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vendredi 4 février 2022

Un menace critique

Drone tactique ukrainien repéré ici sur le front de Donetsk en octobre 2021 avec
une munition RKG 1600 fabriquée par la manufacture d'armes Mayak de Kiev.

Sur le front du Donbass, le terrorisme des forces ukrainiennes est en train de rejoindre en intensité l'hystérie de la russophobie occidentale qui après le fantasme éculé d'une "invasion russe imminente" nous sert aujourd'hui aux symptômes de sa psychose organisée le fantasme d'un false flag russe toujours "imminent" bien sûr. 

A l'inverse de ces délires propagandistes la réalité factuelle montre bien une exponentialisé de la dimension terroriste des actions ukrainiennes dans le Donbass qui risque de faire basculer leur stratégie dans une guerre encore plus sale que leurs bombardements quasi quotidiens des populations civiles de Donetsk et Lugansk.

  • Depuis le 28 janvier des séries d'alertes à la bombe de plus en plus importantes frappent les ressources administratives et sociétales de la République Populaire de Donetsk, dont la dernière campagne psychologico-terroriste a touché 400 bâtiments d'enseignement et obligé à l'évacuation de 75 000 personnes. Le mode opératoire coordonné de ce terrorisme ainsi que la découverte d'un engin explosif élaboré dans un bâtiment accréditent une signature des services spéciaux ukrainiens.
Engin explosif désamorcé dans l'administration de 
Kievsky, un district de Donetsk, le 1er février 2022
  • Le deuxième domaine terroriste ukrainien qui semble s'intensifier, et même s'industrialiser est celui des bombardements par drone tactique. Après les modifications artisanales des drones d'observation apparues dès 2016 pour larguer des grenades et petites munitions explosives, les ukrainiens ont lancé la production en série de la version d'attaque d'un quadricoptère avec ses munitions adaptées.
Tirs de la défense antiaérienne républicaine sur
un drone ukrainien s'approchant de Donetsk 
avec un canon bitube de 23mm (ZSU 23/2) 

Ces attaques ukrainiennes par drone tactique se sont intensifiées sensiblement depuis 2021, tant sur des objectifs militaires que sur des zones résidentielles civiles, mais aujourd'hui elles deviennent clairement le vecteur d'un terrorisme d'Etat qui n'a plus rien à voir avec la conduite d'opérations militaires :

1 / Un programme militaire d'Etat 

Si comme je viens de l'évoquer les premières attaques par drones tactiques étaient réalisées à partir de bricolages improvisés par quelques soldats imaginatifs (qui parfois sont morts de manipulations hasardeuses), depuis plusieurs mois le matériel récupéré sur les drones d'attaque abattus, crashés ou électroniquement neutralisés montre bien une industrialisation étatique de ce mode opératoire :
  • des boîtiers imprimés sur une imprimante 3D en plastique à la torsion avec du ruban électrique,
  • des charges composées de plaste "gris" (type PVV-7), pouvant aller jusqu'à 150 grammes, 
  • des éléments de frappe entourant la charge : 50 à 200 billes d'acier d'environ 3 g chacune,
  • des détonateurs à microcircuits des engins explosifs modernes avec des cartes soudées en usine,
  • se plus en plus d'engins peuvent être déclenchés par radio ou lors d'un mouvement secondaire,
  • etc. autant de caractéristiques qui démontrent l'existence d'un programme militaire autorisé.
Résultat, ces engins explosifs largués par drone, dont le rayon pratique est de 15 mètres et efficace jusqu'à 35-40 m environ, peuvent exploser bien après leur impact, sur commande à distance mais aussi de façon complétement autonome grâce à leurs cartes complexes qui peuvent branchées par exemple à des capteurs de mouvement, d'accélération ou de son qui sont activés au moment de leur impact initial au sol.

2 / Une arme quasi indétectable 

Pochette de chargeur piégée larguée de nuit par un drone ukrainien sur une position républicaine 

Le faible volume de l'engin explosif autorise un camouflage très facile et même sa dissimulation dans de banals objets inoffensifs voire ménagers qui endorme la méfiance jusqu'à leur explosion. Ce type de ruse a déjà été observé plusieurs sur le front du Donbass :

  • Tout d'abord dans le corps d'un quadricoptère dont l'opérateur a simulé le crash près de son objectif et qui explose quand on s'approche de lui,
  • En le camouflant dans des débris ou objets récupérables largués sur les objectifs comme ici par exemple dans un porte chargeur largué dans une tranchée républicaine:
Vidéo d'un drone ukrainien abattu sur le front et qui révèle son
largage, près d'un bunker républicain d'un porte chargeur

L'immense difficulté de ces engins explosifs petits et camouflés c'est leur détection et également leur neutralisation car selon les capteurs utilisés les artificiers ne peuvent même pas les approcher. Et les blessures occasionnées par ces engins, si elles ne sont pas mortelles restent très graves dans leur rayon d'efficacité: blessures pénétrantes des jambes du genou, provoquant souvent des amputations mais aussi aux bassin, tronc, tête...


 3 / L'arme idéale du terrorisme 

Pouvoir déposer sans être vu une bombe autonome camouflée dans une zone résidentielle fréquentée doit certainement être le rêve de nombreux cerveaux détraqués des fanatiques de tout poil qui imposent au monde quotidiennement le paroxysme terroriste d'une amoralité de plus en plus généralisée dans les combats modernes.  

Dans le Donbass, les exemples d'attaque de drones ukrainiens sur des cibles civiles, complétant avec plus de précision leurs fréquents bombardements des zones résidentielles, ne manquent pas. 

Et lorsque la ruse de guerre se transforme en sadisme, il ne reste plus beaucoup de distance à parcourir pour que le sadisme devienne terrorisme et crime de guerre. Et dans les quartiers résidentiels proches du front où depuis 8 ans les résidents savent se prévenir correctement les bombardements et s'en protéger du mieux possible, ces drones tactiques pourraient rapidement être employés pour terroriser les populations, tuer et blesser par surprise et forcer l'évacuation de zones entières.

Les autorités républicaines ont déjà entamé des campagnes d'information auprès des populations proches du front et surtout en direction des enfants pour ne jamais ramasser ou manipuler un objet abandonné au sol même d'apparence inoffensive (téléphone, tablette, jouet, ballon, sac...).


Pour le moment ces largages par drone d'engins explosifs sur zone civile restent peu utilisés mais si ce type d'attaque se généralise alors plus que jamais la destruction du pouvoir actuel de Kiev apparaitra comme vital.

Erwan Castel

dimanche 12 décembre 2021

Un provocation inédite de l'OTAN dans le Donbass

Obusier ukrainien de 152mm 2S19 "Msta-S", en cours de déploiement sur le front 

Dans l'escalade en cours dans le Donbass entre les forces ukrainiennes et séparatistes initiée par Kiev il y a 2 mois, nous assistons maintenant à un crescendo de provocations ukro-atlantistes de plus en plus importantes et dangereuses, malgré les nouveaux pourparlers engagés entre la Maison Blanche et le Kremlin et qui débordent largement la zone du front pour menacer la stabilité et la sécurité internationale de toute la région de la mer Noire.

Parmi les provocations ukrainiennes quotidiennes on observe une utilisation de plus en plus meurtrière des drones de frappe tactiques qui sont lancés dans des attaques visant aussi bien les positions défensives des milices républicaines que les zones résidentielles civiles. 

Ainsi ce 10 décembre un drone ukrainien a largué une munition inconnue près d'un abri bus dans la périphérie Sud Ouest de Donetsk (Trudovsky) et lors de la tentative de neutralisation de l'engin qui n'avait pas initialement explosé, 1 soldat a été tué et un autre blessé grièvement, ce dernier succombant lui aussi à ses blessures le lendemain 11 décembre matin.

Le 11 décembre, un autre ukrainien drone de type Valkyrie a été neutralisé en vol par la défense électronique de le défense Nord de Donetsk alors qu'il se dirigeait vers l'hôpital 21 dans le quartier d'Okyabrsky. Après analyse de l'appareil crashé au sol, les enquêteurs ont conclu qu'il s'agit d'un drone d'observation employé observer et corriger les tirs de l'artillerie. Ce qui est inquiétant c'est que la zone où il travaillait est une zone résidentielle où vivent de nombreuses familles, avec une école, un hôpital et un petit marché qui ont déjà été bombardés plusieurs fois depuis 2014.
A noter que le 10 décembre matin un autre drone ukrainien d'observation s'était déjà crashé au pied d'un immeuble d'habitations (pour des raisons inconnues).

 Drone ukrainien, intercepté le 11 décembre 2021 au
dessus d'Oktyabrsky - Photo de Dmitry Astrakhan

Alors que les projecteurs de l'OTAN sont exclusivement braqués sur les mouvements des unités militaires russes sur leur propre territoire national en organisant des cris d'orfraie dans toutes leurs officines politico-médiatiques, pas un seul mot en revanche sur les concentrations offensives des forces de Kiev sur le front du Donbass qui pourtant les ont provoqué et sont autant de violations ukrainiennes des accords de Minsk (contrairement aux forces russes qui ne sont toujours pas présentes dans les républiques de Donetsk et Lugansk).

Depuis 2 mois, des renforts ukrainiens arrivent quotidiennement sur le front rejoignant ceux qui y étaient restés à l'issue de la dernière escalade du printemps 2021. Ainsi ces derniers jours les observateurs de l'OSCE dont les missions sont de plus en plus entravées par l'Etat major ukrainien qui leur interdit l'accès à de nombreuses zones et brouille leurs drones d'observation, ont constaté :

Les 8 et 9 décembre: 

Arrivée à proximité de zones résidentielles de

  • 6 mortiers automatiques Vasiliek de 82mm à Konstantinovka (Nord Ouest Donetsk)
  • 17 chars de combat T 80 à Zachatovka 

Le 10 décembre 

Le départ de leurs zones de retrait vers le front de

  • 2 systèmes d'armes de missiles antichars de 130mm 9P149 "Schturm"
  • 4 canons antichars de 100mm MT 12 "Rapira"
  • 11 obusiers automoteurs de 152mm MSTA-S


Sur le front Sud de la République Populaire de Donetsk, le couloir de Granitnoe (côté ukrainien) à Telmanovo (côté républicain) est toujours sous tensions et attentions militaires.
  • A Granitnoe, les forces ukrainiennes, pour consolider la tête de pont que leur offre la capture (le 26 octobre) du village de Staromarievka sur la rive gauche de la rivière Kalmius (qui dans ce secteur trace la ligne de front) viennent d'installer un bac en béton pour remplacer un pont flottant précédemment installé mais détruit par l'artillerie républicaine. Renseignement confirmé par les observations de l'OSCE dans ce secteur.
  • Depuis leurs positions les unités ukrainiennes continuent leurs harcèlement des positions républicaines, et parfois à leurs dépends comme par exemple ce BMP2 ukrainien qui, en quittant sa position de tir sur le front Sud a sauté sur une de ses propres mines antichars. Rapidement la soute à munitions du véhicule blindé a explosé à son tour. les observateurs républicains ont vu 1 seul membre de l'équipage pouvoir s'extraire du véhicule.
Un BMP ukrainien saute dans un de ses champ de mines 
      • Toujours sur ce front Sud de la RPD, des unités autonomes ou spéciales composées de radicaux nationalistes (ou étrangers) sont arrivés sur le front, comme l'avait promis Dmitri Iarosh, le petit führer ukrainien lorsqu'il ava été récemment nommé "conseiller spécial" du chef d'Etat Major ukrainien, par exemple:
1 / Sur le front de Novoazovsk, des groupes de reconnaissance ukrainiens supplémentaires sont arrivés en 1ère ligne partageant leur excitation sur les réseaux sociaux, comme l'unité nationaliste "les ours" par exemple venue renforcée la 128e brigade ukrainienne sur le front de Mariupol.  
 
Groupe de reconnaissance ukrainien de l'unité "Ours"
Cherchez l'erreur ! (qui en fait n'en est pas une quand
on connait l'idéologie de ces psychopathes "ukrops")

Un gros plan sur les uniformes des "ours" !, mais
les bobos mondialistes vous diront encore qu'il n'y
pas de néo-nazis dans l'Ukraine du Maïdan.

2 / Sur le front de Volnovakha, entre Donetsk et Mariupol (dans le secteur particulièrement tendu de Granitnoe / Telmanovo, tout ou partie du bataillon néo-nazi "Aydar" a été déployé (avec déjà un tué déclaré dans ses rangs). 


Du côté de l'OTAN

Bien que les responsables de l'alliance ont bien signifié à Kiev qu'ils n'avaient pas l'intention d'engager des forces au contact direct de forces russes, ils ont en revanche renouveler leur soutien inconditionnel garantissant des aides militaires illimitées à l'Ukraine et des sanctions économiques "infernales" contre la Russie si elle intervenait militairement dans la région.

Après la nouvelle provocation maritime ukrainienne dans le détroit de Crimée,  ce 9 décembre, c'est au tour des USA de réaliser une autre provocation, cette fois dans le ciel du Donbass, avec un avion de reconnaissance RC-135W Rivet Joint de l'US Air Force :

L'ambiguïté hypocrite de ce positionnement occidental est déjà visible dans le ciel du Donbass où pour la 1ère fois un avion de reconnaissance RC-135W Rivet Joint de l'US Air Force est venu observer la ligne de front depuis l'espace aérien contrôlé par Kiev. 

Jusqu'à présent l'OTAN confiait ce genre de mission à ses drones stratégiques RQ 4 B "Global Hawk" de la base de Siganolla en Sicile, et le fait que maintenant elle envoi un appareil avec équipage constitue une étape supplémentaire des provocations occidentales dans la région.

Arrivé au dessus de la zone occupé par les forces ukrainiennes le "Rivet Join" étasunien, transpondeur allumé pour être bien visible par tous les radars a réalisé 4 boucles d'observation de la ligne de front dans l'après midi du 11 décembre 2021.

L'appareil espion étasunien RC-135W 62-4134 a effectué 4 rotations pour un enlèvement d'observation de 100 km environ de front. Il volait à  à une altitude de 9.450 m et une vitesse de croisière de mach 0,5 à partir de la croisière. 

Si l'appareil est ancien (famille des Boeing KC 135 née en 1965), les versions RC sont équipées des dernières technologies de guerre électronique permettant de détecter les signaux radars et de communications mais aussi de les brouiller).

Si ces missions de renseignement stratégique de l'OTAN qui déjà très fréquente dans le Donbass avec les drones "Global Hawk" dont les missions sont aujourd'hui complétées par les missions d'observation des drones d'attaque Bayraktar TB2 dont dispose Kiev, elles génèrent un trafic encore plus dense au dessus de la Mer Noire où de nombreux appareils de recherche électronique occidentaux coupent leurs transpondeurs et effectuent des manœuvres mettant menaçant la sécurité du trafic arien civil. 

Ainsi ces derniers jours, plusieurs incidents aériens ont été provoqués par ces avions espions de l'OTAN qui se croient au dessus des lois internationales relatives à la sécurité aérienne :

  • Le 3 décembre 21, un avion de l'Aeroflot effectuant une liaison Moscou-Sotchi Tel Aviv avec 148 passager à BORD  a été contraint à une manœuvre d'évitement d'urgence pour éviter la collision avec un avion espion étasunien ARTEMIS CL600. Quelques temps après le même incident se renouvelait avec un petit avion privé

  • Ce 10 décembre, c'est le vol U6-219 transportant 160 passagers, un avion d'Ural Airlines, volant d'Ekaterinbourg à Sotchi, qui a lui aussi réalisé un évitement d'urgence pour éviter une collision avec un avion non identifié. Information confirmée par le Royaume Uni (tiens tiens !)



Du côté de la Russie 

Ignorant les menaces cyniques des faucons de la Maison Blanche Moscou poursuit les déploiements défensifs de ses forces armées vers son flanc occidental, espérant ainsi dissuader Kiev de lancer ses propres concentrations blindées contre les populations des républiques du Donbass où vivent aujourd'hui prés de 1 million de citoyens ayant obtenu la nationalité russe. 

Un exemple de concentration russe, ici dans la base militaire près de Valuyka (région de Belgorod) á environ 20 km de l'Ukraine. Images haute prises par le satellite Maxar les 7 septembre  et 5 décembre:



Région de Voronej




Région de Voronej ! Gare ferroviaire de Maslovka. 

Région de Rostov d'importants convois militaires russes 
se dirigent vers les frontières de la République de Donetsk
qui n'est dans le Sud qu'à 30 kilomètres de la ligne de front.



Région de Smolensk, convoi militaire russe en route
vers les frontière ukrainiennes


Comme je le rappelais précédemment (ici par exemple), le terrain est la seule référence fiable dans une crise politico-militaire, car, plus les tensions sont vives, plus les discours ne sont que surenchère d'accusations identiques où il est difficile de discerner qui réellement est l'agresseur et qui est l'agressé...

Sauf si on regarde par dessus le parapet des tranchées, dans les hôpitaux civils proches du front, dans les rapports des observateurs internationaux ou sur les radars de l'aviation civile...

Erwan Castel




vendredi 10 décembre 2021

Attaque terroriste ukrainienne

Drone tactique de frappe ukrainien de type octocoptère (ici avec une munition RKG 1600)
 comme celui qui a été utilisé ce 10 décembre dans l'attaque contre le village de Trudovsky.
 

Comme d'habitude, il n'aura pas fallu longtemps aux ukropithèques pour relancer leurs attaques meurtrières contre les civils de Donetsk et Lugansk, après une courte accalmie certainement due aux pourparlers entre Biden et Poutine. 

Et cette nouvelle attaque de la lâcheté criminelle ukrainienne ne laisse aucun doute sur son caractère terroriste visant délibérément des cibles civiles, dans une lâcheté criminelle encouragée par l'absence voulue de toute mesure contraignante par les observateurs (OSCE) ou les acteurs occidentaux en charge du suivi des accords de Minsk.

Aujourd'hui, 10 décembre 2021, les forces ukrainiennes de la 54e Brigade ukrainienne du colonel Maystrenko ont réalisé un attentat terroriste par un drone tactique contre une zone résidentielle du village minier de Trudovsky, (district de Petrovsky) dans la périphérie Sud Ouest de Donetsk. 

  • Cet après midi; un drone tactique ukrainien de type octocoptère (8 rotors, pour  des charges plus lourdes) a largué une munition explosive au dessus d'un arrêt de transport public dans une zone résidentielle de Trudovsky.
  • L'engin explosif n'a pas explosé en arrivant au sol et des résidents qui l'ont trouvé ont alerté la milice populaire qui a immédiatement sécurisé la zone en attendant l'arrivée des sapeurs.
  • Au cours de la tentative de neutralisation de cette munition de type inconnu, cette dernière a explosé, tuant sur le coup un soldat de la République Populaire de Donetsk et blessant un autre par de multiples éclats d'obus.
Le défenseur de Donetsk tué aujourd'hui était père de 2 fillettes
Paix à son âme et sincères condoléances à sa famille et proches

Chaque jour le front mais aussi les zones résidentielles proches sont survolés par des drones ukrainiens, dans des missions d'observation, de correction d'artillerie et, de plus en plus fréquentes, de frappe et pour lesquelles des modèles et munitions adaptés sortent désormais des usines d'armement comme par exemple la firme "Mayak" de Kiev.

Cette menace aérienne tactique est aujourd'hui rejointe par celle des drones d'attaque de fabrication turque Bayraktar et l'aviation de combat ukrainienne qui peu à peu refait son apparition sur le front du Donbass après 6 années de retrait (pour les aéronefs rescapés de l'hécatombe de 2014).

Si la 3ème dimension est bien revenue dans cette guerre interminable, ce ne sont pas en revanche des chevaliers du ciel qui volent au dessus du Donbass mais bien des oiseaux de malheur pilotés à distance par des criminels et des lâches qui ne méritent pas le nom de soldat.

Erwan Castel 


jeudi 25 novembre 2021

Kiev abandonne factuellement le processus de Paix

Sur le front du Donbass, la proximité des belligérants est telle que les alertes nocturnes sont lancées
au moindre bruit, alors dans la steppe des éclairantes donnent vie aux ombres et figent les vivants.

Lors de la dernière réunion du "groupe de contact" chargé d'essayer de mettre en œuvre et accompagner le processus de paix signé à Minsk en février 2015, Kostin, le représentant de la délégation ukrainienne a tout simplement (et clairement) a décidé d'abandonner la feuille de route concernant la loi sur le statut spécial du Donbass lequel bien qu'irréalisable et donc jeté à la poubelle les113 réunions qui lui avaient été consacré.

Pour les gens du Donbass qui ont du temps à perdre à lire les communiqués officiels du théâtre de Minsk 2, ceci constitue bien, au milieu de leurs quartiers bombardés depuis 7 ans par les forces ukrainiennes, un "non événement", car sur le front depuis trop longtemps la réalité des actes écrase l'hypocrisie des paroles.

Aujourd'hui encore, les "ukrops" ont tiré sur plusieurs secteurs du front, maintenant sans jamais se lasser une pression offensive sur les milices et terroriste sur les populations. Et le secteur Sud de la République Populaire de Donetsk, sous tension depuis le coup de force ukrainien sur le secteur de Telmanovo (capture de Staromarievka, bombardement de Telmanovo, utilisation du drone Bayraktar), a été la cible de tirs ukrainiens soutenus, notamment sur le front de Dokuchaïevsk (40 km Sud Donetsk).

24 nov 21, bombardement ukrainien sur le front
de Dokuchaïevsk, à 40 km au Sud Donetsk

Comme d'habitude les forces ukrainiennes, parallèlement aux tirs sur les positions défensives républicaines, effectuent aussi systématiquement des tirs sur des zones résidentielles, visant particulièrement les infrastructures de vie commune (écoles, station électriques, d'eau potable etc.). Ces actions qui ne relèvent d'aucune logique militaire ne sont que du terrorisme d'Etat à l'encontre des populations civiles.

22 nov 21, En pleine période scolaire, l'école de Krasnei Partizan (au Nord de Donetsk sur 
la route de Gorlovka) a été plusieurs fois touchée par des tirs d'artillerie ukrainiens.

Géolocalisation des tirs ukrainiens sur l'école de Krasneï Partizan du 22 nov 21.



Alors que les propagandes restent logiquement focalisées sur la première utilisation du drone d'attaque turc Bayraktar TB2 sur ce front Sud et sur celle, avérée fausse, du missile antichar américain Javelin, d'autres drones ukrainiens larguent quotidiennement des munitions explosives sur le front avec des moyens offensifs qui ont évolué du bricolage artisanal de drones d'observation à la production industrielle de drones tactiques spécialisés dans ce type de bombardement et de munitions adaptés, des RKG 1600 produites par la firme Mayak à Kiev.

Deux autres exemples de bombardements ukrainiens 
par drone tactique - vidéos propagande ukrainienne.


Les forces ukrainiennes utilisent également cette arme aérienne contre les zones résidentielles civiles tuant, blessant ou détruisant pour terroriser la population et l'inciter à quitter les localités près du front.

Ainsi, pas plus tard que le 25 novembre 2021 un drone tactique ukrainien a réalisé une nouvelle attaque à 05h40 du matin, larguant plusieurs munitions explosives de RPG 7 au-dessus de la rue Ordjonikidze, dans une secteur d'immeubles résidentiels près de la gare routière, occasionnant heureusement que des dégâts matériels. A noter qu'une des munitions larguées n'a pas explosé.

25 nov 21, bombardement aérien ukrainien par drone tactique du
secteur de la gare routière de Yasinovataya (20 km Nord Donetsk).

Munition du drone non explosée (RPG 7)

Face à cette menace aérienne ukrainienne devenue quotidienne et de plus en plus efficace, les forces de défense républicaines ont déployé prioritairement sur les secteurs sensibles des stations de contre mesures électro magnétiques qui sont complétées par des armes identiques et portatives qui sont en cours de dotation systématique au sein des unités d'infanterie sur la première ligne.

Ainsi les interceptions des drones ukrainiens sont elles aussi de plus en plus fréquentes comme par exemple ce drone neutralisé par une station de guerre électronique républicaine au matin du 24 novembre sur le front Ouest de Donetsk près de la mine Abakumova. les contre mesures électroniques ont fait chuter ce drone qui emportait accrochés sous sa structure 3 munitions explosives à larguer et en touchant le sol l'une d'entre elles a explosé. Sur les lieux, Viktor Gorbanovsky, un civil a réussi a briser des pales des rotors (avec une béquille) alors que l'engin tentait de redécoller. Dès leur arrivée sur le site du crash les sapeurs de la RPD  ont désamorcé les 2 munitions restantes. 



Côté Ukraine, le fantasme d'une offensive russe pour janvier répandu par la propagande ukro-occidentale fait son chemin, des cartes avec des flèches rouges toutes plus fantaisistes les que que les autres illustrent des débats abscons sur les réseaux et les médias ukrainiens. Mais le pire est que les ukropithèques finissent par croire à leurs propres délires tel ce nouveau ministre de la Défense, Alexei Reznikov, qui annonce la mobilisation de 200 000 réservistes au début du mois de janvier 2022.

En attendant, sur la première ligne du front, les forces ukrainiennes multiplient tirs d'infanterie et d'artillerie, drones de reconnaissance et bombardements, creusement de nouvelles tranchées d'approche tandis qu'à l'arrière les routes et les voies ferrées sont encombrées de convois montant vers le front :

22 nov 21, gare de Nikolaiev, convoi ferroviaire
ukrainien en chemin vers le front du Donbass.

Tandis que les forces russes répondent symétriquement aux mouvements des forces ukrainiennes en déployant dissuasivement à nouveau (comme en mars 2021) des unités vers les frontières de Kiev, la diplomatie russe tente une fois encore de désamorcer cette escalade majeure initiée par les "ukrops".

Ainsi le président russe Vladimir Poutine a alerté le Président du Conseil européen sur la situation dans l'est de l'Ukraine face à laquelle il s'est dit "préoccupé par les provocations continues de la partie ukrainienne visant à aggraver la situation sur la ligne de contact. Il a également été indiqué que la politique de Kiev de discrimination à l'encontre de la population russophone doit être arrêtée, ce qui viole les obligations internationales de l'Ukraine" (allusion aux habitants du village de Staromarievka (180 dont 37 citoyens russes), récemment capturé par la 93e brigade ukrainienne dans le secteur de Telmanovo (60 km Sud Donetsk).

Moscou réussir a-t-il cette fois encore à dissuader Kiev de franchir la ligne rouge dans le Donbass où s'achemine t-on vers un conflit régional qui s'il n'est pas extrêmement rapide risque de déborder largement de ce volcan du Donbass entré à nouveau en éruption ?

Telle est la question que tout le monde se pose et pour laquelle on connaitra certainement rapidement la réponse .

Erwan Castel


43 jours de détention pour Andrey Kosiak, enlevé et torturé par
les forces ukrainiennes sur le front de Lugansk, qui refusent de
 libérer et même de donner des nouvelles de cet homme pourtant
 observateur de l'OSCE en mission sur le front du Donbass.

dimanche 21 novembre 2021

Là où des hommes meurent

Drone tactique ukrainien porteur d'une RKG 1600, ici sur le front Nord de Donetsk début novembre

Au matin de ce 21 novembre 202, au son de nouveaux bombardements sur Yasinovataya la lecture de messages militaires en provenance du front, je n'ai pas pu retenir un coup de gueule loin des doxas propagandistes qui de chaque côté de ce front du Donbass rivalisent en stupidités et mensonges comme seuls les larbins des palais peuvent déféquer. 

Sur le front du Donbass les forces ukrainiennes continuent de bombarder en toute impunité les positions défensives républicaines tuant et blessant chaque jour des miliciens accrochés à leur Liberté. 

Voici une vidéo de la 93e brigade ukrainienne montrant le largage meurtrier sur le front de Telmanovo (Sud république de Donetsk) d'une munition explosive RKG 1600 à  partir d'un drone tactique (ce qui constitue une double violation des accords de Paix qui interdisent les tirs et le survol du front aux belligérants).

Vidéo propagande ukrainienne publiée le 20 novembre
concernant le bombardement par drone tactique d'une
position républicaine sur le front de Staromarievka, le
village récemment capturé par Kiev, près de Telmanovo.

Ici 1 soldat républicain est tué ("200") et un autre blessé ("300") et ce type d'attaque aérienne (en plus des bombardements) est devenue quotidienne sur le front.

Dans les bataillons, les soldats républicains en première ligne prélèvent sur leurs salaires pour se doter d'armes électromagnétiques anti-drone (35 000 roubles l'unité) plus efficaces que les armes d'infanterie sur ces cibles aériennes petites et rapides (ce qui permet souvent de récupérer intacte la carte mémoire contenant aussi les images des positions ukrainiennes du décollage).

Car il y a les soldats qui paradent le 9 mai devant les propagandistes, couverts de médailles et de matériels ultra modernes, et ceux qui sont tous les jours dans les tranchées couverts de cicatrices, avec des armes et des casques soviétiques.

Lorsqu'un pays est en guerre la priorité économique devrait aller aux soldats qui le défendent et tant pis si certains ventripotents du centre ville doivent pour cela rouler dans de vieilles Jigouli plutôt qu'en X5 Mercedes.

Priorité au combat et à  la Victoire ! 

"Je dis cela je dis rien"...

En attendant, des hommes meurent et des femmes pleurent...

Erwan Castel

mardi 16 novembre 2021

Le calme avant la tempête ?

Après que, du 12 soir au 14 novembre, l'OSCE ait enregistré pas moins de 1889 violations du cessez le feu sur le front du Donbass, ces dernières sont retombées à moins d'une vingtaine au cours des 2 derniers jours, mais sans pour autant annoncer une éventuelle désescalade... bien au contraire :


1 / Hystérie russophobe ukro-occidentale

Un nouvelle poussée de fièvre occidentale est apparue en Ukraine, sur fond des tensions migratoires sur la frontière polono-bélarusse où Loukachenko joue grossièrement la stratégie turque de la carte migratoire pour faire plier l'UE, et qui sont devenues en quelque jours un nouveau prétexte occidental pour pointer du doigt la Russie alors que le Kremlin, non seulement n'y est pour rien mais au contraire calme la colère d'un , comme par exemple le rappel fait au maître de Minsk que le gazoduc russo-européen qu'il menace de fermer est la propriété de Gazprom et donc sous protection de l'Etat russe.

Concernant la situation dans le Donbass qui est l'épicentre de cette nouvelle poussée de fièvre internationale, fidèle à sa coutumière inversion accusatoire, la propagande politico-médiatique occidentale pousse des cris d'orfraie, accusant la Russie de préparer une "invasion de l'Ukraine".

Quelques instruments de ce pitoyable concert occidental :

dans le Financial times :
  • "Selon nos services de renseignements, Moscou se prépare à envahir l'Ukraine" a informé Washington auprès de ses alliés occidentaux
  • "La Russie attaquera l'Ukraine en hiver" pronostique le Financial Times,
  • "Il n'est pas exclu que la Russie attaque l'Ukraine alors que l'UE est distraite par la crise migratoire en Biélorussie" annonce le ministre lituanien des Affaires Etrangères,
  • "L'OTAN observe "une concentration importante et inhabituelle de forces russes près des frontières de l'Ukraine, l'alliance surveille la situation déclaré son secrétaire général, Jens Stoltenberg,
  • Etc...

Mais bien sûr, lorsque qu'on demande quelles sont les preuves tangibles d'un tel projet d'invasion russe, les faucons de Washington et leurs perroquets occidentaux, rejouant sans vergogne la mélodie irakienne ou libyenne, répondent que "ce sont des données encore sous le sceau du "secret défense""....


2 / La réalité c'est un projet d'offensive... ukrainienne !

Drapeau du mouvement néo-nazi "Secteur Droit" sur la berge de la Kalmius dans le secteur
de Temanovo où les forces ukrainiennes ont capturé le village de Staromarievka le 26 octobre.

Seulement voilà: il y a les jérémiades ukro-occidentales pour se victimiser aux yeux de l'opinion internationale et les faits politiques, économiques et militaires qui sur le terrain, qui lui ne ment jamais, les contredisent complétement: 

  • Agression ukrainienne dans le secteur de Telmanovo avec la capture d'un village de la zone grise (Staromarievka) le 26 octobre et le bombardement d'une localité républicaine à 10 km derrière la ligne de front.
  • Bombardements ukrainiens quotidiens des positions militaires et zones résidentielles républicaines avec de l'artillerie lourde, des lance roquettes multiples et déploiements de nouvelles unités d'assaut sur le front.
  • Réactivation de la dimension aérienne du conflit avec l'engagement quotidien des drones ukrainiens "Bayraktar TB2" (de fabrication trurque), avec déjà une mission d'attaque réalisée lors de l'agression du 26 octobre.
Les observateurs de l'OSCE eux mêmes reconnaissent ces violations ukrainiennes quotidiennes des accords de Minsk (tirs, déploiements, drones etc) ainsi que les bombardements des zones civiles républicaines.

Même sur le plan des discours officiels ukrainiens, le ton est on ne peut plus clair :
  • La semaine dernière, le président ukrainien Zelensky a annoncé "la préparation des forces armées ukrainiennes à la "phase chaude" du conflit militaire dans le Donbass".
  • Sur le canal Telegram "Legitimny", considérée comme très proche de l'administration du président ukrainien, il est rapporté que "tout le monde dit déjà qu'une phase chaude commencera dans le Donbass à l'approche de l'hiver"
  • Au cours de plusieurs réunions récentes, le "Centre de Défense et Sécurité National Ukrainien a planché sur des scenarios de résolution militaire du conflit dans le Donbass

Mais les autorités ukrainiennes tentent malgré tout de faire rentrer leur préparation à une offensive militaire contre les républiques du Donbass dans le narratif victimaire occidental :

  • "Les informations de nos services de renseignement militaires coïncident avec les données des pays partenaires sur la probabilité excessive de déstabilisation de la situation en Ukraine cet hiver "- a ainsi déclaré Anna Malyar, la vice-ministre de la Défense de l'Ukraine.

Par ailleurs il serait naïf de croire que cette exacerbation militaire du front du Donbass relève d'une initiative ukrainienne. Non seulement Kiev n'a plus aucune souveraineté dans le domaine international et militaire, mais cette nouvelle escalade et surtout escalade nouvelle organisée sur le front est à inscrire dans un regain de tension général exercé par l'OTAN et ses alliés sur la façade occidentale de la Fédération de Russie et dont les principaux événements concomitants sont : 
 

3 / Pressions offensives des forces ukrainiennes

Drone tactique ukrainien de bombardement vu sur le front Nord de Donetsk

Sur le front militaire du Donbass, malgré une légère accalmie des bombardements, les forces ukrainiennes poursuivent leur pression offensive et leur politique de terreur sur les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk:

Quelques exemples :

  • Sur le front de la République Populaire de Lugansk, les forces ukrainiennes ont tiré sur les établissements scolaires du village minier de Zolotoe 5 ce lundi 15 novembre 2021, jour de la réouverture des classes. 

A Zolotoe 5, village près du front de Lugansk, le jour de la 
réouverture des écoles, dans la cour d'une école primaire 

A 12h30 depuis leurs positions du secteur de Zolotoe-4 les "ukrops" ont tiré vers Zolotoe 5 avec des mitrailleuses lourdes et des canons sans recul de 73mm (SPG9), endommageant plusieurs bâtiments dont la facade du lycée n°4  au N de l'article. Or-5 avec SPG-9 (5 coups) et armes légères. À la suite des bombardements, les vitrages de deux fenêtres du lycée №4 rue Voikova.

  • Sur le front de la République Populaire de Donetsk, les forces ukrainiennes poursuivent leurs tirs contre les positions défensives républicaines, avec leurs mortiers et obusiers.
Vidéo propagande ukrainienne montrant (à partir d'un drone d'observation
et de correction) des bombardements sur des positions républicaines dans
un ancien village de datchas abandonnées situé sur le front de Promka.
  • Sur le front Nord de Donetsk, les forces ukrainiennes ont utilisé durant ce lundi 15 novembre 21 des petits drones de type quadracoptère pour bombarder par 3 fois des positions sur les fronts de Spartak et Yasinovataya, au Nord de Donetsk (voir photo ci avant). 
A noter que ce type de bombardement aérien qui était encore bricolé il y a peu à partir de drones d'observation modifiés est désormais réalisé avec du matériel sorti des usines d'armement ukrainien Mayak avec des munitions adaptées créées à partir de la grenade antichar soviétique.

 Munition ukrainienne pour drone tactique fabriquée en série par la firme Mayak
Munitions pour drone RKG 1600 (1,6 kg) développées par la manufacture d'armement
ukrainienne Mayak sur la base des grenades antichar cumulatives soviétiques RKG-3.

Selon la Mayak Plant JSC, ces munitions RKG-1600 sont capables de toucher une cible
de 1m2 mètre carré depuis une hauteur de 300 mètres.

Face à cette menace croissante que représentent les drones tactiques d'observation et de bombardement en nombre croissant sur le front, les unités républicaines se dotent d'armes électromagnétiques embarquées (Station Terrikon 2) ou portatives pour neutraliser ces drones volant à basse altitude au dessus des positions et des villages. Et parfois les milices utilisent leurs propres drones pour repérer les opérateurs des drones ukrainiens et diriger sur leurs positions des réponses adéquates comme ici :

Opérateurs de drones ukrainiens qui ajustaient des bombardements,
repérés à leur tour et ciblés par l'artillerie républicaine.

Les tirs ukrainiens continuent, tout comme les mouvements vers le front opérés par Kiev de nouvelles unités d'artillerie et de blindés, et si, après les pilonnages d'artillerie lourde réalisés pendant le week-end dernier, une accalmie très relative règne sur le front, de l'avis de nombreux observateurs elle n'est qu'illusoire et prépare probablement un nouvel embrasement du Donbass.

Et ce mardi 16 novembre 2021 au soir, la population sur le front continue de dormir dans ses caves et dans l'incertitude.

16 nov 21, dans le secteur de Spartak sur les lisières Nord
de Donetsk, la guerre est toujours là bruyante et menaçante

Erwan Castel

jeudi 28 octobre 2021

La valse des drones et des chars

Côté ukrainien, en parallèle de leurs bombardements, les forces de Kiev déploient de nouvelles unités et multiplient les missions de reconnaissance aériennes par drones d'observation. 

Vol de reconnaissance d'un drone d'observation ukrainien au
dessus de positions républicaines sur le front de Yasinovataya, 
au Nord de Donetsk. La route 4 voies est celle qui relie Donetsk 
à Gorlovka au Nord et dont ce tronçon qui longe le front au niveau
de la zone industrielle de Promka, est fermé depuis 6 ans. 

Côté russe, plusieurs témoignages rapportent que des convois militaires russes font mouvement vers les frontières ukrainiennes, dans un scénario dissuasif déjà observé au mois de mars lorsque Kiev, sous couvert de manœuvres programmées avait déjà accumulé ses troupes aux portes du Donbass dans un dispositif offensif.

Mouvement d'unités russes vers les frontières ukrainiennes au lendemain 
de l'attaque menée par Kiev dans le secteur de Telmanovo le 26 octobre

Côté républicain, les unités sont mises en alerte et des unités d'appui sont également déployées vers le front où des positions défensives continuent à subir les tirs des forces ukrainiennes. 

Position républicaine sous bombardement ukrainien

La question est de savoir si les actions ukrainiennes ne sont que de nouvelles provocations ou les prémices d'une action offensive dynamique avant l'hiver et si, dans cette hypothèse, les réactions russes cette fois très rapides réussiront une fois encore par leur dissuasion à imposer une désescalade sur un front à nouveau tendu...

En attendant la réponse prochaine à ces questions, les unités se préparent avec calme au pire scénario.

Erwan Castel