Affichage des articles dont le libellé est Yasinovataya. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Yasinovataya. Afficher tous les articles

dimanche 21 novembre 2021

L'OTAN en terrain conquis


D'un côté il y a les discours du secrétaire général de l'OTAN qui notifie au président Zelensky que l'intégration de l'Ukraine dans l'alliance n'est officiellement "pas pour demain" car subordonnée à l'acceptation unanime de ces 27 membres actuels.

De l'autre côté il y a la réalité d'une Ukraine factuellement déjà soumise volontairement à l'OTAN et son commandement étasunien qui chaque jour sont de plus en plus présents dans son appareil politico-militaire et jusque sur le front du Donbass :
  • Conseillers militaires de l'OTAN au sein des ministères et des Etats majors,
  • Ventes par les pays de l'OTAN de matériels et d'armes de plus en plus importantes, 
  • Formations tactiques par des instructeurs de l'OTAN, surtout étasuniens et canadiens,
  • Multiplication des exercices de l'OTAN en Mer Noire et Ukraine toute l'année,
  • Création de dépôts et quais logistiques permanents dédiés aux "exercices" de  l'OTAN,
  • Reconnaissance stratégiques permanentes de l'OTAN sur les frontières russes,
  • Etc.
Et maintenant, au prétexte d'aider Kiev à protéger ses frontières d'un débordement de la crise migratoire en Bélarus, il est évoqué par certains pays de l'OTAN comme Londres, Paris ou Stockholm de déployer directement des unités de combat sur le sol ukrainien pour "défendre l'intégrité territoriale de l'Etat ukrainien" (laquelle, aux yeux des occidentaux comprend toujours la Crimée et le Donbass).

Cette apparente contradiction de l'alliance atlantique entre un discours prudent et un engagement franc peut être expliqué par la préférence pour Washington et ses alliés de disposer d'un auxiliaire affamé et fou prêt à se jeter contre un ours plutôt que d'un membre de à part entière à qui contractuellement il doivent assistance et ne peut être abandonné au bord de la route de guerre sur laquelle ils l'ont poussé. De plus juridiquement le conflit armé du Donbass est rédhibitoire à une intégration de l'Ukraine dans l'OTAN (ce qui peut aussi pousser Kiev vers une offensive pour tenter d'effacer ce blocage)

Et le 20 novembre les forces armées ukrainiennes ont ouvert une nouvelle base "certifiée OTAN" près de Dnipropetrovsk, aux portes du Donbass, tandis que les USA leur acheminent des bateaux de guerre à faible tirant d'eau destinée à la flottille que Kiev veut déployer en Mer d'Azov (mer intérieure prolongeant à l'Est le détroit de Kerch), devant les côtes de la Russie et de la République Populaire de Donetsk.

Et ce même jour, un yankee aux allures d'orque sorti d'un roman de Tolkien est venu parader sur la ligne de front du Donbass avec sa cour de larbins et laquais ukropithèques...

Le colonel Brandon Pressley de l'armée des Etats Unis sur le front de Donetsk

Car lorsque l'on jette un œil sur les sites des forces armées ukrainiennes et en particulier sur ceux de l'Opération des Forces Combinées déployée dans le Donbass, l'ombre de l'Oncle Sam qui restait surtout à l'Ouest du Dniepr se fait de plus en plus visible sur le front de Donetsk et Lugansk. Ainsi hier 20 novembre 2021 découvrons nous sur les sites officiels du service de presse de l'OOS, la visite sur le front Nord de Donetsk de l'attaché de l'armée des Etats Unis à l'ambassade US en Ukraine, le colonel Brandon Pressley (ce qui explique certainement l'arrêt momentané des bombardements ukrainiens dans ce secteur).

Le colonel Brandon Pressley en inspection sur Peski, un petit village en ruine situé sur le front
de l'aéroport de Donetsk, sur la périphérie du quartier d'Oktyabrsky (district de Kuybishevsky)

Dès le mentor du Pentagone rentré dans ses pénates kiéviennes, les ukropithèques ont repris leurs bombardements ce dimanche 21 novembre 2021 en tirant à l'obusier de 122mm sur des zones résidentielles de Yasinovataya, sur ce front Nord de Donetsk.

Ce matin à 8h35 depuis ses positions situées à Avdeevka, l'artillerie lourde ukrainienne a bombardé Yasinovataya au Nord de Donetsk avec 5 obus de 122mm. endommageant la caserne des pompiers et un atelier de l'usine de construction mécaniques au 31 de la rue Artom.


Reportage du journaliste Rudenko sur le site bombardé 
de Yasinovataya bombardé par les ukrainiens et où plus
de 50 ouvriers devaient reprendre le travail lundi matin 

Géolocalisation du point de tir ukrainien ayant bombardé Yasinovataya le 21 novembre matin.
Connaissant les caractéristiques de l'obusier utilisé et les gisements inverses des impacts, il est
relativement facile de définir un polygone de tir précis, d'autant plus que les mêmes points de
tir sont régulièrement utilisés depuis plusieurs années par l'artillerie ukrainienne. Ici il s'agit 
d'un obusier de 122mmavec une portée de tir maximale de 22 km, et une portée pratique de
visée de 15.3 km. Les calculs ont déterminé un point de tir situé entre 7 et 7,5 km de distance.



A noter que, dans le secteur touché il n'y a aucun objectif militaire et qu'un tel bombardement un dimanche matin, alors que nombre de familles se rendent au marché ou à l'église est très inhabituel, et relève donc d'une volonté ukrainienne caractérisée de terroriser la population. 

122mm ukrainien non explosé trouvé sur le site du bombardement

Quelques heures plus tard, toujours sur le secteur de Yasinovataya, les bombardements de l'artillerie lourde ukrainienne ont repris mais cette fois avec du 152mm !
  • 12h40: Bombardement ukrainien avec obusier de 152mm sur Yasinovataya
21 nov 12h40, bombardement ukrainien 
au 152mm sur Yasinovataya
  • En même temps, vers 12h45, sur le front Sud de la république, le secteur de Staromarievka est également bombardé par les forces ukrainiennes
Pendant ce temps là la propagande ukro-atlantiste nous raconte que Moscou, dans l'intention d'agresser l'Ukraine, a massé plus de 92.000 soldats concentrés autour des frontières de l'Ukraine, et qu'elle se prépare à une attaque à la fin de janvier ou début février 2022. C'est ce qu'a déclaré, ce 20 novembre 2021 dans une interview au Military Times,  Kirill Budanov, le chef de la Direction du renseignement militaire ukrainien.


Une telle attaque, affirme ce séide de l'OTAN, comprendra des frappes aériennes, des attaques d'artillerie et des attaques blindées, suivies d'attaques aéroportées à l'est, d'attaques aéroportées à Odessa et Mariupoul et d'une invasion secondaire à partir de la Biélorussie voisine.

L'attaque que prépare la Russie, a déclaré Budanov, sera beaucoup plus dévastatrice que tout ce qui s'était passé auparavant dans le conflit qui a débuté en 2014 et qui a tué environ 14 000 ukrainiens.

Je pense que ce chef du renseignement ukropithèque voit juste... à un détail près : ce ne sera pas une "attaque russe" mais une riposte à une offensive ukrainienne dans le Donbass, où me semble-t-il Kieb a largement mordu les lignes rouges définies par Moscou en bombardant sans cesse mes populations russes du Donbass et en faisant de son territoire une colonie de l'OTAN !

Erwan Castel





jeudi 11 février 2021

Vers une nouvelle escalade militaire ?

Obusier tracté de 122mm D30, comme ceux qui ont bombardé le 8 février le front au Nord de Donetsk.


Dans le précédent article je signalais un réchauffement du front du Donbass au lendemain de la trêve de Noël et de la prise de fonction de Biden à la Maison Blanche. Depuis le début de février, des actions de l'armée ukrainienne mais aussi des déclarations de responsables politiques à Kiev confirment la probabilité d'une nouvelle escalade militaire dans le Donbass. 

J'ignorerai les cris d'orfraie des propagandistes pro-russes qui déclenchent l'alarme générale dès qu'un ukrops pète dans sa tranchée autant que les vociférations des excités kiéviens, journalopes ou députaillons en mal de buzz médiatique et qui se sont lancés, depuis le retour officiel à Washington de leurs parrains préférés du Maidan, dans une surenchère russophobe repoussant toujours plus loin les limites de la haine et de la connerie.  

En observant les faits dans leur réalité juste on peut relever effectivement un poursuite des violations du cessez le feu, avec notamment l'engagement de l'artillerie lourde ukrainienne contre un blok-post républicain bombardé ce 8 février sur le front de Yasinovataya. Cette aggravation sensible du front, au cours de laquelle 2 civils ont été blessés, qui concerne de nombreux secteurs des 460 kilomètres du front des 2 républiques de Donetsk et Lugansk est d'ailleurs confirmée par les observateurs internationaux de l'OSCE qui y sont déployés :

Du 5 au 7 février 2021, 349 violations du cessez le feu ont été observées 
sur le front de Donetsk, et 25 autres sur le front de Lugansk. 



Mais c'est le 8 février en soirée qu'a eu lieu l'attaque ukrainienne la plus significative, par le bombardement d'un blok post républicain du front de Yasinovataya, positionné sur la route Donetsk-Gorlovka et qui est régulièrement le théâtre de violents accrochages entre les positions républicains et ukrainiennes distantes de seulement quelques centaines de mètres.

Ce bombardement de l'artillerie lourde du 2ème échelon ukrainien s'est accompagné de tirs nourris des avants postes et qui ont déclenchés un échange de tirs élargi et logique entre les belligérants de ce secteur sensible. Plus tard, au milieu de la nuit le calme est revenu sur une ligne de front qui n'a pas bougé d'un centimètre.

Géolocalisation du bombardement ukrainien sur le front de Yasinovataya le 8 fevrier soir.

Cependant, ce bombardement de l'artillerie lourde ukrainienne a surpris la population qui pouvait entendre ses détonations et explosions depuis le centre ville de Donetsk, brisant ainsi plus de 6 mois d'accalmie relative où le front n'était secoué que par des crépitements d'armes automatiques et tirs de mortiers d'infanterie sporadiques circonscris à la ligne de front.

Bombardement ukrainien du 8 février 2021

D'aucuns interprètent ces explosions sur le front du Donbass comme la conséquence directe ou indirecte du retour aux affaires étasuniennes du parti de la guerre démocrate et de sa stratégie mondialiste plus brutale que celle des républicains, et je suis d'accord pour ne pas y voir qu'une simple coïncidence calendaire.  

Le fait est qu'une tension est de nouveau palpable de chaque côté du front et jusque dans les villes de garnison où les alertes régulières et les entrainements dérangent à nouveau la monotonie des casernes.

Côté ukrainien cette tension des forces déployées est également visible mais dans toute son absurdité meurtrière comme par exemple, dans le secteur ukrainien de Volnovakha où un chauffeur de taxi a été tué par des soldats nerveux, alors qu'il ramenait un sergent ivre vers sa position, qu'il avait quitté la veille "pour se détendre en ville" !


Concrètement, on observe également une levée des restrictions renforcées qui avaient été imposées au cours des derniers mois, comme par exemple les missions des tireurs d'élite et des groupes de reconnaissance qui avaient cessé leurs activités offensives. 

A noter aussi un renforcement du front ukrainien avec de nouvelles unités d'assaut mécanisées, d'artillerie et de blindés, principalement sur ce secteur du front situé au Nord de Donetsk entre les villes de Yasinovataya (républicains) et Avdeevka (ukrainiens) :

- Des unités d'infanterie ukrainiennes supplémentaires ont été observées sur leurs positions à Avdeevka Opytnove, Butovka (Nord de Donetsk) et sur la zone industrielle située à l'Ouest de Yasinovataya.

- A Lastochkino, plusieurs obusiers automoteurs 2S1 ont été vus se dirigeant vers Avdeevka.

- Au Nord d'Avdeevka, ont été également signalées des arrivées côté ukrainien d'unités d'infanterie, d'artillerie (obusiers D-30, automoteurs 2S1) et des chars de combat.

- Au Sud d'Avdeevka (près de l'aéroport de Donetsk) dans le secteur de Pervomais'ke / Peski ont été observés 4 nouveaux pelotons ukrainiens mécanisés mixtes avec des chars de combat, des véhicules de combat d'infanterie et des automoteurs Ss1 de 122mm.

Ailleurs, à l'arrière du front ukrainien d'autres observations confirment le renforcement du déploiement militaire dans le Donbass comme par exemple en  gare de Krasnoarmeysk où 2 convois ferroviaires camouflés sont arrivés avec des chars et des véhicules de combat d'infanterie (BMP 1 & 2) identifiés.


Il est donc logique que les plus pessimistes voient dans ces activités ukrainiennes la préparation d'une action offensive majeure sur le front au Nord de Donetsk (sur Spartak par exemple qui jouxte Putilovkala la porte Nord de Donetsk et ses voies rapides vers le centre ville ou Yakolevka & Mineralnoe entre Yasinovataya et Donetsk pour augmenter l'étranglement des voies logistiques du front Nord républicain).

Mais il ne faut pas oublier non plus le contexte géopolitique où sur l'échiquier se joue toujours la partie des accords de Minsk dans lesquels les occidentaux veulent élargir le quartet Normandie (Russie-Ukraine-Allemagne- France) à la participation des USA, pour augmenter sans conteste la pression occidentale sur Moscou ou/et forcer le déploiement de casques bleus sur le front pour y amorcer un autre scénario de type croate. Or une aggravation du front serait pour les occidentaux un prétexte pour proposer ces réformes du processus de paix vers un Minsk 3, sans toutefois rompre le front ce qui signifierait la fin définitive des accords qui pour le moment permettent à tous de gagner du temps...

La dimension politique de ces actions de l'armée ukrainienne est confirmée, je pense, par une nouvelle visite du front par le président Zelensky, accompagné par les ambassadeurs du G7 au moment où le FMI demande à Kiev de diminuer ses dépenses.

Donc selon moi, si le pire scénario est possible compte tenu de l'imprévisibilité du pouvoir ukrainien et l'inconnu de la nouvelle feuille de route étasunienne, je pense qu'on assiste à une nouvelle gesticulation ukropithèque qui ne tente qu'à relancer une campagne de terreur dans les Républiques de Donetsk et Lugansk, redynamiser ses soldats de plus en plus démotivés, et nourrir la propagande occidentale qui espère une résolution militaire de ce conflit et un blocus total contre la Russie.

11 février, le président ukrainien Zelensky accompagne les ambassadeurs du G7 sur le front.

Et si je me trompe et qu'une offensive ukrainienne, même limitée, est engagée, alors ce sera tant pis pour Kiev qui essuiera une contre-offensive républicaine violente et probablement appuyée par la Fédération de Russie dont le Président a confirmé hier que jamais Moscou n'abandonnera le Donbass. 

Erwan Castel

mercredi 1 juillet 2020

A ceux de juin...


Cette année, point d'accalmie sur le front à l'occasion de la calendaire "trêve du pain" correspondant à la période des moissons estivales, les forces ukrainiennes poursuivent leurs bombardements méthodiques des positions défensives  mais aussi des zones résidentielles civiles des républiques de Donetsk et Lugansk et dès le 1er jour de juillet la récolte sanglante continue, avec la mort au combat de plusieurs défenseurs du Donbass.

Désormais les bombardements ukrainiens se déroulent aussi bien en journée que pendant la nuit, avec un appui quasi systématique des drones qui observent et surtout corrigent les tirs de leur artillerie, optimisant ainsi la précision des pilonnages meurtriers.

Voici à nouveau 2 exemples de violations du cessez le feu par les forces de Kiev et diffusés immédiatement après sur leurs réseaux sociaux militaires :
  • Bombardement d'une position défensive républicaine sur le front Sud de la République Populaire de Donetsk fin juin 2020. Vidéo ukrainienne (publiée le 1er juillet) du drone d'observation où on peut entendre les corrections de tir données aux artilleurs par l'opérateur.

Localisation du bombardement (Secteur Shitokino, au Sud de la RPD)


  • Ici, nouveau bombardement ukrainien d'une position républicaine située dans la zone de Promka sur le front de Yasinovataya, fin juin 2020. Vidéo ukrainienne (publiée le 1er juillet) du drone d'observation et de correction de tir.


Localisation du bombardement (Secteur Promka, front de Yasinovataya au Nord de Donetsk)

La conséquence de ces campagnes de bombardement ukrainiens est d'imposer aux républiques une guerre d'attrition sans bousculer la ligne du front, et une politique de terreur auprès des populations civiles qui sont également chaque semaine victimes des pilonnages (tués, blessés, destructions, peur...). Les propagandistes républicains ont beau minimiser les pertes subies, ces dernières sont connues via les réseaux internes ou les réseaux sociaux qui rendent compte de la réalité de cette guerre d'usure menée par Kiev et ses parrains de l'OTAN. La Vérité, même lorsqu'elle fait mal ne peut être cachée à l'époque d'internet, et ne doit pas être occultée lorsqu'il s'agit de rendre hommage à des volontaires qui ont donné leurs vies pour la Liberté !

Ainsi, du côté militaire, pas moins de 28 défenseurs du Donbass sont allés rejoindre, au cours de ce mois de juin 2020, les rangs du régiment des immortels. 

Paix à leurs âmes...

Erwan Castel

Voici quelques uns de ces regards fauchés sous le soleil de juin:


2 juin, Alexandre Kupriyashkin, 30 ans.


3 juin, Nikita Oleksishin, 24 ans.






5 juin,  Evgeny Stepin, 27 ans.


6 juin, Maxim Valerievich Pyatigorov, 38 ans.




8 juin, Albert Pashkov, 49 ans.


10 juin, Evgeny Kukushkin, 29 ans.





11 juin, Aleksey Ponomarev; 42 ans.


12 juin, Alexey Sklyarenko, 37 ans.




12 juin, Astakhov Alexander,

  
12 juin, Evgeny N..





12 juin, Maxim Sorokin, 28 ans.


12 juin, Roman Dovzhenko, 31 ans.






12 juin, Sergei Tolkov, 26 ans.


13 juin, Anton Sukhov, 35 ans.





13 juin, Alexander Kulabukhov,  29 ans.



14 juin, Skoblikov Yuri Igorevich, 30 ans.





15 juin, Sergey Nikolaevich Paramonov, 59 ans.


17 juin, Andrey Lyzenko, 25 ans.




19 juin, Sergey Zagnida Andreevitch, assassiné.


19 juin, Eduard Soldatenko, 43 ans.




20 juin.


22 juin,  Alexander Andreevich Mamchenko.






22 juin, Vladimir Antracit,.


24 juin, Arkady Albertovich Fedoseev.






26 juin, Alexander Aleksandrovich Milochkin, 22 ans.


26 juin, Yuri Morozov, 41 ans.




28 juin, Andrey Yartsev, 21 ans.


29 juin, Vasily Arkhireyev, 32 ans.










samedi 27 juin 2020

Aboiements ukrainiens dans l'aube


Ce matin 27 juin à 5h20 du matin, les habitants de Yasinovataya, à 10 kilomètres au Nord de Donetsk ont été réveillé à nouveau par un puissant bombardement ukrainien en provenance de Avdeevka. 

Mais cette fois le bombardement ukrainien qui a duré plus d'une demi heure, précipitant les familles au fond de leurs caves, était exceptionnel car réalisé par des chars de combat, alors qu'ils font partie des armes lourdes théoriquement retirées du front par les accords de Minsk. 

Vidéo d'un résident de Yasinovataya - 27/06/20

Ces chars de combat ukrainiens se sont rapprochés au plus près des lignes de défense républicaines comme en témoigne le très court instant entre de départ et l'arrivée de leurs tirs, leur cible était un blok-post républicain situé à l'entrée de Yasinovataya.

Les chars de combat ukrainiens T64 et T72, malgré les accords de Minsk, n'avaient jamais vraiment quitté le front du Donbass; dispersés dans les appuis des unités d'infanterie mécanisées ou motorisées, ils n'intervenaient que sporadiquement depuis les zones urbaines où ils sont généralement stationnées au milieu de la population civile pour dissuader les tirs des contre batteries républicaines.

Mais un bombardement intense et soutenu comme celui de ce matin ne s'était pas produit depuis 5 ans sur le front de Donetsk, et il confirme la radicalisation des pressions offensives ukrainiennes dont les unités blindées ne cessent de se renforcer sur le front.

Il reste maintenant a observer si ce retour des chars de combat ukrainiens sur le front se généralise au même titre que l'emploi quotidien des mortiers et des obusiers qui pilonnent quotidiennement les territoires républicains... Et si tel est le cas, ce nouveau type de bombardement ne pourra rester impuni à l'image de ces 2 points de tir de mortiers ukrainiens qui ont été détruits hier sur le front de Gorlovka par les milices républicaines de la RPD en réponse aux bombardements de Kiev.

Sur le front du Donbass, l'escalade militaire initiée par Kiev continue donc, encore et toujours...

Erwan Castel