Le 2 mai 2014 est un jour funeste pour la région pontique, car moins de 3 mois après le coup d'Etat du Maïdan, les hordes pro-occidentales à la fois paramilitaires et régulières vont faire basculer la russophobie hystérique des nouveaux maîtres de Kiev dans une folie meurtrière dirigée contre les populations russes abandonnées à leur sort depuis l'indépendance corrompue de l'Ukraine.
Ce jour là, à Odessa les manifestants fédéralistes pro-russes qui défilent dans les rues d'Odessa vont être piégés dans la maison des syndicats par des groupes de radicaux nationalistes ukrainiens et le siège des manifestants réalisé avec des complicités policières va rapidement dégénérer en massacre organisé au cours duquel un minimum de 42 personnes vont être assassinées et brûlées vives et près de 250 autres blessées.
A ce jour aucune enquête sérieuse n'a été menée par les autorités ukrainiennes pour identifier, arrêter et condamner les responsables de ce massacre et tandis que des manifestants pro-russes sont toujours à croupir depuis 6 dans les geôles d'Odessa, certains coupables identifiables aisément sur les documents de l'époque, radicaux nationalistes, policiers complices ou hooligans néo-nazis paradent et se vantent régulièrement d'avoir ce jour là tué du "moskal" dans les rues d'Odessa !
Voici un reportage retraçant les événements et le
contexte idéologique qui ont mené au massacre le
2 mai de mabifestants à Odessa
Mais le plus infâme au delà de cette tragédie d'Odessa est certainement le silence abject des médias occidentaux qui ont regardé ailleurs dès le lendemain, et surtout pas vers les nouvelles autorités ukrainiennes dont on sait aujourd'hui que de hauts responsables avaient même été les commanditaires du massacre.
Cette tuerie planifiée par les putschistes du Maïdan et toujours impunie est sans contexte le dénominateur commun qui a le plus motivé les soutiens radicaux des étrangers à la cause du Donbass. la quasi totalité des volontaires occidentaux venus dans le Donbass partagent cette indignation et cette honte qu'il ont voulu réparer modestement par leurs engagements individuels.
Même l'ONU a déclaré cette année soit 6 années après les faits : "Toutes ces 6 années de justice restent illusoires. Les familles des victimes ont droit à la vérité et à la justice pour la mort de leurs proches",
BTR d'une unité de combat ukrainienne en approche de Slaviansk le 2 mai 20214
Et cette tragédie n'est pas un fait divers isolé : le même jour l'armée ukrainienne dans le cadre d'une hallucinante "Opération Spéciale Antiterroriste" déclenchée 2 semaines auparavant contre les populations du Donbass mène ses premiers assauts sur Kramatorsk et Slaviansk au milieu des habitants désarmés et en colère qui se précipitent au devant des blindés et du désarroi de nombreux soldats ukrainiens qui hésitent et refusent d'engager le feu contre des civils.
Alors que les heurts entre les civils locaux et les soldats ukrainiens se multiplient depuis plusieurs jours aux périphéries de Slaviansk et Kramatorsk, les manifestants pro-russes s'organisent autour du premier noyau de volontaires commandés par Igor Girkin indicatif "Strelkov" qui vont réussir à repousser ce 2 mai les premiers assauts ukrainiens, grâce à des armes récupérées et abandonnées, des volontaires qui affluent par centaines et même des déserteurs ukrainiens qui rejoignent la rébellion du Donbass avec armes et bagages.
Slaviansk le 2 mai 2014, un hélicoptère d'assaut ukrainien
bombarde un barrage de manifestants à l'entrée de la ville,
et un premier hélicoptère ukrainien sera abattu plus tard.
Et les massacres et combats vont ainsi continuer, s'étendre et aller crescendo (Mariupol, Lugansk, Krasnoarmeisk, Slaviansk etc...) jusqu'au mois de février 2015 où, à l'issue du chaudron de Debalsevo et d'un nouveau revers important de l'armée ukrainienne, le front se fige sous la pression internationale du "format Normandie" qui n'a toujours pas réussi à imposer un processus de paix dans ce conflit qui a fait plus de 20 000 morts (13 000 officiellement) et qui menace dans ses évolutions potentielles la sécurité de l'Europe et du Monde.
Enfants du village minier de Zolotoye 5 scrutant leur avenir incertain. La fillette de la photo âgée de 7 ans a été sérieusement blessée ce 2 mai 2020 au cours d'un bombardement de son village par des mortiers ukrainiens de 120mm
6 années plus tard, si les combats et les cortèges de morts ont diminué suite à l'enlisement de la guerre dans l'hypocrisie boueuse des accords de Minsk, la haine russophobe criminelle n'a pas déserté le Donbass assiégé où les jeunes républiques subissent quotidiennement les tirs et bombardements des forces ukrainiennes engagées depuis 5 années dans une stratégie d'attrition à caractère terroriste car elle continue à viser autant les civils que les milices des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk.
Ainsi pour ces seuls premiers jours du mois de mai les multiples bombardements ukrainiens ont tué 1 femme civile de 55 ans et au minimum 3 défenseurs républicains (Vyacheslav Shvylyov, 44 ans, Roman Velikin, 41 ans et Pavel Kiforuk, 34 ans). Et ce 2 mai sur le territoire de la République Populaire de Lugansk c'est une fillette de 7 ans qui a reçu plusieurs éclats d'obus ukrainien lors du bombardement de son village.
Le soir du 2 mai, le village de Zolotoye 5, en RPL
continuait à subir des bombardements ukrainiens.
Le 2 mai 2014 comme tous les jours qui l'ont suivi jusqu'à aujourd'hui resteront donc dans les mémoires du Donbass comme ceux d'un cauchemar irrigué par les larmes et le sang des russes massacrés par une haine bandériste d'un autre âge libérée et nourrie par un système occidental amoral et russophobe criminel.
Et les feux du 2 mai 2014 d'Odessa éclairent toujours, 6 ans plus tard l'ignominieuse responsabilité des gouvernements occidentaux qui depuis le Maïdan soutiennent les crimes de leurs laquais ukrainien. D'Odessa à Kharkov en passant par Donetsk et Lugansk ou Moscou, nul ne pourra oublier ni pardonner...
Erwan Castel
Quelques une des victimes massacrées à Odessa le 2 mai 2014
"Que le souvenir des morts soit la force des vivants !"
Depuis plus de 4 ans le néo-nazisme qui se cache sous les bannières plus confidentielles du bandérisme a en Ukraine, cette nouvelle colonie militaire atlantiste, pignon sur rue, dans le gouvernement, le parlement et bien sûr dans les médias officiels ukropithèques qui invitent régulièrement les responsables de la mouvance nationaliste radicale (pourtant très minoritaire à chaque élection nationale) à faire dans leurs studios et en toute impunité, le prosélytisme d'une russophobie haineuse, psychotique et criminelle.
Ainsi de cet abruti de Demyan Ganul qui, lors d'une émission télévisée, affirme que le massacre des 48 manifestants fédéralistes dans la maison des syndicats d’Odessa le 2 mai 2014 ne peut être qualifié d'acte criminel car, selon lui, les victimes que ses camarades paramilitaires nationalistes ont massacré et brûlé ce jour là "n’étaient pas des êtres humains" !.
Malheureusement ce psychopathe ukropithèque ne sera ni poursuivi pour apologie (et peut-être participation) de crime génocidaire, ni isolé par la nouvelle doxa ukrainienne vomie par le Maïdan, bien au contraire.
Et n'oublions pas surtout que nos chères démocraties droitdelhommistes occidentales soutiennent cette bande de criminels dont elles ont même organisé le putsch de février 2014 et le financement de la guerre contre le Donbass.
Odessa, le témoignage accablant d'un expert ukrainien
Les militants du Maïdan incendiant des fédéralistes piégés et massacrés dans la maison des syndicats d'Odessa, le 2 mai 2014
Lorsqu'on demande quel est l'événement déclencheur qui a engagé les personnes dans une dynamique anti-maïdan à soutenir la résistance menée dans le Donbass contre le pouvoir de Kiev, c'est sans l'ombre d'un doute le massacre du 2 mai 2014 à Odessa qui remonte en premier à la surface des mémoires
Ce jour là plus des centaines de manifestants pro-fédéralisation vont être piégés dans la maison des syndicats de la ville d'Odessa après une journée de heurts violents entre des manifestants pro-russes et des hooligans pro-maïdan déployés contre eux par l'oligarque Kolomoïsky. Personnellement cet événement m'a choqué au point que le lendemain j'ouvre ce blog, spécialement dédié au "Soutien à la rébellion du Donbass" sur lequel je compile les articles déjà écrits sur la crise ukrainienne et les continue par un compte rendu de cette journée sanglante d'Odessa où plus de 40 manifestants sont massacrés et plus de 200 autres blessés, dans un traquenard organisé par des paramilitaires nazis agissant sous faux drapeau.
A l'époque ce qui m'avait le plus révolté, en dehors de l'horreur de la tuerie elle-même, c'était le traitement médiatique occidental de l'événement, dont l'indifférence peut-être considérée jusqu'à aujourd'hui et à juste titre comme une preuve de la complicité occidentale à ce crime génocidaire.
Depuis 3 ans, comme dans le dossier des "tireurs du Maïdan", l'enquête sur le massacre d'Odessa piétine et nombre de victimes rescapées de l'incendie de la maison des syndicats sont toujours emprisonnées dans les culs de basse fosse du SBU ukrainien.
Parmi les experts désignés et encadrés par le pouvoir de Kiev qui après avoir fait disparaître de nombreuses preuves, veut aujourd'hui leur dicter leurs conclusions, il se trouve encore des hommes honnêtes qui respectent l'éthique et la déontologie de leur profession d'enquêteur criminologue
Sergueï Iskrouk, est de ceux là. En 2015-2016 il a fait partie de l'équipe qui a travaillé sur le dossier du massacre d'Odessa et a refusé de modifier ses conclusions, comme le pouvoir politique de Kiev le lui demandait. Plus tard, lorsque Iskrouk subit des menaces et même des agressions physiques par les radicaux nationalistes de Prayvi Sector (il recevra même des coups de couteau), il fuit l'Ukraine et se réfugie en république Populaire de Donetsk, où il témoigne de son travail et son histoire depuis le 9 août 2017, date de sa première conférence de presse.
Sergueï Iskrouk, dans ses observations sur les lieux du massacre a confirmé que les victimes n'avaient pas péri dans l'incendie que les cocktails molotov ont provoqué dans la Maison des syndicats mais ont été d'abord tués ou neutralisés avec des produits soporifiques avant d'être brûlés. Il s'agit donc bien d'un guet-apens prémédité et organisé par les milices paramilitaires mêlées aux hooligans pro-Kiev, qui avec la complicité de certains fonctionnaire de Police, ont infiltré dans un premier temps les manifestants pro-russes pour faire dégénérer la manifestation en émeute avant de se retourner contre eux.
Son témoignage d'expert mais surtout la traque qu'il subit pour avoir oser défendre la Vérité ne seront bien sûr jamais évoqué par les médias occidentaux gavés de la version officielle de la propagande kiévienne.
Les morts d'Odessa devront encore attendre pour leur repos éternel que le massacre de la Vérité cesse enfin, ainsi que celui des populations du Donbass terrorisées par l'artillerie ukrainienne et des bataillons spéciaux rêvant d'allumer de nouveaux feux criminels...
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
Les autres articles dans ce blog sur le massacre de la maison des syndicats : Odessa
Ce blog est le premier des 3 blogs que j'ai ouvert autour du soutien aux Républiques Populaires du Donbass, un travail d'information passionnant mais long et bénévole qui réclame votre soutien financier pour être réalisé et me permettre de vivre dans ce Donbass où je suis arrivé en janvier 2015 pour concrétiser mon engagement auprès de la population civile victime d'une guerre à caractère génocidaire lancée contre elle par les succubes occidentaux du Maïdan depuis avril 2014.
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"Un voile léger et limpide drape le ciel et tout se tait.
La mer noire , seule , murmure"
Pouchkine (Odessa- 1824)
Près d'un million de femmes vont servir dans l'armée rouge et chez les partisans pendant la Seconde Guerre Mondiale
Depuis 3 semaines des flash mobs russes se déroulent dans l'Ukraine de Porochenko, résistance pacifique à l'ostracisation menée depuis plus de 2 ans par le pouvoir totalitariste ethnocentré sorti du Maïdan.
Après Zaporodje, le 13 novembre et Karkhov le 20 novembre c'est dans la gare d'Odessa que se sont réunis aujourd'hui une centaine de jeunes venus exprimer leur "russitude" en chantant "La brune moldave" une chanson extraite également du patrimoine soviétique
Ce flash mob s'est déroulé dans la ville russe d'Odessa qui est autant le symbole de la présence russe dans la région fondée par Catherine II qui veut fonder sur d'anciens territoires reconquis une "Nouvelle Russie" face à l'empire Ottoman. Fondée en 1794 la ville d'Odessa est également le symbole de la folie meurtrière du Maïdan qui déclenche le 2 mai 2014 un massacre dans la maison des syndicats de la ville où près de 50 manifestants fédéralistes sont massacrés dans l'indifférence général du monde politico-médiatique occidental complice des assassins
Le 2 juin 2014, le massacre d'Odessa va déclencher la croisade génocidaire de Kiev contre les russophones d'Ukraine
Si les 2 premières chansons interprétées à Zaporodje et Karkhov étaient des allégories printanières évoquant la libération d'un pays opprimé, le choix des jeunes d'Odessa est quant à lui plus direct et appartient même au patrimoine des chants de combat, datant de 1944 et qui rend hommage aux femmes engagées dans les rangs des partisans pendant la guerre contre l'occupant nazi.
Cette chanson est symbolique de la ville d'Odessa tant dans son passé que dans son présent. "Le terme Smouglianka (en français : la brune) fait référence à une femme au teint hâlé (du russe : смуглый, brun, hâlé) et Moldavanka, signifie « Moldave (au féminin) ». Moldavanka est aussi le nom d'un quartier populaire d'Odessa.
La chanson rend hommage aux femmes partisanes de la guerre civile russe. Les paroles parlent d'un homme rencontrant une cueilleuse de raisin, qui se révèle être une partisane et le convainc de la rejoindre. Elle est un leitmotiv du film soviétique de Leonid Bykov "Seuls les vétérans vont au combat" sorti en 19741. " (Source Wikipédia)
Смуглянка-молдаванка - La brune moldave
Paroles Yakov Shvedov - Musique Anatoli Grigorevich Novikov 1940
Un matin à l'aube,
J'ai regardé par la porte du jardin.
Elle est là, brune Moldave
Fille à ramasser des raisins.
Je rougis, je suis pâle,
Tout à coup j'ai envie de lui dire:
"Tenons-nous sur la rivière
à la rencontre de l'aube de l'été
Refrain :
L'érable verte est touffue, et ses feuilles sculptées.
Je suis dans l'amour et embarrassé devant vous.
L'érable est vert, et il est frisé,
Oui, toutes les feuilles touffues et sculptées.
Mais dans l'obscurité de la fille moldave
Dit le jeune homme dans l'air:
“Avec le maquis des partisans moldaves
Nous sommes sur le point de se réunir.
Plus tôt aujourd'hui, les partisans
En haut et à gauche de leur pays natal.
Si la route vous attend,
Pour les partisans, dans la forêt profonde.”
Et la brune moldave
Par un sentier dans la forêt a disparue
Et j'ai été lésé de voir
Qu'elle ne m'a pas appelé à venir avec elle.
Et à la brune Moldave
J'ai souvent pensé la nuit...
Soudain, ma fille brune
Est venue à nouveau à ma rencontre.
Et Moscou, solidaire de la Novorossiya entre à son tour dans la danse !
Le mouvement de cette résistance chanté continu donc semant à travers la Novorossiya de la Grande Catherine, l'espoir d'une libération prochaine des griffes de la tyrannie kiévienne. Nous ne pouvons que saluer le courage des ces jeunes qui bravent la répression au coeur même du territoire occupé et martyrisé par les soudards néo-nazis des bataillons spéciaux, qui quotidiennement terrorisent les populations russophones des rives septentrionales de la Mer Noire...
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
La version chantée par les chœurs de l'Armée Rouge
S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel
Des résistants ont pu illuminer la facade de la Maison des syndicats quelques minutes des mots "Porochenko assassin "
A quelques heures de la commémoration du massacre de la Maison des syndicats, la population d'Odessa a décidé de réagir aux menaces du gouvernement ukrainien et d'honorer ses morts en désignant toujours et encore leurs assassins.
"POROCHENKO - ASSASSIN" a t-on pu lire sur la face du bâtiment stigmatisé par les flammes du charnier.
Ce message s'adresse aux assassins pour qu'ils sachent que leurs menaces sont vaines, aux Ukrainiens pour qu'ils se réveillent, mais aussi aux Occidentaux qui ont protégé le massacre par une censure médiatique. Pendant ce temps, Porochenko a dépêché sur place plusieurs centaines de soudards des bataillons spéciaux néo-nazis en renfort des opérations de maintien de l'ordre...
Souvenons nous, il y a 2 ans; le 2 mai 2014, près de 50 manifestants fédéralistes étaient assassinés puis brûlés dans la Maison des syndicats et 200 autres blessés par des radicaux nationalistes aidés de policiers aux ordres du nouveau pouvoir de Kiev. Ce massacre prémédité, comme l'affaire des snipers du Maïdan, n'a jamais fait l'objet d'une enquête de la part du gouvernement ukrainien (et pour cause !), en revanche chaque année des autorités ukrainiennes viennent le célébrer pour marquer la politique de terreur que les radicaux font régner sur la ville russe d'Odessa...
Ainsi du Président Porochenko qui en 2015 avaient félicité publiquement les auteurs du massacre en compagnie de Groismann, devenu depuis 1er Ministre ukrainien...
Cette année encore le régime de Kiev continue a rappeler douloureusement cette tragédie en déployant des groupes paramilitaires radicaux dans les rues d'Odessa.
Des informations concernant ce massacre existent, et de plus en plus de personnes réclament qu'un éclairage soit fait officiellement sur cette tragédie couverte par une politique complice menée par l'Union Européenne.
À l’approche de l’anniversaire du massacre, l’extrême droite ukrainienne retourne à Odessa.
Depuis deux ans, le régime ukrainien soutenu par les États-Unis a rechigné à enquêter sur les dizaines de morts de l’incendie criminel à Odessa et fait peu maintenant alors que les nationalistes d’extrême-droite arrivent pour une nouvelle confrontation, écrit Nicolai N. Petro.
Le 2 mai marquera le deuxième anniversaire de l’une des plus horribles tragédies d’inspiration politique dans l’histoire européenne moderne – l’incendie de la maison des syndicats à Odessa – qui a tué 48 personnes et en a blessé 200 autres.
De nombreuses demandes de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union Européenne d’une enquête approfondie sur les causes de cette tragédie sont restées sans réponse. De nombreuses commissions gouvernementales, à la fois locales et nationales, ont été incapables de faire avancer l’affaire, en partie parce que certains éléments de preuves ont été marqués secrets.
Au mois de novembre dernier, le Consulting Group International, mis en place par le Conseil de l’Europe, a publié un rapport cinglant sur cette absence de progrès, et le désintérêt apparent du gouvernement à traduire les responsables en justice.
Aujourd’hui, à l’approche du deuxième anniversaire de ces décès tragiques, et de la commémoration de la victoire soviétique dans la Seconde Guerre Mondiale, le 9 mai, certains de ces mêmes groupes impliqués dans la première tragédie se préparent ouvertement à un second tour.
À cette fin, le principal porte-parole nationaliste, Dmitro Yarosh, l’ancien chef du Secteur Droit, a été invité à Odessa ce mois-ci. Là, il a expliqué son credo à ses disciples:
« Je ne suis tout simplement pas un démocrate. Ma vision du monde est celle d’un nationaliste ukrainien. Je crois qu’un gouvernement national populaire est très bon, mais seulement quand la démocratie ne menace pas l’existence même de l’État. Nous jouons parfois à la démocratie avec des gens comme Kivalov [un membre du parlement d’Odessa – NP], ou Trukhanov [le maire d’Odessa] . . . mais en temps de guerre, ce n’est jamais bon » a-t-il dit, ajoutant que « l’ennemi doit être traité comme il est toujours traité en temps de guerre – neutralisé ».
Récemment, à la fois l’aile militaire de la nouvelle organisation de Yarosh et l’armée des volontaires ukrainiens ont été mobilisées et, selon une déclaration faite à la presse, sont prêtes à se rendre à Odessa à tout moment.
Pendant ce temps, l’activiste euromaïdan local Arsen Grigoryan a donné aux autorités une semaine pour empêcher la tenue de tout rassemblement de commémoration le 2 mai, en particulier ceux qui pourraient inclure des représentants du gouvernement ou des « faux parlementaires d’Europe. » Si les autorités refusent de tenir compte de ces avertissements, dit-il, le maire d’Odessa, Gennady Trukhanov devra en assumer les conséquences.
La préoccupation soudaine des nationalistes radicaux semble avoir été inspirée par la vague de participation de cette année à la commémoration de la libération d’Odessa de l’occupation nazie, le 10 Avril.
Traditionnellement, c’est un événement plutôt discret, qui implique une cérémonie de dépôt de couronne au monument du Marin Inconnu au Parc Shevchenko. Cette année, cependant, plusieurs milliers de personnes ont rejoint la cérémonie de dépôt de couronnes, et certains ont même ajouté les couleurs russes aux couronnes.
Cet outrage a attiré l’attention des nationalistes vigilants, qui sont ensuite venus perturber la cérémonie. En un revirement inattendu, cependant, la police locale est intervenue pour défendre les participants de l’assaut maintenant habituel des radicaux.
Les nationalistes ont blâmé le procureur de la République, Georgy Stoyanov, pour cette débâcle, et ont bloqué l’entrée du bâtiment du parquet d’État jusqu’à ce qu’il soit démis de ses fonctions. Après avoir réussi dans cet effort, ils ont rapidement déplacé leur protestation à l’hôtel de ville d’Odessa, où ils cherchent maintenant la démission du maire élu par le peuple d’Odessa, Gennady Trukhanov.
De façon plutôt inhabituelle, le gouverneur nommé de la région, Mikheil Saakashvili (ancien président de la Géorgie), n’a pas encore exprimé d’opinion au sujet de cette confrontation. D’un côté, il peut gagner une influence politique s’il arrive à faire porter le blâme pour ces perturbations par le maire Trukhanov, qu’il estime amèrement contrecarrer ostensiblement ses efforts de réforme.
D’un autre côté, il sait toutefois sûrement que les nationalistes radicaux le considèrent simplement comme un autre sous-produit du régime « corrompu et traître » de Porochenko; en outre, c’est quelqu’un dont la loyauté ne va qu’à ses propres ambitions politiques. Peut-être le plus impardonnable, pour les nationalistes radicaux, il est aussi un étranger.
Toutes les parties sont maintenant mobilisées dans ce qui promet d’être un test décisif de volontés entre l’autorité du gouvernement et les nationalistes radicaux. La ville est inondée par des militants radicaux, et le gouverneur Saakashvili dit qu’un millier de soldats supplémentaires de la Garde nationale vont être déployés à Odessa où, comme il le dit, il y a des signes clairs de « l’effondrement de l’Ukraine en tant qu’État. »
Le Ministère de l’intérieur dit, cependant, qu’il n’a pas reçu de tels ordres et conseille simplement aux Odessites de se préparer à « de chaudes vacances en mai. » La scène est presque réglée pour la prochaine confrontation sanglante entre les « patriotes » et les « fascistes ».
Cette fois, cependant, l’Occident ne doit pas rester un spectateur impuissant. Il y a encore une chance d’éviter une autre tragédie, si les médias occidentaux attirent l’attention en temps opportun sur les préparatifs en cours. Une importante présence des médias occidentaux sur le terrain pendant la semaine critique du 2 au 9 mai, pourrait éventuellement conduire les nationalistes radicaux à reconsidérer leur stratégie violente.
Fermer les yeux à l’orage, en revanche, ne fera qu’encourager les éléments les plus radicaux de la société, et éroder davantage le respect du droit et de l’ordre en Ukraine. Comme l’adjoint du porte-parole du département d’État américain, Mark Toner, l’a bien noté, lorsqu’il a été interrogé sur cette question, « chacun de nous a la responsabilité de tout faire en son pouvoir pour réduire la capacité des militants et des extrémistes à mener à bien ce genre d’activités violentes ».
Nicolai N. Petro – consortiumnews.com
Universitaire spécialisé dans les affaires russes et ukrainiennes, Nicolai Petro est actuellement professeur de science politique à l’Université de Rhode Island. Il a passé l’année 2013-2014 comme Fulbright Scholar US en Ukraine.
Le 5 mars 2016, les activistes et hooligans du Secteur Droit célèbrent leurs crimes dans les rues d'Odessa
Le 2 mai 2014, des fanatiques néo nazis ukrainiens ont massacré et brûlé des dizaines de manifestants pro-fédéralistes désarmés dans la maison des syndicats d'Odessa.
Or, depuis bientôt 2 ans, et tout comme dans le dossier des snipers du Maïdan, aucune enquête n'a été diligentée par les autorités ukrainiennes, confirmant par là même les soupçons portés sur les nouveaux maîtres de Kiev, qui apparaissent dès le début non seulement comme les premiers bénéficiaires de ces crimes (coup d'état contre le gouvernement de Kiev et extinction de la contestation à Odessa) mais probablement comme leurs commanditaires.
Au lendemain de ce massacre d'Odessa minimisé par des médias occidentaux complices, les assassins ont été protégés et salués comme de "glorieux défenseurs de la patrie ukrainienne", et le 2 mai est depuis salué en Ukraine comme une victoire contre le monde russe ! L'abjection est donc venu rejoindre l'horreur pour la plus grande honte de l'Occident et, alors que partout dans le monde des bougies éclairent régulièrement le silence de commémorations de ce crime odieux, en Ukraine, ce sont des flambeaux qui célèbrent la haine des assassins et le sang des innocents sacrifiés sur l'autel du Nouvel Ordre Mondial.
Ainsi de cette manifestation du 5 mars dernier qui dans les rues de la ville martyre est venue rappeler à ses habitants cette loi de la terreur qui s'est abattue sur les régions russophones d'une Ukraine qui s'est effondrée dans l'esclavage d'un mondialisme où la vie humaine n'est qu'un marchandise consommable et sacrifiable...
"Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leurs crimes"
Cette nouvelle glorification du massacre, en dehors de la provocation qu'elle constitue et qui insulte la mémoire des victimes, est une honte pour nos démocraties pourtant si promptes à dénoncer les crimes contre l'humanité et à défendre les droits de l'Homme.
Il apparaît bien que, dans cet abject monde moderne soumis à une pensée totalitaire et une société de consommation universalistes, alors que toutes les valeurs morales sont nivelées, la vie humaine en revanche n'a pas la même valeur selon de quel côté des intérêts matériels de la ploutocratie mondialiste elle se trouve...
Demain, la justice des hommes, des armes ou des dieux viendra punir ces criminels qui saignent l'Ukraine depuis le coup d'Etat du Maïdan et accorder un paix éternelle aux âmes de leurs victimes.
Mais cette justice légitime ne sera achevée que lorsque seront traînés devant un tribunal pénal international tous les responsables politiques, financiers et médiatiques qui à travers le monde ont permis que ces actes génocidaires soient commis et dont leur silence toujours persistant atteste bien de leur culpabilité.
Une meute de prétendus journalistes s'est déchaînée sur les réseaux à l'occasion de la diffusion du documentaire "Les masques de la Révolution" qui dénonce les racines et dérives brunes du nouveau pouvoir ukrainien. Cette "lettre ouverte à Paul Moreira" se révèle de fait un pamphlet propagandiste ou l'objection du système s'exprime par l'abjection de laquais médiatiques déshonorant la profession de journaliste
En préambule, je tiens a préciser que le reportage de Paul Moreira dont je salue le travail et le courage est également selon moi entaché par des erreurs et des oublis et une forme trop sensationnaliste ("nobody is perfect"). Si je regrette que certain points ne soient pas abordés plus profondément comme le dossier des tireurs du Maïdan, force est de constater que l'objectif de ce reportage qui est de servir la Vérité à propos de ce choc de l'Histoire qui a frappé l'Ukraine il y 2 ans est atteint et j'en remercie chaleureusement son auteur.
"Mission accomplie !" En effet car ce reportage honnête et salvateur sur le coup d'état du Maïdan et le massacre d'Odessa a le mérite de faire tomber les masques des vrais acteurs de la "Révolution du Maïdan", mais également de déranger les propagandistes médiatiques qui ont "couvert" les événements tout en jetant servilement un voile sur ce néonazisme ukrainien utilisé par les atlantistes cupides. Pour regarder ce reportage et la polémique qu'il a suscité au moment de sa première diffusion :
La vérité dérange toujours... ...et les hérauts de ce mainstream médiatique occidental, excités par leurs agences de presse collabos, d'aboyer aujourd'hui en meute contre Paul Moreira.
Mais quelque part je les comprends ces esclaves du système qui, par intérêt, stupidité ou idéologie (cumul autorisé) préfèrent servir une pensée unique plutôt que la Vérité, quitte a bafouer sans vergogne la déontologie d'un des plus beaux métiers du monde qui devrait être par essence une vocation. En effet, ces "chiens de garde" du système politico-médiatique sont énervés car épinglés de facto dans ce reportage comme les complices de ces marionnettes meurtrières qui depuis le Maïdan servent une nouvelle guerre de préemption menée par les USA au coeur de l'Europe. .
La réalité est que Paul Moreira a décidé de contrebalancer cette propagande honteuse menée par le mainstream médiatique des pays occidentaux servant cette ploutocratie mondialiste amorale, qui depuis plusieurs années allie à ses ambitions hégémoniques militaro-industrielles les pires ordures criminelles existantes, des égorgeurs islamistes aux massacreurs bandéristes. C'est tout à son honneur ! Paul Moreira est un vrai journaliste d'investigation qui va sur le terrain inconnu de son enquête jusqu'à fouiller dans les poubelles de la pensée et des actes, quand d'autres se contentent de faire des safaris photos de quelques jours pour illustrer des conclusions pré-écrites dans les alcôves climatisées d'agences de presse validées par les ministères. Le regard que porte un homme sur la vie n'est jamais neutre, mais il peut et doit en revanche être honnête et franc. Le journalisme engagé n'est pas un crime mais il devient propagande abjecte lorsque, pour servir une cause, il se cache sous le masque neutre d'une objectivité impartiale d'une part et use du mensonge par déformation ou par omission d'autre part. Or depuis le début de la crise ukrainienne, un meute de journalistes asservis bafouent sans vergogne l'éthique de leur profession d'ailleurs définies par la Convention de Munich du 24 novembre 1971, et présentent les événements à travers un prisme déformant et mensonger dans le seul but de rallier l'opinion publique aux intérêts cachés de l'OTAN en Ukraine. Ces "nouveaux chiens de garde" ont, avec cette lettre à Paul Moreira, signé une véritable "profession de mauvaise foi" qui va l'encontre de la Charte de Munich définissant les devoirs et droits des journalistes et dont les 2 premiers articles entre autres stipulent : 1 / Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité. 2 / Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
Aussi, c'est pour défendre cette éthique que je réponds ici à cette meute de désinformateurs en reproduisant en la commentant leur pamphlet honteux. Car l'article reproduit ci après ne relève pas de cette déontologie journalistique mais bien plus d'un tribunal inquisitoriale torquémadien, qui base ses accusations sur des affirmations mensongères et dogmatiques et non sur un argumentaire rigoureux et illustré comme celui de leur accusé.
"Si vous n'êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les opprimés et à vous faire aimer ceux qui les oppriment"
Malcom X
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L'attaque de la meute enragée et quelques commentaires "à chaud":
Lettre ouverte à Paul Moreira après "Ukraine, les masques de la révolution"
"Le documentaire diffusé lundi soir dans Spécial Investigation sur Canal+, suscite de nombreuses réactions. 18 journalistes, tous connaisseurs du dossier pour avoir travaillé sur place, adressent une lettre ouverte au réalisateur.
"Nous sommes des reporters travaillant régulièrement en Ukraine. Certains sont correspondants permanents à Kiev et dans la région, d’autres sont des envoyés spéciaux très réguliers. Par écrit, radio, télévision et photo, nous avons tous couvert sur le terrain la révolution de Maïdan, l’annexion de la Crimée et la guerre du Donbass.
Nous cumulons des dizaines de paires d’yeux, d’oreilles, de carnets, de stylos, de caméras et de boîtiers photos. Nous sommes russophones pour une grande partie, russophiles et ukrainophiles sans distinction, et journalistes avant tout.
Lundi 1er février, nous avons été choqués par le documentaire de Paul Moreira "Ukraine - Les Masques de la Révolution", diffusé par Canal+, sur Spécial Investigation. Non pas par la thèse défendue par le film. Nous décrivons et analysons l’extrême-droite en Ukraine de longue date. Nous démontrons dans nos travaux que la guerre l’a rendue plus virulente, lourdement armée, et qu’elle constitue un danger pour l’avenir du pays."
Quelque chose m'intrigue dans cette prétendue réponse à Paul Moreira, c'est l'absence totale de liens et de sources y compris lorsqu'elles sont évoquées comme les prétendues "analyses de longue date" de l’extrême droite ukrainienne. Par ailleurs, la fébrilité dans laquelle a été écrite cette réponse amène ses signataires à se contredirent aux même et dévoiler le caractère fallacieux de leurs arguties propagandistes. ainsi peut-on lire ici : "la guerre l’a (l’extrême droite ukrainienne) rendue plus virulente, lourdement armée, et qu’elle constitue un danger pour l’avenir du pays." Mais un peu plus loin emportés dans une condamnation ad hominem hystérique de Paul Moreira ils soutiennent que: "les efforts du gouvernement ukrainien vis-à-vis des bataillons de volontaires, qui ont presque tous été désarmés" (nous reviendrons sur cette affirmation fallacieuse.)
"Non. Ce qui nous a mis profondément mal à l’aise dans ce film, c’est l’absence de mise en perspective d’une question complexe, inscrite dans les profondeurs de la relation russo-ukrainienne. La confusion qui s’ensuit est entretenue par une série d’erreurs factuelles, des informations non recoupées, mais aussi des raccourcis et des manipulations de montage.
Comment passer sous silence l’utilisation d’images YouTube non datées de marches aux flambeaux néo-nazies, ultérieures à Maïdan, insérées dans le montage de façon à les faire passer pour un épisode de la révolution ? Ou bien les approximations sur les affiliations partisanes de personnages-clé de la démonstration ?"
Concernant les "erreurs factuelles" reprochées à Paul Moreira, j'ai eu l'occasion le 4 février 2016 de demander à Sébastien Gobert, l'un des signataires de cette "réponse" de me fournir des exemples et ce dernier m'a relevé le fait qu'Azov ne pouvait participé à la Révolution car cette unité n'a été créé qu'au lendemain des événements ! Si l'erreur "factuelle" est exacte, le bataillon spécial Azov ayant été créé en mai 2014, 2 mois après les événements, il est foncièrement malhonnête de rejeter par cet exemple le travail d'investigation de Paul Moreira qui prouve la présence des membres de ce (futur) bataillon dans les organisateurs et émeutiers du Maïdan. Ces activistes appartiennent tous à la mouvance néo nazie ukrainienne qui gravite autour du parti nationaliste "Svoboda" et principalement des groupes divers qui vont se regroupersous le nom de "Prayvi Sector", mouvement paramilitaire, qui en est le bras armé et deviendra un parti politique officiel au lendemain du Maïdan !
Les néo-nazis ukrainiens :de la marginalisation à l'officialisation !
Non seulement cette erreur factuelle ne discrédite pas le travail de Paul Moreira mais bien au contraire prouve la complicité des nouveaux maîtres de Kiev (et de leurs parrains occidentaux) avec les extrémistes néo-nazis car ils les récompensent de leurs combats acharnés dans les rues de Kiev en les officialisant en parti politique puis unités militaires reconnues et hyper médiatisées connues sous le nom de "bataillons spéciaux" mais aussi de "punisseurs". Cette reconnaissance par le pouvoir issu du Maïdan va même offrir aux extrémistes du "Parti Social Nationaliste" devenu Svoboda des sièges au gouvernement ukrainien et non des moindres : - Oleksandr Sych. vice-Premier ministre., - Andrei Parubiy, est secrétaire du Conseil national de Sécurité et de Défense - Ihor Tenyukh, ministre de la Défense - Andreï Mokhnyk,ministre de l’Écologie - Ihor Shvaika, ministre de l’Agriculture - Serhiy Kvit. ministre de l’Éducation et de la Science, a - Dmitri Boulatov, ministre de la Jeunesse et des Sports : Sans compter les postes clés qui leur sont confiés tel que celui de Procureur général de Kiev offert à Oleg Makhnitsky qui perdra les dossiers de l'enquête sur les snipers de Kiev, ou celui du Bureau anti-corruption confié à Tatiana Chornovol.
Oleg Tyanhybok, chef du parti nationaliste ukrainien, dans sa Version « Parti social-nationaliste d'Ukraine » (SNPU) et sa version « Svoboda » (liberté) avec par le "néocon" Mac Cain venu soutenir le Maïdan !
Quant au "Vidéos non datées ?" voyons tout simplement 2 exemples récents parmi tant d'autres : Octobre 2015, dans Mariupol, "Azov" un des bataillons spéciaux de l'armée ukrainienne qui qui revendiquent une filiation nazie jusque dans leur symbolique, défile dans les rues de la ville occupée qui vient majoritairement de voter pour l'opposition pro-russe aux élections régionales.
Fin janvier de cette année, nouvelles marches aux flambeaux des néos-nazis dans l'Ouest de l'Ukraine et à Kiev à l'occasion du "Jour de l'Unité"!
Pourquoi dans les papiers de ces "reporters travaillant régulièrement en Ukraine" ne voyons nous jamais ces liaisons dangereuses revenant au coeur de l'Europe 70 ans après Nuremberg et ces rassemblements néo-nazis réguliers et importants ? Personnellement je ne vois que 2 explications : - Soit ces pseudo-journalistes, qui confondent information et communication, sont des collabos passifs ou actifs (comme Paul Gogo qui appelle même à des "dons humanitaires pour les paramilitaires ukrainiens") - Soit qu'ils ont ce qu'on appelle "de la merde dans les yeux" (et les oreilles) et sont inaptes pour leur profession ! A chacun de se faire son opinion et tant pis pour eux !
"Nous déplorons, entre autres, un traitement extrêmement grossier de la question linguistique en Ukraine. Elle peut certes s’avérer délicate en certaines occasions. Mais le pays n’en est pas moins l’un des plus bilingues d’Europe. Par manque de connaissances de ce pays, Paul Moreira commet un raccourci dramatique lorsqu’il qualifie de "Russes" ou d’"Ukrainiens d’origine russe" les habitants d’un pays où, en 2016, l’identité ne se définit certainement pas selon le seul facteur ethno-linguistique.
L’opposition entre ukrainophone et russophone tient-elle la route, quand de nombreux représentants des mouvements nationalistes ukrainiens répondent aux questions de Paul Moreira dans la langue de Pouchkine? La plupart des Ukrainiens manient indifféremment les langues ukrainienne et russe. Et, depuis 2004, le clivage est/ouest du pays n’est plus une grille de lecture complètement opérante. Nous sommes inquiets de constater que Paul Moreira reproduit un phénomène qu’il prétend dénoncer dans un entretien publié dans l’Humanité: écrire une histoire "en noir et blanc".
Concernant la langue russe : Entre la volonté d'éradiquer une identité culturelle historique et la mise en place jusqu'à son achèvement d'une telle politique il y a forcément (et heureusement) un délai long durant lequel la résistance identitaire peut s'organiser, comme en France ou malgré une politique d'éradication des langues régionales remontant au rapport l'abbé Grégoire (1790), ces dernières existent toujours.
Pour l'Ukraine si l'opposition en le Nord-Ouest et le Sud-Est du pays n'est évidemment pas un problème entre les langues russe et ukrainienne, les dominations régionales de ces deux langues illustrent en revanche des 2 principales identités qui composant la société de l'Ukraine contemporaine.
Cartographie linguistique de l'Ukraine ( en bleu le russe et en rouge l'ukrainien)
La politique d'éradication de la langue russe qui commence dès le lendemain du Maïdan par l'annulation de sa co-officialité n'est qu'un détonateur qui révèle de fait une ostracisation russophobe qui est plus globale et se cache dans l'ombre d'un anti-soviétisme ravivé :
- Réécriture russophobe des programmes d'enseignement de l'Histoire.
- Interdiction du parti communiste - Interdiction des symboles liés à l'Histoire de l'URSS (drapeaux, médailles etc...)
- Destruction des monuments historiques de l'histoire soviétique
- Interdiction des médias russes
- Interdiction du cinéma russe - Dégradation des vitrines de sociétés russes (banques par exemple)
- Éradication des noms liés à l'URSS de la toponymie urbaine
- Ostracisation des prénoms russes dans les écoles
Si bien sûr l'usage de la langue russe est encore une réalité incontournable dans cette région historiquement et culturellement bilingue, cela ne doit pas cacher ni même minimiser la politique ethnocentrée et russophobe mise en place par les nouveaux maîtres de Kiev et qui favorise une campagne politico-militaire à caractère génocidaire, telle que commentée par Irina Farion, député ukrainienne : "Les régions du Sud-Est parleront la langue ukrainienne ou seront dépeuplées"
Inscription en anglais vue sur un char ukrainien engagé sur le front du Donbass : "nous détruirons votre rêve, nous détruirons votre esprit, nous détruirons votre âme et nous prendrons votre vie"
"Ainsi, nous sommes atterrés de la présentation binaire de l’annexion de la Crimée. "Après la révolution, la population [de la Crimée] a massivement voté par référendum son allégeance à la Russie", se contente d’affirmer Paul Moreira. Tout en éludant soigneusement le contexte particulier dans lequel s’est tenu le vote, à savoir le déploiement méthodique des forces militaires russes sur la péninsule. Pour ne citer que cet élément.
Le grand tour de passe-passe de ce film est de faire de groupes extrémistes paramilitaires le vecteur principal de la révolution ukrainienne. Ils ont été le bras armé d’une mobilisation populaire qui avait sa propre justification citoyenne. Ils se sont renforcés et développés a posteriori, en réaction à l’invasion de la Crimée par la Russie, et à l’apparition de phénomènes séparatistes dans l’est du pays."
Concernant la Crimée : La Crimée est le premier échec majeur dans la stratégie étasunienne de préemption du territoire ukrainien, ce pivot stratégique dans la confrontation historique entre l'Est et l'Ouest européens depuis la fin du XVIIIème siècle.
En effet, dans cette péninsule russe rattachée à l'Ukraine qu'en 1954 par décision arbitraire de Kroutchev, la population a considéré légitimement le coup d'état constitutionnel du Maïdan et surtout la russophobie des nouveaux dirigeants comme une menace directe pour elle.
Un référendum a été organisé par les partisans d'une fédéralisation refusée par Kiev et le résultat est sans appel : 80 % de participation et 97 % en faveur du rattachement à la Fédération de Russie qui sera ratifié par la Douma le 21 mars 2015.
Il est assez surprenant et même amusant de relever ici l'argumentaire légaliste fallacieux des détracteurs de ce référendum qui protestent et hurlent au loup en le déclarant "illégal" alors qu'ils ont soutenu sans hésitation 1 mois auparavant un coup d'état à Kiev... Je leur demande donc soit d'être cohérent et de relever aussi l'illégalité du Maïdan en le condamnant, soit d'en assumer les conséquences, c'est à dire une rupture de l'ordre constitutionnel ukrainien et donc la possibilité pour la Crimée de s'engager sur la voie de l'autodétermination.et à disposer de lui-même par consultation populaire Ce référendum est aussi vertement critiqué par les chiens de garde des démocraties "droitdel'hommistes" à coup d'allusions concernant une éventuelle intervention intimidante de l'armée russe...
Concernant cette présence militaire russe, il faut savoir :
1 / Qu'elle était autorisée et même légalement inscrite dans la Constitution ukrainienne qui avait accordé à la Russie le maintien de sa "flotte de la Mer noire "en échange d'avantages commerciaux internationaux.
2 / Que le scrutin a été surveillé par 50 observateurs dirigés par Mateusz Piskorski (réputé russophobe), le directeur du Centre européen d'analyse géopolitique et issus de 21 pays (dont Israël, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grèce') et enregistrés comme tels et qui l’ont tous jugé conforme au droit international et à la Charte des Nations unies. 3 / Que le déploiement militaire n'intimide guère les populations régionales, comme le prouvent les résultats des dernières élections dans les territoires "libérés" et occupés par l'armée ukrainienne, et qui ont pourtant voté massivement pour l'opposition au pouvoir et pro-russe (Voir Mariupol et Slaviansk par exemple) Mais là où l'argutie développée par les inquisiteurs de la Pensée Unique bascule dans une mauvaise foi grossière et propagandiste, c'est lorsque ces fonctionnaires de l'Agence Française de Propagande, toute honte bue, osent condamner ce référendum après avoir encensé auparavant celui du Kosovo réalisé là aussi sous occupation militaire de l'OTAN après un renversement de l'ordre constitutionnel (Yougoslave). Bien sûr, la Douma en ratifiant le résultat, a défendu les intérêts de la Fédération de Russie, mais rien n'empêche les intérêts des Etats d'être convergents avec ceux du peuple, surtout lorsqu'il s'agit de réaliser une réparation historique !
"La guerre du Donbass, guerre hybride qui a fait près de 10.000 morts depuis avril 2014, explique la quasi-totalité des phénomènes décrits par Paul Moreira. Et pourtant, elle est évacuée comme un fait secondaire au milieu du film. L’éluder est une faute majeure. Les bataillons volontaires ukrainiens, extrêmement diversifiés sociologiquement, sont composés pour partie d’une composante nationaliste radicale. Ce n’est plus un secret pour personne. Hétérogènes, complexes à analyser, ces formations sont le miroir d’une société ukrainienne confrontée à la guerre.
Ils inquiètent par le manque de contrôle de l’Etat-major militaire sur eux. Ce problème a été soulevé par plusieurs rapports d’ONG internationales, et de nombreux reportages dans la presse française. Bien qu’il prétende s’intéresser à ces bataillons, le film de Paul Moreira n’aborde jamais les efforts du gouvernement ukrainien vis-à-vis des bataillons de volontaires, qui ont presque tous été désarmés ou intégrés aux forces étatiques au cours de l’année 2015."
Même si elles sont liées dans un rapport de causalité, il y a dans la chronologie de la crise ukrainienne 2 périodes a distinguer :
- Le renversement du gouvernement appelé "Révolution du Maïdan", les protestations des populations russophones et le retour de la Crimée à la Russie par référendum qui en sont les conséquences immédiates.
- La revendication fédéraliste des régions russophones d'Ukraine (Novorossiya) et la guerre lancée contre elles par le nouveau pouvoir de Kiev qui a conduit au séparatisme des oblasts de Donetsk et Lougansk.
Le massacre d'Odessa est de fait la charnière entre ces 2 périodes et surtout le facteur dramatique qui va radicaliser rapidement la crise dans un enchaînement répression/rébellion provoqué par Kiev.
Suivant cette réalité factuelle, Paul Moreira donc le traite donc dans ce documentaire (que j'espère n’être que le premier d'une enquête sur la crise ukrainienne), et qui s'intéresse exclusivement à cette première période et il est donc anormal pour ne pas écrire malhonnête que lui soit reproché le fait de ne pas aborder la guerre dans le Donbass.
Vita Zarevouka, extrémiste néo nazie et égérie du bataillon Aïdar et du magazine "Elle" !
Mais puisque cette guerre est abordée dans ce réquisitoire, abordons maintenant les "bataillons spéciaux" ukrainiens qui y sont engagés et relevons ici aussi quelques mensonges et inexactitudes :
- Les seuls "efforts du gouvernement ukrainien" ont été de permettre aux paramilitaires russophobes du Maïdan de venir combattre dans le Sud Est de l'Ukraine en intégrant le dispositif de l'opération spéciale sous le commandement du Ministère de l'Intérieur.
C'est ainsi que des bataillons spéciaux (Azov, Aïdar, Donbass, Dniepr 1, Dniepr 2, Kiev, Poltava, Doudaiev etc...) issus de cette mouvance néo nazie ukrainienne appelée "bandériste" sont formés régulièrement depuis 2 ans pour combattre sur la ligne de front ou réaliser des missions de maintien de l'ordre dans les territoires occupés du Donbass.
- Ce sont des bataillons politiques composés de volontaires et ayant pour certains un financement complémentaire privé (fonds Kolomoïsky) et s'il est vrai qu'ils sont "hétérogènes, complexes à analyser, et le miroir d’une société ukrainienne" il n'en restent pas moins tous violemment russophobes et violents. Aujourd'hui ces bataillons aux insignes nazis et qui tiennent des discours bellicistes allant jusqu'à violer quotidiennement le cessez le feu signé à Minsk et même menacer le gouvernement d'un nouveau coup d'état radical, sont bien toujours sur le front (15 unités environ), armés et médiatisés par le commandement ukrainien.
- Ces unités qui ont été reconnues coupables de crimes de guerre sont loin d'être "indépendantes" et incontrôlables comme vous le sous entendez pour minimiser la responsabilité de Kiev. L'idéologie et les pratiques criminelles de ces bataillons spéciaux sont effectivement reconnues par de nombreuses ONG et certains d'entre eux ont même été sanctionnés par la hiérarchie militaire lorsque leurs crimes étaient trop médiatisés comme le bataillon "Tornado", par exemple reconnu coupable de tortures et de viols. Prétendre que ces unités sont indépendantes est une ineptie de l'esprit, ne serait ce que vis à vis de la chaîne logistique militaire dans laquelle elles sont forcément intégrées. Mais une telle présentation arrange le gouvernement qui peut ainsi continuer une guerre génocidaire par procuration, se décharger de sa responsabilité et même éventuellement "noyer ses chiens en les accusant d'avoir la rage"
Par ailleurs, il faut noter que si la totalité des combattants des bataillons spéciaux n'est pas toujours issus des groupes néo-nazis, en revanche ceux-ci sont sollicités pour fournir de plus en plus un encadrement aux autres unités de conscrits peu enclines au combat et mener des répressions disciplinaires dans leurs rangs .
"Contrairement à ce qu’affirme haut et fort Paul Moreira, nous avons en permanence traité de cette question dans notre couverture des événements en Ukraine. Nous considérons qu’il s’agit d’un phénomène qui n’est pas saisi à bras le corps, voire instrumentalisé par les autorités ukrainiennes. Mais par l’épreuve des faits, nous rejetons vivement la théorie d’un renversement du pouvoir en février 2014 par des groupes paramilitaires d’extrême-droite.
Un passage de ce film peut-être, sans doute le plus important, aurait pu nous réconcilier : celui consacré à la journée terrible du 2 mai 2014 à Odessa, lorsque des affrontements sanglants entre manifestants pro-ukrainiens et manifestants pro-russes ont abouti à la mort atroce, dans un incendie, de 42 victimes, principalement pro-russes. Près de deux ans après, la justice ukrainienne n’a pas fait la lumière sur la tragédie d’Odessa. Contrairement à ce que la narration de Paul Moreira peut laisser croire, ce drame n’est pas le seul de ces deux dernières années qui reste non-élucidé.
Mais ce que la thèse à charge de M. Moreira, défendue depuis le premier jour de son tournage, l’empêche de voir, c’est que contrairement à ce qu’il avance, tous ces événements ont été reportés, étudiés, documentés, par les médias français et le reste de la presse internationale. Depuis deux ans, nous étudions les transformations d’un pays majeur et méconnu en Europe. Nous devons faire face, dans le même temps, à la couverture d’une guerre ouverte entre deux pays."
Le 2 mai 2014, des manifestations se terminent en affrontement entre "pro-Maïdan" et "pro- russes" et ces derniers vont être assiégés dans la maison ds syndicats où 42 d'entre eux seront tués et brûlés sauvagement.
Contrairement à ce que prétendent ces "nouveaux chiens de garde", si les faits ont été "reportés" dans les jours qui ont suivi le 2 mai, en revanche ils n'ont jamais "été étudiés, documentés, par les médias français et le reste de la presse internationale", sachant que par "internationale" il est entendu "occidentale". A part le courageux papier de Jack Dion paru dans Marianne le 6 mai 2014 qui ose à l'époque apporter une vérité dissonante c'est un véritable blocus médiatique officiel qui depuis 2 ans tente de maintenir le voile sur ce drame historique. Car ce massacre est loin d'être un fait divers dramatique mais une opération terroriste préméditée par Kiev pour éviter qu"après la Crimée, Odessa, le dernier grand port militaire ukrainien, ne fasse à son tour sécession.
Et ici je critique aussi Paul Moreira parce qu'il n'est pas allé assez loin dans son investigation sur cette journée tragique.dont je rappelle ici brièvement les faits :
Retour sur un massacre
Avril 2016 : Le gouvernement de Kiev est alors inquiet de la tournure que prennent les protestations pro-russes réclamant une fédéralisation du pays et un statut particulier pour les régions russophones d'Ukraine dont Odessa, grand port stratégique de la Mer Noire et lié par son histoire à la Russie. Kiev qui veut mettre un coup d'arrêt à ce mouvement va coordonner avec la police une opération "sous faux drapeau" pour faire dégénérer la manifestation du 2 mai.
Le matin, des manifestants apparemment "pro-russes" mais différenciés par des brassards rouges sont vus avec des officiers de police qui leur donnent des consignes et les laissent entrer en arme dans la ville.
Au cours de la manifestation ces provocateurs en brassards rouges et devant une police indifférente vont tirer à plusieurs reprises en direction des manifestants pro Kiev.
Ces derniers vont répliquer sur les manifestants pro-russes sans distinction. tandis que plusieurs vidéos et photos montrent l'incohérence des apparences où les activistes en brassards rouges se réfugier dans les rangs de policiers et de manifestants pro Kiev tandis que dans la ville les rassemblements tournent à la confrontation violente.
En fin d'après midi les manifestants fédéralistes se réfugient dans la maison des Syndicats.
A partir de ce moment là le drame est engagé et les masques tombent : au dernier étage du bâtiment des manifestants en brassards rouges munis de cocktails Molotov bloquent l'accès au toit au pro-russes assiégés tandis que les manifestants pro-Kiev incendient les premiers étages du bâtiment.
Si de nombreuses vidéos montrent l'assaut des pro Kiev, en revanche aucune vidéo montre des tirs divers en provenance du bâtiment.
Pour l'acte final de la tragédie un homme intervient alors, évacuant la police avant de coordonner l'assaut. Cet exécuteur des basses œuvres kiéviennes, c'est Nikolaï Volkov, un activistes pro-Maïdan.
Ses actes pendant cette journée confirment la préméditation, la provocation et la volonté d'organiser ce jour là un massacre.
Volkov semble être est le maître d'oeuvre de la journée depuis le matin où il est en compagnie des policiers et des provocateurs, jusqu'au soir où il coordonne et anime le siège de la maison des syndicats.
La suite est terrifiante : les manifestants pro-russes piégés dans la maison des syndicats vont être débusqués, abattus et brûlés par les émeutiers du Maïdan, Hooligans nazis venus à Odessa sous prétexte d'un match de football.
Cette opération terroriste pilotée par l'état ukrainien est aujourd'hui considérée par beaucoup comme le détonateur qui va radicaliser la crise et inciter de nombreuses personnes à s'engager aux côtés des manifestants pro-russes qui ds'engagent alors sur la voie du séparatisme.
Mais le plus scandaleux est certainement le traitement médiatique réalisé par les médias occidentaux : le massacre ne fait même pas la Une, les chiffres sont minimisés, tandis que Moscou est désigné responsable ! L'objection devient abjection et je peux témoigner à titre personnel et pour avoir recueilli de très nombreux témoignages que l’écœurement suscité alors par cette complicité médiatique criminelle est une des causes premières et principales de l'engagement des volontaires étrangers dans le Donbass.
Aujourd'hui, comme pour les tireurs du Maïdan, ou le crash du vol MH 17, l'enquête concernant le massacre d'Odessa est avortée par le pouvoir de Kiev dont les services perdent étrangement les dossiers importants... et certainement compromettants !
"Beaucoup d’entre nous sont des téléspectateurs de la première heure des documentaires de Paul Moreira, qui ont parfois forgé notre vocation. Nous saluons confraternellement le travail le plus souvent sérieux et nécessaire de la société de production Premières Lignes. C’est pourquoi il nous a tant surpris et peiné de le voir céder, sur le dossier ukrainien, à une si dangereuse paresse intellectuelle.
Signatures :
Ksenia Bolchakova, Yves Bourdillon, Gulliver Cragg, Marc Crepin, Régis Genté, Laurent Geslin, Sébastien Gobert, Paul Gogo, Emmanuel Grynszpan, Capucine Granier-Deferre, Alain Guillemoles, James Keogh, Céline Lussato, Elise Menand, Stéphane Siohan, Olivier Tallès, Elena Volochine, Rafael Yaghobzadeh.
NDLR : Attaqué à plusieurs reprises sur son documentaire, Paul Moreira a répondu à certaines critiques sur son site "Premières lignes"."
Je connais personnellemnt certains signataires de ce réquisitoire avec qui j'ai eu l'avantage de dialoguer, et je voudrais ici leur exprimer toute ma déception de les avoir vu poser leurs noms en bas d'un tel torchon, à part peut-être pour quelques jeunes écervelés amoraux de cette meute, qui de toute façon, dévorés par l'ambition signeraient sans lire n'importe quel papier posé à côté de leur gamelle par leurs patrons de presse. Autant servir une vision du monde par un journalisme engagé est honorable, en revanche se faire les perroquets masqués d'une propagande servant des intérêts non avoués est incompatible avec la vocation de journaliste qui consiste à informer et non a communiquer. J'ai la naïveté de croire que pour beaucoup d'entre eux, la mutation décadente de veur fonction de journaliste à celle de laquais d'une propagande de guerre est plus la conséquence d'un manque de liberté et d'une dépendance économique que d'une conviction intime... Ces femmes et ces hommes sont devenus des "gamellards" du système, ceux qu'on appelait au temps de l'esclavage "les nègres de maison" aujourd'hui "esclaves repus et satisfaits de leur servitude" (Orwell "1984") Mais il reste encore dans les forêts rebelles des "nègres marrons" de l'information et qui du haut de leur liberté défendue dérangent le maître arrogant qui lance alors sa meute de fidèles larbins à ses trousses... Tels des chiens affamés confondant information et communication ce groupe de journalistes s'est transformé en meute servile pour répondre stupidement au cor de chasse de leurs rédactions atlantistes. Si les néo-nazis (relativement) minoritaires dans le paysage social ukrainien, leur influence en revanche est loin d'être négligeable et même décisive dans les événements qui secouent l'Ukraine depuis 2014 et la mauvaise foi qui transpire de chacun des paragraphes de ce pamphlet prend donc ici la forme d'un pacte avec le Diable imprudemment signé, car ces femmes et ces hommes ne pouvant ignorer l'existence d'une telle force extrémiste instrumentalisée et qui par son dynamisme et les soutiens qu'elle reçoit a été décisive dans le coup d'état du Maïdan et continue de l'être aujourd'hui dans la conduite de la guerre menée contre la population du Donbass. Et quand bien même ! dois-je vous rappeler ici ce que précise la charte de Munich dans son article 6 : "Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte"
D'ailleurs en fouillant dans leurs poubelles, on y trouve parfois, au milieu des lieux communs de la propagande étasunienne, des débris d’honnêteté intellectuelle qui ont échappé à la censure de leurs commanditaires comme par exemple dans ce reportage de septembre 2015 signé Stéphane Siohan et qui confirme ce que Paul Moreira dénonce : "Je trouve que les bataillons (spéciaux ukrainiens) sont un milieu sociologique passionnant, vibrant, mais aussi parfois inquiétant (...) Ce sont aussi des milieux très politisés, le plus souvent radicaux, très souvent nationalistes, mais on y retrouve des opinions politiques extrêmement larges. Je retrouve toute la société ukrainienne dans sa diversité, dans son microcosme, dans les tranchés, dans des bases, avec le meilleur et le pire. Le pire, c’est ce qu’un jour un jeune commandant de bataillon, dans la région de Lougansk, m’a décrit comme « les rats ». Il voulait parler à la fois de ces hommes qui pillaient, qui volaient, qui menaçaient ou aggressaient la population locale en se comportant comme dans un territoire occupé. Et ça, je l’ai vu moi-même à plusieurs reprises. Mais il parlait également des types pas nets, des types d’extrême-droite, des néo-nazis. Ces derniers, on en trouve un peu partout." Ce Siohan est le même qui aujourd'hui mène cette croisade contre Paul Moreira, entraînant à sa suite des suivistes fanatiques ou fanatisés, prouvant que leur condamnation est une obéissance servile plus qu'une critique libre d'un collègue dont le travail finalement converge avec leurs observations de terrain... Mais malgré ces éclats d’honnêteté ces "journalistes" ont décidé de prêter allégeance au système jusqu'à trahir leur propre regard, et aujourd'hui alors que la vérité éclate concernant les égorgeurs de Daesh ou les massacreurs du Maïdan, leur obstination qui confine au fanatisme aveugle et amnésique, à vouloir obéir servilement au système qui les nourrit, leur fait oublier par intérêt et stupidité, les leçons de notre Histoire. Car aujourd'hui, au risque de comparaître un jour devant le tribunal de l'Histoire et des Hommes, ces fonctionnaires de la Propagande étasunienne soutiennent de facto un totalitarisme économique et militaire qui s'allient aux fanatiques meurtriers de tous poils et tente par le chaos d'imposer au monde un esclavagisme auxquels vous vous êtes volontairement soumis. Mais surtout, par delà les polémiques idéologiques et d'intérêts qui s'affrontent, des cénacles politiciens jusqu'aux tranchées du Donbass, leur réaction viscérale et enragée et qui démontre déjà une servitude volontaire, devient surtout l'expression d'une intolérance paroxysmique insultant le débat d'idées qui est la fondation de notre "politis" européen et que leur profession devrait défendre... Imaginant naïvement qu'il peut rester encore une once de bon sens et d’honnêteté dans les coeurs, j'espère qu'un jour ces soldats du 4ème pouvoir cesseront d'être les portes flingues médiatiques d'une pensée unique dogmatique, et pour laquelle,devant leurs prompteurs de l'AFP, ils pratiquent une inversion accusatoire simpliste provoquée pour le coup par une vraie "paresse intellectuelle", celle la même qu'ils osent reprocher à Paul Moreira !
Donc je leur réponds, en souriant qu'il m'aient offert ce bâton pour les battre,: réveillez vous et redevenez ce qu'un journaliste doit être : un vrai et libre "miroir de la Vie !"
Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya
Et à voir ou revoir et surtout à lire :
Les nouveaux chiens de garde
Source de l'article : - Site de l'OBS, le lien : ICI AUTRES ARTICLES CRITIQUES - Site DONI Press, article de L.Brayard, le lien ; ICI - Site AGORA VOX, le lien : ICI - Sur les chartes et déontologie des journalistes - La charte de Munich, le lien : ICI - Les différentes chartes existantes , le lien : ICI