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mercredi 3 novembre 2021

Quand les bandéristes sortent de l'ombre


Alors qu'il était quasiment sorti des radars politico-médiatiques depuis l'arrivée de Zelensky à la présidence ukrainienne, voilà que sort de l`ombre Dmitry Iarosh le fondateur du mouvement paramilitaire néo-nazi  ukrainien "Trizub", animateur russophobe virulent du Maïdan et initiateur du Corps des Volontaires Ukrainiens, "DUK", alimentant le front du Donbass de radicaux nationalistes, repris de justice et autres soudards en quête de sensations fortes et criminelles (et qui conduiront même parfois les plus tarés d'entre eux dans leurs propres geôles ukrainiennes pour des crimes impossibles à cacher).

Dmitry Iarosh, pour ses actions durant le Maïdan et sur le front du Donbass où il a dirigé un temps des paramilitaires, a été visé par plusieurs procédures pénales concernant des organisations terroristes et des crimes de guerre. Il va même être inscrit dans la liste des personnes recherchées par Interpol jusqu·en 2016.

En 2015, Dmitry Iarosh et l'islamiste Muslim Cheberloevsky, un terroriste
tchétchène,
sur le front de Mariupol, rêvant de fusionner sur le front du Donbass
 dans une
commune hystérie russophobe, le djihad de Daesh et la croisade du Secteur Droit.

Celui qu`on surnommait entre 2014 et 2016 "le petit führer du "Secteur Droit", cette nébuleuse ultra nationaliste ukrainienne regroupant sous son drapeau rouge et noir les groupuscules les plus extrémistes, des hooligans aux bandéristes en passant par des néo nazis venus d'autres pays européens venus jouer les mercenaires pour Kiev, vient d'être nommé conseiller spécial du Commandant en chef des forces armées ukrainiennes.

Dès sa prise de fonction, Iarosh a aussitôt accordé plusieurs entretiens au cours desquels il évoque "des projets spécifiques proposés au Commandant en chef" et notamment:

"l'engagement du potentiel volontaire existant 
dans les actions des forces armées ukrainiennes"

Autrement dit: radicaliser politiquement les forces ukrainiennes dans le Donbass par un recrutement de volontaires ultra nationalistes locaux et étrangers ou de condamnés (en échange de remises de peine). Son rêve est de faire évoluer "l'Opération des Forces Conjointes" en charge du front du Donbass, à l'image des quelques unités issues des bataillons spéciaux nationalistes de la première heure qui y sont toujours présentes, comme par exemple le bataillon spécial néo nazi, devenu depuis régiment, "Azov".

Et le "petit führer" du Secteur Droit d'ajouter voir également vouloir "développer le travail de formation (militaire) auprès des jeunes ukrainiens"

Évoquant les radicaux du mouvement "Secteur Droit" vétérans du Donbass, Iarosh tout en libérant sa coutumière mégalomanie rappelle: "J'étais à différents postes dans différentes formations, j'avais environ 10 000 personnes sous mes ordres, et la grande majorité de ces personnes sont prêtes à être mises en service, encore une fois, au sein d'unités autonomes ou régulières. Je suis maintenant le commandant du DUK".

Que cette nomination de l'excité du "Prayvi Sector" à l'Etat major des forces armées ukrainiennes au moment où ces dernières mènent une nouvelle escalade sur le front du Donbass n'est certainement pas un hasard du calendrier.

Le commandant de l' "Opération des Forces Conjointes" ukrainiennes, le lieutenant-général Alexandre Pavlyuk (qui a autorisé le 26 octobre l'emploi du drone Bayraktar) a d'ailleurs confié au journaliste étasunien Nolan Peterson:

"Nous sommes prêts pour l'escalade, prêts pour une nouvelle série de combats"

Prêts techniquement... certainement au vu des efforts réalisés ces 6 dernières années pour moderniser équiper et former l'armée ukrainienne, au frais de l'Union Européenne, de l'OTAN et du FMI.

mais

Prêts moralement.... là c'est moins sûr car beaucoup de soldats ukrainiens sont des conscrits, ou fatigués par cette guerre interne pour laquelle ils ne sont guère motivés.

.... d'où la solution proposé par Iarosh de faire revenir dans le Donbass les excités sans foi ni loi des groupes paramilitaires bandéristes qui seront heureux de rejoindre en enfer le collabo Bandera...

Pour conclure en illustration ce sujet, vouci une capture d'écran d'un reportage réalisé par le média suisse TCH dans le village de Staromarivka récemment capturé dans la zone grise par la 93e Brigade ukrainienne  ou des forces spéciales tiennent en otage (et bouclier humain) les, 180 habitants (dont 37 citoyens ont russes) et dont ici l'insigne de manche arboré ne laisse aucun doute sur leur motivation idéologique :

Ici on peut observer sur l'uniforme d'un soldat occupant Staromarivka,
l'insigne de manche caractéristique de la division SS ukrainienne "Galicia"....

Affiche de propagande ukrainienne de la guerre
pour le recrutement de la division SS "Galicia"

Et d'aucuns comme Nuland, BHL, Biden, Macron etc de prétendre que les ukrainiens se battant dans le Donbass contre les "envahisseurs russes" sont de gentils patriotes défendant la démocratie et les drois de l'Homme en Europe !

Erwan Castel 


Après la "Neue Europa" nazie voici donc la nouvelle
Chair à canon, cette fois pour l' "Union Européenne"


lundi 3 janvier 2022

Vers une nouvelle nazification du front ?

Si, au niveau des accrochages entre forces ukrainiennes et les milices républicaines la "trêve des confiseurs" est globalement respectée en cette période de fêtes, en revanche les ikro-atlantistes continuent à fourbir leurs armes et leurs déclarations bellicistes à l'encontre des républiques populaires de Donetsk et Lugansk et de la Russie, contraignant cette dernière à maintenir à portée des frontières ukrainiennes des forces armées capables d'écraser une potentielle offensive de Kiev dans le Donbass.

On peut observer la poursuite du renforcement du dispositif offensif sur la ligne de front du Donbass, avec  notamment l'arrivée de nouvelles unités autonomes composées de volontaires nationalistes recrutés dans les mouvements paramilitaires bandéristes, et qui investissent souvent des quartiers résidentiels près du front, à la fois pour mener une pression psychologique sur les populations civiles et les utiliser comme des boucliers humains pour protéger leurs attaques éventuelles.

  • Ainsi une unité spéciale a été observée investissant l'école du village de Valuyskoe, sur le front Nord de Lugansk, Cette unité composée de volontaires nationalistes a installé dès le 27 décembre dans l'établissement communal un poste de commandement fortifié et des positions de tir avant d'être renforcée par des véhicules blindés, des stations radar ainsi que des équipements de reconnaissance d'artillerie, de surveillance et d'acquisition de cibles. Aujourd'hui cette école située au coeur d'un village bordant le front est devenue un bastion militaire problématique.

Ce nouveau déploiement de radicaux politiques ukrainiens sur la ligne de front n'est pas isolé, du Sud (secteur Mariupol) au Nord (secteur Lugansk) des 480 km du front, chaque semaine les renseignements civils et militaires signalent l'arrivée de volontaires bandéristes, depuis des groupes de snipers jusqu'à des bataillons spéciaux comme Aydar sur le secteur de Volnovakha.

Sur ce sujet précis et qui laisserait à penser que l'Etat Major ukrainien met en place des têtes brulées pour constituer le fer de lance d'attaques futures, Dmitry Iarosh, le "petit furher" de la nébuleuse Prayvi Sector (mouvement politique néo-nazi), chef de l'organisation des volontaires nationalistes (DUK) et Commandant de l'Armée des volontaires ukrainiens (UDA) vient de se fendre d'une nouvelle déclaration dont il est difficile de séparer la vérité de son interprétation propagandiste coutumière de ce roquet bandériste.


Fin décembre, dans une interview à la publication Internet de Kiev Left Banque. Dmitry Iarosh, qui serait devenu conseiller spécial du chef d'Etat Major ukrainien (information déclarée puis démentie avant d'être classée "secrête") a ainsi déclaré :

"Le commandement des Forces armées ukrainiennes nous autorisé à nous déployer prochainement sur le front et a promis des armes. Pendant la guerre, jusqu'à 10 000 personnes sont passées par nos structures, c'est un fait. Mais je comprends que le premier échelon sera constitué de milliers de volontaires qui combattront dans le dispositif des brigades des forces armées ukrainiennes régulières, comme nous l'avons fait tout au long de la guerre en cours. Dès lors, des milliers de personnes seront immédiatement mobilisées. 
Notre structure de commandement existe, et c'est la chose la plus importante. Quand il y a une équipe, les gens qui le savent viennent déjà"..

Selon Iarosh, le 8e bataillon de l'UDA se prépare déjà à monter vers le front pour ce début d'année.

"Je tiens à souligner une fois de plus que cela a été convenu avec le commandement des forces armées. Et vous savez, en 2014, le plus gros problème pour moi n'était pas les gens, mais les armes. Nous avons couru, pris littéralement des armes capturées, fait demi-tour et agi avec ce que nous avions dans nos mains. Pour le moment, nous avons un accord selon lequel les forces armées fourniront les armes nécessaires afin que les volontaires puissent répondre de manière adéquate à certains défis dans différents domaines d'une éventuelle invasion russe".

Reste à savoir si le gouvernement de Kiev prendra le risque d'armer ne serait ce que 10 000 radicaux obéissant d'abord à une appareil politique bandériste qui, depuis 2015 a régulièrement menacé le pouvoir (de Porochenko et Zelensky) d'un coup d'Etat nationaliste !

Après Iarosh continue et tout en pérorant au sujet de "centaines de milliers" de volontaires à venir, confirme cette stratégie plausible qui consisterait à disperser les unités nationalistes au sein des unités régulières (ce qu'il appelle la squelettisation") afin de susciter et d'encadrer une motivation qui chez elles se révèle souvent chancelante.

"Je pense que dans la première vague de mobilisation, ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont rejoindre les rangs, et on va juste aider, car les volontaires n'ont jamais été en grand nombre. Nous n'avons pas pris par quantité, nous avons pris par qualité. Et, par conséquent, notre tâche a toujours été, conventionnellement, de «squelettiser» les brigades des forces armées, d'y ajouter des personnes motivées et prêtes à l'abnégation. Nous avons toujours réussi. Je pense que cette fois nous remplirons aussi cette fonction - si nécessaire".

Là encore, au vu des nombreuses rixes souvent meurtrières qui se déroulent régulièrement entre les bataillons spéciaux et les unités régulières voire les forces de police des territoires occupés du Donbass, je ne suis pas sûr que cela soit une source de motivation pour mieux combattre les milices républicaines.

Quoiqu'il en soit, si la proportion de ces "ukropithèques" aux recrutements scabreux (hooligans, repris de justice, néo-nazis ukrainiens et européens...) continue d'augmenter sensiblement sur le front, il est fort à parier que ces têtes brulées aux cervelles plates confondent, comme en 2014, rotation sur le front avec safari criminel.

Quand un volontaire nationaliste ukrainien prend son rêve pour une réalité...

En convergence avec ces arrivées de fanatiques russophobes sur le front du Donbass, on voit revenir une politique criminelle vis à vis des populations civiles des républiques de Donetsk et Lugansk comme par exemple : 

  • Le 2 janvier à partir de 21h00, la partie ukrainienne a interrompu l'approvisionnement en eau potable de la station de filtrage occidentale "Luhanskvoda" vers le territoire de la République Populaire de Lugansk. Suite à cette coupure volontaire, qui constitue un crime au regard de la Convention de Genève, l'approvisionnement en eau des secteurs de Alchevsk, Bryanka, Stakhanov, Kirovsk et du district de Perevalsky a été fortement diminué et celui de Pervomaisk a été complètement coupé.

Si les regards sont aujourd'hui tournées vers le front diplomatique où la Russie essaye de faire comprendre aux USA l'inadmissibilité de voir l'OTAN continuer sa reptation vers ses frontières, les discours ukrainiens forts du soutien inconditionnel de l'OTAN et de nombreux pays occidentaux (pays baltes, France, Pologne...) se moquent ouvertement de la solution pacifique de ces négociations à venir (du 9 au 13 janvier). 

Ainsi du président ukrainien Zelensky qui, lors de ses vœux pour le Nouvel An, a exprimé "l'espoir que cette année, des représentants des Forces armées ukrainiennes seront photographiés en Crimée, Donetsk et Lugansk". Cela veut tout dire concernant les projets ou plutôt les fantasmes de Kiev qui sont aux antipodes d'une résolution pacifique du conflit.

Et les activités des forces ukrainiennes même si elles sont silencieuses confirment chaque jour ces intentions belliqueuses ukrainiennes.


Du côté de la Russie

La Russie joue toujours la carte diplomatique et celle du dialogue avec Washington, mais sans être naïf ni même hypocrite, signifiant à ses interlocuteurs ukro-occidentaux qu'il ne pourront plus trahir à nouveau leur parole et les traités signés sans subir une riposte radicale et militaire.

Ainsi face à la poursuite des préparatifs offensifs ukrainiens, les forces russes continuent également de déployer des renforts sur leur flanc oriental face à l'Ukraine, même si par ailleurs nombre d'unités impliquées dans les derniers exercices militaires dans la région sont effectivement retournées dans leurs garnisons (10 000 hommes soit 10 % des effectifs déployés estimés):

30/12/2021, gare Briansk-Lgovsky, un convoi ferroviaire russe avec 
des véhicules spéciaux pour le transport de liquides inflammables 
fait route vers les frontières ukrainiennes au Nord de Kharkov.
Géolocalisation du convoi de 
Briansk-Lgovsky

2 janvier 2022. Région de Kaluga, Ville de Babynino (ligne ferroviaire 
Kaluga-Sukhinichi-Briansk-Novozybkov). Plusieurs convois ferroviaires 
russes font mouvement vers les frontières ukrainiennes.

Géolocalisation du convoi de Babynino 

Il reste donc à attendre ce que l'échec inévitables des négociations Est-Ouest des 9 au 13 janvier prochains va déclencher tant sur le front diplomatique qu'économique et surtout sur le front militaire du Donbass.

Erwan Castel


lundi 18 août 2014

Ce sont bien les néos-nazis qui mènent la danse à Kiev

Sous le portrait du nazi Bandera, les activistes du Maïdan défilent portant la Wolfsangel, des divisions SS galiciennes

Vous pouvez toujours essayer d'affubler le mouvement "Prayvi Sector" ("Secteur Droit") devenu parti politique, des doux euphémismes de "radical socialiste", "nationaliste radical"... il n'en reste pas moins que sa pensée politique ethno-centrée, ses références idéologiques bandéristes, et ses méthodes violentes le rapprochent plus du nazisme à qui il emprunte d'ailleurs un bon nombre de symboles et modes comportementales. 

Militants du "Prayvi Sector" sur la Maïdan saluant les harangues de ...BHL !

Samedi, son leader Dmitry Iarosh, (qui lui au moins a la  franchise de ses actes et paroles) lançait un ultimatum, courroucé que des membres de son mouvement aient été interpellés par la police dans différents lieux de l'Ukraine, lors d'émeutes ou de contrôles en possession d'armes de  guerre aussitôt confisquées... 

Le "petit Führer" du Secteur Droit avait donné 48 heures  pour faire le ménage au sein du Ministère de l'Intérieur, menaçant le gouvernement Porochenko d'un putsch militaire mené par ses bataillons spéciaux...

Et Porochenko, sur son trône en chocolat, de s’exécuter en 8 heures !

Dommage un deuxième front à Kiev aurait soulagé celui du Donbass...

Cependant, cet épisode est révélateur et confirme plusieurs choses : 

1 / La menace réelle que représentent "Prayvi Sector", "Svoboda" 
2 / La panique du gouvernement enlisé au sud Est et discrédité ailleurs
3 / La désintégration des forces de sécurité et la disparition du droit

Kiev est exsangue soumis à la volonté de quelques extrémistes dangereux, qui ont su, des barricades du Maïdan aux tranchées du Donbass rendre leur fanatisme indispensable à un gouvernement de bouffons aveuglés par leurs intérêts...

Aujourd'hui on sait donc que le vrai patron à Kiev s'appelle Dmitry Iarosh et, s'il a mis son épée au service de "Piètre Porochenko", son couteau est désormais appuyé sur le cou graisseux de cette marionnette occidentale qui va certainement prier maintenant en secret pour qu'un tireur séparatiste lui envoie son chien enragé en enfer... 

Erwan Castel

Dmitry Iarosh, leader charismatique du "Prayvi Sector" ukrainien

jeudi 11 novembre 2021

Un seul mot d'ordre ukrainien : "Préparez vous !"

On pourrait croire que dans le Donbass, à l'initiative des forces de Kiev, se déroule une énième escalade militaire à l'image de toutes celles qui agitent depuis 7 ans les 480 km de ligne front entre Mariupol au Sud et Lugansk au Nord de ce volcan situé sur la nouvelle faille Est-Ouest européenne.

Cependant, si les bombardements militaires et les mouvements des troupes ukrainiens ont un air de "déjà vu", la situation dans laquelle se déroule cette nouvelle exacerbation du front est nettement différente des précédentes, tant sur le plan militaire, diplomatique qu'international.

Primo : L'armée ukrainienne opte pour une stratégie offensive

Depuis 2016, les forces ukrainiennes dans le Donbass limitaient leurs actions à des bombardements à distance et des gesticulations à l'arrière du front. Certes, on a assisté à un grignotage en règle par les "ukrops" des territoires situés à l'intérieur de la "zone grise" (zone démilitarisée en théorie de 2km de large minimum située entre les belligérants), et à des tirs sur la ligne de front, mais jamais un retour à une dynamique offensive comme celle ouverte fin octobre avec notamment la capture d'un village de 180 habitants (dont 37 citoyens russes), le bombardement d'une localité éloignée du front (Telmanovo à 10 km) et une attaque aérienne avec un drone de combat Bayraktiar TB2.

Secundo: Les accords de Minsk appartiennent au passé

Lorsque le président français Macron, en cherchant visiblement à emmener sa promotion électorale présidentielle sur une tribune internationale, propose à Sergeî Lavrov le Ministre russe des Affaires Etrangères de faire une nouvelle réunion du "Format Normandie" (présidents russe, francais, allemand et ukrainien) au chevet du Donbass, ce dernier lui rétorque qu'au vu des sempiternelles violations ukrainiennes du traité de paix, "il est temps d'arrêter les simagrées des accords de Minsk qui consistent a se faire des selfies pour prétendre que le processus diplomatique est toujours vivant".

Tertio : Une situation internationale de plus en plus tendue et réactive

Les origines du conflit du Donbass, tout comme le Maidan sont indissociables des enjeux et menaces que représente le contrôle de cette région pontique dont la clef de voûte est la péninsule de Crimée qui abrite la base stratégique russe de Sébastopol et sa flotte de la Mer Noire qui sont vitales à la défense occidentale de la Russie, et le Donbass est devenu le détonateur de ce conflit entre l'OTAN et la Russie, qui pour le moment n'a pas explosé . Ainsi, à chaque fois que les forces ukrainiennes bombardent violemment les républiques de Donetsk et Lugansk ou menacent de réactiver une guerre de mouvement, on assiste comme dans un écho à des gesticulations diplomatiques et militaires de l'OTAN et la Russie et qui ressemblent de plus en plus au bras de fer d'une nouvelle guerre froide.


"Préparez vous !"

Dmitro Iarosh, du mouvement néo nazi ukrainien
"Secteur Droit", leader politique des volontaires
nationalistes dans le Donbass et conseiller spécial 
du chef d'Etat Major des armées ukrainiennes.
 
Le président ukrainien Zelensky, lors d'une réunion spéciale du Comité de Défense et de Sécurité Nationale concernant la situation sur le front du Donbass a demandé aux différents chefs militaires et politiques en charge de la guerre "Préparez vous !" 

Dans l'hypothèse d'une tentative de coup coup de force ukrainien sur le front (vraisemblablement la capture d'une localité secondaire type Telmanovo), les forces ukrainiennes devront compter sur la motivation des troupes qui seront en première ligne et celles qui devront "normaliser" les populations éventuellement capturées. Lorsque le 26 octobre le petit village de Staromarivka a été capturé dans la zone grise (neutre), on a vu rapidement les soldats de la 93e Brigade d'infanterie ukrainienne être relevés par des unités spéciales dont les insignes de bras néonazis ne laissent aucun doute sur leur motivation idéologique. Ces ukropithèques sont depuis sous le feu permanent des républicains lorsqu'ils s'éloignent du village et sont en charge de la "filtration" de sa population (180 personnes dont 37 nouveaux citoyens russes).

C'est donc ici que rentre en scène Dmitro Iarosh, un des leaders des paramilitaires bandéristes et qui vient d'être nommé "conseiller spécial" auprès du Chef d'Etat major des forces ukrainiennes, tout en revendiquant rester le chef des DUK (volontaires ukrainiens nationalistes)

"Il est possible que dans un avenir proche, votre expérience et votre potentiel militaire, 
de combat, organisationnel et humain, votre forte motivation et votre position d'État 
soient à nouveau nécessaires à l'Ukraine" Dmitro Iarosh, le 10 novembre 2021.


Du côté de la Mer Noire

Dans le secteur de la Mer Noire, qui est au coeur de l'affrontement stratégique Est-Ouest depuis la fin du XVIIIE siècle, la répercussion de l'escalade observée dans le Donbass est cette fois immédiate, radicale et triple :

- Sur mer, les USA ont déployé un groupe naval de l'OTAN sous commandement de la 6e flotte étasunienne. Ce groupe naval comprend entre autres navires de combat le navire amiral Mount Whitney, le destroyer Porter et le ravitailleur  John Lenthall de l'US Navy, surveillés par le croiseur lance-missiles Moskva et la frégate Admiral Essen russes.

- Dans les airs, (voir en marge 3 exemples parmi la dizaine d'aéronefs de surveillance de l'OTAN repérés ces derniers jours). Les missions de reconnaissance de l'OTAN au large de la Crimée et des autres régions frontalières russes ont atteint un niveau quasiment jamais inégalé. A noter surtout la présence de bombardiers stratégiques B1 B de l'US Air Force qui apportent une dimension agressive aux missions d'observations.
- Vers une nouvelle provocation ukrainienne en Mer d'Azov, cette petite mer intérieure prolongeant la Mer Noire etbordant le Donbass au Sud. En effet Kiev a décidé de déployer une flottille (de petites unités a faible tirant d'eau pour cette mer peu profonde) via le port de Berdyansk, une base navale située à l'Ouest de Mariupol. Et cette stratégie maritime ukrainienne est soutenue bien sûr par Washington qui envoie en complément 2 bateaux de type Island sous les noms "Sumy" et "Fastov" à bord d'un camion maritime de Baltimore vers l'Ukraine (photo ci dessous)




Sur le front du Donbass

Dans ce contexte international qui leur est favorable, Kiev n'a pas vraiment de raison de s'arrêter en chemin, d'autant plus que la Russie, pour le moment, n'a pas franchi le Rubicon militaire, intervenant essentiellement dans les domaines diplomatiques et surtout économiques avec notamment la cessation des livraisons de charbon vers l'Ukraine, ce qui accélère son effondrement tout en la faisant lorgner encore plus du côté du Donbass...

Ainsi, l'escalade militaire ukrainienne continue sa pression sur les défenseurs et populations des républiques de Donetsk et Lugansk, et de nombreux analystes s'accordent à dire que Kiev pourrait tenter une offensive (générale ou localisée) avant l'arrivée des grands froids hivernaux (février). 

11 novembre 21, bombardement ukrainien sur la 
périphérie Sud-Ouest de Donetsk, à Trudovsky 
(district de Petrovsky) au mortier de 120mm. 

Si la journée du 10 novembre a connue une relative accalmie avec seulement quelques bombardements et accrochages erratiques, en revanche, ce 11 novembre 2021 dans de nombreux secteurs militaires et résidentiels républicains du Donbass sont depuis l'aube sous le feu des artilleurs ukrainiens...

Erwan Castel

samedi 1 mai 2021

L'Ukraine, ou le refuge des psychopathes

Le psychopathe Muslim Cheberloevsky exhibant fièrement son poignard "Morts aux séparatistes" lors de sa rencontre avec son homologue psychopathe ukrainien Iarosh

  • On connaissait déjà l'Ukraine comme étant le foyer principal (surtout la région occidentale de Lvov) d'une survivance idéologique nazie via ce nationalisme bandériste ethnocentré ayant collaboré avec la face criminelle du nazisme et qui, en 2013 va mettre ses skinheads au service de l'ingénierie étasunienne du Maïdan en échange d'une part du pouvoir politique, de la glorification des collaborateurs nazis et de la reconnaissance de leur idéologie totalitaire comme référence patriotique ukrainienne. Aujourd'hui la peste brune du bandérisme rayonnant à partir de Lvov a infecté le gouvernement et le parlement ukrainiens, les unités militaires et mouvements de jeunesse jusqu'à investir officiellement les rues de Kiev.
  • On observe depuis 2014 l'attirance exercée par la guerre du Donbass auprès des nationalistes occidentaux qui vivent une nouvelle fracture idéologique avec une majorité, dans un fantasme anticommuniste hitléro-américain, qui va soutenir l'offensive atlantiste contre les séparatistes pro-russes tandis qu'une minorité, dans une poutinolâtrie non moins fantasmée, va soutenir les républiques de Donetsk et Lugansk. Et parmi ces tarés et ces rêveurs certains vont même rejoindre les tranchées ou dans les rangs des milices républicaines, ou dans les rangs des bataillons spéciaux néo-nazis ukrainiens comme "Azov" par exemple ou en 2014-2015 on compte une cinquantaine de français. 

Mais dans le jeu géopolitique dont le Donbass catalyse toutes les tensions internationales de la nouvelle guerre froide Washington/Moscou, on voit aussi que les puissances dont les zones d'influence couvrent cette région pontique (OTAN, Russie, Turquie) cherchent à avancer leurs proxys ou les laisser rejoindre la ligne de front qui malgré des accords de paix signés à Minsk n'a jamais cessé d'être active. 
  • Ainsi, des dizaines de milliers de volontaires internationaux sont venus rejoindre les milices républicaines soit par conviction idéologique diverse (communisme, national bolchevisme, anti mondialisme, monarchisme etc...) soit le plus souvent par une conscience identitaire historique qui solidarise dans une idée d'empire héritée les différents peuples de la grande Russie impériale, soviétique et fédérale. 
  • Quant au front ukrainien il attire aussi des volontaires qui cherchent dans une aventure militaire contractuelle à sortir de prison, exprimer leur fanatisme politique ou leur extrémisme religieux, ou fuir des théâtres d'opérations où ils ont perdu la guerre comme par exemple la Tchétchénie ou  la Syrie tout en continuant à être les idiots utiles d'un mondialisme dont ils n'ont pas compris encore qu'ils étaient ses consommables. 
Dmitry Iarosh, chef de la formation paramilitaire nazie "Prayvi Sector"
rencontrant en 2014 à Odessa  Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène
du bataillon Cheikh Mansour, organisation terroriste affiliée à Daesh

Dès 2014, des observateurs avaient signalé des rencontres entre djihadistes salafistes et néo-nazis atlantistes autour de front du Donbass, ici j'ai déjà consacré plusieurs articles (ici et ici par exemple) à ce qui n'était alors, il faut bien le reconnaître, qu'un phénomène anecdotique et sans conséquence concrète importante (les quelques dizaines de djihadistes repérés seront d'ailleurs liquidés par un coup de vent venu du Caucase continuer le nettoyage commencé en Tchétchénie.

Cependant, "la donne a changé" depuis que la Turquie, enivrée par ses victoires en Syrie ou dans le Haut Karabagh, n'entre de plus en plus de plein pied dans la guerre du Donbass que les ukropithèques mènent pour le compte de l'Oncle Sam.

Après le soutien politique inconditionnel au régime de Kiev (notamment au sujet de la Crimée) la livraisons à l'armée ukrainiennes de drones d'attaque "Bayraktar TB2", voilà qu'est à nouveau évoqué l'arrivée sur le front ukrainiens d'unités de djihadistes islamistes venant de Syrie ou d'autres fiefs de la nébuleuse du terrorisme salafiste.

Voici une synthèse relayée par "Réseau International" concernant cette implication probable de djihadistes aux côtés des soldats ukrainiens

Erwan Castel

Source de l'article: Réseau International

Les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour saboter les relations turco-russes et préparent un complot: Washington prévoit d’envoyer des mercenaires dans la région du Donbass et d’en faire porter la responsabilité à la Turquie.


Des djihadistes en Ukraine 
Les États-Unis vont organiser l’opération 
et rejeter la faute sur la Turquie

1er mai 2021

United World International a découvert une nouvelle conspiration américaine en Ukraine

L’UWI a obtenu des informations fiables de sources internationales selon lesquelles les États-Unis ont préparé un plan pour d’abord susciter la méfiance entre la Russie et la Turquie, puis provoquer des tensions entre Ankara et Moscou. Selon le plan, les djihadistes et les mercenaires syriens seront déplacés vers la région du Donbass. Ces groupes comprendront des Tatars et des Tchétchènes qui connaissent bien la région et seront envoyés pour combattre les forces russes et pro-russes. Plus tard, les médias mondiaux répandront le mensonge selon lequel la Turquie a transféré ces groupes dans la région. De cette manière, les États-Unis ont l’intention de provoquer un conflit entre la Turquie et la Russie.

Revendications concernant le transfert d’une avant-garde dans la région du Donbass

La source internationale qui a parlé à l’UWI a déclaré : 

« Les relations turco-russes se développent généralement bien. Il existe des points de désaccord, mais ils sont d’importance secondaire. Les relations entre Poutine et Erdogan sont bonnes, et ils l’ont déclaré à l’opinion publique mondiale. Les États-Unis n’acceptent pas cette situation. Washington élabore des plans sur la manière d’éloigner la Turquie de la Russie et applique la tactique de la carotte et du bâton ».

« En ce moment », poursuit la source, « les États-Unis effectuent des démarches informatives en Ukraine. Leur dernière tentative consiste à faire venir des mercenaires de Syrie en Ukraine. Les préparatifs ont déjà commencé. Les hommes sont spécialement choisis dans les groupes qui auraient des liens avec la Turquie et sont entraînés ».

La source poursuit : 

« Des rumeurs indiquent qu’un petit groupe d’avant-garde a déjà été déplacé dans la région du Donbass. Les djihadistes tatars et tchétchènes parmi eux rendront les choses encore plus faciles. Le déploiement sera bientôt terminé et ils recommenceront la propagande selon laquelle la Turquie a transporté en Ukraine les groupes qu’elle a formés en Syrie, comme elle l’a fait en Libye et dans le Haut-Karabakh. Ils accuseront la Turquie de ce qu’ils ont eux-mêmes organisé. Ils utiliseront ces mercenaires dans des opérations secrètes ; ils les utiliseront contre des civils. Ou bien ils mèneront eux-mêmes les opérations et rejetteront la faute sur ces groupes.

La source a déclaré que cette opération vise également à influencer l’opinion publique russe :
 
« Ils présenteront au public des documents de presse, des vidéos, des photos de mercenaires syriens amenés en Ukraine et de leurs actions sur place. Ils publieront des photos et des vidéos de ces groupes prises en Turquie. Ils utiliseront les réseaux sociaux. Ils essaieront également de saboter les relations turco-russes comme ils l’ont fait lors de la crise où l’avion russe a été abattu. Et tout en exécutant ce plan, ils tenteront de provoquer l’opinion publique russe contre la Turquie. Ils utiliseront les forces anti-turques à l’intérieur de la Russie. Ils activeront les forces pro-occidentales en Russie pour accroître les tensions avec la Turquie.


La Russie est alarmée

Pendant ce temps, la Russie serait alarmée. Les sources indiquent que la Russie dispose d’un vaste réseau de renseignements dans la région et déclarent ce qui suit : « La Russie dispose également d’un vaste réseau de renseignements à l’intérieur de l’Ukraine. Moscou a la capacité d’observer toute personne entrant et sortant de la région. En outre, la majorité de la population de la région du Donbass soutient la Russie ».

« La Russie est donc au courant de tous les mouvements et activités dans la région. Il est nécessaire de s’abstenir de toute action que la Russie pourrait mal interpréter. Des mesures erronées qui pourraient rendre la Turquie suspecte provoqueront une forte réaction en Russie. De telles mesures et leur réaction raviront avant tout les Arméniens et le PKK/PYD ».

Déclaration de Lavrov

Lors d’une récente visite en Égypte, le ministre russe des affaires étrangères, M. Lavrov, a répondu comme suit à une question posée lors d’une conférence de presse : 

« Je vous dirai tout de suite que nous exhortons tous les pays responsables avec lesquels nous communiquons, et la Turquie en fait partie, à les inciter fortement à analyser la situation et les déclarations implacablement belliqueuses du régime de Kiev, et nous les mettons également en garde contre le fait d’encourager ces aspirations militaristes ».

Des sources diplomatiques indiquent que des responsables russes ont recueilli des renseignements sur des plans visant à déplacer des mercenaires du Moyen-Orient vers l’Ukraine, et que ces inquiétudes ont poussé M. Lavrov à faire cette déclaration.


Esper a demandé le déploiement de troupes américaines en mer Noire

L’ancien secrétaire américain à la défense, Mark Esper, a demandé que son pays déploie davantage de soldats dans les pays riverains de la mer Noire, tels que la Bulgarie et la Roumanie, afin de prévenir d’éventuelles attaques russes.

Washington devrait chercher à rassurer les alliés européens et à renforcer l’alliance de l’OTAN en déployant davantage de forces en Pologne, « dans les Pays Baltes, si cela a un sens, et dans des pays comme la Roumanie et la Bulgarie, si ce n’est pas de manière permanente, sur la base d’une rotation », a déclaré M. Esper dans une interview accordée à Reuters mardi.

À la suite de la montée des tensions en Ukraine, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient renforcer leur présence militaire en Allemagne. Auparavant, l’administration Trump, où Esper a servi en tant que secrétaire à la défense, prévoyait de réduire la présence militaire américaine en Allemagne de 36 000 à 12 000 soldats. Trump affirmait que l’Allemagne profitait de la présence des forces américaines dans la région sans assumer ses responsabilités financières au sein de l’OTAN.


L’Ukraine comme refuge pour ISIS

Le journal ukrainien Zoborana a publié le 2 décembre 2020 un article intitulé « Les djihadistes en vacances : pourquoi l’Ukraine est devenue un refuge pour les militants d’ISIS ? » L’article présente des informations intéressantes.

L’article de Zobarana rapporte que « plusieurs centaines d’anciens combattants du Califat ont choisi l’Ukraine comme lieu d’installation. Avec des institutions publiques faibles, la corruption, des frontières poreuses et des escarmouches permanentes, l’Ukraine offre de grandes opportunités pour ceux qui veulent rester cachés ».

L’article poursuit : « L’Ukraine attire des militants qui ont perdu en Syrie et en Irak. Le pays est un bon endroit, sûr, pour rester, se cacher et attendre jusqu’à ce qu’ils aient une chance de rentrer chez eux, dans l’Union européenne ou dans une ancienne république soviétique ».


Les États-Unis donnent à l’ISIS de nouvelles tâches

Les États-Unis ont utilisé ISIS comme un passe-partout en Syrie et en Irak pour toutes les portes. ISIS a largement perdu sa valeur après l’opération turque dans la région. Les militants d’ISIS, dont le nombre est estimé à plusieurs milliers, ont reçu de nouvelles tâches. Une partie importante d’entre eux a été transférée avec le soutien militaire américain dans les régions contrôlées par le PKK/YPG.

Cette organisation, dont l’ancien président américain Trump a ouvertement déclaré que la CIA l’avait fondée, est principalement composée de mercenaires. Elle comprend également des militants de Syrie, d’Irak et d’autres pays arabes, ainsi que des combattants du Caucase.

Des militants tchétchènes, dirigés par la CIA et ayant servi dans la guerre de Géorgie, qui se sont ensuite réfugiés dans la vallée de Pankisi en Géorgie, ont été transportés depuis 2011 en Syrie. Ces mercenaires servent selon les besoins de la CIA un jour au sein d’ISIS, le lendemain au sein d’Al Nosra, un autre jour au sein d’une autre organisation « djihadiste », et sont également influents au sein du PKK/YPG.


Les djihadistes en Ukraine

Parmi ceux qui sont actifs en Syrie sous le masque des « djihadistes » figurent également des groupes originaires des anciennes républiques soviétiques et d’Asie centrale. Parmi eux se trouvent environ 500 Tatars de Crimée. Dimitry Yarosh, dirigeant de l’organisation d’extrême droite ukrainienne « Secteur droit », avait en 2014 appelé les dirigeants de l’émirat séparatiste tchétchène du Caucase à unir leurs forces contre la Russie. En mars et avril 2014, des informations ont filtré dans les agences de presse, faisant état d’environ 300 mercenaires revenus de Syrie et ayant commencé à combattre dans la région du Donbass. Le député de l’organisation terroriste Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, Abdul Karim Kirimli, a appelé tous les Tatars de Crimée et tous les musulmans d’Ukraine à « entrer dans la voie du djihad ».

D’autre part, les militants de l’organisation terroriste Hizb at-Tahrir avaient commencé leurs activités parmi les Tatars de Crimée avant les événements de Maïdan, le gouvernement de Kiev détournant sciemment le regard. Les idées extrémistes du Hizb at-Tahrir sont très vite devenues populaires parmi la population tatare de Crimée. Entre 2012 et 2013, Hizb at-Tahrir comptait environ 10 000 membres en Crimée et certains d’entre eux ont combattu en Syrie aux côtés d’organisations terroristes."

Sources : 

  • https://uwidata.com/17631-us-will-organize-and-put-the-blame-on-turkey-the-conspiracy-of-mercenaries-in-the-ukraine/ 
  • via http://euro-synergies.hautetfort.com


mardi 9 septembre 2014

Il y a de l'eau dans le gaz ukrainien

Ou l'histoire du toutou qui casse sa laisse....

Dmitry Iarosh, Chef du parti néo-nazi "Prayvi Sector"

Rappel des faits :

En décembre 2013, pour renverser le gouvernement, certes corrompu mais tout de même élu démocratiquement de Ianoukovitch, l'opposition qui sait qu'elle n'a aucune chance de gagner les prochaines élections (7% en 2010) lance l'insurrection du Maïdan et renverse le pouvoir grâce à la violence des groupes nationalistes "Svoboda" et "Prayvi Sector" notamment emmené par Dmitry Iarosh.

Situation :

Or ces extrémistes qui rêvent de ressusciter à Kiev un "pouvoir fort" pour reprendre leur doux euphémisme néonazi, commencent à s'apercevoir qu'ils ne sont que les "idiots utiles" d'une révolution téléguidée par Washington et la "chair à canon" d'une opération spéciale aussi criminelle que stupide (hormis peut-être le fait (soyons positifs !), qu'elle débarrasse la Terre de nombre de ces trublions dangereux...)

Écartés progressivement du pouvoir les chiens du Maïdan montrent aujourd'hui leurs crocs amers et affamés. La grogne circule dans les rangs des bataillons spéciaux qui subissent d'énormes pertes sur le front, et considèrent que le pouvoir militaire et politique les a trahis.
Les néo nazis sont devenus incontrôlables et menacent de l'intérieur ce pouvoir fantoche du "Piètre" Porochenko. Souvenons nous de l'ultimatum du 17 février de ce petit furher du Secteur Droit, aussitôt exécuté par le laquais étasunien de Kiev...

Perspective :

Nous sommes dans le mythe du Golem ou de Frankenstein, ce monstre créé pour servir son maître mais qui finit par se révolter contre lui...

Gaston Besson, un officier du bataillon Azov me confiait il y a 1 mois "haïr les nouveaux oligarques de Kiev" et d'avoir désormais "une force de combat de 10 000 hommes" (? il doit compter ceux couchés dans le Donbass !) préparée à "monter sur Kiev et instaurer un pouvoir fort" !

Et ce n'est pas nouveau !... Et même si "comparaison n'est pas raison", souvenons nous d'Al Quaida ou plus récemment de Daesh qui échappant au contrôle de leurs maîtres étasuniens veulent être "calife à la place du calife" et reprendre la stratégie du chaos à leur profit...

Pour "Piètre" Porochenko ça risque d'être chaud chaud chocolat et pour les occidentaux aussi qui auront du mal à continuer de soutenir l'insoutenable...

En attendant la pauvre Ukraine persiste et signe dans sa descente aux enfers !

Erwan Castel


Sources de l'article
- Site "EUROMAIDAN PRESS", le lien : ICI

samedi 11 juin 2016

"Silence on tue !"

La guerre honteuse de l'Occident


Le "Piètre" Porochenko semble ignorer les avertissements des diplomaties internationales et Républiques populaires de Donetsk et Lugansk qui lui enjoignent de mettre fin à ses actions criminelles sur le front du Donbass et de respecter enfin les accords de paix signé à Minsk début 2015. Pire que cela les soudards de Kiev redoublent chaque jour leurs attaques contre les populations civiles situées à portée de tir de leurs armes lourdes. Depuis juin, le bilan des victimes et des dégâts qui s'alourdit d'heure en heure fait craindre une reprise ouverte d'une guerre totale entre le Donbass et l'Ukraine.

Savchenko et Iarosh dans le Donbass occupé 
Tandis que la criminelle de guerre Savchenko crânait à Kramatorsk en compagnie de Dmitry Iarosh le chef du parti néonazi Prayvi Sector au cours d'une tournée politico-médiatique des popotes ukrops, dans la nuit du 11 juin l'artillerie ukrainienne a continué ses pilonnages génocidaires sur la périphérie Nord Ouest de la République de Donetsk avec des obusiers de 152mm. Les secteurs touchés sont principalement Zaitsevo et Gorlovka où 6 maisons d'habitation ont été détruites., 


Le mode opératoire et les cibles de ces bombardements démontre que la stratégie de Kiev est bien plus de terroriser une population civile que d'atteindre des objectifs militaires pourtant localisés depuis 2 années de guerre de positions.

Les objectifs sont principalement les quartiers résidentiels civils et dont le traitement par l'artillerie ne répond à aucune logique frappant au hasard un quartier un jour et un autre le lendemain, afin de d'installer l'ensemble de la population dans une peur permanente. De plus les tirs sont majoritairement effectués en soirée et la nuit lorsque les familles sont rassemblées et que l'obscurité accentue la terreur recherchée.

Par exemple pour la soirée du 11 juin :

Les ukrainiens ont engagé le feu de 22:00 à 2h00 contre des villages de Aleksandrovka, Trudovsky, et le quartier de Octobresky en lisière Ouest de Donetsk et également au Nord de la ville contre les village de Zaytsevo, Batmanovka, et les sites miniers d'Izotov et Octobre de Gorlovka. Au  total, ces zones ont frappées au minimum par 117 obus de 82 mm et 71 obus de 120 mm. Des bombardements ukrainiens ont également été réalisés sur le front Sud de la DNR (Secteur Novoazovsk) sur les villages de Sahanka et Sosnovskoye

Ces premiers bombardements réalisés à l'aide des sections de mortiers servant d'appui aux unités motorisées et mécanisées, ont été suivis par les bombardements plus lourds provenant des unités d'artillerie de gros calibre positionnées juste derrière la première ligne. c'est ainsi que de minuit à 02h00 des obusiers ukrainiens automoteurs ou tractés de calibre 122 et 152 mm ont à leur tour frappé une vingtaine de fois la banlieue Nord de Donetsk et Gorlovka.

Pour illustrer ce que vivent chaque nuit sur la ligne de front, les habitants du Donbass voici l'extrait du journal d'un habitant de Gorlovka, pour la seule nuit du 11 au 12 juin 2016 :


"Dans la soirée, dans la ville on entend le grondement des explosions et des armes automatiques. l'armée ukrainienne utilise des chars, des obusiers, des mortiers, des mitrailleuses, des lance-grenades automatiques. Il y a des coups directs dans les maisons.

A 00h50 se passe une bataille de tir à l'ouest et au sud-ouest, à Ozeryanovki des impacts lourds d'obus de 122 mm.

A 01h30 la direction de Novgorod,  tirs d'artillerie et des mitrailleuses ukrainiennes.

A 01h40 Arrivée d'obus d'artillerie lourde sur les régions du nord-ouest Gorlovka, dans la région de Shirokoy Balki Pozhar..

A 02h00 des impacts sont entendus dans le village Ozeryanovka.

A 02h45 les bombardements continuent, c'est maintenant dans l'ouest de la ville que l'on entend les explosions d'obus .

A 03h15  Après une courte pause l'Ouest de Gorlovka est à nouveau sous le feu uktainien."

Vidéo d'un quartier de Gorlovka bombardé cette nuit
Au total, rien qu'à Gorlovka, plus de 20 bâtiments 
ont été endommagés ou détruits jusqu'au centre ville,
 dont des établissements scolaires...

Tous ces tirs d'artillerie sont complétés au niveau des zones de contact comme à Yasinovataya, Gorlovka ou Marinka par exemple par d'autres bombardements, et des feux nourris provenant des armes légères d'infanterie, des lances grenades automatiques et des armes de bord des véhicules blindés ukrainiens.

Durant la semaine écoulée, 4 soldats républicains sont morts et 3 autres ont été blessésau sein des forces armées de la DNR.

Comme d’habitude, les informations précises sur la nature les tirs, leurs impacts mais aussi la localisation de leur auteurs (Mayorsk et Dzerzhinsk par exemple pour les obusiers cités ci dessus) ont été immédiatement transmis par le Ministère de la Défense de la DNR à la mission d'observation de l'OSCE....


Depuis le début du lois de juin, le bilan de ces bombardements génocidaires s'avère l'un des plus lourds subi par la population civile du Donbass depuis la signature des accords de Minsk.

Rien que pour la journée du 9 juin, 2 civils ont été tués et 15 autres blessés, dont un enfant de trois ans, 44 maisons ont été endommagées, 2 mines de charbon et 2 entreprises.


Les diplomaties occidentales, plus intéressées à armer les observateurs de l'OSCE qu'à protéger les civils du Donbass, semblent complètement indifférentes (pour ne pas dire complices) aux crimes perpétrés quotidiennement par leur partenaire ukrainien au coeur même de l'Europe.


Devant l'inertie complice des organisations internationales, le silence des médias occidentaux, les femmes et les hommes du Donbass ont décidé de faire entendre une nouvelle fois leurs voix et volonté commune. 
Le 10 juin a eu lieu à Donestk un rassemblement de 30 000 personnes protestant contre les violations des accords de Minsk, et le projet de transformer une OSCE déjà très critiquée localement en force armée sous contrôle occidental.

A l'occasion de cette manifestation une pétition lancée le 1er juin par le Président Zakharchenko a continué de collecter les signatures des citoyens de la République de Donetsk afin de dénoncer les violations des accords de Minsk et le génocide du peuple du Donbass. 
Activement relayée dans différentes villes et villages de la République, la pétition a déjà recueillie en 1 semaine plus de 40 000 signatures, témoignant la solidarité patriotique qui anime les femmes et les hommes de cette terre martyrisée.



Au moment où j'écris cet article, les bombardements continuent en lisière du bastion républicain, qui depuis 2 ans résiste courageusement à l'agression menée contre son droit à choisir son destin, défendre ses libertés et sa dignité.

Combien de temps cette mascarade sanglante va t-elle couvrir de honte les occidentaux lobotomisés par la grand messe de l'Euro 2016 ? Faudra t-il encore des milliers de morts ou que le son du canon fasse trembler leurs télévisions pour qu'ils prennent conscience que c'est aussi leur avenir qui se joue actuellement et sans arbitre, sur les bords de la Mer Noire, c'est à dire à 2500 km seulement de Paris !

Car les habitants du Donbass ne sont pas seulement nos voisins, ils sont nos frères européens !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Pour Inna

Chanson illustrée rendant hommage aux victimes du Donbass 
(Attention images très dures)




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Ce groupe que j'ai ouvert au lendemain du massacre d'Odessa le 3 mai 2014 affiche aujourd'hui un effectif de plus de 11 300 membres. Vous y êtes les bienvenus ainsi que les personnes que vous voulez informer de la situation réelle vécue sur le front du Donbass. 

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Mises à jour

Le 11 juin 2016 :

Photos des bombardements