Affichage des articles dont le libellé est 9 mai. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 9 mai. Afficher tous les articles

mercredi 24 juin 2020

VictoireS !

391


Finalement, la crise sanitaire du Covid 19, en reportant du 9 mai au 24 juin les commémorations du 75ème anniversaire de la victoire de 1945, n'aura pas bousculé le calendrier mémoriel et l'opportunité de réaliser une grande parade à Donetsk qui a réuni cette année plus de 2000 participants et une centaine de véhicules.

En effet, c'est le 24 juin 1945 qu'a eu lieu la première grande parade de la Victoire en URSS et cette date a offert aux républiques du Donbass l'opportunité de faire une démonstration de force au moment où Kiev, tenté par l'option militaire, rassemble à nouveau des unités d'assaut à proximité d'un front tenu sous le feu permanent de leurs obusiers et mortiers.

75 années plus tard, se faisant l'écho de la grande parade organisée à Moscou, les Républiques du Donbass rendaient également hommage à leurs défenseurs du passé et du présent.


Mercredi 24 juin 2020

Comme à chaque fois depuis 2014, la parade commémorant la victoire de 1945 se déroule dans le Donbass dans la permanence de la guerre qui gronde encore aux portes des cités républicaines et donne à leurs populations l'impression que le passé s'invite dans le présent. 
    "La défaite honteuse et écrasante de l'armée du Troisième Reich, qui a mis la moitié de l'Europe à genoux, n'a été rendue possible que grâce à l'unité, la solidarité et le courage d'un grand pays. 
    Aujourd'hui, nous rendons hommage à l'héroïsme du peuple victorieux, cet exploit est sacré pour nous, nous sommes redevables à ceux qui se sont sacrifiés au nom de la paix", 

    "Nous n'arrêtons pas de forger notre propre victoire pendant une minute, aujourd'hui nos défenseurs participent également au défilé, qui rapproche le jour chéri de la victoire. 
    C'est inévitable, car aujourd'hui, comme il y a 75 ans, la justice est de notre côté". 

    Denis Pushilin, Président de la République Populaire de Donetsk.



    Sous la chaleur des applaudissements d'une immense foule et d'un soleil radieux, les premiers carrés s'avançant de leurs pas cadencés scandés par des cris de victoire avaient revêtu les uniformes de leurs anciens dont ils portaient fièrement les bannières soviétiques.


    Photo Svetalana Kissileva




    Puis ce fut au tour des forces de défense de défiler sur la grande avenue Artema où plusieurs dizaines de milliers de familles étaient venues saluer leurs défenseurs. Lorsqu'on songe aux premières milices de 2014, groupes hétéroclites aux tenues bigarrées et à l'armement disparate, qui s'agglutinaient sur des camionnettes civiles bricolées ou les rares véhicules cabossées et poussifs récupérés aux ukrainiens lors des premiers combats, on mesure avec respect l'immense modernisation du potentiel de défense réalisée depuis 6 ans par les républiques du Donbass.

    Aujourd'hui c'est une armée moderne, équipé, entraînée et aguerrie  qui défile sous les hourras de sa population. les uniformes sont soignés et rutilants, les armes, menaçantes et alignées, les véhicules entretenus et équipés... Plus grand chose à voir avec la première "Opolcheny" de la rébellion anti-maïdan... si ce n'est cette lueur invincible qui danse toujours dans les regards de ce gardiens du Donbass luttant avec courage et abnégation pour ses libertés et ses traditions menacés. 





    Malgré la défense du front et les services aux casernes, les différents ministères dédiés  à la défense du territoire et des populations de la République Populaire de Donetsk ont pu rassembler plus de 2000 hommes pour l'événement et ainsi faire la démonstration de leur capacité opérationnelle. 


    Photo Kristina Melnikova

    Photo Kristina Melnikova


    Dans cette immense artère traversant en son sommet la ville de Donetsk, il n'y avait pas ce 24 juin des participants et des spectateurs mais bien un seul peuple témoin et acteur d'une Histoire toujours en mouvement, et qui reste plus que jamais engagé dans le combat pour sa Liberté. 

    Et les pensées de tous d'aller avec la même force vers ceux de leurs fratries qui se sont battus il y a 80 ans et leurs héritiers qui aujourd'hui ont repris le flambeau, le fusil et la pelle pour honorer par leur sacrifices actuels ceux du passé.... 





    Quelques articles sur le sujet :

    etc...

    Revenant ravi du centre ville de Donetsk où j'étais allé admirer cette parade de la victoire de 1945, je me suis fait shooter (avec la caméra d'un smartphone) par un camarade resté en alerte à la base. 

    Plus que quelques jours avant la Russie où, après 9 mois d'immobilisation sanitaire,  je vais être enfin libéré de cette blessure par une reconstitution finale de mon bras, et enfin pouvoir reprendre du service pour le peuple du Donbass.

    Erwan Castel


    lundi 22 juin 2020

    Il y a 79 ans: "en route !"


    Le 22 juin 1941, le IIIème Reich lançait contre l'URSS une offensive qui allait lui être fatale 4 années plus tard. Alors qu'en Occident les populaces souillent leur Histoire dans des polémiques politiciennes et sociétales aussi stupides que stériles, dans la Grande Russie, les mémoires familiales portent à travers le souvenir de leurs sacrifices personnels dans cet immense combat pour leur Liberté. Et la mémoire nationale ici n'est pas dirigée par une communication étatique descendante mais bien la réalité ascendante de tous les peuples de la Russie unis autour d'une destinée commune scellée par le sang de 26 millions de soviétiques.

    "La guerre sacrée"

    Cette année, dans le chambardement calendaire provoqué par la crise sanitaire du Coronavirus, les commémorations du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme reportées du 9 mai au 24 juin, coexistent avec le souvenir de cette agression allemande contre la Russie, qui marque l'entrée en guerre de l'URSS contre le IIIème Reich.

    Ainsi cette journée du 22 juin a été marquée par les cérémonies traditionnelles réalisées sur "Saur Moghila", cette colline au Sud de la République Populaire de Donetsk où souffle les vents de l'Histoire, celui de 1943 lorsque des milliers de soldats de l'armée rouge tombèrent dans l'assaut de ce verrou stratégique tenu par les allemands et celui de 2014 où des milices républicaines combattirent jusqu'à la mort pour garder fermé les "chaudrons" où bouillaient les corps blindés ukrainiens emportés par leur haine...

    "Le jour du Souvenir et du chagrin", 
    Exactement à 4 heures du matin un rassemblement a eu lieu 
    sur Saur-Moghila à l'heure précise où 79 ans plus tôt les 
    premiers bombardiers allemands déchiraient l'azur d'été.

    Pour continuer en vidéo à évoquer ce maelstrom qui plongea l'Europe dans une des plus grandes boucheries de son Histoire, je republie ici cette magnifique animation au sable réalisé par Kseniya Simonova, une talentueuse jeune femme de Crimée, et qui fut présentée à Kiev en 2009, sous les applaudissements et les larmes du public, avant que le vent de folie du Maïdan (2013-2014) ne baillonne d'une fièvre russophobe délirante les mémoires ukrainiennes et leurs identités soviétiques.


    Je pense que l'Histoire appartient aux peuples qui l'écrivent de leur sang et non à la raison des idéologies politiques, qui cherchent tantôt à l'exploiter tantôt à l'insulter...

    Erwan Castel

    Désolé, mais je suis accroc des chœurs de l'Armée rouge !:

    "En route !"

    samedi 9 mai 2020

    D'une guerre à l'autre...


    Il y a 75 ans, prenait fin la seconde guerre mondiale, le 9 mai 1945 à 00h00 heure de Moscou. Pour la Russie, cette victoire a un goût amer à cause, d'une part des 27 millions de morts trop souvent ignorés voire méprisés par les occidentaux alors qu'ils furent sans conteste les grands artisans de la défaite du IIIème Reich, et d'autre part de cette déchirure de l'Europe qui va lui survivre.
    Mais le pire pour la Russie en général et le Donbass en particulier, c'est que cette Victoire  de 1945 est d'autant plus amère que, sous la houlette d'une hégémonie mondialiste libérale et suicidaire menée par les USA et ses laquais occidentaux, on voit resurgir des égouts de l'Histoire l'idéologie et les méthodes d'un nazisme que l'on croyait avoir vaincu !

    On aura beau dire que "comparaison n'est pas raison", force est de constater que dans la nouvelle Ukraine née d'un Maïdan fomenté par les services nord-américains, les références historiques et symboliques, les discours politiques propagandistes, la répression policière et les crimes de guerres se réclament régulièrement de l'idéologie nazie et sont illustrés depuis plus de 6 ans par l'exacerbation d'une russophobie fanatique occidentale dont le paroxysme est visible quotidiennement sur le front d'un Donbass où quotidiennement frd femmes et des hommes tombent en défendant leur Liberté.

    Il est donc logique et même légitime que les sangs versés du passé et du présent se rejoignent aujourd'hui comme deux affluents bouillonnant dans l'immense océan de la mémoire des peuples de Russie, à l'image des rangs de ce terrible "régiment immortel" qui, tel un tsunami déferle chaque 9 mai dans les rues du Donbass, pour nous rappeler que si la "grande guerre patriotique" est terminée; le combat immémoriel des peuples pour leurs libertés, n'est malheureusement pas fini...


    Défilé du "Régiment immortel' dans les rues de Donetsk, à quelques kilomètres d'un front 
    bombardé quotidiennement par les forces ukrainiennes, cette année là (9 mai 2018), "Rex", 
    un camarade et ami de la brigade Piatnashka portait aux côtés des héros du passé le visage 
    immortel de son deuxième fils mort au combat quelques mois plutôt sur le front de Yasinovataya. 
    Ce père courageux et fils fidèle de la Russie, qui a pris également les armes pour défendre sa 
    terre et sa liberté, a été blessé il y a quelques jours par un sniper ukrainien, au cours de
    cette guerre qui, dans les coeurs et dans les chairs, semble se poursuivre 75 années après....
    Aussi en cette journée mémorable du 9 mai, j'adresse toutes mes pensées admiratives pour les soldats de l'armée rouge qui ont libéré l'Europe asservie il y a 75 ans et à ceux qui continuent aujourd'hui à défendre les armes à la main ses traditions et libertés contre cette nouvelle hégémonie totalitaire qu'est la dictature mondialiste de la marchandise qui veut amnésier et mettre en esclavage la Terre et ses derniers peuples libres.

    Et que les rassemblements populaires célébrant cette victoire de 1945 soient aujourd'hui grevés et reportés ultérieurement à cause de cette pandémie du Covid19 sévissant sur l'ensemble de notre planète, cela prouve s'il en était encore besoin les méfaits criminels, qu'ils soient directs ou indirects, de cette mondialisation effrénée d'une pensée unique amorale et suicidaire via son idéologie du progrès, ses échanges démesurés, ses consommations illimitées et des violences sans règles d'une pensée unique qui, au fil des pouvoirs et des profits est devenue inhumaine, et que le combat contre le système doit se mener sur tous les fronts de l'existence.

    Aujourd'hui dans ce Donbass en guerre dont j'ai rejoint le combat et la souffrance, un peuple a ramassé les armes des anciens pour défendre ses traditions identitaires et finalement continuer le combat pour la Liberté et la diversité de la vie...


    Si on décrétait 1 minute de silence pour chaque citoyen soviétique mort pendant la seconde guerre mondiale, alors le Monde resterait silencieux pendant 50 années !!



    Le combat continue !

    Et je garde l'espoir que les autres peuples, suivant l'exemple du Donbass, comprennent enfin la nécessité vitale, par delà les clivages des idéologies éphémères et des communautarismes superficiels, de s'unir à nouveau et de prendre les armes pour combattre encore et toujours cette bête immonde qui se cache sous les dorures d'un mondialisme consumériste et suicidaire.

    Erwan Castel


    "En route !"



    dimanche 12 mai 2019

    La République a 5 ans !


    Aujourd'hui la République Populaire de Donetsk fête ses 5 années d'existence et d'espérance nées dans le feu d'une guerre qui continue jusqu'à aujourd'hui, les détonations des canons ukrainiens se mélant aux explosions des feux d'artifice célébrant l'évèenement.

    C'était en effet ce 11 mai de l'année 2014 que s'est déroulé le référendum pour l'autodétermination des populations de Donetsk et Lugansk en Républiques Populaires. Et malgré les pressions de Kiev exercées dans quelques bureaux administratifs frileux encore soumis à la hiérarchie ukrainienne, où les menaces de répression lancés par les unités des radicaux nationalistes en route vers les portes de leurs cités, les populations du Donbass vont massivement se prononcer en faveur de l'indépendance de leurs régions : avec un taux de participation qui dépasse les 75% le séparatisme avec l'Etat ukrainien est demandé par 89% des votants à Donetsk et 96% à Lugansk, ce qui hisse la dynamique populaire de ces régions aux racines russes toujours vivantes au même niveau que le référendum réalisé en Crimée 2 mois auparavant.

    En faveur de l'indépendance de la République populaire de Donetsk, se sont exprimés 89% des votants de la République Populaire de Donetsk et 96% dans la République jumelle de Lugansk, ce qui est comparable aux résultats du référendum sur la Crimée du 16 mars 2014.

    Pour expliquer ce choix quasi unanime d'une indépendance des régions de Donetsk et Lugansk, alors que quelques semaines auparavant il n'était question que d'autonomie dans une requète de fédéralisation de l'Ukraine il faut se souvenir de la radicalisation criminelle opérée par Kiev dans les jours précédents à l'égard des populations de l'Est de l'Ukraine qui entretiennent déjà un rapport affectif puissant avec leurs racines russes et des liens familiaux et sociaux dans les régions limitrophes de la Fédération :
    • Discours russophobes de plus en plus agressifs de la part des tenants du nouveau pouvoir
    • Déclenchement le 13 avril d'une Opération Spéciale Antiterroriste, contre les manifestants fédéralistes 
    • Massacre le 2 mai d'une quarantaine de manifestants pro-russes à Odessa
    • Premiers combats à Slaviansk
    • Massacre le 9 mai de près de 100 manifestants à Mariupol, par le bataillon spécial Azov
    • Etc.

    Plutôt que de faire peur et dissuader les femmes et les hommes du Donbass de prendre leur destinée en main, les violences ukrainiennes à leur égard vont au contraire renforcer leur détermination à larguer radicalement les amarres avec un pouvoir issu d'un coup d'Etat et qui leur a déclaré une guerre idéologique, ethnique, culturelle à caractère génocidaire. Les tués et les blessés d'Odessa, de Mariupol, de Kransnoarmeisk, de Slaviansk et Kramatorsk vont être le torrent qui va faire débordé le vase du mécontentement populaire et transformer des protestations politiques en résistance et rébellion armées, pour péserver le dignité et la vie des populations de Donetsk et Lugansk. 

    Certains bureaux de vote vont être interdits dans les villes déjà controlées par Kiev, comme Mariupol par exemple, et dans d'autres cités ce sont les nationalistes radicaux où les gardes frontières ukrainiens qui vont intimider la population voire l'attaqueren toute impunité, au moment du scrutin, comme à Krasnoarmeysk (2 tués et plusieurs blessés) ou Novoaydar par exemple. Il faut se souvenir aussi que d'autres régions d'Ukraine désiraient organiser également ce référendum mais se sont rétractées au dernier moment comme les oblasts de Kherson ou Kharkov par exemple, afin d'éviter les effusions de sang promises par les radicaux nationalistes ukrainiens.

    11 mai 2014, malgré les menaces physiques des nationalistes ukrainiens et les colonnes blindées de Kiev qui s'amassent autour de leurs cités, les femmes et les hommes du Donbass se précipitent vers les bureaux de vote pour engager une réparation historique et leur retour au sein de la Russie, par ce réfrendum d'indépendance qui en est la première étape.
    Lorsque les populations de Donetsk et Lugansk vont aux bureaux de vote, ils pensent dans leur immense majorité que le scénarion de Crimée va se répéter dans le Donbass, mais malheureusement les jours, les semaines et les mois ne leur ont pas donné raison, plongeant la région dans un conflit infernal mené par Kiev durant quasiment un an, puis une guerre d'usure après la signature des accords de Minsk 2 en févier 2015.

    Mais malgré la mise en sommeil du projets Novorossia, malgré les difficultés économiques dues àç la guerre, le blocus les combats et les bombardements meurtriers, malgré la réticence du Kremlin à intervenir militairement et intégrer cette région russe du bassin du Don, la population de Donetsk et Lugansk, mais aussi des territoires occupés par Kiev n'a jamais perdu espoir quant au retour en Russie qui est la seule issue possible à ce conflit.

    Bien sûr, vouloir prétendre comme les propagandistes poutilonâtres et autres larbins des pouvoirs, qu'il n'y a jamais eu de grincements de dents et même de déceptions au sein de la population serait un fantasme mensonger de la veine de ceux qui mobilisent les logorrhées insipides, se servant du Donbass uniquement comme d'un marchepied pour servir leurs égotismes narcissiques. Personnellemnt j'exècre les alcôves de toute forme de pouvoir car s'y vautrent trop de ces propagandistes de paille et courtisans à breloques, et je préfère de loin écouter les sentiments des gens du peuple, de ceux qui ont les mains usées par le travail quotidien dans les usines, les champs ou les tranchées et de ces familles qui survivent sous les toits des quartiers populaires usés par l'abandon post soviétique et les bombardements ukrainiens et auprès desquelles j'ai choisi de vivre loin des rutilences politiciennes.

    Et cette population ne cesse de m'impressionner, car après 5 années d'ostracisation, de souffrances, de sang et de larmes, elle n'a jamais cessé de surmonter les difficultés de survie et les déceptions politiques et économiques consécutives autant à la guerre qu'à cette "real politik" moscovite cherchant à tout prix à gagner du temps pour donner une chance à une sortie de crise pacifique tout en se préparant au pire. Car dans le coeur des gens et se démarquant des discours officiels obligés, il y a une exécration de ces accords de Minsk iréalisés et irréalisables tandis que brûle toujours dans leur coeurs la flamme de la Novorossia, cette entité russe historique allant de Karkhov à Odessa, et qui exprime avec force, historiquement politiquement et culturellement, ce retour vers la Russie tant attendu et qui a déjà éclos en Crimée. 

    Il n'y a qu'a oberver l'engouement populaire qui est resté intact pour le projet de la Novorossia et les meneurs de ce Printemps russe (Strelkov, Purgin, Mozgovoï, Bezler, Motorola, Givi, Zakharchenko etc...) malgré qu'ils aient pour beaucoup disparus de la scène, écartés politiquement ou éliminés physiquement dans des opérations spéciales ukrainiennes. Ils incarnent à l'image du président Zakharchenko assassiné le 31 août 2018 la résistance du Donbass et sa libération du joug ukrainien post maïdan.


    5 années, c'est une seconde dans un temps historique mais c'est aussi une étape importante dans la maturité de toute entité individuelle ou collective et qui cesse définitivement, après ce cap franchi, d'être un rève fragile pour devenir un projet solide...

    5 ans c'est le temps qu'il faut à un enfant pour naître, grandir, se lever marcher et commencer à forger sa personnalité au fur et à mesure que se portent toujours plus loin son regard et ses connaissances et que s'accumulent ses expériences heureuses ou malheureuses. 

    Et la guerre qui fait rage depuis 5 ans dans le Donbass est à la fois le danger mortel qui pèse sur les jeunes Républiques et en même temps le catalyseur des énergies qui permet de renforcer et d'accélerer la concrétisation de cette volonté commune partagée au delà de toutes les communautés ethniques, idéologiques, culturelles et religieuses. 
    • Après avoir encaissé le choc d'une "Opération Spéciale Antiterrosriste" ukrainienne hallucinée, meurtrière et disproportionnée, la population du Donbass a validé par le référendum du 11 mai 2014 sa résistance contre l'agression russophobe commanditée par l'OTAN sous couvert du projet d'intégration à l'Union Européenne agité sur le Maïdan. Cette première étape est depuis confirmée à chaque manifestation populaire, cérémonie officielle ou élection politique sans oublier bien sûr, et sans contestation possible, la résistance militaire exceptionnelle maintenue jour et nuit sur le front par chacun des soldats des républiques.
    • Puis il y a eu pendant 5 ans la période Zakharchenko, au cours de laquelle une normalisation sur le modèle russe a été engagée, une consolidation de l'état de Droit, l'oragnisation d'un vrai pouvoir républicain fondé sur un gouvernement, un parlement et une justice, une professionalisation de la défense militaire, une coopération avec le Kremlin pour s'aligner sur une stratégie équilibiste exemplaire refusant à la fois l'escalade militaire espérée par Washington mais protégeant aussi les populations russes de Donetsk et Lugansk.
    • Et depuis bientôt 10 mois, la République est entrée dans la période Pushilin, successeur désigné par le Kremlin au lendemain de l'assassinat de Zakharchenko fin août 2018, et coopté par sa population lors des élections présidentielles de novembre. Avec Pushilin, Donetsk renforce son rapprochement avec la Russie (tout comme le fait également Kiev avec la poursuite de ses bombardements et combats sur le front) et notamment, après l'organisation de sa force politique et militaire réalisée par son prédécesseur, en augmentant un développement économique qui est la priorité des réformes engagées.

    De son côté et tout en maintenant ferme sa stratégie diplomatique internationale pacifique avec le soutien aux accords de Minsk par exemple, la Russie a offert aux habitants du Donbass la possibilté d'obtenir le passeport russe dans une procédure simplifiée. Cet oukaze exceptionnel du Président Poutine est un coup de maître et qui plus est autorisé par le droit international. Avec cette décision majeure dans l'histoire du retour du Donbass vers la Russie, Moscou n'a pas fait d'ingérence imposée mais administrativement proposé une intégration volontaire à sa population. De plus cette mesure est un avertissement clair lancé aux occidentaux pour les dissuader avec Kiev de vouloir rejouer à Donetsk et Lugansk le scénario criminel croate qui avait donné leiu à des massacres et épurations ethniques de masse dans une Yougoslavie déchiquettée par les chiens de l'OTAN.


    Voilà pourquoi entre autres raisons, cette journée du 11 mai a été accueillie avec joie par la population de Donetsk et Lugansk, qui 2 jours auparavant rendait hommage à ses défenseurs lors des célébrations de la victoire de 1945.

    Aujourd'hui après 5 années de combats, de souffrance et d'inquiétudes aussi, le rêve du Donbass prend forme et le chemin vers le Russie s'ouvre concrètement à ses femmes et ses hommes qui depuis 5 années se sacrifient pour protéger leurs traditions, leur identité et leur Histoire russes.

    Je ne peux m'empécher de comparer les photos de la foule saluant à Donetsk le passage de ses représentants et des parades civiles et militaires avec celles de la prestation pitoyable d'un président Macron, remontant pour les mêmes célébrations de la victoire de 1945 des champs Elysées vides mais sous haute surveillance policière :

    A vous de trouver où est la vraie république d'un peuple saluant son président et, à travers lui sa réussite collective, et où est la fausse république d'un président isolé dans son arrogance et la haine de son peuple :

    Paris 
    Donetsk

    Ces journées commémoratives sont autant de plébiscites populaires confirmant la volonté du Donbass d'en finir une bonne fois pour toutes avec une parodie nationaliste ukrainienne qui est fondée uniquement sur une russophobie délirante et psychotique et une guerre à caractère génocidaire (contre la nature des personnes et non contre leurs pensées et actions). 

    Aujourd'hui la réalité bouscule le ridicule haineux de la propagande occidentale : ce n'est pas la Russie qui est venue dans le Donbass, mais le Donbass qui frappe à la porte de sa mère patrie historique et culturelle, cette dernière ne faisant qu'étendre son aile protectrice pour protéger ses enfants et ouvrir ses portes à leur intégration volontaire au sein de la Fédération de Russie, conformément au Droit international et  du "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" et du respect de leur choix démocratiques, ces principes souverains que  nous rabachent à longueur de leurs bombardements les occidentaux "droitdel'hommistes".

    L'Europe des peuples brisant les carcans des Etats-nations et l'esclavage d'une Union Européenne que servent désormais leurs politiques, est en train de naître dans le Donbass, préfigurant le paysage futur d'une monde multipolaire où l'Europe, à travers de grands blocs fédéraux protégera les libertés, les identités et souverainetés légitimes de ses peuples...

    Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et des guerres à gagner !

    Erwan Castel

    Autres articles sur le sujet :



    jeudi 9 mai 2019

    La flamme du 9 mai

    326


    Pour ce 9 mai 2019 je suis remonté à Donetsk pour participer avec mes camarades au défilé du régiment immortel dont nous rejoignons les rangs portant au milieu de leurs familles le souvenir vivant de nos camarades tombés sur le front pour la défense du Donbass libre.

    Que l'on aime ou pas l'idéologie soviétique, nous lui sommes redevables de cette immense sacrifice consentie pendant la deuxième guerre mondiale sans lequel la victoire sur les forces de l'axe auarait été impossible à réaliser. Et je pense que plus que jamais, au moment où notre monde se précipite dans un nouveau chaos mondial, il nous faut abandonner les fantasmes propagandistes d'une vision manichéenne passée et présente qui entretient une haine polémogène et suicidaire.

    La chanson "День Победы" (Jour de la victoire) 
    illustrée par des images d'archives 




    Jeudi 9 mai 2019

    Comme d'habitude la foule est au rendez-vous malgré l'orage qui menace et un vent frais chargé d'humidité qui règne depuis hier sur Donetsk. Comme d'habitude les soldats de Piatnashka libérés des services du front et des casernes se retrouvent autour de la fontaine de la place Lénine, rejoins par leurs familles et les "anciens" de la Brigade qui n'ont pas oublié que nous formons une fraternité militaire intemporelle et cimentée en nos coeurs par le sang de nos camarades disparus.

    Les portraits de nos disparus sont distibués entre tous et nous rejoignons dans les rangs du "régiment immortel", les familles portant le souvenir familial de l'immense sacrifice (27 millions de morts) offet par les peuples de Russie pour la liberté de leur terre, mais aussi des autres pays qui étaient soumis à la botte du nazisme.



    Ici les enfants restent conscients de leurs héritages et filiations historiques et nombre d'entre eux sont parmi nous, graves et fiers dépositaires de la mémoire autant que de l'avenir du Donbass, portant les portraits et les médailles de leurs parentèle disparue pendant la grande guerre patriotique ou les combats récents pour la liberté du Monde russe.

    Lorsque l'immense foule de plusieurs milliers de personnes s'ébranle vers l'avenue Artema, les appaludissements et les "spassibas" de la foule arrachent vite des larmes dans les rangs du régimant immortel. A mes côtés une babouchka en larmes porte le portrait de son père tué à Stalingrad pendant que sa mère la portait dans son ventre. Ici le patriotisme n'est pas un vain mot, car ils ne s'exprime pas avec des mots mais avec des larmes, du sang et le souvenir éternel du prix de cette liberté qui ne pourra jamais être remboursé dans l'éternité de cette reconnaissance.



    L'année dernière nous étions au même endroit regroupés autour de notre "com'bat Mamaï" que le funetse destin de la guerre allait faire tomber au front moins de 10 jours plus tard. Aujourd'hui cet homme charismatique reste le commandeur de nos souvenirs du passé autant que nos actions du présent. La Brigade Piatnashka restera pour ses soldats mais aussi pour ceux des autres bataillons, le bataillon "Mamaï" dont l'écusson est orné à l'effigie de "Staï" son fidèle lynx aujourd'hui retourné dans sa famille et du drapeau de l'Ossétie du Sud, sa patrie d'origine où désormais il repose à l'ombre de ses montagnes éternelles.

    Dans son déroulement protocolaire, cette célébration de la victoire du 9 mai se veut dans ses moindres détails l'écho fidèle de celle qui se déroule au même moment sur la place rouge à Moscou, offrant ainsi au monde un message identitaire et politique clair concernant la destinée choisie par le peuple du Donbass il y a 5 ans et pour laquelle il a consenti à des sacrifices inouïs et qui continuent sur le front au moment même où les cohortes républicaines réveillent sous leur cadence les souvenirs glorieux du passé que prolongent aujourd'hui les espérances héroïques du futur.



    A l'issue de cette manifestation populaire et en évitant soigneusement les tribunes officielles infectées par trop d'arrivistes hypocrites occidentaux et locaux, venus y montrer leurs égos surdimensionnés et leurs ambitions narcissiques calomniatrices, je rejoins mes camarades du régiment autour d'une grillade fraternelle où nous évoquons le souvenir de nos amis disparus au front.

    Revenant vers la caserne en passant par le centre ville de Donetsk, je me joins un instant à un groupe de civils et militaires pour partager sur la terrasse d'un café, toasts et salades alors que résonnent autour de nous des sonos aux écrans de télévisions des chansons patriotiques et des chants de l'armée rouge que beaucoup fredonnent le regard perdu dans une Histoire qui s'est a nouveau imposée dans leur vie depuis 5 ans.


    Voici une sélection de chansons patriotiques russes , le lien ici : VK "chansons de victoire"

    Dans quelques heures, je reprends la direction du front où les ukrainiens ont repris depuis ce début du mois d'avril leur escalade meutrière, bombardant quotidiennement nos lignes de défense et envahissant toujours et encore entre les deux lignes cette "zone grise" théoriquement démilitarisée (plus de 10 tués depuis 1 semaine). 

    5ème, jour de la victoire, 5ème témoignage populaire du Donbass de sa fidélité à son passé et de sa volonté de préserver ses traditions et ses valeurs dans un futur, et ceci quel qu'en les sacrifices, car face à cette dictature de la marchandise qui rôde aux portes de Donetsk et Lugansk, la Liberté n'a pas de prix !


    Erwan Castel


    Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front









    vendredi 6 juillet 2018

    Photo du 6 jullet

    Suite de la nouvelle rubrique "Photo du jour" de mon journal du front, choix d'une photo illustrant la journée, un moment fort vécu ou une esthétique ressentie ...

    172




    La propagande en cours dans les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk voit son inspiration soviétique éclater au grand jour lors des commémorations du "Jour de la Victoire" où l'élan patriotique qui a vaincu le nazisme est aujourd'hui ravivé par une nouvelle guerre qui fait rage depuis 4 ans dans le Donbass. 


    6 juillet matin, direction mon refuge à Oktyabrsky où m'attendent les sourires des amis les rires des enfants et les ronronnements des chats surveillant les grillades au fond du jardin..
    Passant par Donetsk, où une forêt de panneaux offre sur les avenues ensoleillées de l'ombre aux passants, je retrouve cette affiche réalisée à l'occasion du 9 mai et qui me plaît tant.

    Le temps d'un changement de bus pour partager ce coup de cœur !

    Erwan Castel  

    Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front