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samedi 23 avril 2022

L'OTAN pousse la Russie vers la guerre totale

Obusier automoteur de 155mm "Caesar" que l'OTAN, avec la France, s'apprête à livrer à l'Ukraine

Ce jeudi 21 avril 2022, le président étasunien Biden a confirmé l'envoi d'un nouveau paquet d'aides militaires à l'Ukraine d'un montant de 800 millions de dollars, égal au précédent du 13 mai dernier (quand celui du 1er avril n'était "que de" 300 millions...). Au total, au cours de la 1ère année du mandat de Joe Biden, les USA ont fourni 4 milliards de dollars d'aides militaires aux forces armées ukrainiennes. 

A ces aides militaires étasuniennes significatives (qui représentent 75% des aides militaires totales), il faut rajouter (déjà réalisées): 1 milliard $ d'aides polonaises, 800 millions $ d'aides britanniques, 486 millions de $ d'aides britanniques, 250 millions $ d'aides turques, 245 millions $ d'aides estoniennes, 220 millions $ d'aides lettonnes, 170 millions $ d'aides françaises, 60 millions $ d'aides slovaques, 50 millions $ d'aides tchèques, jusqu'à des aides secondaires venues d'Espagne, de Finlande, d'Italie, d'Allemagne, de Norvège, du Japon etc... au total, 31 pays de l'OTAN et du G7. 
Et même l'Union Européenne, lors de la visite à Kiev de Van der Leyen, la présidente de la Commission Européenne, a débloqué une aide de 486 millions $ (450 M€) pour les forces armées ukrainiennes, "brisant un tabou voulant que l'Union ne fournisse pas d'armes à des belligérants" selon les propres mots de Josep Borrell, le ministre des affaires étrangères de l'UE.

En quelques semaines seulement, le budget militaire annuel ukrainien (5.92 milliards de $) a été doublé grâce aux aides militaires de l'OTAN, pour la plus grande joie des marchands de d'armes occidentaux.

Et à ces aides militaires directes il faut également rajouter les aides indirectes comme par exemple ce fonds de 1 milliard d'euros de l'UE pour rembourser les Etats-membres aidant militairement Kiev, ce prêt d'urgence de 2 milliards d'euros de la Banque européenne d'investissement pour les soutenir dans leurs aides ou les chars britanniques cédés à la Pologne pour l'aider à donner ses T72 à l'Ukraine etc...

Entre les "Javelin" et les "NLAW" Biden a promis de
fournir aux forces ukrainiennes 10 missiles antichars
pour chaque blindé en dotation dans l'armée russe.

Mais ce qui est certainement le plus important - et grave - dans cet engagement progressif de l'OTAN dans le conflit ukrainien, ce n'est pas tant le volume financier que la nature des matériels fournis aux forces ukrainiennes. 

En effet alors que la rhétorique occidentale ne cessait de se cacher hypocritement derrière la fonction "défensive" des aides fournies à Kiev ce sont désormais des matériels lourds à vocation offensive qui arrivent en Ukraine pour tenter de compenser et les pertes subies lors des bombardements russes mais aussi l'infériorité technologique des matériels ukrainiens.

Ainsi venant ces derniers jours des pays de l'OTAN, ce sont des chasseurs MIG 29, des hélicoptères, des véhicules blindés (200), des drones d'attaque "Bayraktar TB2" (20), des drones kamikazes "Phoenix Ghost" (120) et "Switch Blade"(600), des systèmes de missiles anti-aérien "Stinger" (1400), de missiles antichars "Javelin" (5000) ou autres modèles (7000), mais aussi des obusiers de 155mm tractés (18) et leurs véhicules, 144 000 obus, 7000 fusils d'assaut, 50 millions de munitions diverses etc... De plus, les USA déploient en Europe 7 avions de reconnaissance électronique supplémentaires "pour prêter assistance aux forces ukrainiennes"..

Autant d'aides qui, selon les déclarations des responsables de la Maison Blanche ce qui seront "probablement décisives dans la nouvelle phase de la guerre dans le Donbass".. 

Un exemple du matériel de l'OTAN arrivant en Ukraine : le blindé 
"Stormer HVM" avec système de missiles sol-air Starstreak (GB)

L'Ukraine quant à elle, ne connaissant aucune limite à sa mendicité agressive a demandé le 12 avril que lui soit livré également des drones d'attaque étasuniens MQ-9 Reaper (30 millions de $ l'unité sans compter les unités de commandement et de radar) et la firme "General Atomics" qui les produit étudie en ce moment la faisabilité juridique d'une telle fourniture.

Aujourd'hui, russes et ukrainiens jouent au chat et à la souris autour de ces aides militaires de l'OTAN qui deviennent dès leur entrées en Ukraine des cibles actives. Ces aides militaires (mais aussi carburant)franchissent les frontières ukrainiennes depuis la Pologne la Roumanie essentiellement entre 23h00 et 05h00 du matin, réparties dans des centaines de véhicules camionnettes et camions civils disséminées sur différentes voies routières et ferroviaires. 

En Tchéquie, un poids lourd civil achemine vers la 
frontière ukrainienne un obusier automoteur de 122 mm
2s1 "Gvozdika", dont les formes très caractéristiques 
transpirent sous une bâche agricole, mais trop serrée. 


Et dans la meute de l'OTAN, le clébard français n'est pas en reste !

Alors que la France était restée jusqu'à présent plutôt discrète sur ses aides militaires à Kiev, se contentant de signaler évasivement en avril "100 millions d’euros de dons de matériels déjà effectués", et certainement à cause des ambitions diplomatiques et électorales du président Macron, ce dernier "s'est lâché" dans un entretien accordé au quotidien régional Ouest-France en annonçant de nouvelles aides françaises substantielles aux forces ukrainiennes entre autres avec des missiles anti-aériens Mistral, des missiles anti-chars Milan et surtout des obusiers automoteurs de 155mm Caesar qui représentent un pas important vers l'engagement de l'OTAN dans le conflit russo-ukrainien.

Le chiffre non confirmé de 12 "Caesar" a été logiquement avancé car il correspond à la première tranche de modernisation du parc d'artillerie français avec le tout nouveau "Caesar NG"  destiné à remplacer le modèle actuel.
L'armée française, dont le budget est une véritable peau de chagrin, ne s'amputerait pas pour autant de 12 obusiers "Caesar" sur les 77 qui sont actuellement en dotation dans ses forces d'artillerie, mais sur son stock de renouvellement et modernisation de son parc d'artillerie pour lequel il prévoit les nouveaux modèles "Caesar NG". En revanche cette aide à l'Ukraine risque d'impacter le contrat d'exportation vers le Maroc puisque ce dernier vient d'accepter les retards de livraisons de Caesar en échange de frais de pénalités et d'une nouvelle commande d'obusiers. 

Cet envoi d'artillerie lourde de 155mm à l'Ukraine est également réalisée par les USA avec 90 obusiers tractés M777 (18 déjà livrés), et les Pays Bas qui vont livrer des "Panzerhaubitze 2000" obusiers automoteurs à chenilles de fabrication allemande réputés pour leur grande cadence de tir (10 coups/ mn) ainsi que des obusiers 155-mm AS-90 (20) que la Grande-Bretagne prévoit de livrer à l'Ukraine.

L'obusier automoteur français "Caesar" mis en service dans les années 
2000 est un des plus performants de sa génération, Autopropulsé par un 
véhicule à roues (6x6 ou 8x8) qui lui confère une rapidité de déplacement 
et de mise en batterie, cet obusier de 155mm est réputé pour sa portée 
(40km) et sa grande précision, notamment avec les obus spéciaux "Bonus",  
obus à détection de cibles et doté de 2 sous-munitions autodirectrices.

Ce qui est certain c'est que un premier contingent de 40 artilleurs ukrainiens est arrivé en France ce 23 avril pour y suivre une formation sur "Caesar" et être opérationnels sur le front ukrainien dès le début du mois de mai. Un effectif qui confirmerait bien le chiffre de 12 obusiers initiaux livrés car il y a 3 spécialistes parmi les 5 hommes d'équipage du Caesar.

Pour info, les contribuables français seront certainement intéressés de savoir que le coût unitaire du "Caesar" est de 5 millions de $, sans compter ses munitions qui coutent pour les munitions spéciales "Bonus" 24000 $ l'obus.

Cette livraison d'armes offensives par la France, et qui est une provocation flagrante vis à vis du Kremlin qui avait stipulé il y a quelques semaines que ce type d'aides militaires lourdes constituerait une ligne rouge à ne pas franchir, intervient comme par hasard après que le Président ukrainien Zelensky ait critiqué la faiblesse des aides françaises et allemandes.

Nous savions déjà le gouvernement français aux ordres de Washington, et nous apprenons aujourd'hui qu'il est même aux ordres de la marionnette ukrainienne de l'OTAN !

Et Macron, qui risque probablement d'augmenter l'engagement de la France dans le conflit russo-ukrainien après sa probable réélection présidentielle de commenter:
  • "Je pense qu’il faut continuer sur ce chemin. Avec toujours une ligne rouge, qui est de ne pas entrer dans la cobelligérance."
Trop tard Manu ! car le jour où un obus français tuera un soldat russe, la France sera de facto co-belligérante aux côtés de la junte atlantiste kiévienne !

Parallèlement à ces aides militaires exponentielles de l'OTAN à Ukraine, les serviles occidentaux poursuivent leur campagne de diffamation hystérique visant à diaboliser la Russie car la principale conséquence recherchée et intéressant Washington est de rendre "de jure"  impossible toute forme de négociation avec le président Poutine, au même titre qu'"on  ne négocie pas avec des terroristes".

La fuite en avant suicidaire occidentale continue donc mais le pire, dans l'indifférence hallucinante des populations européennes prêtes à retourner bientôt vers leurs nouveaux abattoirs en chantant "Slava Ukraina" !

Erwan Castel

Le drone MQ-9 "Reaper" sera t-il la prochaine étape de
l'engagement progressif de l'OTAN dans le conflit ?

mardi 23 novembre 2021

Armement antichar de l'OTAN en action dans le Donbass


Après avoir utilisé pour la première fois sur le front du Donbass, ce 26 octobre, un de ses drones d'attaque de fabrication turque (pays de l'OTAN) Bayraktar TB2 contre une pièce d'artillerie républicaine défendant Telmanovo, les forces ukrainiennes ont franchi un nouveau pas dans l'implication de l'OTAN dans le conflit du Donbass en engageant pour la première fois aussi au combat  le système d'arme antichar Javelin de fabrication américaine... Cette information à confirmer, ne serait pas surprenante dans le contexte de l'escalade militaire en cours, émane de Howard Altman, rédacteur en chef de l'édition américaine du Military Times, qui l'a reçu lui-même du chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Kirill Budanov : "Budanov m'a dit que les troupes ukrainiennes utilisaient Javelin au combat", a déclaré Altman. 

Concernant la déclaration de Budanov d'emploi du Javelin

La livraison à l'Ukraine par les USA de ce système d'arme antichar FGM-148 "Javelin" date de 2018 à l'initiative du président Trump (alors qu'Obama, bien qu'à la manœuvre du Maïdan avait toujours mis son veto sur la livraison d'armes létales au régime de Kiev). Un premier lot d'une valeur de 47 millions de dollars environ comprenant 37 postes de tir et 210 missiles avait été livré à Kiev avec un programme de formation et d'entrainement des servants ukrainiens. Lorsqu'en 2019 un contrat pour un deuxième lot de Javelin  de 10 postes de tir et 150 missiles a été conclu entre Kiev et Washington.

Lors de cette deuxième livraison de Javelin étasuniens, il a été stipulé que ce système d'armes antichar ne devait pas être déployé dans le Donbass et rester stocké dans l'Ouest de l'Ukraine, n'étant mis en dotation en Ukraine que pour "dissuader la Russie de mener une offensive sur son territoire" et non pour être engagé en premier.

Cependant, le régime de Kiev, coutumier de violer tous ses engagements internationaux a a été observé en 2020, alors qu'il vient de recevoir un deuxième lot de ce missile antichar (en juin) opéré le déploiement des unités antichars "Javelin" opérationnelles sur le front du Donbass, où une première utilisation au combat aurait donc été réalisée ces derniers jours (à confirmer), alors qu'un troisième lot de ces missiles antichars étasuniens vient d'être livré à l'armée ukrainienne le 22 octobre dernier.

2018, un soldat ukrainien à l'entrainement au Javelin étasunien. On voit bien sur cette photo la
caractéristique de ce missile qui est de réaliser un vol "en cloche" afin de frapper sa cible sur le
dessus en augmentant ainsi sa vitesse d'impact et en frappant une surface plate et moins blindée. 

Cet engagement opérationnel du missile antichar Javelin, quelques jours après celui du drone d'attaque turc Bayraktar, ne constitue pas seulement un nouveau pas de Kiev dans l'agression contre le Donbass mais ils marquent tout deux l'implication, certes indirecte, de pays de l'OTAN dans les actions offensives contre les républiques du Donbass...

Mais attendez, le pire c'est maintenant :


La plupart des combattants sont des jeunes de 20 à 30 ans élevés, pour ne pas dire addictes aux réseaux sociaux et au narcissisme d'une communication compulsive quotidienne. Aussi pour les services de renseignement il est très intéressant de visiter ces collections de selfies photos ou vidéos, car ils dévoilent des détails intéressants et non officiels. Ainsi récemment sont apparus entre les mains des "ukrops" des lances roquettes bulgares ou étasuniens ne faisant l'objet d'aucun contrat avec Kiev.

Dans une vidéo ukrainienne diffusée sur le réseau TikTok, des ukrops sur le front du Donbass ont accidentellement montré des tubes usagers de lance roquettes APILAS de fabrication française. On pourrait alors rétorquer que cela n'est pas surprenant, la France étant tout à la fois un des plus grands vendeurs d'armes de la planète, un membre de l'OTAN et un laquais de Washington...

Sauf que Paris est aussi et surtout en Ukraine le cosignataire 
d'accords internationaux pour une résolution diplomatique du 
conflit (Minsk1 en 2014 & Minsk 2 en 2015) en tant que... 
"garant du processus de paix" !

Voici la vidéo coupable : on y voit un soldat ukrainien tirer
avec un RPG 18 sur des positions républicaines puis dans le 
mouvement du vidéaste, posés contre le mur de la tranchée 
des tubes usagés de "RAC 112 (mm) Apilas" made in France.
 

Arrêts sur image :

Aucun doute, il s'agit bien du lance roquette antichar français de 112mm "Apilas" :

Aucun doute, il s'agit bien de la 128e brigade d'assaut de montagne ukrainienne :

De fait, le FGM 148 Javelin et le RAC 112 Apilas sont des armes antichars complémentaires du champ de bataille: le premier à partir d'un poste de tir lourd et réutilisable à 2 servants, permet de traiter des cibles importantes jusqu'à 2000 m grâce à des missiles autoguidés de 127mm s'élevant à plus de 150 mètres au dessus de leur cible (78000 dollars le missile) avec 8.4 kg de charge creuse, le deuxième étant un lance roquette individuel jetable tirant rapidement des roquettes de 112mm avec 1.5kg de charge creuse (jusqu'à 720mm d'acier ou 2 m de béton.

Lorsque cette vidéo est apparue cette semaine, beaucoup ont rapporté qu'il s'agissait de livraison non officielles de la France vers l'Ukraine, ou de stocks récupérés sur le théâtre d'opération syrien où Paris avait livré d'importants stocks d'armes pour remercier les égorgeurs djihadistes de "faire du bon boulot" comme l'avait déclaré alors Fabius, le ministre français des "Affaires à l'étranger".

Or il n'en est rien, les Apilas français dans les mains des ukropithèques sont le résultat d'un contrat en bonne et due forme entre Paris (le "garant des accord de Paix" et Kiev qui depuis plus de 7 ans bombarde les civils du Donbass :
  • En février 2021, un accord est signé entre Paris et Kiev pour la livraison de "60 RAC 112 Apilas", qui doivent être testés pendant 2 mois par les forces spéciales ukrainiennes sur des terrains d'entrainement (en vue d'un potentiel contrat d'armement futur important). 
La question est de savoir si les Apilas surpris dans cette vidéo sont de ce lot "test" ou (plus vraisemblablement de lots ultérieurs livrés par Paris et sous quel définition (essai ou contrat d'armement). 

Ce qui est certain c'est que tout comme pour le Javelin étasunien Kiev a dérogé à la restriction de ne pas engager cet armement antichar sur le front du Donbass, et que fournir des armes létales alors qu'on prétend être "garant d'un processus de paix" qui a fait l'objet d'un engagement international devant l'ONU, relève de la pire hypocrisie criminelle laquelle est devenue depuis longtemps la marque de fabrique de la diplomatie française ! 

Une fois de plus la France, toute honte bue, vient de brader sa crédibilité internationale, de trahir son engagement diplomatique et de collaborer avec des criminels de guerre... tout cela pour être le bon laquais zélé d'une ploutocratie mondialiste et de sa stratégie du chaos !

Et bien sûr, pas un média et même un candidat d'opposition à l'élection présidentielle parisienne viendra remuer les étrons marconiens dans le Donbass ! 

Erwan Castel

mardi 27 avril 2021

Des Pâques irlandaises aux Pâques donbassiennes

24 avril 1916, l'insurrection de l'Irlande contre l'occupation britannique commençait à Dublin sonnant le lent réveil des peuples d'Europe vers la reconquête de leurs patries charnelles, et le glas de ces Etats-nations moribonds qui, après avoir servi les intérêts des bourgeois et écrasé les libertés des pays réels, se déchiraient le monopole de la marchandise dans le première grande boucherie mondiale.

Pâques 2014, le Donbass entre en rébellion contre l'occupant ukrainien

24 avril 2014, la rébellion du Donbass contre l'agression ukrainienne cherchant à interdire leur identité culturelle russe éclate à Slaviansk après que Kiev ait déclenché le 16 avril cette hallucinante
"Opération Spéciale Antiterroriste" contre des populations civiles à force chars d'assaut et avions de combat. Près d'un siècle après la révolte irlandaise, à l'autre bout de l'Europe, un autre peuple se levait pour sa Liberté.

Du 19 au 28 avril 2014, le Donbass bascule dans la guerre
lors du siège de Slaviansk par les forces ukrainiennes. 

24 avril 2021, la guerre du Donbass déclenchée par Kiev dure depuis 7 années et plus de 20 000 morts (officiellement 13 000) et sur les plus de 480 kilomètres d'une ligne de front enterrée, les forces ukrainiennes continuent de tirer sur les "séparatistes" du Donbass organisés depuis en Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk ramant contre vents et marées vers la Russie, leur patrie matricielle. 

Avril 2021, au delà des palabres kiéviens hypocrites qui nous
promettent encore une "trêve de Pâques", il y a la réalité des 
bombardements et des tirs de leurs soudards "ukropithèques",
comme ce soldat en première ligne qui souhaite la Pâques 
aux défenseurs républicains avec des rafales de fusil d'assaut.

Et, avant d'entrer dans le concret de la situation politico-militaire du moment, je laisse à votre réflexion cette fin magnifique du poème de William Butler Yeats "Pâques 1916" et qui pour mon coeur résonne intacte dans ce Donbass rebelle qui, un siècle plus tard, vit sa 7ème Pâques sous les obus:

"...Un sacrifice trop long
Peut changer le coeur en pierre.
Quand cela sera-t-il assez ?
En finir est le rôle du Ciel, et notre rôle
Est de murmurer les noms l’un après l’autre
Comme une mère le nom de son enfant
Lorsqu’enfin le sommeil s’est appesanti
Sur ses membres fatigués par la course.
Qu’est-ce d’autre que la nuit qui tombe ?
Non, non, – non pas la nuit : la mort ;
Mais était-ce, après tout, une mort inutile ?
L’Angleterre, en effet, pourrait tenir parole
Malgré tout ce qui a été dit et fait.
Nous le connaisons leur rêve ; assez
Pour savoir qu’ils ont rêvé et qu’ils sont morts ;
Mais si le mirage d’un excessif amour
Les ayant égarés, était la cause de leur mort ?
en vérité je le résume à un poème-
MacDonagh et MacBride,
Et Connolly et Pearse,
Maintenant et à tout jamais,
Partout où l’on porte le vert,
Sont changés, changés du tout au tout :
Une beauté terrible est née."

William Butler Yeats "Pâques 1916"

Sommaire :

  1. Sur le front diplomatique 
  2. Sur le front du Donbass
  3. Du côté de l'Ukraine 
  4. Du côté de l'OTAN 
  5. Du côté de la Russie  
 

1/ Sur le front diplomatique...

Alors que l'Ukraine dans un sabotage continuel d'un éventuel règlement pacifique du conflit refuse toujours de dialoguer avec les représentants des Républiques de Donetsk et Lugansk, Zelensky poursuit sa tournée de mendiant auprès des laquais de l'OTAN, quémandant soutiens politiques et aides militaires dans son effort de guerre contre les populations du Donbass.

Et le délire russophobe continue du côté de Kiev qui continue à se considérer en guerre contre la Russie (mais sans rompre ses relations diplomatiques ou combattre son armée qui est en Crimée). Ainsi par exemple de Reznikov, le vice ministre ukrainien chargé de la "réintégration du Donbass" et représentant ukrainien au groupe de contact censé piloter le processus de paixde Minsk 2, qui réagit à l'invitation du président Poutine de rencontrer son homologue ukrainien à Moscou: 

"Pendant la guerre, le président ukrainien ne peut pas se rendre dans la capitale et rencontrer une personne qui est un représentant du pays agresseur. Il me semble que c'est une proposition un peu étrange"

Heureusement pour ces ukropithèques hallucinés que Moscou ne considère pas la Russie être en guerre contre l'Ukraine, car le Maïdan par où leurs délires a commencé deviendrait le bûcher de leur folie criminelle.

Du côté de l'Allemagne :

Même si Berlin, sans conteste est un acteur majeur de la stratégie mondialiste, l'Allemagne n'en reste pas moins accroché à une souveraineté certaine, au moins dans le domaine économique qui fait d'elle le dominant dans la meute des laquais de l'Union Européenne. Défendant ses intérêts nationaux autant que ceux de l'OTAN, Berlin a ainsi, dans le dossier ukrainien, nage de plus en plus à contre courant du torrent russophobe hystérique occidental: 

  • En défendant bec et ongle le projet North Stream 2 d'importation du gaz russe dans l'Union Européenne via l'Allemagne,
  • En refusant d'accorder des aides militaires à l'Ukraine, comme récemment lorsque Kiev lui demandait des vieux patrouilleurs côtiers,
  • Récemment Michael Kretschmer, 1er ministre de Saxe a déclaré: "Mettons fin au dossier de l'Ukraine et il y aura alors encore plus de coopération avec la Russie".

Du côté de la colonie France :

Lorsque le 16 avril, le gouverneur Macron de la colonie France, en compagnie de la chancelière allemande Merkel, ont reçu le mendiant Zelensky de la colonie Ukraine a certes reçu un soutien formel de ses partenaires occidentaux dans l'exacerbation des tensions entre Kiev et Moscou, mais il est reparti les mains vides car ni Paris ni Berlin n'ont signé la déclaration de soutien à l'adhésion de l'Ukraine dans l'Union Européenne que le clown était venu à genoux leur agiter sous le nez.

Voilà donc bien une preuve supplémentaire que cette "intégration dans l'UE", qui a été le moteur des émeutes du Maïdan il y a 7 ans, n'est que le "miroir aux alouettes" destiné à faire tomber l'Ukraine, ce pivot géostratégique européen dans les rets de l'OTAN (et sans toutefois l'intégrer).

Puis, le collabo Macron a appelé le 26 avril 21 le président Poutine pour tenter, à travers différents sujets (Haut Karabagh, Syrie, Libye, Navalny, Donbass, Coronavirus) de faire pression sur la Russie.

Sur le Donbass et concernant le processus de paix, Macron a insisté pour que les accords soient respectés, mais Poutine lui a rappelé que:

  • Ce sont les forces ukrainiennes qui initient quotidiennement les violations du cessez le feu.
  • La Russie n'est pas partie prenante au conflit,
  • La situation est bloquée à cause du refus de Kiev de dialoguer avec Donetsk & Lugansk.


2/ Sur le front du Donbass... 

SITREP du 26 avril 21, avec: les principaux bombardements ukrainiens sur le front,
les vols de reconnaissance des drones RQ 4 "Global Hawk" de l'US Air Force et, fait
intéressant, une réaction électronique répulsive des moyens de guerre électronique
déployés par la Russie sur ses frontières (voir ci après le§ ("Du côté de la Russie").

Quelques exemples des provocations ukrainiennes de ce 26 avril 21, pour illustrer la conception très ukrainienne d'une "trêve de Pâques" :

💥 26 avril 21, 08h10 : bombardement ukrainien au mortier du village de Leninskoe (front Sud de la RPD) depuis Lebedinskoe. 12 obus de 120 mm tirés.

💥 26 avril 21, à 11h30 et 12h45: bombardement ukrainien au mortier des villages d'Ukrainskoe et de Leninskoe depuis Pavlopol et de Vodyanoe. 2 obus de 120mm et 29 grenades autopropulsées AGS 17 tirées.

❗️  26 avril 21, à 12h10 : à Kalinovka, un soldat de la République Populaire de Lugansk est grièvement blessé par des tirs de mitrailleuse lourde ukrainienne.

💥 26 avril 21, 12h25 : bombardement ukrainien de la route Donetsk-Gorlovka sur le front de Yasinovataya (Nord de Donetsk). 3 obus de 73mm (SPG 9) tirés.

💥 26 avril 21, 16h00 : bombardement ukrainien au mortier du village de Lozovoe (Nord Est Debalsevo coté RPL) depuis Svetlodarsk. 3 obus de 82mm tirés.

💥 26 avril 21, 17h15: bombardement ukrainien du village minier de Zolotoe 5 (Front Lugansk) depuis Zolotoe 4. 10 grenades autopropulsées AGS tirées.

💥26 avril 21, 17h17 : bombardement ukrainien au mortier du village de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk) depuis Krasnogorovka. 2 obus de 82mm tirés. 

💥 26 avril 21, 18h45: bombardement ukrainien du village de Zaitsevo (Nord Gorlovka) depuis la partie ukrainienne du village.7 grenades autopropulsées AGS tirées.

💥 26 avril 21, 19h00: bombardement ukrainien du village de Molodezhnoe (Front Lugansk) depuis Katerinovka. 29 grenades autopropulsées AGS tirées. 


3/ Du côté de l'Ukraine... 

Sur le front, les forces ukrainiennes continuent d'avancer des unités d'assaut vers la première ligne ainsi que des blindés et pièces d'artillerie, ce qui est (en plus des tirs effectués) en totale violation avec les accords de Minsk que le gouverneur ukrainien Zelensky ose encore citer lors de ses rodomontades diplomatiques.

26 avril 21, à noter un nouveau vol d'un drone d'attaque "Bayraktar TB2" ukrainien, au
Nord des frontières avec la Crimée (pendant que les aéronefs de l'OTAN étaient au Sud)

Concernant le drone d'attaque Bayraktar TB2, celui ci s'est déplacé à une altitude d'environ 6000 mètres et à environ 230 km/h. il reste cependant des questions concernant son trajet car selon les normes de son constructeur turc, le rayon d'action du TB2 est de 150km à partir de sa station de contrôle. Donc, pour rallonger son rayon d'action soit des stations relais sont disposées le long de son itinéraire... soit il y a une station aéroportée qui l'accompagne à distance, comme par exemple embarquée dans un Boeing RC-135W Rivet Joint, comme celui de la RAF qui tournait au même moment dans le même secteur...

4/ Du côté de l'OTAN...

Le ciel au dessus de la Mer Noire et du Donbass occupé par Kiev bourdonnait des aéronefs de l'OTAN qui ont réalisé une observation continue et multiple des territoires frontaliers russes et de la ligne de front.

26 avril 21 matin, au dessus de la Mer Noire observant les régions russes de Crimée et
de Krasnodar, 1 Boeing RC-135W Rivet Joint de la RAF, et 2 drones Northrop Grumman 
RQ-4A Global Hawk (GINGR68 & FORTE10) qui ensuite vont se diriger vers le Donbass

26 avril 21, après la Crimée, les 2 drones de reconnaissance de l'US Air Force RQ-4 
"Global Hawk" ont reniflé et le front et les régions russes limitrophes du Donbass


5/ Du côté de la Russie...

Base militaire russe de Pogonovo dans la région de Voronej où des matériels de
la 41e armée sont restés sur place, tandis que Moscou annonce d'autres exercices
militaires à venir dans la région (photo d'archive datant du 10 avril).

Parmi les infos autorisées, il faut relever que, face aux comportements toujours agressifs des forces ukrainiennes dans le Donbass ainsi des moyens de renseignement opérant sur ses frontières, la Russie:

  • retardent le retour vers leurs garnisons de certaines unités ayant participé en Crimée aux exercices militaires du District Sud, ainsi que de laisse dans les régions frontalières avec l'Ukraine une partie des matériels et armements, comme ceux de la 41e armée sur la base militaire de Pogonovo (région de Voronej), ce qui permettra de repositionner encore plus rapidement les effectifs des unités en ordre de combat en cas d'offensive ukrainienne dans le Donbass.
  • ce 26 avril, alors qu'il était au plus près des frontières russes un drone stratégique de reconnaissance "Global Hawk" de l'US Air Force a envoyé le signal d'alerte "7600" (perte de communication) après avoir subitement perdu tout contact avec son réseau de satellitaire assurant transmissions et guidage. Il est plus que vraisemblable qu'il s'agit d'une riposte russe au moyen de contre mesures électroniques, pour avertir Washington de calmer le jeu de ses drones espions.
un rappel des caractéristiques du "Global Hawk" ici (§3)

Cette confrontation non armée, digne de la guerre froide réactivée entre Washington et Moscou montre le niveau technologique très élevé et opérationnel de l'armée russe, y compris dans le domaine de la guerre électronique, resté pendant longtemps l'apanage des armées occidentales, au point que ses moyens de mesures et contre mesures électroniques sont capables de neutraliser le fleuron "up to date" de l'armée de l'air étasunienne.

 Complexe russe de guerre élec "Krasukha-4", qui est déployé
le long des frontières, autour des bases, centres stratégiques
mais aussi dans le Donbass depuis la menace d'une attaque
aérienne ukrainienne avec les drones "Bayraktar TB2" qui sont
synchronisés avec le réseau satellitaire pour guider leurs tirs.

Les unités mobiles de guerre électronique, terrestres, maritimes ou aéroportées ont déjà fait leurs preuves contre les moyens de l'OTAN, paralysant les systèmes de tir de destroyers lance missiles de l'US Navy, brouillant les communications radios des états majors, ou coupant le réseau GPS auquel sont synchronisés nombre de guidages missiles modernes. Le 11 avril dernier sur le front du Donbass, les unités ukrainiennes de tout un secteur se sont retrouvées sans liaison satellitaire, donc dans l'impossibilité d'employer des drones d'attaque de type "Bayraktar TB2". Un test réussi pour les complexes républicains de guerre élec "Terricon 2" et qui sortent des usines d'arment de Donetsk. 

Mais, dans ce cas particulier le système russe qui a mis en panique le RQ-4 étasunien est encore plus puissant que le "Krasukha-4" car il a pu atteindre également la communication du satellite relais contrôlant le drone. 

Un avertissement de la défense russe en forme d'humiliation technologique...

Erwan Castel 

Dans le Donbass, les habitants soignent les plaies de la guerre
avec la renaissance du printemps..... russe bien évidemment !

lundi 19 avril 2021

Encore 1 victime civile dans le Donbass


Aujourd'hui 18 avril 2021, les tensions poursuivent leur escalade et sur tous les fronts où les ukrainiens mais aussi les occidentaux peuvent attaquer la Russie :

Sur le front du Donbass...

Les bombardements ukrainiens continuent de s'intensifier, utilisant quasi systématiquement des mortiers lourds de 120mm, frappant sans distinction aussi bien les positions militaires défesives que les zones résidentielles républicaines. Ailleurs ce sont des pièges qui attendent les civils sur leurs chemins quotidiens...


💥 Aujourd'hui 19 avril 2021, un autre civil du Donbass a été tué par l'explosion commandée d'un engin explosif placé sur les rives de la rivière Severodonets sur le front de Lugansk. La victime, un homme de 49 ans se déplaçait le long de la rivière près du village de Novokiyevka, dans le district de Krasnodon, lorsque l'engin explosif a été actionné par un dispositif de commande à distance, matériel déjà utilisé dans ce secteur par les soldats du 3e groupe tactique de la 80e brigade ukrainienne.

Du côté des provocations ukrainiennes, voici quelques exemples significatifs des bombardements de Kiev sur les territoires républicains :

Au Nord du front de la république Populaire de Donetsk, la périphérie de Gorlovka) a été prise sous le feu de l'artillerie ukrainienne pendant plus d'une heure dès les premières lueurs du jour. Un réveil cauchemardesque et quasi quotidien pour les milliers de familles vivant dans ce secteur :

💥19 avril 21, 05h06 à 6h15 : bombardements ukrainiens au Nord Ouest de Gorlovka, au mortier lourd et armes d'infanterie depuis plusieurs positions dont
Dzerjinsk pour les tirs de mortiers. 17 obus de 120 mm tirés.
 
1ère vidéo des bombardements ukrainiens
du 19 avril 21 sur la banlieue de Gorlovoka

05h10: les tirs ukrainiens frappent les secteurs de Glubokaya, de Kurganka et de la mine 19/20.

05h15: les tirs ukrainiens s'étendent vers l'Ouest de la cité,
 
05h19: plusieurs arrivées de gros calibre près de secteur résidentiel de Kurganka,

05h30: les bombardements des banlieues Nord Ouest de Gorlovka se poursuivent, avec une intensité élevée forçant les habitants à rester dans leurs abris.

Sous ces bombardements, plusieurs maisons et un immeuble d'habitations ont été endommagés, ainsi que 8 transformateurs électriques qui ont laissé la zone sans électricité.

Au cours du bombardement ukrainien au Nord Ouest de Gorlovka, plusieurs maisons
ont été endommagées comme celle ci à Kurganka, touchée par un tir direct de 120mm


💥19 avril 21, 06.20 : bombardement ukrainien au mortier du village de Aleksandrovka (Sud Donetsk) depuis Novomikhaìlovka. 10 obus de 120 mm tirés.

💥19 avril 21, 18h02 : bombardement ukrainien au mortier des villages de Mineralnoe et Yakolevka, depuis Avdeevka, 12 obus de 120mm tirés

19 avril 21 après midi, bombardement ukrainien de Yakolevka
(au Nord de Donetsk) a proximité d'"une zone résidentielle

💥 19 avril 21, 18h05 : les bombardements ukrainiens s'étendent aux quartiers Nord de Donetsk (nord Kievsky, Spartak et Oktyabrsky) depuis . 6 obus de mortier de 82mm tirés sur Spartak,

💥 19 avril 21, 18h20 : bombardement ukrainien au mortier du village de Spartak (Nord Donetsk) depuis Opitnoe. 12 obus de mortier de 120mm tirés.

Spartak
Au Sud, Donetsk, en blanc l'aéroport détruit, en jaune la ligne de front 


💥 19 avril 21, 18h25 : tandis que les bombardements ukrainiens continuent au Nord de Donetsk, une très forte explosion est entendue sur le site de la mine 
Novobutovskaya.

19 avril 21 après midi, bombardement ukrainien au Nord de Donetsk

Du côté du front politico-économique...

La confrontation entre Washington et Moscou prend l'allure d'une spirale ascendante entrainant les pays de l'Union Européenne et ceux de l'OTAN possédés par une russophobie hystérique qu'ils déclinent dans tous les les autres fronts: économique, politique, et diplomatique, ce dernier ayant été particulièrement virulent ces derniers jours avec des expulsions en série de diplomates russes pour des prétextes plus fallacieux les uns que les autres :

  • Dans une contradiction totale avec ses déclarations mielleuses, le président étasunien Biden a décidé le 15 avril de l'expulsion de 10 diplomates russes aux prétextes d'une prétendues cyber attaques et ingérences russes dans les élections américaines de 2020, mais dont on a toujours pas vu la plus petite ombre de preuve. Moscou a aussitôt engagé une mesure symétrique.
  • Parallèlement à ces expulsions, Washington a décrété des sanctions économiques contre 32 nouvelles entités et personnes russes pour les mêmes accusations d'ingérence et, interdit aussi à partir du 14 juin aux institutions financières d'acheter directement de la dette émise par la Russie. Sont également sanctionnées 6 sociétés technologiques russes accusées de soutenir le cyber renseignement de Moscou.
  • Et, avec l'Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni et l'Australie, Washington impose aussi des sanctions contre 8 personnes et entités russes liées à "l'occupation de la Crimée".
  • 2 jours plus tard, la République tchèque annonce à son tour l'expulsion de 18 diplomates russes dans le cadre de l'enquête d'un attentat contre un de ses dépôt de munitions en 2014 dont on attend toujours les preuves, mais dont les conclusions tombent, comme par hasard, au moment de cette crise internationale.
  • Et pour ne pas rester étranger à la meute enragée, le gouvernement polonais vient d'annoncer lui aussi l'expulsion de 3 diplomates russe de son territoire.

Du côté de l'Ukraine... et de la France

Zelensky, le gouverneur de la colonie étasunienne Ukraine a réalisé ces derniers jours la tournées de ses parrains occidentaux Macron et Merkel pour s'assurer de leur soutien inconditionnel en les priant à de nouvelles harangues russophobes ce que Macron, ce laquais étasunien s'est empressé de faire dès le lendemain contrairement à Merkel, politicienne aguerrie et surtout partenaire du North Stream 2 qu'elle voudrait bien voir survivre à l'affrontement Washington-Moscou actuel.

18 avril 21, Macron confirme son engagement 
aux côtés de l'Ukraine face à la Russie


Macron, le gouverneur de la colonie étasunienne "France" devrait recevoir un passeport ukrainien après l'interview donnée à CBS news et dont j'ai choisi ci dessus un court extrait illustrant l'asservissement de ce pathétique serviteur des banques et qui  pérore : «nous devons tracer des lignes rouges, être clairs et durs». 

Ce bélître français, autant inculte de l'histoire européenne que fanatique de l'idéologie mondialiste, oublie que la ligne rouge existe déjà depuis 1990, lorsque le président américain (Bush) et le secrétaire général de l'Otan (Wörner) avaient assuré au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, que l'Alliance atlantique ne s'élargirait pas à l'Est au-delà des frontières de l'Allemagne réunifiée.

Et cette ligne rouge, ce sont les occidentaux qui l'ont franchi depuis cette date, élargissant le territoire de l'OTAN à coup de révolutions colorées ou de guerres aux portes de la Russie comme celles qui a installé le chaos en Ukraine avec le Maïdan et dont le rattachement référendaire russe de Crimée et la rébellion du Donbass ne sont que les réponses logiques et légitimes à la libération d'une haine russophobe criminelle.

Et si Macron avait l'honnêteté de reconnaître comme ligne rouge les accords de Minsk et pour lesquels la France s'est portée garante devant l'ONU en septembre 2014 (Minsk1) et février 2015 (Minsk 2), c'est l'Ukraine, qui n'a jamais cessé de bombarder les populations du Donbass, et non la Russie que ce maraud devrait menacer de sanctions.

Seulement voilà, depuis 50 ans, le pouvoir réel de la France n'est plus à l'Elysée mais à Wall Street et sa seule initiative aujourd'hui est d'être un larbin politique et militaire de l'OTAN, en franchissant sans vergogne les lignes rouges internationales, y compris celles sur lesquelles son gouvernorat a apposé sa signature, comme par exemple en vendant des armes à Kiev tout en étant garant du.... processus de paix !

Du côté de l'OTAN...

Le pont aérien logistique de l'OTAN ravitaillant les forces armées ukrainiennes continue de plus belle :

18 avril 21, un nouveau fret logistique pour l'armée ukrainienne arrive des Etats Unis 
 à bord d'un avion cargo C17 de l'Us Air Force, via une escale carburant à Gibraltar.

Puis dans la nuit du 18 au 19 avril, un autre C17 de l'US Air Force, cette fois en venant  
de Ramstein en Allemagne, a fait un nouveau ravitaillement pour l'armée ukrainienne.

Il y a quelques jours, les deux destroyers de missiles américains USS Donald Cook (DDG-75) et USS Roosevelt (DDG-80) de l'US Navy étaient annoncés revenir en Mer Noire (12 avril) mais, tandis que Biden (tenant un poignard dans son dos) promettait au Monde une désescalade des tensions avec Moscou, le Pentagone avait annulé le 14 avril leur entrée en Mer Noire devant laquelle la flotte russe de la Mer Noire avait détaché plusieurs navires.. 

Or voici que "Le groupe de Surveillance BlackSeaNews" et l' "Institut d'études stratégiques de la mer Noire" rapportent ce 19 avril, que ces destroyers ont de nouveau quitté la base navale de l'OTAN de l'île de Crète en direction du Détroit de la Mer Noire."

Un nouvel exemple de cette stratégie schizophrène occidentale du 2 pas en arrière 3 pas en avant !

19 avril 21 matin, les 2 destroyers de l'US navy, en route pour la Mer Noire 
Au Nord Est, la zone des combats sur le front du Donbass.

Et les missions aériennes de reconnaissance de l'OTAN continuent sur un rythme effréné assurant H24 une surveillance des zones frontalières russes et de la ligne de front du Donbass.

19 avril 21, un RQ 4 "GlobalHawk" de l'US Air Force pour une énième mission 
de renseignement militaire de l'OTAN au profit de l'armée ukrainienne.

En fin d'après midi le drone stratégique de l'OTAN continuait ses observations de la ligne de 
front du Donbass et bien au delà jusqu'en Russie, sa technologie ayant 200 km de portée.



Du côté de la Russie...

On estime maintenant entre 120 000 et 150 000 hommes les forces russes regroupées autour de l'Ukraine, à l'intérieur de leurs frontières, de celle du Belarus, de la Transnistrie ou en Mer Noire. Et une force d'intervention qui est redoutable par ces nombreux groupes tactiques mais aussi et surtout par les capacités technologiques modernes de ses missiles, avions, artilleries et blindés. 

Région de Voronej, base russe d'une partie des renforts blindés et artillerie
déployés sur les frontières Nord Est de l'Ukraine (région de Kharkov)


16 avril 21, région de Pskov à Polkovaya,
convoi ferroviaire de la 76e VDV en direction de la Crimée avec des 
BMD des véhicules du génie, des stations de radios mobiles (couvertes)

Pour élargir autour de la Crimée son espace de protection aérien et maritime aux delà des 12 milles marins (soit 22 km 224) réglementaires, la Russie a déclenché des exercices maritimes et de protection côtière réglementaires pour lesquels elle a le droit de d'imposer des zones d'exclusion aériennes et maritimes pour des motifs de sécurité.



De quoi bien emmerder les vautours et les requins de l'OTAN qui viennent renifler depuis 1 mois la péninsule russe d'un peu trop près.


En conclusion...

Sur fond d'une envenimation des relations diplomatiques et d'une exacerbation de la guerre économique menée contre la Russie, cette journée reste marquée par une nouvelle victime civile sur le front de Gorlovka et de nouveaux et puissants bombardements ukrainiens sur les fronts de Gorlovka et Donetsk.

Erwan Castel