Moscou dément formellement. Mais avant même qu'un premier enquêteur international n'arrive sur place, le pouvoir politico-médiatique occidental dans une hystérisation totale déclenche un tsunami accusatoire dirigé contre le président russe, et qui n'est pas sans rappeler cette autre manipulation médiatique opérée contre Bachar el Assad après les attaques chimiques de La Goutha, en août 2013.

Dans cette histoire de Boutcha, même en admettant qu'il y a eu des civils exécutés il reste néanmoins à déterminer par qui, quand, comment et où ils ont été tués avant de lancer la moindre accusation de crime de guerre. D`ores et déjà plusieurs faits incontestables apparaissent déjà pour accréditer la thèse russe d`un massacre réalisé par  des agents ou des nationalistes ukrainiens suivi d`une mise en scène macabre destinée à diabolise encore plus la Russie afin de pouvoir augmenter les représailles économiques contre elle et les aides militaires à l`Ukraine ainsi que de faire accepter par les populations occidentales leurs dommages collatéraux.

"Walking dead" à Boutcha ! 

Quelques éléments mis à la disposition de votre sens critique et appréciation: 

Ce que les ukro-atlantistes veulent nous montrer depuis 2 jours au milieu de leurs hurlements hystériques:

Le 30 mars, l'armée russe quitte la ville de Boutcha à l'Ouest de Kiev, en semant 
dans son sillage des dizaines de civils massacrés dans les rues.(Photo du 3 avril)

Cependant....

Le 31 mars, soit plus de 24h après le départ 
des troupes russes au Nord, le maire de la ville, 
joyeux, annonce qu'il n'y a aucun problème et
que les forces de Kiev contrôlent à nouveau Boutcha.

Alors que dans ses discours le chef de l'administration de Boutcha insulte joyeusement les "orcs" russes, il n'évoque pas un seul instant les centaines de leurs victimes qui sont sensées joncher les rues de sa ville.

Le 1er avril, soit plus 3 jours après le départ 
des russes le reporter Konstantin Liberov 
parcoure les rues de Boutcha. Aucun corps
 n'y est visible ou mentionné. "Bizarre !..."

Plusieurs autres témoignages et images sont ainsi réalisés dans les rues de Boutcha entre le 30 mars, jour du départ des forces russes et le 1 avril matin et PERSONNE NE PARLE DE MASSACRE ! Et les corps par dizaines (entre 200 et 400  semo les sources ukro-atlantiste apparaissent subitement entre le 2 et le 3 avril, comme tombés du ciel !

Ici, le 2 avril, soit 4 jours après le départ des russes, on 
voit ici deux nationalistes ukrainiens dans la rue de la
gare à Boutcha, et l'un demandant  à l'autre: "il y a des 
gars sans brassard bleu pouvons-nous tirer ?" Et l`autre 
de répondre: "merde oui.!"  De plus, à la finvolume à 
fond on entend: "S'il  vous plaît, ne tuez pas. Ne veux pas !"

Cette vidéo est importante car la rue de la gare, où cette colonne russe y a été détruite le 26 février, est un des lieux du massacre russe présumé. 

Géolocalisation de la vidéo 

Et ces individus tirant sur des passants sont identifiables : il s'agit de Sergei Korotkitch (indicatif "Botsman") cadre du parti néo-nazi "Prayvi Sector" ("Secteur Droit") et de Jean Belenyuk parlementaire ukrainien du parti du président Zelensky.

De plus d'autres photos des prétendues victimes des soldats russes sont pour le moins.... "Bizarre ":

Plusieurs corps portent des brassards 
blancs. Or le blanc ou rouge est la marque 
identifiant les russes et pro-russes, et le 
bleu ou jaune, ceux côté ukrainien. "Bizarre !"

En Ukraine beaucoup d'habitants sont restés pro-russes, et à Boutcha beaucoup avaient signalé après le départ des forces russes l`arrivée d`unités spéciales des forces de sécurité ukrainiennes, venus "nettoyer Boutcha des saboteurs et partisans pro-russes". Et cette information est même confirmée par les médias ukrainiens:

"Aujourd'hui 2 avril, dans la ville libérée de Boutcha, les 
forces spéciales de la police nationale ukrainienne ont 
commencé à nettoyer le territoire des groupes de 
diversion et des complices des forces russes..."

D'autres preuves que ce ne peuvent être les forces russes qui sont coupable de ce massacre existent tel que des vidéos de drones datées du 1er et 2 avril montrant l'absence de corps dans les rues où ils sont filmés 2 jours plus tard, des témoignages faisant état de la présence d'une unité spéciale du "Secteur Droit" ukrainien appelée régiment "Safari" et chargée de traquer et d'éliminer les partisans pro-russes. Je pense que c'est cette unité qui a assassiné les civils morts à Boutcha, d'autres membres des services spéciaux ukrainiens étant chargé de bricoler la mise en scène servant l'inversion accusatoire déclenchée.

Sur les sites officiels ukrainiens du 2 avril, 
une information a été publiée concernant 
le déploiement à Boutcha de ce régiment 
spécial "Safari" avant d'être retirée dès le
lendemain tandis qu'apparaissait la fable
du massacre russe de centaines de civils. 

Il semble donc bien se confirmer, au vu des nombreux documents déjà collectés sur le terrain que des crimes de guerre ont bel et bien été commis à Boutcha contre des civils  entre le 2 et le 3 avril 2022... MAIS pas du tout selon le scénario hurlé par les chiens de garde ukro-atlantistes qui pratiquent une fois encore une inversion accusatoire criminelle et préméditée.

Mais survient la fable tragique occidentale ! 

Sur cette vidéo on observe que deux des corps 
filmés et présumés morts bougent encore, soit 
pour replier un bras devant le véhicule (à 12") 
soit pour s'asseoir (à 30") après son passage.

Que ces corps soient réellement ceux de figurants ou des effets d'optique des miroirs des pare brise et rétroviseur, il y a d'autres détails qui s'opposent catégoriquement au scénario ukrainien comme par exemple l'absence de rigidité cadavérique 4 jours en théorie après la date de la mort (30 mars), la couleur de la peau etc...

Voici entre autres "bizarreries" qui arrivent en cascade depuis le 3 avril 2 photos de la même rue prises le 2 puis le 3 avril, avec 5 corps qui apparaissent plus de 4 jours après le départ du dernier soldat russe de Boutcha :


Ici on peut imaginer que les civils ont été effectivement tués entre le 2 et le 3 avril ou que ce sont des corps qui ont été déplacés ici pour une mise en scène, ou les deux ...

"Bizarre ! Bizarre !... j'ai dit bizarre ? 
Comme c'est bizarre !"

Il y aura certainement d'autres éléments qui seront partagés dans un prochain article...

Ce n'est pas la première fois que les ukro-atlantistes tentent d'accuser les forces russes ou pro-russes de crimes de guerre, et souvent pour tirer un rideau de fumée sur leurs propres actions criminelles mais, avec ce "massacre de Boutcha" il est significatif que nous atteignons un nouveau record de paroxysme occidental avec l'écho délirant donné à cette accusation précipitée et de plus fondée sur le piètre maquillage d'un crime de guerre qui s'avère être ukrainien.

L'hystérie hallucinante qui s'est emparée des acteurs politico-médiatiques occidentaux montre bien plus le niveau élevé des représailles qu'ils espèrent imposer à la Russie que la sincérité de leur compassion et indignation et dont l'hypocrisie justifie à elle seule cette sentence lancé à Napoléon par le pape Pie VII "Comediante !, Tragédiante !"

Aujourd'hui se posent prioritairement 3 questions principales :
  • Quelles vont être les nouvelles représailles occidentales qui vont s'appuyer sur ce théâtre tragique de Boutcha et qui bien sûr n'attendront pas les conclusions de l'enquête concernant les responsabilités de ce massacre ?
  • Comment l'impartialité des enquêteurs va pouvoir être garantie connaissant les enjeux occidentaux colossaux que représenterait une accusation frappant la Russie et donc les pressions qu'ils vont subir pendant leur travail ?
  • Lorsque la Vérité éclatera est-ce que les instances internationales continueront à regarder ailleurs comme pour les mensonges éventés de Timisoara, Račak, Bagdad, La Goutha, Benghazi...au nom desquels des millions de d'innocents ont été tués ?
Quand des accusations gravissimes tel que celle lancée depuis Boutcha contre Moscou ont été organisée par les occidentaux, cela a toujours annoncé le franchissement d'une étape majeure dans l'interventionnisme de l'OTAN. Il reste à espérer que cette tartufferie tragique soit très vite éventée comme celles de la maternité ou du théâtre de Mariupol pour ne pas que soit allumée la mèche du chaos total. 

En attendant que la Russie et ses alliés non alignés écrasent les commanditaires et pendent les assassins mondialistes, il nous faudra accepter encore un temps cette réalité abjecte d'un monde occidental agonisant qui, lorsque les faits contredisent la croyance, c'est encore cette dernière qui impose sa dictature grâce au totalitarisme des princes, la puissance des banquiers et complicité des journalistes !

Erwan Castel

Sur le sujet :

Comme toujours une excellente "investig'action" de Michel Collon sur le sujet : 

mercredi 9 février 2022

SITREP du 9 février 2022

Obusier automoteur ukrainien de 152mm 2S3

Sur le front du Donbass, même si les bombardements lourds se sont arrêtés, la tension reste très élevée surtout dans le contexte de l'exacerbation des tensions internationales poussant Kiev a opter pour une sortie militaire de l'impasse dans laquelle elle s'est enfermée depuis 8 années avec son idéologie ethnocentrée russophobe et son étatisme policier centralisé aux relents de résurgence fasciste.

Chaque jour des tirs sont réalisés contre les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk, accompagnés de vols de drones de reconnaissance, et d'opérations de guerre psychologique tel que des alertes à la bombe, des diffusions de fausses vidéos diffamatoires etc... sans compter la guerre de l'information qui, depuis plusieurs semaines se déchaine dans un crescendo de fantasmes occidentaux de plus en plus délirants ("invasion russe", "false flag russe" etc...)

Les forces ukrainiennes continuent de pousser les unités d'assaut vers la 1ère ligne de front comme par exemple à Avdeevka en face du front de Yasinovataya où récemment une équipe de la BBC a surpris des unités blindées ukrainiennes au milieu de zones résidentielles utilisées comme bouclier humain.

L'armée ukrainienne poursuit aussi le déploiement de son artillerie lourde en direction de Donetsk. ainsi 12 unités d'obusiers automoteurs de 152 mm ukrainiens 2S3 "Acacia" ont été enregistrées le 5 février 2022 près du village de Khlebodarovka, sur le front Sud entre Donetsk et Mariupol - secteur de Telmanovo - (rapport de l'OSCE du 8 février).

Et d'aucuns de nous faire croire que ce sont les seuls 125 000 soldats russes qui menacent d'envahir toute l'Ukraine alors que c'est au contraire cette dernière qui, en concentrant 150 000 hommes sur 480 km de front, menace plus que jamais d'une offensive les républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Sur les fronts de Donetsk et Lugansk des drones ukrainiens tentent quotidiennement des incursions au dessus des territoires républicains et certains sont abattus par leurs forces de défense:

Sur le secteur du village de Popasnoe, sur le front de Lugansk, un drone ukrainien 
"Leleka 100" a été abattu par le 6e régiment de cosaques. Selon les informations recueillies sur sa carte mémoire il était prévu soutenir des frappes d'artillerie.

Ici un autre drone ukrainien, cette fois abattu sur le front de Donetsk
et que les ukrops avaient identifié avec des croix allemandes du Reich

Du coté de la guerre psychologique et vraisemblablement dans le cadre du programme "Crushing Sword" mené par le 74ème Centre d'information et d'opérations psychologique (IPSO), les forces ukrainiennes ont commencé comme prévu à diffuser sur le Net des vidéos scénarisées accusant les pro-russes de provoquer les forces ukrainiennes et même de commettre des crimes de guerre.

Sur cette vidéo piratée par des hackers pro-russes
on peut voir un exemple de scénarisation d'une
vidéo fake cherchant à accuser les pro-russes de
tuer des civils sur le front du Donbass :
1:  Trois hommes (dont 1 en civil) préparent la scène
2 : le "civil" revient et explose un artifice de cinéma
3 : Après quelques secondes, le mort se relève... 
il ne reste plus qu'à faire montage et commentaire.

Sur les réseaux, une association ukrainienne "Freikor" a appelé la population à donner son sang "pour ceux qui en ont versé" et augmenter les stocks de sang des centres médicaux du front du Donbass en prévision des "intenses combats prochains".

"Freikor" ?... une occasion de faire une plongée dans le caniveau néo-nazi ukrainien 
avec cette jeune organisation paramilitaire de la nébuleuse bandériste, née à Kharkov 
en mars 2018 et logée au 18A rue Rymarska, bâtiment Prosvita, en colocation avec 
une demi douzaine d'autres organisations fachistes. "Freikor" s'est spécialisé dans
les actions concrètes et violentes : pogroms homophobes, antisémites, russophobes
islamophobes... et de par son statut d'association de "vétérans du Donbass" bénéficie 
d'une intouchabilité politique et juridique tandis qu'augmente leur militarisation.

Du côté de l'OTAN

2000 tonnes minimum: c'est le volume  des aides militaires de l'OTAN déversées sur les tarmaks ukrainiens depuis seulement 3 semaines, et auxquelles il faut rajouter les convois ferroviaires et routiers en provenance de Pologne, des pays baltes...


Et ça continue !

Un immense dichotomie apparaît alors et encore entre les discours hypocrites, populistes et narcissiques d'un Macron prenant ses fantasmes pour une réalité et la réalité des faits qui démontrent que, plus il est question de désescalade dans les conférences de presse occidentales, plus l'OTAN encourage à la guerre sur les tarmacs ukrainiens.

Rien que pour cette journée du 9 février 2022, pas moins de 
3 avions cargos sont venus livrer des aides militaires de l'OTAN
aux forces armées ukrainiennes : 1 C17 britannique n°ZZ172, 1
 Boeing 747-446 étasunien vol de la Compagnie National Airlines 
et 1 autre Boeing 747-4B5F étasunien vol de la Kalitta Airlines.
MATIN...
MIDI...
ET SOIR...

Une promesse qui n'est pas encore réalisée: l'ambassadeur d'Ukraine a annoncé la fourniture de missiles par Londres pour combattre la marine russe. L'Ukraine recevra des missiles du Royaume-Uni pour contrer la marine russe dans les mers Noire et d'Azov, a déclaré l'ambassadeur d'Ukraine au Royaume-Uni, l'ancien ministre des Affaires étrangères Vadim Prystaiko dans une interview à la radio Novoe Vremya. "Pour la première fois, nos forces armées, en particulier la marine, recevront de vraies armes, des missiles, qui nous permettront enfin d'opposer quelque chose aux Russes en mer Noire et en mer d'Azov", a-t-il déclaré.

Parallèlement à ces aides logistiques au régime de Kiev, les forces de l'OTAN, étasuniens en tête renforcent leur présence sur le flanc occidental de la Russie...

Un convoi ferroviaire de l'armée étasunienne traverse la ville polonaise 
d'Inowroclaw en direction des frontières orientales. Washington a décidé 
d'envoyer 1 700 soldats de la 82e division aéroportée en Pologne, en cours 
de déploiement, pour "renforcer le flanc est de l'OTAN".
Les 2 C17 étasuniens qui ont continué ce 9 février à
déployer des unités de la 82ème Division aéroportée 

Du côté de Londres 350 premiers soldats parmi le contingent des forces Spéciales annoncé sont déjà arrivées en Pologne. Il s'agit de commandos Marines du 45ème Commando Regiment, transférés de Norvège, où ils participaient à des exercices.

 

Et toujours les vautours au dessus du Donbass

Les ressources stratégiques du renseignement de l'OTAN continuent plus que jamais leurs missions de reconnaissance sur la ligne de front du Donbass et les frontières russes avoisinantes :

Le 8 février 2022,  un avion de reconnaissance électronique de la Royal Air Force, 
Boeing RC-135W Airseeker R.1, numéro ZZ665, indicatif "RRR7211" décollant de 
la base aérienne de Waddington est venu en observation au dessus de la Mer Noire.

Le 8 février, un autre Boeing RC-135V "Rivet Joint", cette fois de l'US Air Force, 
numéro 63-9792, indicatif  "HOMER31" décollant de la base de Souda en Crète, 
a réalisé un autre vol de reconnaissance le long de la côte russe de la mer Noire.

Le 9 février 2022, ce sont 3 avions de reconnaissance de l'US Air Force qui ont 
travaillé simultanément le long de la ligne de front du Donbass et dans la région 
de la mer Noire: le Boeing E-8C "Joint STARS", numéro 95-0121, le  Boeing RC-135V 
"Rivet Joint" numéro 63- 9792, et le Boieng  RC-135W "Rivet Joint" numéro 62-4134.

 A noter également le 8 février 2022, un vol débarquant à Kiev un groupe 
d'officiers d'Etat Major espagnols en provenance de Madrid.


Du côté de la Russie 

Dans le cadre de ses exercices interalliés avec Minsk , Moscou continue de déploiement de forces sur sa frontière occidentale Sud 

Ici un immense convoi ferroviaire d'obusiers automoteurs  de 152mm MSTA-S, 
de MT-LB, BREM, 1V13, 1V14 et PRP-4 se dirigeant vers la frontière avec l'Ukraine.

Le 7 février 2022 d'autres trains militaires russes avec des obusiers 
automoteurs de 152mm 2S19 Msta-S arrivent à Korenevo, dans la région 
de Koursk, à environ 20 km de la frontière avec l'Ukraine

Les 8 et 9 février, se dirigeant vers la Mer Noire, un groupe naval de la marine russe 
a passé le Bosphore et les Dardanelles. Les grands navires de débarquement (BDK) 
 "Minsk" et "Kaliningrad"  "Pyotr Morgunov", "George le Victorieux" ,"Olenegorsky
miner" et "Korolev" doivent participer à des exercices navals en Mer Noire.

Ici le grand navire de débarquement "Minsk" (127) à la traversée du détroit du Bosphore

A suivre

Erwan Castel


lundi 3 janvier 2022

Vers une nouvelle nazification du front ?

Si, au niveau des accrochages entre forces ukrainiennes et les milices républicaines la "trêve des confiseurs" est globalement respectée en cette période de fêtes, en revanche les ikro-atlantistes continuent à fourbir leurs armes et leurs déclarations bellicistes à l'encontre des républiques populaires de Donetsk et Lugansk et de la Russie, contraignant cette dernière à maintenir à portée des frontières ukrainiennes des forces armées capables d'écraser une potentielle offensive de Kiev dans le Donbass.

On peut observer la poursuite du renforcement du dispositif offensif sur la ligne de front du Donbass, avec  notamment l'arrivée de nouvelles unités autonomes composées de volontaires nationalistes recrutés dans les mouvements paramilitaires bandéristes, et qui investissent souvent des quartiers résidentiels près du front, à la fois pour mener une pression psychologique sur les populations civiles et les utiliser comme des boucliers humains pour protéger leurs attaques éventuelles.

  • Ainsi une unité spéciale a été observée investissant l'école du village de Valuyskoe, sur le front Nord de Lugansk, Cette unité composée de volontaires nationalistes a installé dès le 27 décembre dans l'établissement communal un poste de commandement fortifié et des positions de tir avant d'être renforcée par des véhicules blindés, des stations radar ainsi que des équipements de reconnaissance d'artillerie, de surveillance et d'acquisition de cibles. Aujourd'hui cette école située au coeur d'un village bordant le front est devenue un bastion militaire problématique.

Ce nouveau déploiement de radicaux politiques ukrainiens sur la ligne de front n'est pas isolé, du Sud (secteur Mariupol) au Nord (secteur Lugansk) des 480 km du front, chaque semaine les renseignements civils et militaires signalent l'arrivée de volontaires bandéristes, depuis des groupes de snipers jusqu'à des bataillons spéciaux comme Aydar sur le secteur de Volnovakha.

Sur ce sujet précis et qui laisserait à penser que l'Etat Major ukrainien met en place des têtes brulées pour constituer le fer de lance d'attaques futures, Dmitry Iarosh, le "petit furher" de la nébuleuse Prayvi Sector (mouvement politique néo-nazi), chef de l'organisation des volontaires nationalistes (DUK) et Commandant de l'Armée des volontaires ukrainiens (UDA) vient de se fendre d'une nouvelle déclaration dont il est difficile de séparer la vérité de son interprétation propagandiste coutumière de ce roquet bandériste.


Fin décembre, dans une interview à la publication Internet de Kiev Left Banque. Dmitry Iarosh, qui serait devenu conseiller spécial du chef d'Etat Major ukrainien (information déclarée puis démentie avant d'être classée "secrête") a ainsi déclaré :

"Le commandement des Forces armées ukrainiennes nous autorisé à nous déployer prochainement sur le front et a promis des armes. Pendant la guerre, jusqu'à 10 000 personnes sont passées par nos structures, c'est un fait. Mais je comprends que le premier échelon sera constitué de milliers de volontaires qui combattront dans le dispositif des brigades des forces armées ukrainiennes régulières, comme nous l'avons fait tout au long de la guerre en cours. Dès lors, des milliers de personnes seront immédiatement mobilisées. 
Notre structure de commandement existe, et c'est la chose la plus importante. Quand il y a une équipe, les gens qui le savent viennent déjà"..

Selon Iarosh, le 8e bataillon de l'UDA se prépare déjà à monter vers le front pour ce début d'année.

"Je tiens à souligner une fois de plus que cela a été convenu avec le commandement des forces armées. Et vous savez, en 2014, le plus gros problème pour moi n'était pas les gens, mais les armes. Nous avons couru, pris littéralement des armes capturées, fait demi-tour et agi avec ce que nous avions dans nos mains. Pour le moment, nous avons un accord selon lequel les forces armées fourniront les armes nécessaires afin que les volontaires puissent répondre de manière adéquate à certains défis dans différents domaines d'une éventuelle invasion russe".

Reste à savoir si le gouvernement de Kiev prendra le risque d'armer ne serait ce que 10 000 radicaux obéissant d'abord à une appareil politique bandériste qui, depuis 2015 a régulièrement menacé le pouvoir (de Porochenko et Zelensky) d'un coup d'Etat nationaliste !

Après Iarosh continue et tout en pérorant au sujet de "centaines de milliers" de volontaires à venir, confirme cette stratégie plausible qui consisterait à disperser les unités nationalistes au sein des unités régulières (ce qu'il appelle la squelettisation") afin de susciter et d'encadrer une motivation qui chez elles se révèle souvent chancelante.

"Je pense que dans la première vague de mobilisation, ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont rejoindre les rangs, et on va juste aider, car les volontaires n'ont jamais été en grand nombre. Nous n'avons pas pris par quantité, nous avons pris par qualité. Et, par conséquent, notre tâche a toujours été, conventionnellement, de «squelettiser» les brigades des forces armées, d'y ajouter des personnes motivées et prêtes à l'abnégation. Nous avons toujours réussi. Je pense que cette fois nous remplirons aussi cette fonction - si nécessaire".

Là encore, au vu des nombreuses rixes souvent meurtrières qui se déroulent régulièrement entre les bataillons spéciaux et les unités régulières voire les forces de police des territoires occupés du Donbass, je ne suis pas sûr que cela soit une source de motivation pour mieux combattre les milices républicaines.

Quoiqu'il en soit, si la proportion de ces "ukropithèques" aux recrutements scabreux (hooligans, repris de justice, néo-nazis ukrainiens et européens...) continue d'augmenter sensiblement sur le front, il est fort à parier que ces têtes brulées aux cervelles plates confondent, comme en 2014, rotation sur le front avec safari criminel.

Quand un volontaire nationaliste ukrainien prend son rêve pour une réalité...

En convergence avec ces arrivées de fanatiques russophobes sur le front du Donbass, on voit revenir une politique criminelle vis à vis des populations civiles des républiques de Donetsk et Lugansk comme par exemple : 

  • Le 2 janvier à partir de 21h00, la partie ukrainienne a interrompu l'approvisionnement en eau potable de la station de filtrage occidentale "Luhanskvoda" vers le territoire de la République Populaire de Lugansk. Suite à cette coupure volontaire, qui constitue un crime au regard de la Convention de Genève, l'approvisionnement en eau des secteurs de Alchevsk, Bryanka, Stakhanov, Kirovsk et du district de Perevalsky a été fortement diminué et celui de Pervomaisk a été complètement coupé.

Si les regards sont aujourd'hui tournées vers le front diplomatique où la Russie essaye de faire comprendre aux USA l'inadmissibilité de voir l'OTAN continuer sa reptation vers ses frontières, les discours ukrainiens forts du soutien inconditionnel de l'OTAN et de nombreux pays occidentaux (pays baltes, France, Pologne...) se moquent ouvertement de la solution pacifique de ces négociations à venir (du 9 au 13 janvier). 

Ainsi du président ukrainien Zelensky qui, lors de ses vœux pour le Nouvel An, a exprimé "l'espoir que cette année, des représentants des Forces armées ukrainiennes seront photographiés en Crimée, Donetsk et Lugansk". Cela veut tout dire concernant les projets ou plutôt les fantasmes de Kiev qui sont aux antipodes d'une résolution pacifique du conflit.

Et les activités des forces ukrainiennes même si elles sont silencieuses confirment chaque jour ces intentions belliqueuses ukrainiennes.


Du côté de la Russie

La Russie joue toujours la carte diplomatique et celle du dialogue avec Washington, mais sans être naïf ni même hypocrite, signifiant à ses interlocuteurs ukro-occidentaux qu'il ne pourront plus trahir à nouveau leur parole et les traités signés sans subir une riposte radicale et militaire.

Ainsi face à la poursuite des préparatifs offensifs ukrainiens, les forces russes continuent également de déployer des renforts sur leur flanc oriental face à l'Ukraine, même si par ailleurs nombre d'unités impliquées dans les derniers exercices militaires dans la région sont effectivement retournées dans leurs garnisons (10 000 hommes soit 10 % des effectifs déployés estimés):

30/12/2021, gare Briansk-Lgovsky, un convoi ferroviaire russe avec 
des véhicules spéciaux pour le transport de liquides inflammables 
fait route vers les frontières ukrainiennes au Nord de Kharkov.
Géolocalisation du convoi de 
Briansk-Lgovsky

2 janvier 2022. Région de Kaluga, Ville de Babynino (ligne ferroviaire 
Kaluga-Sukhinichi-Briansk-Novozybkov). Plusieurs convois ferroviaires 
russes font mouvement vers les frontières ukrainiennes.

Géolocalisation du convoi de Babynino 

Il reste donc à attendre ce que l'échec inévitables des négociations Est-Ouest des 9 au 13 janvier prochains va déclencher tant sur le front diplomatique qu'économique et surtout sur le front militaire du Donbass.

Erwan Castel


dimanche 2 janvier 2022

Marches fécales ukrainiennes

Marche aux flambeaux bandériste dans les rues de Kiev le 1er janvier 2022 (estimée à 3500 personnes)

A l'occasion du premier jour de l'année, les nationalistes radicaux, bandéristes et autres néo-nazis ont manifesté leur nostalgie d'un Reich qui, à l'instar du Maïdan les autorisa pour la première fois à répandre leur haine ethnocentrée à travers l'Europe de l'Est. 
Et dans les rues ukrainiennes, depuis celles du centre de la capitale jusqu'à celles des villes occupées du Donbass ou des nouveaux collabos étaient venus provoquer les populations russes, des marches aux flambeaux rythmées par des vociférations russophobes sont venues brandir comme une icone sacrée les portraits de Stepan Bandera. Né un 1er janvier 1909, l'ultra nationaliste ukrainien, qui fut dirigeant de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), fondateur de la Légion ukrainienne sous commandement allemand se révéla dans les années 40 être un collaborateur nazi aussi ingérable que criminel.

Quelques collabos bandéristes sont venus narguer sous protection
policière les russes de Slaviansk (à 100 km au Nord de Donetsk),
un ville républicaine qui fut le berceau de la rébellion du Donbass,
aujourd'hui occupé par les forces de Kiev, et attendant sa libération.  

Listons ici pour mémoire quelques uns des étrons collabos de Stepan Bandera dont chacun suffit à justifier sa "liquidation" par un commando du NKVD le 15 octobre 1959 et surtout devrait rendre inadmissible et condamnable sa réhabilitation observable depuis le coup d'Etat du Maïdan :

La deuxième guerre mondiale est à ce sujet révélatrice de la dichotomie identitaire ukrainienne, l'Est du pays ayant fourni à l'armée rouge nombre de divisions dont beaucoup comme la "division des mineurs" de Donetsk ont réalisé de hauts faits d'armes lors de la libération de l'Europe, tandis que l'Ouest du pays vomissait surtout des collaborateurs criminels au nazisme. 

Ces "soldats" de Stepan Bandera furent très nombreux (environ 250 000 répartis dans des unités de sabotage, de police, de Wehrmacht, Waffen SS et SS) et se rendirent coupables de nombreux massacres, pogroms, exécutions sommaires, rafles etc. essentiellement contre des populations civiles russes, ukrainiennes et polonaises. 
  • la 14e division SS Galicia, 
  • la 13e division SS Handschar, 
  • les 5e, 6e, 7e, et 8e régiments SS, le 204e bataillon. 
  • les groupes de saboteurs OUN B et OUN M, 
  • les unités de police de sureté antipartisans 109, 114, 115, 116, 117, et 118. 
  • le bataillon Nachtigall spécialisé dans la répression, 
  • l'armée nationale ukrainienne (UPA) "alliée des allemands", 
  • la milice ukrainienne "qui aidera à supprimer les juifs " (lettre de Stetsko à Bandera du 25/06/41),
  • les 201e, 50e et 15e bataillons de police, surveillant les déportations, ghettos et camps,
  • etc. (voir une synthèse ici)
Les victimes directes et attestées de ces collabos ukrainiens bénis par l'église catholique uniate dépassent largement le million de personnes (massacres de Babi Yar, Lwów, Huta Pieniacka Volhynie, Ternopil, Sataniv, Vinnytsia, Kortelisse, Doubno etc.).

Après la guerre, ces criminels bandéristes se sont réfugiés dans les montagnes forestières de leur berceau galicien (région de Lvov à l'Ouest de l'Ukraine) où ils continuèrent pendant des années, sous le sobriquet de "frères de la forêt", a commettre des forfaits et crimes à l'encontre des autorités soviétiques et des civils natifs des régions russophones de l'Est du Donbass (j'ai personnellement recueilli plusieurs témoignages d'amis de Donetsk, dont des parents furent persécutés par ces "frères de la forêt" dans la région de Lvov).

Aujourd'hui ces néo-nazis ressortent des égouts de l'Histoire dans l'indifférence complice et même la collaboration active des autorités ukrainiennes mais aussi de leurs parrains occidentaux !

...des manifestations nationalistes bandéristes dans les rues de Kiev

...aux unités de volontaires sur le front du Donbass, comme ici un
groupe du régiment nationaliste "Azov" exhibe avec fierté le revers
bien plus explicite de son drapeau bandériste à la symbolique nazifiée.

Aujourd'hui le nazi Stepan Bandera est officiellement réhabilité
et glorifié dans cette Ukraine post Maïdan tant chérie par les
démocraties droitdelhommistes occidentales dont les anciens
se sont battus et sont morts pour libérer l'Europe du nazisme !

Cherchez l'erreur !:

Certains ukro-atlantistes diront certainement que mes lignes ne sont que de la propagande s'appuyant sur des faits divers anecdotiques marginaux mais alors comment justifient-ils alors de vote hallucinant répété chaque année à l'ONU concernant une proposition de résolution condamnant la glorification du nazisme et que bien entendu les chiens de garde médiatiques du IVème Reich n'ont pas juger bon de relever dans leurs communiqués propagandistes.

Ce 17 décembre 2021, la Russie a présenté une nouvelle fois au vote des nations unies sa résolution annuelle appelant les nations à combattre la glorification du nazisme, et le résultat est on ne peut plus révélateur du naufrage moral de l'Occident :

75 années après la seconde guerre mondiale,

Les USA et l'Ukraine refusent de combattre le nazisme ! 
et les pays occidentaux, regardant ailleurs s'abstiennent !

Les résultats de ce nouveau vote mémoriel se passent de tout commentaire et au vu de la dérive totalitaire des démocraties occidentales (dans la gestion de la crise sanitaire par exemple), ils ont au moins l'avantage de présenter une triste cohérence avec l'effondrement éthique de ces parangons des Droits de l'Homme qui ressemblent de plus en plus à ces criminels qui agitaient autrefois les bannières du Christ dans les carnages des croisades, conquêtes territoriales qui n'avaient de religieuses que le nom.




Et pour finir sur une pensée bien plus symbolique et chargée d'une espérance éternelle, je retiendrai pour l'Histoire que le 1er janvier, c'est surtout celui de l'année 1959, lorsque les volontaires du commandant Fidel Castro ont la rébellion du peuple cubain à la victoire et, tandis que le dictateur Batista s'enfuyait vers les USA, qu'ils ouvraient le chemin de la dignité des peuples dans leur combat contre l'impérialisme et pour leur Liberté.


"Hasta la victoria siempre !"

Erwan Castel

vendredi 24 décembre 2021

Ukropithèques décomplexés

2 déclarations convergentes de responsables kiéviens révèlent le niveau d'excitation et la mentalité criminelle de ces ukropithèques vomis par le Maïdan il y a 8 ans et qui rappelons le encore sont soutenus inconditionnellement par les chères démocraties droitdelhommistes occidentales :

  • Tout d'abord les représentants de Kiev du groupe de contact du processus de paix  lors d'une nouvelle tentative de pourparlers concernant l'échange de prisonniers (point 6 des accords de Minsk) ont déclaré cette semaine : "il n'y aura bientôt plus de prisonniers en Ukraine" (!?).
Si on ne connaissait pas le cynisme des représentants ukrainiens aux réunions des accords de Minsk on pourrait presque penser à une expression évasive maladroite, sauf que Dmitry Iarosh qui est le fondateur du mouvement paramilitaire néo-nazi  ukrainien "Trizub", un des leaders du "Secteur Droit" les plus virulents du Maïdan et fondateur du Corps des Volontaires Ukrainiens, "DUK" et devenu conseiller spécial du Chef d'Etat Major de l'armée ukrainienne a appelé sur l'antenne de la chaîne Espresso TV à procéder à un nettoyage de masse des pro-russes par les nationalistes radicaux ukrainiens:
  • "Sans aucun doute, les services spéciaux ukrainiens devraient neutraliser les personnes qui s'opposent ouvertement et non ouvertement à l'État ukrainien. Ils font quelque chose, nous le voyons constamment dans les rapports sur les arrestations d'agents russes, mais cela ne suffit pas. À mon avis, si une invasion à grande échelle commence, les lois du temps de paix passeront à l'arrière-plan, et alors les patriotes ukrainiens devront être prêts à nettoyer ces saboteurs russes qui sont dans la politique, la culture et les affaires. Ce sont eux qui sont considérés par le Kremlin comme la future administration d'occupation"
Le fait est que depuis 2 mois on observe une augmentation des unités autonomes ukrainiennes au recrutement néo-nazi et nationaliste : bataillon Aydar (secteur Volnovakha à 40 km au Sud de Donetsk), groupes de tireurs d'élites ou volontaires de l'organisation DUK...) auxquels il faut rajouter le retour important d'unités de mercenaires étasuniens issus de la nébuleuse "Blackwater" (devenu "XE service" puis "Academi" après le massacre de civils irakiens en 2007) qui étaient déjà environ 400 en 2014 (source renseignements allemand). D'autre part un décret d'application ukrainien vient d'être activé pour simplifier l'obtention du passeport ukrainien aux étrangers volontaires pour le front du Donbass.

Entre ces paramilitaires et ces mercenaires, Washington et Kiev (qui soit dit en passant sont les 2 seuls pays s'opposant à l'ONU à la condamnation de la promotion du nazisme) disposent sur le front du Donbass d'unités "non gouvernementales" idéales pour commettre des crimes de guerre car elles n'engagent pas juridiquement leurs responsabilités. Et à ce sujet, le ministère russe de la défense a relevé récemment l'inquiétant déploiement sur le secteur d'Avdeevka (front au Nord de Donetsk) de mercenaires étasuniens et de stocks d'armes chimiques.

Alors que la France vient de pousser l'ONU à des sanctions contre la société militaire privée russe "Wagner" qui (à l'invitation des gouvernements centrafricains et maliens) porte ombrage à son pré carré néocolonialiste, Paris, pourtant "garant des accords de paix" signés à Minsk regarde ailleurs lorsque Washington déploie en toute illégalité morale des mercenaires sur le front du Donbass... Encore une fois un exemple du "2 poids 2 mesures" du laquais de l'Oncle Sam.

Ces faits avérés ainsi que l'actuelle exacerbation idéologique des tensions militaires et diplomatiques actuelles hystérique occidentale ne risquent pas, sur fond d'hystérie russophobe  occidentale, de calmer le fanatisme meurtrier des bandéristes...


Encore un civil blessé par les forces de Kiev

Confirmant que l'accalmie relative des derniers jours n'était qu'une illusion, les forces ukrainiennes - qui avaient déjà repris hier leurs bombardements lourds sur Aleksandrovka - ont engagé de nouveaux pilonnages sur le front de Donetsk
  • Le 22 décembre 2021, à 8h30, bombardement ukrainien avec des obusiers lourds du secteur de Spartak (Est aéroport de Donetsk) depuis leurs positions d'Avdeevka
Pour remplacer le lance grenades automatique soviétique vieillissant AGS 17 (30mm),
l'industrie militaire 
ukrainienne a mis au point récemment l'UAG 40 (tout comme la
Russie a l'AGS 40), un lance grenade automatique de 40 mm, plus précis et rapide et
qui ayant terminé ses tests en 2017 et apparait aujourd'hui sur le front du Donbass.

Malgré la traditionnelle trêve de fin d'année qui se prolonge jusqu'au Noël et vieux nouvel an orthodoxe, on observe la reprise de l'escalade militaire en cours. Ainsi pour la journée du 23 décembre les forces ukrainiennes ont repris leurs tirs sur les front  de Lugansk et Donetsk où un civil a été gravement blessé dans le village d'Aleksandrovka (Sud de Donetsk).

Piotr Ozolin, habitant d'Aleksandrovka a été visé et touché par le tir ukrainien d'une grenade autopropulsée AGS 17 (30mm) ou UAG 40 (40mm) d'une unité de la 54e brigade mécanisée ukrainienne du colonel A.S. Maistrenko, à 5h30 alors qu'il sortait du village pour se rendre à son travail. Présentant des "blessures multiples à la région temporo-pariétale gauche, à l'épaule gauche, blessure pénétrante à la région iliaque pulmonaire, blessure aux deux jambes sur la face avant", l'homme de 53 ans a été évacué aux sois intensifs de l'hôpital n°14 du district urbain voisin de Petrovsky dans un état est jugé grave.

A noter que la compagne de la victime, Victoria Ozolina,  a été elle aussi blessé le 27 novembre dernier dans un autre bombardement ukrainien. Le destin tragique de cette famille d'Aleksandrovka n'est malheureusement pas exceptionnel, il illustre la situation de ces milliers de familles qui survivent depuis 7 ans sous les tirs quotidiens des forces ukrainiennes et l'indifférence d'une communauté internationale qui passe son temps à hurler contre une agression russe fantasmée.

Cela fait maintenant 72 jours que Andreï Kociak, observateur 
du Centre de Contrôle et de Coordination du Cessez le feu a été 
capturé, torturé et jeté illégalement dans les geôles ukrainiennes 


Du côté de la Russie

Illustrant la radicalisation obligée du Kremlin face à l'obstination des ukro-atlantistes de piétiner les accords de paix de Minsk et de poursuivre l'installation de l'OTAN en Ukraine, les forces armées de la Fédération de Russie se préparent à réagir à une potentielle offensive ukrainienne qu'elle soit dirigée contre elles ou contre les populations du Donbass.

Contrairement au printemps, les déploiements dissuasifs russes sont cette fois plus importants et surtout continuels depuis plusieurs semaines, et annoncent à Kiev les pires augures si Washington décide d'engager une option militaire dans le Donbass. Même si l'armée ukrainienne a doublé ses effectifs par rapport à 2014, s'est un peu modernisée grâce aux formations et équipements occidentaux, elle reste ridicule face à la puissance militaire russe et surtout seule car elle sait que l'OTAN, en dehors de l'aide logistique, du renseignement du champ de bataille et éventuellement de quelques mercenaires et forces spéciales, restera physiquement en retrait du front que Washington lui aura donné l'ordre d'ouvrir.

Pour faire suite aux différentes informations concernant ces déploiements militaires russes vers les frontières ukrainiennes  voici d'autres mouvements dissuasifs réalisés ostensiblement au vu at au su de tous par l'Etat Major russe :

Evolution de la base militaire russe de Bakhchisarai, en péninsule de Crimée. La photo 
à gauche date d'octobre, celle de droite du 13 décembre. On peut y voir une concentration 
d'environ 100 véhicules blindés, chars et véhicules de combat, transports de troupes, obusiers automoteurs, défense anti aérienne aérienne... ce qui correspond à une brigade de combat.  

Le 20 décembre dans la région de Riazan, à la gare de triage  de Riazan, un convoi
ferroviaire russe avec des tracteurs d'artillerie Kamaz-63501AT "Medved" et des 
obusiers 2A65 "Msta-B" a été vu faisant mouvement vers les frontières ukrainiennes
Localisation du convoi de Riazan

Entre le 10 et le 17 décembre, de nombreux convois ferroviaires russes 
comme celui cisont arrivés sur la base militaire près de Voronej.
Localisation du convoi de Voronej

Egalement vu, dans la région de Nijni Novgorod, un autre convoi ferroviaire russe en route
vers les frontières ukrainiennes avec notamment un véhicule de commandement Gaz-66 KShM, 
des transports et tracteurs MT-LB, des transports de troupes BTR 82, des chars de combat, 
des Lance Roquettes multiples de 122mm "Grad", des engins du génie combat... 
Géolocalisation possible du convois en fonction des bases existantes près de la frontière ukrainienne

Aujourd'hui avec un chemin de la paix obstrué par les provocations ukrainiennes, les coups tordus de l'OTAN et les mensonges de Washington et ses alliés, sans oublier l'indifférence des populations occidentales le nez plongé dans la psychose covidienne et la dinde de Noël, force est de constater que la situation dans cette région sous haute tension de la Mer Noire, continue de glisser lentement mais sûrement vers le chemin de la guerre totale.

Erwan Castel