dimanche 5 août 2018

Photo du 5 août

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Après une soirée agitée par des bombardements ukrainiens sur des positions républicaines tenant la route Donetsk-Gorlovka contre laquelle nous sommes adossés, la nuit s'est poursuivie au rythme des tirs rapprochés et des bombardements lointains.

Mais au matin tous les orages, ceux des dieux et ceux des hommes, se sont estompés devant notre étoile rayonnante réveillant sur cette terre dévastée par la haine et la bêtise humaines le rêve des enfants, la beauté des amoureux et la sagesse des anciens.

Dans le Donbass sous les cendres sans cesse ravivées d'une guerre sans nom, le coeur de l'espérance bat à chaque instant de plus en plus fort rejoint progressivement par ceux des autres peuples européens.

Et loin des impostures occidentales ayant enlevé la princesse Europa vers les intérêts d'une thalassocratie anglo-américaine amorale, les peuples du vieux continent remuent à nouveau aujourd'hui leurs chaînes dans une reconquête de leur liberté fondatrice.

Nietzsche l'avait annoncé: 
"l'Europe se fera au bord du tombeau !"

L'Europe cette fille d'Agenor...

Pas celle des technocrates de cette Union Européenne servant les intérêts d'une élite financière apatride.
Pas même celle de ces Etats' Nations occidentaux servant les intérêts d'une élite colonialiste criminelle .
Pas celle non plus des ces délires ethniques ou religieux servant les intérêts d'une pensée unique hégémonique.

Non, l'Europe qui se lève sous le "sol invictus" est celle de ses peuples fondateurs, celle dont l'Histoire est écrite depuis les gorges des Thermopyles grecques jusqu'aux barricades du Donbass slave.

Le temps des princes et des clercs esclavagistes est révolu et l'Europe, tel le Phoenix renaîtra des cendres de leur folie et leur démesure criminelles.

Alors, de l'Atlantique à l'Oural et semées par un vent d''Est, les Républiques populaires renaîtront, parfois comme ici dans la fureur des combats, pour l'Honneur et la Liberté des peuples anciens secouant le joug des tyrannies politiques, religieuses, économiques et militaires.

Et l'amour et la paix, à nouveau fleuriront demain à l'ombre des remparts des cités d'Europa.

C'est pour cela que je me bats

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

samedi 4 août 2018

Photo du 4 août

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Nuitée et journée calmes sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, à peine perturbées par des orages et des tirs sporadiques animant les solitudes des sentinelles cachées sur les remparts.

Entre 2 postes, je profite pour affiner le réglage de ma lunette de tir pour les distances entre 500 et 800 mètres et commencer la formation de "Palestinian", un jeune volontaire russe de 24 ans et déjà très bon tireur....

Ici, entraînement au tir à 500 mètres sur cible de 25 cm de diamètre (tête) avec un appui naturel, le soleil de face et à travers des herbes masquant par intermittence la visibilité....

"Instruction facile guerre très dure, instruction dure guerre (plus) facile !"

Le tir contrairement aux fantasmes entretenus par les fictions du cinéma hollywoodien ne représente que 10 à 15 % du travail d'un sniper (avec observation, topographie, infiltration, camouflage etc.) mais "faire des cartons" reste un fil rouge ludique et motivant de son entraînement et formation, qu'il doit compléter par une hygiène de vie optimale (sport, pas de tabac ni alcool...)

Erwan Castel


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Matinée studieuse

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Déjà au VIème siècle avant la période chrétienne, le stratège Sun Tsu rappelait : ""Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger."

Ce principe majeur de l'art de la guerre a traversé intact les millénaires des batailles jusqu'à nos jours, et dans les tranchées du Donbass nous consacrons de longues heures a observer encore et toujours cet ennemi qui depuis l'enlisement du conflit dans les tanchées et les bunkers enterrés fait partie du paysage qui s'ouvre devant nos meurtrières et que nous capturons dans les cyclopes coudés de nos périscopes.


Mardi 24 juillet 2018

Profitant d'un ciel couvert fondant les ombres et les corps dans le chaos terreux des labours de la guerre, nous avons mené à l'aube une nouvelle mission d'observation des positions ennemies, toujours évolutives comme les nôtres.

De retour dans l'antre de "Forteruine" le report des informations récoltées dur la carte papier et celle embarquée dans le gps (précision satellitaire inférieure à 3 mètres) permet de renseigner le carnet de combat des coordonnées et distances précises des cibles.


Le fumet d'une soupe et les miaulements d'une nouvelle venue mustachue et ronronnante sont venus un instant egayer cette matinée plutôt studieuse et qui est une part immergée importante du travail de sniper.

Au milieu de l'après midi je suis parti regarder les métamorphoses du ciel tandis que le tonnerre et les tirs revenaient rôder au dessus de nos têtes...

Erwan Castel


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vendredi 3 août 2018

Photo du 3 aout

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Cette nuit, appuyée par un drone d'observation, l'artillerie lourde ukrainienne a fait son retour dans notre secteur frappant pendant quelques minutes un secteur proche, entre la route Donetsk-Gorlovka et Yasinovataya.

Au matin, entre mission et service, je suis allé flâner dans un calme revenu au milieu du labyrinthe de tranchées tissé autour de "Forteruine", ce bâtiment industriel détruit qui nous sert de position avancée.

Entre les cicatrices brûlées de la terre mille fois retournée par l'acier des obus et des pelles, je vais à la rencontre de ces tâches de couleurs florales qui invitent au rêve, à l'amour et à la paix...

Erwan Castel

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jeudi 2 août 2018

Quand la censure devient conne !


Ces dernières 24 heures les publications ont été bloquées sur Facebook suite au retrait par les inquisiteurs FB de ma dernière photo de profil (l'écusson de la Brigade Piatnashka) jugée "non conforme aux standards de la communauté" !

Une main tendue entourée de 15 étoiles ! c'est vrai qu'en terme de violence ou d’obscénité on peut pas trouver pire sur les réseaux !

Comme l'a fait remarquer un "ami" fb" il faudrait définir de quelle communauté il s'agit...

Encore un preuve que FB, ce fabuleux outil de communication, est aujourd'hui jugé subversif par ses propres créateurs aux ordres d'un système mondialiste qui tentent de contrôler les réseaux sociaux en limitant la liberté de publication aux idiots narcissiques, consommateurs passifs et autres collabos actifs qui nourrissent la dictature de la marchandise dont la violente et l’obscénité sont devenues même les modèles d'une décadence accomplie.

Erwan Castel

Du coup j'ai remplacé l'écusson de la brigade par un selfie (classique pour fb) en uniforme sur lequel apparaît bien sûr l'écusson coupable ! 

Je sais il m'arrive d'être taquin...


mardi 31 juillet 2018

Photo du 31 juillet

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"Tiomne" volontaire russe à la mitrailleuse légère PKM sur le mur Nord de "Forteruine"


Désormais, les journées rapetissent à vive allure et la fatigue gagne notre belle étoile dès 20 heures.

Sur les murs de "Forteruine" les volontaires restent attentifs guettant le moindre mouvement qui pourrait bousculer l'immobilité d'un horizon figé par la guerre et la chaleur.

La tension et l'attention de ces hommes, sentinelles de la République n'a pas faibli malgré ces 4 années de guerre, malgré l'enlisement des combats dans les tranchées et les conditions de vie sur le front. Et ces hommes venus du village voisin ou de la lointaine Sibérie gardent allumée cette flamme de la résistance éclairant la Liberté des peuples.

Certains nous appellent mercenaires ou même terroristes, quand d'autres voudraient nous voir défendre ici leurs fantasmes communautaristes religieux ou racialistes par exemple.

La réalité est autre, car nous formons une communauté de combat, composée d'européens orthodoxes mais aussi d'asiatiques, de caucasiens, d'occidentaux,; d'orthodoxes, de musulmans, de païens, de communistes, de nationalistes, d'anarchistes etc. défendant, et pour bien autre chose que la poignée de roubles gagnée au front, la Liberté du Donbass.

Nous sommes juste des volontaires ayant rejoint la rébellion contre cette dictature de la marchandise qui veut aliéner le vivant à la folie suicidaire de quelques fous amoraux et criminels.

Peu importe de quoi sera fait notre lendemain, de plaisirs ou de souffrances, de paix ou de nouveaux combats, d'amour ou de solitude... Ce qui compte à nos coeurs c'est de défendre les valeurs qui ont forgé et protégé depuis des millénaires le rêve universel des hommes interrogeant les étoiles.

Et la justesse de notre combat est déjà une victoire acquise à nos cœurs car fidèle à la Tradition et la dignité humaine que nous défendons.

A nous l'Honneur du combat,:aux autres la veulerie des honneurs...

Erwan Castel

Via Jean-Jacques Vinamont :

"...le guerrier n'est pas un chercheur de butin, la victoire est trop haute pour lui pour la profaner avec l'espoir d'enrichissement ... Sa conquête est couronnée d'honneur, dont la gloire n'est pas obscurcie par la cupidité du marchand et du profit ".
Kurt Eggers
Imagen: El entierro de Thorin.

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Retour dans le merdier

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En route pour une 19ème rotation sur Promka, les tirs et explosions sont devenues désormais appartenant au décor et la vie sur ce front de Yasinovataya, mais que les soldats s'efforcent de ne pas considérer comme banalité, ce qui baisserait leur vigilance et conscience du danger.

Dès notre arrivée sur position les tirs ukrops nous ont accueilli...



Mardi 31 juillet 2018

Après 2 jours de repos sur Donetsk et Oktyabrsky, me voilà reparti pour le front de Promka, entre Yasinovataya et Avdeevka.

Sur cette ligne de front, il n'y a pas 2 rotations qui se ressemblent et cette 20ème mission confirme des son premier jour le tempérament cyclothymique de cette première ligne où les positions belligérantes sont à portée de voix les unes des autres.

Dès notre arrivée en fin d'après midi, les tirs ukrainiens se sont intensifiés utilisant un arsenal de 1er échelon diversifié : armes automatiques de 5,45mm et 7,62mm, mitrailleuses lourdes de 12,7mm, lance grenades de 30mm, lance roquettes antichar RPG, canon sans recul de 73mm etc...

Le concert des armes ukrainiennes a ainsi continué au delà de l'escapade solaire et ce n'est que vers 21h30 que le concert des batraciens et insectes nocturnes a pu reprendre sa place sous la voûte étoilée.

De ce petit festival ukropithèque crépusculaire destiné à "Forteruine" notre position mais aussi celles, voisines, que nous tenons aussi avec un autre bataillon de Donetsk, voici 3 extraits vidéo de 10 secondes chacun.

Erwan Castel
Rafales d'armes automatiques,

Tir de lance roquette antichar individuel RPG 7

Tir de canon sans recul SPG 9 Sapog (73mm) 

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vendredi 27 juillet 2018

Photo du 27 juillet

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Ce 27 juillet soir, vers 19h15, les ukrops ont rompu la monotonie d"une journée très calme par des tirs de mitrailleuse Outios (12,7mm) sur les embrasures de nos positions.

Repliés sous les fenêtres de tir nous attendons la fin de l'orage tandis que des observateurs munient de leurs périscopes d'observations et de radios guident les tirs de riposte d'une position amie voisine.

Ici "Snak", le Commandant de Compagnie venu inspecter aujourd'hui "Forteruine" et faire un point de situation ses chefs de positions.

"Snak" est un ancien mineur qui a rejoint le rébellion antimaidan dès les premières journées de barricades en 2014. Grièvement blessé au bras droit et aux jambes il retourne cependant quelques semaines plus tard au combat au sein de Piatnashka où il commande aujourd'hui l'une des 3 compagnies de combat déployées en première ligne sur clé front de Yasinovataya.

Il offre à ses hommes un tempérament souriant et attentif, une expérience tactique et un regard humain sur les missions confiées à ses sections de combat. Il incarne ce "calme des vieilles troupes" qui rassure et motive le soldat au combat. 

Erwan Castel

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Ne jamais oublier ni pardonner


Gorlovka est la 2ème plus grande ville de la République Populaire de Donetsk. Cette immense cité industrielle bâtie au cœur de ses mines et métallurgie est devenue, de par sa position entre Donetsk et Lugansk, la pierre d'angle des 300 kilomètres de front du Donbass.

Les ukrainiens mènent contre ses lignes de défense et sa population des pressions offensives et bombardements ininterrompus depuis plus de 4 ans.

C'était un 27 juillet 2014...

Ce jour là, et sans compter les dizaines de blessés et les destructions innombrables, 13 civils dont 2 enfants ont été fauchés par une mort atroce venue d'un ciel d'été. Parmi les victimes que l'on retrouvent déchiquetées dans les rues et les jardins de cette paisible cité se trouvent Kristina, cette jeune mère serrant contre son coeur, au delà de leur mort, sa fille Kira...

4 ans plus tard, ces images restent insupportables et d'autant plus révoltantes que le crime ukrainien non seulement est resté impuni mais continue jusqu'à ce jour.

Et dans leurs palais dorés les gouvernants occidentaux, laquais étasuniens amoraux, ces initiateurs et parrains du coup d'Etat du Maïdan, déroulent encore et toujours des tapis rouges sous les pieds des assassins de Kiev dont ils arment et nourissent leur armée de soudards.

Kristina et Kira sont devenues aujourd'hui le symbole de cette guerre immonde et honteuse qui frappe le coeur de l'Europe.

Comment ne pas être indigné jusqu'à l'écoeurement lorque l'on voit la veulerie et l'indifférence des troupeaux occidentaux pour cette guerre qui menace pourtant la paix européenne (et accessoirement leurs supermarchés et stades de football chéris).

Ces foules occidentales consuméristes, pourtant si promptes à gesticuler dans les cirques émotionnels de leur société du spectacle au nom de prétendus droits de l'Homme inaliénables, sont ici depuis 4 ans et dans leur propre sanctuaire européen, silencieuses et lâches.

Aujourd'hui, Kristina et Kira sont devenues le Donbass, elles sont l'Europe, elles sont cette humanité magnifique que quelques uns veulent sacrifier sur l'autel du Dieu Mammon.

Ici, aux avant postes du monde libre nous n'oublierons jamais ni ne pardonnerons l'infamie meurtrière dans laquelle a sombré cet Occident décadent.

Et sur les remparts des Républiques Populaire de Donetsk et Lugansk, nous nous battons pour un Donbass libre, une Russie souveraine et pour une Europe des peuples et un monde multipolaire libéré du joug d'États nations esclavagistes organisés par la cupidité des princes et des clercs.

Ce soir, Dame la Lune revêtira sa robe sang et s'inclinera sur notre Terre ravagée pour que le souvenir des morts soit la force des vivants et que l'espérance triomphe !

Erwan Castel


L'Ukraine au cœur d'une rencontre


La question de savoir jusqu’où la Russie est prête à défendre son sanctuaire ukrainien menacé par le pouvoir dément de Kiev vient de trouver un élément important de réponse avec les visites en Allemagne et France de Sergeï Lavrov, le poids lourd russe de la diplomatie internationale accompagné du chef d'Etat Major des forces armées russes dont la fonction est strictement militaire.

Source de l'article : Réseau international 

Quel est le sens de la rencontre hautement symbolique 
de Lavrov et Gerasimov avec Merkel à Berlin, 
puis Macron à Paris ?

Quand Lavrov va rendre visite à ses homologues à l’étranger, cela rentre le plus souvent dans le cadre de la routine diplomatique internationale. Quand ce même Lavrov va rencontrer un chef d’état, on peut dire qu’il est porteur d’un message important de l’exécutif russe, ce message pouvant toucher tous les domaines. Là où le message change de couleur, c’est quand il se déplace avec des militaires, et ici, il ne s’agit pas de n’importe lequel des militaires russes. Il a déjà fait des déplacements avec le général Choïgou, le ministre de la défense, mais il s’agissait le plus souvent de mettre en place des accords militaires bilatéraux entre des états, Lavrov apportant ses compétences diplomatiques. Ici, il s’agit d’autre chose. Le premier diplomate actuellement sur la planète accompagne le chef d’état-major général des armées russes pour rencontrer les deux leaders les plus influents de l’UE, Merkel et Macron. Un chef d’état-major, ne parle pas de politique, ne négocie pas d’achat ou de vente d’armes. Un chef d’état-major parle concrètement de situations militaires et, dans le contexte dans lequel se place actuellement la Russie, des éventuelles conséquences de futures actions militaires. Il est facile de deviner que des avertissements documentés ont dû pleuvoir tant à Berlin qu’à Paris, des avertissements qui ne peuvent être que bienvenus, car l’Europe, la France en particulier, a montré, depuis plus d’un siècle, sa tendance à se laisser stupidement entrainer dans des guerres autodestructrices dont les véritables raisons lui échappent.  RI  

***
Il s’agit plutôt d’une évolution singulière. Non, pas le fait que Lavrov ait rencontré Frau Kanzlerin à Berlin comme cela avait été convenu avec Vladimir Poutine. Rien de spécial à ce sujet. Ce qui est spécial et particulier, c’est que Frau Merkel l’a également rencontré :

La ministre allemande des Affaires étrangères, Heiko Maas, et le chef de l’état-major militaire russe, Valery Gerasimov, ont également participé à la réunion, qui a été décidée la semaine dernière par Mme Merkel et le président russe Vladimir Poutine.

Valery Gerasimov n’est pas le genre de gars qui assiste aux réunions diplomatiques, sa présence à Berlin avec le ministre russe des Affaires étrangères signale quelque chose de très important dans le processus d’élaboration. Vous parlez de la Syrie ? Bien sûr, cela semble naturel, mais comme le rapportent les agences de presse russes et je cite : « La question de l’Ukraine a également été discutée. Je pense que c’est de cela qu’il s’agit.

La Syrie, quelle que soit son importance pour le monde d’aujourd’hui, n’aurait pas nécessité que le chef d’état-major général soit à Berlin et rencontre le chef de l’État allemand. Après tout, Berlin joue un rôle secondaire en Syrie et, en fait, n’y a pas participé de manière militaire significative en soutenant toutes sortes de groupes terroristes, alias « rebelles », « Syriens libres », unikorns, etc. L’Ukraine, cependant, est une question totalement différente. C’est Frau Merkel et sa cabale de flagorneurs internes et externes qui ont fait de l’Allemagne l’un des principaux moteurs de la catastrophe ukrainienne qui a suivi un violent coup d’État inspiré et financé par l’Occident dans son ensemble. Ainsi, l’Allemagne est l’un des principaux coupables de la création d’un trou noir au milieu de l’Europe et, accidentellement, l’un des principaux moteurs de la russophobie hystérique en Europe. Nous savons tous très bien à quel point les médias allemands sont « libres » et « indépendants ».       

Alors, est-ce qu’on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose de dramatique en Ukraine, qui est en chute libre sur le plan économique et mental ? Considérez ceci :

La Coupe du monde triomphale en Russie est terminée.

La Russie est étonnamment nonchalante au sujet de toutes ces sanctions économiques (hé, les Allemands, ça ne vous fait pas tinter chez vous une clochette d’alarme ?) par l’UE et voici deux faits parmi un vaste flot de faits qui indiquent que la Russie se prépare à réagir  » radicalement  » à quelque chose (la violence ukrainienne contre le Donbass).
Fait A : La Russie doit localiser complètement (en russe) la fabrication de turbines à gaz de grande puissance d’ici 2019, de plus, d’énormes allégements fiscaux seront accordés aux entreprises utilisant des équipements de fabrication russe.  Vous vous rappelez qui a joué un rôle énorme dans cette affaire en Russie avant les événements ukrainiens ? Oui, c’est Siemens.  Vous vous rappelez qui est aussi un acteur majeur dans ce domaine en Russie ? Oui, General Electric. Hm. Il ne s’agit pas de fabrication de lingerie ici, Mesdames et Messieurs.

Fait B : La Russie a relevé, en toute légitimité, le seuil de douleur pour l’Ukraine dans et autour de la mer d’Azov. Maintenant, l’Ukraine paiera cher pour avoir pris en otage l’équipage du bateau de pêche russe Nord. Tout cela en violation du statut mutuellement convenu de la mer d’Azov. Sans parler, bien sûr, de certaines menaces de faire sauter le pont Kerch qui a périodiquement été entendu de la part de l’Ukraine.

Ah, oui, Helsinki. Rappelez-vous l’offre de Poutine d’organiser un référendum dans le Donbass, rappelez-vous son propre avertissement à l’Ukraine de ne pas faire des choses stupides puisque ce sera…. eh bien, la fin de l’état ukrainien actuel.
Maintenant, une fois qu’on considère que l’Ukraine est un atout anti-Russie pour la cabale mondialiste à Washington et est, en fait, sous le contrôle externe des agents d’Obama, malgré le fait que toute cette affaire russe ne va nulle part et s’essouffle rapidement, il est non seulement possible, mais hautement probable que des gens comme l’ancien vice-président Biden ou les agents du département d’État du HRC (jamais à l’encontre de McCain), DNC et d’autres ne seraient pas navrés si une conflagration éclatait en Ukraine. En fait, cela devient un scénario très probable – n’importe quoi pour saboter les relations russo-américaines en général et la présidence de Donald Trump en particulier.  C’est un scénario général, mais c’est précisément un scénario qui nécessiterait des explications très professionnelles du chef d’état-major général à quelques bureaucrates allemands, quel que soit leur niveau, de ce à quoi elle et les vassaux en Europe doivent s’attendre si leurs propres fils de pute allemands en Ukraine déclenchaient une provocation qui fournira suffisamment de Casus Belli pour que le district militaire sud de la Russie commence le décompte final pour le régime criminel de Kiev et ses complices pur nazis. Mais ce ne sont que mes pensées. J’adorerais entendre au moins 5 minutes de conversation du tête-à-tête Trump-Putin à Helsinki. Dans le même temps, je ne peux qu’imaginer quel genre de répugnance Lavrov et Gerasimov éprouvaient envers ce dirigeant allemand qui a réussi, après presque 70 ans de dénazification de l’Allemagne, à faire naître un régime véritablement nazi à Kiev.

MISE À JOUR : Lavrov et Gerasimov sont déjà à Paris (en russe) et ont rencontré Macron. Dans le cas d’une visite à Paris, discuter de la Syrie est naturel, mais l’Ukraine y a également été discutée. Hm. La Syrie, je peux comprendre, mais pour l’Ukraine–et bien, il ne reste plus qu’à deviner maintenant.


Traduction : Avic – Réseau International