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jeudi 5 mars 2020

OTANisation de l'Ukraine sur fond de guerre du Donbass

Entrée extérieure de la base américaine d'Ochakovo sur le littoral ukrainien 

Alors que les forces armées ukrainiennes reprennent chaque jour un peu plus le chemin de la guerre dans le Donbass, prenant pour cibles les civils autant que les militaires républicains, le gouvernement de Kiev qu'il est de plus en plus difficile d'appeler "pouvoir" au sens littéral du terme continue d'appliquer servilement la feuille de route étasunienne pour une militarisation occidentale de l'Ukraine.


Dans le Donbass...

Le 5 mars en soirée les bombardements ukrainiens qui ont blessé 2 nouveaux civils en milieu de journée ont continué dans de nombreux secteurs des 460 kilomètres du front du Donbass. En début de soirée l'artillerie ukrainienne frappait aussi bien des positions défensives que des zones résidentielles républicaines.Désormais sur le front les personnes se réfugient à nouveau au plus profond de leurs tranchées et de leurs caves.

 4 mars à la tombée de la nuit, lourd bombardement
ukrainien sur le front de Lugansk - secteur Stakhanov.

Ces bombardements de Kiev sont accompagnés, sur les "zones de contact" où les ukrainiens ne sont qu'à quelques centaines de mètres des positions défensives républicaines, d'échanges de tirs et de combats. Les secteurs les plus touchés par les provocations ukrainiennes durant la nuit du 4 au 5 mars ont été Bakhmutka (RPL), les périphéries de Gorlovka, au Nord (Zaitsevo) et à l'Ouest (Mine Gagarine).
A Donetsk également à la tombée de la nuit, de fortes explosions frappant le secteur de l'aéroport au Nord de la cité ont été audibles jusqu'au centre ville. Au Sud de la République, c'est le secteur de Sakhanka qui a été aussi la cible de bombardements ukrainiens.

Et sur le front des miliciens continuent de tomber pour la défense des républiques. des blessés mais aussi des tués comme ce soldat de la RPL mortellement blessé à Kalinovo (Nord de Debalsevo).


En Ukraine...

Comme chaque année, le 4 mars, le parlement ukrainien a adopté la loi "approuvant la décision du président de l'Ukraine sur l'admission d'unités des forces armées d'autres États sur le territoire national en 2020 pour participer à des exercices multinationaux "

  • Via les conseillers militaires et des services étasuniens qui ont débarqué en terrain conquis ukrainien depuis le Maïdan...
  • Via les instructeurs militaires de l'OTAN (principalement USA et Canada) qui reformatent l'armée ukrainienne aux normes de l'alliance occidentale...
  • Via les ventes de matériels et d'armes de pays de l'OTAN qui augmentent chaque année l'équipement et l'arsenal offensif ukrainiens...
  • Via les exercices terrestres et maritimes interalliés que les occidentaux enchaînent en Ukraine jusqu'à être factuellement une occupation permanente...
  • Via la participation systématique de l'Ukraine aux sommets annuels de l'OTAN bien qu'elle n'en fasse pas partie... 
  • Via les ressources de renseignement stratégiques (et probablement tactiques) déployés par les américains dans le Donbass (satellites, drones, stations radar)...
  • Etc...
...Kiev, qui a d'ailleurs a inscrit dans sa constitution sa volonté d'adhérer à l'Union Européenne et l'OTAN, poursuit le don de cet immense territoire stratégique ukrainien bordant Mer Noire, Biélorussie et Russie et qui est un objectif majeur le la stratégie offensive de l'Alliance vers la Russie autant que de la soumission de l'Europe à l'hégémonie étasunienne.

Lorsque les exercices annuels interalliés des occidentaux s'intensifient en mer (comme "Sea Breeze" par exemple) ou sur terre (comme "Rapid Trident" par exemple) on voit fleurir des installations logistiques aidant à leurs déroulement : hangars logistiques, quais maritimes, postes de commandement et transmission, stations radars etc... dont le caractère "temporaire" est devenu "permanent" sous la fréquence des exercices réalisés.

Depuis l'OTAN ne cache plus son intention de s'installer définitivement dans une Ukraine  qui l'accueille à bras ouvert tant elle est possédée par une russophobie hystérique partagée avec les chefs politiques et militaires de l'Alliance. Ainsi Kiev a t-il servilement annoncé dans sa programmation militaire pour 2020, la construction dans le Donbass occupé par ses forces armées de 2 bases "aux normes de l'OTAN" (Mariupol et Konstantinovka)... On défriche pour le maître !

Du côté de la Mer Noire, les exercices maritimes de l'OTAN ont développé des bases permanentes pour ses puissances maritimes principales, à savoir les USA et la Grand Bretagne. Ces installations côtières sont surtout "border line" avec les accords de Montreux qui limitent le tonnage et la durée des forces navales des pays non riverains à la Mer Noire. Ainsi de cet embryon de base navale britannique qui apparaît en 2018 dans le port militaire d'Odessa.

Mais le projet actuel le plus ambitieux de l'OTAN sur les côtes ukrainiennes est certainement la base américaine près d'Ochakovo qui est actuellement en construction. à l'Est d'Odessa mais surtout à proximité de la base navale russe de Sébastopol !


Et sur ce territoire devenu de facto propriété du Pentagone, les ukrainiens n'y ont plus aucun droit même pas celui de regard ! Et certains commencent à mesurer le niveau de servilité lamentable dans laquelle a sombrer l'Ukraine post-Maïdan, à l'exemple de l'ex députée de la Verkhovna Rada, Yelena Bondarenko sur la chaîne de télévision ukrainienne "Nash", qui dénonce cette perte de souveraineté ukrainienne à Ochakov :
  • "Combien savent la construction d'une base militaire fermée à Ochakovo ? Personne. Savez-vous que cette base militaire est en construction en partenariat avec nous depuis maintenant deux ou trois ans ? Mais elle est construit uniquement par les États-Unis, et l'accès aux autorités gouvernementales ukrainiennes est limité sur son propre territoire. Un cordon d'un kilomètre de large a été défini autour de la base et la population locale n'a même pas le droit de s'en approcher en promenade.
  • "Qui sait cela, et pourquoi ne nous en parlent-ils pas? C'est un point essentiel Qui va se battre avec nous? Que feront les militaires américains là-bas? Qu'est ce  $qu'il y font aujourd'hui? Et pourquoi le gouvernement ne soulève-t-il pas ces questions?
Et Bondarenko de constater amèrement :
  • "Ici, je peux dire une chose, si l'annexion par les Russes n'avait pas eu lieu, l'annexion aurait eu lieu en faveur de l'US Navy. Et je dirai que jusqu'à présent, le département d'État américain n'a pas abandonné ses rêves d'avoir une base sur la mer Noire en Ukraine"
L'ex-député ukrainienne a également rappelé sur fond de crise sanitaire du Covid19 que de plus en plus de spécialistes estiment être une création militaire, que des laboratoires bactériologiques américains opéraient en Ukraine depuis l'époque de Viktor Iouchtchenko.
  • "En Ukraine, pour de l'argent, le département américain de la Défense sous Iouchtchenko a construit 15 laboratoires bactériologiques fermés, et ils fonctionnent toujours et ils sont financés par le ministère de la Défense d'un autre pays"
Et la France dans ce merdier ukrainien ?

Tout comme en Syrie où Le Drian, le ministre français des "Affaires à l'étranger", a exprimé le soutien de Paris à l'offensive turque , la France soutient en Ukraine, et depuis le Maïdan, la politique du chaos définie par Washington pour relancer la stratégie du containment contre la Russie.

En plus d'un soutien politique inconditionnel renouvelé régulièrement par des serviteurs fidèles de la ploutocratie mondialiste tel que BHL, Paris a depuis plusieurs années développé une assistance militaire croissante aux forces armées et de sécurité ukrainiennes en guerre contre le Donbass:
C'est certainement pour pouvoir finaliser ce dernier contrat concernant la livraison de patrouilleurs maritimes que ce même jour 4 mars 2020, le parlement ukrainien a donné son accord pour une coopération avec la France :


Le parlement ukrainien a ratifié l'accord-cadre entre le gouvernement de l'Ukraine et le gouvernement de la République française concernant son soutien public au renforcement de la sécurité et de la sûreté maritimes de l'Ukraine.
Et ce positionnement pitoyable et criminel de la France vis à vis d'une Ukraine en guerre contre des populations civiles dans le Donbass n'est malheureusement pas le seul car il rejoint par exemple celui d'une Turquie mégalomane dont les ambitions ottomanes l'invitent à attaquer la Syrie mais aussi à soutenir la russophobie ukraino-occidentale, en livrant par exemple à KIev ces drones d'attaque. 

Tous ces faits politico-militaro-économiques, confirment par leur convergence idéologique une volonté occidentale de faire de l'Ukraine une colonie militaire étasunienne orientée vers une Russie diabolisée et infectant la souveraineté du Europe déjà soumise aux technocrates mondialistes de Bruxelles et aux gouvernements nationaux qui pour la plupart sont à leurs ordres.


Erwan Castel


jeudi 25 juillet 2019

Flash ! Kiev saisi un pétrolier russe


Au lendemain des élections législatives où il s'est assuré d'une majorité parlementaire, le président ukrainien Zelensky, piétinat une nouvelle fois ses beaux discours pacifiques et ses promesses de dialogue avec Moscou vient d'ordonner la saisie d'un pétrolier russe, le "Nika Spirit", dans le port d'Izmaïl près d'Odessa.

Alors que des discussions avaient été engagése entre Kiev et Moscou concernant la libération éventuelle des marins ukrainiens arrrêtes lors de leur violation de l'espace maritime russe en novembre dernier, Zelensky enivré par sa victoire parlementaire a décidé de provoquer Moscou en donnant l'ordre au SBU, les services de sécurité ukrainiens de saisir un pétrolier russe dans le port d'Izmaïl près de l'embouchure du Danube.

Le "Nika Spirit" est un navire commerciel. Il transportait 2.000 tonnes de fret, en provenance du port russe de Kavkaz, à destination de la Roumanie, 


Le prétexte invoqué par Kiev pour cette nouvelle provocation en Mer Noire est que ce pétrolier est en réalité le "Neyma", ce pétrolier russe ayant barré (vraisemblablement sur ordres des gardes côtes russes) le passage du pont de Kertch en novembre 2018 lors de la provocation des bateaux de guerre ukrainiens. 

La saisie de ce pétrolier russe qui avait fait une escale réglementaire et déclarée à Izmaïl pour des réparations, constitue donc un acte de piraterie caractérisé et qui révèle au passage la pitoyable imagination des ukrainiens qui tentent ici de provoquer à nouveau Moscou en imitant tels des clébards serviles les méthodes occidentales à l'encontre de l'Iran, espérant probablement une médiatisation de ce nouvel incident.

Alors que dans le Donbass les forces ukrainiennes ne respectent pas encore ce 23 ème cessez le feu décrété le 21 juillet sur la ligne de front, Kiev surajoute une nouvelle escalade en Mer Noire contre la Russie, et dont les conséquences immédiates peuvent être de saboter les pourparlers engagés lors de la dernière réunion de Minsk le 17 juillet dernier.

En effet, Zelensky dès son entretien téléphonique avec Poutine a amalgamé les problèmes du Donbass avec ceux de l'incident de Kertch notamment concernant les échanges de prisonniers auxquels il veut associer ses marins détenus à Moscou, malgré que ce dossier de Kertch ne concerne pas les Républiques de Donetsk et Lugansk.


Même si la quinzaine de marins russes, après que le SBU ait reconnu n'avoir rien trouvé contre eux, ont été libérés et sur le chemin du retour vers la Russie, la saisie de ce pétrolier russe par les forces de sécurité ukrainienne provoque de nouvelles et graves tensions dans les relations déjà épidermiques existant entre Kiev et Moscou.

Les portes paroles consulaires russes de l'ambassade à Kiev et du ministère à Moscou ont fait savoir qu'une enquête était en cours pour connaitre les circonstances exactes de cet arraisonnement mais d'ores et déjà il ont ont déclaré :
  • "S'il s'agit d'une prise en otage des Russes, cela sera considéré comme une violation grossière du droit international et les conséquences ne se feront pas attendre"
De son côté Zelensky n'a toujours pas commenté ce nouvel incident, mais tout le monde aura compris qu'il veut par cette provocation faire une démonstration de force pour tenter de négocier en meilleure position l'incident de Kertch de novembre 2018 qui est indéfendable. 

Mais comme ce n'est certainement pas avec ce genre de provocation stupide que les marins ukrainiens vont être libérés de sitôt, il reste donc à comprendre que Zelensky n'est que le bon successeur de Porochenko et tout comme ce dernier respecte la feuille de route érasunienne du Maïdan en maintenant un cap russophoe délirante, belliciste egt surtout suicidaire !

A suivre...
Erwan Castel


Articles références :

jeudi 11 juillet 2019

Des chiens de faïence qui se regardent en Mer Noire


Depuis le 1er juillet et pour une période de 2 semaines se déroulent en Mer Noire les exercices annuels interalliés de l'OTAN "Sea  Breeze 2019".

Ces manoeuvres maritimes de grande envergure qui cette année mobilisent 32 navires de guerre et 24 avions et environ 3 000 soldats de 19 pays (Bulgarie, Canada, Danemark, Estonie, France, Géorgie, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Norvège, Pologne, Roumanie, Suède, Turquie, Ukraine, Royaume-Uni et États-Unis), sont autant des exercices militaires qu'une gesticulation politique russophobe s'inscrivant sur fond de crise ukrainienne autour de la cCrimée et de guerre dans le Donbass.

Profitant du déroulement de ces exercices maritimes, les forces de l'OTAN intensifient leur coopération avec les forces ukrainiennes et déploient encore plus que d'habitude leurs ressources de renseignement le long des côtes russes de Crimée et de Rostov sur le Don et le long de la ligne de front du Donbass.

Voici 3 exemples parmi d'autres de missions d'observation des défenses russes ou de la ligne de front du Donbass réalisées pendant ces exercices maritimes de l'OTAN "Sea Breeze 2019".

Le 9 juillet 2019, 
un avion de reconnaissance de la Royal Air Force "Sentinel R1" au large des côtes de Crimée

Le 9 juillet 2019,
un drone de reconnaissance stratégique "Global Hawk" de l'US Air Force 
le long de la ligne de front du Donbass et aussi des côtes de Crimée

Le 10 juillet 2019,
Encore un avion "Sentinel R1" de la Royal Air Force au large de la Crimée russe

De leur côté les forces de défense de la Fédération de Russie profite de ces exercices de l'OTAN pour réaliser à moindre frais et gradeur réelle des exercices de détection, suivi des unités maritimes, sous marines et aériennes de l'OTAN. Et à cette occasion les systèmes d'armes russes réalisent des tirs électroniques (détectables parf les radars embarqués) des navires de l'OTAN, pour leur signifier que dans un contexte de confrontation réelle, leur petit jeu durerait plutôt 2 jours que 2 semaines !

Survol par un sukhoï  russe d'une frégate de l'OTAN

Interception russe d'un avion de reconnaissance P8 Poésidon
de l'US Air Force volant trop près des côtes de la péninsule de Crimée

Le bras de fer politique entre Russie et OTAN continue donc au dessus de la Mer Noire, à coup de démonstrations militaires et sur fond d'une réactivation des combats et bombardements sur la ligne de front du Donbass.

Une paix chaude qui semble avoir définitivement pris la relève d'une guerre froide en radicalisant les fronts jusqu'à l'embrasement final.

Erwan Castel

Une partie de le flotte de l'OTAN déployée en Mer Noire lors de l'exercice "Sea Breeze 2019" 
A noter la présence d'un P8 Poséidon de l'US Air Force (en haut  à gauche de la photo)

dimanche 30 juin 2019

Les moustiques de Micron 1er


Il fut un temps où les présidents de la République, (lors de leurs rencontres diplomatiques, savaient s'entourer de véritables ambassadeurs de leur identité nationale : ministres, écrivains, philosophes, artistes, humanitaires etc... Hélas les temps ont changé et les marchands du temple ont fini par prendre le pouvoir jusqu'à imposer aux politiques, confinés au rôle de figurants serviles, de sacrifier sur l'autel de leurs intérêts cupides les valeurs qu'ils sont censés incarner et défendre .

Macron dans ce domaine ne déroge pas à sa volonté d'atteindre le paroxysme de la décadence républicaine française, prêt à s'allier aux pires régimes juste pour salir les valeurs françaises et engraisser un complexe militaro-industriel lequel n'est même plus vraiment français dau vu de ses dépendances financières internationales.

Concernant l'Ukraine, le président français, larbin pitotable de Washington et de son réseau financier international a décidé de collaborer ouvertement à l'effort de guerre ukrainien contre contre la Russie et les populations russes du Donbass piétinant en cela ses responsabilités et devoirs de signataire des accords de paix signés à Minsk 2 par la France en février 2015.

Ainsi depuis plus d'un an, en plus de sa participation au financement de l'armée ukrainienne via les prêts de l'Union Européenne et du FMI, la France a notamment signé des livraisons à l'armée ukrainienne:
Et on apprend maintenant que Paris engage une coproduction avec Kiev pour la construction et la livraison à la marine ukrainienne de 20 patrouilleurs de type OCEA FPB 98.


Ce nouveau contrat d'armement signé entre la France et l'Ukraine a été décidé lors de la récente visite du président Ukrainien à Paris le 17 juiin dernier.

Si ces petits patrouilleurs français feraient rire une baleine océane, en revanche dans l'environnement maritime des mers Noire et d'Azov et surtout dans le contexte géopolitique extrèmement tendu régnant autour de la péninsule russe de Crimée (surtout depuis l'incident de Kertch de novembre 2018), une telle flotille constitue une aide militaire substancielle à la marine de Kiev qui développe dans cette région maritime le concept de "flotille de moustiques" qui peut s'avérer très efficace comme le démontre par exemple celles développées par la marine iranienne dans le détroit d'Ormuz...

Ces bateaux d'une longueur de 32 mètres pouvant aller jusqu'à 35 noeuds de vitesse et servis par un équipage de 13 hommes sont essentiellemnt dédiés à la protection des côtes maritimes. Ils existent soit en version navire d'inspection où navire de combat équipé d'un canon de 30 mm mais que peuvent compléter d'autres système d'armes comme des lances roquettes et mitrailleuses lourdes par exemple.


Ces 20 navires militaires français qui seront livrés Là la sécurité maritime du service des gardes-frontières ukrainiens, constituent un pas de plus dans la collaboration française au régime criminel de Kiev, jettent de l'huile sur une mer Noire déjà en feu et porte un grave discrédit sur l'impartialité qu'impose la fonction de garant des accords de paix pour laquelle s'est engagé la diplomtaie française...

Et tout cela pour quelques billets et tirer sur la laisse tenue par l'Oncle Sam sur le chemin du chaos mondial !

Erwan Castel


Article réference : Telegraf.UA


samedi 6 avril 2019

Avis de tempête en Mer Noire


Et voici un nouvel épisode du scénario du pire en Mer Noire...

Engagée depuis 5 ans avec le Maïdan, le retour référendaire de la Crimée en Russie et la rebellion pro-russe du Donbass, la confrontation russo-ukrainienne a franchi une étape majeure de son escalade constante le 25 novembre 2018, lorsque les gardes côtes russes ont abordé et saisi de manière musclée mais légitime 3 bateaux de guerre et leurs équipages ukrainiens voulant forcer (dans une provocation organisée) les eaux territoriales russes au niveau du détroit de Kertch entre les mers Noire et d'Azov.


Depuis cet "incident de Kertch", les occidentaux n'ont de cesse que d'exacerber les tensions autour de la péninsule de Crimée qui par son référendum constitutionnel s'est échappée des griffes du coup d'Etat organisé sur le Maïdan par Washington et a permis à la Russie, en fermant ses 60 années de parenthèse ukrainienne, d'y conserver sa base navale hautement de Sébastopol qui est le port d'attache de la flotte russe dans cette Mer Noire qui est une porte d'accès maritime majeure vers la Méditérranée et l'enjeu de nombreuses guerres russo-turques et même avec les occidentaux comme en 1854 par exemple.


Désormais le dossier de la Crimée, qui était déjà le prétexte à des représailles diplomatiques et économiques contre Moscou est devenu également le théâtre pour d'une confrontation militaire entre l'OTAN et la Russie, indirecte via les alliés non intégrés de l'alliance occidentale, voire directe avec les rotations navales de ses navires de combat et de ses exercices maritimes interalliés qui s'enchînent tout au long de l'année dans la région.

Ainsi, mardi 2 avril, Kay Bailey Hutchison, l’ambassadrice étasunienne auprès de l'Otan,  a annoncé que Washington travaillait à un plan de renforcement la présence navale de l'alliance en Mer Noire afin, a t-elle promis sur un ton menacant, de "garantir le passage sûr des navires ukrainiens dans le détroit de Kertch, la mer d'Azov"

Et jeudi 5 avril, à l'occasion du 70ème anniversaire de la création de l'OTAN où l'accet a de nouveau été mis sur "l'union sacrée" de ses membres face à une menace russe imaginée pour relancer le "containment de la Russie", son Secrétaire Général Jens Stoltenbeg vient confirmer et "remettre de l'huile sur le feu" couvant en Mer Noire en déclarant :
  • «Nous intensifions nos efforts en mer Noire et dans sa région. Nous avons convenu d'un ensemble de mesures visant à améliorer notre connaissance de la situation et à renforcer notre soutien à la Géorgie et à l'Ukraine dans la formation des forces maritimes et des gardes-côtes, les visites de ports et le partage d'informations».
A gauche le Secrétaire Général de l'OTAN Jens Stoltenberg, qui en déclarant que "la Russie a fait du monde un endroit moins sûr" a confirmé qu'il s'aligne sur la russophobie de la diplomatie étasunienne, dont le représentant, Mike Pompéo a tenu, lors de cette réuion des 29 pays membres de l'alliance du 4 avril  un véritable réquisitoire contre Moscou dont il veut dénoncer dans une inversion accusatoire hallucinante les "sombres rêves d'impérialisme" évidents "dans ses invasions de la Géorgie et de l'Ukraine, son ingérence en Syrie et maintenant au Venezuela" avant de conclure qu' "à la lumière des attaques de la Russie contre les démocraties occidentales, nous avons décidé d'améliorer nos défenses face aux guerres hybrides"


Même si l'annonce de Soltenberg (comme celle de Pompéo), n'est pour le moment qu'une déclaration politique dont la mise en oeuvre reste à définir dans les détails, la première pierre d'une nouvelle escalade majeure a été posée et nul doute que des chiens de la meute occidentale vont pousser à la voir s'accomplir jusqu'au clash.

De son côté le Kremlin a immédiatement réagi et de manière ferme, en considérant ce projet de l'OTAN "de manière négative" et le considère inapproprié vu que les conditions de passage par le détroit de Kertch existent déjà et sont connues de tous  et Sergei Lavrov, le minisdtre russe des Affaires Etrangères a demandé aux occidentaux qu'"Il est temps d'arrêter de ressortir la "menace de l'Est" en permanence". La Russie a précisé qu'elles prendrait des mesures appropriées sur mer et sur terre so un tel scénario se profilait au large de la Crimée.

Pour les USA cette menace russe est à la fois le prétexte de renforcer son hégémonie militaro-industrielle que de resserer les rangs d'une OTAN qui montrent ces dernières années des divergences politiques, notamment avec l'Allemagne et la France qui ne s'alignent pas toujours sur les décisions de Washington.

Mais, à force de crier "au loup !" le berger a perdu sa crédibilité et la confiance de ses villageois, et il lui faut donc idéalement faire sortir le fauve du bois, ici l'Ours russe, pour relancer son autorié sur ses serviteurs. Et le scénario d'un clash dans le détroit de Kertch et qui sera imputable à Moscou est bien tentant .

Le problème est que l'entrée en Mer Noire de navires étrangers et qui plus est de batiments de guerre est soumise à des traités internationaux stricts (Convention de Montreux) qui en limitent les accès, les durées (21 jours maximum) et les tonnages totaux. Quant à la mer d'Azov, elle est limitée à ses 2 pays riverains (Ukraine et Russie) et leur accord mutuel est obligatoire pour autoriser un tiers à y naviguer.

Pour réaliser ses provocations ambitieuses l'OTAN n'a donc que 2 possibilités pour provoquer la Russie dans le détroit de Kertch :
  1. Soit d'ignorer la réglementation en vigueur et de violer la convention de Montreux (pour Mer Noire) et le droit maritime internationale concernant les mers intercontinentales (pour Azov) et d'envoyer un groupe naval occidental au suicide.
  2. Soit de constituer un groupe naval avec des pays tiers riverains de la Mer Noire et donc non soumis aux restrictions de la Convention de Montreux, comme par exemple la Turquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Géorgie et l'Ukraine.
Dans les 2 cas, la Russie sera en droit de considérer l'intrusion de ces navires de combat comme une agression militaire préméditée et donc de réagir en conséquence. Le risque majeur est de voir éclater un conflit militaire localisé mais international dans ses participants, et qui surtout initié par l'OTAN sous forme de provocation permettra d'accuser plus encore la Russie dont la souveraineté juridique sur la Crimée n'est toujours pas reconnue aux Nations Unies. Le conflit militaire qui sera certainement éteint très rapidement se prolongera alors de façon paroxysmique sur les plans diplomatiques juriddiques et  économiques avec, entre autres exemples:
  • un blocus total de la facade occidentale de la Russie, 
  • l'abandon des projets gaziers North Stream 
  • la multiplication des "sanctions économiques", 
  • l'augmentation de la course aux armements occidentale, 
  • l'accélaration des intégrations de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN, 
  • l'escalade militaire des conflits régionaux comme celui du Donbass 
  • etc. 
La question clef à ce scénario du pire est de savoir si un pays du camp occidental est prêt à sacrifier, sur ordre de l'OTAN, une de ses unités navales même en fin de carrière, dans le détroit de Kertch. 

Evidemment que non, si on regarde du côté des USA, de la France, du Royaume Uni ou des autres membres militaires de l'OTAN, car les risques d'étendre le conflit sur d'autres théâres d'opérations serait alors plus important du fait du jeu des alliances et des devoirs d'assisatnce de l'organisation. . 

En revanche, si le navire qui sortira du groupe naval de l'OTAN pour énerver les canons russes, bat pavillon géorgien ou ukrainien par exemple, qui sont des pays alliés mais non intégrés à l'alliance, alors son sacrifice sans conséquence militaire internationale obligatoire verra certainement les ambitions pro-occidentales de son pays être entendues rapidement.

Du côté ukrainien, Kiev a déjà prouvé le 25 novembre dernier dans le détroit de Kertch et chaque jour sur le front du Donbass que la vie de ses soldats et marins était négligeable et sacrifiable sur l'autel de ses intérêts marchands.


Et pour couronner le tout, au milieu de cette tension internationale scabreuse, ont commencé en Mer Noire ce 5 avril  les exercices de combats maritimes de l'OTAN "Sea Shield 2019", qui réunissent cette année 20 unités navales: 14 navires de guerre roumains et 6 navires de guerre bulgares, canadiens, grecs, néerlandais, turcs et plus de 2 200 hommes. En annexe des exercices maritimes se dérouleront aussi des manoeuvres terrestres et aériennes avec des avions de chasse roumains et des patrouilleurs étasuniens et turques . 

Le scénario "fictif" de ces exercices est d'ailleurs significatif de la correspondance avec la situation géopolotique actuellement tendue de cette région, car il s'agit pour l'OTAN de planifier et exécuter une "Opération de Réaction aux Crises" (ORC), dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), et dans le contexte sécuritaire carctéristique d'un environnement soumis à des menaces symétriques et asymétriques.


Le Commandement maritime de l'OTAN (MARCOM) a désigné le Groupe maritime naval permanent (SNMG-2), qui est entré en  mer Noire le 28 mars 2018, pour participer à ces exercices Sea Shield 2019. Ce sont les navires bulgares, canadiens, néerlandais, roumains grecs et turcs qui composent ce groupe qui va rejoindre les 14 navires roumains.

Erwan Castel


Articles référence : Topcor, 45 Nord, Russian Insider, Tass

Cartographie de la situation en Mer Noire 


mercredi 3 avril 2019

A force de jouer au con...


On pourrait rendre compte quotidiennement des provocations étasuniennes à l'encontre de la Russie ou de ses alliés, 
  • tant en Amérique du Sud où Washington s'indigne de l'envoi au Vénézuela d'une centaine de soldats russes en accord avec Caracas alors que des milliers de GI sont en opértions illégales, 
  • qu'au Moyen Orient où Trump en violation des résolutions de l'ONU cherchant à protéger un plan de paix régional soutient les prétentions agressives de Tel Aviv sur Jérusalem ou le Golan pour provoquer Damas et Téhéran, 
  • ou bien en Europe où l'OTAN est désormais ouvertement hostile envers la Russie de de la Mer Baltique à la Mer Noire, cet "Intermarium" continental dont le contrôle par Washington est destiné à couper les relations entre Occident et Eurasie.
L'objectif stratégique de l' "ntermarium" imaginé par Józef Piłsudski était de ressusciter le projet du Commonwealth polono-lituanien, dans le contexte d'une volonté de désintégrer la zone d'influence vitale de l' empire russe , puis de l' Union soviétique, en ses constituants ethniques.qui a recu une vive opposition de la part de la Russie bien sûr mais aussi de l'Allemagne qui voyait aussi sa zone d'influence fortement menacée.

Mais aujourd'hui, dans le cadre de la réactivation de la stratégie aglo-américaine russophobe du "Containment" libérée par la chute de l'URSS, la zone "Intermarium" est revenue au premier plan des nouvelles tensions exponentielles Est-Ouest européennes comme l'illustre la carte de l'expansion de l'OTAN de ces dernières années et qui lui correspond parfaitrement. 

Après avoir évoqué dernièrement le cas de la Géorgie que Washington veut intégrer dans son allaince militaire européenne, j'évoquerai ici 2 autres exemples récents de cette stratégie russophobe étasunienne.




Les 2 exemples récents que j'ai choisi illustrent l'augmentation sensible et belliciste des activités aériennes et navales de l'OTAN, à la fois en Mer Baltique et en Mer Noire et qui a commencé de façon exponetielle au lendemain de la préemption par les occidentaux de l'Ukraine et des résistances majeures qu'ils y ont rencontré (Crimée et Donbass).


1 / Simulation d'attaque aérienne stratégique sur la flotte russe de la Baltique 



Le lundi 1er avril (et ce n'est pas un poisson !), un bombardier nucléaire étasunien B52-H a effectué un exercice d'attaque à proximité des frontières de l'exclave russe de Kaliningrad. La "stratoforteress" qui avait décollé de la base aérienne britannique de Fairford s'est approché en milieu de journée (13h05) des frontières russes depuis une altitude de 8000 mètres. 

Ce B52-H qui peut emporter des armes nucléaires fait partie de la flotte aérienne stratégique récemment redéployée par Washington en Europe au mois de mars, première depuis la fin de la "Première Guerre froide" et sur fond de tensions de plsue ne plus vives avec Moscou et de rupture étasunienne du traité de non prolifération des armes nucléaires à moyenne portée.


2 / Vers une occupation navale de l'OTAN en Mer Noire 


Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Washington ce même 1er avril, Kay Bailey Hutchison, le représentant étasunien permanent auprès de l'OTAN, a déclaré que  seront proposés : 
  • l'envoi de navires de l'alliance militaire en Mer Noire afin d'assurer "la protection des navires ukrainiens transitant entre les mers Noire et d'Azov" par le détroit de Kertch, 
  • une augmentation des missions de renseignement dans la région, principalement avec des aéronefs de reconnaissance électronique.
Réalisée après l'entrée en Mer Noir d'un nouveau groupe naval important de l'OTAN, cette demande de la représentante étasunienne à l'OTAN ressemble plus à une politique du fait accompli qu'à une concertation équilibrée avec les pauys membres de l'alliance, et montre bien par là qui est le maître et qu'il se moque des principes et réglements régissant des organisations internationales qui doivent être soumises coûte que coûte à sa stratégie russophobe agressive.

L'accélération d'une telle politique internationale étasunienne illustrant de manière vive l'arrogance et la volonté de Washington de rechercher une confrontation avec la Russie, n'est en fait qu'une nouvelle stratégie mais cette fois par la mer en direction de cette base de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la Mer Noire et qui a réussi à s'échapper des griffes du Maïdan en étant embarquée dans la péinsule de Crimée. 

De toute évidence Washington veut abroger la Convention de Montreux qui depuis réglemente le passage des détroits (Dardanelles et Bosphore) et limite la durée et le tonnage en Mer Noire des navires militaires étrangers à ses pays riverains. L'OTAN, dont les représentants ont déjà évoquer l'incompatibilité de leurs projets avec cette accord international contraignant, veut s'étendre de façon illimitée et permanente en Mer Noire pour y controler les ports russes et pouvoir paralyser la flotte de Sébastopol.

Compte tenu du faible respect du droit internationel en vigueur, il est probable dque les USA décident unilatéralement, tout comme pour le Golan ou le traité INF (non prolifération des armes nucléaires de moyenne portée), de bafouer cette convention de Montreux, via par exemple un nouvel incident russo-ukrainien organisé par Kiev dans le détroit de Kertch.

D'ailleurs ce 2 avril, le Secrétaire Général de l'OTAN Sotltenberg a d'ailleurs annoncé  le renforcement du groupe militaire de la mer Noire.





Cette situation est particulièrement inquiétante, surtout dans cette région aux ejneux stratégiques très élevés et où une guerre Est-Ouest s'est déjà déclarée dans le Donbass via les ukrainiens et les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk.

D'ailleurs pour illustrer l'unité du théatre d'opérations maritime des mers Noire et d'Azov avec celui terrestre du Donbass, les USA  via le général Scaparrotti, commandant en chef de l'armée américaine en Europe, ont demandé le 5 mars dernier un renforcement des forces militaires en Europe pour contenir la Russie.

Dans le Donbass, Le Pentagone désormais soutient ouvetement l'armée ukrainienne en guerre contre les pro-russes du Donbass avec aides financières des exportations d'armes létales, de ses ressources de renseignement, des instructeurs étasuniens et canadiens etc... Et ce soutien de plsu en plus direct dans la guerre du Donbass n'hésite pas à y dépécher directement sur le front des agents des services de renseignement américains, des "conseillers militaires", mais aussi des experts et responsables du commandement militaire US.

Ainsi une autre délégation étasunienne est venu ce 26 février visiter ou plutôt inspecter la ligne de front ukrainienne avec entre autres le Colonel Kevin Vofford, attaché de défense, le lieutenant-colonel Eric Adam, attaché militaire adjoint, le colonel Shaimos Quinn, attaché de marine et un représentant du lieutenant David Langis, attaché de défense.

Erwan Castel

lundi 1 avril 2019

L'arrogance humiliante de "la force brute"


Lorsqu'en mars 2014 la population russe de la Crimée, intégrée arbitrairement en 1954 par Kroutchev, organise par référendum son retour en Russie, cela provoque une colère sans précédent des occidentaux (dont le paradigme poilituqe est pourtant fondé sur "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes") qui ont déclenché depuis contre Moscou des rafales ininterrompues de représailles économiques. Et pour cause, car en retournant vers sa Mère Patrie, la population de Crimée a fait échouer un des objectifs principaux du coup d'Etat orgabisé par les services étasuniens sur le Maïdan (auquel il faut rajouter la rebellion séparatiste du Donbass), à savoir le contrôle de la péninsule stratégique de la mer Noire et l'éviction de la base navale de la la flotte de la Mer Noire dont la présence (en échange d'avantages économiques importants) allait être renouvelée quelques mois plus tard.

Depuis 2014, une deuxième guerre froide, qui couvait depuis plusieurs années notamment depuis les guerres en Yougoslavie (1999) et Géorgie (2008) a refait surface sur les eaux de cette Mer Noire, carrefour de matières premières entre l'Orient, l'Occident et l'Eurasie et dont les accords internationaux signés à Montreux en 1936 limitant la circulation des navires de guerre dans ses détroits avaient déjà souligné ses enjeux et menaces stratégiques.
Et nous assistons à une escalade des tensions dans cette région avec notamment une renforcement de la présence militaire occidentale sur les frontières russes, dans la poursuite de l'élargissement de l'OTAN dont les responsables viennent d'annoncer l'intégration prochaine de la Géorgie et probablement également de l'UKraine qui a été inscrite dans la constitution par Porochenko.

Dans le contexte extrèmement tendu du rattachement de la Crimée et de la guerre dans le Donbass, les gesticulations de l'OTAN dans la Mer Noire ont rapidement pris l'allure de provocations bellicistes, surtout depuis l'incident de Kertch du 25 novembre 2018 provoquée par la marine de guerre ukrainienne dans les eaux territoriales russes.
J'ai souvent rendu compte de ces missions de surveillance des unités navales et aériennes des USA (via l'OTAN) sur les frontières de la Crimée mais aussi la ligne de front du Donbass, et force est de constater que malgré les avertissements russes à l'aigle américain de cesser de jouer avec la patience de l'Ours, les provocations occidentales n'ont pas cessé mais au contraire redoublent.

Prenons par exemple les deux dernières gesticulations de l'OTAN dans la région et qui interviennent au moment précis du 1er tour du scrutin présidentiel ukrainien (il n'y a pas de hasard) :

Nouvelles missions d'observation de l'US air force...

Pour la énième fois un drone de reconnaissance stratégique US Gloval Hawk a longé, le 29 mars, la ligne de front du Donbass et les frontières russes de la Mer Noire, se rapprochant encore plus de ses objectifs que les missions précédentes :

Aux environs de 07h00 (heure de Moscou) le drone "Global Hawk" décolle de la base de l'OTAN de Sigonella en Sicile. 


Au milieu de la journée, à partir de l'espace aérien ukrainien, il oberve le Donbass en parallèle de la ligne de front, où les renseignements qu'il recueille seront à n'en pas douter, transmises à l'état major de l' "Opération des Forces Combinées" qui assiège les Républiques de Donetsk et Lugansk.


Dans l'après midi le drone (qui a gardé son émetteur IFF allumé pour ne pas être intercepté ou abattu par la DCA des pays survolés) se dirige ensuite vers la Mer Noire d'où il observe les côtes russes de la péninsule de Crimée et puis des régions de Rostov sur le Don et Krasnodar.


Dans le même période de la journée, un avion de reconnaissance électronique Boeing RC-135V de l'US Air Force (immatriculation 64-14846) en provenance  de la base aérienne de l'OTAN située en Crète va également effectuer un vol de reconnaissance le long des côtes russes de la Crimée.


...et encore des manoeuvres navales de l'OTAN 

Toujours ce même 29 mars 2019, les forces navales de l'OTAN, qui réalisent d'incessants aller-retours en Mer Noire contraints de limiter la durée de leur mission et leur tonnage global par la Convention de Montreux (qu'ils désirent abolir), ont envoyé un groupe de 3 navires de guerre en direction de la Crimée. Il s'agit du vaisseau amiral, le destroyer néerlandais Evertsen, de la frégate canadienne Toronto et de la frégate espagnole Santa Maria, accompagnés de la frégate turque Yildirim qui se rendront dans le port ukrainien d'Odessa, près de la Crimée russe et plus tard, ils participeront avec des navires ukrainiens et géorgiens, aux manoeuvres navales de l'OTAN  "Sea Shield 19" (on voit bien ici que l'Ukraine et la Géorgie, bien que non intégrées politiquement à l'OTAN font factuellement partie intégrante de ses activités militaires).

La Russie a été obligée de réagir tant sur le plan diplomatique en dénoncant cette nouvelle provocation de l'OTAN que sur le plan militaire en envoyant le navire de reconnaissance Ivan Khours et le grand patrouilleur Vassili Bykov de la flotte russe en mer Noire surveiller et escorter les navires de l'OTAN.

Le groupe naval de l'OTAN franchissant le détroit du Bosphore 

Les USA depuis ces dernières années n'ont de cesse que de relancer la guerre froide contre la Russie en relancant la "straégie du Containment" destinée à entourer la Russie d'une ceinture de territoire économiquement et militairement contrîlés par les USA, et pour ce faire de multiplier les agressions dans sa zone d'influence imitrophe et aussi lointaine, de violer les traités internationaux comme celui sur la non-prolifération des armes nucléaires à moyenne portée qui ouvre avec l'installation de nouvelles bases de l'OTAN le long des frontières russes à une nouvelle nucléarisation dangereuse de l'Europe etc...

Bref, l'OTAN est aujourd'hui le fer de lance débridé de cette politique internationale étasunienne qui cherche à mettre à genoux la Russie et ses alliés, pour les faire entrer dans l'enclos mondial de l'esclavage de leur marchandise. Et à l'arrogance des provocations de cette stratégie du chaos mondialiste se rajoute l'linsulte des humiliations répétées non selement à l'encontre du Président Vladimir Poutine mais également envers le peuple russe du passé et de son histoire héroïque. 


Ce genre de comportement, et qui plus est de la part de ceux qui se prétendent être les parangons des "Droits de l'Homme", est indigne de ce respect qui doit dominer les relations internationales, y compris celles avec ses ennemis, et montre bien, malheureusement dans une fuite en avant suicidaire, que le bloc occidental est bel et bien cette "force brute" dénoncée par le président russe le 9 mai 2015 et qui dans un total mépris des règles internationales polies par les millénaires de l'Histoire des nations conduit inexorablement le Monde à la guerre.

Erwan Castel