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jeudi 29 novembre 2018

Combattre la censure de la pensée unique



Depuis 3 mois, la visibilité de mon blog a  baissé, malgré l'augmentation des articles et du réseau de soutien (1000 consultations quotidiennes en ce moment au lieu des 2500/3000 habituelles). Depuis plusieurs semaines par exemple le référencement de mon blog a été bloqué sur certains moteurs de recherche tandis que je suis toujours censuré par des pseudos journalistes contrôlant des médias alternatifs tels que le Saker francophone par exemple ou le Réseau international (que de mon côté je partage chaque semaine).


Si vous considérez que mon travail de réinformation sur le Donbass est sérieux et intéressant (près de 2000 articles commencés en novembre 2013) je vous invite à réagir à cette campagne de censure dont je fais l'objet et qui est réalisée à la fois par une pensée unique contrôlant les moteurs de recherche où j'ai été déclaré "suspect" mais aussi les débiles français du réseau de DONI press (Christelle N. and Co) qui continuent à me bloquer et me diffamer auprès des médias alternatifs pour rechercher piteusement le monopole de la réinformation sur le Donbass. 

Les solutions : 

- Partager et diffuser les articles 
- S'abonner à mon blog (c'est gratuit) colonne de droite
- Proposer certains articles aux médias alternatifs


Merci de votre soutien à mon travail, au Donbass et également en faveur de la liberté d'expression et d'information.

Erwan Castel

Complément : voici un autre exemple de censure y compris lorsque je suis publié dans un média local "Novorossiya Today" :


lundi 12 novembre 2018

Photo du 12 novembre

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100 ans après la victoire de 1918, d'autres français se battent dans des tranchées aux côtés de volontaires du monde russe défendant le peuple du Donbass.

Sur le front de Yasinovataya, j'ai reçu par messages, appels ou accolades pas moins d'une trentaine de congratulations et amitiés mémorielles à l'occasion du centenaire de la victoire de 1918.

Ces amis ou camarades, Donbassiens mais aussi russes, serbes, ukrainiens, brésiliens, ossétes, arméniens etc. .. m'ont tous remercié pour mon engagement sur le front du Donbass.

Par contre pas un seul message de la part des français qui pourtant pour certains connaissent ce conflit et ces volontaires français au point de venir régulièrement à Donetsk y quérir poignées de mains ministérielles et notoriété narcissique.

Des volontaires français combattant pour la République Populaire de Donetsk ou de Lugansk il y en a depuis 2014 jusqu'à aujourd'hui et d'autres sont attendus. 
Et nous continuerons à servir sur le front, malgré l'indifférence et même le mépris des français qui, depuis Donetsk ou Moscou prétendent relayer l'information francophone sur la situation dans le Donbass...

Mais quelque part tant mieux car je me sentirai sali d'être cité par ces arrivistes, imposteurs et calomniateurs qui ne sont que des vautours venus glaner à Donetsk quelques honneurs et selfies dans les alcôves dorées des ministères...

Loin des princes et des clercs et de leurs courtisans à breloques qui cherchent à reproduire en microcosme cette société du spectacle propagandiste qu'ils dénoncent en France, nous essayons d'accomplir au mieux notre devoir avec comne seul maître notre Honneur de défendre la liberté d'un petit peuple anonyme qui lui sait nous connaître, nous reconnaître et nous aimer.

Et ceci est notre plus belle récompense !

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

mardi 19 juin 2018

Nous sommes devenus "millionnaire"


Lorsque la crise ukrainienne éclate sur le Maïdan, je commence dès novembre 2013, à relayer une réinformation qui cherche à briser la propagande de guerre occidentale et démasquer les dessous de cette nouvelle tentative de préemption de l'Ukraine par le système mondialiste occidentale 10 ans après l'échec de la "Révolution orange".

Malheureusement, les événements vont donner raison à l'analyse "conspirationniste" des événements et la crise ukrainienne, dans un dérapage contrôlé par les services secrets étasuniens, va devenir un coup d'Etat portant au pouvoir un totalitarisme nationaliste ethnocentré servant la stratégie russophobe étasunienne et sa volonté de mieux soumettre l'Europe à sa domination militaro-industrielle.

Lorsque le massacre d'Odessa intervient le 2 mai 2014, je décide d'ouvrir et de transférer les articles "Ukraine" sur un blog spécialement dédié à cette crise européenne majeure et en particulier au Donbass dont la rébellion contre le coup d'Etat du Maïdan prend déjà le chemin d'une guerre civile cristallisant une nouvelle confrontation entre la Russie et les Etats Unis. 

Le blog "Soutien à la rébellion du Donbass" était né ! et avec lui une série de pages et de groupes sur les réseaux sociaux dont le groupe Facebook éponyme par lequel je fais connaitre ses mises à jour. 

Durant ces 4 années, j'ai réussi à garder cette fenêtre sur le Donbass ouverte, malgré un engagement personnel très prenant sur le front du Donbass, les problèmes informatiques et surtout les censures répétées, piratages et blocages organisés par des réseaux pro-ukrops mais aussi les français psychos venus s'échouer dans l'équipe de Doni press obsédés par le monopole de l'information et leurs calomnies mensongère et qui sont parvenus à fermer temporairement le blog pendant 6 mois.

Depuis j'ai repris la main sur ce vecteur virtuel d'information mais aussi d'écriture, les articles bloqués ont été rajoutés et le suivi de l'actualité peut continuer jour après jour ainsi que celui de mon "journal du front" dont je publie ici régulièrement des extraits. 
Le blog désormais reprend tranquillement sa vitesse de croisière, dépassant à nouveau la barre des 2000 lectures quotidiennes.

Ce matin j'ai découvert à mon réveil que le compteur des statistiques avait franchi la barre symbolique du 1 000 000 de vues, ce qui constitue une agréable surprise pour le petit blogueur que je suis et surtout pour le Donbass que les médias occidentaux cherchent à bâillonner, surtout dans les pays dont l'information est dictée par la ploutocratie mondialiste commanditaire du Maïdan et complice de la guerre à caractère génocidaire déclenchées contre les russophones du Donbass.

Je tiens ici à remercier vivement tous les lecteurs de ce blog, francophones et non francophones qui font l'effort de regarder à travers cette petite fenêtre la réalité et le dessous de cette guerre qui fait rage dans le cœur de l'Europe 75 ans après ce qu'on pensait être la défaite du nazisme.

Ces 1.000.000 de vues ne m'appartiennent pas: ils sont la marque indélébile d'un réseau de soutien qui chaque jour grandit un peu plus malgré le blocus médiatique, et dont chaque lecture est un encouragement à continuer la lutte pour la Liberté et entretient l'espérance dans le cœurs de ceux qui ont choisi de rester debout au milieu du chaos.

Je rappellerai ici encore cette légende amazonienne du colibri, car chaque personne qui participe à cette réinformation ou la relaie autour d'elle lance une goutte d'eau au dessus de l'incendie du monde :

"Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. 
Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : 
« Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? »

« Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part » .

Merci à toutes et à tous ! 

Erwan Castel 


PS: Vous pouvez vous abonner au publications du blog, soit en devenant membre soit par mailing (c'est gratuit)


mardi 8 mai 2018

"Défenseur de la Novorossiya"

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A tous mes camarades de combat disparus

En compagnie de Mourka dans le parc de la caserne de la brigade Piantashka
Lors d'un rassemblement réalisé en l'honneur de la célébration de la Victoire le commandement de la brigade Piatnashka a réalisé une remise de galons et de médailles. 


Mardi 8 mai 2018

Présent depuis 38 mois à Donetsk, dont 26 passés sous les drapeaux de la République Populaire de Donetsk, je me suis engagé aux côtés de la population du Donbass tant sur le front de l'information (commencé dès novembre 2013 quand j'étais encore en Guyane) que sur le front militaire ou celui de l'aide humanitaire. 

Venu dans le Donbass pour servir et non me servir j'ai toujours refusé ambition et honneurs jusqu'à cette année, où j'ai finalement accepté une proposition de décoration après avoir refusé les deux premières, en 2015 et 2017. 

Pourquoi ce changement ?

Cette aventure multiple m'a apporté énormément d'expérience, de bonheur du côté du monde russe mais aussi de beaucoup de déceptions et de désillusions concernant la mentalité française de la la majorité des français venus dans le Donbass et qui se sont révélés n'être que des échoués rivalisant dans un concours de misérabilisme pathétique. Pervers narcissiques comme Laurent B., crapules de seconde zone comme Eric B. courtisans à breloques comme Christelle N., alccoliques aigris comme Catherien B., ou nazillons mythomanes comme Guillaume C. mais tous animés par une débilité paranoïaque et une jalousie agressive les conduisant à se répandre en calomnies nuisibles de tous genres.

Le pire dans cette réalité est que les plus viles attaques subies viennent de ces français autoproclamés nationalistes et prorusses fantasmés et qui ne sont venus dans le Donbass que pour faire pousser sur la souffrance de la population les épines d'un égotisme psychotique et nuisible surtout à la cause défendue ici.

Voilà pourquoi j'ai finalement accepté de recevoir cette première reconnaissance officielle des autorités, pour clouer le bec à ces faquins et couards qui m'accusent d'être un espion, déserteur, voleur etc... (mais toujours par idiots utiles interposés) et tentent depuis 3 ans de saboter mes réseaux de soutien, mes vecteurs de communication et mes moyens de survie financière. La plupart de ces insectes nuisibles, misérables vautours et parasites venus profiter de la guerre ont aujourd'hui quitté le Donbass comme des voleurs qu'ils sont... mais ils ne perdent rien pour attendre !

A l'affût au milieu des ruines d'un bâtiment industriel sur le front de Yasinovataya.
 "Le moment le plus excitant à la guerre c'est de voir l'adversaire tout près devant soi. Dans chacune des ses fibres, le soldat n'est plus alors qu'énergie tendue par la passion de la chasse." Ernst Jünger 

Aujourd'hui, je suis déployé sur le front sensible et difficile de Promka, entre Yasinovataya (RPD) et Avdeevka (zone occupée par Kiev), au Nord de Donetsk. Qualifié "sniper" je suis désormais engagé dans des missions de neutralisation pour tenter de diminuer la pression offensive exercée contre nous par l'artillerie de première ligne ennemie (mortiers, canon sans recul sapog notamment) et les tireurs d'élite ukrainiens très actifs dans notre secteur.

J'ai conscience que ma contribution sur ce front est infime pour ne pas dire insignifiante mais c'est le devoir du soldat que de donner le meilleur de lui-même pour accomplir son travail dans son petit secteur d'observation, sans se soucier d'autre chose que de sa mission, de la destruction de l'ennemi et de la protection de ses camarades et de lui même. 

Dans cette aventure au service de la Liberté du Donbass, même si les motivations personnelles, l'éducation, les formations et l'analyse géopolitique offrent une conscience globale à mon engagement, je ne suis finalement qu'un simple maillon d'une immense chaîne de résistance authentique qui, loin des alcôves ministérielles ou des plateaux médiatiques, permet aux portes des cités républicaines de ne pas céder aux pressions de l'armée ukrainienne.

C'est pourquoi ce petit bout de métal, si je l'ai aussi accepté, c'est pour le dédier à tous mes camarades d'hier et d'aujourd'hui qui, participant à cette résistance contre les canons de la dictature de la marchandise ont tout abandonné pour servir la Novorossiya, en particulier à ceux qui ont disparus à l'horizon, emportés par une balle, un éclat d'obus ou une mine et tous ceux qui sont repartis chez eux blessés par l'acier et l'ingratitude après avoir servi avec honneur sur le front. 

En continuant aujourd'hui, contre vents et marées, le chemin sur lequel je me suis engagé j'espère également leur faire honneur en conservant vive la flamme qui nous a réuni.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

dimanche 28 janvier 2018

Esclave de ma liberté


Un ami de passage à Donetsk, évoquant mon refus obstiné de me compromettre avec les soumis et fanatiques ployant le genou devant le conformisme dogmatique d'une pensée unique ou d'une propagande même si elles les conduit dans la même tranchée que moi, me comparaît à Socrate, compliment que je trouve malgré tout très immérité.

Mais j'assume pleinement cette indépendance d'opinion et cet engagement total qui font grincer les dents des sectaires et des arrivistes, des Tartuffe et Torquemada et autres addictes du syndrome du larbin.

Chaque jour mes coups de gueule ou coups de cœurs déclenchent une avalanche d'étiquettes amicales ou haineuses toutes plus contradictoires les unes que les autres...

Les pires attaques que j'ai subi depuis 3 ans sont celles venues des vautours et insectes surfant sur la vague de la crise ukrainienne et de la guerre dans le Donbass pour tenter de s'y tailler un costume à la mesure de leur mégalomanie narcissique. La liste de ces faquins est malheureusement longue et même majoritaire dans la communauté française venue dans le Donbass : Brayard, Néant, Bidar, Cuvelier, Dorochine, De Pedro et autres crapules d'égout qui sont les tristes représentants de cette bande d'arrivistes français venus s'échouer à Donetsk pour y déverser l'aigreur de leurs échecs personnels dans un flot de mensonges, calomnies et vols en tout genre...

Les uns ont tenté de me soumettre à leur campagnes de nuisance, les autres ont tenté de me nuire, en me calomniant et me dépouillant de mes biens tandis que je leur avait ouvert ma porte. Toute cette vermine a quitté le Donbass et je suis toujours là sous l'uniforme d'un troisième engagement dans les rangs de l'armée de la République Populaire de Donetsk..

Tant mieux car je n'appartiens à personne, uniquement à la terre qui m'a vu naître et les dieux qui en sont les gardiens silencieux dans le secret de nos cœurs.

J'assume mon engagement au service de la Liberté jusqu'à la solitude...

Erwan Castel

« Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tragiquement seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les formules commodes qui permettent toujours d’entrer dans une des chapelles bien étiquetées de l’échiquier politique. Nous naviguons sur une mer inconnue et personne ne peut comprendre vers quels continents nous cinglons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque parti nous est étranger, chaque militant reste notre frère. Un véritable activiste refuse toutes les formations de l’heure mais il accepte tous les hommes de courage. Et c’est pourquoi nous sommes joyeusement seuls.
C’est justement parce que nous refusons toutes les compromissions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. »

Jean Mabire : L’écrivain, la politique et l’espérance.

samedi 20 janvier 2018

Repos à Oktyabrsky

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Enfants d'Oktyabrsky
Depuis hier et jusqu'à demain je suis en repos dans le quartier d'Oktyabrsky, bercé par le programme d'une machine à laver saturée, les ronronnements des chats, le rire des enfants et les attentions de mon amie.

Malgré cette parenthèse revigorante, les rumeurs de la guerre ne cessent jamais, que ce soit celles du front de Yasinovataya qui sont comme un écho qui colle à la mémoire immédiate ou celles de ce quartier toujours bombardé et qui continue à maintenir les sens en alerte.


Samedi 20 janvier 2018

Oktyabrsky, depuis 4 ans s'est détaché de l'univers du centre ville de Donetsk, ou plutôt est-ce ce dernier qui s'est éloigné de la réalité de la guerre en organisant à 30 minutes seulement du front et des quartiers bombardés une vie "normale" loin de la tragédie dont beaucoup pourtant profitent de la réalité.

Loin des imposteurs qui gravitent autour du pouvoir dans des uniformes toujours neufs, le peuple du Donbass tente ici de survivre au milieu des ruines entre les volontaires qui dans le froid doivent tenir une ligne de front avec des moyens si pauvres que ça en devient suicidaire et les civils qui doivent se démerder avec un pouvoir d'achat qui s'est effondré, n'en déplaise aux propagandistes de Doni qui depuis leurs tours d'ivoire finissent même par croire à leurs délires egotistes.

Ces opportunistes, vautours et autres insectes qui se pavanent dans leurs uniformes de journalistes ou des soldats de paille, polluent l'image de la République dont ils parasitent le pouvoir.

Ces imposteurs ne connaissent pas la facture de gaz, électricité et eau (env 1000 roubles) que doit payer pour vivre dans sa maison une babouchka avec sa pension mensuelle de moins de 3000 roubles.

Ils ne connaissent pas, ces bouffeurs quotidiens de Corn flakes aux 4x4 climatisés, la chute du salaire d'un ouvrier mineur (8000 hyrvnias (1000 euros) hier contre 8000 roubles aujourd'hui (120 euros)).

Ils ne connaissent pas, ces privilégiés des alcôves ministérielles, l'inertie d'une bureaucratie payante imposée pendant plusieurs mois à une jeune veuve qui veut ouvrir un petit commerce pour nourrir ses enfants.

Ils ne connaissent rien, à part les communiqués officiels qu'ils ruminent dans leurs traducteurs automatiques et recrachent sous leurs selfies.Et ces bouffons de jouer le théâtre de la calomnie pour avoir le monopole de l'information ou celui de la compassion lorsqu'ils croisent une mendiante en sortant de leur supermarché, pour se donner bonne conscience.

Ce ne sont des oies gavées de bouffe et d'arrogance qui se sont écartées du chemin de l'Honneur pour patauger dans le caniveau des honneurs.

La fracture sociétale, qui s'est ouverte depuis la fin de cette URSS imparfaite mais qui savait maintenir une homogénéité économique viable pour tous, est aujourd'hui exacerbée par la guerre. Et la voie ferrée silencieuse au Nord de Donetsk marque aujourd'hui une frontière entre 2 mondes pourtant distants que de quelques arrêts de bus: celui de la guerre subie et celui de la paix forcée
Mais cela n'a pas entamé pour autant la cohésion sociale qui règne au sein de la population de Donetsk et qui reste soudée au milieu des vents de l'Histoire par une capacité de résilience (renforcée par un attentisme slave culturel) qui est la force principale de ce peuple forgé dans les mines de charbon et la garantie de sa victoire quelques soient les sacrifices qu'elle exigera.

Lorsque je suis chez moi, dans ce quartier d'Oktyabrsky j'essaye d'aider les voisins du mieux que je peux (6000 roubles distribuées encore hier), grâce à la générosité de ma famille et d'amis qui me soutiennent et malgré les actions nuisibles menées par ces mêmes insectes français rampants à Donetsk qui par des dénonciations calomnieuses ont fait fermer (en vain) les comptes en banque servant initialement au transfert des dons personnels et humanitaires.

Oktyabrsky est pour moi le vrai Donbass, celui des femmes et des hommes des vieillards et des enfants qui sont restés sous les obus depuis 4 ans et pour qui je me bats aujourd'hui avec d'autres camarades locaux, étrangers et français.

Au milieu de la lisière Nord de ce quartier toujours bombardé se dresse le squelette de ferrailles tordues et de béton brisé de l'aéroport international Prokoviev. Sentinelle silencieuse surveillant une ligne de front volcanique cette aéroport qui fut l'orgueil de la cité est devenu aujourd'hui sa fierté et, tel un cénotaphe il rappelle aux vivants toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés autour de lui pour leur Liberté.

Il est aujourd'hui, avec le monastère voisin d'Iversky, la clef de voûte symbolique de ce quartier ravagé par les bombardements, et c'est pourquoi je partage ici un film (vf) qui retrace les combats pour sa reconquête sur les forces de Kiev pendant l'hiver 2014-2015.

Demain je bouclerai à nouveau mon sac à dos autour de mon vieux treillis pour reparrir sur le front de Yasinovataya, non pour jouer aux héros ou glaner des médailles (j'ai passé l'âge des romans et des babioles) mais pour continuer à faire simplement mon devoir et défendre une certaine idée de la Liberté des peuples et qui existe encore aujourd'hui en Russie.

Après cette nouvelle et j'espère dernière guerre, et si les dieux me prêtent vie, je m'en irai dans le silence bruissonnant d'une forêt éloignée reconstruire une cabane loin des futiles rumeurs et humeurs humaines. Et là, certainement, sous le regard curieux de compagnons félins, je brûlerai ces carnets pour éclairer cette forteresse secrète protégeant par sa solitude le trésor unique de ma liberté.

Cela dit, je me suis offert aujourd'hui à Donetsk une parenthèse pantagruélique en partageant avec mon amie une entrecôte dans un restaurant où le temps d'un repas nous avons oublié la guerre et surtout pour moi les conserves de touchonka et kassa qui sont, 20 jours par mois, l'unique menu sur le front de . Ce faisant je vais certainement essuyer de nouvelles accusations calomnieuses de "détournement de dons humanitaires" de la part de Christelle et Catherine, ces 2 débiles françaises venues s'échouer à Donetsk.... Et que j'emmerde royalement !

Erwan Castel



Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

jeudi 28 décembre 2017

A partager massivement


Hier, malgré la réussite globale de l'échange de prisonniers réalisé entre Kiev et les Républiques populaires du Donbass, un certain nombre de prisonniers ont été retiré au dernier moment par le SBU ukrainien de la liste prévue.

Parmi ces personnes figure Daria, une jeune mère de 30 ans, kidnappée, puis torturée par le SBU pour qu'elle avoue travailler pour les services secrets russes. 
En réalité cette arrestation est un chantage mené par Kiev contre son compagnon Sergueï Sokolov, qui enquête, depuis la Russie, sur des dossiers de corruptions et de crimes impliquant des administrations ukrainiennes.

Daria qui était prévue dans l'échange de prisonniers a été exclue de la liste par le SBU à la dernière minute. Il s'agit de toute évidence d'une torture psychologique lâche basse vengeance visant à faire sombrer la victime dans un désespoir total.

Daria a effectivement craqué devant ce comportement abject et dans une lettre à son compagnon, exténuée, elle annonce en désespoir de cause, son intention de mettre fin a ses jours ainsi écrit-elle, « le problème se résoudra de lui-même ».

« Je sais que tu es frustré comme je le suis, mais je suis désolée. Si d’ici le 31 je ne sors pas, tu ne pourras plus rien faire. Je n’en peux plus. Pardonne-moi s’il te plaît ».

Cette victime de l'injustice et de la cruauté russophobes instaurées en Ukraine par les occidentaux n'est malheureusement pas un cas isolé. Cependant il y ici urgence et c'est je vous invite à consulter l'article partagé ici, dans lequel vous trouverez des modèles de lettres et les coordonnées pour faire pression sur les autorités de Kiev et demander sa libération immédiate.

Merci de votre soutien à Daria.

Erwan Castel

mercredi 13 décembre 2017

Un nouveau torchon signé Libé !


La merdiacratie occidentale dans l'obstination fanatique qui l'a poussé à saluer les paramilitaires néo-nazis sur la place du Maïdan , continue 4 ans plus tard à se faire le porte parole obligé de la propagande de guerre d'une ploutocratie qui remplit sa gamelle et dirige ses salles de rédactions.

Ainsi, dans cet article dont le seul intérêt pour moi est qu'il donne la parole à notre ennemi direct et le us proche de notre secteur, j'apprends que :

- d'une part que nous sommes une force d'invasion soutenue par l'armée russe 
- que nous nous sommes engagés dans l'armée républicaine "pour l'argent et le sang" !

1 : Coup de gueule....

Or, depuis 3 ans, le seul sang que j'ai vu couler est celui de mes camarades abattus par les ukrops ou celui de civils du quartier d'Oktyabrsky ou je vis et qui est toujours bombardé régulièrement et intensément comme hier soir.

Quant à l'argent, laisser moi rire, car un soldat républicain risque sa vie sur le front pour moins de 300 euros par mois (et encore moins durant les 3 premiers mois) sans compter l’équipement qu'il doit compléter avec ses propres deniers.

Donc cet article collabo signé Sébastien Gobert n'est qu'un nouveau vomi de fantasmes réchauffés comme celui de la présence de troupes russes à nos côtés...Car depuis 4 ans pas une seule preuve de cette intervention russe à été trouvée par l'armée de satellites, de drones et d'observateurs de L'OSCE déployés sur la terre et dans les airs du Donbass.

2 : Analyse militaire...

Bien au contraire, si on observe les déploiements militaires des ukrainiens et des républicains on peut, sans l'ombre d'un doute, constater que ce sont ces derniers qui sont organisés dans un dispositif défensif.

En effet une défense s'organise toujours dans la profondeur du terrain, les avants postes alertant puis freinant l'ennemi le temps que s'organise la contre attaque. 
C'est le cas des unités républicaines qui ont organisé leurs unités importantes en forces de réaction rapide en 2ème et même 3ème ligne.
Les ukrops quant à eux ont disposé sur la première ligne le principal de leurs forces d'assaut n'ayant en deuxième ligne que des unités de réserve (2 brigades blindées, 2 d'artillerie et 3 mécanisés)

Il est vraiment dommage que ces chiens de garde ne puissent pas venir aussi faire un reportage de ce côté du front pour manger un peu de leur merde et approcher la réalité de cette guerre déclenchée par Turtchinov au lendemain du Maïdan (et de la visite déclenchée eu patron de la CIA), mais aussi de la déontologie qui devrait présider à leur travail.

3 : Mise au point....

Me faisant maintenant l'avocat du diable, je conclurai ce post en accordant cependant crédit à la censure subie par ces journalistes pro-Kiev et qui est dénoncée en conclusion de cet article. Je précise toutefois ici que les interdictions d'accès au territoires républicains dont ils font l'objet sont le fait des français échoués dans l'agence Doni qui, par abus de pouvoir et manque d'intelligence, ont "black listé" les journalistes "non alignés" sur leur politique éditoriale.

Ce faisant, Laurent B. imité par Christelle N. n'ont fait que s'ériger à leur tour en chiens de garde, reproduisant en microcosme la société du spectacle qu'il prétendent combattre.

Pour quel résultat ? : Néant !

Car ça n'empêche pas les pro Kiev de faire des torchons et bien au contraire cette censure ne fait que leur donner des bâtons pour nous battre...

Erwan Castel

Source de l'article : Libération


REPORTAGE
A l’est de l’Ukraine, 
plongée dans une nouvelle guerre de tranchées

Un soldat ukrainien marche le long de la ligne de front, près de la ville d'Avdiivka, le 5 avril. Photo Anatolii Stepanov. AFP    

Par Sébastien Gobert, Correspondant à Kiev — 12 décembre 2017 à 18:08


Dans le Donbass, en guerre depuis le printemps 2014, les soldats ukrainiens continuent d'affronter les combattants de la «République séparatiste de Donetsk» soutenus par les forces russes.

Au moment d’ouvrir la porte du blindé, Vassili laisse transparaître son appréhension, le temps d’une seconde. Ce trajet vers la ligne de front, il l’a fait des centaines de fois. Mais ici, la routine peut être traîtresse, et chaque coin de mur, fatal. La veille, un de ses camarades est mort d’une balle de sniper. En un instant, Vassili se reprend. «Il faut y aller, lance-t-il d’un ton presque jovial. Si nous ne tenons pas ces positions, qui le fera ?»

A partir d’un hangar en ruines, Vassili progresse à pied entre des façades éclatées et d’anciens jardins couverts de débris d’obus. Des rafales d’armes légères résonnent aux alentours. Au sud d’Avdiivka, des combats sporadiques continuent de déchirer le Donbass, cette région industrielle au sud-est de l’Ukraine, en guerre depuis le printemps 2014. Plus de 10 100 personnes y ont perdu la vie, d’après l’ONU. Après la signature des accords de paix de Minsk en février 2015, la ligne de front s’est fixée ici. Depuis sa base ukrainienne, Vassili rejoint sa position, «Ampère», à 50 mètres des lignes de l’ennemi : les combattants de la «République séparatiste de Donetsk», soutenue par les forces russes.

«Je me bats pour récupérer notre terre»
Dans une autre vie, Vassili était instructeur dans la marine ukrainienne, et basé à Sébastopol, en Crimée. En mars 2014, il a été l’un des rares marins à rester loyal à l’Ukraine, lors de l’annexion illégale de la péninsule par la Russie. «Et maintenant, c’est fini, le grand large, les embruns… Je me bats pour récupérer notre terre», explique-t-il. A Ampère, ils sont une dizaine à tenir leur position. Après quatre ans de conflit, les conditions de vie restent spartiates. Les militaires ont encore des uniformes dépareillés, de l’équipement rudimentaire, et des kalachnikovs vieilles de quarante ans.

«On n’a pas attendu des armes modernes pour résister à l’envahisseur», rétorque Vassili. «L’important, c’est l’entraînement physique et le moral», poursuit Vladimir, l’officier en charge. Ni lui, ni aucun soldat, ne souhaite ici révéler son nom de famille. «Ici, ce n’est que ruine et désolation. Ça nous suffit comme motivation pour nous battre…»

Une nouvelle fusillade se fait entendre à quelques centaines de mètres. «Ce n’est rien. Le feu d’artifice, c’est à la nuit tombée», ironise Vladimir. Presque chaque soir, les duels de mortiers et d’artillerie légère résonnent à des kilomètres. Sur la dernière semaine de novembre, au moins quatre soldats ukrainiens ont été tués, huit blessés. Les pertes côté séparatiste sont inconnues. Des cessez-le-feu sont négociés régulièrement, et systématiquement rompus. Le processus de paix semble au point mort, et le Conseil de Sécurité de l’ONU peine à décider de l’envoi d’une mission de Casques bleus.

«De l’autre côté, ils ne se battent que pour le sang et l’argent»
Il reste donc aux soldats à attendre, et à tenir leurs positions, dans des conditions précaires. A l’issue d’une tranchée boueuse, Vassili descend se réchauffer dans un abri creusé à même le sol, et protégé par des tôles de métal et de blindage. Somnolant auprès d’un poêle à bois, le jeune Vitalik utilise le wi-fi à partir d’un petit routeur portatif posé là. Il en est à sa troisième année de guerre, et ne voit pas de raison de se plaindre. «On est ici pour empêcher qu’ils n’attaquent nos villes, et nos maisons. De l’autre côté, ils ne se battent que pour le sang et l’argent.»

Mais «de l’autre côté», on retrouve le même discours sur les sites d’information séparatistes. Dans le cadre de la guerre d’information qui fait rage, ils assurent lutter contre une «agression de Kiev» contre les populations du Donbass. Donetsk et Louhansk, cependant, restreignent l’accès des journalistes à leurs territoires. Et le récent renversement du chef de Louhansk, Igor Plotnitski, dans le cadre d’une guerre de clans, rend l’accès à l’information encore plus difficile.

Dans cette nouvelle guerre de tranchées sur le continent européen, l’immobilisme n’est cependant pas irrémédiable. Des groupes tactiques se démarquent régulièrement par de petites offensives. Au nord du bastion séparatiste de Horlivka, les localités de Travneve et Hladosove se trouvaient depuis 2015 dans le no man’s land. Le 24 novembre, une petite troupe ukrainienne en a repris possession. L’opération a déclenché une lourde riposte ennemie. Elle conforte néanmoins Vassili à penser qu’il est possible de «pousser les occupants dehors», petit à petit. «Tous ceux qui vous disent que cette guerre n’a plus aucun sens sont des menteurs, ou des imbéciles, assène-t-il. Nous sommes ici pour notre futur.» D’ailleurs, il sait déjà ce qu’il veut faire après le conflit : «Je vais redevenir instructeur de marine, pour préparer les jeunes générations à affronter les épreuves de la vie, et à protéger notre pays.»

Sébastien Gobert Correspondant à Kiev

mercredi 29 novembre 2017

Dans la nuit hivernale

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Même les monothéistes romains, pour ne pas avorter dans leur vision linéaire d'une histoire linéaire et religio-centrée, ont dû rapidement intégrer la permanence naturelle des cycles solaires indestructibles et qui ont survécu au calendrier grégorien en donnant notamment au prophète nazoréen une naissance solsticiale et une symbolique solaire....

Débarrassées de leurs virus exogènes, les croyances natives et naturelles européennes vont bientôt, sur les corps agonisant des pensées uniques dogmatiques (religieuses culturelles économiques ou politiques), rappeler les Hommes sur la voie d'un amour filial envers cette Nature et les valeurs civilisationnelles des peuples fondateurs. Alors les dieux qui incarnent cette Nature et ces valeurs viendront alors à nouveau marcher à leurs côtés.

Car, mise à part la chrétienté orthodoxe qui non seulement n'attaque pas les autres cultes par un prosélytisme arrogant et agressif, mais cohabite avec eux dans une symphonie des pouvoirs partagée avec le Politis, force est de constater que les pensées monothéistes politisées ont ouvert la porte de l'Histoire à la pensée unique qui depuis 6000 ans engendre les hégémonies violentes de modèles dogmatiques religieux, politiques, économiques, culturels qu'elles ont influencé.

"Nos ancêtres ont refusé de croire à la mort du soleil. Ils portaient au cœur la certitude du printemps. Ils savaient que la vie continuait, que les fleurs allaient crever la neige, que les graines germaient sous la glace, que les enfants allaient prendre leur part d'héritage..."
Jean Mabire


A Donetsk, un vent glacial est venu tisser des dentelles de glaces aux arêtes des toits et des balcons et même jusque dans les branches des arbres exposés au vent du Nord...

Dans ma petite rue ou je profite de quelques jours de repos, les silhouettes des habitants d'Oktyabrsky tirant leurs caddies et leurs luges vers le marché se tassent dans l'ombre des cols relevés, tandis que leurs pas raccourcis dérapent sur le verglas caché par la neige.

Mais au Nord, dans l'air figé résonnent toujours et encore les détonations d'une artillerie kiévienne qui continue, imperturbable à rappeler la présence de cette haine portée par la cupidité mondialiste jusqu'aux portes des cités libres et rebelles.

Pendant ce temps, à Donetsk une adolescente attardée autoproclamée journaliste souhaite dans sa diarrhée verbale hebdomadaire au simplisme est tellement caricatural qu'il en devient ridicule, "3 mètres de neige" aux ukrops, oubliant dans sa débilité haineuse que : 
1 / d'une part la rigueur hivernale touche également les soldats des Républiques déployés sur le front et les populations civiles qui tentent de survivre sous les bombardements
2 / et que d'autre part la neige est plutôt un isolant thermique efficace contre les très basses températures.

Mais pour savoir cela, au lieu de nuire et calomnier celles et ceux qui ne s'inclinent pas devant le misérable trône de son imposture, il faudrait que Christelle la bien nommée avec ses 2 vermines Éric et Catherine, sorte réellement sur la première ligne du front sa collection de treillis immaculés remplis de haine autant que de graisse...

Car l''hiver sur le front, c'est d'abord une immense forge froide dans laquelle les forces physiques et mentales qui la traversent sont au contraire trempées comme un acier promis à des combats extrêmes.


Ainsi de notre "forteruine" dont le toit n'est plus qu'un souvenir et les murs des lambeaux déchirés par l'acier. 
Depuis une semaine l'hiver y déroule sans invitation son tapis blanc durci par le gel sous lequel se cachent le chaos des pierres et brisées et ferrailles tordues. C'est dans ce décor post-apocalyptique que nous alternons jour et nuit entre postes de combat, services, repos abrités et corvées extérieures.

L'hiver russe (le 4ème me concernant) devient initiatique pour celui qui le traverse, sait l'accepter et faire de ses rigueurs une deuxième peau durcissant le cuir et protégeant l'âme.

C'est pourquoi, aux ennemis du Donbass auxquels nous sommes confrontés sur le front, je souhaiterai plutôt chaleur et plaisirs, car ils ramollissent l'esprit, endorment les sens et avachissent les corps dans cette paresse repue qui ouvre en grand les bras de l'Homme à la défaite du Soldat.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

dimanche 26 novembre 2017

D'un merdier à l'autre

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Si vous pouvez lire cet extrait de mon journal de front sur le blog "Soutien à la rébellion du Donbass, c'est grâce à la générosité des personnes qui me suivent dans mon travail de réinformation entamé il y a 4 ans exactement à quelques jours près, et qui m'ont permis d'acquérir un nouveau matériel informatique pour remplacer celui qui m'a été volé lors de cette mission sur le front de Promka.

Je profite de cette mise à du blog pour les remercier à nouveau et vivement !


Dimanche 26 novembre 2017

La relève de notre groupe en position, s'est finalement faite avec "de l'avance sur le retard" prévu, et tant mieux car il me faut gérer un cambriolage survenu pendant ce déploiement sur le front...
L'attente ponctuée par les bombardements et les tirs va donc être remplacée pendant mon repos par sa petite soeur rythmée par les déclarations et rapports de police...

Au moins la liste des affaires volées sera courte, les crapules françaises venues s'échouer un temps à Donetsk (Laurent B. and Co) ayant déjà allégé mon paquetage en 2016.

C'est ainsi, les guerres exacerbent toujours les qualités humaines chez celles et ceux qui relèvent, avec ou sans armes, leurs défis, mais aussi les pires défauts chez les profiteurs qui viennent, tels des vautours y glaner de misérables honneurs loin du front, ou tels des rats y voler les maigres ressources de personnes confiantes.

Même si ces faquins qui rampent dans l'ombre de leur lâcheté y sont très rares, Donetsk n'échappe pas à la règle, surtout depuis que des crapules francaises sans scrupule y sont venues chasser les honneurs (Christelle), les roubles (Eric) et les vodkas (Catherine) s'associant au passage de l'adage "qui se ressemble s'assemble"..

Je préfère mille fois les tirs ukrainiens de face que les coups de poignard dans le dos de ces vermines.

Mais cette nouvelle mésaventure ne serait qu'un cran de plus à ma mysanrhropie galopante s'il n'y avait aussi dans ce Donbass, l'allégresse des camarades de front, le sourire d'une femme, le rire des enfant sans oublier le ronronnement des chats !

Car, ce sont bien "ces choses les plus simples" comme chante Gabriel Yacoub, qui font aimer la vie et sauvent l'espérance dans le coeur de l'Homme.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

mercredi 15 novembre 2017

Au cœur d'Oktyabrsky et de la tempête


Il y a bientôt 2 ans je faisais la connaissance de Yulia et Alex, un couple vivant au coeur du quartier bombardé d'Oktyabrsky et dont les vies ont été bouleversées par la guerre qui s'est abattue sur le Donbass.

Malgré les destructions sociales et matérielles multiples auxquelles il faut rajouter les malheurs inévitables de la vie (décès, maladies...) Alex et Yulia se sont accrochés à leur sanctuaire tout en défendant leur terre ancestrale.

Aujourd'hui, Alex et Yulia restaurent leur maison bombardée, en partie grâce à la générosité de donateurs français que je ne remercierai jamais assez.
Si Alex a choisi la voie des armes au sein de la milice pour survivre et résister à l'agression de son pays, Yulia quant à elle a subit sans préparation ni défense les bombardements de son quartier pendant plusieurs mois, puisant dans un mental exceptionnel ce courage de survivre aux orages d'acier au milieu des ruines et des hivers.

Première famille que j'ai aidé dans ce quartier martyrisé du Donbass, Yulia et Alex, qui sont depuis devenus des amis de coeur incarnent cette population admirable du Donbass dont le courage n'a d'égal que l'humilité.

Il faut savoir qu'aujourd'hui, ces aides financières, et qui concernent également plusieurs autres familles et personne âgées de ce quartier où j'habite, ont malheureusement été diminuées suite aux actions malfaisantes de Éric B, une crapule échouée à Donetsk, qui après m'avoir volé 10 000 roubles a déclenché avec l'appui de la calomniatrice Christelle N, la clôture de 7 comptes en banque personnels et familiaux par lesquels transitaient les dons. Ce "fdp" a de surcroît menacé physiquement Yulia et les familles que j'essaye d'aider ici.

Mais la vie continue autant que la vérité que j'ai choisi de libérer..

Erwan Castel

Publié initialement le 9 novembre 2016 :


Survivre dans le quartier d'Oktyabrsky 

Sur la ligne de front, au Nord de Donetsk des familles continuent à survivre au milieu des ruines 

Il existe bien aujourd'hui 2 Donetsk qui offrent au visiteur à vingt minutes de trajet la réalité de 2 antipodes surréalistes :

  • D'un côté, le centre ville, qui semble recouvert d'une bulle spatio-temporelle sous laquelle une vie privilégiée s'organise entre les Ministères, les salons et les restaurants luxueux. Dans ce coeur de la DNR, l'élite républicaine tente de maintenir le cap tracé en 2014 par la rébellion malgré les tentatives de détournement d'une meute de vautours qui cherchent a créer autour du pouvoir une cour de nouveaux apparatchiks s'auto congratulant à force privilèges et médailles. 
  • Puis, sans transition il y a la "ligne de front" c'est à dire la périphérie Nord et Ouest de la cité rebelle où depuis plus de 2 ans les bombardements ukrainiens rappellent cruellement la vraie vie quotidienne des femmes et des hommes du Donbass. Les noms de ces quartiers résonnent depuis 2 ans comme la douloureuse litanie d'un martyrologe sans fin : Aleksandrovka, Trudovsky, Petrovsky, Staromikhaïlovka, Kuybishevsky, Peski, Spartak etc...
Au Nord de Donetsk le quartier d'Oktyabrsky où j'habite depuis 1 an bientôt fait partie de cette ceinture de feu qui délimite le nord de la cité. Ce secteur est devenu au fil des combats et des bombardements qui le frappent depuis mai 2014, un véritable champ de ruines, symbole de cette agression insensée ordonnée par le pouvoir pro-atlantiste mis en place par Washington lors du coup d'état du Maïdan. 

J'ai eu déjà eu l'occasion d'évoquer ce quartier symbolique de Donetsk parsemé d'éclats d'obus de mortiers, de canons où la quasi totalité des maisons, quand elles n'ont pas été entièrement détruites par la guerre, en portent les profondes stigmates (voir le marché de la Gare, et le monastère d'Iversky par exemple)

Aujourd'hui, je vous invite à regarder à nouveau ce quartier à travers le témoignage d'une femme à la fois extraordinaire et ordinaire car depuis plus de 2 ans elle survit comme tant d'autres habitants du Donbass au milieu des ruines avec un courage inouï qui n'a d'égal que l'amour qu'elle porte pour cette terre noire dans laquelle sont cultivés à la fois son héritage familial et ses rêves de bonheur...


Un quartier au coeur de la tourmente 


Oktyabrsky se situe au Nord de Donetsk, entre les villages de Peski à l'Ouest et Spartak à l'Est et la clef de voûte de ce quartier est l'aéroport international Sergueï-Prokofiev. Ce complexe aéroportuaire qui avait été entièrement modernisé à l’occasion du championnat de football de l’Euro 2012, n'est pas seulement un objectif stratégique vital pour le contrôle de la ville mais également la fleuron et le symbole de la prospérité de cette région minière, la première région économique d'Ukraine. 

Lorsque la guerre éclate, Yulia et son mari Alexeï après un séjour de 4 années en Irlande étaient revenus s'installer sur leur terre natale les sacs à dos remplis de projets. Lorsque l'opération spéciale antiterroriste est dirigée par Turtchinov puis Porochenko contre la population du Donabss, Alexeï est alors chef d'entreprise et Yulia travaille dans une entreprise à Makeevka au Nord Est de Donetsk. 

Alors qu'à 100 km au Nord Ouest, Igor Strelkov et ses miliciens dans des combats acharnés fixent le gros de l'armée ukrainienne autour de Slaviansk et Kramatorsk assiégées, Kiev lance un premier assaut aéroporté sur l'aéroport de Donetsk, que 200 miliciens viennent d'investir le 26 mai 2014. Ces combats particulièrement violents soulignent l'importance stratégique de cette zone: des unités héliportées ukrainiennes reprennent l'aéroport grâce à des appuis aériens réalisés par des chasseurs bombardiers Sukhoï 25, Mig 29 et des hélicoptères d'assaut Mi24. Les miliciens vont réussir à circonscrire l'attaque ukrainienne à la zone aéroportuaire dont il engagent alors le siège. 

Oktyabrsky se retrouve au premières loges de l'Histoire...

Le 5 juillet, menacé d'un encerclement total et d'un anéantissement de ses forces,Strelkov se replie de Slaviansk vers Donetsk, talonné par les unités blindées ukrainiennes qui arrivent aux portes de Donetsk le 11 juillet 2014. Secoué par des tirs sporadiques depuis 1 mois,  le champ de bataille de l'aéroport entre alors de nouveau en éruption violente. Les forces séparatistes tentent de reprendre le contrôle de la zone aéroportuaire à partir de laquelle l'artillerie ukrainienne acheminée commence à bombarder la ville. L'assaut républicain est repoussé par les ukrainiens et les combats se transforment rapidement en violents duels d'artillerie. Le feu de Kiev s'abat alors sur Oktyabrsky, plongeant brutalement Donetsk au coeur de la tourmente. Yulia se souvient :

"Toute la nuit les bombardements avaient fait trembler les murs de la maison, et ce matin là, lorsque je suis partie sur la route du travail  j'ai du faire demi tour effarée par le nombre de corps qui jonchaient les rues du quartier... je me suis réfugiée chez moi en pleurant. Quelques jours plus tard l'artillerie lourde ukrainienne a pilonné à nouveau le quartier, touchant entre autres le terrain de sport de l'école voisine. Plusieurs jeunes qui y jouaient ont étaient fauchés par les tirs, dont un garçon  de 12 ans qui a été décapité . Plus tard mon chien trouvera un morceau de sa tête éparpillée aux alentours, c'était horrible !"

Plus de 70 000 habitants quittent alors Donetsk effrayés par la violence des combats qui s'abattent sur leur cité magnifique et paisible forte d'un million d'âmes, mais la plupart décident de rester par choix ou aussi parce qu'ils n'ont pas le choix et beaucoup, hommes et femmes révoltés par cette agression insensée et génocidaire rejoignent alors en masse les rangs de la milice et  se précipitent au devant des blindés ukrainiens qui menacent leurs foyers. Alexeï, le mari de Yulia fait partie de ces volontaires qui avec de maigres armes mais un courage immense se lancent dans la défense héroïque de Donetsk. 

Les bombardements s'intensifient frappant chaque jour et chaque nuit des zones résidentielles à l'arrière de la ligne de front pourtant vides d'objectifs militaires. Yulia décide alors de se réfugier dans son garage situé juste à côté de la petite maison héritée de ses parents mais dont les murs de briques dépourvus de fenêtres et surtout la fosse d'entretien bétonnée lui offrent une meilleure protection  contre les bombardements.

"J'ai vécu pendant 7 mois dans ce garage où j'avais déplacé beaucoup de mes affaires, et je me réfugiais chaque nuit dans la fosse d'entretien pour essayer d'y dormir un peu entre 2 bombardements", se souvient Yulia.

Pour survivre Yulia trouve des petits jobs dans Donetsk, et en décembre 2014 elle décide, malgré le danger de retourner vivre dans sa maison qui est plus adaptée aux conditions hivernales que le garage devenu glacial.

Nous sommes en janvier 2015, depuis septembre et malgré la signature des accords de Minsk, les forces ukrainiennes déployées dans l'aéroport de Donetsk continuent de bombarder régulièrement la ville de Donetsk, obligeant les forces républicaines a engager alors une contre-offensive début octobre 2014 pour les déloger de ce dernier espace public de la ville occupé par  Kiev. Les combats violents contre les "cyborgs" ukrainiens parmi lesquels on compte de nombreux mercenaires occidentaux vont durer 3 mois, jusqu'au 21 janvier 2015 où Kiev reconnait avoir perdu le contrôle de l'aéroport qui n'est alors plus que ruines dantesques.

L'aéroport de Donetsk le 16 janvier 2015

"Quelques jours après avoir quitté le garage pour vivre à nouveau dans ma maison, un nouveau bombardement de l'artillerie lourde ukrainienne a frappé notre rue... c'était l'enfer !  Le garage et la maison voisine ont été touchés de plein fouet par des obus de 152mm tirés par des obusiers 2S3 Akatsiya et qui les ont complètement détruits" 

Le garage détruit la carcasse de la voiture et la fosse d'entretien qui servit d'abri pendant 7 mois
Malgré les bombardements qui continuent, les voisins se précipitent vers les lieux bombardés pour secourir les victimes de la folie ukrainienne. Dans la rue enfumée par les incendies, l'étage du garage s'est effondré sur la voiture et l'incendie qui fait rage menace de se propager à la maison de Yulia et Alexei aux fenêtres explosées et dont la toiture et les murs en bois sont criblés et percés par les éclats d'obus. Par miracle personne n'a été blessé et malgré la peur tous les effort se concentrent pour éteindre les flammes...

L'incendie est maîtrisé malgré les bombardements qui continuent à frapper le quartier, et lorsqu'une voisine venue secourir Yulia retournera chez elle quelques moments plus tard elle découvre que sa maison touchée de plein fouet par un obus ukrainien n'est plus qu'un amas de murs et poutres calcinés ! :


Pendant cette terrible période, Yulia vit également le décès de ses 2 parents à quelques mois d'intervalles,: l'enfer et la malédiction semblent s'être donné rendez-vous dans le bal de sa vie. Mais ici dans le Donbass l'Histoire a appris aux femmes et aux hommes nés à l'ombre des terrils à ne jamais baisser les bras et à conserver en leurs coeurs même meurtris la Foi et l'Espérance. Yulia s'accroche à cette maison qui était celle de ses parents et dans laquelle elle survit aujourd'hui avec Alexeï qui est revenu du front, malgré que les bombardements aient détruit les alimentations en eau, en gaz et électricité. 

Aujourd'hui, le couple reconstruit patiemment pierre après bois leur maison martyrisée, tandis que quotidiennement l'artillerie ukrainienne continue chaque nuit ses pilonnages du secteur. Yulia travaille depuis plusieurs mois à mi-temps dans un petit restaurant pour un salaire qui suffit à peine à survivre. En fin d'après midi après être rentrée à pied de son travail, ce petit bout de femme qui pourrait donner des leçons de courage à de nombreux hommes qui paradent dans les bars, se précipite dans son lit pour dit-elle "m'assurer de quelques heures de repos avant que ne reprennent les bombardements ukrainiens". En effet chaque soir entre 22h00 et 02h00 (plus tôt depuis une dizaine de jours) les ukrops nous gratifient dans ce quartier de tirs de mortiers, de tanks et d'artillerie lourde.

Malgré cet enfer, cette femme du Donbass, contre toute attente garde le sourire et nous donne à chaque instant de sa vie une leçon de courage et d'humilité que beaucoup d'occidentaux geignards et désabusés, vautrés dans leur fauteuils en cuir devant leurs écrans plats devraient méditer. 

Au milieu des ruines inutiles, le sourire pur de la vie reste intact, animé par les forces invincibles de la Liberté et de la Foi
La capacité de résilience de ce peuple magnifique est certainement la force la plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma vie. Chaque jour passé ici je ne cesse d'admirer ces femmes et ces hommes du Donbass qui malgré le déferlement de haine et d'indifférence qui s'abat chaque jour sur eux n'ont jamais cédé ni à la peur ni au désespoir. 

Loin des buffets rutilants où des honneurs sont distribués à des imposteurs venus lécher les bottes (pour rester poli) du gouvernement de la République de Donetsk, je suis fier d'être ce quidam de la lointaine Guyane venu vivre quotidiennement au milieu de ces ruines et témoigner de la noblesse d'âme de ce peuple slave hors du commun. Yulia, Alexeï et tant d'autres sont les gardiens exemplaires des valeurs civilisationnelles européennes qu'il est grand temps de réveiller dans les coeurs des occidentaux corrompus.

Loin des honneurs serviles ils incarnent en toute humilité l'Honneur du peuple russe.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

"Promenade" au milieu des ruines d' Oktyabrsky

Malgré les accords de Minsk (Septembre 2014) le quartier d' Oktyabrsky continue d'être pilonné chaque nuit par l'artillerie ukrainienne. Sur cette carte les bombardements réalisés dans ce secteur en 2016 (sachant que les pires ont été réalisés en 2014 et début 2015)


La maison de Yulia et Alexeï, fenêtres explosées, murs et toitures éventrées...
Dans un quartier voisin les immeubles n'ont pas échappé à la haine de Kiev
Certaines rues pourtant loin des positions défensives républicaines ont été entièrement détruites 
La belle mosquée de Donetsk reste épargnée au milieu des bombardements 
Mais derrière de nombreux  portails éventrés règne le chaos et la désolation


Un petit clin d’œil moscovite sur cette terre russe dans son coeur et sa chair


Que des bonnes fées continuent à protéger ...



Comme Yulia que je remercie de fond du coeur de m'avoir accueilli pour ce témoignage