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dimanche 4 septembre 2022

A Energodar, les ukrops persistent et signent... et meurent

Alors que la délégation de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique inspecte le site de centrale nucléaire de Zaporodje (n'en déplaise aux propagandistes ukro-atlantistes qui soutenaient hier que la Russie lui interdisait l'accès), les forces armées ukrainiennes poursuivent et diversifient leurs attaques contre la centrale nucléaire.

Depuis 2 jours, à l'encontre de toutes les règles internationale et pendant l'inspection de l'AIEA, Kiev a engagé de nouveaux bombardements, mais surtout des débarquements fluviaux tentant de s'emparer du site nucléaire, au risque d'y déclencher des combats terrestres au milieu des installations hautement sensibles. 
 

Les bombardements terroristes ukrainiens se poursuivent 

Alors que pendant des semaines Kiev a soutenu mordicus que ce n'était pas les forces ukrainiennes qui bombardaient Energodar mais les forces russes qui "s'auto-bombardaient", l'Etat major ukrainien vient enfin de reconnaître être responsables des derniers bombardements sur les quartiers résidentiels bordant la centrale nucléaire tour en certifiant que son artillerie visait exclusivement des unités d'artillerie russes...

Bombardement ukrainien sur "des unités 
d'artillerie russes" à Energodar selon les 
nouveaux télé-évangélistes occidentaux

Le 31 août ce sont 3 drones kamikazes ukrainiens qui ont été lancés contre la Centrale et tombés sans provoquer de dégât ni victime après leur neutralisation par la défense électronique russe. 

Mais chaque jour les tirs de l'artillerie de Kiev continuent et lors du dernier bombardement ukrainien du 3 septembre, un des trois obus de 155mm tirés sur la centrale par des obusiers étasuniens M777 a frappé le bloc d'alimentation électrique d'un des 6 réacteurs nucléaires.
 

2 attaques fluviales ukrainiennes contre la centrale nucléaire

Parallèlement à leurs campagnes de bombardements sur Energodar, les forces ukrainiennes ont lancé une série de débarquements depuis la rive opposée du Dniepr avec plusieurs unités de parachutistes, des forces spéciales et des mercenaires occidentaux. 


Le 1er septembre, alors que le président ukrainien Zelensky avait personnellement donné des garanties de sécurité à la mission de l'AIEA dirigée par Rafael Grossi, vers 6h20 du matin un premier assaut fluvial ukrainien à été lancé contre Energodar par des commandos ukrainiens d'un effectif total d'environ 60 soldats à bord de 7 bateaux. Un premier groupe ukrainien a été repoussé et détruit sur la rive où il avait pris pied et un deuxième groupe (à bord de 3 bateaux) a été détruit au milieu du Dniepr par l'aviation russe.


En bleu, la zone du 1er débarquement ukrainien tenté le 1er septembre. Au même
moment, la nucléaire centrale (qui se trouve à gauche sur la photo) a subi des tirs
d'obusier de 155mm depuis Nikopol et de mortier de 60mm par les commandos.

Dans la nuit du 2 au 3 septembre, un deuxième assaut fluvial ukrainien plus important a été lancé avec 42 bateaux et plus de 250 soldats et également repoussé par les forces russes. Lors de cette deuxième attaque, les forces ukrainiennes ont tenté de réaliser des têtes de ponts sur la rive gauche du Dniepr à 3 endroits: Dneprorudny, Energodar et Vasilyevka.

Les hélicoptères KA 52 de la défense russe en
action au dessus du Dniepr cotre l'assaut ukrainien

Les unités ukrainiennes ont toutes été repérées puis détruites sur les rives du Dniepr par des forces russes appuyées par leur aviation d'attaque au sol, notamment des chasseurs Sukhoï 30 et des hélicoptères d'assaut Ka 52. Au cours de la contre-attaque russe plus de 200 soldats ukrainiens et 20 bateaux de débarquement ont été détruits, les survivants s'en sont retournés vers Nikopol à bord des bateaux restant.

Quelques heures après leur opération suicide, les
corps des soldats ukrainiens jonchent les rives du
Dniepr sur les abords de la centrale nucléaire.

Concernant l'inspection de l'AIEA

Malgré les attaques ukrainiennes dont l'un des objectifs était assurément de saboter leur mission, les inspecteurs de l'AIEA  emmenés par Mattéo Grossi, son directeur, ont réussi à travailler sur le site de la centrale et sur lequel ils ont décidé de maintenir un groupe d'experts, pour continuer le travail et probablement tenter, par leur présence de sanctuariser la centrale.

Lors d'une rencontre avec Matteo Grossi, les
habitants de la région de la centrale lui ont 
remis la carte des bombardements ainsi qu'
une pétition de 20 000 signatures demandant 
l'arrêt immédiat des bombardements ukrainiens. 

Lors d'un conférence de presse, Matteo Grossi a confirmé "des bombardements irresponsables" dirigés sur le site nucléaire et remercié les autorités russes d'assurer sa sécurité ainsi que celle de la mission de l'AIEA.

Conséquences 

Suite à ces nouvelles attaques ukrainiennes, les autorités d'Energodar ont annoncé samedi que l'alimentation en électricité de la centrale nucléaire a été coupée, mais que le système de refroidissement des réacteurs n'est pas menacé grâce à une ligne de secours mise en place par les russes. En revanche, la fourniture d'électricité vers les zones ukrainiennes (la centrale d'Energodar fourni à l'Ukraine 25 % de son électricité) n'est plus assurée. C'est ce que l'on appelle un "retour de bâton" !


Ces nouvelles actions offensives de l'armée ukrainiennes sont suicidaires à plusieurs titres:

  • Sur le plan militaire, elles envoient à l'abattoir des centaines de soldats ukrainiens car les rives du Dniepr sont hautement sécurisées par les forces russes qui y ont déployé des batteries de défense, des radars et des forces de réaction rapide terrestres et aériennes.
  • Sur le plan politique, elles achèvent de détruite le narratif propagandiste ukro-atlantiste qui soutenait, de Kiev à Washington, que c'était les forces russes qui attaquaient le site de la centrale atomique d'Energodar, menaçant la région d'un incident nucléaire grave.
  • Sur le plan diplomatique, elles tentent de saboter la mission internationale de l'AIEA, qui vient constater les bombardements ayant frappé le périmètre de la centrale, et jusqu'à mettre en danger la sécurité de la délégation internationale mandatée par l'ONU.
  • Sur le plan médiatique, ces bombardements de l'artillerie et attaques fluviales des forces ukrainiennes, et revendiquées par Kiev, sur le site nucléaire  vont être maintenant difficile à défendre au niveau des médias occidentaux, même sils sont capables de tout.
"Oups ! Kiev revendique des bombardements
sur Energodar...Vite, changeons de sujet !"

En conclusion

Les dernières actions ukrainiennes sur la centrale nucléaire d'Energodar ne sont pas seulement irresponsables et criminelles mais également absurdes, à l'instar de leur "contre offensive" sur le front de Kherson et qui est en train de tourner au carnage.

Selon moi toutes ces actions de Kiev, qui confirment une stratégie terroriste autant que suicidaire vielle de 8 ans, ne font que confirmer également la légitimité des opérations militaires russes en Ukraine et la justesse de leurs objectifs désignés. Et plus les ukro atlantistes s'entêteront à sacrifier inutilement l'Ukraine sur les remparts de la Russie, plus la stratégie coercitive du Kremlin, cherchant à rétablir la neutralité de ce pays frontalier, va évoluer vers sa destruction pure et simple.

En attendant, non seulement la présence défensive de l'armée russe à Energodar est justifiée mais elle sera probablement renforcée pour prévenir de nouvelles attaques terroristes ukrainiennes.

Erwan Castel
Autre vidéo plus explicite de l'échec des attaques
fluviales ukrainiennes sur Energodar 




lundi 29 août 2022

Des fous furieux !

Impact d'un obus de 155mm de l'OTAN sur un bâtiment de stockage radioactif à Energodar


A quelques jours de l'inspection du site nucléaire d'Energodar par une délégation de 14 experts de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique emmenée par son directeur Rafael Grossi, les forces ukrainiennes ont à nouveau bombardé le secteur de la centrale atomique..

Ces bombardements dont les objectifs sont multiples (faire évacuer les forces russes de ce secteur, paniquer la population, diaboliser la Russie...) constitue le pire chantage terroriste organisé par Kiev et qui non seulement prend en orage des dizaines de milliers de familles mais menace également la sécurité européenne.

La majorité des roquettes ukrainiennes ainsi que les drones étant interceptés par une défense antiaérienne russe renforcée, les ukropithèques ont cette fois utilisé des obusiers américains M777 de 155mm positionnés à Nikopol sur la rive opposée du Dniepr. des obus ont frappé des bâtiments où sont stockées de barres combustibles radioactifs, des ressources électriques du fonctionnement de la centrale mais aussi des quartiers résidentiels voisins où 9 personnes ont été blessées.

Sur cette images satellite on peut voir les incendies provoqués par les bombardements 
au niveau des microdistricts 3 et 5 de la ville d'Energodar. Juste au Nord le site de la centrale 
avec, alignés le long du bassin les 6 réacteurs nucléaires où une dizaine d'obus sont tombés.

Concernant le site nucléaire lui-même qui, je le rappelle est la plus grande centrale nucléaire d'Europe, les tirs ont cette fois frappés le périmètre des réacteurs nucléaires, et même si ces derniers ont des coffrages permettant de résister à n'importe quelle type de munition classique, en revanche les bâtiments de stockages des barres de combustibles nucléaires sont nettement plus vulnérables. Et c'est un de ces bâtiments sensibles qui a été touché par les tirs ukro-atlantistes dans la nuit du 28 au 29 août 2022.

Evidemment, les parrains occidentaux ne disent rien à leur sale gosse ukrainien menaçant la sécurité régionale , pire que cela c'est à Moscou qu'ils demandent de retirer du secteur les unités russes qui protègent la centrale nucléaire !

Selon le New York Times, ni les USA, ni la Grande Bretagne qui, avec l'Ukraine accusent la Russie de s'auto bombarder à Energodar, ne participent à l'inspection prochaine de l'AIEA, pas très enthousiasmés de passer pour des cons, des menteurs et des collabos et surtout pour ne pas reconnaître les conclusions de l'enquête,  étouffer la gravité de la situation et la diffusion des informations vraies.

Les occidentaux qui sont les pires nuisibles de la planète sont vraiment arrivés en phase terminale de leur dangerosité !

Erwan Castel

PS : Ironie de la situation: ce 29 août, c'est la journée mondiale contre les essais nucléaires...

Les services de sécurité russes et ceux de la ville
d'Energodar vont lutter toute la nuit contre le feu.

De leur côté les forces russes ripostent sur les 
points de tir ukrainiens repérés sur la rive du
Dniepr en face d'Energodar, près de Nikopol





jeudi 18 août 2022

L'OTAN jette encore de l'huile sur le feu !


Sur le front d'Artemovsk (Nord Donbass) et sur celui de Donetsk les forces alliées continuent de repousser les forces ukrainiennes dans des combats et des bombardements violents. Face au rouleau compresseur russe qui libère pas à pas le Donbass, Washington n'a pas d'autre choix que de tenter le freiner en préservant le maximum de soldats ukrainiens via des aides militaires de plus en plus fortes afin de rechercher diversion et attrition sur d'autres fronts de ce conflit russo-ukrainien qui est au seuil déjà de 6 mois d'affrontements intenses entre les forces russo-républicaines et les forces ukro-atlantistes.

Ainsi sur le front de Kherson, la contre-offensive ukrainienne annoncée pourtant à force trompettes médiatiques fait long feu depuis 1 mois, les unités de combat ukrainiennes improvisées à l'arrière entre mai et juillet, après avoir conquis quelques hameaux agricoles au Nord du Dniepr, étant à nouveau clouées dans la steppe par les frappes de l'artillerie russe. Aussi, l'Etat major ukro-atlantiste, tout en entretenant le fantasme médiatique de sa contre-offensive sur Kherson a t-il engagé, grâce aux aides directes de l'OTAN, des attaques provocatrices sur les arrières du front russe et jusque sur le territoire de la péninsule de Crimée. Cette stratégie ukro-atlantiste, qui est autant désespérée qu'audacieuse, cherche à affaiblir le dispositif militaire russe et prolonger unn temps de récupération sans lesquels sa contre-offensive - qui sera dans tous les cas un échec à moyen terme - ne pourra jamais voir le jour.

De plus en plus les personnels des pays de 
l'OTAN deviennent les cibles prioritaires des
opérations militaires russes en Ukraine, ici un
bâtiment à Zatoka, entre la Roumanie et Odessa
qui servait de base d'accueil à des mercenaires.


La situation sur le front de Kherson

Par rapport à mon dernier SITREP consacré à ce front Sud, la ligne de front courant en parallèle de la rive droite du Dniepr, de son embouchure à sa retenue d'eau 200 km en amont, n'a pas beaucoup évolué et est animée principalement par des échanges d'artillerie entre forces russes et forces ukrainiennes.

Situation générale du front de Kherson au 16 août 2022

La situation sur le front Sud dans le secteur de Kherson, même si elle ne s'est pas ouverte vers une nouvelle stratégie de manœuvre, russe ou ukrainienne, continue de s'exacerber chaque jour, autour de cette tête de pont russe réalisée au Nord du Dniepr.

En prenant le contrôle de Kherson et de la rive droite du Dniepr sur environ 30 km de profondeur et 100 km de front, les forces russes ont conquis la quasi totalité de l'oblast (région) de Kherson, permettant ainsi :
  • politiquement, d'organiser un référendum populaire de rattachement de la région au sein de la Fédération de Russie et de peser dans d'éventuelles futures négociations entre Moscou et Kiev.
  • militairement, d'organiser des bases d'assaut pour relancer des offensives, soit en direction de Krivoï Rog (au Nord sur la rive droite du Dniepr) et / ou en direction de Nikolaïev puis d'Odessa (à l'Ouest sur les bords de la Mer Noire).
Sur la ligne de contact, nous assistons toujours à des échanges d'artillerie appuyant des attaques et contre attaques tactiques au sortir desquelles la ligne de front ne bouge pas de façon significative. 

Sur le front de Kherson, affrontement entre 
russes et ukrainiens dans une zone boisée

A l'arrière du front, chacun des belligérants mène des frappes de précision visant principalement les ressources de commandement et de logistique adverses (états-majors, centres de transmission, dépôts de munitions et carburant, aérodromes, ponts, etc.). Du côté russe, les bombardements stratégiques sont doublés par des pilonnages quotidiens et massifs sur les ceintures défensives ukrainiennes protégeant Nikolaïev qui verrouille la traversée du large "Boug Méridional" et la route vers Odessa.

Bombardements russes sur les positions 
ukrainiennes entourant Nikolaïev (10 août)

Une stratégie ukro-atlantiste poussant les européens vers la guerre

Depuis l'exacerbation du front de Kherson, annoncée par les ordres médiatiques de Zelensky d'y lancer une contre-offensive ukrainienne (reportée régulièrement depuis), les forces ukrainiennes ont mené plusieurs actions dans ce secteur du front :

  • Plusieurs attaques terrestres, notamment au Nord de Kherson, là où les lignes de défense russes ne s'appuient pas avantageusement sur la rivière "Ingoulets". Quelques progressions tactiques ukrainiennes ont pu être réalisées avant d'être écrasées par les tirs de barrage de l'artillerie russe et les contre-attaques terrestres, notamment celles menées par les parachutistes de la 98ème division aéroportée.
  • Sur le Dniepr, l'artillerie ukrainienne, via les systèmes d'artillerie occidentaux HIMARS et l'appui offensif des ressources du renseignement étasunien fournissant le guidage GPS à leurs roquettes, a réussi à toucher les 3 ponts traversant le Dniepr dans ce secteur (pont routier et pont ferroviaire de Kherson et pont routier sur le barrage de Novaïa Kharkova), les endommageant suffisamment pour les rendre impraticables aux véhicules lourds.
  • Dans ce secteur de Kherson plusieurs dépôts de munitions et états majors russes ont été également détruits par les HIMARS ukro-atlantistes, afin, par une attrition régulière, de réduire les capacités offensives russes beaucoup plus que de préparer la contre offensive ukrainienne fantasmée qui est loin de pouvoir opposer aux russes des effectifs blindés et des appuis feu suffisants pour repousser les forces russes (environ 20 000 hommes) sur la rive gauche du Dniepr.
A Novaïa Kharkova, en amont de Kherson
de nouveaux tirs d'HIMARS ont frappé une
base militaire russe et dépôts de munitions

Dans le narratif propagandiste ukro-atlantiste il est souvent question d'une stratégie ukrainienne visant à "isoler" le corps de bataille russe déployé au Nord du Dniepr. Certes la neutralisation des ponts sur le fleuve, les destructions régulières de dépôts de munitions posent pour leur logistique de l'avant un problème à l'Etat-Major russe, mais il est très loin d'être insurmontable car les forces russes disposent de moyens de franchissement mobiles, de barges, de flotte d'hélicoptères permettant d'assurer en cas d'urgence une continuité logistique suffisante pour contrer des offensives ukrainiennes dans la région.

Le principal danger de cette stratégie ukrainienne ne concerne pas les forces russes, malgré des pertes humaines et matérielles provoquées et sensibles, mais les pays occidentaux aidant militairement l'Ukraine car leur factuelle co-belligérance est en train de devenir un belligérance morale et même juridique menaçant la Russie mais aussi toute cette région d'Europe :

A / Le chantage nucléaire à Energodar

Les bombardements ukrainiens contre la centrale nucléaire de Zaporodje, qui est située au Nord Est du front de Kherson à Energodar, continuent malgré les avertissements à Kiev et alertes à l'ONU lancées par les autorités russes.

Ce 17 août, les forces ukrainiennes positionnées sur la rive droite du Dniepr (secteur de Nikopol) ont mené de nouvelles frappes sur le périmètre de la centrale nucléaire mais aussi les quartiers résidentiels limitrophes où un civil qui promenait son chien a été tué.

Arrivée d'un roquette ukrainienne sur Energodar
filmée par une caméra de surveillance le 15 août

Géolocalisation du bombardement et de son origine


Même si les réacteurs en eux-mêmes ont une protection suffisante pour résister à ces bombardements, le risque d'un grave incident nucléaire reste très important car ces tirs qui endommagent les centrales électriques menacent le système de refroidissement des réacteurs mais aussi menacent de détruire les entrepôts des barres de combustible radioactif usagées qui sont entreposées en surface, ce qui provoquerait des radiations importantes.

Et lorsqu'on entend des collabos irresponsables comme le président français Macron exiger face à cette menace que "la Russie retire ses troupes d'Energodar" au lieu de d'exiger logiquement que l'Ukraine cesse de la bombarder, on observe bien ici que les pays occidentaux de droite ou de gauche soutiennent pleinement ce chantage nucléaire ukro-atlantiste qui pourtant menace leurs propres populations !

Pour ceux qui auraient oublié Tchernobyl voici
pour rappel la position d'Energodar ainsi que
les directions dominantes des vents régionaux

B / Les attaques contre la Crimée

Les autres actions ukrainiennes impliquant gravement la responsabilité des pays occidentaux soutenant l'armée ukrainienne jusqu'au risque d'entrainer à moyen terme leurs populations dans ce conflit qui ne les concerne pas, sont les bombardements réalisées depuis plusieurs jours sur le territoire de la péninsule de Crimée, vraisemblablement par des systèmes longue portée occidentaux ou au minimum avec l'assistance offensive de leurs satellites militaires.

Dans un article du 12 juillet que j'intitulais "Un problème urgent à régler", je signalais le danger réel que représentent les systèmes d'artillerie de précision longue portée fournis par l'OTAN à Kiev, n'en déplaise aux couillons propagandistes pro-russes qui prétendent que les HIMARS sont inefficaces et détruits au fur et à mesure qu'ils arrivent sur le front (certains de ces charlatans vont même raconter, à l'instar des canons CAESAR français "vendus" à la Russie, qu'un HIMARS aurait déjà été "abandonné" aux russes par les ukrainiens).

Aujourd'hui il y a entre 22 et 25 HIMARS (M142, M270, MARS 2) officiellement déployés sur le front, principalement sur le front Sud du conflit où ils peuvent opérer en restant hors de portée de la majorité des contre-batteries russes. Comparer avec dédain les quelques HIMARS avec la masse des lance roquettes multiples russes relève de la même erreur que de comparer un sniper avec un grenadier voltigeur. En effet, si ce type de système d'armes occidental ne peut évidemment pas gagner la guerre, il représente en revanche, tout comme les missiles russes frappant avec précision leurs objectifs stratégiques ukrainiens, une menace suffisamment importante pour peser dans la balance des opérations militaires.

Lorsqu'en juin 2022, Biden a autorisé la livraison des HIMARS, il était alors question de les approvisionner seulement avec les roquettes d'une portée de 84 km maximum et en aucun cas avec les missiles ATACMS pouvant avec la même précision frapper des cibles situées à 300 km. La raison hypocrite invoquée était de "ne pas risquer de voir l'Ukraine frapper le territoire national russe avec des armes américaines" et éviter que l'aide militaire industrielle ne devienne une "co-belligérance" dérapant logiquement vers une belligérance juridique voire militaire de Washington et donc de l'OTAN.

Or, voilà ce que nous avons pu observer en Crimée pendant cette première quinzaine d'août: 

  • Le 9 août, 3 explosions importantes intervenues sur la base aérienne russe de Saky près de Novofedorivka (Côte Ouest à 50 km au Nord de Sébastopol) ont détruit une dizaines d'avions de combat russes (Sukhoï 30 et 24) ainsi que plusieurs dépôts extérieurs.
Explosions sur la base de Saky le 9 août 22
  • Le 16 août, 2 attaques ont frappé, dans le secteur de Djankoï (à 60 km au Nord de Simferopol) un dépôt de munitions à Maïskoe puis une station électrique ferroviaire située à Azovske et qui commande le plus gros carrefour ferroviaire reliant la Crimée à Kherson.
Explosion sur la base de Maïskoe, le 16 août 22

Après avoir écarté l'hypothèse d'une attaque aérienne (par drone ou avion) à cause du bouclier antiaérien, celles d'un commando à cause de l'étendue des dégâts, ainsi que les déclarations officielles russes parlant d'accident et de sabotage, pour ne pas admettre une faille dans leur système de détection, et les déclarations officielles ukrainiennes déclarant n'y être pour rien, pour ne pas avouer avoir reçu l'aide occidentale leur permettant de frapper un territoire national russe, force est de constater que ce sont bien ces systèmes d'artillerie occidentaux livrés à Kiev qui sont la seule hypothèse plausible semblent maintenant avoir leurs portées augmentées avec la livraison de missiles ATACMS car tous ces objectifs de Crimée sont à plus de 200 km du front.

Désormais les regards se tournent vers le pont de Kertch, reliant la péninsule au continent russe et par lequel passe la logistique militaire russe alimentant le front de Kherson et Mélitopol. Si la destruction de cet ensemble de ponts parallèles (routiers, ferroviaires, gazoduc, etc) est difficilement réalisable, en revanche un seul impact sur l'un d'entre eux serait considéré comme une victoire politico-militaire suffisante pour offrir une victoire médiatique et une diversion loin des défaites subies dans le Donbass.

Les "timbrés" de la propagande ukrainienne commencent 
déjà à fantasmer d
 sur la destruction du Pont de Crimée

Les HIMARS, et par extension les systèmes d'armes occidentaux à portée stratégique, sont donc un problème sérieux pour l'Etat-Major russe mais aussi pour le Kremlin, car si les forces russes doivent éradiquer leur menace, il leur faudra un jour ou l'autre s'attaquer aux composantes occidentales qui participent à leur acheminement et leur mise en œuvre: les dépôts intermédiaires frontaliers avec l'Ukraine par où transitent ces armes et munitions de l'OTAN avant leurs entrées furtives en Ukraine, et surtout la neutralisation des réseaux et ressources satellitaires étasuniens sans lesquels leurs munitions guidées ne peuvent pas atteindre leurs cibles.

Une colonne d'une dizaine de HIMARS vue 
à l'Est de la Roumanie... pour les forces de
l'OTAN en Roumanie ? Possible... pour les 
forces ukrainiennes du front Sud ? Probable

Traiter le problème des HIMARS à sa source cela supposera une extension géographique et juridique de ce conflit déjà factuellement  internationalisé, ce qui mènera encore plus vite l'Europe asservie à Washington vers un conflit militaire ouvert avec Moscou après avoir été contraint et à ses dépends de lui déclarer une guerre politique, économique et médiatique. Alors que le devoir des européens était justement d'éviter toute explosion de ce volcan géopolitique ukrainien, les aides militaires exponentielles accordées par les occidentaux aux bandéristes de Kiev depuis les émeutes du Maïdan ont, dans leur ingérence belliciste, transformé une crise politique en guerre civile, une guerre civile en guerre régionale et maintenant menacent de la faire basculer dans un conflit mondial !

Dans un clabaudage russophobe délirant
Attal, le porte parole de Macron reconnait
que la France a été un des premiers pays de 
l'OTAN à livrer des armes à l'Ukraine, et ce 
depuis 2014, alors que Paris était "garant des
accords de paix" de Minsk"... cherchez l'erreur.

En conclusion

Dans ce conflit qui est une guerre à part entière (hormis qu'elle n'a pas été encore "déclarée" ni nommée), l'implication politico-militaire occidentale exponentielle dans le conflit russo-ukrainien n'est plus un secret, le soldat ukrainien étant devenu un proxy du Pentagone autant que Zelensky un porte parole de la Maison Blanche, tous deux sacrifiables sur l'autel des intérêts d'une ploutocratie internationale. Les objectifs géostratégiques occidentaux sont multiples dans ce nouveau conflit européen: accorder (après la mascarade sanitaire du COVID) un nouveau sursis à l'effondrement économique et radicaliser la domestication des pays occidentaux via l'obéissance servile à leurs Etats-nations lesquels sont consubstantiellement asservis depuis des siècles aux hégémonies historiques d'une pensée unique protéiforme. Ce double asservissement protéiforme des populations et des politiciens occidentaux alimente la cinétique d'un capitalisme aliénant à sa marchandise suicidaire les peuples qui sont clivés par des querelles horizontales stériles, atomisés par un individualisme idéologique et aveuglés par un consumérisme narcissique illimité.

Le drame de cette pensée occidentale mortifère se prenant pour le nombril du Monde est qu'elle a fini par croire à ses propres mensonges avec lesquels elle cherche à cacher ses intérêts élitistes, domestiquer les peuples et asservir la planète à son anthropocentrisme narcissique, délirant et suicidaire. Aujourd'hui ce système hégémonique occidental qui se cache derrière des dogmes monothéistes sécularisés et toujours hérétiques par rapport aux valeurs agitées au dessus de ses mouvements militaires, économiques ou médiatiques, veut détruire la Russie puis la Chine pour tenter de survivre à sa propre folie tout en la portant dans une fuite en avant incontrôlée vers son paroxysme suicidaire... 

Un croyance obstinée et suicidaire que le pire peut régler le mal.

Même le vieux faucon de guerre Henri Kissinger, dont la signature apparait en bas de milliers de massacres perpétrés du Chili au Vietnam vient d'admettre au seuil des 100 années de son existence nuisible:

"Nous sommes au bord de la guerre avec la Russie et la Chine sur des problèmes que nous avons en partie créés, sans aucune idée de la façon dont cela va se terminer ou de ce à quoi cela est censé conduire." 

Je pense sincèrement que seuls les peuples d'Europe pourraient éviter un chaos militaire général en s'opposant à la politique suicidaire de leurs Etats nations fantoches dans un mouvement populaire appuyé par des résistances passives et des grèves générales massives paralysant les systèmes politiques, économiques, policiers des gouvernorats occidentaux de l'OTAN... 

Malheureusement les siècles de domestication des populations menée par les Etats nations marchands ont conduit à une veulerie consumériste, et un individualisme tel que par exemple, après avois râlé et gémi pendant 5 ans sous la botte d'un macronisme bourgeois amoral et violent, non seulement les français n'ont pas initié l'ombre d'une révolte réelle mais ont reconduit au pouvoir le laquais des Rothshild.

Il faudra donc attendre le fin du chaos général qui vient, pour voir peut-être les européens au milieu de leurs ruines comprendre qu'il n'y a ni droite ni gauche mais seulement une ploutocratie capitaliste et ses laquais étatiques asservissant verticalement les peuples et leurs libertés.  Et cette servitude des peuples européens est d'autant plus facile à mener qu'ils sont d'abord les esclaves d'eux mêmes, de leurs communautarismes stupides, mythifications nationales, fantasmes idéologiques, croyances anthropocentriques etc. avant d'être les idiots utiles d'un système qui les dressent ainsi les uns contre les autres dans des querelles horizontales loin des palais étatiques.

Mais il sera probablement trop tard pour les nombreuses générations à venir, car personne en Europe ne semble comprendre que la Russie mène en Ukraine une guerre existentielle.

Erwan Castel

En Russie la société civile est consciente que
les aides militaires occidentales, loin d'apporter 
une victoire militaire à l'Ukraine vont au contraire 
envenimer le conflit et le mener vers une guerre 
totale d'où personne ne sortira vainqueur.

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samedi 13 août 2022

Le chantage nucléaire de Kiev

Le 11 août 2022, l'artillerie ukrainienne a de nouveau tiré sur la centrale nucléaire de Zaporodje, située à Energodar sur la rive gauche du Dniepr, tout comme la propagande ukro-atlantiste, dans un débilisme paroxysmique, accuse la Russie de ces bombardements. Dans un article précédent j'avais déjà rendu compte des bombardements de Kiev sur cette centrale nucléaire qui est la plus grande d'Europe.

Ces nouveaux bombardements ukrainiens dont la majorité des munitions tirées ont été interceptées par la défense antiaérienne russe, ont quand même réussi a endommager une centrale thermique et le système d'alimentation des piscines chargées du refroidissement des réacteurs du site nucléaire. Ce sont surtout des obus, beaucoup plus difficiles à intercepter que des roquettes ou missiles qui ont frappé la centrale, tirés par des obusiers de 152mm appartenant à la 44ème brigade d'artillerie ukrainienne déployée à Nikopol, sur l'autre rive du Dniepr.

Comme d'habitude, l'appareil politico-médiatique ukro-atlantiste accuse la Russie d'avoir bombardé la centrale (où sont ses propres unités de défense !) et le seul fait que le régime de Kiev n'utilise pour ces attaques terroristes que des systèmes d'armes d'origine soviétique communs aux 2 armées prouve que cette inversion accusatoire est un des objectifs principaux de son opération contre la centrale d'Energodar.

Les observations ainsi que les indices laissés 
par les bombardements confirment l'évidence
de leur origine ukrainienne jusqu'à la localisation
des points de tirs utilisés par la 44ème brigade.

Quels sont les objectifs des bombardements ukrainiens ?

Même si leur degré de leur folie suicidaire est historique, ces bombardements ukrainiens sur le site nucléaire répondent à des objectifs facilement identifiables :

  • Diaboliser la Russie pour relancer les soutiens pro-ukrainiens médiatiques, économiques et militaires occidentaux qui commencent à s'essouffler,
  • Menacer la sécurité de la Crimée russe (à moins de 200 km) et des régions de la Novorossiya qui ont été déjà libérées (Kherson, Zaporodje et Donetsk), 
  • Eloigner de Kherson et de la Crimée pour les envoyer à Ernegodar le maximum de moyens de la défense antiaérienne russe,
  • Provoquer une évacuation de la population vivant autour de la centrale nucléaire ce qui est prévu dans les plans des services de sécurité si la menace augmente,
  • Compromettre la tenue des référendums irrédentistes des populations de Kherson et Zaporodje par une insécurité et des évacuations massives.
D'autres objectifs utopiques qui sont une conséquence de la menace organisée par Kiev peuvent être avancés :
  • Provoquer une sanctuarisation internationale de la région de la centrale nucléaire avec déploiement de casques bleus, ce qui ferait reculer les forces russes.
  • Cette sanctuarisation pourrait s'étendre au barrage de Novaïa Kharkova près de Kherson qui permet la retenue d'eau alimentant le refroidissement de la centrale.
  • Reprendre le contrôle total des activités scientifiques qui étaient menées dans l'enceinte de la centrale et notamment la création d'armes nucléaires.

Quelles sont les conséquences des bombardements ukrainiens ?

Les frappes ukrainiennes ont été réalisées par des obusiers lourds de 152mm et des Lance Roquettes multiples de 220mm de la 44ème brigade d'artillerie ukrainienne, positionnés à Nikopol, Marganets et Tomakovka sur la rive droite du Dniepr, en face d'Energodar.

Lors des derniers bombardements sur la centrale, plusieurs objectifs ont été visés par les forces ukrainiennes et atteints par les quelques munitions qui ont réussi à traverser le dôme de fer de la défense antiaérienne russe, au total 13 munitions (10 obus et 3 roquettes) :

  • 5 arrivées sur la zone du site de soudage et du stockage des barres de combustibles radioactifs, 1 obus est arrivé à seulement 10 mètres d'un container,
  • 5 arrivées sur la zone des services d'urgence chargés de la sécurité du site dont la caserne des pompiers a été gravement endommagée,
  • 3 arrivées sur la zone du stockage des isotopes radioactifs et des barres de combustibles usagées (déjà bombardée le 7 août dernier).

Si les réacteurs en eux mêmes peuvent résister dans leur conception à des bombardements, des tremblements de terre ou même des crashs d'avions, en revanche les stations électriques, les stockages des combustibles usagés et les services de maintenance et de sécurité sont plus vulnérables ce qui permet de menacer indirectement la sécurité nucléaire du site... et c'est justement vers eux que les tirs ont été dirigés.

Ainsi par exemple la ligne à haute tension de la sous-station "Kakhovskaya" a été endommagée, déclenchant un incendie qui a été maitrisé de justesse avant qu'il n'atteigne les unités motrices et le stockage des combustibles radioactifs.

Pour le moment, aucune fuite radioactive n'a été détectée, mais les bombardements ukrainiens continuent et pas seulement sur le site mais aussi sur le barrage de Novaïa Kharkova dont il dépend et qui est situé à 130 km en aval. Ici aussi, malgré les nombreuses interceptions de la Défense antiaérienne russe protégeant le barrage (qui sert aussi de pot sur le Dniepr), ce dernier a encore été touché par des HIMARS étasuniens le 12 août suite à quoi les forces armées ukrainiennes revendiquent, en plus des pertes russes occasionnées, avoir rendu sa traversée impraticable. (à confirmer) 

Bombardements ukrainiens sur Novaïa 
Kharkova avec des HIMARS le 12 août.

Il faut noter ici que cette centrale nucléaire, en plus de voir gravement menacés ses systèmes de refroidissement qui évitent la fusion des réacteurs, renferme des milliers de tonnes de déchets radioactifs dans des zones de stockages vulnérables aux bombardements. Si le scénario d'un nouveau Tchernobyl est peu probable (mais pas impossible) en revanche un arrêt d'urgence des réacteurs, une dépressurisation de leurs systèmes ou une destruction de stockages de matières radioactives entraineraient , en plus de l'arrêt de la production d'électricité, une contamination de l'air, des sols et de l'eau donc une évacuation des populations: c'est l'équivalent d'une "bombe sale" qui menace toute la région. Concernant le pire scénario, il n'est possible que si le système de refroidissement des réacteurs (qui doit être maintenu plusieurs années après leur arrêt) est mis hors service malgré toutes les sécurités installées (et renforcées depuis l'accident de Tchernobyl) et qu'aucune réparation ne peut être faite à cause de la situation militaire locale.

Quelles sont les réactions russes ?

Autour de la centrale les forces russes renforcent leur bouclier antiaérien et leur artillerie de contre batterie qui a déjà opéré des ripostes sur les points de tirs ukrainiens repérés, notamment à Marganets.

Le ministère russe de la Défense a annoncé que les bombardements ukrainiens avaient causé des dommages aux systèmes de refroidissement de 3 réacteurs nucléaires.

Au niveau industriel, les autorités russes ont réduit la production à sa charge minimale, à cause des réparations en cours et pour mieux prévenir de nouveaux dégâts éventuels sur les installations. La première conséquence sera que les territoires contrôlés par l'Ukraine ne seront plus fournis en électricité !

Depuis le début des bombardements ukrainiens sur le site nucléaire d'Energodar (20 juillet) mais aussi sur le barrage de Novaïa Kharkova qui lui est lié, les autorités russes ont à plusieurs reprises averti le régime de Kiev et alerté les instances internationales (Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA) et ONU) qu'elles invitent à venir inspecter la centrale nucléaire "dans les plus brefs délais".

Vasily Nebenzya

Le représentant permanent de la Russie à l'ONU, Vasily Nebenzya a déclaré: "Si les attaques des forces armées ukrainiennes continuent, cela (la catastrophe nucléaire) peut arriver à tout moment. Ensuite, les territoires des régions de Kyiv, Kharkov, Zaporodje, Poltava, Kherson, Odessa, Nikolaîev, Kirovograd, Vinnitsa seront sous la menace d'une contamination radioactive ainsi que  les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk, les régions Régions frontalières de la Russie et de la Biélorussie, de la Moldavie, de la Bulgarie et de la Roumanie. Et ce sont les prévisions d'experts les plus optimistes. L'ampleur réelle de la catastrophe nucléaire à la centrale nucléaire de Zaporodje est même impossible à imaginer. Dans ce cas, toute la responsabilité en incombera aux sponsors occidentaux de Kyiv." 

Quelles sont les réactions occidentales ?

Je n'évoquerai pas ici les mantras débiles et haineux des médias-systèmes qui n'ayant peur ni du ridicule, ni de la honte désignent évidement Moscou comme coupable des bombardements sur la centrale tenue par ses forces armées. De ce côté là rien à signaler qui ne relève pas d'un examen psychiatrique...

António Guterres

Du côté de l'ONU nous avons droit à une démonstration remarquable de l'hypocrisie occidentale par la voix de son secrétaire général António Guterres qui s'est fendu de déclarations de circonstance sans conséquence ni menace concrètes à l'encontre des responsables des bombardements sur la centrale nucléaire. Ainsi Guterres demande aux russes et ukrainiens de "faire preuve de bon sens et ne prendre aucune mesure qui pourrait compromettre l'intégrité physique et la sécurité de la centrale nucléaire - la plus grande du genre en Europe", leur demandant d'établir une zone de sécurité autour du site d'Ernegodar.

Quelle est réellement l'influence du "grand machin" comme le nommait le général De Gaulle dans les conflits ? : quasiment nulle surtout lorsque le "bon sens" invoqué ici par son secrétaire Général interfère avec les intérêts de la ploutocratie occidentale (il suffit de voir combien les résolutions contraignantes de l'ONU concernant les territoires palestiniens occupées sont méprisées par l'Etat sioniste par exemple). Et concernant l'Ukraine rappelons que Guterres a agité le spectre d'une famine en Afrique pour forcer le traité d'exportation céréalières depuis le port d'Odessa. Macron le maître du moment de la Francafrique avait même envoyé Macky Sall son laquais de l'Union africaine pleurer auprès de Vladimir Poutine pour lever le blocus russe 

Or, les 8 premiers vraquiers chargés du blé ukrainiens qui ont quitté les ports ukrainiens sont allés les livrer en France, en Grande Bretagne, au Liban, en Irlande, en Corée du Sud, en Turquie et non pas en Afrique qui est une fois de plus le dindon de la farce ploutocratique occidentale qui lui fait jouer le rôle de mendiant, pour mieux s'en mettre plein les poches et finalement la laisser dans sa misère organisée.

Devant la menace pesant sur Ernegodar, Guterres a déclaré "J'appelle au retrait de tout le personnel militaire et de l'équipement militaire de la station et à l'évitement de tout autre déploiement de forces militaires ou d'équipement militaire sur ce territoire", sauf que cette appel ne concerne de facto que les forces russes et non les forces ukrainiennes qui sont de l'autre côté du Dniepr.

Concernant la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporodje, il n'y a donc rien à attendre de ce menteur de l'ONU qui n'est qu'un lobbyiste du complexe militaro-industriel capitaliste.

Rafael Grossi

Concernant l'AIEA, son positionnement ici relève plutôt du cynisme quand Rafael Grossi son directeur, après avoir annoncé d'abord qu' "il n'y a actuellement aucune "menace immédiate" pour la sûreté nucléaire de la centrale nucléaire de Zaporodje", admet au lendemain de ces nouveaux tirs ukrainiens être préoccupé par le bombardement de la centrale et a souligné qu'il était prêt à diriger la mission d'experts de l'AIEA pour protéger et garantir la sécurité des centrales nucléaires de la région mais sans montrer un quelconque empressement et encore moins d'autorité vis à vis de Kiev. 


Conclusion

Ce à quoi nous assistons ici, c'est à un chantage nucléaire mené par un régime ukrainien à l'agonie et qui est prêt à mettre au dessus des populations européennes dont sa propre population une épée de Damoclès atomique pour tenter de retarder son inéluctable défaite militaire. 

Même si une catastrophe nucléaire à grande échelle, brutale et irrémédiable est peu probable le risque dune contamination radioactive régionale est bien réel, la menace gravissime et son instrumentalisation politique inadmissible.

Le 12 août 2022, le Ministère étasunien des Affaires Etrangères en déclarant que "la Russie assumerait l'entière responsabilité de la situation de la centrale nucléaire d'Energodar" a donné ainsi son absolution à son vassal ukrainien pour qu'l continue ses bombardements du site nucléaire. De facto ce comportement paroxysmique irresponsable et criminel de la clique ukro-atlantiste donne surtout une carte blanche à Moscou pour écarter radicalement et par tous les moyens disponibles la menace nucléaire qui pèse sur la région.

Quant à savoir si Kiev est prêt à aller jusqu'au bout de sa folie et contaminer une partie de sa propre population, la réponse est déjà donnée par les 8 dernières années où son armée n'a eu de cesse que de bombarder les populations du Donbass, dans une intention ouvertement génocidaire.

Dans la série des opérations mensongères occidentales destinées à diaboliser la Russie dans l'opinion publique, les bombardements de la centrale de Zaporodje viennent nous offrir un nouveau record mondial de stupidité criminelle car leurs conséquences pourraient devenir rapidement incontrôlables et catastrophiques. 

Erwan Castel



lundi 8 août 2022

Une psychopathie ukrainienne jusqu'au suicide

Le 7 août 2022, pour la troisième fois, les forces ukrainiennes bombardent la centrale
nucléaire de Zaporodje située dans la zone contrôlée par la Russie. Cette fois ce sont
des roquettes à sous munitions qui sont tombées dans la zone de stockage des barres
combustibles radioactives et sur des stations électriques régulant le refroidissement
de réacteurs nucléaires dont certains ont du être arrêtés ou ralentis en urgence.

On a vu ces dernières semaines jusqu'où les "ukropithèques" peuvent pousser leur russophobie, activée il y a 8 ans sur le Maïdan, dans un paroxysme criminel jusqu'à "se tirer une balle dans le pied". En effet, au milieu du soutien occidental aux néo-nazis de Kiev, jusqu'ici inconditionnel, certains commencent à s'interroger et le lézarder depuis que les "ukrops" bombardent avec les armes livrées par l'OTAN ou des milliers de mines antipersonnelles les quartiers résidentiels pourtant éloignés de la ligne de front et même du moindre objectif militaire. Et je n'évoque pas l'idéologie nazie qui, dans les discours ukro-atlantistes officiels, est de plus en plus... décomplexée ! 

Mais le sujet que je veux aborder ici est le bombardement ukro-atlantiste répété de la centrale nucléaire de Zaporodje et dont les conséquences potentielles dépassent l'entendement et repoussent encore et toujours plus loin les limites de cette folie suicidaire qui s'est emparée de l'Ukraine depuis ce coup d'Etat atlantiste qui l'a condamné à n'être plus que le larbin russophobe et sacrifiable de l'expansionnisme militaro-industriel étasunien en Europe. 

Le site de la centrale est situé à 55 km en aval de Zaporodje, à Energodar

Depuis la fin du mois de juillet les forces ukrainiennes ont augmenté leurs provocations contre la centrale nucléaire de Zaporodje, allant même jusqu'à bombarder des stations électriques réglant le refroidissement des réacteurs et des sites de stockage de combustibles radioactifs.


1 / La centrale nucléaire de Zaporodje 

Mise en service en 1985, la centrale nucléaire de Zaporodje est située à 55 km en aval de la ville, sur la rive gauche du Dniepr au niveau de la retenue d'eau de Kakhovka, créée pour alimenter le refroidissement de ses 6 réacteurs qui font d'elle la plus grande centrale nucléaire d'Europe. 

Lorsque les opérations militaires russes sont engagées en Ukraine, la 58e armée russe atteint très rapidement le site extrêmement sensible de la centrale nucléaire et, dès le 2 mars 2022,  le sécurise, d'ailleurs en coopération intelligente avec les forces de sécurité ukrainiennes du lieu, qui comprennent alors avec les russes qu'aucun combat ni bombardement ne doit menacer les installations nucléaires.

Mais rapidement, la centrale nucléaire devient le théâtre de provocations répétées de la part du régime de Kiev qui tente d'agiter au dessus de "l'opinion internationale" le spectre de Tchernobyl pour bien sûr accuser la Russie de vouloir provoquer une catastrophe nucléaire en Ukraine. 

2 / Les provocations ukrainiennes 

Attaque ukrainienne contre la centrale nucléaire d'Energodar le 20 juillet 

Quelques unes des provocations ukrainiennes contre la centrale nucléaire de Zaporodje:

  • En juillet, plusieurs tirs de roquettes HIMARS étasuniens touchent le barrage de NovaÏa Kharkova, en amont de Kherson, et qui alimente la Crimée en eau courante mais aussi la retenue d'eau nécessaire au refroidissement des réacteurs nucléaires.
  • Le 20 juillet, une première attaque ukrainienne importante, avec une vingtaine de drones kamikazes qui s'abattent sur le périmètre de la centrale nucléaire, blessant 11 personnes et provoquant la colère du Ministère russe des Affaires étrangères :

"Nous mettons en garde le régime de Zelensky contre les provocations continuelles contre la plus grande centrale nucléaire d'Europe, lourdes d'un accident nucléaire, dont les graves conséquences pourraient affecter non seulement l'Ukraine mais la région entière. Nous appelons la communauté internationale à être vigilante dans cette affaire et condamnons les actions des autorités de Kiev", Maria Zakharova représentante du MID russe.

  • Le 30 juillet , un groupe de journalistes occidentaux encadré par les officiers politiques de l'armée ukrainienne arrive dans le secteur de Orekhov (80 km à l'Est) pour évoquer les "bombardements russes sur la centrale nucléaire de Zaporodje"...

Observation : La logique voudrait que pour couvrir la situation à Energodar  les reporters pro-ukrainiens soient emmenés en face de la centrale, sur la rive droite du barrage de Kakhovka, sauf si c'est justement le secteur d'où partent les tirs ukrainiens contre elle !

  • Le 5 août, sur fond d'exacerbation du front de Kherson, les forces ukrainiennes qui continuent de viser le barrage de Novaïa Kharkova bombardent à nouveau, depuis le secteur de Nikopol, la centrale nucléaire de Zaporodje avec 20 obus de 152mm.
  • Le 6 août, 2 nouveaux bombardements ukrainiens frappent le périmètre de la centrale de Zaporodje, cette fois avec des roquettes de 220mm "Uragan", provoquant des dégâts et incendies suffisants provoquant l'arrêt du réacteur n°3 et le ralentissement du n°4.
Ces attaques ukrainiennes qui menacent dangereusement la sécurité nucléaire de la région et même de l'Europe peuvent avoir plusieurs objectifs concrets et propagandistes que nous révèle ce dernier bombardement du 6 août 2022:
  • En frappant le nouveau réseau électrique extérieur qui doit raccorder la centrale au réseau russe, Kiev cherche à maintenir sans électricité les villages de cette région, 
  • En visant le stockage du combustible nucléaire usagé, par chance sans conséquence nucléaire, Kiev cherche à faire fuir la population civile et saboter le futur référendum,
  • En créant un nouveau "buzz" médiatique autour de la centrale, Kiev met la pression sur ses parrains occidentaux et fournisseurs d'aides militaires et financières.
  • En agitant le spectre nucléaire imputé aux russes, les ukro-atlantistes essayent de réactiver une russophobie délirante faisant diversion loin de leurs intentions bellicistes.

3/ Une menace réelle majeure et incontrôlable 

Alors que les ukro-atlantistes réveillent auprès de leurs populations formatées la grande peur d'une apocalypse nucléaire militaire russe, leurs laquais ukrainiens jouent réellement avec le danger atomique, car leurs bombardements récents ont été réalisés avec des roquettes à sous munitions dont certaines ne sont tombées qu'à une dizaine de mètres seulement du site de stockage des combustibles usagés (TVEL) construit par la société américaine Duke Engineering & Services en 2001. Ces éléments qui sont toujours radioactifs sont aujourd'hui au nombre de 3744 barres combustibles stockées dans 156 conteneurs à l'air libre. Si un seul de ces conteneurs était éventré le rayonnement radioactif dépasserait les 120 km.

Mais la menace la plus importante reste l'arrêt du refroidissement d'un ou plusieurs réacteurs qui pourrait être provoqué par une destruction des postes de régulation électrique ou du barrage de la retenue d'eau. Surchauffe du réacteur, fusion du coeur et retour vers le scénario de Tchernobyl dont tout le monde se souvient.

4/ La duplicité hypocrite et complice des occidentaux 

A ce stade de la menace, nous avons d'un côté les ukro-atlantistes qui, dans une hystérie russophobe totalement ridicule, accusent la Russie d'être responsable des bombardements sur la centrale nucléaire, et de l'autre côté Moscou qui met en garde Kiev et alerte l'opinion internationale du danger que font peser les actions irresponsables des forces ukrainiennes sur la sécurité nucléaire régionale et européenne. 

Moscou a d'ailleurs plusieurs fois invité l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA) à se déplacer sur le site pour contrôler la situation sécuritaire de la centrale nucléaire.

Or l'ONU, de qui dépend l'AIEA, bloque son accès sur le site d'Energodar, prétextant que l'accès lui est refusé par les autorités gérant la centrale officiellement, à savoir Kiev et l'opérateur qui est toujours une société ukrainienne. 

Pourquoi un tel blocage de la part des ukro-atlantistes ? Deux hypothèses : 

  • Complicité dans les provocations réalisées par les forces ukrainiennes, pour maintenir active la théorie calomnieuse que ce sont les forces russes qui bombardent la centrale de Zaporodje pour mettre en danger leurs propres populations russes. Absurdité coutumière depuis mars à propos d'Energodar, de Bucha, de Marioupol, de Kiev... 
  • Volonté de ne pas voir des enquêteurs internationaux découvrir les laboratoires militaires illégaux qui travaillaient sur le site à préparer une renucléarisation des forces armées ukrainiennes, intention confirmée publiquement par Zelensky début février et par les stocks excédentaires d'uranium trouvés dans la centrale de Zaporodje.

Conclusion 

Il reste à savoir si le régime ukro-atlantiste de Kiev réalise ici une campagne de bombardements psychologiques ou de communication irresponsable ou si réellement il est prêt dans un jusqueboutisme suicidaire à provoquer une catastrophe nucléaire majeure au coeur de l'Europ, pour ensuite l'imputer, propagande occidentale oblige, à Moscou.

La Russie dans cette histoire des bombardements ukrainiens sur la centrale nucléaire, exerce une responsabilité morale qu'elle a déjà exprimée dans ses avertissements à Kiev et aux occidentaux. Si les attaques des ukro-atlantistes continuent, il est fort probable que la Russie décide de détruire radicalement toute ressource civile ou militaire ukrainienne susceptible d'abriter ou de participer à ces bombardements sur Energodar, et ce quels que soient les dommages collatéraux humains ou socio-économiques que cela pourrait impliquer. 

A grands maux grands remèdes !

Erwan Castel

Balade dans la centrale après
les bombardements ukrainiens