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lundi 9 mai 2022

D'une guerre à l'autre

Les célébrations de la victoire sur le nazisme ce 9 mai 2022 ont illustré la continuité et la contraction du temps historique entre une IIe guerre mondiale officiellement achevée et cette IIIe guerre mondiale qui vient de briser la coquille d'un œuf pondu par les faucons de Washington il y a 8 ans sur le Maïdan et que leurs laquais ukrainiens couvaient depuis 8 ans dans le Donbass.

Et les soldats du passé se confondent dans les regards avec ceux du présent, Autre temps, autres histoires mais toujours cette même menace qui est celle des absolutismes idéologiques et étatiques au service d'un communautarisme élitiste et toujours le même enjeu: celui de la Liberté des peules contre leur totalitarisme esclavagiste. 

A l'occasion de cette date historique, plutôt que d'évoquer son cérémoniel annuel, devoir mémoriel annuel majeur mais dont je fuis comme la peste les agrégats de laquais obséquieux, courtisans à breloques dont les seules motivations sont l'égotisme narcissique et l'intérêt personnel j'ai choisi ici de partager une réflexion lointaine et que raffermit chaque jour vécu ici sur le front du Donbass.

Nos anciens il y a seulement quatre générations avaient su créer cette Union Sacrée par delà leurs différences (voire divergences idéologiques) et cela avait permis à des pays comme la Grande Bretagne et la France, les Etats Unis et l'Union Soviétique d'écraser dans leur alliance l'intégrisme nationaliste nazi et de rejoindre ainsi le sens commun des peuples luttant pour leur Liberté 

"Hélas ! hélas ! hélas !" une fois la victoire obtenu l'espérance d'un monde meilleur dont la victoire de 1945 aurait pu ouvrir les portes fut à nouveau étouffer sous les intérêts des princes et des banquiers et l'absolutisme des Etats dans la permanence des injustices sociales comme par exemple la ségrégation raciale étasunienne ou coloniale française. Et derrière le consumérisme insouciant des "Trente glorieuses" le système capitaliste modernisait autour d'une guerre froide fantasmée cette peur protéiforme domestiquant les foules et dont on mesure aujourd'hui l'efficacité esclavagiste de ces dernières déclinaisons covidienne et russophobe.

Et la phase terminale du capitalisme qui est le "Marché Mondial", dans la logique historique de son expansionnisme veut aujourd'hui achever l'asservissement des peuples et donner le coup de grâce à ce sens commun qui évite la folie et le suicide, qu'ils soient individuels ou collectifs. Dans un article précédent j'évoquais l'amnésie occidentale et qui n'est que l'aboutissement de cette "servitude volontaire" organisée et déjà dénoncée par Etienne de la Boétie en 1574... et qui aujourd'hui s'accélère du fait principalement:

  • de la libération post-soviétique de l'ordre mondial de la démesure militaro-industrielle, 
  • d'un cosmopolitisme nihiliste référençant l'immoralité jusqu'à l'amoralité,
  • de cet individualisme atomisant la société jusqu'aux résistants antimondialistes,
  • de cette amnésie organisée par l'enseignement, les médias, la culture contrôlés...

Et n'allez pas croire comme beaucoup que la décadence suicidaire qui touche nos sociétés européennes est nouvelle ou le fait d'idéologies particulières, de personnalités politiques tyranniques ou de communautés revendiquées car l'Histoire nous montre que les unes ou les autres n'étaient plus au pouvoir, voire même persécutées, l'asservissement des peuples par les élites a poursuivi systématiquement et systémiquement son chemin jusqu'à nos jours !

Depuis que l'esprit bourgeois, adorateur du Dieu Mammon, infecte les arcanes des pouvoirs  étatiques ces derniers mentent à leurs peuples par les voix de leurs clercs du passé ou de leurs journalistes du présent, ces thuriféraires de la "Bien-pensance" du moment historique de la dictature des princes, des marchands ou des banquiers.

Avec ce conflit russo-ukrainien, nous sommes entrés de plein pied dans ce grand chaos cyclique où l'avenir dépend de l'issue de cette nouvelle guerre mondiale naissante car par delà son éclosion (qui peut encore durer quelques temps) c'est le grand combat d'un monde multipolaire contre un monde unipolaire, des traditions et des libertés contre un aliénation à la marchandise, de l'Empire des communautés de l'Etre contre l'impérialisme de la société de l'Avoir, celui de la Vie contre l'argent...

Et pour asseoir la dictature impérialiste de leurs intérêts élitistes bourgeois, c'est toujours les mêmes méthodes qui sont à l'œuvre au sein des élites marchandes actuelles et regardez par exemple combien cette observation de La Boétie résonne intacte au milieu des crises actuelles, migratoire, sanitaire, écologique... et bien sûr ukrainienne.

"Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui 
avant de commettre leurs crimes les plus graves les 
font toujours précéder de quelques jolis discours sur 
le bien public et le soulagement des malheureux. 
On connaît la formule dont ils font si finement usage: 
mais peut-on parler de finesse là où il y a tant d’imprudence ?"

Etienne de la Boétie

Et dire, comme nombre d'idiots utiles, que les tragédies variables qui frappent le Monde sont la faute à Macron ou aux socialistes et qu'il suffit de les combattre pour changer l'avenir ne relève pas seulement d'une inculture historique et d'une fainéantise intellectuelle affligeantes mais surtout d'un aveuglement idéologique contre-productif et même collaborant au triomphe de la dictature de la marchandise qui comme toutes dictature "divise pour mieux régner" et surtout écraser la dissidence fragmentée.

Point n'est besoin ici de développer ma pensée, il suffit tout à chacun de regarder autour de lui le ridicule des oppositions politiques républicaines françaises pour comprendre pourquoi Macron, cette marionnette du système qui incarne une bourgeoisie amorale, de droite ou de gauche, peut rester tranquillement le contremaître de la colonie étasunienne "France".

Et croyez moi, je suis bien placé pour constater amèrement cette fragmentation stérile et suicidaire de la résistance anti-mondialiste, dont les acteurs, par dogmatisme idéologique, communautarisme fanatique, ambition de pouvoir politique, égotisme cupide ou juste débilisme intellectuel sont prêts à toutes les trahisons et sabordages de la commune cause au nom de leurs fantasmes personnels.

En 2015, lorsque la dynamique spontanée des volontaires français dans le Donbass prenait de l'ampleur par delà les opinions personnelles de chacun, un travail de sape a été organisé par les Moreau, Brayard and Co pour y mettre fin, et pour le plus grand plaisir des services parisiens qu'un grand faisceau de faits, documents et présomptions laisse à penser qu'ils en étaient les chuchoteurs...

En 2016, un piratage de mails (Donileaks) révèle la duplicité de
certains français pro-russes obsédés par leurs intérêts personnels

Je suis moi-même tombé (tout comme Svetnala Kissileva et d'autres) dans le narratif dissimulateur du pervers narcissique Brayard ou de l'affairiste égotique Moreau qui ont tout fait pour me nuire depuis 2015 dans une série de calomnies hystériques délirantes dont beaucoup se sont révélées depuis être en plus des inversions accusatoires. Et il n'est pas étonnant que leur accès à Marioupol pour les cérémonies du 9 mai leur ait été refusé.... car la roue tourne et la vérité lentement finit par faire son chemin au milieu des mensonges...Si j'évoque ici les insectes rampants de la bande à Moreau, ce n'est pas par haine mais plutôt par dégoût tant ils sacrifient sur l'autel de leurs intérêts personnels le réel travail qu'ils fournissent par ailleurs pour la cause du Donbass et surtout la possibilité de réaliser cette Union Sacrée autour de sa Liberté ! Et croyez moi je suis le premier à trouver cela déplorable, tant à titre personnel que collectif.

Cette anecdote franco-bretonne resterait ridiculement insignifiante si elle n'était pas le reflet de cette immense tragédie humaine sur laquelle surfe le Nouvel Ordre Mondial : l'incapacité de s'unir dans la lutte métapolitique ! Et cette amère constatation n'est pas nouvelle, elle causa même la perte des nations celtes, précolombiennes, africaines etc face aux hégémonies militaro-industrielles.

Pourtant nombreux sont les anciens qui avaient aussi compris que la guerre, qui est consubstantiellement sacrée par le sang de ceux qui y tombent ("sacrifice" signifiant justement "faire sacrée" l'offrande pour la cause), est le terreau tragique mais aussi fertile pour créer cette Union des peuples et brûler dans le feu des combats victorieux toutes ces vanités divisant l'humanité jusqu'à la condamner 

Voilà pourquoi devant le feu païen, l'autel des cathédrales, la tempête marine, ou le feu des batailles, il y a toujours eu des hommes sachant s'unir dans un élan vertical et transcendant loin des reptations misérables de leurs égocentrismes stupides. 

Pour moi c'est cela qu'il faut retenir du sacrifice des anciens comme de celui des volontaires du Donbass: cette union souveraine écrasant les querelles idéologiques horizontales pathétiques pour un combat libertaire vertical et sacré. Sans cette Union sacrée anti systémique, les totalitarismes de la pensée, protéiformes et esclavagistes seront victorieux, bâtissant la dictature sur les  divisions, les calomnies, les individualismes trahissant les corps sociaux intermédiaires, atomisant les peuples pour remplacer le sens commun par l'étatisme élitiste.

L'URSS, malgré ses déviances politiques allant jusqu'à l'hérésie, a eu le mérite de
préserver l'héritage de l'Empire, de détruire le projet mortifère du nazisme puis de
bloquer l'expansionnisme du capitalisme mondial, lequel cherchera, avec l'appui de
lâches et de traitres à entrainer la Russie dans l'effondrement soviétique Dans un
réalisme fusionnant la grandeur héritée de l'Histoire et la justice du sens commun,
la Russie s'est rétablie grâce à Poutine et peut maintenant finir le travail des anciens

Et c'est peut-être l'un des rares avantages de la Guerre, en dehors de mettre à nu le coeur des hommes pris dans ses fournaises, que de sublimer les querelles stériles en fraternité d'armes féconde de victoires et libertés et tous ceux qui persistent à vouloir y imposer leurs clivages idéologiques, à faire valoir leurs égoïsmes narcissiques ou imposer leurs fantasmes propagandistes ne méritent que le mépris et les traitements accordés aux lâches et aux traitres.

Erwan Castel

lundi 10 mai 2021

Quand un Zelensky défile à Donetsk !

Comme je l'évoquais hier, les rues du Donbass, comme leurs sœurs de Russie et même d'Ukraine ont été envahies par des foules venues célébrer la victoire de 1945 et honorer celles et ceux qui sont tombés au cours de cette "Grande guerre patriotique" dans un sacrifice monstrueux (27 millions de morts civils et militaires) sans lequel l'Europe n'aurait pas pu être libérée du nazisme (l'armée rouge fixant sur le front de l'Est 70% des forces allemandes dont leurs meilleures unités combattantes), et il serait bon que les occidentaux reconnaissent enfin ce que leur liberté doit aux peuples soviétiques.

Chaque année les commémorations de la victoire se sont succédées durant la semaine réunissant dans une fraternité de destin à la fois les morts et les vivants, les anciens et les jeunes et les guerres du passé et du présent. 

Quelques instants de ces communions humaines :

6 mai, dans le district de Petrovsky, les habitants célèbrent la victoire de 1945,
dans une atmosphère familiale au milieu de leurs défenseurs et blindés fleuris.
Aux lisières de ce district Ouest de Donetsk les forces ukrainiennes continuent
de tuer et blesser chaque semaines civils et militaires. (Photo Svetlana Kissileva)

8 mai, sur le site historique de Saur Moghila théâtre des combats très importants
et meurtriers pour les libérations du Donbass de 1943 et 2014, un immense ruban
de Saint Georges de 300 mètres de long (plus de 2000 mètres carrés) a été déployé
au milieu de milliers de participants venus honorer de haut lieu de leur Histoire.


9 mai, sur l'avenue Artema, s'est déroulée la traditionnelle parade militaire où la jeune
République Populaire de Donetsk a pu réaliser une présentation de sa force militaire,
mais aussi des professionnalisme de ses soldats et modernisme des équipements,
dont 1600 soldats et 76 véhicules et matériels ont défilé. 
(Photo Svetlana Kissileva).


Mais à mon coeur, c'est sans conteste le défilé du "Régiment immortel" qui constitue
la clef de voûte sacrée de ces nombreuses célébrations et festivités qui ici vont se
prolonger jusqu'au 11 mai, date anniversaire du référendum populaire et fondateur
en 2014 des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. Ici des cadets ouvrent
le défilé avec les portraits des Commandeurs disparus "Givi" (bataillon Somali),
"Motorola" (bataillon Sparta), A. Zakharchenko (brigade Oplot puis président de la
RPD), et "Mamaï" (brigade internationale Piatnashka) 
(Photo Svetlana Kissileva).

 

Le coup de Maître Tatiana Montian

Au milieu de ce défilé immense de plusieurs dizaines de milliers de citoyens portant dans leurs bras les portraits des héros tombés dans les tranchées d'hier et celles d'aujourd'hui, ce trouvait Tatiana Montian, une célèbre avocate populaire ukrainienne ayant rejoint le Donbass et qui, dans un plaidoyer silencieux mais haut combien symbolique du drame ukrainien, avait choisi de brandir le portrait d'un certain Semyon Ivanovich... Zelensky, né en 1924 et qui a rejoint en 1942 les rangs de l'armée rouge combattant sur le front de l'Est les forces du IIIe Reich, en qualité de chef de section de mortiers puis commandant d'une compagnie du 174e régiment de la 57e division de fusiliers de la Garde.

"Laissez le grand-père de Zelensky marcher dans le régiment 
immortel (à Donetsk) pendant que son petit-fils (le président ukrainien) 
organise la procession de la division SS Galicia au centre de Kiev."
Tatiana Montian

En effet, quelle plus belle preuve pouvez t-on prouver pour diagnostiquer la déficience mentale de l'Ukraine du Maïdan et souligner sans haine l'absurdité de sa russophobie hystérique qui veut effacer la culture l'Histoire et la mémoire de populations qui depuis des siècles, sous l'empire tsariste puis l'Union soviétique, ont été partie intégrante et agissante de la Grande Russie.

Et pourtant ce clown devenu président à Kiev mais surtout marionnette de Washington, avait juré sur la tombe de son grand père en 2019 : "Aujourd'hui, je suis sur la tombe de mon grand-père Semen Ivanovich Zelensky. Il a traversé toute la guerre et est resté à jamais dans ma mémoire comme l'un de ces héros qui ont défendu l'Ukraine contre les nazis," 


En 2021, le serment de Zelensky tout comme ses promesses de campagne de paix et de réconciliation nationale se sont volatilisés dans la fumée des explosions d'une artillerie ukrainiennes qui impose depuis février l'escalade militaire la plus meurtrière depuis la signature 6 ans auparavant des accords de paix de Minsk 

Pire que d'avoir trahi son sang et son histoire, ce type qui n'est en réalité que le servile gouverneur d'un bélier militaire que l'OTAN a jeté contre les murailles russes autorise aujourd'hui les démons du nazisme vaincu par ses aïeux à défiler, gonflés de haine et d'arrogance, dans les rues de Lvov, d'Odessa, de Mariupol etc...et même de Kie, la capitale ukrainienne, comme ce rassemblement immonde réalisé le 28 avril dernier pour glorifier le souvenir de la division SS ukrainienne "Galicia'.

Ici, dans les républiques populaires du Donbass (malheureusement amputées de grands territoires par l'armée ukrainienne), l'Histoire est transmise, de génération en génération comme une flamme éclairant l'avenir et honorant ses héros morts et vivants.

Pendant ces journées commémoratives, les vétérans, ces héros et témoins de
l'Histoire sont les invités d'honneur des coeurs reconnaissants qui leur témoignent
tout au long de l'année mais  particulièrement pendant ces journées célébrant leur
Victoire, toute leur admiration et leurs remerciements. (Photo Svetlana Kissileva).


Merci à Tatiana Montian d'avoir élever au dessus d'une paresse intellectuelle manichéiste cette réalité indéboulonnable de l'Histoire et que chacun doit respecter, en rappelant que tous les combattants sans exception qui ont participé à la défaite du nazisme méritent une égale reconnaissance, y compris Semyon Ivanovich Zelensky et dont le petit fils restera à jamais petit tant il se couvre de honte et d'indignité de porter le même nom que son aïeul. 


Et du côté de l'Ukraine... 

Malheureusement en Ukraine, le virus néo nazi continue à se développer dans l'espace public en toute impunité et bien évidemment le 9 mai est un moment d'excitation paroxysmique pour tous ces ukrops aux crânes rasés jusqu'aux cervelles. 

Profitant d'une loi aussi haineuse que stupide qui interdit le port ou l'affichage de symboles soviétiques, des paramilitaires néo nazis se sont précipités vers les familles qui célébraient la victoire de l'URSS sur le nazisme, notamment à Odessa, une ville martyre qui vient juste de commémorer dans la peur le massacre du 2 mai 2014 perpétré en son coeur par ces mêmes bandéristes :

Cette vidéo du 9 mai 21 est tout simplement hallucinante 
pour une Europe officiellement libérée du nazisme, et qui
se prétend "démocratique et droitdelhommiste":  
Odessa les familles et les vétérans venus commémorer 
la victoire de 1945, après avoir été malmenées par des 
groupuscules néo nazis, ont été sévèrement réprimés par
les policiers intervenant sur place qui les ont embarqué 
manu militari sous les sourires narquois des skinheads !

Ailleurs ce sont des néonazis de Prayvi Sector qui avec
 rage détruisent les affiches commémorant la victoire de
l'armée rouge sur leur "tonton Adolf", comme ici à Kharkov.

Des exemples à vomir comme comme ceux là, il y en a à foison sur les réseaux sociaux, depuis les vétérans de l'armée rouge accueillis par des saluts nazis sur les places des cités qu'ils ont jadis libéré de leur sang jusqu'aux enfants en pleurs devant leurs offrandes de fleurs arrachées et piétinées par ces créatures sorties des égouts de l'Histoire sous le sourire goguenards des autorités ukrainiennes. 

Pauvre Ukraine, prise en otage par une bande de tarés, gouvernée par des esclaves de la marchandise qui laissent petit à petit le pays sombrer dans un obscurantisme nationaliste démentiel érigeant une russophobie hystérique comme un dogme idéologique et inoculé dès le plus jeune âge des futures chairs à canon de l'OTAN :

Apprentissage de la haine et conditionnement des jeunes
ukrainiens à une russophobie dogmatique criminelle.

Et surtout, pauvres vétérans, qui du côté ukrainien sont des héros haïs, insultés, paupérisés leurs monuments historiques détruits, leurs drapeaux brulés et leurs honneur sali jusqu'à devenir les parias d'un pays pour lequel ils ont pourtant tout donné et beaucoup jusqu'au sacrifice ultime. 

Alors qu'en Russie et dans le Donbass les vétérans sont 
magnifiés par le respect de leurs sacrifices et entourés d'une
attention humaine des plus reconnaissantes et chaleureuse,
à Kiev, des vétérans esseulés deviennent de vrais mendiants

Et le fossé se creuse chaque jours un peu plus dans cette vieille Europe où tout semble être inversé, depuis les apparences superficielles jusqu'aux valeurs profondes, entre des gouvernements "démocratiques" mais dont le laxisme a organisé l'arrivée de la haine et du chaos liberticides profitant à la société de l'Avoir et les gouvernements "autoritaires" mais qui protègent le sens commun et la stabilité des libertés individuelles et des communautés de l'Etre.

Quand le petit fils d'un héros, d'abord clown cathodique 
devient le laquais de la dictature de la marchandise,
  il n'est plus que le président fantoche d'une Ukraine
effondrée devenue colonie militaire étasunienne.

Mais,
sous la cendre noire et froide du Maïdan, 
la braise est encore rouge et chaude !

L'espérance est cependant toujours là au milieu des ruines morales, sociales et économiques de l'Ukraine et nombreuses sont les populations qui attendent le moment de se lever à nouveau pour reprendre ce chemin vers la Liberté qu'un Printemps russe a ouvert à Sébastopol et Donetsk il y a 7 ans.

Et pour preuve cette population russe d'Odessa martyrisée et stigmatisée depuis 2014, mais qui n'a pas perdu une once de courage, criant à ces oppresseurs kiéviens sa détermination à ne jamais ployer le genou devant l'infamie :

Ce 9 mai à Odessa, malgré les intimidations et les répressions 
subies auparavant, les familles de cette ville russe - fondée en 
1794 par l'impératrice Catherine II - font affluer de plus en plus 
nombreuses vers le fleuve immortel et en scandant avec 
force et courage : 

"Donbass, nous sommes avec vous !"

Même si le chemin est encore long et sera certainement très douloureux, l'espérance des peuples est toujours intacte et prête à emmener les coeurs et les bras vers une autre victoire contre le totalitarisme qui aujourd'hui est au service du mondialisme capitaliste et esclavagiste...

C'est seulement par nos combats actuels et nos victoires futures que ce régiment des anciens sera effectivement immortel !

Erwan Castel

Merci à Svetlana pour les photos 

 "Le régiment immortel" de Oleg Gasmanov

Le Régiment Immortel

La rivière du régiment immortel coule
Dans les rues, les avenues, dans le pays.
Ils marchent en rang avec des portraits dans leurs mains,
Ces descendants des vainqueurs de la guerre.
 
Sur ces vieilles photos, perpétuellement jeunes,
Ils ont quittés la garde pour le ciel,
Comme s'ils vivaient, nos ancêtres défilent avec nous,
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.
 
La rivière coule et les colonnes n'ont pas de fin,
Ils défilent tous en rang, et le maréchal et le soldat,
Et sur ces photos, les visages, comme des icônes,
Ne ferment pas les yeux, ils nous regardent.
 
La mort vaincue par la mort marche avec nous,
Comme en quarante-et-un, le monde s'est couvert,
Et notre vie ne s'achèvera pas avant
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.
 
Pour que le monde délivré n'oublie pas ses héros,
Alors que silence de l'oubli souffle et marche,
L'éternité passe, le régiment immortel se dresse,
Va se battre à nouveau pour le pays.
 
Les âmes de nos morts fusionnent,
La vague se met à bouillir directement dans les nuages
Dans leurs descendants à nouveau ils revivent
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.

_______________________


"Le régiment des immortels, c'est l' histoire de chacune de nos familles, 
un morceau d'âme, que nous ont transmis nos grands-parents."

Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk.

Le temps frisquet de ce dimanche 9 mai 2021 (4°) n'a pas su dissuader les familles
de Donetsk de venir en masse assister au défilé de la Victoire et animer celui du
"Régiment immortel" qui s'est écoulé pendant près de deux heures dans les
veines de la cité rebelle.  
(Photo Svetlana Kissileva).


Article référence : Komsomolskaia Pravda

dimanche 9 mai 2021

Soif de victoire !

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Pour ce 9 mai 2021 après avoir été saluer,  avec les oiseaux, le soleil depuis un parc de Donetsk, je me suis baladé dans cette ville se réveillant pour célébrer une septième fois une victoire du passé tandis que, portés par un vent frais, des nuages matinaux aux couleurs de l'acier nous rappellent que la plus belle des victoires est toujours celle à venir.


Dimanche 9 mai 2021

Lorsque gens ont commencé à se diriger vers l'avenue centrale de la cité, j'ai rejoint à mon tour ces affluents humains arborant des rubans de St Georges, des calots de l'armée rouge et des photos de leurs aïeux tombés hier et aujourd'hui pour leur Liberté.

Et je suis resté là, anonyme et silencieux - comme j'aime l'être de plus en plus - sur les berges de cette avenue Artema devenue pour quelques heures un grand fleuve républicain. 

Loin des tribunes officielles et de leurs foules infectées par les courtisans à breloques, larbins propagandistes et autres narcissiques parfumés dont la plupart n'ont jamais guetté dans le silence nocturne d'une tranchée le souffle de la guerre, des familles, des vétérans, des soldats, des amoureux et des solitaires étaient venus dans un élan de coeur pur saluer leurs défenseurs dans le souvenir partagé de sacrifices qui continuent à agrandir chaque jour un peu plus les rangs du Régiment des Immortels.

Pour être honnête, je n`ai quasiment pas regardé cette année le défilé des camarades jouant malgré eux ce sempiternel acte théâtral solennel de la grande comédie humaine, mais en revanche, j`ai observé avec admiration ce peuple qui m`a accueilli à bras ouverts en février 2015, et que 7 années de guerre n`ont pas su entamer ni la détermination ni l`enthousiasme malgré les souffrances et privations subies par toutes celles et ceux qui n`appartiennent pas à la nouvelle nomenklatura locale.

Dans les yeux de ces gens humbles brille toujours intacte cette espérance qui depuis le 'printemps russe" en 2014 a fait se lever le peuple du Donbass contre l'ignominie occidentale ressuscitant les hordes brunes sous les bannières de la "démocratie droidelhommiste" cette nouvelle théologie politique animant l'étape suivante de l'impérialisme marchand dans des croisades de plus en plus meurtrières.

9 mai 2014, en pleine révolution anti-Maïdan,
la population de Donetsk descend dans la rue 
pour honorer les héros de la "grande guerre 
patriotique" et aussi défendre les valeurs pour 
lesquelles leur combat doit continuer aujourd'hui. 

Après le défilé, je m'en suis retourné un instant auprès des oiseaux du parc, surprenant même les péripéties d'écureuils bondissant dans les frondaisons printanières et je pense aux enfants du Donbass et à cet ancien de Trudovsky tué hier dans un bombardement pro-occidental des forces ukrainiennes et qui avait vécu la Victoire de 1945 lorsqu'il avait l'âge de cette petite fille applaudissant 76 ans plus tard sur les épaules de son grand père le défilé du 9 mai 2021.

Oui certes, il est nécessaire et même vital de se souvenir et honorer les victoires du passé, mais il ne faut pas pour autant enivrer nos fiertés avec le sang des héros du passé, car à chaque générations ses mérites et seules les victoires de demain sauront nourrir notre fierté et protéger nos libertés...

Nous avons donc besoin d'une victoire, non pour nos vanités mais pour offrir aux enfants l'avenir que les anciens ont rêvés et pour lequel ils se sont sacrifiés dans les champs, les usines, les mines ou les tranchées !

Erwan Castel

"Nous avons besoin d'une victoire !"

Notre dixième Bataillon aéroporté

Ici les oiseaux ne chantent pas,
Les arbres ne poussent pas,
Et seuls, épaule contre épaule,
Nous nous enfonçons en terre.
 
La planète flambe et tournoie,
Brouillard sur notre Patrie,
Et c’est signe qu’il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!
 
Le feu mortel nous guette,
Et il est impuissant,
Arrières, doutes :
Descendu dans la nuit
En retrait
Notre dixième
Bataillon aéroporté.
 
À peine la bataille s’achève-t-elle,
Qu’un nouvel ordre résonne,
Le facteur va perdre la tête,
À force de nous chercher.
 
Une fusée rouge s’élance,
La mitrailleuse tire sans relâche.
Et c’est signe qu’il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!
 
De Koursk et Oriol
La guerre nous a conduits
Jusqu’aux portes de l’ennemi.
C’est ainsi, frère…
 
Un jour nous nous rappellerons tout cela,
Et n’en croirons pas un mot.
Mais pour l’heure, il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!

mardi 25 février 2020

Photo du 25 février


Dans le cadre des célébrations du 75ème anniversaire de la victoire de 1945, une opération "Défilé pour un vétéran", a été organisé dans le quartier Budyonnovsky à Donetsk, où plus d'une centaine de futurs officiers de l'école des cadets de Donetsk sont venus saluer Alexei Yunda, un vétéran de la grande guerre patriotique. 

Défilé au son d'un orchestre militaire, chants patriotiques se sont enchaînés devant le domicile de ce vétéran décoré 


Ce "défilé pour un vétéran" se fait l'écho de ceux qui ont commencé dans la Fédération de Russie à Oufa, Kostroma, Rostov-sur-le-Don, Bogoroditskoye,(Smolensk), ou Staroe Baturino (Riazan).

En entendant les hymnes martiaux, une foule est venue assister et se joindre à l'hommage national réalisé dans ce petit quartier populaire, démontrant que dans le monde russe, l'expression du patriotisme n'est pas une scénographie cérémonielle organisée régulièrement par des autorités soucieuses de s'inscrire dans une continuité historiques mais un véritable élan du coeur collectif d'un peuple ayant gardé en mémoire les sacrifices d'hier de sa liberté d'aujourd'hui.

Et dans la république jumelle de Lugansk, des hommages similaires ont été également réalisés lors de visites amicales et reconnaissantes à des vétérans de la guerre.
On est loin de ces pompeuses mais tristes cérémonies occidentales où devant des badauds goguenards souvent venus que pour le spectacle, défilent à l'abri de cordons de policiers suspicieux des militaires qui apparaissent de plus en plus étrangers pour ne pas dire étranges aux yeux d'une population en amnésie historique profonde (sauf quand il s'agit d'auto-flagellation mémorielle bien sûr) . 

Ici la reconnaissance et la communion sont encore sincères et volontaires et le souvenir des anciens est d'autant plus fort que les regards sont tournés vers l'avenir dont les inconnues exigent au coeur d'avoir des repères éthiques pour mieux les traverser.

Erwan Castel