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lundi 31 janvier 2022

Porochenko, un joker ukrainien pour Biden ?

Depuis 2014, la Maison Blanche et les chiens de garde occidentaux nous saoulent avec leur fantasme récurent d'une "invasion russe de l'Ukraine", dans un délire exponentiel qui a atteint en ce mois de janvier un paroxysme hystérique jamais vu depuis la première guerre froide.

Alors que la réalité identitaire russe de la Crimée (qui ne fut ukrainienne que 23 ans) où des forces russes y sont présentes depuis le XVIIIe siècle s'impose enfin progressivement aux consciences, que l'OSCE, les instituts stratégiques internationaux, les reporters venus dans le Donbas admettent (souvent à contre coeur) qu'il n'y a pas de troupes russes (pas plus que de groupes Wagner d'ailleurs) qui y sont déployées, une invasion bien réelle par contre a commencé dans les pays de l'Est, et même en Ukraine : celle des troupes anglo-étasuniennes sous couvert de l'OTAN !

Depuis le début de l'année les ukro-atlantistes exacerbent un "Russian bashing" infernal dont les principaux objectifs concernent en réalité beaucoup plus les occidentaux que les russes :

  • Conditionner leurs populations, par diabolisation, au fantasme de la menace russe,
  • Insinuer une peur animale en Ukraine pour exciter les provocations anti-russes,
  • Préparer l'opinion à payer le prix de nouvelles sanctions économiques anti-russes,
  • Engager une déconnection totale des rapports économiques entre Europe et Russie,
  • Déplacer les importations énergétiques de l'UE dans le marché contrôlé par Washington,
  • Accélérer la militarisation de l'Europe de l'Est, officielle (OTAN) et officieuse (alliés).
  • Etc.
Pour résumer, la diabolisation de la Fédération de Russie contre laquelle aucun pays de l'OTAN ne veut faire la guerre ne sert qu'à accélérer et finaliser la vassalisation politique, économique et militaire des européens au marché mondial étasunien par une occupation physique de leurs territoires par le complexe militaro-industriel de la ploutocratie mondialiste.
Et le coup d'Etat du Maïdan, s'il n'a pas permis à l'OTAN de faire tomber la base stratégique de Sébastopol a cependant permis, notamment via le conflit du Donbass entretenu dans la durée par ses auxiliaires ukrainiens, de réactiver le confinement idéologique, militaire et économique de la Russie.

Cependant apparaissent aujourd'hui plusieurs "grains de sable" dans cette stratégie occidentale anti-russe:
  • Des pays de l'UE, tel que l'Allemagne sont rétifs à voir leurs approvisionnements énergétiques dépendant en grande partie du gaz russe très compétitif impactés par des sanctions économiques étasuniennes,
  • Des membres de l'OTAN, tel que la Croatie refusent dans cette crise ukrainiennes que leurs soldats participent à un déploiement réactif le long des frontières russes, et d'autres comme les Pays Bas et l'Allemagne refusent de livrer des armes à Kiev, 
  • Mais le plus intéressant, est certainement l'attitude du président ukrainien qui affiche ouvertement, sur la base des ses services de renseignement, un refus de participer à l'hystérie collective concernant cette prétendue "invasion russe imminente":

Porochenko, un joker ukrainien pour Biden ?

Quelque chose d'intéressant est en train de se passer à Kiev : 

Tout d'abord, imaginez un chien de chasse (Zelensky), nourri et dressé pour la chasse à l'ours russe mais qui voit, au moment de l'hallali du veneur (Biden), le reste de la meute (l'OTAN) rester loin derrière lui tout en lui adressant des jappements d'encouragement et donnant à ses petites quenottes quelques croquettes avant que d'aller se sacrifier sur l'autel des sanctions économiques mondialistes anti-russes... Et du coup, le toutou de Kiev, même s'il continue à aboyer contre le Donbass et la Crimée hésite à se frotter réellement à lours russe... et on peut le comprendre !

Dans ses derniers entretiens téléphoniques avec son maître de Washington, Zelensky, ce clown du show bizz devenu gouverneur de la colonie étasunienne "Ukraine", a même osé demander au vieux Biden de modérer ces propos lorsque  lui prédisait pour le mois de février (après les mois de janvier, décembre, novembre etc...) la mise à sac de Kiev par les hordes russes.

Dans la foulée un responsable de l'administration étasunienne "spécialiste dans les affaires russes" a déclaré aux médias : 

  • "Les responsables occidentaux ont été alarmés par le scepticisme public et la distraction de Zelensky et de son équipe. "Il y a une scission entre ses conseillers administratifs et ce qu'il peut entendre de ses services militaires et de renseignement. Je pense que Zelensky et son équipe politique travaillent sur leur propre ensemble de priorités, et elles ne sont pas nécessairement les mêmes que les priorités du renseignement et de l'armée." 
Il semblerait donc bien qu'il y ait "de l'eau dans le gaz" ukrainien alors que la machinerie de Kiev devrait tourner à plein régime pour alimenter cette propagande de guerre étasunienne, et lorsque j'observe que dans le même temps on voit revenir en Ukraine sous les acclamations des nationalistes ukrainiens l'ex président Porochenko, organisateur de la guerre contre le Donbass, venir en découdre avec le pouvoir actuel dans une guerre des clans ou chacun accuse l'autre de trahison et de vendetta politique, je me demande si les 2 faits ne sont pas liés. Et ce correspondant de l'administration Biden de déclarer :

  • "La lutte a encore divisé la vie politique ukrainienne à un moment où l'unité est désespérément nécessaire, suscitant des questions de la part des alliés de l'OTAN pour savoir dans quelle mesure Zelensky soutiendrait l'Ukraine si la guerre éclatait. Le ton de Zelensky et de son équipe commence à changer pour devenir plus inquiétant" 

Porochenko qui est acculé dans une procédure judiciaire grave risquant de le dépouiller de son trésor de guerre, pourrait ainsi se présenter comme le joker de Biden qui, en cas de désobéissance de Zelensky, organiserait un nouveau changement de pouvoir à Kiev 8 ans après celui du Maïdan où il était déjà un commanditaire très actif en tant que vice président d'Obama (avec Nuland qui est revenue elle aussi dans son administration).

Et les idiots utiles du Maïdan, qui ont depuis remplacé leurs casseroles par des casques et leurs cocktails molotov par des fusils d'assaut sont toujours là plus déterminés que jamais à offrir leur service aux russophobes les plus bellicistes comme Porochenko, prêt à tout pour retrouver son trône, ses privilèges et sa fortune.

D'ailleurs, depuis quelques jours, en plus des brigades territoriales créées où les vétérans des bataillons spéciaux du Donbass ukrainiens majoritairement présents, les nationalistes radicaux du Corps National commandé par Bilietsky (le fondateur du bataillon néo-nazi "Azov") mènent des exercices militaires à Kiev.

Si Zelensky continue de tirer sur sa laisse dans la direction opposée à celle de son maître étasunien, il est probable que ce dernier le remplace tout simplement par un autre clébard plus docile et affamé, et Poro et en pole position, et il est d'ailleurs peut-être revenu en Ukraine d'abord pour cela plus que pour se jeter dans les griffes d'un tribunal.


Sur le front du Donbass

Les forces ukrainiennes continuent leurs pressions criminelles sur la ligne de front comme par exemple:

  • le 29 janvier à 9h30 à Signalnoe près de Yelenovka (25 km au Sud de Donetsk) où des mortiers ukrainiens ont visé une sous station électrique par un bombardement de 9 obus de 60mm tirés depuis les positions de Tramvhouk et dont 5 ont explosé à proximité immédiate du local, endommageant le transformateur de puissance n°1.

Je n'irai pas affirmer comme les communiqués propagandistes républicains que les mortiers de 60mm ukrainiens ici sont de fabrication occidentale car l'Ukraine s'est  également dotée d'une usine fabriquant ce type de mortier, mais il est certain que ce type de calibre de mortier est un indicateur de l'évolution des armes de Kiev vers des "normes OTAN" leur permettant de bénéficier des approvisionnements munitions des armées occidentales, comme ceux qui sont en cours actuellement (voir paragraphe suivant)

Mortier de 60 mm kba118 "Diapason", qui est utilisé dans les
forces armées ukrainiennes et produit à l'usine de Kiev Mayak
depuis 2016, d'un poids de 12.5 kg et portée de 1500 mètres. 
  • Le 29 janvier, le village de Novaya Balka, (60 km au Sud de Donetsk, secteur de Telmanovo) a essuyé également des tirs de mortier ukrainien cette fois avec 2 obus de 120mm tirés depuis les positions de Granitnoe.

Nouveaux renforts ukrainiens en approche


L'Etat major ukrainien avait annoncé il y a quelques jours l'arrivée de 11 000 hommes supplémentaires dans le dispositif de l' "Opération des Forces conjointes" déjà forte de 150 000 hommes environ déployés face aux républiques de Donetsk et Lugansk. Ces renforts ukrainiens ont été confirmés et notamment 3 brigades récemment reconstituées et formées:
  • la 72e brigade mécanisée, 
  • la 10e brigade d'assaut de montagne, 
  • la 80e brigade d'assaut aéroporté. 
Ces unités ukrainiennes, restaurées à 100 % de leurs effectifs et matériels ces dernières années, ont été formées et entrainées sur la base de Starichi, dans la région de Lvov par des instructeurs britanniques de la mission "Orbital" spécialistes dans les combats en zone urbaine, et opérant sous le couvert du soi-disant "centre international de maintien de la paix et de la sécurité". 

Le déploiement sur le front de ces nouvelles unités ukrainiennes, que d'aucuns considèrent comme parmi les plus opérationnelles, se déroulera du 03 au 10 février, conformément à la commande de convois ferroviaires réalisée par le Ministère de la Défense au Ministère des transport entre la région de Lvov et le Donbass.

Ailleurs, les forces armées ukrainiennes réalisent exercices qui sont autant des entrainements de combat que des provocations propagandistes en direction des forces russes de Crimée ou des milices séparatistes du Donbass comme par exemple: 

  • Sur le terrain d'entraînement de Yavoriv dans la région de Lvov (Ouest Ukraine) les premiers opérateurs ukrainiens des systèmes de missiles polyvalents NLAW récemment livrés (minimum 2000) par Londres ont commencé à réaliser des tirs réels sous la houlette de leurs instructeurs britanniques.  Au cours de la semaine dernière, 40 opérateurs ukrainiens ont ainsi été formés et certifiés par des officiers de l'OTAN avant de rejoindre leurs unités pour former à leur tour leurs camarades.  

Les tirs réels au NLAW ont été réalisés sur des structures
et cibles diverses à des distances de 300 à 600 mètres.

  • Dans la région de Kherson très près de la frontière avec la Crimée russe, des exercices tactiques spéciaux d'unités d'artillerie ukrainiennes équipées d'obusiers de 152mm "Msta-B" ont eu lieu, à grands renforts de propagande médiatique.



La véritable invasion de l'Europe de l'Est

Depuis le début des négociations Est-Ouest destinée officiellement à trouver le chemin d'une désescalade dans la région, les livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine non seulement ont continué mais se sont amplifiées, accélérées et diversifiées dans une frénésie provocatrice et désormais on peut sans exagérer parler de pont aérien logistique de l'OTAN vers les forces armées ukrainiennes.

Et dans ces aides multiples de l'OTAN, aux forces armées ukrainiennes, il faut relever la part de plus en plus importante du Royaume Uni, dont le 1er Ministre Boris Jonson a récemment réaffirmé son intention d'envoyer 600 parachutistes et forces spéciales en Ukraine.

Est ce que Washington aurait décidé de déléguer la gestion atlantiste du théâtre d'opérations ukrainien à son bouledogue britannique ? A suivre...


Pour la seule journée (pourtant fériée) du 30 janvier 2022:

 Un 5ème autre Boeing 747-412 (BCF) n° N729CA réalise un nouvelle livraison d'armes 
et munitions ( environ 80 tonnes) vers l'Ukraine depuis la base aérienne Davis-Monthan.

Tout en repliant ses soldats en Ukraine à l'Ouest du Dniepr, le Canada de Trudeau a 
envoyé un gros porteur avec du fret militaire à Lvov, dans l'Ouest de l'Ukraine  

Ce premier approvisionnement canadien d'armes et munitions de l'année a été réalisé avec un CC-177 Globemaster III de l'Aviation canadienne qui a effectué un vol vers Lvov avec escale à Glasgow compte tenu du fait que l'Allemagne ne l'a pas autorisé  à traverser son espace aérien, tout comme également les C17 britanniques.


Un 10ème avion de transport de la RAF britannique est également arrivé à Kiev 
depuis la base aérienne de Breeze Norton pour un nouveau fret militaire, cette fois, chargé dans un Airbus A400M ZM408 (peut-être pour pouvoir survoler l'Allemagne).

Nouveau venu dans ce ballet aérien militaire de l'OTAN, la Pologne a envoyé ce 
même jour, de Varsovie vers Kiev, un avion de transport militaire CASA C-295 013 
chargé d'armes et munitions

Du côté des ports étasuniens du Nouveau Mexique, le 30 janvier, au port de San 
Diego, le chargement de matériel militaire de l'US Army à bord du roulier (ro-ro) 
USNS "Bob Hope" de l'US Navy Sealift Command a commencé pour un départ
vers l'Europe où doivent arrivés 8500 soldats étasuniens supplémentaires.


Et bien sûr d' autres aéronefs de l'OTAN, spécialisés dans la reconnaissance électronique sont toujours en missions opérationnelles au profit des forces ukrainiennes au dessus de la ligne de front du Donbass et des régions frontalières russes, par exemple :

Le 30 janvier après midi, vol de reconnaissance d'un drone stratégique RQ-4 "Global Hawk" de l'US Air Force, id "FORTE12", au départ de la base aérienne d'Al Dhafra Air Base à Oman,et qui a observer le front et la région frontalière russe de Voronej.


Plus au Sud dans la région de la Mer Noire c'est un rassemblement d'aéronefs de reconnaissance que l'OTAN nous a offert en plus du drone "Global Hawk" mentionné ci dessus :
  • 1 Bombardier Challenger 650 "A.R.T.E.M.I.S", n° N488CR, id "BRIO68", de l'US Air Force, au décollage de l'aéroport de Constanta, 
  • 1 Boeing RC-135V "Rivet Joint", n°63-9792, id "HOMER71", de l'US Air Force décollant de la base aérienne de Souda, en Crête,
  • 1 Boeing P-8A Poseidon, de l'US Navy, au décollage de la base de la base de Sigonella en Sicile


A noter également l'arrivée en Angleterre, d'un avion Boeing WC-135W "Constant 
Phoenix" en provenance des USA. Cet avion est spécialisé dans la reconnaissance météorologique den appui des opérations militaires ainsi que dans la collecte de 
toutes sortes de particules radioactives et autres dans l'atmosphère.

Du côté de la Russie

En attendant que soit étudiées les propositions de reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et Lugansk et les livraisons à leurs milices d'armes adaptées aux nouvelles menaces ukrainiennes, les forces russes du District Sud continuent leurs exercices avec les forces bélarusses et ceux décidés dans les régions de Rostov et Sébastopol.

Des systèmes anti aérien Panstir et des forces russes qui sont accueillis 
traditionnellement avec du pain et du sel par leurs homologues bélarusses 

En Crimée, les forces armées russes déploient des unités d'approvisionnement 
logistiques comme ici ce convoi de stations service mobiles stations-service 
faisant route vers la péninsule depuis a région de Krasnodar, Sont visibles sur 
cette vidéo, une motopompe pour le carburant MNUG-60, une station de pompage 
pour le carburant PSG-160, des pipelines pour l'alimentation en carburant, autant 
d'éléments pour monter rapidement une station service sur le terrain 

Comme on peut le voir, les bruits de bottes, les clabaudages des propagandistes, les vrombissements des avions et les délires de Biden couvrent largement les chuchotement des diplomates qui cherchent désespérément une issue diplomatique à cette crise ukrainienne en plein dérapage...

Erwan Castel

vendredi 31 juillet 2020

6 années de haine et de sacrifice


Il y a 6 ans sous le "règne" du président Porochenko, l'aviation de combat des forces ukrainiennes poursuivait ses bombardements dans le Donbass, tandis que ses blindés, son artillerie et ses bataillons spéciaux semaient la terreur dans tous les territoires des jeunes républiques avant de fondre dans les chaudrons de leurs milices...

Il y a 6 ans l'oligarque du chocolat Roshen devenu la marionnette kiévienne de Washington promettait la terreur et la guerre aux enfants du Donbass :


6 années plus tard rien n'a changé à part un enlisement des belligérants dans 460 kilomètres de tranchées, car sur fond de combats et bombardements quotidiens, Zelensky le nouveau laquais ukrainien de l'OTAN, piétinant à son tour ses promesses électorales de paix et les accords de cessez le feu signés à Minsk, reprend le même narratif criminel hystérique comme ici par exemple lors de l'inauguration d'un nouveau bâtiment de l'hôpital Okhmatdet. 

"On va construire un nouvel avion 
pour montrer à tout le monde comme nous sommes forts. 
Les avions voleront et nous allons bombarder tout le monde.!"

Volodymir Zelensky, 29 juillet 2020

Je ne suis pas médecin mais au vu de ses traits grimaçant, ses poings menaçant et de sa voix éraillée de fatigue je conseillerais au clown ukrainien devenu président d’arrêter urgemment de sniffer et de prendre rendez vous pour une consultation psychiatrique... voire un peloton d'exécution !



C'était un 31 juillet 2014...

Les personnes qui me connaissent savent que ma farouche opposition à l'idéologie dogmatique des trois monothéismes abrahamiques n'a d'égal que mon respect immense pour la foi, ce dynamisme universel qui anime nombre de pensées et actions humaines altruistes. Ainsi dans ce Donbass en guerre où les communautés chrétiennes et musulmanes ont déployé sous les bombardements toute la force de leur foi et le courage de de leur communauté pour soigner la peur et la souffrance des familles bombardées allant parfois jusqu'au sacrifice ultime....



Le 31 juillet 2014, Vladimir Kreslyansky, l'archiprêtre de l'église Saint-Georges, homme, clerc et père de famille, a été tué par l'aviation ukrainienne dans des circonstances qui confinent au martyr dans sa définition la plus religieuse possible. 

Alors qu'il quitte son église à l'issue du service du soir, des chasseurs bombardiers ukrainiens larguent sur ce quartier de Lugansk des bombes à fragmentation. Lorsque les 2 premières bombes explosent, projetant vers le sol leurs cônes d'éclats, le père Vladimir a été grièvement blessé à la poitrine et au bras alors qu'il arrivait dans la rue Chapaev. serrant ses blessures, le père Vladimir a trouvé la force de marcher avant de s'effondrer épuisé par ses blessures. Et cet homme de foi a alors rassemblé ses dernières gouttes de vie pour s'agenouiller et prier pour le salut des âmes. 

Pendant son agonie, les chasseurs bombardiers ukrainiens multiplient leurs attaques, larguant 6 autres bombes à fragmentation qui toutes n'exploseront pas et finiront leurs chutes inertes encastrées dans l'asphalte des rues et la terre des jardins de ce quartier résidentiel très peuplé. 

On retrouvera quelques instants après le bombardement ukrainien le père Vladimir à genoux dans son sang, figé dans une ultime prière éternelle.

D'aucuns voient naturellement dans cette tragédie où 8 bombes à fragmentation de 500 kg n'ont fait qu'une victime un miracle initié par le martyr de Vladimir Kreslyansky qui laisse 5 orphelins et le souvenir d'un homme entièrement dévoué aux familles de son quartier pour qui sa porte restait toujours ouverte, et qui consacrait sa vie à son travail missionnaire entre Il a consacré beaucoup de temps au travail missionnaire entre ses deux églises de St. George et St. Ascension mais aussi une maison de retraite et un internat pour enfants malades où il prodiguait quotidiennement des services religieux, des conseils et des soins.

Il y a dans l'histoire de cette guerre inachevée des milliers de moments tragiques comme celui-ci, conséquences intolérables de cette haine ukrainienne, lâche et criminelle, qui s'abat sur les populations du Donbass mais comme le père Vladimir,  il se trouve toujours à chaque instant et à chaque endroit des hommes et des femmes, clercs, ou laïcs, civils ou militaires, pour offrir leur forces mentales et physiques et souvent leurs vie pour soigner les souffrances, protéger les libertés et porter toujours plus loin l'espérance de tous. 


Le Donbass est devenu une terre héroïque et une terre martyre, par la souffrance interminable de millions de personnes et le sacrifice de milliers d'autres, et qui resteront pour la plupart anonymes. 
Et le pire à vivre est probablement devant nous !

Heureusement qu'ici sur cette steppe du Don érodée par les vents de l'Histoire, les gens ont le Foi en leur destinée !


Erwan Castel


vendredi 20 septembre 2019

L'incendiaire BHL est de retour


Bernard Henri Lévy est autant journaliste ou philosophe que je suis archevêque de Canterbury, mais ce qui est certain c'est que ce trublion sioniste est bien un fouteur de merde et un faiseur de guerres.Yougoslavie, Géorgie,, Syrie, Libye etc partout où apparaît dans une scénographie mélodramatique narcissique sa chemise immaculée et sa tignasse ébouriffée, les incendies naissent ou s'intensifient: révolutions colorées, coups d'Etat, guerres, terrorismes, etc. et toujours au profit de l'hégémonie israélo-occidentale. Cette fonction d'incendiare que BHL assume complètement dans ses "one ma show" médiatiques cette réputation criminogène qui lui a même valu la qualification de "VRP" de la guerre par Mediapart.

Et l'Ukraine n'échappe pas aux tournées médiatiques de ce psychopathe des plateaux télé.

Confirmant que le Maïdan n'est qu'une révolution colorée importée les occidentaux en Ukraine, BHL apparaît régulièrement à Kiev pendant l'hiver 2014-2015, haranguant les foules manipulées jusqu’à saluer les groupes néo-nazis qui sur les barricades en feu sont devenus les idiots utiles du sioniste.

Dans les épisodes dramatiques qui s"enchaînent en Ukraine (massacre du Maïdan, coup d'état, massacre d'Odessa, guerre dans le Donbass...) BHL ne manque jamais une occasion de jeter de l'huile sur le feu de l'escalade militaire, soutenant inconditionnellement, son ami oligarque sioniste et président Porochenko.

Ainsi comme l'a souligné Danill Bezsonov, le porte parole militaire de la République Populaire de Donetsk, l'incendiaire français BHL dont on sait qu'il est obsédé par la mise en scène propagandiste de son personnage sur fond de décor dramatique, apparaît plusieurs fois en Ukraine juste avant des escalades meurtrières qui sont aussitôt attribuées aux russes ou pro-russes. Ainsi par exemple :
  • En février 2014, un massacre de manifestants et policiers est organisé sur le Maïdan avortant les accords politiques obtenus la veille et provoquant le coup d'Etat. Ce massacre intervient 3 jours après une nouvelle visite de soutien aux émeutiers de BHL 
Discours halluciné (et certainement sous hallucinogènes) 
de BHL,en février 2014, sur la place du Maïdan
  • En février 2015, Alors que de nouveaux accords de paix sont sur le point d'être signés BHL s'envole vers l'Etat Major des forces ukrainiennes à Kramatorsk (100 km au Nord de Donetsk) Une frappe de Lance Roquettes Multiple Uragan frappe cette ville ... 3 jours après son arrivée!


Ce 19 septembre 2019, BHL est venu rencontrer Porochenko, l'ex-président et opposant à Zelensky que le français, qui l'avait rencontré fin mars 2019 juste avant la campagne présidentielle ukrainienne, décrit comme un personnage superficiel "qui a des yeux mais pas de regard".

Actuellement Zelensky tente de poursuivre la politique de l'OTAN engagée par Porochenko, mais par des chemins plus diplomatiques que militaires et surtout aux discours russophobes moins agressifs, ce qui bien sûr déplaît à BHL, ce dramaturge du Nouvel Ordre Mondial qui veut des ruines et du sang pour décorer ses apparitions.

De là à dire que cette nouvelle visite de l'incendiaire français auprès de ses amis du"parti de la guerre" ukrainien annonce un coup de force prochain à Kiev de l'opposition pour assurer le maintien d'une politique belliciste anti-russe, il n'y a qu'un petit pas à faire...

Il reste à surveiller les retours des nouvelles intrigues de BHL en Ukraine pour savoir quelles graines de chaos il y est venu semer.

Erwan Castel

Article référence : Colonel Cassad

lundi 22 avril 2019

L'Ukraine a changé de pantin


Le résultat des élections présidentielles ukrainiennes ne s'est pas fait attendre, confirmant les pronostics, les sondages et les résultats du 1er tour : le comédien Zelensky est capitaine de l'épave Ukraine. 


Les premiers résultats non officiels: "Ze": 73,2% - "Poro": 25,3%

Même si on observe la variation maximale pouvant exister avec les résultats définitifs, soit de l'ordre de 5% environ, cela reste une victoire écrasante de Zelensky sur Porochenko ou plus exactement un désaveu cinglant pour ce dernier qui a mené son pays dans un effondrement total et n'a pas su garantir un quelconque processus de paix dans le Donbass.

Même si ces élections ont été l'occasion d'une condamnation populaire de sa politique et sa personne, la victoire d'un comédien inconnu du monde politique et sans aucune expérience dans le domaine reste un mystère qui est symptomatique selon moi de la détresse dans laquelle se trouve l'Ukraine et des réseaux existants autour de lui et sans lesquels il était impossible de le propulser aussi haut et les soutiens qu'il a reçu de Washngton et Paris par exemple pendant la campagne le prouvent.

Il est également probable, comme pour le Maïdan où on les voit apparaitre clairement dès fin décembre 2013, que ces soutiens occidenatux à Zelensky (qui hier copptaient Porochenko) se dévoilent rapidement lorsque leur nouveau poulain consommable rebcontrera des difficultés dans l'exercice de son pouvoir et de leur politique colonialiste en Ukraine.

En attendant, un nouveau pantin est arrivé à Kiev, plus jeune, plus frais, plus séduisant... tout comme Macron, cet autrelaquais de la haute finance capitaliste.

Car je ne pense pas qu'il faille pour autant s'attendre à un changement dans la politique, la situation de l'Ukraine et surtout dans la guerre qui sévit toujours dans le Donbass et qui ici nous interesse au premier plan car elle catalyse autour d'elle tous les autres problèmes nationaux ukrainiens et la crise majeure que connaissent les relations entre Moscou et Washington.

On a vu dans des précédents articles (ici et ) que Zelensky, tout en prétendant en surface vouloir relancer les accords de paix signés à Minsk en février 2015, ne veut pas entendre parler de statut spécial pour le Donbass ou d'amnistie pour celles et ceux qui ont participé au conflit séparatiste, alors que ces 2 points sont justement des piliers du processus de paix proposé et non des moindres !

Ceci est certainement révélateur de réalité d'une marge de manoeuvre quasiment nulle que ce réquisitoire électoral contre Porochenko vient de donner à son opposant Zelensky qui doit jouer avec : 
  • une opposition nationaliste minoritaire mais radicale et qui veut la guerre contre les russes et les russophones,
  • une opposition plus large qui a du poids économique et de l'expérience politique et qui veut poursuivre les objectifs russophobes du Maïdan,
  • des occidentaux qui ont imposé à l'Ukraine une dépendance économique vitale à leur économie et qui veulent l'intégrer dans l'UE et l'OTAN,
Si on rajoute des paramètres comme l'effondrement économique, l'inexpérience politique et surtout une guerre dans le Donbass ou la situation bloquée empêche toute forme de dialogue diplomatique réel, tant que Kiev 
  • ne respecte pas le cessez le feu et l'interdiction des armes lourdes sur le front...
  • viole la neutralité de la "zone grise" provoquant des zones de contact entre belligérants,
  • refuse le dilaogue direct avec les Républiques de Donetsk et Lugansk maintenant le conflit enlisé.
Or si Zelensky, s'engage à résoudre seulement un de ces trois points cela sera interpérté comme un abandon du terrain aux séparatistes du Donbass, et une trahison envers l'Ukraine et ses promesses d'y ramener le Donbass et la Crimée.

Du coup Zeensky ne varie pas dans le discours concernant le Donbass et prétend vouloir renouer des négociations directes avec la Russie, mais qu'il qualifie "ennemie de l'Ukraine". De plus, en appelant lors de sa première intervention présidentielle (en anglais svp), les anciennes Républiques socialistes soviétiques à suivre l'exemple de l'Ukraine et d'engager à leur tour leur occidentalisation, on en peut pas vraiment dire que Zelensky crée une rupture dans la doxa bellisiciste de son prédécesseur !

Les prochaines semaines vont être d'autant plus décisives que : 
  • d'une part, les ukrainiens ne se laisseront pas berner une deuxième fois pendant 5 ans par des promesses et des écrans de fumée présidentiels à répétition et demanderont des résulats concrets dans l'année.
  • d'autre part, les occidentaux refuseront de se voir retirer de la gueule de l'OTAN l'os ukrainien qu'elle a commencer à ronger et perdre tous les contrats militaro-industriels obtenus en retour de leur soutien au Maîdan et à leurs perfusions ultérieures


Je pense pour ma part que Zelensky est aujourd'hui un roi sans trône qui a le choisx entre 3 destinées politiques qui ne sont finalement que des déclinaisons légèrement différentes de la même stratégie définie par les USA : 
  1. Celle d'un Saakaschvili zélé qui, lorsqu'il était président fantoche de la Géorgie a voulu être plus américain que les américains eux mêmes et se lançant dans une aventure militaire désastreuse contre la Russie.
  2. Celle d'un Trump qui pérore et clabaude qu'il va tout changer mais qui au final tire même sur la laisse de ses maîtres esclavagistes qui continuent à mener le monde sur le chemin d'une guerre contre la Russie.
  3. Celle d'un Porochenko qui se contente de suivre la feuille de route des occidentaux et de soumettre l'Ukraine à leur ploutocratie et leur volonté de guerre avec la Russie, en échange d'un engraissement personnel. 

Il faudrait de la part de Zelensky réaliser un revirement total de la politique étrangère ukrainienne en reconnaissant les référendums de Crimée et du Donbass et en restituant à ce dernier les territoires occupés par son armée, pour amener paix et prospérité à l'Ukraine. Mais ceci reviendait pour le clown à terminer sa carrière sous les tirs d'un nationaliste ukrainien à qui la CIA aura fourni les balles.

On va donc probablement continuer comme aujourd'hui dans une guerre larvée et sanglante, après peut-être un petit temps de pause post électorale, jusqu'à ce que cette guerre inévitable entre Kiev et Moscou éclate enfin et permette à l'Ukraine de revenir dans la zone d'influence russe qui correspond à son identité réelle.

Quant à Porochenko, responsable du mur de tués qu'il a dressé entre le Donbass et l'Ukraine, trahissant par cette guerre criminelle les promesses qui l'avaient porté au pouvoir en 2014, il va maintenant se battre pour trouver en Ukraine ou dans l'Union Européenne une immunité parlementaire pour continuer d'échapper à un tribunal et sa condamnation pour crimes de guerre.

Peu importe sa fuite juridique ou physique, car sa corde qui est déjà tressée est patiente... 


Erwan Castel



mercredi 3 avril 2019

Lorsque Kiev se tire une balle dans le pied


Dans l'ombre du 1er tour des élections présidentielles ukrainiennes, dont les conséquences dans le domaine de la politique internationale ukrainienne s'annoncent sans grand changement de cap, a eu lieu en revanche la rupture annoncée du "Traité d'amitié de partenariat et de coopération entre la Russie et l’Ukraine" qui depuis 1997, date de sa signature par Eltsine et Kouchma était le cadre des relations entre ces 2 pays. 

Certes depuis le coup d'Etat du Maïdan ce traité avait été mis de côté par le nouveau régime de Kiev allumant et atisant sans fin les feux paroxysmiques allumés par sa russophobie délirante excitée par une propagande de guerre occidentale qui a trouvé en Ukraine un ramassis de bandéristes dont la psychopathie et le fanatisme n'ont rien à envier à ceux de Daesh, ces autres idiots utiles à la stratégie incendiaire de Washington à travers le Monde.

Aveuglé par sa haine de la Russie, surtout depuis que la stratégie de ses mentors occidentaux a été mise en échec en Crimée et dans le Donbass, Porochenko multiplie en vain les menaces concernant la Crimée, les provocations meurtrières dans le Donbass et jusque dans les eaux de la Mer Noire et de la Mer d'Azov, son prolongement inter continental. Et le nouveau pouvoir de Kiev a défaut de pouvoir s'offrir une cohérence nationale territoriale et historique a décidé sur le mirage du Maïdan de faire d'une russophobie tous azimuts (politique, culturelle, militaire, médiatique, religieuse, économique etc...) le fondement d'une identité fantasmée pro-occidentale pour toute l'Ukraine dont le surdimensionnement est pourtant le fruit des extensions organisées par les soviétiques Lénine, Staline et Kroutchev.

Leonid Koutchma et Boris Eltsine, les parrains du traité d'amitié russo-ukrainienne de 1997
En se précipitant pour rompre ce traité de cooprétaion entre la Russie et l'Ukraine, Porochenko pressé par le calendrier électoral et poussé par les radicaux nationalistes a pour le moins scieé la branche sur laquelle l'Ukraine est assise, car :
  • Derrière les rodomontades russophobes des propagandistes, l'Ukraine a des relations économiques avec la Russie qui sont d'autant plus importantes qu'elle a plongé depuis la Maïdan dans une faillite sans fin et sans fond. Ce sont entre autres: 
  1. le transit du gaz russe vers l'Europe et dont Kiev essaye aussi de rompre le contrat, malgré le 3 !illiards de revenus que cela rapporte à l'Ukraine.
  2. les investissments russes en Ukraine qui restent toujours les plus importants investissements étrangers dans le pays
  3. le droit pour les ukrainiens de pouvoir travailler et vivre librement en Russie (près de 2.5 millions de personnes concernées) et d'alimenter l'économie ukrainienne de leurs familles, avec leurs salaires
  • Et surtout, l’un des principes fondamentaux de l’accord était la reconnaissance mutuelle des frontières des États qui existait depuis 1997, et c'est par ce point particulier que Kiev a maintes fois invoqué ce traité pour constester le référendum constitutionnel de Crimée qui en février 2014 a vu la péninsule retourner en Russie. 
  • Ce même traité de coopération entre la russie et l'Ukraine interdisait aussi le recours à la force contre l'autre par ses signataires, ce qui désormais autorise la Russie a réellemnt intervenir dans le Donbass pour préter assistance à la population en cas d'offensive ukraininenne.
Le seul point intéressant pour l'Ukraine est que sans ce traité l'Ukraine peut désormais intégré des organisations et des alliances hostiles aux intérêts de Moscou comme par exemple l'OTAN qui en la désignant comme première menace s'est définie elle même comme l'ennemie de la Russie. mais ici il faut relever que à l'exemple de ses parrains étasuniens, Kiev ici annule par le fait déjà accompli un traité international, car l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN (avec un partenariat concrétement entamé) a été inscrite dans sa constitution en 2018.

Pour le reste, l'Ukraine n'a pas compris que désormais elle ne pourra plus revenir en arrière pour restaurer le traité et pire,même ne pourra pas en conclure un autre avec Moscou dans le contexte actuel qu'elle entretient, car la définition des frontières serait automatiquement et de façon rhédibitoire abordée en préambule de n'importe quel accord même le plus minime.

Le pire c''est que l'Ukraine n'a absolument pas les reins pour supporter une telle ruptiure avec la Russie car depuis 2014 Kiec a vu la Crimée reprendre sa liberté, le Donbass faire sécession (15% du PIB ukrainien), plus de 2 millions de travailleurs ukrainiens quitter leur pays, une guerre saigner physiquement, moralement et économiquement le pays etc...

C'est donc bien une balle dans le pied de l'Ukraine que vient de tirer Porochenko dans la logique aussi stupide que suicidaire d'une fuite en avant contre Moscou, car en voulant psychotiquement couper toutes les relations de l'Ukraine avec la Russie (qu'elles soit d'ailleurs impériales avec la croisade contre la patriarcat de Moscou, soviétiques avec la décommunisation de l'Ukraine ou fédérale avec la rupture des traités contemporains), c'est de fait l'avenir de son pays qu'il désintégre pour le forcer dans l'impasse des lUE et OTAN escalavagistes.

Il n'y aura pas de changement stratégique positif dans cette région sous tension que ce soit avec un Porochenko récidiviste ou un Zelensky inexepérimenté car la barre du radeau ukrainien est toujours bloquée sur la cap de la guerre fixé par les faucons étasuniens. Cela ne peut même que s'empirer, car les relations russo-ukrainiennes n'ont désormais plus de gardes fous.

Erwan Castel




lundi 1 avril 2019

Un faux poisson d'avril ukrainien

Zelensky en pole postion pour le second tour avec 30% des votes du 1er tour 

Les ukrainiens sont allés ce dimanche 31 mars aux urnes pour choisir quel sera le prochain vassal de la colonie étasunienne qu'est devenu leur pays depuis le coup d'Etat du Maïdan. Un scrutin présidentiel finalement peu intéressant, une formalité figurative dans le théatre mensonger de l'aliénation de la marchandise, et que confirme un fort taux d'abstention de 40% symptome de la défiance de la population vis à vis du cirque électoral kiévien et de ces fraudes coutunières.

3 candidats sortainet d'un peloton de 26, mais tous les trois alignés dans leurs nuances à la vision pro occidentale soumise à l'hégémonie d'un monde unipolaire dirigé par la ploutocratie anglo-américaine. Et l'Ukraine disloquée, à la dérive et ensanglantée par une guerre qui ravage le Donbass depuis 5 ans avait finalemnt le choix entre un criminel qui veut récidiver, une mafieuse qui veut revenir aux affaires et un clown sorti du chapeau de l'oligarque Kolomoisky, aujourd'hui banni par le pouvoir en place.

Les résulats du tour ont finalement confirmé que entre la peste et le choléra les ukrainiens ont finalement porté leur choix sur Zelensky, l'inconnu médiatisé, l'acteur comique sans expérience politique.

Mais tout bien réfléchi, quoi de plus normal que d'appaudir un clown lorsqu'on va au cirque ?

Au soir 1er du scrutin : Zelensky 30,4 %; Porochenko 17,8%; Timochenko 14.2 % et Boyko 9,8 %

Malgré sa forte avance sur Porochenko, Zelensky n'a pas encore gagné pour autant ses élections car:
  • d'une part le président sortant, qui risque fort de se retrouver trainé dans un tribunal et qui n'a plus rien à perdre, va d'une part user de toutes les ressources dont il dispose pour influencer le scrutin certainement jusqu'à une organisation de fraudes massives, au risque de devoir réprimer un 3ème maïdan consécutif.
  • et que d'autre part, Zelensky, dont les votent du 1er tour ont surtout été l'expression dun dégoût populaire vis à vis de la classe politique,  risque de se retrouver le 21 avril dans face à un autre "plafond de verre" du style de celui rencontré par les Le Pen Père et fille lors des élections françaises.
Il reste que le pouvoir actuel peut également actionner le levier de la guerre dans le Donbass ou aussi le détroit de Kertch par des provocations importantes qui neutraliserait le jeu politique pour un maintien de la junte actuelle.

Même si l'intérêt de ce second tour est aussi médiocre que le sont ses participants, les tensions environnantes à ce scrutin risquent fort de continuer à augmenter tant sur le front du Donbass que dans les rues de Kiev.

Erwan Castel

samedi 30 mars 2019

Le criminiel, la mafieuse et le clown

Porochenko, Timochenko et Zelensky

Demain, 31 mars se jouera (et sertainement dans le sens d'une farce théatrale) le 1er tour des élections présidentielles ukrainiennes, pour lesquelles les 3 candidats "sérieux" (sur les 26 qui sont en lice sortent du peloton tout en portant à travers les sondages toute l'impopularité dont souffre la classe politique ukrainienne, corrompue depuis des années et qui a été le terreau dans lequel Washington a planté les graines de la prétendue "Révolution de la dignité" maquillant le coup d'Etat du Maïdan de février 2014.

En effet nous avons un criminel, une mafieuse et un clown qui abordent demain la première étape du scrutin présidentiel qui désignera le prochain gouverneur de la colonie "Ukraine" des USA Et les derniers pronostics donnent le trio dans l'ordre suivant :
  1. Zelensky, l'acteur et marionnette de l'oligarque Kolomoisky avec 26,6% sur lequel nombre d'Ukrainiens ont reporté leur choix par réaction d'une classe politique à laquelle il n'appartient pas (encore).
  2. Timochenko, l'égérie de la Révolution Orange de 2004 avec 17.2% certes expérimentée mais surtout détestée pour son banditisme en col blanc, ses magouilles, corruptions répétées (pour lesquelles elle a était condamnée et emprisonnée).
  3. Porochenko, l'oligarque etprésident sortant avec 17,2%, responsables de problèmes socio-économiques exponentiels,de la guerre meurtrière dans le Donbass et dont la côte de popualrité ne cesse de décroitre au rythme de l'effondrement ukrainien.
La question se porte donc sur le duel Porochenko/Timochenko vu qu'il est probablement acquis de l'avis de tous les sondages, d'avoir Zelensky au 2ème tour. 

Ex aequo avec Porochenko, Yulia Timochenko va certainement essayer de faire oublier son passé judiciare en surfant sur le changement espéré par la population, sur son image féminine relookée et occidentalisée et sur son expérience politique. Elle a bonne image à l'étranger héritée de la propagande occidentale de  la Révolution Orange et du Maïdan et dispose d'appuis au sein des nationalistes ukrainiens qui veulent à tout prix dégager Porochenko et aussi celui du Ministre de l'Intérieur Avakov qui va certaienemnt surveiller de très près la légalité du scrutin.

Porochenko, que beaucoup désigne comme le grand perdant de ce scrutin a cependant encore des cartes cachées dans sa manche : D'une part il dispose, de par sa fonction présidentielle, des ressources les plus importentes pour tricher et se placer pour le second tour. En effet le SBU qui contrôle les systèmes de vote électronique lui est acquis et déjà on a observer des trucages dans les listes électorales comme la présence de personnes décédées et/ou résidant en Crimée et dans le Donbass (dont le président Zakaharchenko et le Chef de bataillon "Givi" assassinés !).

En 2014, Porochenko avait été élu de justesse avec 53% de voix et ce grâce au départ des voix russes de Crimée et du Donbass et de nombreuses abstentions dans les régions russophones, et cette année pour essayer de gagner encore malgré son impopularité les élections, le Président sortant a déjà engagé une fraude électorale en refusant d'ouvrir des bureausx de vote dans les ambassades d'Ukraine en Russie pour ses ressortissants y résidant (soit 2.5 millions d'électeurs majoritairement pro-russes auxquels il faut rajouter envisron 500 000 réfugiés ukrainiens). A cette irrégularité intentionnelle qui justifierait normalement l'invalidité du scrutin il faut rajouter les fraudes locales qui déjà ont commencé à se mettre en place. Malgré la volonté écrasante des ukrainiens d'en finir avec cet oligarque criminel, ce dernier a encore de grandes chances de pouvoir tricher et accéder au 2ème tour du scrutin.

Quoiqu'il en soit aucun de ces 3 candidats n'a de solution et même un vrai programme pour sortir l'Ukraine de son naufrage et achever cette guerre civile meurtrière contre la population russe du Donbass, bien au contraire, car ils appartiennent tous les trois malgré leurs rivalités à la mouvance pro-occidentale qui veut transformer l'Ukraine en colonie économique et en bélier militaire contre Moscou. 


Du côté de l'opposition qui veut en finir avec le délire russophobe suicidaire du Maïdan et renouer des relations normales avec Moscou nous trouvons Boyko, le seul candidat en lice (avec 7.1% d'intentions de vote) qui vient de faire l'objet de poursuites pénales par le procureur de la Républisue à son retour d'une rencontre à Moscou avec le 1er ministre Medvedev concernant des projets pour apaiser la région en cas de changement de régime à Kiev. Et le procureur ukrainien, n'ayant pas peur du ridicule d'accuser le candidat de la Paix de "franchissement illégal de la frontière" alors que son passage autorisé par ses documents personnels a été dûment enregistré par les services douaniers ukrainiens et russes.

Concernant ce parti de l'opposition qu'on pourrait appeler "pro-russe" tant il veut conserver des relations harmonieuses et productives avec son voisin géographique et partenaire historique, il suffit de regarder les élections présidentielles qui se sont déroulées en ukraine avant les séparations de la Crimée et de l'Ukraine pour constater la partition Est-Ouest du pays tout autant que la réalité humaine et politique de la Novorossiya, cette entité historique russe allant de Kharkov à Odessa. Malheureusement, amputé des voix de Crimée et du Donbass (ainsi que de celles de la diapora ukrainienne de Russie), ce parti de la paix, comme en 2014 a peu de chance de l'emporter sur le parti de la guerre... quoique les sondages étant souvent trompeurs, on ne sait jamais !




Quoiqu'il en soit, qu'il soit dégagé ou toujours présent dans la course électorale dont le 2ème tour est pour le 21 avril et l'investiture le 31 mai, Porochenko, qui vient de se voir attribuer la médaille de Judas par la population bombardée du Donbass, est encore à la barre pour 2 mois soit 60 jours où le pire est possible sur le front, surtout s'il n'a plus rien à perdre. Et quand bien même, il est peu probable que celui des deux autres challengers élu fasse en sorte que la situation change en mieux pour les enfants, les femmes et les hommes de Donetsk et Lugansk mais ausssi celles et ceux des territoires occupés par l'armée ukrainienne et qui vivent quotidiennement une occupation militaire humiliante et violente.

J'espère juste que Poutine n'aura pas cette fois la naiveté de reconnaitre, comme pour l'élection de Porochenko en 2014 (par rapport à ses promesse de "mettre fin à la guerre contre le Donbass dans les 3 semaines suivant son investiture") le prochain président ukrainien, que les fraudes et irrégularités déjà repérées dans l'organisation du scrutin rendent sa victoire d'ores et déjà illégitime.


Erwan Castel