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lundi 30 décembre 2019

Enfin libres !

Mekhti Logunov, 85 ans, a enfin été libéré ! Le sort de ce vieil homme qui était le prisonnier le plus vieux détenu par l'Ukraine avait ému de nombreuses personnes, y compris dans Kharkov, sa ville natale. Son arrestation politique lors d'une manifestation anti maïdan en 2014, l'injustice de sa détention dans des conditions inhumaines pour sa santé vacillante, ont enfin pris fin pour cet homme courageux qui a montré depuis le fond de sa cellule un exemple de courage et ténacité inouï. 

Hier, dimanche 29 décembre 2019 s'est déroulé sur la ligne de front du Donbass un nouvel échange de prisonniers entre l'Ukraine et les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. Cet échange intervient dans le cadre des accords de Minsk, dont il est d'ailleurs le seul point réalisé à 4 reprises depuis leur signature.

Au total ce sont 200 prisonniers qui ont été échangés au point de contrôle de Mayorsk (Nord Gorlovka) ce 29 décembre en fin de matinée :
  • Kiev a transféré 61 personnes à Donetsk , 51 personnes transférées en Ukraine 
  • Kiev a transféré 63 personnes à Lougansk , 25 personnes transférées en Ukraine

Une autre bonne nouvelle de cet échange réalisé est la libération de Rafael Lusvarghi, volontaire brésilien venu combattre pour le Donbass en 2014-2015, Après son retour au Brésil Rafael avait été arrêté par le SBU lors d'un piège tendu au cours de sa recherche d'emploi. Depuis octobre 2016 il a subi humiliations, coups et blessures et menaces de mort dans les geôles ukrainiennes où il avait été condamné à 13 ans de réclusion. 
Initialement prévu en décembre 2017, son échange avait été annulé au dernier moment,  jusqu'à hier où enfin libéré il a pu prendre via la Russie le chemin de retour vers le Brésil où je lui souhaite de récupéré toute sa santé morale et physique.

Cet libération de prisonniers ne s'est pas fait sans heurt du côté ukrainien où des nationalistes radicaux ont tenté de bloquer la sortie des prisonniers républicains de leur prison, tandis que des responsables politiques ukrops commentant cet échange de prisonniers, en accusant le gouvernement Zelensky d'avoir "violé la justice", clabaudent que "désormais les soldats ukrainiens ne devront plus faire de prisonniers" !


Pendant ce temps là les tirs et bombardements ukrainiens se poursuivent sur le front. Ainsi cette semaine écoulée 1 soldat républicain a été tué et 2 autres blessés ainsi qu'un civil. 

Cet échange, même s'il est un point très positif pour tout le monde ne doit pas être "l'arbre qui cache la forêt" car le chemin vers la Paix est encore malheureusement très long et incertain.

Erwan Castel

vendredi 3 mai 2019

13 ans de prison pour Rafael !


Rafael Luzvarghi, volontaire brésilien du Donbass arrêté en Ukraine en 2017 qui avait vu sa première condamnation annulée a été jugé hier lors d'un second procès qui a confirmé sa condamnation à 13 années de prison (-2 ans déjà effectués) pour avoir participé aux combats sur le front du Donbass. 

Notre soutien à notre camarade ne faiblira pas tant que sa libération ne sera pas obtenue.

Pour mieux comprendre le parcours de Rafael Luzvarghi voir le lien suivant ici : Rafael Luzvarghi

Erwan Castel

Source de l'article : Fort Rus


Un tribunal kangourou ukrainien placé sous l'autorité du gouvernement fantoche installé par les États-Unis, a condamné il y a deux jours le vétéran de la RPD, Raphael Lusvarghi, à 13 ans d'emprisonnement. Cela a été rapporté par le service de presse du bureau du procureur de Kiev sur Facebook. Fort Russ News, avec New Resistance, appelle à la libération immédiate de Lusvarghi. Lusvarghi est un sympathisant ouvert et camarade idéologique de New Resistance Brazil.

Il a été condamné pour terrorisme, alors que ses activités se limitaient à la défense du soulèvement socialiste populaire qui s’était déroulé il ya cinq ans sur les territoires de ce qui est maintenant l’ancienne Ukraine de l’est, actuellement appelées républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.

Le service de presse du parquet de Kiev a écrit sur Facebook:
  • "Le jeudi 2 mai 2019, le tribunal de la ville de Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, a condamné à une peine d'emprisonnement de 13 ans avec un ressortissant de la République fédérative du Brésil, avec le soutien du parquet du procureur de la ville de Kiev. participation à des organisations terroristes et à des formations armées illégales"

Il est à noter qu'au cours du processus judiciaire, le procureur n'a fourni que des preuves circulaires du terrorisme et de son implication dans des formations armées illégales. La définition du terrorisme inclut tous les actes de violence contre les forces de l’État ukrainiennes légitimes; toute personne impliquée dans le soulèvement populaire est donc coupable de la même chose.

Cependant, le principal problème juridique et l'une des raisons pour lesquelles Fort Russ News et Nouvelle Résistance (Brésil, Amérique du Nord et Evropa) réclament sa libération sans condition est que les allégations «d'attaques contre des forces ukrainiennes légitimes» sont manifestement fausses. Ces forces étaient plutôt sous le commandement illégal d'un gouvernement installé par un coup d'État soutenu par les États-Unis contre le gouvernement démocratiquement élu de Ianoukovitch.

Le gouvernement provisoire de la Junte, à l'instar du régime de Porochenko, échoue devant la légitimité d'un gouvernement légitime. Leurs actions, leurs ordres et leurs forces ne relèvent pas de processus de légitimité reconnus à l'échelle internationale et nationale. Parmi les actions illégales des États-Unis, la Junte de Kiev et le régime de Porochenko ont été recensés: crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en particulier punition collective, génocide d’un groupe fondé sur leurs caractéristiques nationales ou ethniques effort de répression et de destruction des services sociaux et humains, menant à la faim, à la famine et au manque d’accès aux soins médicaux. En outre, ces membres de la junte illégale de Kiev se sont livrés à une guerre ouverte contre un groupe de personnes, notamment en bombardant des zones civiles.

Par conséquent, les activités de Lusvarghi dans les républiques populaires révolutionnaires, à leur invitation légitime, sont légales et de surcroît indispensables à la défense des droits de l'homme et du droit à l'autodétermination d'un groupe illégalement ciblé. Lusvarghi doit être libéré immédiatement, sans condition, et ses biens lui sont rendus.

Les procureurs de ce tribunal kangourou prétendent que l'accusé a reconnu sa culpabilité uniquement en termes de participation à des activités imprévues de groupes armés, mais a nié sa participation aux activités d'organisations terroristes. Après avoir entendu les arguments des parties, le tribunal déclara l'accusé coupable de la partie 1 258-3, partie 2 de l'art. 260 du Code pénal de l'Ukraine et a imposé une peine sous la forme de 13 ans d'emprisonnement avec la confiscation des biens. En outre, le tribunal a imposé à l'étranger le coût de ses propres poursuites d'un montant d'environ 15 000 UAH. "Lors de l'exécution du verdict, l'accusé sera crédité de la peine passée en détention, à compter du 2 mai", a noté le bureau du procureur.


Début mai 2018, le bataillon néo-nazi Azov d'Ukraine a capturé le Brésilien Lusvarghi qui, selon les médias, vivait à l'époque dans un vide juridique, privé de son passeport et se trouvant en Ukraine à la Sainte Protection du monastère Goloseyevskiy l'Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou). Il a ensuite été emmené au SBU. Lusvarghi était un croyant de l'ancienne religion nordique, mais il se serait converti au catholicisme orthodoxe russe (orthodoxie orientale) et a commencé une vie monastique au monastère de Goloseyevskiy.

Comment Lusvarghi est devenu soldat dans l'armée de la RPD

Lusvarghi avait été un guerrier du socialisme tout au long de sa vie et une refondation du courage, de l'honneur et des coutumes des ancêtres. Initialement étudiant en sciences agraires, à l'âge de 18 ans, il a quitté le Brésil pour la France et a rejoint la Légion étrangère. Après avoir servi pendant trois ans, il a d'abord été formé dans le 4 e régiment étranger, puis au 2 e régiment de parachutistes étrangers à Calvi, qui aurait participé à des missions en Afrique, jusqu'à ce qu'il soit blessé et rentre au Brésil.

De retour au Brésil, il était soldat de la police militaire de l'État de São Paulo entre 2006 et 2007, avant de servir au Pará. Il s’est ensuite rendu en Russie en 2010, où il a étudié la médecine à l’Université d’État de Koursk, a reçu le surnom de Riurik Variag Volkovitch (du nom de Rurik de Kiev) et a commencé une étude approfondie de l’histoire soviétique et de cette expérience historique.

En Russie, Lusvarghi est devenu volontaire dans une école oudmourtienne (République d'Oumourtie en Fédération de Russie) pour enfants et a tenté de rejoindre l'armée russe. Mais, sans la citoyenneté russe ni les conditions requises, il est retourné en Amérique du Sud. C'est ici qu'il entra dans les forces armées révolutionnaires colombiennes communistes-chrétiennes (théologie de la libération) (FARC) servant à Cartagena de Indias et à Arauca. Plus militant que les pragmatiques de la direction, il finit par être frustré par les négociations avec le gouvernement colombien et quitta les FARC pour retourner à Jundiaí au Brésil et travailler comme professeur d'anglais.

Lorsque la révolution dans le Donbass a commencé, il est parti pour la RDP autoproclamée et a rejoint ses rangs au sein de la brigade Prizrak, associée à l'organisation française Unite Continentale, une organisation qui entretient des relations amicales avec Nouvelle Résistance.

Déçu par les termes de l'accord Minsk II, qu'il considérait comme un mauvais accord pour la RDP, ainsi que par l'incapacité de la Russie à reconnaître la RDP et la LPR comme ils l'avaient fait avec la Crimée, il est retourné contre le Brésil. Il a finalement été attiré en Ukraine par un groupe travaillant pour la SBU, prétendant être un groupe de sous-traitance indépendant pour une affectation présumée à Chypre. Cela ne s'est jamais matérialisé et a été arrêté par les autorités ukrainiennes à Kiev. Grâce à un mouvement de solidarité internationale, un fonds légal a été créé et il a pu être libéré avec succès alors que l'enquête se poursuivait. Cependant, son passeport n'a jamais été restauré et était sous surveillance constante de la SBU. C'est ici qu'il a commencé sa vie monastique sous l'autorité de l'Église orthodoxe.

Il a été convoqué vers le 1er ou le 2 mai, et FRN et NR demandent sa libération immédiate et sans condition. Le groupe de réflexion, Center for Syncretic Studies, observe ces événements avec une vive préoccupation quant au précédent créé par son arrestation et ses poursuites.


Autres articles sur le sujet :

mercredi 20 mars 2019

Rafael Luzvarghi, vers un jugement le 2 mai

Les paramilitaires néo-nazis du groupe C14 arrétant Rafael Luzvarghi pour le livrer à nouveau au SBU dans l'attente de son second procès

Depuis janvier 2017 je rend compte régulièrement ici du calvaire vécu par Rafael Luzvarghi, un camarade venu se battre dans les rangs des milices républicaines, puis piégé et arrêté par le SBU ukrainien et en attente d'un deuxième procès depuis près de 2 ans. Aujourd'hui il encoure une peine de 14 ans dans des geôles ukrainiennes où régulièrement  les pro-russes sont torturés et disparaissent. 

Rappel des faits : 
  • Rafael Luzvarghi est un volontaire brésilien originaire de São Paulo ayant combattu dans les rangs des milices du Donbass en 2014 et 2015. 
  • De retour au Brésil il a ensuite été arrête en octobre 2016, piégé par le SBU à Kiev via une société de sécurité ukrainienne qui lui avait faussement promis un emploi dans la sécurité maritime internationale. 
  • Le 25 janvier 2017, Rafael a été condamné à 13 ans de réclusion par le tribunal de Kiev mais son jugement a ensuite été cassé en août 2017. Dans l'attente d'un nouveau procès programmé pour le 6 juin 2018, Rafael Luzvarghi est libéré mais doit rester sur Kiev.
  • Initialement prévu d'être libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers dans le Donbass, Rafael est retiré de la liste au dernier moment et retourne à Kiev.
  • Le 4 mai 2018, le groupe néo-nazi "C14" retrouve Rafael près d'un monastère ortthodoxe, ce dernier se réfugie près de la mission diplomatique brésilienne du district de Kiev-Pechersk, mais il est arrêté par les radicaux, et conduit au SBU.
  • Le 7 mai, le tribunal décide de l'incarcérer à nouveau pour 2 mois dans l'attente de son procès. Le même jour, le chef du SBU déclare que le combattant Brésilien ne peut faire l'objet d'un échange de prisonnier dans le Donbass.
  • Le 18 octobre, le tribunal prolonge une nouvelle fois la détention du brésilien jusqu'au 12 décembre et convoque une nouvelle audience  pour le 30 octobre 2018
  • Le 12 décembre 2018, la détention de Rafael est une nouvelle fois prolongée jusqu'au 25 janvier.
  • Le 25 janvier 2019, le tribunal ukrainien de Pavlograd (région de Dnipropetrovsk) prolonge encore la détention de Rafael jusqu'au 24 mars 2019,


Ce 19 mars 2019, le tribunal ukrainien du district de Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, a encore et toujours prolongé la détention jusqu'au 16 mai prochain du brésilien Luzvarghi accusé d'avoir participé dans le Donbass aux combats de la milice séparatiste en 2014 et 2015.

Au cours du débat judiciaire qui s'est tenu au cours de cette procédure pénale, les procureurs ukrainiens ont requis 14 années de prison avec confiscation des biens pour l'accusé, a rapporté le service de presse du procureur de Kiev. Le tribunal a également fixé la date du 2 mai non reconductible pour ce second procès attendu depuis août 2017.

Un peu plus tôt, le Procureur général adjoint d'Ukraine, Eugène Yenin, avait déclaré que le Brésil n'avait pas répondu aux demandes de la défense d'envoyer à l'Ukraine une demande d'extradition de son citoyen Rafael Lusvargi, et qu'il serait donc jugé et condamné en Ukraine.

Au cours de ces débats, Rafael Luzvarghi a plaidé coupable concernant ses activités au sein de "groupes armés non prévus par la loi (ukrainienne)", mais a nié toute participation à des organisations terroristes. 

Article référence : Politnavigator 


4 points sont à relever ici : 
  • L'accusation de "terrorisme" concernant l'engagement armé de Rafael Luzvarghi dans la Donbass va à l'encontre de la décision de l'ONU qui a refusé de qualifier les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk d'"organisations terroristes", lorsqu'elle a été interpellée en 2014 par le nouveau régime de Kiev qui cherchait à légitimer son "opération spéciale antiterroriste" dans le Donbass.
  • L'accusation d'avoir intégrer des "groupes armés non prévus par la loi (ukrainienne)" va poser un problème au tribunal, car cette illégalité des milices du Donbass au regard de l'article 17 de la Constitution ukrainienne qui interdit "la création et le fonctionnement de formations armées non prévues par la loi", doit également s'appliquer aux bataillons spéciaux autonomes des nationalistes ukrainiens.
  • Le silence des autorités brésiliennes qui jouent les Ponce Pilate avec le sort de leur ressortissant Rafael Luzvarghi est une violation du droit citoyen de pouvoir faire appel à une assistance consulaire et demander son extradition judiciaire vers son pays d'origine. Mais cette lâcheté du gouvernement Borsalino n'est pas surprenante quand on connaît sa servilité à la politique étrangère étasunienne. 
  • L'ingérence des paramilitaires nationalistes dans la procédure judiciaire ukrainienne, qui doit se plier à leurs exigences vengeresses haineuses. Depuis que le premier procès de Rafael a été cassé, les bandéristes n'ont eu de cesse que de réaliser des démonstrations de force pour obtenir sa nouvelle incarcération et influencer le  tribunal pour lui appliquer une peine maximale.
Cela dit, le sort de Rafael reste très critique, car si la peine disproportionnée demandée est retenue, il risque fort de disparaître dans les culs de basse fosse d'un régime soumis à des criminels bandéristes qui chercheront à assouvir leur haine des séparatistes auprès d'un homme qui ne peut plus se défendre.

Rafael est aujourd'hui un prisonnier politique, au pire un prisonnier de guerre mais en aucun cas un criminel car les combats auxquels participent les volontaires sont ceux d'une milice républicaine identifiée et encadrée s'opposant à une autre force armée identifié agressant son territoire. Sa condamnation reviendrait à criminaliser toute la milice et à travers elle toute la population civile du Donbass qui a initié la rébellion séparatiste.

Voilà pourquoi il est important de continuer à braquer nos projecteurs sur cet homme courageux qui n'a fait que son devoir de soldat sans jamais commettre de crime, et de partager l'information au maximum sur vos réseaux.

Erwan Castel


vendredi 1 février 2019

Des nouvelles de Rafael Luzvarghi


En janvier 2017, le tribunal ukrainien du district de Petchersk à Kiev avait condamné à 13 ans de prison avec confiscation des biens le milicien Rafael Lusvarghi pour sa participation participé à la rébellion séparatiste du Donbass. En août de la même année, le jugement avait été cassé pour vice de procédure, l'inculpé mis en liberté surveillée mais arrêté à nouveau en mai 2018 (sur pression de paramilitaires néo-nazis du groupe C14) et mis depuis dans une détention provisoire sans cesse renouvelée en attendant son nouveau procès. 

Ce 25 janvier 2019, le tribunal ukrainien de Pavlograd (région de Dnipropetrovsk) a prolongé la détention de Rafael Luzvarghi jusqu'au 24 mars 2019, l'enquête traînant en longueur au motif que les seules preuves de sa participation aux combats dans le Donbass reposent sur ces propres publications contestables réalisées dans les réseaux sociaux d'internet. 


Une nouvelle séance du tribunal est donc prévue le 14 février, au cours de laquelle il est prévu d'auditionner quatre témoins ayant participé à l' "Opération Spéciale Antiterroriste" (ATO) menée par Kiev contre la population du Donbas, ainsi que d'examiner des pétitions.

Il faut noter ici que les autorités brésiliennes ont catégoriquement refusé de porter assistance à leur ressortissant emprisonné par Kiev y compris de lui fournir les documents administratifs dont il a droit. et cette collaboration ouverte avec les accusateurs ukrainiens de Rafael Luzvarghi, même si elle bafoue les droits administratifs nationaux de tout citoyen à travers le Monde et les devoirs consulaires de tout Etat constitué y existant, ne risque pas de changer avec le gouvernement Bolsonaro qui n'a jamais caché sa sympathie zélée à l'idéologie mondialiste occidentale russophobe contre laquelle les volontaires et le peuple du Donbass se battent depuis 5 ans.

Aujourd'hui il apparaît donc que ce ressortissant brésilien est abandonné à son sort, car il ne fait l'objet d'aucune demande d'extradition vers son pays par les autorités brésiliennes tandis qu'un échange de prisonniers avec le Donbass lui a été refusé par Kiev. De plus il devient de plus en plus difficile et inquiétant d'avoir des informations sur les conditions de sa détention, son jugement et donc d'alerter l'opinion sur les dangers qu'il encoure dans les geôles brésiliennes (voir l'article de Karine Bechet Golovko ci après).

Article référence : Fakty.ua


Il y a rebelle et "rebelle"

Les mots "terroristes" et "rebelles" sont aujourd'hui tellement galvaudés par les médias occidentaux que les premiers finissent même par être désignés rebelles quand les seconds prennent leur place sous les projecteurs de la bien-pensance mondialiste. 

Lorsque le "Printemps russe" répondant en 2014 au coup d'Etat du Maïdan, il entraîne dans la défense des russophones d'Ukraine des dizaines de milliers de volontaires d'horizons politiques des plus divers dans une résistance antimondialiste commune. Cette rébellion populaire va aussi se définir dans le projet d'émancipation et de restauration de la souveraineté des peuples dans leurs territoires respectifs (projet "Novorossiya"), qui au delà des partis pris par les uns et les autres dans le conflit, a également le don d'irriter les souverainismes des Etats concernés par la crise ukrainienne et qui veulent exercer leur contrôle centralisateur sur les peuples pris dans les tempêtes de l'Histoire. On l'a très bien observé notamment avec la "normalisation" répressive réalisée par Kiev dans les régions russophones d'Ukraine et même celle, plus soft et acceptée par les populations, réalisée par Moscou en Crimée et dans les Républiques du Donbass au lendemain du soulèvement.

Le résultat est que les acteurs du Printemps russe, comme ceux du "Maïdan" dans une processus plus lent, ont depuis 4 ans disparu progressivement des radars politiques pour laisser la place à des marionnettes dont les ficelles sont tirées, soit par Washington, soit par Moscou. Ce parallèle des gouvernances n'est bien entendu, aucunement une confusion de leurs pouvoirs qui l'un et l'autre ne peuvent être comparés tant ils sont opposés dans leur objectifs, leurs idéologies et leurs méthodes; étant respectivement au service, pour les occidentaux, d'une cupidité amorale universaliste et agressive, et pour les russes, d'une identité traditionnelle et historique à défendre. 

Et c'est ici que l'on peut reconnaître les vrais rebelles comme ces activistes pro-russes que l'on assassine sur une route, dans un café ou que l'on fait disparaître dans les culs de basse fosse du régime kiévien des faux rebelles comme ces djihadistes wahhabites qui sont accueillis dans les pays occidentaux ayant commandité leurs crimes en Syrie. Les révolutions des uns comme les crimes des autres sont effacées par les princes qui pendant un temps les ont soutenu pour protéger ou étendre leurs intérêts...

L'indicateur élevé de cette dichotomie idéologico-sémantique est bien entendu le traitement médiatique qu'il est fait des événements et des idéologies par les médias occidentaux dont le propagandisme belliciste russophobe n'est aujourd'hui plus à prouver. Et lorsque le mensonge n'est plus possible pour cacher les crimes des collabos, alors ils sont tout simplement passés sous un silence qui pire que de les étouffer, encourage leur prolongement et même leur exacerbation comme on peut l'observer dans les geôles de ce régime criminel ukrainien mais absous (en échange de contrats militaro-industriels) par les "démocraties droitdelhommistes" occidentales !  

Erwan Castel


Source de l'article : Russie Politics


Silence en Occident 
autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine


Karine Bechet Golovko

La disparition et le décès de citoyens russes en Ukraine, condamnés ou accusés par les autorités ukrainiennes, ne semblent pas particulièrement émouvoir en Occident. Imaginez que le capitaine du navire militaire ukrainien interpellé en Russie ait disparu, imaginez qu'un prisonnier ukrainien soit décédé suite aux coups reçus dans un lieu de privation de liberté. Un scandale en aurait immédiatement suivi, sans oublier de nouvelles sanctions. Mais ici, rien. Silence. Valery Ivanov meurt dans une colonie pénitentiaire à Lvov et rien. Le capitaine du bateau de pêche Nord disparaît de son lieu de résidence surveillée par les Ukrainiens, on n'en parle pas. La manipulation des consciences collectives se fait non seulement par la manière dont les faits sont traités, mais aussi par le choix opéré de traiter ou de taire une information. En voici un exemple.


Le 9 décembre 2018, Valery Ivanov, volontaire russe engagé dans le Donbass et condamné à 12 ans de réclusion pour activité terroriste et actes de guerre agressive (?), meurt en détention, dans la colonie pénitentiaire n°40 à Lvov, dans l'Ouest de l'Ukraine. Le lendemain, le consulat russe est informé du décès d'un de leur citoyen, par accident. Il était soi-disant tombé d'une échelle dans un "espace de loisirs" pour les détenus, alors qu'il aurait voulu changer une ampoule. C'est la version idéale et corrigée qui a été officiellement servie par les autorités ukrainiennes, notamment leur Ombudsman. Rappelons qu'en 2017, Ivanov aurait dû être échangé dans le cadre des Accords de Minsk prévoyant les échanges de prisonniers entre LDNR et l'Ukraine, mais il a été rayé de la liste.

Toutefois, après un examen du corps, il s'est trouvé beaucoup de blessures graves, des côtes brisées, une blessure à la tête importante, trop d'éléments qui ne cadrent pas avec une mauvaise chute d'une échelle ... dans un espace de loisirs. Ainsi, il est apparu, ensuite, que Valery Ivanov a été battu par des gardiens, puis mis en isolement sans être soigné et qu'il en est mort. 

Le ministère russe des Affaires étrangères a publiquement condamné ces faits et le Comité d'enquête vient d'ouvrir une affaire pénale pour violences volontaires ayant porté atteinte à la santé et à la vie et ayant conduit à la mort par inadvertance de la victime.

Silence médiatique.

Au même moment, dans une autre affaire, le capitaine du bateau de pêche Nord, qui a été pris par l'Ukraine dans les eaux de la mer d'Azov, a disparu. Ce n'est pas la première fois. Il avait déjà été enlevé une fois par le SBU (KGB ukrainien) et détenu pour être interrogé toute une journée, sans présence de son avocat, sans que personne n'ait été prévenu. Mais cette fois-ci, il n'est toujours pas de retour et une enquête pour crime a été ouverte afin de lancer les opérations de recherche, paraît-il. Citoyen russe, il est détenu illégalement par l'Ukraine. Et disparaît de manière surprenante.

Silence médiatique.

Rien, aucune réaction de cette mythique communauté internationale, qui depuis longtemps a fait son choix et sélectionne ses poussées de bonne conscience. Rien dans la presse non plus, qui dans l'immensité de son indépendance ne voudrait surtout pas perturber le cours pro-ukrainien et anti-russe des politiques occidentales avec des détails - dissonants. Car il faudrait alors commencer à s'interroger sur l'Ukraine, sur les conditions de détention, sur la conformité aux normes européennes, sur les principes de justice, etc. Il faudrait commencer à aborder trop de questions dérangeantes. Alors qu'il suffit de se taire. Lorsqu'une information n'est pas révélée, elle n'existe pas. Et tout peut continuer - en silence.

Karine Bechet Golovko

vendredi 2 novembre 2018

Nouvelles de Rafael Luzvarghi


Rappel des faits : 
  • Rafael Luzvarghi est un volontaire brésilien originaire de São Paulo ayant combattu dans les rangs des milices du Donbass en 2014 et 2015. 
  • De retour au Brésil il a ensuite été arrête en octobre 2016, piégé par le SBU à Kiev via une société de sécurité ukrainienne qui lui avait faussement promis un emploi dans la sécurité maritime internationale. 
  • Le 25 janvier 2017, Rafael a été condamné à 13 ans de réclusion par le tribunal de Kiev mais son jugement a ensuite été cassé en août 2017. Dans l'attente d'un nouveau procès programmé pour le 6 juin 2018, Rafael Luzvarghi est libéré mais doit rester sur Kiev.
  • Initialement prévu d'être libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers dans le Donbass, Rafael est retiré de la liste au dernier moment et retourne à Kiev.
  • Le 4 mai 2018, le groupe néo-nazi "C14" retrouve Rafael près d'un monastère ortthodoxe, ce dernier se réfugie près de la mission diplomatique brésilienne du district de Kiev-Pechersk, mais il est arrêté par les radicaux, et conduit au SBU.
  • Le 7 mai, le tribunal décide de l'incarcérer à nouveau pour 2 mois dans l'attente de son procès. Le même jour, le chef du SBU déclare que le combattant Brésilien ne peut faire l'objet d'un échange de prisonnier dans le Donbass.
  • Le 18 octobre, le tribunal prolonge une nouvelle fois la détention du brésilien jusqu'au 12 décembre et convoque une nouvelle audience  pour le 30 octobre 2018
Depuis, plus aucune nouvelle ne filtrait sur le sort de ce camarade venu rejoindre la milice du Donbass, sa détention prolongée et son nouveau procès toujours attendu. 

Ce 30 octobre 2018, on apprend par un journaliste du canal "112 Ukraine" que la nouvelle comparution du volontaire brésilien a été reportée suite au désistement de son avocat Valentin Rybin, qui ne s'est pas présenté à l'audience "ayant une autre affaire à traiter" (mais sans fournir la moindre preuve de cela). Le procureur a demandé au tribunal que la responsabilité de Rybin. 
Quant à Rafael Lusvargi il est allé au tribunal avec une déclaration traduite dans laquelle il remercie son avocat mais, se séparant de ses services suite à sa défection, il demande qu'un défenseur d'État lui soit assigné .

Les dérapages et enlisements de la justice ukrainienne dans le procès du volontaire brésilien Rafael Luzvarghi arrêté pour avoir lutté aux côtés des séparatistes en 2014-2015 commence a ressembler à une série de sabotages intentionnels pour le mettre en danger.

Le sort du jeune brésilien semble être aujourd'hui  l'objet de manipulations politico-médiatiques ukrainiennes qui lui interdisent tant une expulsion vers le Brésil qu'un échange de prisonniers dans le Donbass, mais qui pour autant ne font pas avancer son procès, bien au contraire !

Rafael Luzvarghi est donc à nouveau seul et obligé de repartir à zéro dans cet ubuesque et pathétique parodie de justice ou son sort est pris en otage par un pouvoir politico-judiciaire qui cherche à en faire un objet pour sa propagande mais sans vraiment savoir comment. 

Du côté de Brasilia, et au vu du récent changement de pouvoir radical et pro-occidental, je crains que Rafael, pourtant toujours citoyen brésilien ne trouve aucun appui. Quant à la porte de sortie des échanges de prisonniers dans le Donbass définie par les accords de Minsk, elle s'est refermée depuis plusieurs mois suite à l'absence répétée aux dernières réunions du groupe de contact de Minsk du responsable ukrainien chargé du dossier.

Il reste donc à surveiller attentivement le sort de cet homme et espérer que sa situation se débloque afin qu'il retrouve sécurité et liberté.
Erwan Castel 



Article référence : Novorossinform

lundi 7 mai 2018

Chasse à l'homme contre Rafael Luzvarghi


Rappel des faits : Rafael Luzvarghi est un volontaire brésilien originaire de São Paulo ayant combattu dans les rangs des milices du Donbass en 2014 et 2015. De retour au Brésil il a ensuite été arrête en octobre 2016, piégé par le SBU à Kiev via une société de sécurité ukrainienne qui lui avait faussement promis un emploi dans la sécurité maritime internationale. Le 25 janvier 2017, Rafael a été condamné à 13 ans de réclusion par le tribunal de Kiev mais son jugement a ensuite été cassé en août 2017 et un nouveau procès est prévu le 6 juin de cette année.

Depuis, le volontaire brésilien dont l'ambassade refuse toute forme d'assistance est en liberté conditionnelle dans un territoire ukrainien qu'il n'a pas le droit et ne peut pas quitter , son passeport lui ayant été retiré et où une chasse à l'homme est organisé contre lui par les radicaux nationalistes ukrainiens. Le 15 décembre 2017, Rafael apparaissait dans la liste initiale des prisonniers échangés sur la ligne de front, mais il a été retiré et maintenu sur le territoire ukrainien dans l'attente de son procès.

On peut certes lui reprocher sa naïveté qui l'a conduit droit dans le piège tendu par le SBU, mais les faits sont là : Rafael Luzvarghi est aujourd'hui une jeune homme en danger, jeté dans les rues de Kiev et abandonné par la justice de son pays et celle de Kiev qui "se lavent les mains" tandis que la vindicte vengeresse des néo-nazis s'est lancé à sa poursuite.


Le 4 mai, Rafael est repéré car le groupe paramilitaire néo nazi "C14", près d'un monastère ortthodoxe auprès duquel il a trouvé refuge. A l'arrivée des excités nationalistes, Rafael part se réfugier près de la mission diplomatique brésilienne du district de Kiev-Pechersk, mais il est arrêté par les radicaux, molesté et humilié puis conduit au SBU ligoté. 


Observation : Le lieu précis où ce buzz politico-médiatique à été organisé, un monastère orthodoxe du patriarcat de Moscou n'est pas anodin. En effet il y a sur fond de russophobie dans cette crise ukrainienne également une guerre de religion entre les patriarcats orthodoxes, celui de Kiev soutenant le bandérisme russophobe e celui de Moscou majoritaire mais que le nouveau régime voudrait éjecter hors d'Ukraine.

Il est très vraisemblable que cet incident va relancer les accusations de soutien au séparatisme pro-russe lancé par les séides radicaux du régime à l'encontre de l'église chrétienne orthodoxe traditionnelle. L'article du collabo Sioban est à ce titre révélateur de l'instrumentalisation de l'événement à des fins de croisade religieuse russophobe :



Dans ce torchon de RFI, Sioban, qui est connu pour être un chien de garde du régime de Kiev, raconte que Luzvarghi est un mercenaire, ce qui est faux car il était engagé dans les rangs des forces armées des Républiques du Donbass en tant que volontaire et non contractuel d'une quelconque société offrant de forte rémunération. Ensuite Sioban prétend que Rafael avait "disparu dans la nature", ce qui est également un mensonge car il se soumet depuis sa libération conditionnelle aux contrôles réguliers exigés par la justice ukrainienne. 

De toute évidence les paramilitaires nationalistes auraient pu simplement faire disparaître Rafael de façon incognito. Le fait qu'ils aient médiatisé leur action et transmis ensuite leur prisonnier au SBU dans une mise en scène soigneusement préparé confirme la volonté d'instrumentaliser leur vengeance à des fins politiques plus élargies.

Il y a donc derrière ce buzz médiatique également un autre procès : celui de l'église du patriarcat de Moscou implantée en Ukraine et dont le clergé et les églises font régulièrement l'objet d'attaques religieuses, politiques et même physiques de la part des bandéristes menant la danse dans le bal ukropithèque.


Rafael Luzvarghi donnant une interview devant le monastère qui l'hébergeait
Aujourd'hui une meute de bandéristes attendent le retour dans la rue de Rafael Luzvarghi pour "lui faire la peau" malgré sa coopération avec la justice ukrainienne. 
Suite à cet incident grave qui est, comme le rappelle l'ex-chef du Bureau ukrainien d'Interpol Kirill Kulikov, une violation du droit ukrainien pour laquelle les radicaux devraient être poursuivis, l'audience préparatoire à son nouveau procès (prévue le 6 juin) a été avancée le 7 mai en urgence.

A ce stade de l'affaire Luzvarghi on peut observer l'impunité avec laquelle opèrent sur le territoire ukrainien les milices paramilitaires nationalistes composées principalement de hooligans et radicaux néo-nazis et qui mènent une politique de terreur à l'encontre des opposants au régime, entraînant ce dernier vers un totalitarisme de plus en plus radical et illégal, car "qui ne dit mot consent" ! 


Il faut aussi dénoncer ici et avec véhémence le comportement de l'ambassade du Brésil qui bafoue également les droits élémentaire de son ressortissant de pouvoir bénéficier de la part de ses services d'une assistance consulaire. Non seulement les services diplomatiques brésiliens ignorent le sort de Rafael mais collaborent avec les radicaux néo-nazis le traquant dans les rues de Kiev. En effet à l'issue de l'échec de l'échange de prisonnier dans lequel il été initialement prévu en décembre dernier, Rafael Luzvarghi était allé à l'ambassade de son pays pour déclarer sa situation et demander une assistance laquelle lui a été refusée. Et d'après les premières informations c'est justement auprès du personnel de consulaire brésilien que les radicaux du groupe "C14" ont obtenu l'adresse de son refuge.

Le sort de notre camarade, coincé entre la volonté de vengeance d'une justice partiale  et celle de meurtre de radicaux nationalistes haineux reste donc très préoccupante.

Affaire à suivre...


Mise à jour le 7 mai au soir :

Rafael Luzvarghi, en comparution immédiate suite à son arrestation illégale par les radicaux nationalistes ukrainiens du groupe "C14" a été incarcéré dans l'attente de son nouveau procès." Rafael a refusé de répondre aux questions du tribunal déclarant qu'il ne lui accorde désormais plus aucune confiance.  


La sentence du juge renvoyant le brésilien dans les geôles ukrainiennes a été applaudie par les néo-nazis venus assister à la comparution.


Encore une preuve de la soumission des autorités ukrainienne, politiques, judiciaires et militaires à la haine des extrémistes qui depuis le Maïdan agissent illégalement et en toute impunité, entraînant le pouvoir dans un totalitarisme criminel.

Erwan Castel


Sources de l'article :

VK


dimanche 20 août 2017

Rafael Luzvarghi renvoyé devant le tribunal

Un espoir pour le volontaire brésilien condamné à 13 ans de prison


Rappel des faits : Rafael Luzvarghi est un volontaire brésilien qui a servi pendant 1 an en 2014-2015, au sein de l'armée de la République Populaire du Brésil. En octobre 2016 il est arrêté par le SBU lors d'une escale à Kiev, et le 25 janvier 2017 il est condamné à 13 années de réclusion par un tribunal de Kiev.

De nombreux volontaires étrangers viennent depuis plus de 3 ans rejoindre les défenseurs du Donbass, portant leur regard dans le collimateur d'un fusil ou d'un appareil photo. La présence de ces russes, serbes, français, espagnols, brésiliens etc pose bien sûr problème au gouvernement ukrainien qui voient aussi en eux une contre-mesure à la doxa propagandiste occidentale qui prétend que ce sont des soldats russes qui se battent dans le Donbass, car chacun de ces volontaires étrangers, surtout les occidentaux, est un acteur mais surtout un témoin de la réalité de cette guerre à caractère génocidaire menée par Kiev.

L'ONU a refusé de qualifier les Républiques du Donbass d'organisations terroristes et ces volontaires comme Rafael Luzvarghi restent des ressortissants étrangers certes punissables au yeux de la justice ukrainienne mais aussi protégés par un droit international.

C'est ainsi que cette semaine, la cour d'appel de Kiev a cassé la sentence prononcée par le tribunal de première instance, constatant d'importants vices de procédure et des violations à la législation dans ce jugement expéditif qui recherchait avant tout une condamnation forte pour l'exemple beaucoup plus qu'un jugement équitable ou la défense du condamné a la possibilité de s'exprimer.

Le volontaire brésilien qui a déjà passé presque 1 an dans les geôles ukrainiennes doit maintenant attendre de repasser devant un nouveau tribunal pénal qui réexaminera les charges retenues contre lui. 

Il ne s'agit pas ici de crier victoire mais l'espoir de voir Rafael expulsé vers le Brésil ou au pire sa peine réduite est désormais permis...

Croisons donc les doigts !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article :


Pour les autres informations publiées ici sur Rafael Luzvarghi suivre le lien: ICI


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