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lundi 22 juin 2020

Il y a 79 ans: "en route !"


Le 22 juin 1941, le IIIème Reich lançait contre l'URSS une offensive qui allait lui être fatale 4 années plus tard. Alors qu'en Occident les populaces souillent leur Histoire dans des polémiques politiciennes et sociétales aussi stupides que stériles, dans la Grande Russie, les mémoires familiales portent à travers le souvenir de leurs sacrifices personnels dans cet immense combat pour leur Liberté. Et la mémoire nationale ici n'est pas dirigée par une communication étatique descendante mais bien la réalité ascendante de tous les peuples de la Russie unis autour d'une destinée commune scellée par le sang de 26 millions de soviétiques.

"La guerre sacrée"

Cette année, dans le chambardement calendaire provoqué par la crise sanitaire du Coronavirus, les commémorations du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme reportées du 9 mai au 24 juin, coexistent avec le souvenir de cette agression allemande contre la Russie, qui marque l'entrée en guerre de l'URSS contre le IIIème Reich.

Ainsi cette journée du 22 juin a été marquée par les cérémonies traditionnelles réalisées sur "Saur Moghila", cette colline au Sud de la République Populaire de Donetsk où souffle les vents de l'Histoire, celui de 1943 lorsque des milliers de soldats de l'armée rouge tombèrent dans l'assaut de ce verrou stratégique tenu par les allemands et celui de 2014 où des milices républicaines combattirent jusqu'à la mort pour garder fermé les "chaudrons" où bouillaient les corps blindés ukrainiens emportés par leur haine...

"Le jour du Souvenir et du chagrin", 
Exactement à 4 heures du matin un rassemblement a eu lieu 
sur Saur-Moghila à l'heure précise où 79 ans plus tôt les 
premiers bombardiers allemands déchiraient l'azur d'été.

Pour continuer en vidéo à évoquer ce maelstrom qui plongea l'Europe dans une des plus grandes boucheries de son Histoire, je republie ici cette magnifique animation au sable réalisé par Kseniya Simonova, une talentueuse jeune femme de Crimée, et qui fut présentée à Kiev en 2009, sous les applaudissements et les larmes du public, avant que le vent de folie du Maïdan (2013-2014) ne baillonne d'une fièvre russophobe délirante les mémoires ukrainiennes et leurs identités soviétiques.


Je pense que l'Histoire appartient aux peuples qui l'écrivent de leur sang et non à la raison des idéologies politiques, qui cherchent tantôt à l'exploiter tantôt à l'insulter...

Erwan Castel

Désolé, mais je suis accroc des chœurs de l'Armée rouge !:

"En route !"

samedi 22 juin 2019

Le jour de la mémoire et de la tristesse


Le 22 juin 1941, les forces armées du IIIème reich attaquaient l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, plongeant les peuples de la Russie dans une tourmente sanglante dont ils ne sortiront qu'aux prix de sacrifices monstrueux (27 millions de tués civils er militaires).

Tandis que dans de nombreux pays d'Europe, qui pourtant furent libérés du joug nazi par les soldats de l'armée rouge, les monuments à la gloire des vainqueurs de cette guerre mondiale sont détruits sur fond de russophobie délirante pratiquant un négationnisme honteux de l'Histoire européenne.

Dans le Donbass les populations de Donetsk et Lugansk se souviennent avec d'autant plus d'émotion de cette page tragique de leur Histoire, qu'aux portes de leurs cités une nouvelle horde les assiège de cette haine criminelle qui veut détruire leur Liberté et leur identité russe.

Ainsi durant cette semaine, les forces ukrainiennes ont continué leurs bombardements soutenus contre les positions militaires mais aussi les quartiers résidsentiels des républiques populaires de Donetsk et Lugansk, provquant de nouvelles pertes parmi les défenseurs républicains mais aussi blessant à nouveau 2 civils, le 21 juin (un homme de 62 ans lors d'un bombardement de Vesele au Nord de Donetsk), et le 22 juin (une fillette de 13 ans blessée aux jambes par des éclats d'obus à Gorlovka).


78 ans après le début de la seconde guerre mondiale, les peuples de la Russie sont à nouveau en danger et dans le Donbass, leur avant poste occidental, la guerre subie par les populations de Donetsk et Lugansk est la concrétisation meurtrière de cette hégémonie étasunienne exercée en Europe via ses laquais de l'OTAN et UE, et ses idiots utiles installés au pouvoir à Kiev...

Si les guerres et leurs contextes ne sont bien évidemment pas comparables, il n'en demeure pas moins, dans la réceptivité émotionnelle suscitée par leurs tragédies, que pour la majorité des peuples de Russie il y a le ressenti d'une continuité de l'Histoire.

Et les choix politiques des propagandistes dans une forme de guerre de communication illustrant le présent et le passé confirment également cette continuité émotionnelle de l'Histoire. Ainsi du côté de Kiev on célèbre Stépan Bandera, collaborateur au nazisme et criminel de guerre ukrainien, que l'on détruit les statues du soviétisme mais aussi des militaires ayant vaincu le IIIème Reich, comme celle du maréchal Joukov par exemple, et du côté de Donetsk et Lugansk on associe dans une même symbolique commémorative des défenseurs du passé et ceux du présent...

La grande différence cependant entre les 2 visions propagandistes qui s'affrontent par dessus cette nouvelle ligne de front européenne, et je peux en témoigner quotidiennement, c'est que, contrairement à l'idéologie ethnocentrée du nouveau pouvoir de Kiev, "la haine de l'autre" n'esxiste pas dans les Républiques de Donetsk et Lugansk.

Erwan Castel


jeudi 6 juin 2019

La honte de l'Occident !



Le 6 juin, est célébré le débarquement allié en Normandie, à partir de laquelle la libération de l'Europe de l'Ouest fut entamée il y a 75 ans, et il serait noble autant que légitime si les peuples d'Europe et leurs représentants s'unissaient et s'inclinaient devant cette page d'Histoire qui témoigne de cette union sacrée, et bien au delà de leurs divergences, réalisée par les anciens pour défendre notre Liberté. 

Sauf que...

Les alliés d'hier, dans une volonté d'humiliation n'ont pas jugé bon opportun d'inviter la Russie pour cette commémoration du "D day", ce qui constitue au regard de l'Histoire et de la dignité humaine une insulte inqualifiable pour les peuples russes et une honte abyssale pour ces prétendus représentants occidentaux qui trahissent leurs devoir et la dignité humaine.

En effet, sans les efforts et les sacrifices surhumains consentis à l'époque par l'Union soviétiques (27 millions de morts militaires et civils !!!) jamais l'Europe n'aurait pu être libérée du nazisme. L'armée rouge a en effet fixé sur le front de l'Est et au prix d'immenses sacrifices les 2/3 des forces allemandes et ses meilleures unités combattantes. Sans l'Union soviétique il y aurait eu probablement 500 000 soldats allemands au lieu de 40 000 (dont une majorité de réservistes) devant le débarquement allié en Normandie... Et quand bien même: ignorer par le mépris, un allié, même le plus petit, serait déjà inadmissible sur le plan de la moral et du respect pour ses soldats engagés dans une libération commune.

Or ici ce n'est pas le cas, car l'Union Soviétique est l'artisan majeur de la victoire de 1945, et l'ignorer dans une volonté d'humilier la Russie, est une honte infinie pour l'Europe dont les gouvernenements occidentaux ne m'inspirent qu'un dégout profond et une colère croissnte, car ils sont aujourd'hui les premiers coupables de l'effondrement des valeurs civilisationnelles fondatrices de nos libertés partagées avec nos frères de Russie.

Jamais et même si nous disposions de 1000 ans d'Histoire à lui consacrer, nous ne pourrons rembourser cette dette de sang et d'Honneur envers les peuples de Russie. Ignorer ainsi leur sacrifice pour notre Liberté n'a pas de nom !

Mais que peut-on attendre de noble, ou de décent tout simplement, de la part des faquins gouvernant aujourd'hui le suicide européen ? 

En effet ces gouvernements de paille occidentaux, devenus les Tartuffe de la ploutocratie mondialiste, soutiennent aujourd'hui les assassins djihadistes en Syrie, les criminels bandéristes en Ukraine, mais aussi les globalistes dit "de gauche" et les nationalistes dit "de droite" dont les fantasmes communautaristes et pitoyables querelles, font d'eux les idiots utiles d'une stratégie du chaos à laquelle s'opposent la Russie et ses alliés. 

Il ne faut pas perdre de vue ces raisons profondes de l'attitude méprisante des chefs d'Etat occidentaux dont l'humiliation aujourd'hui des peuples de Russie est d'ailleurs un aveu préfigurant, si les peuples occidentaux ne se réveillent pas pour une véritable "révolution conservatrice" européenne, cette nouvelle guerre mondiale qui pointe dans le Donbass et qui fera passer les champs de bataille sanglants du front de l'Est pour des broutilles de l'Histoire...

Les occidentaux ont tout simplement perdu la raison !
Erwan Castel

Dernière minute : pour tenter peut-être de cacher son infamie, la France a déclaré avoir envoyé une "invitation" aux commémorations du 6 juin à l'ambassade de Russie à Paris... la veille ! Mais en fait il ne s'agit que d'une note circulaire et envoyée automatiquement aux représentations étrangères en France par le Ministère des Affaires Etrangères.

Voici 2 tableaux concernant les pertes militaires et qui se passent de commentaire...



Voir aussi sur le sujet ces articles par exemple : 
RT
Le media pour tous 



samedi 20 avril 2019

De guerre en guerre


"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.

En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.

Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.

Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.

Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté. Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.


Ce 19 avril 2019, la "colline 277" a accueilli un rassemblement solennel "De guerre en guerre" organisé dans le cadre du programme d'intégration du Donbass avec la Fédération de Russie.

Plusieurs invités de marque étaient venus de la Fédération de Russie se joindre aux députés du Conseil populaire de la RDP, aux représentants  (parti politique de feu Zakharchenko et Pushilin), ainsi que des représentants de diverses associations comme l’Union des anciens combattants d'Afghanistan.

Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk» a rappelé l'importance cruciale de cette colline 277 dont les combats acharnés pour son contrôle et celui du village voisin de Stepanovka ouvrent la libération du Donbass en 1944 autant qu'en 2014 et sur cette terre gorgée du sang de l'Histoire il a conclu de guerre en guerre que «le prix que nos ancêtres ont payé et que nous avons payé est trop élevé. Nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier leur exploit ».



Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk»

Au cours de ce rassemblement des combattants ont été décorés pour les services rendus dont mon camarade et ami Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", ce volontaire afghan venu depuis 2014 se battre sur le front jusqu'en septembre 2017 où une terrible blessure l'a amputé de ses 2 jambes, mais pas de sa volonté de servir le Donbass inlassablement avec une énergie et une humilité incroyables !

Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", volontaire afghan infatigable malgré une terrible blessure au combat qui l'a amputé de ses 2 jambes


Les gens sont allés aussi se recueillir sur les tombes des soldats qui ont défendu jusqu'au dernier homme ce sanctuaire de l'Histoire et point stratégique. Ils sont enterrés au sommet de la colline au pied des débris de la stèle autour de leur chef de section "Medved" tombé au milieu d'eux et du devoir accompli.

Voici une vidéo que j'avais faite le 8 mai 2017
devant les sépultures des défenseurs de Saur-Moghila

La veille, 18 avril, le monde russe célébrait l'anniversaire de sa victoire fondatrice, remportée en 1242 par le prince Alexandre Nevski sur les chevaliers allemands au lac gelé de Peispi cette cérémonie a rappelé la permanence de l'Histoire du Donbass dont les soldats aller encore devoir défendre par 2 fois en moins d'un siècle la russité de leur terre et de leur existence.
Sur ce haut lieu de la seconde guerre mondiale, les forces ukrainiennes allaient une fois encore attaquer violemment une position sur le front Sud de la République, engageant des combats victorieux pour notre défense républicaine mais également malheureusement meurtriers.

Si comme l'a déclaré Vladimir Savelov, le député du Conseil du Peuple de la République "Nous sommes ici pour rendre hommage à nos héros qui, grâce à leur courage et à leur courage, ont pu renverser l’ennemi de notre pays", force est de constater que si l'Histoire ne se répète pas il lui prend parfois l'envie désagrable de bégayer et d'obliger les héritiers à honorer par de nouveaux actes héroïques ceux des anciens, à l'image de Lilia Egamberdieva, cette jeune infirmière militaire de 23 ans qui s'est sacrifiée le soir même de ce 19 avril 2019 pour sauver ses camarades.

Lorsque de l'Histoire, les actes et les lieux, le passé et le présent fusionnent autour du soldat, son devoir qu'il mène parfois jusqu'au sacrifice suprème devient sacré et son exemeple invincible !

Erwan Castel
Article référence : VK



samedi 8 septembre 2018

Le temple de la mémoire du Donbass


Alors que Andry Parouby, Président du Parlement ukrainien, glorifie Adolf Hitler, le Donbass célébre le 75ème anniversaire de sa libération de l'envahisseur nazi.

"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.

En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.

Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.

Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.

Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté.
Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.

Cette année les commémorations de cette libération du Donbass ont résonné plus gravement dans les cœurs meurtris par le meurtre du Président Alexandre Zakhartchenko.

Un projet de restauration du mémorial est en cours pour ce haut lieu où soufflent, avec le vent de la steppe, l'Histoire et l'âme de ce peuple héroïque des bords de la Mer Noire.

Erwan Castel






vendredi 22 juin 2018

Un patriotisme supra communautaire


A l'heure où l'OTAN, ce bras armé de la ploutocratie mondialiste presse ses unités sur les marches d'un empire russe qui refuse de se soumettre à sa dictature de la marchandise, les peuples d'Europe devraient se souvenir de l'exemple et du sacrifice des ses peuples pour leur Liberté.

Car, du 22 juin 1941 au 9 mai 1945 la Russie va montrer l'exemple de son unité et de son patriotisme et le sacrifice de 25 millions de ses citoyens va être la contribution majeure à la liberatio  de l'Europe et l0a défaite du nazisme.

Pendant la guerre froide qui a suivi ce conflit mondial, la propagande de guerre antisovietique occidentale va tenter de minimiser cette action déterminante des peuples russes,  ainsi que leur sacrifice et engagement présentés comme des contraintes imposées de force par une dictature soviétique criminelle.

La réalité est autre, car si le commandement militaire soviétique s'est parfois montré dur et exigeant envers ses soldats (comme tout commandement en guerre digne de ce nom et habité par le "culte de la mission"), on doit cette immense victoire russe à la relation charnelle du citoyen russe à cette empire qui a su traverser tout au long de l'Histoire ses déclinaisons tsariste, soviétique ou fédérale. 

Le 22 juin 1942 au déclenchement de l'opération "Barbarossa", les peuples de Russie répondent "Présent" à l'appel de Staline. Si l'idéologie et l'appareil politique soviétiques vont savoir stimuler et diriger jusqu'à la victoire la défense de la Russie et de l'Europe, il n'en reste pas moins vrai que cet appel sera entendu parce que, qu'ils soient européens, caucasiens, asiatiques, sibériens, mongols etc, ce sentiment indéfinissable et métaphysique que l'on appelle patriotisme est enraciné dans le coeurs des peuples composant cette immense pays "où le soleil ne se couche jamais".

Non seulement ce patriotisme exemplaire des peuples de Russie n'est pas qu'un mythe cultivé dans les officines propagandistes, mais une réalité et qui existe toujours aujourd'hui par delà les appartenances communautaristes de chacun ou les directives idéologiques du moment.

Ce dynamisme patriotique russe exceptionnel, et qui nous offrira, après 4 ans de souffrances et sacrifices inouïs, la victoire et la liberté est toujours là par delà les vents de l'Histoire, immuable roc d'une Russie invaincue.


Et il s'exprime toujours avec force sur cette terre noire du Donbass qui est aujourd'hui aux avants postes de sa Liberté :



Quand en 2014 le coup d'Etat du Maïdan organisé par les occidentaux est suivi d'une campagne d'agressions de masse dirigées contre les russophones d'Ukraine, de très nombreux russes ressentent cela comme une nouvelle opération "Barbarossa" commanditée par le nouveau totalitarisme occidental.

Sans qu'il y ait eu de la part du Kremlin  un seul appel à une résistance armée au coup d'Etat, on voit les peuples de Russie se révolter contre cette agression opérée en Ukraine. A commencer par les peuples de Crimée (russes ukrainiens, tatars) qui vont obtenir par référendum le retour de leur péninsule vers la "Mère patrie".

Pour les oblats de Donetsk et Lugansk, la situation dégénère rapidement en conflit armé et disproportionné lorsque Kiev envoie ses chars et avions de combat contre les barricades des fédéralistes les poussant dans séparatisme survivaliste.

Et dans ce conflit européen l'ombre de Barbarossa plane d'autant plus au dessus du Donbass que les sentences politiques du nouveau pouvoir kiévien et l'idéologie symbolisée des bataillons spéciaux qui sont lancées contre les russophones reprennent sans honte ceux du 3ème Reich nazi.

De tout le monde slave et de tous les horizons de la Fédération de Russie, des hommes et des femmes vont alors affluer vers la ligne de front du Donbass pour prêter main forte aux miliciens qui s'opposent à l'assaut des blindés ukrainiens.

On ne connaîtra probablement jamais leurs effectifs exacts, mais avancer sur les quatre années de conflits réalisées le chiffre de plusieurs dizaines de milliers de volontaires étrangers au Donbass n'est pas exagéré. 

Les groupes d'autodéfense des jeunes Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk devenues depuis bataillons qui toutes reflètent tous cette dimension internationale de la rébellion contre ces marionnettes étasuniennes installées à Kiev par une stratégie expansionniste n occidentale agressive.


Alors que les nationalistes occidentaux,  influencés par des pensées unique aux idéologies centralisatrices (religieuse, économique, culturelle...), associent généralement le patriotisme à un communautarisme fermé (ethnie, religion,  territoire), dans le monde russe au contraire ce sentiment se révèle très souvent supracommunautaire.

Dans cette observation apparaît nettement la différence entre un impérialisme de conquête au service d'un système esclavagiste (idéologique, militaire ou économique) et une notion d'empire qui rassemble les différences sans les altérer dans leurs identités existencielles. 

En Russie le résultat de cette "civitas imperium" volontaire qui a traversé les siècles et ses déclinaisons tsariste, soviétique et fédérale peut s'observer aujourd'hui dans le Donbass dans toute sa puissance intemporelle.

En effet venant parfois des antipodes des Républiques de Donetsk et Lugansk, des volontaires russes, bouriates, ouzbeks, ukrainiens, kazakhs, tatars, caucasiens, ainous, coréens, tchétchénes etc. qu'ils soient orthodoxes, païen, musulmans, juifs ou athées, sont venus dans le bassin du Don défendre avec leur sang la liberté d'une population européenne skave et orthodoxe. 
Et on ne peut pas dire que c'est l'appât du gain le pouvoir politique  ou les conditions de vie qui les ont motivé !

A ce titre, la "Brigade internationale Piatnashka" reste fidèle à cette éthique accueillant toujours les volontaires de tous pays désireux de combattre pour la liberté du Donbass, y compris des volontaires occidentaux dont la conscience et le sens du devoir les conduisent à tout abandonner pour rejoindre Donetsk. 

Ce patriotisme russe qui répond présent le 22 juin 1941 reste un exemple immortel de l'amour éternel  porté par les Hommes à leur sanctuaire au delà de toute les idéologies éphémère.


Erwan Castel volontaire breton à Piatnashka  



mercredi 12 avril 2017

Une mémoire héroïque incarnée

Anna Petrovna, une héroïne au grand coeur 


Lorsque je suis arrivé il y a 2 ans en Russie puis dans le Donbass, j'ai constaté avec un étonnement mêlé de respect la survivance entretenue dans les mémoires individuelles des souvenirs de la "grande guerre patriotique" (1941-1945) à laquelle toutes les familles soviétiques ont des membres y ayant participé.

Début 2014, quand le coup d'état orchestré sur le Maïdan donne la parole à une russophobie fanatique puisant ses slogans propagandistes dans les archives anti-soviétiques nazies, tous ces souvenirs refont surface et invitent alors les populations jetées l'une contre l'autre à une analogie historique, d'autant qu'avec l' "Opération Spéciale Antiterroriste", la crise ukrainienne bascule dans une guerre avec des massacres à caractère génocidaire.

Dans le Donbass, des manifestations populaires aux postes avancés de la ligne de front, les faits d'armes de la Seconde Guerre Mondiale sont souvent évoqués pour alimenter le sentiment patriotique notamment par les témoignages des vétérans 

Anna Petrovna avec ses 95 ans a traversé l'Histoire européenne contemporaine à travers une aventure soviétique vécue de part en part. Cette grand mère qui a su conservé l'étincelle d'une éternelle jeunesse dans les miroirs de son regard, nous a invité à une rencontre dans son appartement situé à Donetsk, près du "rond point du mineur" récemment bombardé par des tirs de lance-roquette multiples le 2 février 2017.

Avec une frêle silhouette qui dénote étonnamment de la force et la mémoire intactes qui l'habitent, Anna Petrovna accueille Zak, Yana et Natalia, une équipe de Novorossiya Today que j'accompagne également pour cette première rencontre que nous propose cette vétérane, avec une Histoire héroïque qu'elle a contribué à écrire.


Lorsque la guerre éclate, la famille de Anna Petrovna décide dans un premier temps de se replier devant l'avancée des troupes allemandes, mais ces dernières étant mécanisée ont tôt vite rattrapé les réfugiés qui se retrouvent bloqués et reviennent vivre en territoire occupé.

"La vie a commencé dans à l'arrière du front contrôlé par les allemands, en arrivant ils se sont tout de suite sentis très à l'aise. Entre les mépris et les pillages de la population locale, nous avons tout de suite senti que nous étions considéré comme des animaux et non des humains"

En mars 43, les allemands ont brûlé le village, tuant la mère et la sœur aînée d'Anna. Malgré sa fragilité, la jeune Anna rejoint alors les partisans et prend part rapidement à la guérilla où elle effectue ses premières missions de combat. Souvent elle s'est trouvée en danger de mort direct comme cette fois où dans un marais presque noyée, blessée à la tête par une balle, heureusement déviée par son calot. 

«J'ai été dans un détachement armé de renseignement dans la profondeur, puis une unité spéciale de l'état major du front qui a fait plusieurs missions derrière les lignes ennemies sur les fronts de la Baltique, Bélarus puis en Ukraine. J'ai participé entre autres à la campagne victorieuse qui a libérée la péninsule de Courlande"

Le courage au combat de Anna Petrovna a été récompensé de plusieurs décorations, notamment l'ordre de la gloire du soldat à l'issue d'une mission effectuée en Lettonie.



Dans l'équipe qui a eu de Novorossiya Today l'honneur de rencontrer cette grande dame de l'Histoire se trouvait mon camarade et ami Zak Novak qui entretient depuis 2 ans une relation privilégiée avec Anna Petrovna, "son héros et mère spirituelle"

Voici ce que ce volontaire serbo-américain venu rejoindre le combat du Donbass il y a 2 ans nous confie :


"C'est Toujours un Jour spécial Lorsque je visite mon Héros et mère Spirituelle Anna Petrovna ! Venant de New York, où j'avais regardé d'incroyables films soviétiques, films sur la Grande Guerre Patriotique, jamais dans mes rêves je n'avais pensé rencontrer un jour un grand Héros de l'Armée Rouge. 

J'ai perdu ma Mère et mon Père, il y a deux ans, et quand j'ai rencontré Anna Petrovna, elle a attrapé ma main et murmura: "je suis votre mère", les frissons couraient le long de ma colonne vertébrale,(...) 

Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vu et j'avais besoin d'être avec elle, quelque chose m'appelait ! Et bien..jeudi dernier, nous sommes arrivés, notre équipe de Novorossia Today et une invitée spéciale, Marina Mikheikina initiatrice du projet "l'Esprit dans le ciel" (ndlr: projet qui présente l'actualité héroïque de la résistance du Donbass dans une continuité de l'Histoire et la permanence des valeurs patriotiques et humanistes héritées).
En arrivant à son domicile. J'ai été le dernier à entrer, son sourire, son étreinte chaleureuse et l'appel, "Mon Fils, Mon Fils !" S'étreignant l'un l'autre comme la Mère et le Fils qui ne se sont pas vus depuis des années ! 

Photo Zak Novak
Qui est Anna Petrovna ? Elle 95 ans héros de l'armée rouge, c'est  un véritable vétéran de la Grande Guerre Patriotique ! Elle a été membre d'une unité d'opérations spéciales et de renseignement largués derrière les lignes ennemies. Ses histoires sont à décrocher la mâchoire, nous tous, immobiles dans nos sièges à l'écouter, sentir chacun de ces instants, qui nous ramène dans le temps ! 
L'histoire de ses soldats n'est pas comme les autres et a atteint la légende ! Elle se décompose alors, les larmes, les pleurs tandis qu'elle continue à rappeler ces moments à couper le souffle de l'histoire ! Nous nous asseyons hypnotisés. Elle essaye de ne pas s'asseoir, en fait, elle préfère se présenter comme elle enfile son uniforme soviétique de l'armée rouge ! Elle est fière, incroyablement puissante ! 

Nous avons enfin parler en privé. Elle me dit qu'elle a rempli sa vie et veut se laisser aller ! J'étais en larmes. 


Non je lui ai-je dit, "pas jusqu'à ce que nous avons fini de vaincre les nazis en Ukraine, une fois pour toutes. !" "
Zak Novak

"L'arme la plus puissante reste le coeur"

Anna Petrovna, qui surprend tous ses invités par sa vivacité intellectuelle et l'étincelle de vie qui brille intacte au fond de son regard pétillant, n'est pas seulement un femme tournée vers le long chemin parcouru, sur les pentes du volcan de l'Histoire, mais c'est aussi une citoyenne de la jeune République Populaire de Donetsk qui suit avec attention et passion l'évolution de son pays, à la fois en guerre et en devenir.



Anna Petrovna espère qu'une victoire proche des Républiques mettra un terme à ce cauchemar que vit aujourd'hui la population du Donbass

Et le regard porté sur cette guerre qui déchire le Donbass par cette vétérane à la veste alourdie de décorations imposant le respect, est à la fois émouvant et symbolique de l'espérance de tout un peuple.

"Comme si une guerre ne suffisait pas, une autre est arrivée me donner rendez-vous
Une nouvelle guerre est arrivée et c'est tellement dur pour moi de la vivre. Dès que 'entends des tirs, je sais qu'il y a quelque part un être qui meure. Quelque chose a explosé... des explosions.... une seule guerre aurait suffit !
Cette guerre est inhumaine. c'est incroyable car les même gens se tirent les uns sur les autres, le père sur le fils, ce sont des choses qui arrivent qu'une même famille soit engagée des 2 cotés du front."

Lorsqu'on demande à celle qui a rampé dans la boue glacée et sous le feu de batailles mythiques en terrassant sa peur et la haine de l'ennemi quel message elle donnerait au jeunes défenseurs du Donbass qui ont repris son flambeau, Anna Petrovna, le regard perdu dans sa mémoire où résonnent encore en écho les fracas des combats nous confie :


"Il faut que vous ayez l'esprit clair et un grand coeur. 
Un grand grand coeur pour tout comprendre par lui, 
avant de comprendre avec le cerveau."

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des pauvres de mon quartier 

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

J'ai encore réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir aider plus encore des personnes isolées et des familles de mon quartier. 

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 
Erwan










jeudi 28 juillet 2016

Une cérémonie nazie en 2016 !

Une cérémonie du souvenir entre nostalgie et fanatisme


Je suis le premier à défendre le droit à tout soldat mort au combat, quel que soit l'uniforme sous lequel il a servi, de pouvoir bénéficier d'une sépulture réglementaire, même 75 ans après les faits, y compris qu'une prière religieuse préside au transfert de ses restes mortuaires.

Mais ce qui s'est passé au village de Krasneï près de Lvov dépasse le cadre d'une simple formalité mortuaire. En effet, à l''occasion du transfert des restes mortuaires de 5 soldats de la division SS Galicia dans un cimetière militaire, les responsables de la ré-inhumation ont organisé une cérémonie d'hommages à la waffen SS et aux soldats ukrainiens ayant collaboré au nazisme !


Créée en avril 1943 par des volontaires nationalistes ukrainiens, l'unité militaire bandériste est devenue rapidement la division SS "Galicia" intégrée aux Waffen SS allemandes.sous l'identification de "14ème Waffen-Grenadier-Division der SS Galizien" qui recrutera jusqu'à 22 000 hommes parmi les 80 000 volontaires initiaux. La plupart de ces combattants étaient issus de l'ancienne région polonaise de l'empire austro-hongrois  situé à l'Ouest de l'Ukraine, dans la région de Lvov.

En juillet 1944, la Division Galicia est envoyée dans le secteur de Lvov pour s'opposer  au flanc sud de l'offensive d'été  (opération "Bagration") lancée par l'armée soviétique contre l'Allemagne 1 mois plus tôt. Près de Brody (où la communauté juive avait été persécutée par le gouvernement pro-nazi), au cours de combats très violents, les volontaires ukrainiens sont battus et étrillés (il ne reste que 3000 survivants) et après une reconstitution de leur unité en Allemagne ils sont engagés ensuite contre les partisans en en Slovénie puis Slovaquie. En Avril 1945, échangeant sur son insigne le lion contre le trident,.la Division est intégrée dans l'armée Nationale Ukrainienne dont elle devient la 1ère division pendant la courte histoire du Comité National Ukrainien du Général Chandrouk.

Après la défaite de l'Allemagne nazie, de nombreux membres de  cette division émigrèrent avec leurs familles et sympathisants au Canada pour former une communauté ukrainienne importante, tandis que d'autres survivants rejoignaient dans les Carpathes les partisans le l'armée insurectionnelle ukrainienne (UPA) qui avec l'aide de la CIA vont engager une résistance armée contre les troupes soviétique jusqu'en 1954.

La Division Galicia est citée dans plusieurs crimes de guerre, notamment  le massacre du village polonais de Huta Pieniacka (Ukraine)


Lorsque les ultra-nationalistes après le coup d'état du Maïdan, imposent leurs politique russophobe, un programme de réhabilitation des collaborateurs au nazisme anti-bolchevique est alors engagé par le gouvernement ukrainien.

L'idéologie ethnocentrée des bandéristes, qui ont collaboré au nazisme avec tant de zèle que ses responsables vont même être sanctionnés par le régime nazi avant de le rejoindre à nouveau dans sa guerre contre la Russie, est aujourd'hui dans l'Ukraine brune de Porochenko  réhabilitée et modélisée !

Ainsi voit-on réapparaître officiellement les runes de combat des divisons SS, les noms des nazis ukrainiens responsables des nombreux pogroms et crimes de guerre, dans les rues et dans les unités militaires d'un Ukraine dont la mémoire est aveuglée par une russophobie pathologique qui confond Poutine avec Staline.

Entre nostalgie et fanatisme cette Ukraine brune est en train de sombrer dans un délire total !
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya





Le drapeau natioonal, aux cotés de ceux de OUN, Prayvi Sector et Svoboda préside à l'hommage rendu aux SS ukrainiens