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mercredi 12 octobre 2022

Un nouveau "Boucha" à l'horizon de la propagande occidentale


A chaque fois que les forces ukrainiennes se retrouvent en difficulté ou qu'un frémissement de discussion tente d'ouvrir la porte à une résolution pacifique du conflit, les images d'un "crime de guerre" russe viennent détourner les regards de la réalité ou de l'espérance.

Deux exemples parmi cette cascade de fake news qui approvisionne la manipulation mentale occidentale : Au printemps, alors que la défaite ukrainienne à Marioupol est imminente, les chiens de garde de la bien pensance nous sortent de les "massacres" de la maternité et du théâtre et aussi, alors que les plénipotentiaires ukrainiens et russes reviennent optimistes d'un premier contact pour des négociations réalisé à Istambul les va-t-en guerre organisent à Boucha un "press tour" macabre au milieu de cadavres apparus dans les rues 3 jours après le départ des derniers soldats russes.... Aujourd'hui, on ne parle quasiment plus de ces média-mensonges, insultant les victimes réelles de ces mascarades propagandistes qui ont ouvert depuis une nouvelle saison type netflix....

Au terminal de leur offensive Nord, les forces ukrainiennes sont arrivées à Koupiansk, une ville carrefour située sur la rivière Oskol sur laquelle s'est fixée la nouvelle ligne de front de ce secteur. 

Alors que les forces russes, qui ont bloqué l'avancée ukrainienne et commencent même à "inverser la vapeur", la propagande de guerre ukro-atlantiste s'affaire en cuisine pour nous resservir un nouveau média-mensonge pathétique autant que dramatique car travestissant le massacre réel de civils innocents par les séides nationalistes de la junte kiévienne. 

Depuis quelques jours circulent des vidéos d'exécution de civils du côté de Koupiansk,           


Comme de bien entendu les hystériques occidentaux montrent du doigt les forces russes !

Sauf que cette vidéo inondant les réseaux sociaux ukro-atlantistes a été publié par un certain Maksim Zhorin, membre du bataillon nazi Azov, présentent des incohérences flagrantes avec le nouvel anaconda que les occidentaux cherchent à faire avaler à leurs populations abêties par la propagande et la peur.

  • Les données EXIF de la vidéo publiée par Zhorin indiquent qu'elle a été tournée le 9 octobre vers 13 heures. Soit 3 SEMAINES APRES LE DEPART DES FORCES RUSSES ! puisque les forces ukrainiennes sont entrées dans Koupiansk le 10 septembre et se sont finalement emparées de sa partie sur la rive Est de l'Oskol le 22 du même mois.
  • Pendant la présence des forces russes et jusqu'après leur départ la chute automnale des feuilles n'avaient pas encore commencé (ceci est facile à vérifier dans les archives vidéos des combats de Koupiansk) Or sur cette vidéo DE NOMBREUSES FEUILLES MORTES SONT VISIBLES ! Chacun tirera  ses propres conclusions.
D'autres extraits de cette vidéo circulent sur les réseaux ukro-atlantistes, étrangement courts, vraisemblablement coupés pour qu'on ne puisse pas identifier les vrais auteurs de ce massacre :


Comme à Marioupol, Boucha, Energodar etc. malgré l'évidence des faits et les "zones d'ombres" des enquêteurs (terme utilisé à Boucha), les chiens de garde médiatiques clabauderont bientôt en chœur pour accuser une fois encore la Russie et Vladimir Poutine des pires crimes de guerre inimaginables, et bien sûr sans attendre la fin de l'enquête, en bon Torquemada de la bien pensance qu'ils sont !

Délire russophobe hystérique et surtout inversion accusatoire abjecte.

On pourrait presque rire de cette pathétique manipulation mentale s'il n'y avait pas dans cette fosse commune réelle des civils innocents victimes de la barbarie ukropithèque. Depuis l'offensive ukrainienne réussie à l'Est de Kharkov de nombreux témoignages font état de repressions criminelles à l'encontre des populations russes réoccupées par les soudards de Kiev : assassinats, viols, tortures, vols, humiliations etc...

Tout civil dans ces territoires est par défaut soupçonné d'être un sympathisant pro-russe au seul fait qu'il est resté sur place pendant la première offensive des forces russes. Dans ces territoires occupés par Kiev circulent les agents du SBU, guidés par les traitres locaux, les unités des bataillons spéciaux "Safari", "Kraken"... spécialisés dans l'épuration ethnique. les services de sécurité kiéviens ont même ouvert des canaux Telegram comme par exemple "Kup'yansk Novyny Zradniki ta Kollaboranty" qui collectent des données sur les résidents des colonies saisies qui ont des opinions pro-russes.  

La terreur est permanente et le gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas fuir leurs domiciles sont souvent obligés de jouer la comédie avec les occupants ukro-atlantistes pour simplement que leurs enfants et eux restent en vie ! 

Et ceux qui refusent finissent dans les fosses communes de ces nouveaux Einzatsgruppen.

La nouvelle offensive russe devient urgente et cette fois j'espère qu'elle sera sans pitié !

Erwan Castel

vendredi 7 octobre 2022

Une haine criminelle absoute par la bien pensance


Nous vivons depuis cette crise ukrainienne à une montée et sans limite des guerres militaire, économique, psychologique, industrielle ainsi que de cette guerre de l'information qui pousse le manichéisme dans un paroxysme fusionnant sans vergogne abjection et ridicule. 

Ainsi pour les occidentaux asservis jusqu'à leur derniers atomes de décence commune et d'intelligence critique, 
  • les images sélectionnées de chars russes détruits prouveraient la défaite de la Russie, 
  • celles des habitants accueillant les soldats ukrainiens prouveraient la sympathie des populations pour Kiev,
  • celles de sépultures où sont enterrés des militaires ukrainiens et des civils tués lors des combats et bombardements urbains prouveraient les crimes de guerre russes, 
  • celles de russes s'enfuyant de leur pays pour échapper à la mobilisation prouveraient l'opposition des populations à cette guerre russo-ukrainienne etc... 
Et je ne parle pas des mensonges et fake news quasi quotidiens visant, dans un double objectif à diaboliser la Russie et victimiser l'Ukraine.

Comme si la réalité était aussi simpliste que leurs cervelles pathétiquement binaires

A leur simplisme apeurant encouragé par l'apathie des foules domestiquées et amnésiques, enchaînées à la bien pensance officielle je leur rappellerai dans le même ordre cité que 
  • les images des centaines de véhicules ukrainiens détruits et qui pourtant n'ont pas signifié la défaite des forces de Kiev, 
  • celles des habitants accueillant également les soldats russes arrivant signifiaient aussi qu'une part de la population est pro-russe, 
  • celles des centaines de sépultures trouvées également dans les villes libérées par les russes, également victimes des combats et bombardements,
  • celles des millions d'hommes ukrainiens ayant fui leur pays au moment de la mobilisation décrétée par Kiev en mars dernier,
La plupart des journalistes occidentaux aux ordres de politiques éditoriales politisées, semblent avoir oublié l'histoire remuante des conflits autant que leur éthique professionnelle, mais tout en prétendant vouloir rendre compte "objectivement" de cette guerre de haute intensité, symétrique et longue revenant brutalement en Europe, après plus de 80 ans d'absence, nous rappeler la complexité des flux et reflux opératifs militaires inévitables. 

Que la vie serait simple, mais ô combien triste, si le Monde correspondait aux fables des propagandistes ! 

Plus de modestie et moins de certitude leur permettrait de respecter (et même d'aborder) les âmes humaines mises à nu par cette nouvelle Tragédie grecque qui aujourd'hui oppose non seulement des européens mais aussi des slaves entre eux dans une guerre européenne télécommandée par une ploutocratie hors sol aujourd'hui domiciliée outre atlantique. En préférant jouer le rôle de thuriféraires d'un doxa occidentale partisane plutôt que respecter leur éthique, ces "journalistes" piétinant leur charte de Munich sabotent surtout les chemins s'ouvrant vers le dialogue des nations et la paix des peuples. 

Depuis 8 ans, dans le Donbass, nous étions habitués à ce traitement cynique de l'information fait par les médias occidentaux ignorant, dans une collaboration criminelle, les violations du cessez le feu et crimes de guerre commis par les forces ukrainiennes contre les civils du Donbass. 

Aujourd'hui, cette haine ukrainienne russophobe, soutenue et encouragée par les occidentaux "droitdelhommistes" a atteint une hystérie totale dans une exponentialité des bombardements terroristes, des repressions et ostracisations contre des russes, jusqu'à condamner par exemple celles et ceux qui écoutent une chanson russe ou interdire les matériaux biologiques pour les greffes chirurgicales venant de sang russe.

Ainsi ce 30 septembre, dans les territoires de la région de Zaporodje encore contrôlés par l'Ukraine, les forces ukro-atlantistes ont à nouveau massacré des civils pro-russes qui voulaient rejoindre la partie contrôlée par les forces russes. Le bilan terrible de 30 tués et 88 blessés auraient du faire sourciller côté occidental tout journaliste digne de ce nom. Or il n'en est rien, tout comme pour les civils tués quotidiennement dans les rues de Donetsk, Makeevka, Gorlovka etc... 

Un 2 poids 2 mesures abject dont je pense que le pire reste encore la crédulité servile des publics occidentaux avachis devant le consumérisme de leurs écrans aussi plats que leurs cervelles et qui se laissent conduire comme des moutons aux nouvel abattoir de la marchandise mondialiste.

Pour finir et ne pas tomber à mon tour dans un simplisme stupide, j'observe et connais personnellement  certaines personnes, trop rares malheureusement, qui méritent encore de leurs cartes presse, car respectant l'éthique et la neutralité qui sont les piliers de leur belle et nécessaire vocation à informer la libre conscience citoyenne et l'esprit critique individuel.

Erwan Castel

Dernière minute : 

Au matin du 7 octobre un convoi civils a été visé par un tir de roquettes étasuniennes HIMARS dans la région de Kherson: au moins 5 personnes ont été tuées et 5 autres grièvement blessées.... Allô BFM ? il y a quelqu'un ?

Kherson, 7 octobre 2022 


Source de l'article: Russie Politics

Acte de résistance : 
Ces habitants de Zaparojie 
qui veulent passer en zone russe, au péril de leur vie


par Karine Bechet Golovko

4 octobre 2022

"Dans la région de Zaporojie tenue par l'Ukraine, les gens veulent passer en Russie. Ils se sont fait déjà tirer dessus, 30 morts et 88 blessés, mais ils recommencent. Intéressant, qu'il n'en soit pas question dans les médias atlantistes. Car cela pose sérieusement la question de savoir qui, les habitants considèrent comme des forces d'occupation - à savoir ce régime atlantiste installé à Kiev. Et cela montre où ils veulent aller - à la maison, en Russie. Mais ces Ukrainiens-là n'intéressent pas le monde atlantiste.

Hier, les habitants de la partie de Zaporojie tenue par l'armée atlantico-ukrainienne sont à nouveau sortis dans les rues, exigeant qu'on les laisse aller vers la zone russe :

"Mécontents de cette situation, ils occupent les routes pour protester contre la décision du régime de Kiev d'interdire la sortie des réfugiés vers le territoire de la Russie - vers la région de Zaporojie."

La volonté de ces hommes, femmes et enfants d'aller en Russie montre leur détermination, le rejet de ce régime atlantiste d'occupation à Kiev. Et leur courage est immense, car il y a quelques jours de cela, le 30 septembre, de nombreux civils sont décédées suite aux tirs de l'armée atlantico-ukrainienne pour avoir voulu, eux aussi, aller en zone russe. 

Les habitants de Zaporojie voulaient aller voter au référendum et donc devaient sortir vers la zone russe. Or, les autorités ukrainiennes ne les ont pas laissées passer. Le 29 septembre, en rage, les habitants ont alors organisé un meeting, exigeant qu'on les laisse de toute manière passer en Russie, ils se sont couchés par terre. Tout d'abord, des militaires sont venus pour discuter et les calmer, en vain. Ensuite, le SBU (ex-KGB) a voulu les faire changer d'avis, en vain. On leur a promis de les laisser partir le lendemain.

Le soir, les routes ont été bloquées et plus personne n'a été autorisé à passer. Les habitants, mécontents et trahis, veulent forcer le passage en voiture. Cette fois-ci, ils sont accueillis, le 30 septembre, par des tirs. La colonne de véhicules est sous le feu, l'on comptera 30 morts et 88 blessés.


Et malgré cela, ces hommes et ces femmes reviennent dans la rue pour exiger d'aller en Russie. C'est un très beau geste de bravoure, un acte de résistance, qui montre à quel point ce régime d'occupation atlantiste en Ukraine ne tient que par la propagande et la répression. 

Karine Bechet Golovko

jeudi 29 septembre 2022

"Damoï" ! (à la maison !)


Le rêve irrédentiste du Donbass de revenir vers sa mère patrie est en train de naître !

Enfin !

En 2014, dans un premier référendum populaire, les populations de Donetsk et Lougansk avaient majoritairement demandé leur rattachement à la Russie, dont elles avaient été séparées arbitrairement lors de la création il y a 1 siècle de l'Etat ukrainien sous l'égide de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Et l'indépendance de 1991 les en avait éloigné encore plus jusqu'à ce déchirement ontologique du Maïdan orchestré par les occidentaux en 2014, et qui a plongé l'Ukraine dans un conflit métamorphique autodestructeur, d'émeutes en coup d'Etat, de répressions en conflit régional, jusqu'à dégénérer aujourd'hui en guerre internationale, pour servir la tentative désespérée d'une ploutocratie mondialiste de sauver son système financier et l'hégémonie d'une pensée unipolaire totalitaire.


Acte 1 : Le référendum populaire 

En cette fin du mois de septembre 2022, un nouveau référendum populaire a été organisé sur les territoires des Républiques Populaires de Lougansk et Donetsk, mais aussi sur ceux, contrôlés par l'armée russe,  des régions de Zaporodje et Kherson qui quant à elles faisaient partie de l'ancienne région russe de la Novorossiya, créée dans le cadre de la reconquête des territoires russes sur les occupants ottomans au XVIIIème siècle par l'impératrice Catherine II.

Et le résultat est sans appel ! :

Dans la république de Donetsk: 99,23 %. 
Dans le république de Lougansk: 98,42%. 
Dans la région de Zaporodje: 93,11%  
Dans la région de Kherson: 87,05%.

Malgré les bombardements continuels des forces ukro-atlantistes, malgré les combats intenses secouant une ligne de front fragile, les populations de ces régions russes séparées de leur empire par les vents de l'Histoire et l'idiotie des politiciens se sont massivement rendues aux urnes de leur Liberté, sur place mais aussi dans toutes les régions de Russie ou de nombreuses habitants du Donbass ou de Novorossiya ont fui la guerre où tout simplement travaillent ou poursuivent leurs études par exemple. 

C'est le droit souverain des peuples à disposer d'eux mêmes, qui est un principe fondateur de la Charte des Nations Unies dès son article premier (point 2) et rappelé à l'article 55, qui a donc été invoqué légitimement par ces populations russes.

Certains arguent déjà que ces scrutins ne sont pas valides car les habitants des régions concernées qui se sont réfugiées du côté ukrainien et même dans les pays occidentaux n'ont pas voté. Quand bien même l'auraient-ils fait que cela n'aurait rien changé au résultat final, tout au plus diminué de quelques pourcents le score en faveur du rattachement. Ensuite rien ne les empêchaient de rester dans leurs territoires pour participer à sa destinée ou d'y revenir pour voter. Ces minorités pro-ukro-atlantistes ont déserté de leur plein gré leurs responsabilités et par conséquent elles se sont exclues de leurs communautés citoyennes et ne sont plus factuellement en droit de voter. 
Ceci est peut-être contestable mais c'est une réalité permanente des situations de ce genre: Lorsque Porochenko a été élu président ukrainien en 2014 avec seulement 54,70 % des voix, alors que les populations du Donbass et de Crimée (qui représentent plusieurs millions de voix pro-russes) s'étaient de facto exclues du scrutin, je n'ai pas alors entendu un thuriféraire des démocraties occidentales protester... bien au contraire ! (Idem pour Zelensky élu en 2019 avec 73,22% des voix).


D'autres diront que ces référendums ont été fait sous la pression d'une "armée d'occupation", dans ce cas, comment peuvent-ils m'expliquer par exemple que les 2 précédents référendums pro-russes de Crimée réalisés en janvier 1991 (94,30 %) et mars 1994 (78.40 %) qui accordant à cette péninsule russe, rattachée arbitrairement à l'Ukraine en 1954, le statut de République autonome puis une autonomie renforcée confirment rétroactivement l'écrasante majorité pro-russe exprimée en mars 2014 (96,77%. De même si la présence militaire dérange ces parangons droitdelhommistes, pourquoi ont-ils validé par exemple les référendums du Kosovo ou les élections en Irak sous occupation de l'OTAN ?

Bref je ne m'étends pas plus sur l'argumentaire imbécile des russophobes et leur rappellerai juste ce proverbe africain " Quand on veut monter en haut du cocotier il faut avoir le cul propre !"


Acte 2 : La demande de rattachement à la Fédération de Russie 

Dès l'annonce des résultats référendaires, les représentants de ces 4 régions pro-russes les ont officiellement transmis à Moscou accompagné d'une demande de rattachement au sein de la Fédération de Russie.

Je regrette souvent de n'avoir pas pris le temps, dans ce blog, d'informer plus souvent des actes et situations de la République Populaire de Lougansk, qui a bien des égards est exemplaire, aussi c'est la demande de son président, Leonid Passetchnik, que je partage ici :


"Cher Vladimir Vladimirovitch!

Depuis huit ans, les habitants de la République populaire de Lougansk sont soumis à des bombardements brutaux et à un génocide par le régime de Kiev. Dans leur colère impuissante face aux tentatives infructueuses d'invasion du territoire de la république et aux échecs en combat ouvert contre les défenseurs de la République, les néonazis n'ont fait qu'intensifier leur terreur et le bombardement des infrastructures civiles et industrielles, détruisant écoles, hôpitaux et jardins d'enfants. Le régime de Kiev, instigué par l'Occident, n'épargne personne: des personnes âgées, des femmes et, pire encore, des enfants sont tués. 

Le monde “civilisé” est silencieux. Pas un seul État ou organisation internationale n'a condamné les actions de Kiev dans le Donbass. Pendant ces huit années, seule la Fédération de Russie a fourni et continue de fournir une assistance complète aux habitants du Donbass, et nous ne doutons pas qu'ensemble, nous obtiendrons justice: les criminels de guerre seront jugés équitablement et tous ceux qui donnent des ordres criminels subiront le châtiment qu'ils méritent. 

Les habitants de la région de Lougansk vous sont sincèrement reconnaissants d'avoir reconnu l'indépendance de la République en février 2022. Cette décision était d'une grande importance pour nous. Nous sommes conscients du lien historique, culturel et spirituel avec le peuple multinational de la Fédération de Russie. Nous savons que le Donbass fait partie de la Russie et, depuis huit ans, nous nous battons pour réaliser notre rêve de retourner dans notre port d'attache. 

Le 20 septembre 2022, le Parlement de la République populaire de Lougansk a décidé d'organiser un référendum sur le rattachement à la Fédération de Russie en tant que nouveau sujet. 

Cher Vladimir Vladimirovitch, je m'adresse à vous au nom du peuple de la région de Lougansk! Compte tenu du fait que la population de la république a approuvé la décision lors du référendum, je vous demande d'examiner la question de l'intégration de la République populaire de Lougansk en tant que sujet de la Fédération de Russie!"

Leonid Ivanovitch Passetchnik
Président de la République Populaire de Lougansk

Cette demande de rattachement d'un territoire à un pays tiers, et qui n'est pas incompatible avec l'autodétermination des peuples est appelé "irrédentisme", et c'est un acte légitime aux yeux de l'ONU qui le 15 décembre 1960, dans sa résolution 1541 a définit que ce droit des peuples à disposer d'eux-mêmes pouvait donner lieu indifféremment à "l’indépendance et souveraineté, la libre association avec un État indépendant, et l’intégration à un État indépendant "

Acte 3 : L'examen et le vote du parlement russe

Il est peu probable que la Douma d'Etat ne valide pas les référendums de rattachement du Donbass et de la Novorossiya, surtout dans le contexte international actuel particulièrement critique où les peuples de Russie à travers le Monde sont victimes d'une ostracisation allant jusqu'à le répression et dans la situation militaire du front russo-ukrainien qui réclame un nouveau format  d'opérations militaires, plus radical et que seul un changement du statut juridique des régions concernées peut autoriser, 

Ce vote devrait intervenir dans les prochains jours et son résultat immédiatement enclencher une série de mesures politico-militaires drastiques mais aussi de déclarations diplomatiques radicales à l'encontre de l'Ukraine et des pays de l'OTAN.

Administrativement les régions de Zaporodje et Kherson deviendront probablement à leur tour des républiques populaires qui, avec celles de Donetsk et Lougansk, seront intégrées au sein d'une Fédération de Crimée, elle même partie intégrante de la Fédération de Russie. Et cette fédération de Crimée évoluera au fur et à mesure que seront libérés les autres terroitoires de la Novorossiya (Odessa, Krivoï Rog, Nikolaïev, Dnipropetrovsk) ou de la Russie ukrainienne (Kharkov) etc.

Et peu importe que l'hystérie occidentale qui suivra, hurlant que jamais ô grand jamais son opinion autoproclamée internationale alors qu'elle ne représente que 18% de la population mondiale, ne reconnaisse pas les résultats de ces référendums. Je rappellerai à ces donneurs de leçons insipides et hypocrites qu'en 1933, la Convention de Montevideo précisait que "l’existence politique de l’État est indépendante de sa reconnaissance par les autres États".


En conclusion

Tout va dépendre de la réaction politico-militaire occidentale qui a peut-être ici une dernière chance de revenir à la table des négociations pour rechercher un chemin vers la Paix. Mais, au vu des déclarations hystériques des chefs d'Etat occidentaux commentant les référendums pro russes et de l'attaque gravissime réalisée sur les gazoducs russes "North Sream I & II" ce lundi (qui est la première attaque 100% atlantiste de ce conflit et en dehors du théâtre d'opérations ukrainien), je doute que la Paix soit à l'ordre du jour des faucons étasuniens et des vrais cons occidentaux.

On peut donc s'attendre par exemple à un ultimatum russe demandant à Zelensky de quitter les nouveaux territoires russes occupés par ses forces armées, demande qui sera bien évidemment rejeté par Washington; et donc à partir de là le grand chaos risque de s'accélérer : sanctions, intervention russe massive, réaction de l'OTAN en Ukraine ("No fly zone" à l'Ouest de l'Ukraine, déploiement d'unités polonaises et roumaines, bataillons de volontaires occidentaux, intégration express de la Finlande et de la Suède etc) jusqu'au clash final qui peut-être (on a le droit de rêver) réveillera les consciences européennes face à la folie suicidaire du mondialisme.

En attendant, le 28 septembre les USA, suivis par la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Lituanie etc ont demandé à leurs ressortissants en Russie de quitter immédiatement le territoire fédéral. Ca a commencé !

"Qui vivra verra :"

Erwan Castel

samedi 17 septembre 2022

Et pendant ce temps là, à Donetsk...

Tandis que les vautours déplumés de la bien pensance occidentale cherchent des crimes de guerre (russes bien entendu) là où i n'y en a pas, les civils de Donetsk continuent de mourir sous les obus ukro-atlantistes tirés quotidiennement avec les cadeaux de l'OTAN donnés aux bandéristes kiéviens.

Aujourd'hui 17 septembre 2022, comme chaque jour depuis 8 ans et dans un crescendo meurtrier depuis 7 mois, les obusiers de l'OTAN frappent le centre ville de Donetsk où pourtant il n'y a aucun objectif militaire nui logistique. Ainsi ce samedi, des obusiers de 155mm, probablement des canons CAESAR français ou des M777 étasuniens ont à nouveau frappé le coeur de la capitale républicaine, à 12h00 lorsque les gens sont invités par le soleil estival persistant à se promener dans les allées et les parcs de leur belle cité.

Bilan provisoire : 4 civils tués et plusieurs blessés

Sur un boulevard Pouchkine paisible et ensoleillé
aujourd'hui, une femme a rencontré la haine !

Ce drame quotidien, je tente depuis 8 ans avec d'autres français écœurés de cette criminalité occidentale, de le faire remonter à la surface du cloaque putride de la propagande russophobe. Pour ma part, en offrant un autre regard sur la tragédie qui se joue depuis 8 ans dans le Donbass, je ne cherche pas plus à convaincre qu'à surtout réveiller les consciences européennes anesthésiées par la mythification coutumière d'une Histoire en mouvement et qui les conduit tout droit vers un chaos sanglant.

Et malheureusement, ce nouveau crime de guerre ukrainien au coeur de Donetsk réalisé grâce à des armes de l'OTAN officiellement données à Kiev "pour défendre l'Ukraine contre l'armée russe" n'est pas anecdotique :

Bombardements ukrainiens du centre ville le 17 septembre à 12h00

Bombardements ukrainiens de Donetsk le 17 septembre matin

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans la semaine écoulée

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans le mois écoulé

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans l'année écoulée

Alors que les médias occidentaux, et c'est leur droit, poussent des cris d'orfraie dès qu'un missile russe tombe sur une ville ukrainienne, en tuant ou blessant des civils proches de l'objectif militaire ou stratégique visé, concernant les bombardements subis par les familles du Donbass, ils affichent en revanche depuis 8 ans un silence sépulcral qui, après l'acier brûlant des obus déchiquète une deuxième fois par leur mépris ces autres innocents fauchés par la folie des hommes.. Et pire, si ces prêcheurs cathodiques de la sainte pensance occidentale évoquent anecdotiquement les victimes de Donetsk c'est alors pour se vautrer dans une inversion accusatoire hallucinée où ils veulent nous faire croire que ce sont les forces alliées qui bombardent leur propre population. Ce faisant, ces insectes propagandistes deviennent consciemment des collabos de criminels de guerre ! 

Eclat d'un obus de 155mm de l'OTAN au coeur de Donetsk

Même s'il existe ici et là quelques rares reporters faisant encore honneur à l'éthique de leur profession, pour la majorité de ces pseudos "journalistes" la vie d'un enfant de Donetsk ne semble pas avoir la même valeur que celle d'un enfant de Kiev. Et ma réflexion s'adresse avec la même intensité à ces européens de l'Ouest, convertis pro-russes qui leur opposent une autre forme de pensée unique car la boue manichéiste d'un même atavisme occidental leur colle toujours aux neurones.

Car un "journaliste" qui s'interdit d'aborder l'actualité dans toute la globalité de la tragédie humaine non seulement insulte sa probité, sa profession et son public mais devient l'ennemi intime de la Paix, car la partialité servile entretient une diabolisation haineuse qui sabote les rêves de paix portés par les hommes subissant ou portant les armes au coeur des tempêtes de l'Histoire.

Bombardement de Donetsk centre le 17 septembre

Lorsque cette tragédie sera terminée, il sera un devoir souverain que de pousser vers le même gibet de la justice des peuples ces collabos avec leurs criminels de guerre ukrainiens qu'ils encouragent aujourd'hui de leurs mensonges et silences complices.


Erwan Castel

Le paroxysme d'une outrance mensongère !

Le 11 septembre dernier dans un article titré "Population russe en danger"j'avais évoqué ukrainienne la forte probabilité de voir apparaître des cadavres dans le sillage médiatique de l'offensive ukrainienne de Balajlaïa, et dans l'intention réchauffée depuis des mois de diaboliser encore et toujours Poutine cet ennemi public n°1 intergalactique de la pensée unique occidentale dont je rappelle que les pays qu'elle prétend représenter ne constitue que 17.8 % de la population mondiale. 

Et bien, cela n'a pas loupé ! Et les caniveaux médiatiques occidentaux de déverser dans les rues un nouveau "média-mensonge", pour reprendre l'expression de Michel Collon, exhibant un "charnier" de l'armée russe découvert près d'Izioum (front de Kharkov, au Nord de Slaviansk).

Donc rien de surprenant concernant cette nouvelle théâtralisation russophobe du conflit, sauf peut-être le paroxysme toujours plus haut de cette grossièreté du narratif mensonger dont l'outrance et l'aplomb propagandistes révèlent surtout à mes yeux l'extrême naufrage du sens critique des populations occidentalisés dont la liberté de conscience est ravalée dans les culs de basse fosse d'un l'esclavage de la pensée unique.

Car il suffit, même pour un quidam arrivant dans cette tragédie européenne, d'ouvrir les yeux quelques secondes pour comprendre de qui sont les corps exhumés par les autorités ukrainiennes près d'Izioum !


De quoi s'agit-il ?


Car il s'agit, ni plus ni moins que d'un cimetière où ont été enterrés des soldats ukrainiens (environ 500 au total) tués lors des combats d'Izioum de mars 2022. Les forces russes, devant le refus du commandement ukrainien de récupérer immédiatement leurs corps ont donc enterré ces soldats plutôt que de les laisser pourrir et, en leur donnant de surcroit une  sépulture chrétienne !


Et la bien pensance occidentale veut aujourd'hui nous faire croire que ces cadavres déterrés "présentant des traces de morts violente" (comme généralement tout soldat mort au combat !) seraient les victimes d'un crime de guerre de masse, mais dont les auteurs, plutôt que de faire disparaître les corps, se seraient donné la peine de les enterrer individuellement et de marquer leur sépulture ? 

Sérieusement de qui se moque t-on dans les officines médiatiques occidentales ?

Ici encore, les thuriféraires occidentaux de ce manichéisme dominant toutes les propagandes, coiffant leur arrogance du mortier des procureurs, n'attendent même pas comme d'habitude ni la conclusion ni même le début d'une quelconque enquête pour nous jeter à la figure des conclusions fantasmées par leur haine russophobe incontrôlée. Et dans les forêts d'Izioum, ces Torquemada et Tartuffe de la bien pensance ukro-atlantiste tentent de nous rejouer cette fois le théâtre de Timisoara avec une dramaturgie mode Katyn !

Mais le plus pathétique reste certainement ce troupeau de drogués cathodiques qui, dans leurs salles de shoot que sont France 24, BFM TV, France 2 etc. avalent des anacondas en s'agenouillant en chœur devant l'autel d'une bien pensance occidentale qui pourtant, de plus en plus ouvertement, les prend pour des cons.

Jamais la "servitude volontaire" occidentale qu'Etienne de la Boétie décrivait déjà en 1574 n'a atteint un tel paroxysme de stupidité suicidaire que celui de cette russophobie hystérique !

Erwan Castel

mardi 13 septembre 2022

Une chasse à l'homme a commencé

Dans un article précédent, j'évoquais la forte probabilité qu'apparaissent dans le sillage de l'offensive ukrainienne dans la région de Kharkov de nouveaux "Boutcha" portés une fois encore dans la meute ukro-atlantiste par une hystérie médiatique russophobe.

Malheureusement cela n'a pas loupé, à peine 48h00 après a capture des secteurs de Balaklaïa, Koupiansk et Izioum, les forces ukrainiennes ont "découvert" des civils torturés et tués "officiellement" par des soldats russes. "Ben voyons !" comme dirait le Zébulon français des diversions circulatoires systémiques. 

En préambule, je n'évoquerai ici pour rappel que 3 massacres parmi les centaines qui ont ensanglanté l'Ukraine depuis 2014 : 

A qui profite ces crimes ?

  • 18 février 2014 : tuerie du Maïdan par des snipers postés pour la plupart au dernier étage de l'hôtel "Ukraïna" (occupé par les émeutiers, sabotant l'accord politique entre les opposants et le président Ianoukovitch (coalition et élections présidentielles anticipées) pour redonner la main aux bandéristes politiquement très minoritaires.
  • 2 mai 2014 : tuerie d'Odessa par des ultra nationalistes ukrainiens à la maison des syndicats (occupée par des manifestants pro-russes), sabotant le mouvement antimaïdan qui prenait de l'ampleur et réclamait la tenue d'un référendum populaire fédéraliste.
  • 2 avril 2022 : tuerie de Boutcha (4 jours après le départ des russes mais au lendemain de l'arrivée du bataillon nationaliste ukrainien "Safari"), sabotant la rencontre réalisée la veille à Astana en Turquie pour amorcer un cycle de négociations entre Moscou et Kiev avec l'abandon du projet d'intégration ukrainienne dans l'OTAN.
Aujourd'hui, face à des opérations militaires russes entrant dans une nouvelle phase stratégique plus radicale (et que j'évoquais dès le 28 août dernier), les ukrainiens qui ont un besoin vital d'une augmentation des aides militaires de l'OTAN se sont jetés et "à corps perdus" au vu des pertes disproportionnées subies, dans des offensives multiples et souvent suicidaires pour justifier cette cobelligérance exponentielle occidentale (Kherson, Seversk, Balalkaïa, Liman...). Seule l'offensive ukrainienne menée sur Balaklaïa a, pour le moment, obtenu des succès vers Koupiansk et Izioum (voir ici mon dernier SITREP sur ce front Nord).

Face à cette claque reçue et incontestable l'Etat-Major russe a décidé pour reprendre l'expression estivale du président Poutine de "passer aux choses sérieuses" (frappes stratégiques, ultimatum et nouvelle offensive avec des moyens démultipliés).

Il y a donc un risque prochain de craquement du côté de Kiev (comme celui vécu fin février) et il est nécessaire pour mobiliser l'émotion populaire ukrainienne mais aussi occidentale de justifier en encore plus l'effort de guerre de l'OTAN jetant le bélier ukrainien  sur les remparts de la Russie. Et quoi de mieux dans ce monde post-moderne dominé par la "société du spectacle" que de diaboliser encore et toujours la Russie dans le grand théâtre victimaire du pathos droitdelhommiste !


Comme prévu, les thuriféraires du mondialisme libéral nous ressortent ici encore de leur casque ukropithèque un (et probablement des) crime de guerre russe commis en Ukraine, zet il ne serait pas étonnant de voir ce vautour de BHL venir clabauder bientôt cheveux au vent et chemise débraillée au dessus des cadavres (et surtout devant les caméras !) 

Si la guerre reste toujours une haute tragédie humaine et surtout pour les populations civiles, la version modernes des conflits voit ces dernières, en plus d'être les grandes victimes des combats réalisés en zone urbaine être systématiquement prises en otage par ces propagandes de plus en plus manichéistes et simplistes s'affrontant au dessus des soldats, Et dans le contexte de cette guerre russo-ukrainienne vient se rajouter cette haine russophobe hystérique qui achève de détruire les derniers règles d'humanité qui pouvaient encore résister à la furie des combats : 

Dans le sillage des troupes ukrainiennes, une politique de "filtration" de la population pro-russe a été lancée, annoncée par le SBI ukrainien lui même, et dont la mise en œuvre est aujourd'hui activée dans le secteur de Kharkov.

Voici la transcription d'un conversation téléphonique entre un reporter et une femme d'Izioum au sujet de sa sœur restée aux cotés de son mari malade dans cette ville capturée sous les forces armées ukrainiennes: Elle témoigne de la situation actuelle :

"Après l'entrée des forces armées ukrainiennes, le chaos complet a commencé. Perquisitions totales, pillages terribles, meurtres. Les « Occidentaux » sont entrés. Ils nous disent ouvertement que nous sommes tous des Moscovites destinés à  "faites de la laine » pour eux. Qu'il n'y aura aucune pitié pour nous. Pendant trois mois, nous avons vécu de tête à tête avec les Russes, ce qui veut dire que tout le monde est traître et maintenant que nous ne sommes plus personne ! Ils prennent tout ce qu'ils aiment - téléviseurs, smartphones, appareils électroménagers, nourriture. 

Un groupe de personnes a été arrêté et emmené. Plusieurs personnes ont été tout bonnement abattues sur place, celles qui ont tenté de s'opposer au pillage. Ils disent que tous ceux qui essaieront de payer en roubles dans les magasins seront immédiatement mis au pied du mur. Et ceux qui ont leur ont demandé "mais où trouver des hryvnias ?" (monnaie ukrainienne) ont eu comme réponse "Suce ! Maintenant, c'est votre travail principal!" 

Nous devons être "vigilants" avec ceux (pro ukrainiens) qui étaient assis en attendant leur arrivée. Maintenant, ils règlent franchement leurs comptes avec ceux avec qui ils s'étaient disputés. Ils les accusent simplement de collaborer avec les Russes pour qu'ils soient arrêtés et emmenés. Le plus probable d'être abattu. La ville est simplement paralysée par l'horreur. 

"Maintenant, nous ne sommes rien du tout !" 

(Pleurs)."

Ne voulant pas ici tomber dans le pathos que je dénonce et m'y enliser je rapporte maintenant des déclarations de Iryna Vereshchuk, vice premier ministre ukrainien concernant les enseignants de cette région de Kharkov arrêtés par le SBU: 

« Ils ont commis un crime contre notre État. Il y a des peines graves pour cela. ces enseignants "russes" ne seront pas considérés comme des prisonniers pour échange, car ils ne sont pas protégés par la Convention de Genève. Désormais, les enseignants qui sont venus dans les territoires libérés pour travailler dans les écoles locales risquent de 8 à 12 ans de prison en vertu de l'article "Violation des lois et coutumes de la guerre.Quant aux autres enseignants locaux, ils risquent également jusqu'à 15 ans pour "collaboration "

Je rappelle ici que cette région russe de Kharkov (qui n'a été rattachée à Kiev qu'il y a  1 siècle seulement lors de la création de l'Ukraine soviétique... et russophone) a toujours eu le russe comme première langue maternelle et d'usage et que les instituteurs l'utilisent logiquement comme langue d'enseignement. 

Cette ostracisation culturelle est bien révélatrice d'un type de nationalisme intégriste et communautaro-centré (que ma Bretagne familiale a également connu avec les "hussards noirs de la IIIe république", et quant aux sanctions juridiques hallucinantes qui menacent les russophones, elles révèlent quant à elle le caractère totalitariste et criminel du régime de Kiev.

Bien sûr, il y a ces images montrées en boucle sur les médias ukro-atlantistes, montrant des civils accueillant avec le sourire les soldats ukrainiens, soit par réelle sympathie soit par réflexe survivaliste et je n'ai jamais contesté la présence de "pro-ukrops" dans les territoires pro-russes mais souvenons aussi de ces mêmes images avec cette fois des drapeaux russes de civils (et pour les mêmes motivations) qui accueillent les forces alliées dans leurs progressions. Rien n'est tout blanc ou tout noir ou ici, tout rouge ou tout bleu.

Devant la percée des troupes ukrainiennes dans cette région de Kharkov, des milliers de civils lorsqu'ils en avaient les moyens et le temps ont fui les soldats de Kiev et surtout les groupes nationalistes et le SBU les accompagnant. Et les soldats russes se sont accrochés le plus longtemps aux quartiers Nord Est de Koupiansk et Sud Est d'Izioum pour permettre et protéger au maximum ces évacuations civiles vers les frontières proches de la Russie ou de la République Populaire de Lougansk.

Ainsi par exemple à Belgorod plusieurs centres d'hébergement temporaires ont été organisés par les autorités et le Ministère des Situations d'Urgence. 

Anton Ivanov, le chef de l'administration de 
Belgorod a visité un centr e d'accueil pour c
11 septembre où plus de 500 réfugiés étaient 
déjà arrivées s'enfuyant du saillant ukrainien.

En attendant de pouvoir revenir chez eux, les réfugiés de la région de Kharkov qui ont pu échapper au filet ukrainien sont pris en charge totalement dans ce centre initial (y compris par des médecins et psychologues) avant d'être dirigés vers des hébergements plus confortables dans d'autres cilles de Russie 

"J'ai parlé aux réfugiés. Nous essayons de résoudre au maximum leurs problèmes, de les accompagner. La situation à laquelle les gens sont confrontés est très difficile », a déclaré le maire, Anton Ivanov "Notre TAP (centre) implique un hébergement à court terme. Nous aidons les gens à préparer leur départ vers d'autres régions de Russie. Nous formons des groupes - plusieurs partiront aujourd'hui », 

En conclusion 

Nul doute pour moi que les corps qui fleurissent au milieu de la poussière des progressions ukrainiennes dans cette région de Kharkov sont les premières victimes d'une répression sanglante vis à vis des pro-russes restées dans la région ou de ceux accusés de l'être pour nourrir des vengeances ou des jalousies de voisinage.

L'intervention militaire russe, qui est prioritaire pour garantir la sécurité de la Russie et des populations russes frontalières revêt aujourd'hui un caractère urgent et dans ses objectifs militaires, politiques et surtout humanitaires; car ce que nous observons actuellement dans les territoires repris par les forces ukrainiennes, ce n'est ni plus ni moins qu'une épuration ethnique russophobe et que les thuriféraires ukro-atlantistes tentent de maquiller en crime de guerre russe pour mieux cacher leur propres crimes, diaboliser toujours plus la Russie et éloigner au delà de l'horizon de la raison toute forme de dialogue entre les belligérants !

"Davaï !"

Erwan Castel

Le théâtre tragico-cynique  du spectacle de la Marchandise a levé à nouveau son rideau !

dimanche 11 septembre 2022

Population russe en danger !

Les percée importantes ou minimes, des troupes  ukrainiennes sur le front, si elles restent provisoires car à court terme gérables par des contre-offensives russes (s'en donnant les moyens adéquats), elles restent avant tout un drame pour les populations civiles prises au milieu de ce maëlstrom militaire qui voient revenir les séides bandéristes de l'OTAN dans leurs villes et villages, l'écume russophobe aux lèvres.

Au lendemain de la capture ukrainienne de Balaklaïa, qui depuis a été suivie par celles de Koupiansk et d'une quarantaine de petits villages situés entre ces 2 villes d'environ 25 000 habitants (augmentée bientôt par le secteur d'Izioum en cours d'évacuation plus au Sud), l'ukrainienne Olga Chikunova, porte-parole du SBI (Bureau d'enquête d'État ukrainien) à déclaré :

"Après la libération de la ville de Balaklaïa par les 
troupes ukrainiennes, des mesures de filtration ont
commencé dans celle-ci et dans d'autres localités."

"Filtration"... quel doux euphémisme pour décrire ce qui n'est autre qu'une épuration ethnique violente qui est décrite depuis plusieurs années par les responsables, les victimes et les témoins de ce programme nationaliste ukrainien ethnocentré et russophobe.

Car cette région de Kharkov, avec celles du Donbass et de la Novorossiya (d'Odessa à Dnipropetrovsk), sont identitairement russes et, malgré leur rattachement administratif à la République Socialiste Soviétique d'Ukraine, elles le sont restées indéfectiblement dans leurs vies quotidiennes, traditions, croyances, relations familiales et culturelles maintenues avec les parties de leurs territoires restés en Russie, et ce jusqu'à aujourd'hui. 

Après 1991, date de l'indépendance de l'Ukraine, le pouvoir kiévien, en cherchant à construire son mythe national (à l'instar de tout Etat-Nation) a progressivement laissé se développer depuis les régions occidentales ukrainiennes d'identité polono-lituanienne un discours nationaliste russophobe et bandériste violent et qui a fini par éclore officiellement au lendemain du coup d'Etat du Maïdan commandité par les officines occidentales.

Depuis 2014, dans le sillage de ce mythe national ukrainien, les radicaux et paramilitaires bandéristes officialisés se sont multipliés sur la scène politico-militaire affichant une idéologie nazie décomplexée et absoute jusque dans les "démocraties droitdelhommistes" occidentales.... russophobie oblige !

Depuis le massacre d'Odessa (2 mai 2014), les répressions dans le Donbass et la Novorossiya, les crimes de guerres divers des bataillons ultranationalistes et des services de sécurité ukrainiens (SBU) n'ont cessé d'augmenter et même d'être institutionalisés dans les mentalités ukro-atlantistes, et la métamorphose du conflit du Donbass provoqué et entretenu par le régime de Kiev en guerre russo-ukrainienne n'a fait qu'exacerber cette haine russophobe et impunie.

Les incursions militaires ukrainiennes réalisées dans des localités russes du front dans le secteur de Kherson (Visokopole et une dizaine de villages) et celui de Kharkov, si elles ne sont pas un problème militaire irréversible pour la Russie eu égard aux réserves de combat dont elle dispose et dont nombre sont en train de faire mouvement vers le front, elles sont en revanche critique sur le plan humanitaire !

Dans ces régions prises au piège au milieu des flux et reflux militaires, la majorité de la population a exprimé publiquement son soutien filial et inconditionnel à la Russie et son armée, s'attirant les foudres du pouvoir de Kiev mais aussi d'une minorité devenue pro-ukrainienne, soit par migration familiale (c'est le cas par exemple de certains paysans de la Galicie invités sous Staline à s'installer en Novorossiya pour y développer l'agriculture) soit par un conditionnement nationaliste intégriste opéré depuis 1991 et dont la russophobie est exponentielle depuis 2014 (la plupart des quelques locaux pro-ukrainiens sont de ceux qui n'ont pas connus l'Union Soviétique).

Des dizaines de Boutcha en puissance

Début avril, le monde découvrait le massacre de Boutcha, et dans un narratif occidental qui pointait du doigt l'armée russe dans une russophobie hystérique balayant d'un revers de propagande une enquête pas encore commencée, la présence la veille de l'apparition des corps d'une unité spéciale ultra nationaliste de Kiev (bataillon Safari) et bien sûr une foule d'indices prouvant que les assassinats avaient eu lieu après le départ des soldats russes, après l'arrivée d'un bataillon punitif ukrainien et que de nombreuses victimes montraient qu'elles étaient pro-russes (brassards blancs) et prisonnières (mains liés dans le dos).

Ce massacre de Boutcha du 2 avril 2022, avait plusieurs objectifs et qui sont toujours d'actualité :
  • Diaboliser la Russie encore plus auprès des populations ukrainiennes et occidentales
  • Saboter l'amorce de dialogue diplomatique réalisée lors de la déclaration d'Istanbul,
  • Terroriser les populations russophiles et russophones d'Ukraine,
  • Exciter la haine des bataillons spéciaux ukrainiens responsables du massacre.
Sur Boutcha je vous recommande cette analyse pertinente de Michel Collon qui éclaire les zones d'ombre planant sur ce massacre :

 

L'armée russe, comme toutes les armées du monde en campagne, n'échappe pas malheureusement au crime de guerre individuel commis par le soldat ne maitrisant pas son stress. Quel que soit l'uniforme qu'il porte il ne mérite aucune indulgence ou même silence (je suis partisan pour que son châtiment soit violent et exemplaire). En revanche lorsque ce type de crime se généralise et devient massacre de masse, comme on peut l'observer du côté des forces ukrainiennes, il ne peut être que la conséquence d'une politique d'épuration ethnique animée par une idéologie génocidaire qui relève du crime contre l'humanité.

Depuis la libération, par les armées russes et leurs alliés républicains, de Volnovakha, Marioupol, Izioum, Liman etc... des milliers de témoignages d''habitants ont confirmé les exactions et crimes de guerre commis par les bandéristes depuis 8 ans. Et la propagande ukro-atlantiste, exacerbée par la guerre depuis février 2022, n'a fait qu'augmenter cette haine russophobe et repousser encore plus loin ses limites criminelles (tortures, émasculations et exécutions sommaires de prisonniers russes, arrestations et tortures d'opposants politiques, répressions violentes des russophones, bombardements génocidaires augmentés...).


Aujourd'hui, les regards inquiets sont légitimement tournés vers ce secteur de Kharkov où les soldats russes qui sont toujours présents dans certaines localités ont fait de l'évacuation des civils une priorité absolue et préalable à leur propre retraite salvatrice vers une nouvelle ligne de front. C'est la cas d'Izioum où hier encore, le 10 septembre, la mère d'une amie qui y réside témoignait de son effroi de voir revenir les soudards ukrainiens et de l'évacuation organisée en urgence par l'armée russe.

Au 11 septembre, il semble qu'à son tour la ville d'Izioum soit tombée entre les mains des forces ukrainiennes suite à la retraite provisoire inévitable des forces russes échappant à un encerclement opératif. A confirmer.

La nouvelle ligne de front russe à l'Est de la rivière Oskol reçoit  aujourd'hui de très nombreux renforts venus de Russie et déjà les forces alliées obtiennent des victoires dans leurs premières riposte, écrasant les attaques ukrainiennes lancées depuis 2 jours dans les secteurs de Seversk et Liman.


Aujourd'hui, lorsque j'observe le tsunami des renforts russes convergeant vers le front russo-ukrainien, je n'ai aucun doute sur la prochaine et écrasante riposte militaire russe qui probablement va augmenter drastiquement ses objectifs, ses moyens et sa puissance et poursuivra sans relâche ni pitié jusqu'à la destruction du régime pro-atlantiste de Kiev et de tous ses collabos bandéristes, nazis oligarques et mondialistes.

Mais, au vu de l'absolution totale des soudards ukro-atlantistes, et tout en priant les dieux que je me trompe, je crains que d'autres Boutcha ensanglantent cette terre russe labourée par la vieille tragédie européenne, cette fois réveillée par l'hégémonie mondialiste.

Au vu de la situation actuelle du front de Kharkov, cette nouvelle offensive russe, qu'ici nous espérons de nos voeux les plus chers, n'est pas seulement une priorité existentielle pour la Russie mais aussi et surtout une urgence humanitaire pour les russes vivant au Sud et à l'Est de l'Ukraine !

Erwan Castel