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samedi 29 octobre 2022

L'OTAN en guerre contre la Russie

 


L'évènement militaire de ce 29 octobre 2022 est une nouvelle série d'attaques ukrano-atlantistes réalisées contre la base navale de Sébastopol en Crimée.

Je ne reviendrai pas ici sur la stratégie exponentielle d'équipement des pays occidentaux au profit des forces armées ukrainiennes mais bien ici sur la stratégie d'engagement des forces de l'OTAN sur le théâtre d'opérations russo-ukrainien et qui vient de franchir ce 29 octobre 2022 un nouveau cap avec une série d'attaques contre la base de la flotte russe de la Mer Noire, à Sébastopol.

Cette nuit une vague de drones aériens (entre 12 ou 16 selon les sources) a attaqué sans succès la base de la flotte de la Mer Noire, abattus par la défense antiaérienne de Sébastopol. 
L'artillerie antiaérienne de Sébastopol en action

Plus tard, aux premières heures matinales, une seconde attaque a été lancée cette fois avec des drones marins dont certains ont réussi à traverser la défense russe pour toucher 2 bâtiments de surface : la frégate lance missiles de classe 11356R "Amiral Makarov, qui a été endommagée ainsi que le dragueur de mines "Ivan Golubets" qui escortait les exportations céréalières quittant Odessa. En outre une digue du port a été également touchée dans la baie voisine de Yuzhnaya.

Il s'avère dès à présent que cette attaque contre la base navale russe de Sébastopol a été non seulement faite avec l'assistance d'un soutien aérien électronique de l'OTAN, mais également avec des drones d'attaque marins britanniques très vraisemblablement pilotés à distance par des spécialistes de sa majesté le roi de la perfide Albion.

Attaque des drones marins britanniques 

Alors que les propagandistes pro-russes racontaient comme à leur habitude ridiculement contre productive que tous les drones avaient été abattus ou pire que les fumées qui s'élevaient sur la côte étaient celles de pneus  brulés pour un exercice des mobilisés, les propagandistes ukro-atlantistes tentaient de nous faire croire que la flotte de la Mer Noire n'existait plus pour apporter plus de crédit à une victoire médiatique certaine.

Ce qui est sûr, c'est que l'OTAN est ici l'acteur principal des attaques, tout comme lors de celle contre le croiseur Moskva le 13 avril dernier et qui devait provoquer son naufrage. 

1 / L'assistance aérienne électronique 

Les aéronefs de renseignement de l'OTAN reniflent le conflit depuis 2015, des drones d'observation stratégiques ou avions de guerre électronique, de plus en plus fréquents et en plus grand nombre, jusqu'à assurer une permanence quotidienne le long des frontières russes et de la ligne du front du Donbass pendant 8 ans. Le Pentagone a reconnu plusieurs fois que les informations collectées par ses ressources aériennes mais aussi satellitaires été transmises à l'Etat-Major ukrainien lorsqu'elles le concernaient.

Depuis février les aéronefs de l'OTAN qui, au dessus de l'Ukraine, ont passé le relais à une constellation de satellites militaires et privés, se sont repliés dans l'espace international de la Mer Noire ou ceux de pays de l'OTAN (Pologne, Roumanie, pays baltes etc)

Ainsi, au même moment que se déroulaient les attaques contre Sébastopol des aéronefs de l'OTAN étaient en mission dans le même secteur !


2 / L'armement spécialisé de l'OTAN

Concernant les drones marins qui ont atteint leurs cibles, ce ne sont pas des armes ukrainiennes comme l'étaient par exemple les missiles anti-navires "Neptune" qui ont frappé le "Moskva" en avril, mais des drones "high tech" de la Royal Navy.


A priori le type de drone utilisé est un modèle de drone "ultra" perfectionné de conception britannique et il 
est hautement improbable que le service et l'usage parfaitement maitrisés soient assuré par des opérateurs ukrainiens mais bien par des spécialistes de l'OTAN.

Comme pour les drones aériens, plusieurs drones marins semblent avoir été lancés vers leurs cibles certainement pour obtenir plus d'effet destructeur mais aussi saturer les systèmes de défense russe et réussir pour quelques uns d'entre eux à traverser leurs boucliers. 

Ici un drone marin britannique qui a été détruit
par un hélicoptère MI 8 des gardes côtes russes 

De la co-belligérance à la belligérance 

Non loin de la Crimée se trouve la base d'Ochakov (dans l'embouchure du Boug Méridional à l'Ouest de Kherson) qui abrite le "73ème centre des opérations spéciales maritimes", qui avant février était encadré par environ 300 membres des SBS et SAS britanniques, officiellement "instructeurs". Cette base officieuse de l'OTAN a ouvert en 2017 et je doute fort que tous les SBS soient partis en février !

En réaction à cette nouvelle attaque contre Sébastopol, la Russie a décidé de suspendre sa participation à "l'accord sur les céréales" et a interpeller l'ONU au sujet de cette attaque d'aujourd'hui et celle contre les North Stream I et II de la Baltique qui portent sans conteste la signature de l'OTAN dans leur exécution et constituent donc de facto un "casus belli" contre la Russie.

L'OTAN participe directement depuis avril à des attaques "ukrainiennes" contre les ressources et les forces russes, avec une probabilité croissante devenue aujourd'hui certitude. Quelle sera la réponse de la Russie sachant qu'elle a été déjà promise en cas de ce type de scénario. 

Moscou se doit de réagir vite et fort car sinon les discours forts du Kremlin sur la défense forte du sanctuaire national se dégonfleront comme des ballons de baudruche invitant les ukro-atlantistes à pousser toujours plus loin dans l'inadmissible leurs attaques provocatrices. 

Le temps des "opérations spéciales" est bel est bien terminé, celui de la guerre doit commencer !

Erwan Castel

dimanche 9 octobre 2022

Merci monsieur Vernochet !

Jean Michel Vernochet est un géopolitologue et un essayiste pertinent observant l'hégémonie mondialiste et dénonçant depuis des années sa stratégie esclavagiste et dont les conclusions le classent bien évidemment comme un penseur "d'extrême droite" aux yeux de cette bien pensance occidentale pratiquant la "reductio ad hitlerum" lorsqu'elle ne peut opposer des arguments au bon sens commun des peuples. Je suis moi même accusé régulièrement d'être de la "fachosphère" bien que ma pensée évolutive soit plutôt situationniste, fédéraliste voire anarchiste (au sens philosophique du terme). Mais cela se saurait si les "chiens de garde" médiatiques de la dictature marchande comme ceux de BFMTV, Libération, RTBF, Streetpress, etc. affichaient ne serait ce que l'ombre d'une honnêteté intellectuelle et déontologie professionnelle.

Dans cet entretien à 2 voies réalisé avec Pierre Plas, Jean Michel Vernochet rappelle les enjeux fondamentaux et les menaces globales de ce conflit qui est le déclinaison d'un combat eschatologique concernant toute l'humanité.

Source : RadioInfoCité

Un regard mesuré et ancré sur un choc métapolitique en cours...

Erwan Castel


samedi 8 octobre 2022

Le pont de Crimée attaqué !


Dernière minute à 09h00

Selon les premières conclusions de l'enquête, le pont de Crimée a été attaqué à l'aide d'un camion bourré d'explosifs. Sous l'explosion 4 travées du pont automobile se sont effondrées et plusieurs wagons citernes du train qui circulait en surplomb ont été incendiés. Les réparations prendront au minimum 1 mois et un ferry est déjà mis en place pour assurer la continuité du trafic.

Vidéos surveillance montrant l'explosion du camion

Ce mode opératoire terroriste de grande envergure laisse à penser qu'il pourrait-être répliqué sur d'autres fronts et dans d'autres villes russes, surtout dans le contexte des liens développés entre les bandéristes et les fondamentalistes islamistes qui sont les spécialistes de ce genre d'attaque terroriste suicide.
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07h15 :

Alors qu'un "expert" français pro russe déclarait en septembre, dans une de ses logorrhées hebdomadaires insipides, que "le pont de Crimée n'est pas un objectif militaire" pour les ukrainiens (comment un ex-officier peut sortir de telles conneries lorsque tout le monde sait que la logistique et les renforts russes pour le front de Kherson transitent par l'isthme de Kertch, les ukro-atlantistes ont réalisé leur première attaque contre ce cordon ombilical reliant la péninsule Crimée à la Russie continentale (Kraï de Krasnodar).

Le pont de Kertch a été attaqué tôt ce matin du 8 octobre 2022, aux environs de 06h00,  alors qu'un convoi ferroviaire logistique russe le traversait. 

Selon les autorités russes, "le pont ne serait pas endommagé". Cependant selon d'autres sources une travée routière voisine du convoi est visiblement endommagée tandis qu'un wagon citerne en feu menace d'autres wagons chargés de carburant, d'armes et de munitions.


Si la thèse de l'accident n'est pas complètement écartée la probabilité d'une attaque ukro-atlantiste est très élevée compte tenu de l'évolution militaire du front de Kherson où les forces russes reconstituent une puissance qui sera capable prochainement de lancer des contre attaques contre les forces de Kiev progressant sur leur tête de pont mais même une offensive majeure en direction de Nikolaïev / Odessa. 

Quant au mode opératoire cela pourrait être un acte sabotage ou une attaque maritime, une attaque de drone suicide ou antichar (difficile avec le bouclier anti aérien existant mais pas impossible) ou un tir d'un HIMARS étasunien, ce qui signifierait que, contrairement aux déclarations étasuniennes (comme d'habitude) les USA ont bien livré à leur proxy ukrainien les missiles longue portée ATACMS (300 km) mettant cet objectif stratégique majeur à la portée de la ligne de front de Zaporodje située à 270 km environ. 

Personnellement je doute que ce soit un simple accident au niveau 
du train qui ait pu endommager ainsi la partie routière mais plutôt 
plusieurs explosions provoquées par des drones ou des  missiles 

Contrairement aux déclarations initiales se voulant rassurantes, le pont de Crimée a bel et bien était sévèrement endommagé sur sa partie ferroviaire et une partie routière qui a été coupée sur 250 mètres (4 segments). Vu l'importance des dégâts subis sur sa partie routière il est évident que c'est cette dernière qui a été visée directement, le convoi ferroviaire ne constituant que le ricochet de l'attaque.

La destruction du tablier routier voisin peut accréditer également 
la thèse d'une attaque réalisée par un drone kamikaze sous marin 

Les thèses d'une attaque réalisée par drone kamikaze ou par missile ATACMS me paraissent d'autant plus plausible que pour le cas de l'HIMARS, ce mode opératoire consistant à viser un pont lorsqu'il est traversé par un convoi logistique a déjà été exécuté lors de bombardements précédents sur le pont Antonovka de Kherson.

Si on relie cette attaque à celle menée le 27 septembre contre les gazoducs de la mer Baltique, on ne peut exclure que celle ci ait été également menée par des forces spéciales sous-marines de l'OTAN. Ceci constituerait alors un acte gravissime et une entrée de plein pied de l'OTAN dans le conflit !

Cela confirme une fois de plus l'implication offensive des ressources de renseignement de l'OTAN car seul le réseau des satellites militaires de l'OTAN déployés au dessus du conflit russo-ukrainien ont pu transmettre en temps réel la nature le moment et la localisation du train logistique traversant le pont de Kertch.


Cette attaque du pont de Kertch constitue une nouvelle escalade ukro-atlantiste majeure après celles dirigées contre les régions russes frontalières (particulièrement le secteur de Belgorod au Nord de Kharkov) et la péninsule de Crimée. Nul doute qu'il faut y voir à la fois un acte militaire visant une nouvelle fois la logistique russe et ue provocation politico-médiatique visant le la réalisation majeure et symbolique du rattachement de la Crimée à la Russie.

Encore un coup porté contre la fierté russe et qui appelle l'Etat- Major russe dont le commandement du front vient d'être confié au général Sergeï Surovikin, a régir promptement et violemment contre les forces ukro-atlantistes.... mais aussi contre les ressources étasuniennes assistant leurs attaques militaires.

Erwan Castel

vendredi 30 septembre 2022

"Casus Belli" de l'OTAN en mer Baltique !

La "guerre des tubes" sous tend et même initie nombre des conflits modernes de l'Asie centrale à l'Europe en passant par le Moyen Orient, et aujourd'hui elle refait surface en mer Baltique sur fond d'un conflit russo-ukro-atlantiste.

3 explosions, suivies d'une quatrième ont gravement endommagé les gazoducs russes "North Stream I" et "North Stream II" en mer Baltique dans le secteur de l'île danoise de Bornholm. Ce sabotage constitue une étape majeure dans l'exacerbation de la confrontation Est-Ouest dont l'épicentre ukrainien traditionnel est entré en 2014 dans une phase éruptive exponentielle gravissime. 

Cet événement est en effet majeur à plus d'un titre :
  • sur le plan politique, c'est un nouvel acte de représailles russophobe répondant au processus de rattachement référendaire organisé dans les régions du Donbass et de la Novorossiya, dans la communication occidentale habituelle de l'inversion accusatoire,
  • sur le plan économique l'attaque des gazoducs russes coupe un des derniers fils géoéconomiques reliant la Russie à l'Europe, précipitant cette dernière dans la dépendance du gaz de schiste nord-américain, 
  • Sur le plan militaire enfin, dans la conduite du conflit russo-ukrainien, c'est la première attaque "100% OTAN" réalisée militairement contre une ressource stratégique russe, et qui plus est, en dehors du théâtre d'opérations ukrainien.
Le 27 septembre, au moment où s'achevaient les référendums irrédentistes dans les régions à l'Est de l'Ukraine, les gazoducs entre la Russie et l'Allemagne ont été sabotés dans un espace maritime sous contrôle des autorités occidentales et dans lequel opéraient des forces navales de l'OTAN. Cette opération sous-marine effectuée entre 50 et 100 mètres de profondeur n'a pu être organisée qu'avec des moyens et des spécialistes militaires (sous marin)  que seules des armées nationales possèdent.



1 / Un nouveau délire occidental


La propagande occidentale accuse la Russie d'avoir miné 
les gazoducs "North Stream I & II" lors de leur construction

Une enquête a été immédiatement ouverte par la Russie et les pays riverains de la zone maritime concernée, mais tous s'accordent déjà sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un accident ni même d'un attentat terroriste artisanal.

Mais déjà on observe la propagande occidentale de l'absurde s'envoler vers de nouveaux sommet de l'hystérie russophobe, affirmant que c'est la Russie (qui contrôle le robinet du gaz) a détruit ses propres gazoducs lesquels sont le fleuron de l'exportation de sa puissance économico-stratégique ! Un délire occidental qui depuis plusieurs années est entré dans une dimension psychiatrique et, depuis le crash du MH17 en juillet 2014, est devenue incurable !

Il faudra ici aussi probablement attendre des années pour confirmer l'identité des auteurs de cette attaque majeure.


2 / Un feu vert pour le "projet des trois mers"

L'une des conséquences économiques majeures de cette attaque va être la mise en oeuvre urgente au seuil de l'hiver du projet énergétique étasunien pour l'Europe appelé "Trois mers" car il relie les mers Baltique, Adriatique et Noire avec un réseau de gazoducs devant distribuer le gaz de schiste Nord américain.

Ce projet énergétique mondialiste, appelé "Trimorye",  "Three Seas Initiative" (ITM) ou encore  "Balto-Adriatic-Black Sea Initiative" (BACHI), regroupe 12 pays d'Europe de l'Est, qui sont pays de l'OTAN, et rejoint bien sûr en tant que "partenaire" par le dernier laquais régional de l'Oncle Sam: l'Ukraine !

Autriche, Bulgarie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie,
Slovénie, Slovaquie, Croatie, Tchèquie, Estonie et maintenant Ukraine 

Il s'agit pour la ploutocratie mondialiste d'organiser un réseau d'acheminement et de distribution du gaz de schiste nord-américain et bien sûr d'en assurer le monopole ! Tandis que des terminaux gaziers sont construits en urgence en Pologne, en Lituanie, en Croatie, en Grêce et en Bulgarie, des gazoducs les reliant aux consommateurs se multiplient comme le "Baltic Pipe" polonais par exemple. Et bien sûr la viabilité de ce projet qui doit imposer un gaz de schiste beaucoup plus cher que le gaz russe ne peut être réalisé que par l'éviction pure et simple de ce dernier du marché européen.

Et ici l'Ukraine, malgré son statut juridique subalterne de "partenaire" au projet s'avère en réalité en être la pierre d'angle principale car l'Ukraine qui était le principal transitaire du gaz russe dispose d'un réseau opérationnel de gazoducs important desservant les pays de l'Est et du Sud-Est européen et surtout d'immenses installations de stockage souterrain situées dans l'ouest de l'Ukraine estimé à 25,6 milliards de mètres cubes qui seraient vitales pour la période hivernale. La veille de la destruction des gazoducs russes maritimes, e 26 mars, le ministre ukrainien de l'Énergie, German Galushchenko, a fait la proposition suivante :


"L'Ukraine dispose d'une importante capacité de stockage de gaz naturel - nos réserves souterraines sont les plus importantes d'Europe. Dans notre initiative RESP, nous proposons d'utiliser nos installations UGS pour créer une réserve de gaz stratégique pour les pays d'Europe."

Mais ce projet énergétique nord américain n'est pas seulement une bataille de l'hégémonie mondialiste contre concurrence économique russe mais aussi un moyen pour augmenter l'endiguement de la Russie, et la vassalisation des pays européens.

Cette stratégie occidentale qui sera modernisée et nommée « containment » par Georges Kennan en 1945 est ancienne: elle remonte au minimum à la fin du XVIIIème siècle lorsque la libération des territoires russes de la Mer Noire occupés par les ottomans a ouvert la concurrence russe à la thalassocratie britannique laquelle organisait alors sa suprématie dans les mers chaudes via la "route des Indes". Depuis, les énergies fossiles ont démultiplié les enjeux et les menaces et exacerbé la confrontation entre les super-puissances étasunienne, russe et chinoise. 

Mais cette guerre économique des puissances marchandes de la Mer contre les puissances traditionnelles de la Terre (voir le travail socio-anthropologique de Zigmunt Baumann à ce sujet) ne peut être mis en œuvre par la lointaine thalassocratie étasunienne, devenue chef de file de l'hégémonie capitaliste, qu'avec la complicité des pays européens. Cette servitude volontaire occidentale a été obtenue par la domestication des populations européennes par les totalitarismes étatiques capitalistes, leur vassalisation logique au marché mondial et la fracture impérative entre Occident et Eurasie. On observe cette dernière stratégie de clivage du continent européen s'opérer dès la moitié du XIXème siècle avec notamment la guerre de Crimée qui place déjà la Mer Noire et l'Ukraine en première ligne de la confrontation Est-Ouest. 

Plus tard le Etats capitalistes occidentaux n'auront de cesse que de briser toutes les tentatives de coopération politique, économique ou militaire entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, notamment l'Allemagne. Parmi les géostratégies russophobes cherchant à isoler de l'Europe occidentale la Russie  figure celle du polonais Jozef Piłsudski et nommée "Intermarium"  et dont le projet énergétique des "Trois mers" n'est que la déclinaison actuelle initiée par la production du gaze de schiste, avec, en plus de nourrir le complexe industriel étasunien, les mêmes objectifs initiaux: affaiblir la Russie et l'Allemagne qui sont les moteurs potentiels d'une puissance économique concurrente au marché mondial.


3 / Une attaque directe de l'OTAN contre la Russie

Les 4 explosions au total qui ont été enregistrées contre les gazoducs "North Stream I & II" ne peuvent être dues qu'à une opération militaire importante et que seules des forces armées modernes et dotées d'équipement et commandos marines spécialisés peuvent réaliser. 

Les sabotages ont été révélés car du gaz était resté dans les gazoducs et il est venu bouillonner en surface juste après que les sismographes danois aient enregistré plusieus explosions sous marines. 

Les quatre sabotages ont été réalisés entre 50 et 130 mètres de profondeur contre des structures réalisées avec des tubes de 12 mètres de long, 1.2 m de diamètre, pesant 24 tonnes et fabriqués dans un acier ultra résistant de 15 cm d'épaisseur capable de résister à la pression sous marine et celle du gaz, et enveloppés dans un sarcophage de béton .

Le polonais Radek Sikorski, député européen et 
ancien ministre polonais des affaires étrangères  a
 supprimé un tweet de remerciement pour l'attaque
contre les gazoducs russes en mer Baltique.


Jusqu'à présent les forces de l'OTAN avaient limité leur cobelligérance à une stratégie d'équipement militaro-industriellle, une stratégie d'engagement par proxy ukrainien ou privé ou une stratégie de renseignement opérationnel via leurs satélittes d'observation et aéronefs de guerre électronique. 
Ce 27 septembre, même si l'écusson national des forces spéciales ayant réalisé cette attaque n'est pas encore connu il est évident qu'il s'agit d'un acte mené par l'Etat Major de l'OTAN et confié à ses grenouilles étasuniennes, britanniques ou françaises par exemple qui ont toutes les capacités à mener ce type de mission

Voilà ce que promettaient les faucons de guerre étasuniens concernant les "North Stream" :

Victoria Nuland, le 27 janvier 2022 : "Si la Russie
envahit l'Ukraine, le North Stream II s'arrêtera,
d'une façon ou d'une autre !"

Jo Biden le 7 février: "si des chars russes traversent
la frontière ukrainienne alors, il n'y aura plus de 
North Stream . Nous y mettrons fin et je vous promets
que nous avons les moyens de le faire" 

Pour le moment les russes qui restent fidèles à leur intelligence diplomatique de ne jamais accuser avant les conclusions des enquêtes en cours (contrairement aux hyènes occidentales) n'ont pas engagé de riposte mais, nul doute qu'elles interviendront symétriquement dès que l'écusson des grenouilles de l'OTAN aura été confirmé.

Car cette attaque est de facto et de jure un casus belli !

Pour conclure provisoirement ce chapitre il est également à noter qu'au même moment et au même endroit se déroulaient des exercices navals de l'OTAN avec mise en situation de commandos marines.


En conclusion

Réparer à court terme les gazoducs russes de la Baltique me semble difficile, tant sur le plan technique que contextuel et je pense même que d'autres attaques vont intervenir sur les gazoducs russes, ici ou ailleurs.

Cette attaque qui pénalise bien sûr la Russie mais aussi et surtout les pays européens va à court terme augmenter leur dépendance servile vis à vis des USA, fragiliser l'économie allemande qui était le bouclier de leur indépendance économique et renforcer l'Ukraine dans son partenariat stratégique avec l'OTAN.


Pour la Russie, une fois encore en train de subir la stratégie belliciste mondialiste, une réaction militaire totale s'impose de plus en plus pour sauver son existence en tant que puissance indépendante et après le front de la Mer Noire, de se préparer à affronter également l'OTAN sur le front de la Mer Baltique que les anglo-étasuniens viennent d'ouvrir avec cette attaque sur les gazoducs "Northstream".

Reste l'inconnue de la réaction de Berlin, car cette attaque est aussi un coup direct porté contre la puissance industrielle allemande, mais je doute que cela déclenche une mutinerie au sein de la meute atlantiste.

Chaque jour les mondialistes surfant sur l'onde de choc grandissante du Maïdan précipitent un peu plus la Russie et les peuples d'Europe vers un chaos total !

Erwan Castel

mercredi 21 septembre 2022

"Nous rentrons à la maison !"


Sur le front russo-ukrainien, si les mouvements opératifs ont fortement diminué côté ukrainien en revanche l'intensité des combats n'a pas faibli, bien au contraire, car les forces ukro-atlantistes maintiennent leurs pressions offensives dans de nombreux secteurs et les forces russo-républicaines, qui ont reçu leurs premiers renforts au lendemain de la percée réussie par les forces ennemies à l'Est de Kharkov, sont visiblement en train de se réorganiser pour une nouvelle phase offensive avec des moyens et des objectifs plus élargis.

Situation générale du front au 21 septembre 2022

Concrètement du Nord au Sud:

  • Sur le front de Kharkov, si de violents combats se poursuivent dans les quartiers Est de Koupiansk sur la rive gauche à l'Est de l'Oskol, le front s'est stabilisé sur cette rivière entre la frontière de la région russe de Belgorod au Nord et le front au Nord de Slaviansk où elle passe le relais à une autre rivière dans une orientation Ouest Est : la Donets (ou Siversky Donets).
  • Sur le front de Slaviansk, à partir de deux têtes de ponts réalisées sur la rivière Donets et d'une autre en aval du barrage sur l'Oskol, les forces ukrainiennes attaquent et cherchent à encercler la ville de Krasni Liman qi verrouille leur progression vers l'Est le long de la Donets subissant des pertes importantes de la part d'une garnison russe renforcée, mais pas assez fournie pour mener des contre attaques.
  • Sur le front de Severodonetsk Lisichansk, les forces ukrainiennes ont repris aux forces alliées la localité de Bilogorovka à partir de laquelle elles pourraient mener une troisième tête de pont sur la Donets et/ou mener des attaques en direction de Lisichansk s'ils elles n'étaient pas bloquées par un manque d'effectifs d'assaut et d'appuis et une forte résistance alliée qui a également renforcer ce secteur du front Nord Donbass
  • Sur le front d'Artemovsk, au Nord de la ville, les forces alliées peinent depuis 2 mois à conquérir le point d'appui de Soledar dans des combats de rues lents et très couteux et plus au Sud, ne disposent pas d'effectifs suffisants pour réaliser rapidement un mouvement offensif enveloppant cette ville d'Artemovsk que les ukrainiens ont de plus renforcé avec des unités d'infanterie et d'artillerie.
  • Sur le front de Donetsk, de violents combats continuent autour des bastions ukrainiens de Avdeevka, Krasnogorovka et Marinka, au Nord Ouest et Sud de la cité républicaine soumise à des bombardement meurtriers ukrainiens de plus en plus importants dirigés contre ses populations civiles. Plus au Sud sur l'amorce du front de Zaporodje les 2 adversaires repoussent leurs attaques mutuelles dans le secteur de Vougledar.
  • Sur le front de Zaporodje, le situation est relativement stable, essentiellement animée par des duels d'artillerie et quelques reconnaissance offensives de part et d'autre, principalement dans le secteur au Sud de la ville, près du Dniepr, d'où pourrait surgir une nouvelle offensive ukrainienne en direction de Energodar le long de la rive gauche (Sud) du fleuve ou vers Melitopol, en direction de la Mer Noire.
  • Sur le front de Kherson, l'offensive ukrainienne engagée contre les forces russes déployées au Nord du Dniepr, malgré des pertes et des échecs tactiques se poursuit à partir de la tête de pont d'Andrivka sur la rivière Ingoulets et du saillant de Visokopillya, au Nord Est, mais toutefois sans obtenir de succès significatifs, en dehors des destructions par les HIMARS étasuniens des infrastructures russes à l'arrière du front.
Illustrant parfaitement cette exacerbation 
en cours des opérations militaires alliées
voici le bombardement incendiaire d'unités
ukrainiennes sortant d'Ozerne pour opérer
vers le contournement Est de Krasni Liman.

Arrivant sur le flanc occidental de la Fédération, de nombreuses forces russes terrestres appartenant à la Garde Nationale et au Corps de défenses sont en train de se déployer autour de l'Ukraine ainsi que de nouveaux appuis aériens avec notamment des moyens stratégiques lourds (bombardiers Tupolev 95 par exemple) qui jusqu'ici n'avaient quasiment pas été engagés. A noter également des renforts importants au sein des forces auxiliaires russes comme le groupe Wagner et les volontaires tchétchènes qui alignent chacun l'équivalent d'une division.

De leur côté, l'essoufflement rapide des forces ukrainiennes tend à confirmer que leur percée à l'Est de Kharkov et leurs têtes de pont réalisées sur les rivières Oskol et Donets au Nord et Ingoulets au Sud risquent d'être qualifiées de "victoire à la Pyrrhus" tant elle ont subi des pertes importantes et raclé les fonds de tiroirs des réserves opérationnelles. Et je n'en veux pour preuve que les nouveaux renforts ukrainiens acheminés en urgence par trains vers Kharkov, mais qui sont puisés dans les forces de défense de Kiev. 

En résumé le front russo-républicain, après les initiatives opératives ukrainiennes des fronts Sud et Nord est dans l'attente d'un nouveau changement stratégique pour lequel la Russie, qui veut reprendre une initiative offensive forte sur le terrain, vient d'ouvrir le prologue politique: 


Un prélude politique au "Vent du Nord" 

Souvenons nous qu'après l'échec des dernières actions diplomatiques russes proposant un traité de sécurité collective pour mettre un terme au conflit dans le Donbass et avant d'engager l'option militaire pour contraindre le régime de Kiev à en respecter les principes, une reconnaissance officielle des Républiques de Donetsk et Lougansk a été votée par le parlement russe le 21 février, aussitôt suivi d'un accord d'assistance militaire mutuelle.

Aujourd'hui dans le même souci de préparer le terrain politique et de donner une dimension juridique aux nouvelles opérations militaires qui font probablement fondre sur l'Ukraine prochainement, la Russie avec ses alliés a engagé le processus d'intégration référendaire des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, mais aussi des régions de Zaporodje et Kherson. 

Voici le type d'adresse envoyé par les gouvernements de Donetsk et Lougansk ainsi que par les administrations russes de Kherson et Zaporodje, ici le message envoyé par Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk :

Cher Vladimir Vladimirovich!


Je vous prie d'envisager l'entrée de la République populaire de Donetsk dans la Fédération de Russie le plus rapidement possible en cas de décision positive à l'issue du référendum, ce dont nous ne doutons pas. Le peuple du Donbass, qui souffre depuis longtemps, méritait de faire partie d'un grand Pays qu'il considérait toujours comme sa Patrie.
Cet événement sera la restauration de la justice historique, dont des millions de personnes russes aspirent à l'avènement.

Denis Pushilin,
Chef De La République Populaire De Donetsk

  1. Des référendums vont donc se dérouler du 23 au 27 septembre dans les territoires de Lougansk; Donetsk, Zaporodje, Kherson concernant le retour de ces territoires historiquement et identitairement russes au sein de la Fédération de Russie.
  2. Les résultats officiels seront annoncés le 28 ou le 29 septembre, après quoi les territoires concernés dont les républiques populaires de Donetsk et Lougansk pourront envoyer un demande officielle d'adhésion à la Russie. 
  3. Le 30 septembre ou le 1er octobre, cette demande pourra être officiellement accordée et les documents pertinents seront signés au Kremlin avec la participation de Poutine, Pouchiline et Pasechnik.

Voici le témoignage de Charles d'Anjou, 
actuellement en reportage sur les fronts 
russo-ukrainiens concernant ces référendums.

L'Institut républicain de Crimée pour la recherche politique et sociologique a mené une enquête auprès de la population des territoires libérés :

Ceux qui sont prêts à participer à un référendum sur l'adhésion à la Russie :
- DPR - 86%,
- LPR - 87%,
- Région de Kherson - 72%,
- Région de Zaporozhye - 83%.
Ceux qui soutiennent l'entrée de leurs régions au sein de la Fédération de Russie :
- RPD - 94%,
- LPR - 93%,
- Région de Kherson - 80%,
- Région de Zaporozhye - 87%.

Ce référendum d'intégration à la Russie, que le Donbass appelle de tous ses voeux depuis 8 ans, risque d'être le scrutin le plus dangereux de l'Histoire, depuis sa tenue technique sous la menace des canons ukro-atlantistes jusqu'à ses conséquences diplomatico-militaires inévitables à venir. Mais il est l'étape nécessaire pour que soient enfin mis en mouvement les moyens permettant d'en finir avec cet impérialisme occidental !


Voilà le très prochain tracé modifié des frontières entre l'Ukraine et la Russie
Ce tracé inclus du Nord au Sud les Républiques de Donetsk et Lougansk, les régions
de Zaporodje et Kherson, dans leurs territoires contrôlés et ceux encore occupés par Kiev.
Du côté de Moscou

Le président de la Douma a répondu que le parlement soutient le processus de référendum et étudierai à son issue la demande potentielle d'un rattachement à la Fédération de Russie. De son côté, Dimitri Medvedev, ancien président de la Fédération et actuel Vice-président du Conseil de sécurité de Russie à déclaré:

"Les référendums dans le Donbass sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants de la LNR, de la DNR et d'autres territoires libérés, mais aussi pour le rétablissement de la justice historique."
Ils changent complètement le vecteur du développement de la Russie depuis des décennies. Et pas seulement notre pays. Car après leur mise en place et l'acceptation de nouveaux territoires en Russie, la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible.
L'empiètement sur le territoire de la Russie est un crime dont la commission vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense. Mais il n'est pas moins important qu'après les amendements à la Constitution de notre État, pas un seul futur dirigeant de la Russie, pas un seul fonctionnaire ne puisse revenir sur ces décisions.
C'est pourquoi ces référendums sont si redoutés à Kyiv et en Occident. C'est pourquoi ils doivent être effectués"

Dernière minute !: 

Le Président Vladimir Poutine est intervenu ce 21 septembre pour signifier qu'un décret a été signé, et en vigueur dès de jour, concernant une mobilisation partielle dont les principaux points sont les suivants :

- La mobilisation partielle concerne les réservistes (300 000 pour commencer)

- Les mobilisés avant leurs déploiement recevront une formation militaire complémentaire tenant compte de l'expérience des opérations spéciales en cours

- L'objectif immédiat est la libération complète du Donbass ;

- le statut juridique des volontaires et des milices du Donbass va être défini rapidement

- en cas de menace à l'intégrité territoriale de la Russie, tous les moyens disponibles seront utilisés. 

Du côté de l'OTAN, 

Sur le plan politique, Washington et ses valets ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaitraient pas les référendums engagés, ce qui n'est pas surprenant pour ces pseudos "démocraties" qui ne reconnaissent que les référendums qu'ils organisent et à condition que les résultats soient favorables à leurs intérêts ploutocratiques.

Sur le plan militaire c'est une autre affaire car si les territoires concernés demandent leur rattachement à la Russie et que le parlement russe l'accepte, cela signifie que ces régions appartiendront au sanctuaire national de la Fédération et par conséquent bénéficieront de toutes les protections adéquates, y compris celle définie par la nouvelle doctrine d'emploi de l'arme nucléaire dont la dimension défensive sera alors activée pour leurs territoires. 

Si l'OTAN persiste à poursuivre sa cobelligérance, devenue depuis plusieurs mois une belligérance factuelle exponentielle, elle n'aura pas d'autre choix que d'entrer officiellement en guerre avec la Russie en déployant des troupes en Ukraine, d'abord à l'Ouest (bouclier antiaérien puis aérien) puis progressivement vers la ligne de front jusqu'au premier affrontement avec une force russe qui risque de faire déborder le volcan ukrainien dans toute l'Europe, réveillant (enfin) les populations occidentales et les mettant (je l'espère) en face de leur servitude suicidaire !

"Brigitte, fais tes valises, on déménage dans le bunker !"

Car ses territoires de ces régions qui restent à libérer seront alors "de jure" des territoires nationaux russes occupés par une force militaire ennemie. Le 8 juillet dernier, le Président Poutine avait déclaré "nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses". Aujourd'hui, "de facto" les "choses sérieuses" viennent de commencer !

En procédant à nouveau, comme en février, par un processus politique préalable, le président Poutine ne fait pas que jeter les bases juridiques sur lesquelles il va organiser contre  les ukro-atlantistes un nouveau format militaire plus radical, mais aussi il offre une ultime occasion à l'OTAN de jeter l'éponge et de revenir à la raison commune avant que ne claque définitivement la porte des négociations et s'ouvre celle de la guerre totale. 

Là où certains verront une "fuite en avant du président russe" je ne vois que la logique mortifère d'une stratégie atlantiste commencée au lendemain de l'effondrement du bloc soviétique il y a 30 ans et qui,  de crise en intervention armée, de coup d'Etat en conflit militaire, a finalement réussi a pousser la Russie dans ses derniers retranchements d'où depuis février 2022 elle n'a plus d'autre choix que de "ramasser le gant" avant qu'il ne soit trop tard. On ne peut se réjouir de cette cinétique infernale conduisant les peuples dans ce nouveau chaos mondial, car avant que ne se construise (je l'espère de tous mes voeux) un nouveau paradigme multipolaire respectant les diversités humaines, il va nous falloir d'abord affronter les conséquences dramatiques de l'ouverture criminelle de cette boite de Pandore un jour de février.... 2014 sur le Maïdan ! 

La grande inconnue pour les semaines à venir est de savoir quel va être le niveau de réaction de l'OTAN, avec quel statut, et quels moyens. La stratégie habituelle occidentale, qui consiste à jeter de l'huile sur le feu et déclencher des conflits via des idiots utiles et des proxys pour pousser leurs adversaires, dans des réactions en chaîne inévitables, à en porter la responsabilité juridique internationale, risque de n'être pas suffisante pour aider Kiev. Soit les faucons de Washington jettent l'éponge, soit ils assument leur stratégie et déclarent la guerre à Moscou, avec toutes les conséquences que cela comporte. 

Pour conclure, et même s'il reste du chemin à parcourir pavé de sang et de larmes, je partagerai ici cette chanson d''espoir et de joie interprété par Natalia Kachura et Margarita Lisovina, deux artistes de Donetsk qui incarnent ce peuple héroïque du Donbass qui depuis 8 années se bat et souffre le martyr pour gagner sa liberté et son retour au sein de la Mère Patrie !

Erwan Castel

"Nous rentrons à la maison !
Nous avons défendu ce droit !
Le dernier à se battre
Nous rentrons à la maison !"


lundi 19 septembre 2022

Une folie meurtrière devenue démentielle


Rentrant de mon service près d'un bâtiment en ruine de ma base, je voulais terminer une information brève concernant le nouveau bombardement ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporodje, survenu cette nuit (voir ci après) et qui suffit déjà à décrire cette psychopathie ukro-atlantiste que les russes d'Ukraine côtoient et subissent depuis 8 ans dans une impudeur devenue paroxysmique depuis 7 mois, mais un nouveau massacre a endeuillé la ville au million de roses.

Chaque jour des civils meurent au coeur des cités républicaines,. Rien que pour Donetsk,  hier dimanche 18 septembre, 9 personnes ont été tuées et 13 autres blessées par des obusiers de 155mm de l'OTAN,. le 17 septembre, 4 autres civils avaient été tués et ainsi de suite chaque jour que les dieux font et que les hommes défont. 

Aujourd'hui 19 septembre, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les obusiers de 155mm de l'OTAN des soudards de Zelensky a réussi à faire passer au second plan cette attaque dejà inadmissible sur la centrale nucléaire d'Energodar.

A 12h20, au moment où l'activité socio-économique extérieure bat son plein, un bombardement ukro-atlantiste s'est abattu au coeur de Donetsk, dans le district de Kuybishevsky situé à l'Ouest du centre ville. La place des commissaires de Bakou, le marché de Sokol (microdistrict de Tekstilshchik) et plusieurs centres commerciaux ont été touchés entre 12h15 et 12h23 par 9 obus de 155mm (calibre OTAN) tirés depuis les positions ukrainiennes de Netaïlovo, à 20 km, au Nord Ouest de Donetsk (secteur de Pervomaïske sur le front d'Avdeevka).

Bilan  provisoire : 16 tués dont 2 enfants 
et plusieurs blessés
 


Outre les nombreuses victimes fauchées par l'acier de l'OTAN, les destructions sont importantes, magasins de marché, centre commercial, maisons d'habitations, voitures.... et dans ces quartiers frappés au milieu de la journée, pas un seul objectif militaire, logistique ou énergétique pouvant intéresser des opérations militaires... Juste des centres de vie socio-économiques d'une population civile éloignée du front (10 km de la ligne de front) 


Au milieu des corps et des débris, des centaines d'éclats d'acier identifiés comme ceux d'obus de 155mm français tirés par canon CAESAR sont ramassés par les services de sécurité chargés de l'enquête. 


Lorsque les bonimenteurs droitdelhommistes français, Sarkozy, Hollande et Macron pour ne citer que les 3 derniers laquais du mondialisme libéral nous racontent vouloir sauver la population de Benghazi des bombes de Kadhafi, les femmes maliennes des couteaux des djihadistes ou les ukrainiens des chars de Poutine, il ne font que rejouer sur les planches ensanglantées du grand théâtre de leur bien pensance, juste planté dans son nouveau décor cosmopolite, cette inversion accusatoire hypocrite et criminelle rodée depuis que l'Europe est Occident. Et tous ces martyrologes infinis d'être ensuite cyniquement justifiés par ces vampires de la marchandise qui, toute honte bue, déclarent comme Madeleine Allbright devant les 500 000 enfants irakiens massacrés:  '"cela en valait la peine" !

Macron, ses prédécesseurs et tous leurs coreligionnaires mondialistes devront un jour passer devant les tribunal des hommes ou des armes pour rendre compte de leurs crimes organisés !


Si la mort de civils et d'enfants innocents est sans nul dote le drame le plus élevé dans cette tragédie humaine qu'est la guerre, et souvent inévitable lorsque les armées se disputent le contrôle d'une ville ou cherchent à y détruire des infrastructures militaires, logistiques ou de commandement, il reste cependant des valeurs qui devraient épargner au maximum les civils du feu des combats, à condition qu'elles soient respectées comme l'impose les règles d'engagement . 

Je ne cherche nullement ici à hiérarchiser les victimes mais les bombardements qui tuent au coeur de Donetsk ne sauraient être comparés à ceux qui visent en Ukraine les casernes, dépôts, centrales d'énergétiques ou structures logistiques utilisés par les forces de Kiev, car ici, si le drame humain reste le même, les civils de Donetsk sont tués parce qu'ils sont la cible des psychopathes qui depuis 8 ans mènent contre eux des bombardements terroristes à caractère génocidaire !


Une fois encore l'armée ukro-atlantiste, et grâce aux aides militaires d'une France droitdelhommiste et moralisatrice, tuent et mutilent des populations civiles au seul motif qu'elles sont russes..

Il ne s'agit pas ici d'un autre tragique "dommage collatéral" secouant toutes les guerres de haute intensité, mais bien d'un nouveau crime de guerre ukro-atlantiste et encouragé par cette absolution politico-médiatique donnée par les "démocraties occidentales" à des soudards néonazis, au seul intérêt qu'ils sont devenus les idiots utiles d'une hégémonie russophobe occidentale.


Plus à l'Ouest, le long du Dniepr...

Dans la nuit du 18 au 19 septembre, à 00h19, un missile ukrainien a frappé à nouveau le site de la centrale nucléaire de Zaporodje à Energodar laissant cette fois dans la mémoire des vidéos surveillance l'image d'une explosion impressionnante survenue à moins de 300 mètres des réacteurs nucléaires.

Cette fois l'impact qui est arrivé sur le secteur de la gare de la centrale a fait un cratère de 2 mètres de profondeur et 4 mètres de diamètre, Ce tir a provoqué en réaction une forte explosion qui a endommagé le bâtiment de la gare ainsi que des lignes de la centrale hydro-électrique d'Aleksandrovskaïa, qui ont été temporairement coupées.

Dans le chantage nucléaire organisé par les occidentaux à Energodar quelle va être la prochaine mission confiée à leurs psychopathes de service ?  

Un nouveau massacre de civils à Donetsk, un autre bombardement visant un incident nucléaire à Energodar... deux nouvelles raisons pour la Russie d'en finir radicalement avec ces tarés ukro-atlantistes et d'envoyer en guise d'avertissement rouler leurs têtes jusqu'aux pieds de leurs parrains occidentaux (peut-être au sens propre comme au sens figuré).

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

L'AIEA demande le transfert de la centrale de Zaporojié à Kiev : 
la Russie, va-t-elle rompre le cordon ombilical globaliste ?


Par Karine Bechet Golovko

"L'enchaînement des événements autour de l'action de l'AIEA ne laissait aucun doute, quant à sa partialité et à son implication dans le conflit en Ukraine, comme arme globaliste. En exigeant le transfert pur et simple du contrôle de la centrale de Zaporojié à Kiev, sur demande de la Pologne et du Canada, le conseil des directeurs de l'Agence vient de signer son arrêt de mort international. N'étant objectivement plus indépendante, l'AIEA perd toute raison d'exister. Ce qui pose en perspective la possibilité même de l'existence aujourd'hui du système de gouvernance globale, issu de la Seconde Guerre mondiale, construit autour des organes internationaux, cooptés et devenus globaux.

Lors de sa visite à la centrale nucléaire de Zaporojié, Grossi et ses "experts" n'ont prêté qu'une attention superficielle aux tirs ukrainiens et aux demandes des habitants de les faire cesser. En revanche, immédiatement, Grossi a fait le lobby de l'instauration d'une zone démilitarisée autour de la Centrale et a imposé la présence permanente de deux représentants de l'AIEA à la Centrale.

La Russie a accepté la présence des "experts", qui devaient faire savoir aux pÔvres Occidentaux ignorants la réalité de la situation sur place. Il est vrai que les Américains et les Britanniques dirigent l'attaque contre la région de Zaporojié, il y a peu de chance qu'ils soient au courant de qui tire sur la Centrale ...

La Russie a également commencé les négociations à Vienne avec l'AIEA sur cette étrange zone démilitarisée, qui pourtant avait été antérieurement condamnée, et par le ministère russe de la Défense, et par le Kremlin. Comme si les négociations sont une fin en soi ... pour éviter de n'avoir à remettre réellement en cause ce monde global.

Désormais, les masques, qui n'existaient déjà plus, sont tombés, le Roi est nu, l'AIEA va au bout de sa mission et demande le retrait des forces russes, le transfert de la centrale à l'Ukraine et continue le travail - intermédiaire - sur cette zone démilitarisée, qui n'a d'importance que tant que la Russie tient la zone.

La résolution du Conseil des gouverneurs de l'AIEA a été présentée par la Pologne et le Canada, votée par 26 membres. Et pour que les choses soient bien claires, qu'il n'y ait pas de doute que la centrale n'est pas un but en soi, mais l'élément psychologique qui doit conduire la Russie à capituler, l'ambassadeur australien de préciser :

«Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l'exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijjia et tout autre territoire ukrainien à Kiev»

De son côté, la Russie déplore que les pays occidentaux aient introduit à l'AIEA une résolution anti-russe, qui ignore les tirs ukrainiens.  En effet, c'est une surprise de taille, surtout, que l'ambassadeur russe souligne lui-même que ces mêmes pays fournissent les armes à Kiev. Il rappelle par ailleurs, que la Russie et la Chine ont voté contre et :

"Le Burundi, le Vietnam, l'Égypte, l'Inde, le Pakistan, le Sénégal et l'Afrique du Sud se sont abstenus. Ainsi, la majeure partie de l'humanité a refusé de soutenir ce projet."

L'humanité, c'est certes, très beau, mais ce n'est pas elle qui va faire changer le cours du conflit, surtout dans son abstention. Une position aussi mesurée de la Russie dans ce contexte met en avant un malaise politique, une faiblesse, elle, réelle, qui se résume à cette question : les élites politiques russes, vont-elles enfin avoir le courage de rompre le cordon ombilical globaliste ? Un premier signe, désormais, sera celui des négociations concernant la zone démilitarisée : y participer serait non seulement contreproductif, mais enverrait un signal dangereux, puisque leur finalité a été formellement dite."

Karine Bechet Golovko