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samedi 1 mai 2021

L'Ukraine, ou le refuge des psychopathes

Le psychopathe Muslim Cheberloevsky exhibant fièrement son poignard "Morts aux séparatistes" lors de sa rencontre avec son homologue psychopathe ukrainien Iarosh

  • On connaissait déjà l'Ukraine comme étant le foyer principal (surtout la région occidentale de Lvov) d'une survivance idéologique nazie via ce nationalisme bandériste ethnocentré ayant collaboré avec la face criminelle du nazisme et qui, en 2013 va mettre ses skinheads au service de l'ingénierie étasunienne du Maïdan en échange d'une part du pouvoir politique, de la glorification des collaborateurs nazis et de la reconnaissance de leur idéologie totalitaire comme référence patriotique ukrainienne. Aujourd'hui la peste brune du bandérisme rayonnant à partir de Lvov a infecté le gouvernement et le parlement ukrainiens, les unités militaires et mouvements de jeunesse jusqu'à investir officiellement les rues de Kiev.
  • On observe depuis 2014 l'attirance exercée par la guerre du Donbass auprès des nationalistes occidentaux qui vivent une nouvelle fracture idéologique avec une majorité, dans un fantasme anticommuniste hitléro-américain, qui va soutenir l'offensive atlantiste contre les séparatistes pro-russes tandis qu'une minorité, dans une poutinolâtrie non moins fantasmée, va soutenir les républiques de Donetsk et Lugansk. Et parmi ces tarés et ces rêveurs certains vont même rejoindre les tranchées ou dans les rangs des milices républicaines, ou dans les rangs des bataillons spéciaux néo-nazis ukrainiens comme "Azov" par exemple ou en 2014-2015 on compte une cinquantaine de français. 

Mais dans le jeu géopolitique dont le Donbass catalyse toutes les tensions internationales de la nouvelle guerre froide Washington/Moscou, on voit aussi que les puissances dont les zones d'influence couvrent cette région pontique (OTAN, Russie, Turquie) cherchent à avancer leurs proxys ou les laisser rejoindre la ligne de front qui malgré des accords de paix signés à Minsk n'a jamais cessé d'être active. 
  • Ainsi, des dizaines de milliers de volontaires internationaux sont venus rejoindre les milices républicaines soit par conviction idéologique diverse (communisme, national bolchevisme, anti mondialisme, monarchisme etc...) soit le plus souvent par une conscience identitaire historique qui solidarise dans une idée d'empire héritée les différents peuples de la grande Russie impériale, soviétique et fédérale. 
  • Quant au front ukrainien il attire aussi des volontaires qui cherchent dans une aventure militaire contractuelle à sortir de prison, exprimer leur fanatisme politique ou leur extrémisme religieux, ou fuir des théâtres d'opérations où ils ont perdu la guerre comme par exemple la Tchétchénie ou  la Syrie tout en continuant à être les idiots utiles d'un mondialisme dont ils n'ont pas compris encore qu'ils étaient ses consommables. 
Dmitry Iarosh, chef de la formation paramilitaire nazie "Prayvi Sector"
rencontrant en 2014 à Odessa  Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène
du bataillon Cheikh Mansour, organisation terroriste affiliée à Daesh

Dès 2014, des observateurs avaient signalé des rencontres entre djihadistes salafistes et néo-nazis atlantistes autour de front du Donbass, ici j'ai déjà consacré plusieurs articles (ici et ici par exemple) à ce qui n'était alors, il faut bien le reconnaître, qu'un phénomène anecdotique et sans conséquence concrète importante (les quelques dizaines de djihadistes repérés seront d'ailleurs liquidés par un coup de vent venu du Caucase continuer le nettoyage commencé en Tchétchénie.

Cependant, "la donne a changé" depuis que la Turquie, enivrée par ses victoires en Syrie ou dans le Haut Karabagh, n'entre de plus en plus de plein pied dans la guerre du Donbass que les ukropithèques mènent pour le compte de l'Oncle Sam.

Après le soutien politique inconditionnel au régime de Kiev (notamment au sujet de la Crimée) la livraisons à l'armée ukrainiennes de drones d'attaque "Bayraktar TB2", voilà qu'est à nouveau évoqué l'arrivée sur le front ukrainiens d'unités de djihadistes islamistes venant de Syrie ou d'autres fiefs de la nébuleuse du terrorisme salafiste.

Voici une synthèse relayée par "Réseau International" concernant cette implication probable de djihadistes aux côtés des soldats ukrainiens

Erwan Castel

Source de l'article: Réseau International

Les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour saboter les relations turco-russes et préparent un complot: Washington prévoit d’envoyer des mercenaires dans la région du Donbass et d’en faire porter la responsabilité à la Turquie.


Des djihadistes en Ukraine 
Les États-Unis vont organiser l’opération 
et rejeter la faute sur la Turquie

1er mai 2021

United World International a découvert une nouvelle conspiration américaine en Ukraine

L’UWI a obtenu des informations fiables de sources internationales selon lesquelles les États-Unis ont préparé un plan pour d’abord susciter la méfiance entre la Russie et la Turquie, puis provoquer des tensions entre Ankara et Moscou. Selon le plan, les djihadistes et les mercenaires syriens seront déplacés vers la région du Donbass. Ces groupes comprendront des Tatars et des Tchétchènes qui connaissent bien la région et seront envoyés pour combattre les forces russes et pro-russes. Plus tard, les médias mondiaux répandront le mensonge selon lequel la Turquie a transféré ces groupes dans la région. De cette manière, les États-Unis ont l’intention de provoquer un conflit entre la Turquie et la Russie.

Revendications concernant le transfert d’une avant-garde dans la région du Donbass

La source internationale qui a parlé à l’UWI a déclaré : 

« Les relations turco-russes se développent généralement bien. Il existe des points de désaccord, mais ils sont d’importance secondaire. Les relations entre Poutine et Erdogan sont bonnes, et ils l’ont déclaré à l’opinion publique mondiale. Les États-Unis n’acceptent pas cette situation. Washington élabore des plans sur la manière d’éloigner la Turquie de la Russie et applique la tactique de la carotte et du bâton ».

« En ce moment », poursuit la source, « les États-Unis effectuent des démarches informatives en Ukraine. Leur dernière tentative consiste à faire venir des mercenaires de Syrie en Ukraine. Les préparatifs ont déjà commencé. Les hommes sont spécialement choisis dans les groupes qui auraient des liens avec la Turquie et sont entraînés ».

La source poursuit : 

« Des rumeurs indiquent qu’un petit groupe d’avant-garde a déjà été déplacé dans la région du Donbass. Les djihadistes tatars et tchétchènes parmi eux rendront les choses encore plus faciles. Le déploiement sera bientôt terminé et ils recommenceront la propagande selon laquelle la Turquie a transporté en Ukraine les groupes qu’elle a formés en Syrie, comme elle l’a fait en Libye et dans le Haut-Karabakh. Ils accuseront la Turquie de ce qu’ils ont eux-mêmes organisé. Ils utiliseront ces mercenaires dans des opérations secrètes ; ils les utiliseront contre des civils. Ou bien ils mèneront eux-mêmes les opérations et rejetteront la faute sur ces groupes.

La source a déclaré que cette opération vise également à influencer l’opinion publique russe :
 
« Ils présenteront au public des documents de presse, des vidéos, des photos de mercenaires syriens amenés en Ukraine et de leurs actions sur place. Ils publieront des photos et des vidéos de ces groupes prises en Turquie. Ils utiliseront les réseaux sociaux. Ils essaieront également de saboter les relations turco-russes comme ils l’ont fait lors de la crise où l’avion russe a été abattu. Et tout en exécutant ce plan, ils tenteront de provoquer l’opinion publique russe contre la Turquie. Ils utiliseront les forces anti-turques à l’intérieur de la Russie. Ils activeront les forces pro-occidentales en Russie pour accroître les tensions avec la Turquie.


La Russie est alarmée

Pendant ce temps, la Russie serait alarmée. Les sources indiquent que la Russie dispose d’un vaste réseau de renseignements dans la région et déclarent ce qui suit : « La Russie dispose également d’un vaste réseau de renseignements à l’intérieur de l’Ukraine. Moscou a la capacité d’observer toute personne entrant et sortant de la région. En outre, la majorité de la population de la région du Donbass soutient la Russie ».

« La Russie est donc au courant de tous les mouvements et activités dans la région. Il est nécessaire de s’abstenir de toute action que la Russie pourrait mal interpréter. Des mesures erronées qui pourraient rendre la Turquie suspecte provoqueront une forte réaction en Russie. De telles mesures et leur réaction raviront avant tout les Arméniens et le PKK/PYD ».

Déclaration de Lavrov

Lors d’une récente visite en Égypte, le ministre russe des affaires étrangères, M. Lavrov, a répondu comme suit à une question posée lors d’une conférence de presse : 

« Je vous dirai tout de suite que nous exhortons tous les pays responsables avec lesquels nous communiquons, et la Turquie en fait partie, à les inciter fortement à analyser la situation et les déclarations implacablement belliqueuses du régime de Kiev, et nous les mettons également en garde contre le fait d’encourager ces aspirations militaristes ».

Des sources diplomatiques indiquent que des responsables russes ont recueilli des renseignements sur des plans visant à déplacer des mercenaires du Moyen-Orient vers l’Ukraine, et que ces inquiétudes ont poussé M. Lavrov à faire cette déclaration.


Esper a demandé le déploiement de troupes américaines en mer Noire

L’ancien secrétaire américain à la défense, Mark Esper, a demandé que son pays déploie davantage de soldats dans les pays riverains de la mer Noire, tels que la Bulgarie et la Roumanie, afin de prévenir d’éventuelles attaques russes.

Washington devrait chercher à rassurer les alliés européens et à renforcer l’alliance de l’OTAN en déployant davantage de forces en Pologne, « dans les Pays Baltes, si cela a un sens, et dans des pays comme la Roumanie et la Bulgarie, si ce n’est pas de manière permanente, sur la base d’une rotation », a déclaré M. Esper dans une interview accordée à Reuters mardi.

À la suite de la montée des tensions en Ukraine, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient renforcer leur présence militaire en Allemagne. Auparavant, l’administration Trump, où Esper a servi en tant que secrétaire à la défense, prévoyait de réduire la présence militaire américaine en Allemagne de 36 000 à 12 000 soldats. Trump affirmait que l’Allemagne profitait de la présence des forces américaines dans la région sans assumer ses responsabilités financières au sein de l’OTAN.


L’Ukraine comme refuge pour ISIS

Le journal ukrainien Zoborana a publié le 2 décembre 2020 un article intitulé « Les djihadistes en vacances : pourquoi l’Ukraine est devenue un refuge pour les militants d’ISIS ? » L’article présente des informations intéressantes.

L’article de Zobarana rapporte que « plusieurs centaines d’anciens combattants du Califat ont choisi l’Ukraine comme lieu d’installation. Avec des institutions publiques faibles, la corruption, des frontières poreuses et des escarmouches permanentes, l’Ukraine offre de grandes opportunités pour ceux qui veulent rester cachés ».

L’article poursuit : « L’Ukraine attire des militants qui ont perdu en Syrie et en Irak. Le pays est un bon endroit, sûr, pour rester, se cacher et attendre jusqu’à ce qu’ils aient une chance de rentrer chez eux, dans l’Union européenne ou dans une ancienne république soviétique ».


Les États-Unis donnent à l’ISIS de nouvelles tâches

Les États-Unis ont utilisé ISIS comme un passe-partout en Syrie et en Irak pour toutes les portes. ISIS a largement perdu sa valeur après l’opération turque dans la région. Les militants d’ISIS, dont le nombre est estimé à plusieurs milliers, ont reçu de nouvelles tâches. Une partie importante d’entre eux a été transférée avec le soutien militaire américain dans les régions contrôlées par le PKK/YPG.

Cette organisation, dont l’ancien président américain Trump a ouvertement déclaré que la CIA l’avait fondée, est principalement composée de mercenaires. Elle comprend également des militants de Syrie, d’Irak et d’autres pays arabes, ainsi que des combattants du Caucase.

Des militants tchétchènes, dirigés par la CIA et ayant servi dans la guerre de Géorgie, qui se sont ensuite réfugiés dans la vallée de Pankisi en Géorgie, ont été transportés depuis 2011 en Syrie. Ces mercenaires servent selon les besoins de la CIA un jour au sein d’ISIS, le lendemain au sein d’Al Nosra, un autre jour au sein d’une autre organisation « djihadiste », et sont également influents au sein du PKK/YPG.


Les djihadistes en Ukraine

Parmi ceux qui sont actifs en Syrie sous le masque des « djihadistes » figurent également des groupes originaires des anciennes républiques soviétiques et d’Asie centrale. Parmi eux se trouvent environ 500 Tatars de Crimée. Dimitry Yarosh, dirigeant de l’organisation d’extrême droite ukrainienne « Secteur droit », avait en 2014 appelé les dirigeants de l’émirat séparatiste tchétchène du Caucase à unir leurs forces contre la Russie. En mars et avril 2014, des informations ont filtré dans les agences de presse, faisant état d’environ 300 mercenaires revenus de Syrie et ayant commencé à combattre dans la région du Donbass. Le député de l’organisation terroriste Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, Abdul Karim Kirimli, a appelé tous les Tatars de Crimée et tous les musulmans d’Ukraine à « entrer dans la voie du djihad ».

D’autre part, les militants de l’organisation terroriste Hizb at-Tahrir avaient commencé leurs activités parmi les Tatars de Crimée avant les événements de Maïdan, le gouvernement de Kiev détournant sciemment le regard. Les idées extrémistes du Hizb at-Tahrir sont très vite devenues populaires parmi la population tatare de Crimée. Entre 2012 et 2013, Hizb at-Tahrir comptait environ 10 000 membres en Crimée et certains d’entre eux ont combattu en Syrie aux côtés d’organisations terroristes."

Sources : 

  • https://uwidata.com/17631-us-will-organize-and-put-the-blame-on-turkey-the-conspiracy-of-mercenaries-in-the-ukraine/ 
  • via http://euro-synergies.hautetfort.com


lundi 25 mars 2019

"Qui se ressemble s'assemble !"


Sur le front du Donbass, le néo-nazi ukrainien Iarosh et le salafiste tchetchene Cheberloevsky se rebcontrent au bataillon Azov. Une hyène et un chacal bouffant à la même gamelle de l'Oncle Sam 


Si cet espace de ré-information que j'ai ouvert il y a 6 ans est centré sur la crise ukrainienne et le conflit du Donbass, je considère cependant cette région comme étant aussi un volcan réveillé, comme la Syrie par exemple, d'une tectonique mondiale du chaos organisée par une ploutocratie apatride et amorale qui a su détourné à son profit la dictature idéologique et hégémonique d'un Occident en fin de cycle tout en lui retirant sa moelle civilisationnelle.   
Et dans cette stratégie du chaos destinée à ouvrir la voie au totalitarisme militaro-industriel  d'un capitalisme mondialiste, des guerres économiques, idéologiques médiatiques et militaires d'un nouveau genre détruisent méthodiquement les territoires géo-stratégiquement intéressants des peuples encore libres que pour mieux les soumettre ensuite à l'aliénation de la marchandise. 

Depuis l'Irak, le système mondialiste qui a infecté la quasi totalité des pays dits "occidentaux" a recours à des forces tiers pour attaquer ou déstabiliser directement sur le terrain des pays cibles, tandis qu'il tisse autour de ces derniers un blocus économique, politique, médiatique destiné à les fragiliser sur le plan international. 

Cette stratégie des "idiots utiles", testée en Afghanistan lors de la guerre contre les russes via le réseau Al Qaida soutenu et armé par Washington, produit des alliances pour le moins contre nature mais qui sont le cadre d'une convergence de haines obscurantistes communautaristes qui aveuglent même leurs propres fanatiques. Ainsi voit-on par exemple ces dernières années les sunnites salafistes s'allier avec les israéliens sionistes pour combattre les chiites, au profit de néo conservateurs puritains qui soutiennent et arment des djihadistes en Syrie (mais qu'ils bombardent s'ils vont en Irak par exemple) etc...

L'Ukraine qui a été précipitée dans le chaos mondialiste par le coup d'Etat du Maïdan n'échappe pas non plus à cet étrange jeu des alliances improbables (et à terme souvent incontrôlable), organisé par l'impérialisme étasunien qui veut désormais s'inféoder les pires crapules de la Planète et leur donner procuration pour ses crimes.

Arborant le tee shirt du bataillon spécial Azov, devenu depuis régiment, des ultras nationalistes du mouvement néo-nazi " Misanthropic Division", certainement les plus idiots parmi les idiots utiles qui depuis le Maïdan se sont mis au service de la stratégie "expan-sioniste" de l'OTAN en Ukraine.

Dès 2014, on a vu des bataillons spéciaux ukrainiens recrutant parmi les paramilitaires et les hooligans néo-nazis d'Ukraine et d'ailleurs être financés par des oligarques juifs comme Igor Kolomoisky, pour aller massacrer les russes du Donbass. 
Et 5 ans plus tard ces bataillons spéciaux au nationalisme néo-nazi, qui sont aujourd'hui formés par des contingents d'instructeurs étasuniens et canadiens et équipés grâce aux aides financières des pays occidentaux, sont toujours l'exemple même de cette convergence des haines obscurantistes organisé par la ploutocratie mondialiste pour son projet esclavagiste mondial.

J'avais fait plusieurs articles de mon côté en 2015-2016 pour dénoncer cet axe du mal entre les idiots utiles islamistes et néo nazis en Ukraine mais pour ne pas être taxé encore une fois de "relayer une propagande poutinienne" par les progressistes libéraux et pro UE, j'ai choisi de publier ici une analyse qui prend comme source un article du très néo-libéral "Times" et signé par Marc Bennets, un journaliste anti-Poutine.

Bonne lecture !

Erwan Castel

Source de l'article : Exoportail 

clichés dévoilés par Cyberberkut en 2016 sur la présence d’islamistes au sein du régiment néo-nazi Azov

D’après le journal «The Times», 
des islamistes formés par Daech 
se battent pour Kiev dans le Donbass

Par Jonathan ExoPortail - 1er janvier 2019

Depuis trois ans, la République Populaire de Donetsk (RPD) alerte sur la présence d’islamistes au sein des forces armées qui se battent du côté de l’Ukraine dans le Donbass. Ces accusations, balayées d’un revers de main comme étant de la propagande russe, viennent d’être confirmée par un article du Times, que l’on peut difficilement qualifier de journal à la solde du Kremlin.

L’article, signé par Marc Bennetts, est une interview de Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène du bataillon Cheikh Mansour, qui combat du côté ukrainien dans le Donbass. L’interview porte principalement sur ses motivations personnelles à venir combattre les «séparatistes» du Donbass.

Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène du bataillon Cheikh Mansour

Mais au milieu de cette gentille propagande anti-Poutine bien huilée (le président russe étant qualifié de personne « qui n’apporte que le mal »), le journaliste lâche une info qui fait tache, mettant en émoi la presse russe, mais aussi les médias gouvernementaux ukrainiens.

Dans le quatrième paragraphe de l’article, on peut ainsi y lire que :
  • «certains des combattants du bataillon avouent avoir perfectionné leurs compétences au combat dans des camps d’entraînement de l’État islamique (Daech) en Irak et en Syrie».

Vous avez bien lu. Confirmant les accusations de la RPD et de la Russie, cet article dit clairement et sans ambiguïté que des islamistes combattent avec l’armée ukrainienne dans le Donbass.


Entre ces bataillons d’islamistes et les néo-nazis (qui font parfois partie des mêmes bataillons comme le montre la photo de couverture qui fait partie d’une série de clichés dévoilés par Cyberberkut en 2016 sur la présence d’islamistes au sein du régiment néo-nazi Azov), cela commence à faire un peu trop de choses à cacher sous le tapis pour Kiev et surtout pour ses soutiens occidentaux.

Alors UNIAN sort un pseudo-debunking de cette interview qui prêterait à sourire s’il ne s’agissait pas d’un sujet aussi grave. Les arguments permettant de discréditer l’article et de le qualifier de propagande ruse ? Marc Bennetts vit depuis 15 ans à Moscou, et la photo semble avoir été prise en été alors que l’interview est publiée en hiver (le fait que la photo puisse avoir été prise par quelqu’un d’autre à un autre moment et utilisée pour illustration ne semble pas effleurer le journaliste d’UNIAN)… Voilà à quoi se résume ce pseudo-debunking.

Le fait que Marc Bennetts est un opposant clair et affiché de Vladimir Poutine (il a sorti un livre à charge contre le président russe), qui publie nombre d’articles reprenant la propagande de Kiev sur « l’agression militaire russe » contre l’Ukraine, n’a pas suffi à protéger le journaliste de l’hystérie de l’agence de propagande ukrainienne.

À défaut de pouvoir le cataloguer «agent du Kremlin», le voilà promu au rang d’idiot utile du Kremlin ! Dans leur hystérie anti-russe, les médias ukrainiens en viennent même à discréditer les journalistes occidentaux acquis à leur cause dès qu’ils ont le malheur de dire un peu de vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

( Note ExoPortail : Pour rappel les traites au sein de la France n’ont aucune leçon a donner car en juin 2018, le néonazi fondateur du parti fasciste ukrainien Svoboda reçu à l’Assemblée et au Sénat ! )

Est-ce à cause de ces accusations, ou parce que son article donnait à Moscou un levier pour faire savoir la vérité, nous ne le saurons pas, mais entre le moment de la publication initiale de l’article et aujourd’hui, celui-ci a été modifié ! Le paragraphe incriminé a été « adouci » comme on peut le voir sur ces deux captures d’écran des archives du web.

Le 26 décembre, le site affiche bien le paragraphe « Certains des combattants du bataillon avouent avoir perfectionné leurs compétences au combat dans les camps d’entraînement de l’État islamique en Irak et en Syrie. » :


Le 27 décembre, le début du paragraphe a été changé pour «certains des combattants du bataillon auraient admis en 2015 avoir perfectionné leurs compétences au combat dans des camps d’entraînement de l’État Islamique en Irak et en Syrie».


L’apparition du conditionnel est postérieure à la publication du pseudo-debunking d’UNIAN, de la traduction en russe de l’article du Times par INOSMI, et de la dénonciation de ce scandale par des médias russes comme Russia Today.

Marc Bennetts ou le Times essaieraient-ils de cacher la vérité qui dérange Kiev ?

Car si ces bataillons tchétchènes ne font pas officiellement partie de l’armée ukrainienne, ils agissent néanmoins en tant que soldats supplétifs du côté de Kiev dans le Donbass, ce qui implique qu’à minima les autorités ukrainiennes ferment les yeux sur l’idéologie terroriste islamiste de ces bataillons (voire font plus que fermer les yeux!).

La présence dans leurs rangs de combattants issus des camps d’entraînement de l’État islamique explique aussi l’utilisation par l’armée ukrainienne de méthodes similaires à celles des terroristes présents en Syrie, comme l’usage de drones largueurs de charges explosives.

Voilà quel genre de soldats l’Ukraine «démocratique» utilise dans sa guerre civile contre la population du Donbass : des néo-nazis adorateurs des collaborateurs Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et des terroristes islamistes issus de Daech… Si c’est là l’armée d’un pays «démocratique», je pense qu’il faut définitivement revoir la définition du mot «démocratie» dans le dictionnaire.

Il serait aussi temps pour les pays occidentaux, France et Allemagne en tête, de se pencher sur les forces armées du pays (l’Ukraine) qu’ils portent à bout de bras financièrement et diplomatiquement, au lieu de fermer encore une fois les yeux sur les éléments gênants qui viennent contredire l’histoire de la «gentille Ukraine démocratique» contre la «méchante Russie dictatoriale» que l’on nous sert depuis le Maïdan de 2014.

Car pendant que les médias occidentaux essayent de cacher les néo-nazis et les islamistes qui se battent pour l’Ukraine dans le Donbass avec l’aval des autorités du pays, les contribuables occidentaux eux continuent de financer avec leurs impôts la guerre civile menée par ces bataillons dont l’idéologie devrait définitivement être reléguée dans les oubliettes de l’Histoire.


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"Mort aux séparatistes"

dimanche 6 mars 2016

L'axe du mal

Quand un idiot utile rencontre un autre idiot utile... 
Qu'est ce qu'ils se racontent ? 

Le chef du secteur droit Dmitri Iaroch accueillant à Odessa  un Commandant islamiste affilié a Daesh,
C'est une réalité naturelle, quand un chacal et une hyène mangent à la même gamelle ils deviennent les clébards obéissant de celui qui la remplit et pour le temps que dure cette dépendance servile... 

Il en est ainsi des islamistes et des néo-nazis...

La politique étrangère étasunienne qui impose une hégémonie mondiale à force de coups d'état, révolutions et guerres directes ou indirectes, a développé depuis l'invasion de l'Afghanistan par les troupes soviétiques (1979-1989) une stratégie du chaos par procuration. De Ben Laden à El Baghadi, les pyromanes du Nouvel Ordre Mondial chassent les dissidents des pays non alignés en allumant des incendies rabatteurs pour que l'OTAN viennent ensuite éteindre l'incendie et protège l'installation occidentale d'une "tutelle permanente" sécuritaire mais surtout  économique servant les intérêts d'une ploutocratie vampirique...

Isa Munayev, commandant le bataillon Doudaiev,
il sera tué à la bataille de Debaltsevo en 2015
La réunion des contraires est bien la preuve de l'existence d'un maître commun; et c'est ainsi que depuis 2 ans on peut observer un rapprochement certain entre les groupuscules néo nazis ukrainiens combattant depuis le Maïdan jusqu'au front du Donbass avec les terroristes islamistes ravageant le territoire syrien depuis 5 ans, qu'ils soient vétérans des guerres caucasiennes (Tchétchénie Géorgie).ou égorgeurs du nouvel Etat islamiste...
Et c'est leur russophobie commune qui est le levier principal des USA pour recruter ces extrémistes différents.

On pourrait penser peut-être anecdotique ces associations de fanatiques qui se concrétisent par la présence sur le front du Donbass d'unités composées d'islamistes tchétchènes comme par exemple les bataillons  Cheikh Manour ou Doudaïev, affiliés à Daesh. 

Or force est de constater que la fusion entre les soudards d'Orient et d'Occident est une réalité croissante, tant sur le plan militaire qu'économique et même politique et ceci grâce notamment à l'appui et l'aide fournis par la Turquie d'Erdogan...

Tchétchènes brandissant le drapeau de l'état ​​islamiste auto-proclamé "Itchkérie" (Tchétchénie de 1993 à 1999)
Bien qu'encore en très petit nombre, les volontaires islamistes qui arrivent sur le front du Donbass en provenance de Syrie sont de plus en plus nombreux, ceci étant la conséquence directe des défaites subies par leurs organisation terroriste chassée par l'aviation russe et l'armée syrienne, et d'un engagement plus agressif de l'Etat turc contre la Russie.

Le laquais Djemilev devant son maître 
Ainsi par exemple il a été annoncé lors du congrès mondial des tatars (200 000 en Crimée et 5 millions en Turquie) tenu à Ankara le 1er août 2015, la création d'un bataillon de 1000 combattants islamistes et qui sera basé dans le secteur de Kherson aux portes de la Crimée. Cette annonce a été faite par Moustafa Djemilev fidèle à Kiev par pure russophobie. C'est un ex dissident condamné par l'URSS et qui sera plus tard approché par les services américains qui cherchent l'appui des tatars pour des opérations subversives. De son nom turc Moustafa Abdülcemil Cemiloğlu  soutiendra la révolution colorée de 2004, puis en 2007 il est à un "congrès anti impérialiste" organisé par la CIA à Ternopol. 

En 2014 il soutient le Maïdan, et la même année le 3 juin il rencontre en Pologne...le Président Obama ! Depuis il anime la contestation du retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie et prône le développement d'actions terroristes dans la péninsule.

Et qu'en est-il du gouvernement Porochenko ?

Tout d'abord, l'Ukraine et la Turquie se rapprochent de plus en plus à travers différentes coopérations dont l'intention politique sous-jacente est de créer un front contre la Russie voisine. Ainsi dans le domaine économique, pour des moteurs d’avion, de radars, de technologies de communication et de systèmes de navigation, mais aussi dans le domaine militaire ou un accord de coopération a été signé le 15 février 2016 à Kiev par les Premiers ministres ukrainien et turc, Arseni Iatseniouk et Ahmet Davutoğlu, programmant des fournitures de matériel à Kiev ainsi que l'implantation d'une base turque en Ukraine avant la fin de l'année.


Les liaisons dangereuses Daesh / Turquie


Les liaisons dangereuses Ukraine / Turquie

"la Turquie a prévu de construire une base militaire en Ukraine à la fin du mois de septembre pour améliorer la sécurité nationale de notre pays contre les menaces potentiels qui pèsent sur la Turquie, parmi eux la Russie" - Premier Ministre turc - 15 février 2016
Les liaisons dangereuses Ukraine / Daesh

Concernant les islamistes de Daesh dont on connaît maintenant le partenariat avec Ankara, notamment dans le cadre de la vente illégale du pétrole produit par les organisations terroristes opérant sur le sol syrien, voilà ce qu'en pense le "Piètre" Porochenko :


Le fait que le satrape de Kiev compare dans une bouffée russophobe délirante l'Etat islamiste et l'Ukraine (on ne va pas complètement le contredire) prouve s'il en était besoin l'amoralité de ces 2 régimes fanatiques, et dont le rapprochement entre L'Ukraine et la Turquie risque d'offrir des passerelles nombreuses.

Surtout que la hyène et le chacal n'ont pas attendu cette "normalisation" d'un terrorisme étatique russophobe de part et d'autre de la Mer Noire, car dès le deuxième semestre 2015, l'Ukraine (dont le Président est un "Charlie" depuis janvier 2015) a procédé à des livraisons d'armes à destination de l'Etat Islamiste... "A tout saigneur toute horreur" et la France serait bien mal de critiquer cet aide au terrorisme pour l'avoir elle-même inauguré !


Ainsi donc Daesh et Kiev se marient ensemble avec Ankara et bien sûr Bruxelles comme témoins d'une cérémonie célébrée par Washington ! 

Après tout, comme le dicton populaire le rappelle : "Qui se ressemble s'assemble" !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

"Un bon toutou à son papa ça !'"
Le sénateur étasunien John Mac Cain décorant un islamiste en Syrie. 
Observation : Des internautes m'ayant signalé cette photo comme probablement un fake, j'ai pris la décision de la laisser ici tout en signalant le fait car il ne dénature pas la signification du geste présentée ni la réalité des relations qu'il suppose, comme en témoigne ces autres photos du sénateur US avec le calife de Daesh lui-même et dont l'authentification elle est confirmée :





Sources de l'article :

- Sur les tatars de Crimée, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI