mercredi 12 mai 2021

Un peuple toujours vent debout dans la tempête !

Malgré 7 années de sang, de larmes, de privations et de fatigue, le peuple du Donbass
continue de porter haut et fort son espérance vers la Russie, sa Mère-patrie.
 

Ce 11 mai, comme chaque année depuis la naissance dans la tourmente de la République Populaire de Donetsk a clôturé une série de célébrations et festivités populaires illustrant l'unité de ce peuple du Donbass, farouchement attaché à son identité russe: 1er mai (Travail), 2 mai (Pâques), 6 mai (Volontaire), 8 mai (Saur Moghila), 9 mai (Victoire), (11 mai (République).

La pluie qui est venue laver la steppe printanière n'a pas dissuader les foules qui ont porté leur enthousiasme dans les festivités qui se sont déroulées pour célébrer le 7ème anniversaire de la République Populaire de Donetsk.


Il y a 7 ans...

11 mai 2014, une très longue journée historique pour le Donbass à l'image des foules
citoyennes se dirigeant vers les différents bureaux de vote des cités libres.

Alors que les populations russophones d'Ukraine sont sous le choc du massacre des leurs à Odessa le 2 mai et que les combats s'intensifient à Slaviansk et Kramatorsk, le mouvement anti-Maîdan dans les régions de Donetsk et Lugansk bascule définitivement dans une logique et légitime rébellion séparatiste. Ainsi à Donetsk, début fin mars, plusieurs manifestations populaires se succèdent pour réclamer la tenue d'un référendum; le 7 mai la République Populaire de Donetsk est proclamée; le 9 mai, un massacre commis à Mariupol par les forces ukrainiennes et le bataillon Azov enflamme la colère delà population.

23 mars 2014, à Donetsk, les manifestations populaires réclamant
la tenue d'un référendum populaire d'autodétermination s'amplifient.

Et le 11 mai un référendum populaire est organisé sur le territoire de l'Oblast de Donetsk demandant à la population de confirmer ou d'infirmer la déclaration d'indépendance. 

Le résultat est sans appel :

Taux de participation 75 % 
Donetsk : 89 % pour l'indépendance
 Lugansk 96 % pour l'indépendance

Observation : Le (relatif) faible taux de participation (75 %) est dû essentiellement aux intimidations et répressions des paramilitaires nationalistes ukrainiens qui commencent à circuler dans les campagnes pour attaquer les bureaux de vote, comme par exemple à Krasnoarmeisk où ils déclenchent une fusillade devant le bureau de vote, au cours de laquelle 2 civils seront tués et 2 autres grièvement blessés.

11 mai 21, Krasnoarmeisk (50 km au Nord Ouest de Donetsk)
des paramilitaires néo_nazis attaquent un bureau de vote en
en déclenchant une fusillade meurtrière contre le référendum.

Bien sûr, ce référendum ne sera pas reconnu par les grandes puissances qui n'accordent leur bienveillance aux opinions populaires qu'à la condition qu'elles ne contrarient pas leurs intérêts géostratégiques et srtout économiques, Et même le Kremlin qui croit alors naïvement que la folie qui s'est emparée de l'Ukraine va disparaître aussi vite qu'elle est arrivée sur le Maîdan, va être silencieux sur ce référendum du Donbass, pour ne pas jeter des braises sur le feu des relations russo-ukrainiennes.

Et les crétins ukro-occidentaux, du maître étasunien et ses contremaitres bruxellois aux paumés nationalistes en passant par les larbins occidentaux et les marionnettes de Kiev, tous de prétendre que ce référendum populaire du 11 mai 2014 n'était qu'un simulacre de démocratie, qu'il y a eu des bourrages voire des remplacements d'urnes ou que les habitants ont été forcés par les milices séparatistes à voter. Toutes ces allégations, qui trahissent la panique des larbins fascistes de la ploutocratie face à la volonté des peuples, sont démenties et même tournées en ridicule par la réalité du mouvement indépendantiste qui n'a pas faiblit d'un iota depuis 7 ans !

11 mai 2014, devant un des bureaux de vote de Donetsk

Le bulletin de vote pour ou contre l'indépendance (bilingue ukrainien et russe)

11 mai 2014, devant un des bureaux de vote de Mariupol

Et ainsi dans des centaines de bureaux de vote de la région !

Comme pour la Crimée, les résultats des votes de Donetsk et Lugansk de 2014 n'ont fait que confirmé ceux des précédents référendums d'initiative populaires réalisés par le passé et qui tous et dans une écrasante majorité expriment l'identité russe de ces populations qu'un arbitraire historique a jeté en Ukraine.


7 ans plus tard...

L'expression populaire reste intacte et la rue est un bureau de vote où régulièrement,
plusieurs fois par an les populations de Donetsk et Lugansk renouvellent haut et fort
leur plébiscite souverain pour un retour du Donbass au sein de la Fédération de Russie.  

Comme à chaque occasion depuis la naissance des républiques populaires du Donbass, les populations de Donetsk et Lugansk descendent en masse dans les rues pour proclamer à la face du Monde leur détermination à conserver et défendre, et quel qu'en soit le prix, leur identité russe et leur volonté de rejoindre la Fédération de Russie.

Et ce sont à chaque fois des dizaines de milliers de citoyens qui colorent les rues de leurs cités de fleurs, de sourires et de drapeaux républicains et russes, bravant parfois le climat comme cette année et défiant toujours les canons des soudards impuissants de Kiev. Et le sang et les larmes qui s'écoulent du front ne font que renforcer plus encore leur détermination 

Brandissant le portrait de "Batia" ("Papa") d'Alexandre Zakharchenko, Commandeur
de la Brigade Oplot et 1er président de la République Populaire de Donetsk, une
femme assiste au milieu de la foule au concert de Lyube clôturant les festivités de mai.

Et là encore je souris avec mépris aux commentaires acerbes des ukro-occidentaux qui prétendent mordicus que, depuis la rébellion séparatiste, les populations de Donetsk et Lugansk ont déserté leurs cités en masse et que ceux qui y restent sont les otages d'une bande de terroristes pro-russes. Là encore la réalité sociale du Donbass tournent en ridicule ces crétins:


Indifférents aux clabaudages des fanatiques cosmopolites et nationalistes qui sont aujourd'hui les laquais et les idiots utiles de la ploutocratie mondialiste, et qui accusent les rebelles du Donbass d'être des terroristes, des fascistes, des néo-staliniens et je ne sais quoi encore ,les femmes et les hommes de Donetsk et Lugansk, réunis autour d'un sens commun apolitique et fédérateur incarnent cet invincibilité des pays réels que les Etats-nations puis le Nouvel Ordre Mondial devant lequel ils se sont couchés cherchent à détruire depuis des siècles.

Pendant ce temps là, et à seulement quelques kilomètres des 
festivités, sur le front les défenseurs républicains continuent
au prix de leurs vies, à se battre pour la liberté du Donbass.

Le Donbass n'est pas seulement l'avant poste d'un imperium russe assiégé par les totalitarismes de la marchandise et des fascismes (au sens populaire du terme), mais aussi l'avant garde actuelle de la reconquête actuelle par les peuples de leurs souverainetés naturelles...

Et, pendant que je signe cet article, j'apprends avec joie que l'Ecosse s'engage faire un deuxième référendum pour son indépendance (pour lequel elle simulera certainement un demande de retour dans l'UE)...
Peu importe les chemins empruntés, et les sacrifices consentis, seule compte la Liberté qui est au bout du combat 

Erwan Castel


11 mai 21, Donetsk, feu d'artifice pour les 7 ans !


mardi 11 mai 2021

La Palestine encore et toujours à feu et à sang !

 Vu du Donbass (55)


Cette nuit du 10 mai 2021, à Gaza, 20 personnes dont 9 enfants ont été tuées  et 500 autres blessés par de nouveaux bombardements israéliens !

En poursuivant un suprémacisme sioniste et violent et qui n'est pas sans rappeler celui de leurs anciens bourreaux nazis, les autorités de l'Etat d'Israël continuent, dans une  amoralité totale l'expulsion de familles palestiniennes de leurs sanctuaires, à mettre le feu aux poudres au coeur d'une région levantine déjà hautement explosive du fait des nombreux conflits en cours (Irak, Syrie, Yémen) ou des tensions graves qui s'y déroulent (Liban).

Une nouvelle spirale infernale s'est abattue sur cette terre où sont censées briller ensemble l'étoile, la croix et le croissant :

1 / Expulsion de familles palestiniennes, remplacées par des colons juifs, 

2 / Manifestations palestiniennes de protestation,

3 / Répression de la police israélienne,

4 / Affrontements violents, plusieurs centaines de blessés,

5 / Incendie de l'esplanade des mosquées,

6 / Tirs vers Israël d'une centaine de missiles depuis Gaza,

7 / Bombardement meurtrier de l'aviation israélienne....

Et malheureusement, cette escalade meurtrière et qui présente le risque majeur de s'internationaliser via le Sud Liban par exemple, risque de se poursuivre 

Car on voit bien ici que, dans cette nouvelle spirale de violences extrêmes, les matraques et les pierres ont cette fois très rapidement laissé la place aux missiles et aux bombes, provoquant un séisme émotionnel dans une région levantine déjà écorchée vive par des décennies de guerres multiples.

Et bien sûr, les occidentaux ne se sont réveillés que pour dénoncer exclusivement les tirs de roquettes du Hamas qui pourtant ne sont pas plus condamnables que les répressions policières israéliennes sur l'esplanade des mosquées qui les ont provoqué ou les expulsions communautaristes inhumaines des familles palestiniennes, qui ont mis le feu aux poudres. 

Il ne faut pas selon moi sombrer à nouveau dans un manichéisme idéologique vis à vis de communautés qui aujourd'hui sont ici coupables toutes les deux d'actes de violence politiques et armées inacceptables, mais de considérer au contraire que les populations réelles de cette région sont comme une fois encore prisent en otage au milieu d'affrontement géopolitiques se disputant le contrôle des ressources énergétiques et de leurs circulations internationales. 
Voilà pourquoi je ne saurais non plus être indifférent face à ces conflits civils, certes lointains mais qui appartiennent à la même tectonique stratégique mise en place par un Nouvel Ordre mondial vampirique occidental dès la fin de la seconde guerre mondiale et dont le post-colonialisme a évolué ces dernières décennies vers des terrorismes étatiques ou auxiliaires de plus en plus meurtriers.

Aujourd'hui, on ne déclare plus la guerre à personne mais la Terre est en feu par des conflits meurtriers qui s'enlisent dans des apories idéologiques organisées pour maintenir un chaos qui profite à une ploutocratie internationale se nourrissant exclusivement des crises dont la plupart sont ses créations. Et tant que les relations seront dominées par des idéologies dogmatiques, communautaristes haineuses ou cosmopolites dissolvantes, les peuples ne pourront vaincre les démons qui les saignent comme ici par exemple le sémitisme ou le sionisme.

Personnellement je ne défends aucune des idéologies particulières s'affrontant dans la région  mais juste des principes fondés sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la non ingérence étrangère, la lutte contre tous les colonialismes et communautarismes hégémoniques et surtout pour la souveraineté du bon sens populaire qui, dans cette tragédie régionale est commun aux palestiniens et aux juifs, et qui doit triompher des avidités géostratégiques méprisant, manipulant et jetant les peuples les uns contre les autres en offrande sur le grand autel de marchandise.

Donc: Donbass Palestine, même combat, celui de la liberté des peuples !

Erwan Castel

lundi 10 mai 2021

Quand un Zelensky défile à Donetsk !

Comme je l'évoquais hier, les rues du Donbass, comme leurs sœurs de Russie et même d'Ukraine ont été envahies par des foules venues célébrer la victoire de 1945 et honorer celles et ceux qui sont tombés au cours de cette "Grande guerre patriotique" dans un sacrifice monstrueux (27 millions de morts civils et militaires) sans lequel l'Europe n'aurait pas pu être libérée du nazisme (l'armée rouge fixant sur le front de l'Est 70% des forces allemandes dont leurs meilleures unités combattantes), et il serait bon que les occidentaux reconnaissent enfin ce que leur liberté doit aux peuples soviétiques.

Chaque année les commémorations de la victoire se sont succédées durant la semaine réunissant dans une fraternité de destin à la fois les morts et les vivants, les anciens et les jeunes et les guerres du passé et du présent. 

Quelques instants de ces communions humaines :

6 mai, dans le district de Petrovsky, les habitants célèbrent la victoire de 1945,
dans une atmosphère familiale au milieu de leurs défenseurs et blindés fleuris.
Aux lisières de ce district Ouest de Donetsk les forces ukrainiennes continuent
de tuer et blesser chaque semaines civils et militaires. (Photo Svetlana Kissileva)

8 mai, sur le site historique de Saur Moghila théâtre des combats très importants
et meurtriers pour les libérations du Donbass de 1943 et 2014, un immense ruban
de Saint Georges de 300 mètres de long (plus de 2000 mètres carrés) a été déployé
au milieu de milliers de participants venus honorer de haut lieu de leur Histoire.


9 mai, sur l'avenue Artema, s'est déroulée la traditionnelle parade militaire où la jeune
République Populaire de Donetsk a pu réaliser une présentation de sa force militaire,
mais aussi des professionnalisme de ses soldats et modernisme des équipements,
dont 1600 soldats et 76 véhicules et matériels ont défilé. 
(Photo Svetlana Kissileva).


Mais à mon coeur, c'est sans conteste le défilé du "Régiment immortel" qui constitue
la clef de voûte sacrée de ces nombreuses célébrations et festivités qui ici vont se
prolonger jusqu'au 11 mai, date anniversaire du référendum populaire et fondateur
en 2014 des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. Ici des cadets ouvrent
le défilé avec les portraits des Commandeurs disparus "Givi" (bataillon Somali),
"Motorola" (bataillon Sparta), A. Zakharchenko (brigade Oplot puis président de la
RPD), et "Mamaï" (brigade internationale Piatnashka) 
(Photo Svetlana Kissileva).

 

Le coup de Maître Tatiana Montian

Au milieu de ce défilé immense de plusieurs dizaines de milliers de citoyens portant dans leurs bras les portraits des héros tombés dans les tranchées d'hier et celles d'aujourd'hui, ce trouvait Tatiana Montian, une célèbre avocate populaire ukrainienne ayant rejoint le Donbass et qui, dans un plaidoyer silencieux mais haut combien symbolique du drame ukrainien, avait choisi de brandir le portrait d'un certain Semyon Ivanovich... Zelensky, né en 1924 et qui a rejoint en 1942 les rangs de l'armée rouge combattant sur le front de l'Est les forces du IIIe Reich, en qualité de chef de section de mortiers puis commandant d'une compagnie du 174e régiment de la 57e division de fusiliers de la Garde.

"Laissez le grand-père de Zelensky marcher dans le régiment 
immortel (à Donetsk) pendant que son petit-fils (le président ukrainien) 
organise la procession de la division SS Galicia au centre de Kiev."
Tatiana Montian

En effet, quelle plus belle preuve pouvez t-on prouver pour diagnostiquer la déficience mentale de l'Ukraine du Maïdan et souligner sans haine l'absurdité de sa russophobie hystérique qui veut effacer la culture l'Histoire et la mémoire de populations qui depuis des siècles, sous l'empire tsariste puis l'Union soviétique, ont été partie intégrante et agissante de la Grande Russie.

Et pourtant ce clown devenu président à Kiev mais surtout marionnette de Washington, avait juré sur la tombe de son grand père en 2019 : "Aujourd'hui, je suis sur la tombe de mon grand-père Semen Ivanovich Zelensky. Il a traversé toute la guerre et est resté à jamais dans ma mémoire comme l'un de ces héros qui ont défendu l'Ukraine contre les nazis," 


En 2021, le serment de Zelensky tout comme ses promesses de campagne de paix et de réconciliation nationale se sont volatilisés dans la fumée des explosions d'une artillerie ukrainiennes qui impose depuis février l'escalade militaire la plus meurtrière depuis la signature 6 ans auparavant des accords de paix de Minsk 

Pire que d'avoir trahi son sang et son histoire, ce type qui n'est en réalité que le servile gouverneur d'un bélier militaire que l'OTAN a jeté contre les murailles russes autorise aujourd'hui les démons du nazisme vaincu par ses aïeux à défiler, gonflés de haine et d'arrogance, dans les rues de Lvov, d'Odessa, de Mariupol etc...et même de Kie, la capitale ukrainienne, comme ce rassemblement immonde réalisé le 28 avril dernier pour glorifier le souvenir de la division SS ukrainienne "Galicia'.

Ici, dans les républiques populaires du Donbass (malheureusement amputées de grands territoires par l'armée ukrainienne), l'Histoire est transmise, de génération en génération comme une flamme éclairant l'avenir et honorant ses héros morts et vivants.

Pendant ces journées commémoratives, les vétérans, ces héros et témoins de
l'Histoire sont les invités d'honneur des coeurs reconnaissants qui leur témoignent
tout au long de l'année mais  particulièrement pendant ces journées célébrant leur
Victoire, toute leur admiration et leurs remerciements. (Photo Svetlana Kissileva).


Merci à Tatiana Montian d'avoir élever au dessus d'une paresse intellectuelle manichéiste cette réalité indéboulonnable de l'Histoire et que chacun doit respecter, en rappelant que tous les combattants sans exception qui ont participé à la défaite du nazisme méritent une égale reconnaissance, y compris Semyon Ivanovich Zelensky et dont le petit fils restera à jamais petit tant il se couvre de honte et d'indignité de porter le même nom que son aïeul. 


Et du côté de l'Ukraine... 

Malheureusement en Ukraine, le virus néo nazi continue à se développer dans l'espace public en toute impunité et bien évidemment le 9 mai est un moment d'excitation paroxysmique pour tous ces ukrops aux crânes rasés jusqu'aux cervelles. 

Profitant d'une loi aussi haineuse que stupide qui interdit le port ou l'affichage de symboles soviétiques, des paramilitaires néo nazis se sont précipités vers les familles qui célébraient la victoire de l'URSS sur le nazisme, notamment à Odessa, une ville martyre qui vient juste de commémorer dans la peur le massacre du 2 mai 2014 perpétré en son coeur par ces mêmes bandéristes :

Cette vidéo du 9 mai 21 est tout simplement hallucinante 
pour une Europe officiellement libérée du nazisme, et qui
se prétend "démocratique et droitdelhommiste":  
Odessa les familles et les vétérans venus commémorer 
la victoire de 1945, après avoir été malmenées par des 
groupuscules néo nazis, ont été sévèrement réprimés par
les policiers intervenant sur place qui les ont embarqué 
manu militari sous les sourires narquois des skinheads !

Ailleurs ce sont des néonazis de Prayvi Sector qui avec
 rage détruisent les affiches commémorant la victoire de
l'armée rouge sur leur "tonton Adolf", comme ici à Kharkov.

Des exemples à vomir comme comme ceux là, il y en a à foison sur les réseaux sociaux, depuis les vétérans de l'armée rouge accueillis par des saluts nazis sur les places des cités qu'ils ont jadis libéré de leur sang jusqu'aux enfants en pleurs devant leurs offrandes de fleurs arrachées et piétinées par ces créatures sorties des égouts de l'Histoire sous le sourire goguenards des autorités ukrainiennes. 

Pauvre Ukraine, prise en otage par une bande de tarés, gouvernée par des esclaves de la marchandise qui laissent petit à petit le pays sombrer dans un obscurantisme nationaliste démentiel érigeant une russophobie hystérique comme un dogme idéologique et inoculé dès le plus jeune âge des futures chairs à canon de l'OTAN :

Apprentissage de la haine et conditionnement des jeunes
ukrainiens à une russophobie dogmatique criminelle.

Et surtout, pauvres vétérans, qui du côté ukrainien sont des héros haïs, insultés, paupérisés leurs monuments historiques détruits, leurs drapeaux brulés et leurs honneur sali jusqu'à devenir les parias d'un pays pour lequel ils ont pourtant tout donné et beaucoup jusqu'au sacrifice ultime. 

Alors qu'en Russie et dans le Donbass les vétérans sont 
magnifiés par le respect de leurs sacrifices et entourés d'une
attention humaine des plus reconnaissantes et chaleureuse,
à Kiev, des vétérans esseulés deviennent de vrais mendiants

Et le fossé se creuse chaque jours un peu plus dans cette vieille Europe où tout semble être inversé, depuis les apparences superficielles jusqu'aux valeurs profondes, entre des gouvernements "démocratiques" mais dont le laxisme a organisé l'arrivée de la haine et du chaos liberticides profitant à la société de l'Avoir et les gouvernements "autoritaires" mais qui protègent le sens commun et la stabilité des libertés individuelles et des communautés de l'Etre.

Quand le petit fils d'un héros, d'abord clown cathodique 
devient le laquais de la dictature de la marchandise,
  il n'est plus que le président fantoche d'une Ukraine
effondrée devenue colonie militaire étasunienne.

Mais,
sous la cendre noire et froide du Maïdan, 
la braise est encore rouge et chaude !

L'espérance est cependant toujours là au milieu des ruines morales, sociales et économiques de l'Ukraine et nombreuses sont les populations qui attendent le moment de se lever à nouveau pour reprendre ce chemin vers la Liberté qu'un Printemps russe a ouvert à Sébastopol et Donetsk il y a 7 ans.

Et pour preuve cette population russe d'Odessa martyrisée et stigmatisée depuis 2014, mais qui n'a pas perdu une once de courage, criant à ces oppresseurs kiéviens sa détermination à ne jamais ployer le genou devant l'infamie :

Ce 9 mai à Odessa, malgré les intimidations et les répressions 
subies auparavant, les familles de cette ville russe - fondée en 
1794 par l'impératrice Catherine II - font affluer de plus en plus 
nombreuses vers le fleuve immortel et en scandant avec 
force et courage : 

"Donbass, nous sommes avec vous !"

Même si le chemin est encore long et sera certainement très douloureux, l'espérance des peuples est toujours intacte et prête à emmener les coeurs et les bras vers une autre victoire contre le totalitarisme qui aujourd'hui est au service du mondialisme capitaliste et esclavagiste...

C'est seulement par nos combats actuels et nos victoires futures que ce régiment des anciens sera effectivement immortel !

Erwan Castel

Merci à Svetlana pour les photos 

 "Le régiment immortel" de Oleg Gasmanov

Le Régiment Immortel

La rivière du régiment immortel coule
Dans les rues, les avenues, dans le pays.
Ils marchent en rang avec des portraits dans leurs mains,
Ces descendants des vainqueurs de la guerre.
 
Sur ces vieilles photos, perpétuellement jeunes,
Ils ont quittés la garde pour le ciel,
Comme s'ils vivaient, nos ancêtres défilent avec nous,
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.
 
La rivière coule et les colonnes n'ont pas de fin,
Ils défilent tous en rang, et le maréchal et le soldat,
Et sur ces photos, les visages, comme des icônes,
Ne ferment pas les yeux, ils nous regardent.
 
La mort vaincue par la mort marche avec nous,
Comme en quarante-et-un, le monde s'est couvert,
Et notre vie ne s'achèvera pas avant
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.
 
Pour que le monde délivré n'oublie pas ses héros,
Alors que silence de l'oubli souffle et marche,
L'éternité passe, le régiment immortel se dresse,
Va se battre à nouveau pour le pays.
 
Les âmes de nos morts fusionnent,
La vague se met à bouillir directement dans les nuages
Dans leurs descendants à nouveau ils revivent
La rivière du régiment immortel coule,
La rivière du régiment immortel coule.

_______________________


"Le régiment des immortels, c'est l' histoire de chacune de nos familles, 
un morceau d'âme, que nous ont transmis nos grands-parents."

Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk.

Le temps frisquet de ce dimanche 9 mai 2021 (4°) n'a pas su dissuader les familles
de Donetsk de venir en masse assister au défilé de la Victoire et animer celui du
"Régiment immortel" qui s'est écoulé pendant près de deux heures dans les
veines de la cité rebelle.  
(Photo Svetlana Kissileva).


Article référence : Komsomolskaia Pravda

dimanche 9 mai 2021

La Colombie appelle à l'aide


 

En 2014, lorsque les violences vomies par le Maïdan se sont répandues dans toute la Novorossiya, massacrant par dizaines puis par centaines les manifestants russophones, les pays occidentaux se sont distingués par un silence assourdissant hallucinant. Et je ne parle pas des gouvernements qui sont complices des crimes de Kiev, ni des politiciens d'opposition de tout bord qui par peur de perdre une poignée d'électeurs n'osent pas prendre des positions courageuses dans un conflit concernant la Russie. Je pense aux populations dont les individus sont aliénés les uns à la catéchèse russophobe des prêtres cathodiques, les autres à un individualisme égocentrique et inculte, ou d'autres encore à un communautarisme autarcique et indifférent.

7 ans plus tard, la même stratégie mondialiste qui a ravagé l'Ukraine, mais aussi la Syrie, la Lybie, l'Irak, le Yemen etc. arrive par d'autres radicalisations étatiques (migrations invasives, repressions policières, lois liberticides, dictature sanitaire etc..) chez ces endormis européens mais dont la plupart en se réveillant continuent malheureusement à ne regarder que leurs nombrils. 

Or, par ce mondialisme de l'idéologie capitaliste, tous les peuples de la Terre sont aujourd'hui confrontés au même ennemi mortel et qui est infiniment supérieur à chacun d'entre eux, et seule une révolution sociale internationale bâtie par les solidarités anti-mondialistes et les entraides jusque dans les luttes armées permettra de stopper puis de vaincre la dictature de la marchandise. 

Aujourd'hui c'est au tour de la Colombie d'être dans la tourmente, et j'appelle de tous mes voeux les populations occidentales à ne pas rester indifférentes comme ils le furent dans leur immense majorité (et le sont encore) au moment du drame ukrainien et de la guerre qui saigne le Donbass depuis 7 ans.

UN APPEL A L'AIDE A PARTAGER MASSIVEMENT 

De nouveaux massacres orchestrés par le Nouvel Ordre Mondial sont en cours en Colombie où sont au pouvoir, comme en Ukraine et tant d'autres pays, des larbins de la ploutocratie qui envoient leurs soudards tuer leurs peuples !

Ecoutez attentivement Natalia Zapata, cette jeune femme colombienne, tout ce qu'elle dénonce m'a été confirmé par plusieurs amis d'Amérique du Sud et vous y reconnaitrez les méthodes habituelles de cette ploutocratie mondialiste en guerre contre les peuples de la Terre qui veulent conserver leurs libertés et leurs traditions...

"J’ai peur pour ma vie, j’ai peur pour la vie de ma famille, 
j’ai peur pour la vie de mes amis qui sortent dans les rues 
pour faire face à la police, ce n’est pas une blague, ce n’est 
pas une exagération, je vous jure. Chaque jour qui passe 
devient pire et on ne sait pas où ça va s’arrêter."

Ce témoignage émouvant doit être partagé pour éviter un nouveau drame humanitaire majeur.

Autre témoignage important d'un colombien francophone ici : Colombie, explosion sociale

Il est temps que les personnes dont les consciences se réveillent cessent de ne regarder que les conséquences du chaos organisés et, sortant de communautarismes stérile, s'attaquent enfin à "la cause des causes" comme le conseillait Aristote, et dans une solidarité internationale des luttes anti-mondialistes qui est la condition sine qua non pour espérer une victoire sur la ploutocratie mondialiste.

Donbass - Colombie même combat !!

Erwan Castel 

Article précèdent sur la Colombie : Ya Basta !

Soif de victoire !

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Pour ce 9 mai 2021 après avoir été saluer,  avec les oiseaux, le soleil depuis un parc de Donetsk, je me suis baladé dans cette ville se réveillant pour célébrer une septième fois une victoire du passé tandis que, portés par un vent frais, des nuages matinaux aux couleurs de l'acier nous rappellent que la plus belle des victoires est toujours celle à venir.


Dimanche 9 mai 2021

Lorsque gens ont commencé à se diriger vers l'avenue centrale de la cité, j'ai rejoint à mon tour ces affluents humains arborant des rubans de St Georges, des calots de l'armée rouge et des photos de leurs aïeux tombés hier et aujourd'hui pour leur Liberté.

Et je suis resté là, anonyme et silencieux - comme j'aime l'être de plus en plus - sur les berges de cette avenue Artema devenue pour quelques heures un grand fleuve républicain. 

Loin des tribunes officielles et de leurs foules infectées par les courtisans à breloques, larbins propagandistes et autres narcissiques parfumés dont la plupart n'ont jamais guetté dans le silence nocturne d'une tranchée le souffle de la guerre, des familles, des vétérans, des soldats, des amoureux et des solitaires étaient venus dans un élan de coeur pur saluer leurs défenseurs dans le souvenir partagé de sacrifices qui continuent à agrandir chaque jour un peu plus les rangs du Régiment des Immortels.

Pour être honnête, je n`ai quasiment pas regardé cette année le défilé des camarades jouant malgré eux ce sempiternel acte théâtral solennel de la grande comédie humaine, mais en revanche, j`ai observé avec admiration ce peuple qui m`a accueilli à bras ouverts en février 2015, et que 7 années de guerre n`ont pas su entamer ni la détermination ni l`enthousiasme malgré les souffrances et privations subies par toutes celles et ceux qui n`appartiennent pas à la nouvelle nomenklatura locale.

Dans les yeux de ces gens humbles brille toujours intacte cette espérance qui depuis le 'printemps russe" en 2014 a fait se lever le peuple du Donbass contre l'ignominie occidentale ressuscitant les hordes brunes sous les bannières de la "démocratie droidelhommiste" cette nouvelle théologie politique animant l'étape suivante de l'impérialisme marchand dans des croisades de plus en plus meurtrières.

9 mai 2014, en pleine révolution anti-Maïdan,
la population de Donetsk descend dans la rue 
pour honorer les héros de la "grande guerre 
patriotique" et aussi défendre les valeurs pour 
lesquelles leur combat doit continuer aujourd'hui. 

Après le défilé, je m'en suis retourné un instant auprès des oiseaux du parc, surprenant même les péripéties d'écureuils bondissant dans les frondaisons printanières et je pense aux enfants du Donbass et à cet ancien de Trudovsky tué hier dans un bombardement pro-occidental des forces ukrainiennes et qui avait vécu la Victoire de 1945 lorsqu'il avait l'âge de cette petite fille applaudissant 76 ans plus tard sur les épaules de son grand père le défilé du 9 mai 2021.

Oui certes, il est nécessaire et même vital de se souvenir et honorer les victoires du passé, mais il ne faut pas pour autant enivrer nos fiertés avec le sang des héros du passé, car à chaque générations ses mérites et seules les victoires de demain sauront nourrir notre fierté et protéger nos libertés...

Nous avons donc besoin d'une victoire, non pour nos vanités mais pour offrir aux enfants l'avenir que les anciens ont rêvés et pour lequel ils se sont sacrifiés dans les champs, les usines, les mines ou les tranchées !

Erwan Castel

"Nous avons besoin d'une victoire !"

Notre dixième Bataillon aéroporté

Ici les oiseaux ne chantent pas,
Les arbres ne poussent pas,
Et seuls, épaule contre épaule,
Nous nous enfonçons en terre.
 
La planète flambe et tournoie,
Brouillard sur notre Patrie,
Et c’est signe qu’il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!
 
Le feu mortel nous guette,
Et il est impuissant,
Arrières, doutes :
Descendu dans la nuit
En retrait
Notre dixième
Bataillon aéroporté.
 
À peine la bataille s’achève-t-elle,
Qu’un nouvel ordre résonne,
Le facteur va perdre la tête,
À force de nous chercher.
 
Une fusée rouge s’élance,
La mitrailleuse tire sans relâche.
Et c’est signe qu’il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!
 
De Koursk et Oriol
La guerre nous a conduits
Jusqu’aux portes de l’ennemi.
C’est ainsi, frère…
 
Un jour nous nous rappellerons tout cela,
Et n’en croirons pas un mot.
Mais pour l’heure, il nous faut une victoire,
Une pour tous – peu importe ce qu’il en coûtera!

Un civil de 82 ans tué par les ukrainiens !

8 mai 21, rue Vyborgsky dans la banlieue de Donetsk une maison détruite par les tirs ukrainiens

Il s'appelait Anatoly Pushkin et avait 82 ans 

Enfant il avait connu la seconde guerre mondiale, entendu les orages d'acier balayer sa steppe natale faisant naître autour de lui des cris et des larmes. Il avait survécu à cette guerre et peut être plus tard à l'enfer des mines de charbon comme celle de Trudovsky où, à l'ombre de ses terrils immenses il espérait un long crépuscule dans les innombrables soleils couchant faisant danser les tournesols et flamboyer l'horizon... 

Mais, la veille de célébrer la fin de la guerre qui l'avait vu naître, une nouvelle guerre animée par la même haine est venu l'emporter lâchement dans ses griffes d'acier. 

Paix à son âme !

Que dire sans vouloir hurler, face cette ignominie criminelle qui saigne au coeur de l'Europe, mort après mort, blessé après blessé, et depuis 7 longues années cette paisible région du Donetsk et Lugansk. 

Mais le pire est certainement cette indifférence des occidentaux bâillonnés par le pouvoir médiatique de gouvernements dont le silence trahit leur complicité avec les criminels de guerre ukrainiens qui tuent, terrorisent et oppriment depuis 2014 les populations russes du Donbass.

Demain le coeur lourd nous célébrerons non pas l'écrasement du nazisme mais juste une première victoire sur lui, car la bête immonde est toujours vivante et plus que jamais grogne à nouveau aux portes des cités libres.

Plus encore que de se rappeler des anciennes victoires, il est temps d'en appeler de nouvelles avec la force de nos coeurs et de nos bras ! 


Situation du front pour la journée du 8 mai 2021

Voici quelques uns des tirs ukrainiens réalisés dans la journée :

💥 8 mai 21, 05h30: bombardement ukrainien au mortier du village minier Gagarine (Ouest Gorlovka au Nord de la Rép. pop. de Donetsk)) depuis Dzerzhinsk (Yuzhnaya). 15 obus de 120 mm tirés.

Mais c'est sur la périphérie de Donetsk que vont s'exercer les plus fortes pressions des forces ukrainiennes notamment dans le district de Petrovsky, au Sud Ouest de la cité où le secteur du village de Trudovsky va être sous les tirs ukrainiens pendant plusieurs heures.

💥  8 mai 21, 06h50: bombardement ukrainien au mortier du village de Trudovsky (Sud Ouest Donetsk) depuis Marinka. 15 tirs de canon antiaérien ZSU 23/2 "zushka".

Les tirs ukrainiens vont continuer régulièrement a frapper ce secteur de la mine de Trudovsky  et même s'intensifier en cours d'après midi.

 8 mai 21, en entendant les tirs ukrainiens se rapprocher 
de son secteur, une habitante de Trudovsky qui était 
dans son jardin a le bon réflexe de se coucher au sol. 
"Je suis couchée dans mon jardin sous un buisson
 de groseilles, la guerre a commencé"

💥 8 mai 21, 17h20: bombardement ukrainien du village de Trudovsky (Sud Ouest Gorlovka) depuis Marinka avec un véhicule de combat d'infanterie BMP 2 (canon de 30mm)..

8 mai 21, tirs de mitrailleuses ukrainiennes sur Trudovsky

Ces bombardements ukrainiens ont une nouvelle fois provoqué des dégâts sur plusieurs maison d'habitation des rues Bezlesnaya et Meteoritnaya, mais aussi rue Samarskaya, l'école n°116 dont les vitrages et la façade ont été endommagés et rue Vyborgsky où une maison a été entièrement incendiée sous les tirs.

8 mai 21, après le bombardement ukrainien de Trudovsky

Et c'est en soirée, alors que le bilan n'est que provisoire qu'on apprenait le décès d'un grand père de 82 ans, nouvelle victime innocente de cette haine génocidaire surgie du passé.

Erwan Castel

samedi 8 mai 2021

Ya Basta !

 Vu du Donbass (53)

"Ils nous ont tellement pris 
qu'ils nous ont même enlevé notre peur !"


Dans une dynamique mondialiste vampirique qui se nourrit de ses propres crises, la fuite en avant effrénée de la boulimie libérale de la marchandise est aujourd'hui en panne sèche,  au point ultime avant l'implosion mortelle qui fera passer la crise de 1929 pour une petite fièvre passagère...

La situation est tellement grave que la ploutocratie mondiale paniquée surfe depuis plus d'un an sur cette épidémie de coronavirus espérant retarder l'inévitable et trouver un "reset" miracle redémarrant son système. Ainsi les pays occidentaux sont allés à contre courant de leur théologie de la consommation avec laquelle ils maintiennent depuis des générations les peuples dans l'aliénation à la marchandise du Capital (et entrainant certains "non alignés" dépendant avec eux). Ce faisant, le système capitaliste se fragilise via des rapports sociaux de plus en plus tendus et que la crise, mais surtout la dictature sanitaires exacerbent et risque dans le temps de voir exploser des révoltes sociales incontrôlables.

Si les pays comme l'Allemagne, aux économies fortes et aux populations civiquement disciplinées encaissent le choc, on voit déjà d'autres comme la France - qui était déjà agitée par des mouvements sociaux avant 2020 - rouler et tanguer dangereusement dans la tempête économico-sanitaire, au point que Macron a été obligé en ce début du mois de mai de promettre de desserrer les colliers pour les vacances d'été (libérant ainsi le plaisir des troupeaux fonçant vers leurs oasis consuméristes plutôt que de voir leur colère marcher vers les bastilles des nouveaux princes de la finance). 

Mais il est des pays qui étaient déjà dans des situations socio-économiques alarmantes, la majorité de leurs populations paupérisées sous le joug du mondialisme capitaliste, et pour eux la dictature sanitaire est la goutte qui fait déborder le vase de la colère populaire, et menace même de mettre le feu aux poudres de révolutions sociales verticales. 

L'Amérique du Sud est un continent de paradoxes terribles mais passionnant car passionné et, malgré les embûches criminelles jetées sur son évolution par les occidentaux (coups d'Etats, dictatures militaires, blocus économiques, subversions culturelles ou néo-protestantes) ses peuples continuent, dans le flux et reflux des gouvernements libéraux et socialistes d'avancer sur les chemins ouverts par leurs révoltes paysannes, révolutions prolétaires, toutes au service de la Liberté et du sens commun qu'incarnent des leaders historiques comme Bolivar ou Chavez. 

Dans une Colombie traversée par les misères sociales et la corruption des gouvernements (l'ex président Alvaro Uribe est inculpé pour cela), tous pantins de Washington et entourés de paramilitaires d'extrême droite, le nouveau gouvernement d'Ivan Duque en décidant d'une réforme fiscale (augmentation importante de la TVA) en pleine crise sanitaire, a mis le feu aux poudres alors que la colère grondait depuis des mois.


Face à la révolte populaire qui s'est généralisée dans tout le pays, le gouvernement a fait marche arrière et a annulé la réforme fiscale, mais rien n'y fait la colère continue bien delà de ce projet de réforme contre un totalitarisme oligarchique qui prend en otage le pays depuis des dizaines d'années et qui se maintient au pouvoir grâce à la violence, la corruption et la main de Washington. Aujourd'hui 20 millions de colombiens ont sombré en dessous du seuil de pauvreté soit près de 50% de la population !

Car dans cette géopolitique latino américaine, la Colombie, outre ses ressources naturelles (or, pétrole charbon, émeraudes, café...) tient pour le Pentagone une place particulière, grâce à sa position géostratégique continentale exceptionnelle intéressant l'impérialisme étasunien (charnière entre les Amériques du Sud et centrale, double façade maritime, et limitrophe d'un Venezuela rebelle, allié fidèle et puissant de Cuba l'anti capitaliste).

Aussi risquons nous de voir cette révolution sociale évoluer vers une guerre civile sanglante car les USA et leurs marionnettes locales se battront au maximum pour conserver leur proie colombienne (les USA ont 7 bases militaires à leur disposition en Colombie au nom de la "lutte anti drogue" qui est ici ce que l'antiterrorisme est au Levant pour imposer leur ingérence)

D'ailleurs le 30 avril, l'ex président Uribe, l'homme de paille de la CIA et qui tire toujours les ficelles gouvernementales à Bogota a soutenu ce 30 avril sur twitter : "le droit des soldats et des policiers à utiliser leurs armes pour défendre leur intégrité". 
Aussitôt les rues de Bogota qui déjà connaissaient des heurts très violents ont été le théâtre de violences policières meurtrières. 

A ce jour ont dénombre près de 40 morts parmi les manifestants et des dizaines de disparus enlevés la nuit à leurs domiciles par des forces spéciales ou des paramilitaires aux ordres du pouvoir.

Dans Bogota, la police chargeant des manifestants 

Ce qui se passe en Colombie n'est pas une crises sociale isolée qu'il faut observer de loin, mais une première conséquence de cette stratégie du pire engagée sous les masques par un Nouvel Ordre Mondial aux abois. Et d'autres pays suivront inévitablement et rapidement, peut-être comme le Brésil où le gouvernement Bolsonaro (lui aussi capitaliste et libéral) est de plus en plus impopulaire dans un pays où le coronavirus mal géré a fait plus de 400 000 morts et ou on compte désormais plus de 14 millions de chômeurs et plus de 20 millions de très pauvres et à qui le pouvoir vient de retirer en janvier 2021 les aides sociales.

Lorsque des avants postes de la Russie, je regarde ce continent latino-américain lointain que j'affectionne particulièrement en nouvelle ébullition, je ne peux m'empêcher de penser aux populations occidentales qui sont les derniers wagons de ce train mondialiste fonçant vers le chaos mais dont les populations toutes égocentriques sont plongées soit dans le matérialisme consumériste d'une jouissance égoïste de la marchandise qui les castre comme les arabo-persiques castraient leurs esclaves pour mieux les soumettre, soit dans des réactions  au totalitarisme capitaliste certes légitimes, mais trop souvent enlisées dans des revendications identitaires communautaristes clivantes et horizontales ne regardant que les conséquences des crises subies mais sans jamais s'attaquer à leurs causes. 

Les pays d'Amérique latine, tous comme ceux de la grande Russie, dans leur immense diversité communautaire nous montre que la Liberté et le sens commun sont des valeurs universelles qui permettent à tous les peuples de s'unir pour défendre les traditions et les identités de chacun.

Il serait temps que les européens de dépouillent enfin de leurs carcans occidentaux et retrouvent le chemin de leur conscience commune et de leurs luttes populaires !

Erwan Castel