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vendredi 31 juillet 2020

6 années de haine et de sacrifice


Il y a 6 ans sous le "règne" du président Porochenko, l'aviation de combat des forces ukrainiennes poursuivait ses bombardements dans le Donbass, tandis que ses blindés, son artillerie et ses bataillons spéciaux semaient la terreur dans tous les territoires des jeunes républiques avant de fondre dans les chaudrons de leurs milices...

Il y a 6 ans l'oligarque du chocolat Roshen devenu la marionnette kiévienne de Washington promettait la terreur et la guerre aux enfants du Donbass :


6 années plus tard rien n'a changé à part un enlisement des belligérants dans 460 kilomètres de tranchées, car sur fond de combats et bombardements quotidiens, Zelensky le nouveau laquais ukrainien de l'OTAN, piétinant à son tour ses promesses électorales de paix et les accords de cessez le feu signés à Minsk, reprend le même narratif criminel hystérique comme ici par exemple lors de l'inauguration d'un nouveau bâtiment de l'hôpital Okhmatdet. 

"On va construire un nouvel avion 
pour montrer à tout le monde comme nous sommes forts. 
Les avions voleront et nous allons bombarder tout le monde.!"

Volodymir Zelensky, 29 juillet 2020

Je ne suis pas médecin mais au vu de ses traits grimaçant, ses poings menaçant et de sa voix éraillée de fatigue je conseillerais au clown ukrainien devenu président d’arrêter urgemment de sniffer et de prendre rendez vous pour une consultation psychiatrique... voire un peloton d'exécution !



C'était un 31 juillet 2014...

Les personnes qui me connaissent savent que ma farouche opposition à l'idéologie dogmatique des trois monothéismes abrahamiques n'a d'égal que mon respect immense pour la foi, ce dynamisme universel qui anime nombre de pensées et actions humaines altruistes. Ainsi dans ce Donbass en guerre où les communautés chrétiennes et musulmanes ont déployé sous les bombardements toute la force de leur foi et le courage de de leur communauté pour soigner la peur et la souffrance des familles bombardées allant parfois jusqu'au sacrifice ultime....



Le 31 juillet 2014, Vladimir Kreslyansky, l'archiprêtre de l'église Saint-Georges, homme, clerc et père de famille, a été tué par l'aviation ukrainienne dans des circonstances qui confinent au martyr dans sa définition la plus religieuse possible. 

Alors qu'il quitte son église à l'issue du service du soir, des chasseurs bombardiers ukrainiens larguent sur ce quartier de Lugansk des bombes à fragmentation. Lorsque les 2 premières bombes explosent, projetant vers le sol leurs cônes d'éclats, le père Vladimir a été grièvement blessé à la poitrine et au bras alors qu'il arrivait dans la rue Chapaev. serrant ses blessures, le père Vladimir a trouvé la force de marcher avant de s'effondrer épuisé par ses blessures. Et cet homme de foi a alors rassemblé ses dernières gouttes de vie pour s'agenouiller et prier pour le salut des âmes. 

Pendant son agonie, les chasseurs bombardiers ukrainiens multiplient leurs attaques, larguant 6 autres bombes à fragmentation qui toutes n'exploseront pas et finiront leurs chutes inertes encastrées dans l'asphalte des rues et la terre des jardins de ce quartier résidentiel très peuplé. 

On retrouvera quelques instants après le bombardement ukrainien le père Vladimir à genoux dans son sang, figé dans une ultime prière éternelle.

D'aucuns voient naturellement dans cette tragédie où 8 bombes à fragmentation de 500 kg n'ont fait qu'une victime un miracle initié par le martyr de Vladimir Kreslyansky qui laisse 5 orphelins et le souvenir d'un homme entièrement dévoué aux familles de son quartier pour qui sa porte restait toujours ouverte, et qui consacrait sa vie à son travail missionnaire entre Il a consacré beaucoup de temps au travail missionnaire entre ses deux églises de St. George et St. Ascension mais aussi une maison de retraite et un internat pour enfants malades où il prodiguait quotidiennement des services religieux, des conseils et des soins.

Il y a dans l'histoire de cette guerre inachevée des milliers de moments tragiques comme celui-ci, conséquences intolérables de cette haine ukrainienne, lâche et criminelle, qui s'abat sur les populations du Donbass mais comme le père Vladimir,  il se trouve toujours à chaque instant et à chaque endroit des hommes et des femmes, clercs, ou laïcs, civils ou militaires, pour offrir leur forces mentales et physiques et souvent leurs vie pour soigner les souffrances, protéger les libertés et porter toujours plus loin l'espérance de tous. 


Le Donbass est devenu une terre héroïque et une terre martyre, par la souffrance interminable de millions de personnes et le sacrifice de milliers d'autres, et qui resteront pour la plupart anonymes. 
Et le pire à vivre est probablement devant nous !

Heureusement qu'ici sur cette steppe du Don érodée par les vents de l'Histoire, les gens ont le Foi en leur destinée !


Erwan Castel


lundi 13 juillet 2020

Vers une sortie ukrainienne officielle de Minsk


Depuis leur deuxième mouture signée le 14 février 2015, les accords de paix pour le Donbass proposés par le quartet Russie-Ukraine-Allemagne-France ("format Normandie") n'ont jamais été respecté par Kiev hormis moins d'une demi douzaine d'échanges de prisonniers. Pire que cela des représentants de Kiev aux réunions tripartites jusqu'aux unités ukrainiennes déployées sur le front, tous n'ont eu de cesse que d'organiser des provocations diplomatiques ou militaires cherchant à ralentir et saboter l'application du processus de paix.

Et les accords de paix de rester embourbés depuis plus de 5 années...
  • "L'Ukraine ne se conformera pas à "l'accord de Minsk" sous la forme car ils ont été signés par la direction précédente et soutenus par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU"

Sans que cela surprenne quiconque cette sortie ukrainienne des Accords de Minsk a été annoncée sur la chaîne de télévision "Ukraine 24" par Alexei Reznikov, le vice-Premier ministre de Affaires étrangères de Zelensky en charge du Donbass et nommé à cet effet  "ministre de la "Réintégration"" .

Cet effet d'annonce de Reznikov n'est pas à proprement parler une sortie actée des accords de Minsk mais une ultime tentative de les modifier via un chantage menaçant de le faire si ils ne sont pas cuisinés à nouveau avec une sauce ukrainienne, à savoir principalement : 

  • Inverser le calendrier des accords de paix en faisant précéder les élections locales par la récupération des frontières par Kiev, ce qui reviendrait de facto pour les républiques du Donbass à se mettre dans un encerclement militaire ukrainien total et sans aucune garantie. C'est le leitmotiv politique de Porochenko que Zelensky a repris à son compte lors de la dernière réunion du "format Normandie" de Paris le 9 décembre 2019, et toujours jugé bien entendu inacceptable par les républiques et surtout la Russie qui est signataire des accords.
  • Ensuite Kiev refuse qu'un statut spécial pour le Donbass soit inscrit dans la constitution ukrainienne comme le demandent les accords de Minsk, considérant que la loi adoptée récemment au parlement ukrainien relative aux particularités autonomes locales dans certaines territoires des régions de Donetsk et de Lugansk suffit largement. Sauf que ce n'est qu'une simple loi donc révocable arbitrairement et qu'elle n'inclut pas les territoires des républiques occupés par les forces ukrainiennes (alors que les territoires considérés à Minsk sont l'intégralité des anciens oblasts de Donetsk et Lugansk)

Sur les plans techniques et informatifs, les déclarations de Reznikov n'apportent absolument rien de nouveau tant sur la situation des accords de Minsk, toujours au point mort que sur leurs modifications réclamées par Kiev, et toujours inacceptables. 
Ce qui change en revanche c'est la radicalité du discours public en forme d'ultimatum et surtout l'officialité de son auteur, Reznikov, en tant que ministre ukrainien en charge du Donbass, étant le porte parole du gouvernement sur le sujet.

Ce chantage mené par Kiev et qu'il ne peut gagner pas n'a pour objectif que de pouvoir quitter officiellement les accords de Minsk (ce qui de facto est déjà fait à 90%), tout en blâmant ceux qui auront refusé d'accepter leur réécriture.  

Ce qui risque de changer en revanche une fois acté cet inévitable départ ukrainien des accords (car les points contestés par Kiev sont non négociables), c'est la situation diplomatique internationale et la situation militaire sur le front du Donbass, car l'abandon du processus de paix sera alors une carte blanche pour un coup de force ukrainien sur le front mais vraisemblablement aussi une réaction russe comme par exemple une reconnaissance des républiques et une intervention militaire défensive.

Ce qui est certain c'est que la fin des accords de Minsk va débrider une situation figée et tellement tendue, que tout risque de s’enchaîner très vite, du coup de force ukrainien sur le front jusqu'à la chute du régime de Kiev...  

Et même les occidentaux, empêtrés dans leurs crises multiples et lassés de traîner le boulet ukrainiens, agiteront alors juste des réactions économiques et politiques symboliques et,  regardant le suicide ukrainien penseront très fort "bon débarras" !

Erwan Castel


jeudi 9 juillet 2020

Persiste et signe !


Des milliers de volontaires sont venus dans le Donbass depuis 2014 rejoindre sa résistance Antimaïdan et sa rébellion armée contre une pseudo "Opération Spéciale Antiterroriste", ukrainienne, cette vomissure russophobe sortie du Maïdan et soutenue par les services étasuniens et les gouvernements occidentaux qui a fait depuis 6 années de guerre environ 20 000 morts au coeur de l'Europe.

Parmi ces volontaires internationaux, nous sommes un certain nombre de citoyens français, qui avons pris les armes sur le front du Donbass dans les rangs des forces de défense des républiques populaires de Donetsk et de Lugansk et dont je tairai ici l'effectif exact, les identités et les actions pour ceux qui en ont mené. Les volontaires français, venus dans le Donbass pour des durées généralement très courtes et des motivations très diverses, malgré leur faible effectif global, ont semble t-il marqué les esprits ukrainiens au point qu'ils déclenchent aujourd'hui une nouvelle procédure judiciaire à leur encontre

Personnellement je sers sous les armes la République Populaire de Donetsk, dont je suis devenu citoyen, depuis février 2015 (avec une seule interruption de 8 mois en 2016-2017), et j'assume mes états de service et mes actes sur le front, pour lesquels j'ai été récompensé, avec autant de force que je réfute les accusations du bureau du procureur de l'Ukraine qui qualifie les volontaires étrangers d'être des mercenaires et des criminels.

Ces accusations ne sont pas nouvelles, et elles resurgissent tel un serpent de mer ukrainien, tantôt sur des sites propagandistes tel Mirotvorets, un site qui prétend recenser tous les soutiens aux républiques populaires du Donbass, tantôt dans des médias propagandistes ou des communiqués officiels.
Et j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ces accusations que les ukropithèques veulent agiter comme une épée de Damoclès au dessus des volontaires français venus dans le Donbass et qui ne sont plus qu'une poignée aujourd'hui à assumer jusqu'au bout leur engagement (Et je ne parle pas des civils de la bande à Moreau - Brayard - Néant ces arrivistes venus faire leur shows médiatiques à Donetsk mais tout en se tenant très éloignés du volontariat militaire dont ils ont même cherché à dénigrer les engagements et les personnes pour ne pas fâcher les services francais et nuire ainsi à leurs intérêts personnels hexagonaux).

Dans le communiqué du bureau du procureur de l'Ukraine traduit ci après, les accusations portées contre les volontaires étrangers dans le Donbass font logiquement référence au code pénal ukrainien, mais surtout aux conventions de Genève pour tenter de donner une dimension internationale aux procédures judiciaires que Kiev veut et a déjà engager contre nous (mandat d'arrêt européen, Interpol, extradition etc...).


Comme je l'avais déjà expliqué dans un précédent article voici ma position concernant cet article 47 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève sur lequel s'appuie la procédure internationale que veut engager Kiev:

"Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, "spécialement recruté dans le pays ou à l'étranger" et qui "prend une part directe aux hostilités". Ce combattant doit également avoir un "avantage personnel" à participer à ce conflit, qui doit prendre la forme d'une rémunération "nettement supérieure à celle de ses homologues de l'armée régulière"

Sommes nous des mercenaires ?


Article 47 [ le lien ici ] - Mercenaires


1. "Un mercenaire n'a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre."

  • Ce point est peut-être le plus intéressant car il explique pourquoi les volontaires étrangers dans le Donbass sont souvent qualifiés par la partie ukrainienne (qui n'a pas obtenu pour les républiques la qualification de "terroristes" par l'ONU ) de "mercenaires". En effet les conséquences juridiques liées au statut de "mercenaires" restreignent considérablement les droits des intéressés, Kiev cherche ainsi à les placer hors du cadre des accords de Minsk qui prévoit une amnistie et pas seulement pour la poignée d'occidentaux venus dans le Donbass mais aussi les locaux, les russes, les serbes, les ossètes, les abkhazes etc et qui sont pléthore depuis 2014.

2. "Le terme «mercenaire» s'entend de toute personne :"

a) "qui est spécialement recrutée dans le pays ou à l'étranger pour combattre dans un conflit armé ;"
  • Dans le Donbass, il n'y a aucun "réseau de recrutement" organisé recrutant et accompagnant les volontaires venant combattre dans les milices. Au contraire il s'avère que pour les occidentaux, c'est plutôt "la croix et la bannière" pour arriver jusqu'à Donetsk et ensuite trouver un bataillon, et seules des cooptations individuelles et des infos directes et personnelles permettent aux intéressés de faire le trajet jusqu'à Donetsk et Lugansk, et à leurs frais. Ceci expliquant entre autres les faibles effectifs observés des occidentaux ainsi que les très nombreux cas de refoulement à la frontière russe pour ceux qui n'ont ni visa double entrée, ni contact sur place.

b) "qui en fait prend une part directe aux hostilités ;"
  • Sur ce point de la participation aux hostilités, d'accord, en notant toutefois que la dimension médiatique des volontaires occidentaux a souvent incité dans les premiers temps de la guerre les autorités locales à ne pas exposer trop dangereusement ces étrangers particuliers pour éviter l'exploitation diplomatico-juridique qu'aurait immanquablement provoqué leur mort au combat (voir l'exemple des djihadistes étrangers tués ou capturés en Syrie par exemple)

c) "qui prend part aux hostilités essentiellement en vue d'obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une Partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle nettement supérieure à celle qui est promise ou payée à des combattants ayant un rang et une fonction analogues dans les forces armées de cette Partie ;"
  • Après être arrivé à Donetsk au début de l'année 2015, je me suis engagé dans la milice républicaine, sans intégration administrative et sans salaire, en tant que volontaire. Ce bénévolat caractérise la grande majorité des volontariats réalisés durant la première année de guerre. Ce n'est qu'à partir de avril  2015 au sein du 4ème bataillon de la "Garde Républicaine" où après avoir servi bénévolement plusieurs mois nous avons perçu notre première solde de.... 2000 hryvnias (soit un peu plus de 50 euros). Au fil des mois et des mutations mon salaire mensuel a augmenté jusqu'à la barre actuelle des 17000 roubles (250 euros environ), ce qui correspond sans aucune prime spéciale au même salaire en vigueur dans l'armée républicaine. Personnellement je n'appelle cela (pour l'avoir vécu dans le passé) une rémunération de "mercenaire".

d) "qui n'est ni ressortissant d'une Partie au conflit, ni résident du territoire contrôlé par une Partie au conflit ;"
  • Sur ce point particulier, je dirai oui et non, car si les volontaires occidentaux arrivent effectivement dans le Donbass en tant que ressortissants étrangers, en revanche (pour ceux qui ne sont pas venus y faire que des safaris-selfies de courtes durées) une normalisation administrative est engagée pour ceux qui s’intègrent et s'inscrivent dans la durée: livret militaire, numéro d'identification citoyenne, certificat de résidence et passeport national. Le volontaire devient alors un citoyen à part entière de la République où il vit, travaille et pour laquelle il se bat.

e) "qui n'est pas membre des forces armées d'une Partie au conflit ;"
  • Les volontaires étrangers dans le Donbass sont intégrés et dispersés individuellement dans les unités régulières du Ministère de la milice ou du Ministère de l'Intérieur des républiques de Donetsk et Lugansk. Il n'y a pas dans les républiques du Donbass des Sociétés Militaires Privées étrangères, style "Blackwater", comme il en existe du côté de Kiev, où d'unités autonomes et spécialisées dans l'accueil de volontaires étrangers comme les bataillons spéciaux autonomes ukrainiens, par exemple le régiment "Azov" qui ont accueilli au total depuis 2014 environ 17 000 volontaires étrangers (chiffre officiel) issus pour la plupart des "fachosphères" occidentales.

f) "qui n'a pas été envoyée par un Etat autre qu'une Partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit Etat."
  • Non le volontariat dans le Donbass est une décision individuelle personnelle qui ne correspond aucunement à une politique étatique et, pour parler de la Russie qui est accusée d'organiser ce "mercenariat" dans le Donbass, il suffit de regarder pour s'en convaincre le nombre de faits de justice où la bureaucratie parfois procédurière jusqu'à la connerie, renvoie en Ukraine ou dans leurs pays d'anciens miliciens en situation irrégulière. Et pour ne parler que des volontaires français étant venus dans le Donbass, parmi ceux qui sont repartis en France via la Russie après expiration de leur visa d'entrée initial, ils ont écopé après leurs interpellations d'une amende, d'une expulsion juridique, d'une interdiction de territoire de 5 ans et même pour certains d'une peine d'emprisonnement à Rostov de plusieurs mois. On ne peut donc pas vraiment pas parler ici de "réseau du Kremlin' en soutien aux défenseurs du Donbass! (heureusement, une procédure a été organisée depuis auprès des ministères des affaires étrangères de Donetsk et Lugansk pour demander sur place un visa de transit auprès des services consulaires de Rostov)


Pour conclure, ce clabaudage du procureur général de l'Ukraine est selon moi un nouveau coup d'épée dans l'eau semblable à celui répété depuis 2014 lorsque Kiev cherche à faire qualifier les républiques populaires de Donetsk et Lugansk d' "états terroristes", ce que l'ONU a toujours refuser de faire.

Peu me chaut d'être accusé de "terrorisme" (Kiev), de "nazisme" (street press), de "stalinisme" (prayvi sector), d' "espionnage", de "désertion", de "vol" (Brayard, Néant...) par des individus qui ne prouvent ici que leur débilité mentale et/ou leur servitude à de groupes subversifs et d'intérêts extérieurs. Je sais exactement pourquoi je suis dans le Donbass, quelles idées j'ai décidé de mettre au bout d'un fusil et quelles utilisations j'ai fait de ce dernier sur le front depuis plus de 5 années. Et j'emmerde ceux que cela dérange !

Quant aux accusations de terrorisme ou de crimes lancés régulièrement par les ukropithèques à l'encontre des volontaires venus se battre dans le Donbass, elles relèvent aussi comme les précédentes d'une débilité, calomnie, et inversion accusatoire mises au service de la propagande de guerre russophobe occidentale.

Avec Macron la France, qui était déjà le laquais de la stratégie de l'OTAN et du capitalisme libéral depuis longtemps, n'a de cesse que de s'investir de plus en plus aux côtés du nouveau régime de Kiev. Cette collaboration francais aux bombardements quotidiens des covils du Donbass (amors que Paris est signataires des accords de paix de Minsk !) s'exerce politiquement, économiquement, militairement et judiciairement comme le prouvent les communiqués officiels, les sanctions économiques anti russes, les fournitures, contrats militaires et les interpellations politiques calomnieuses répétées de Hubert Fayard le représentant honoraire de la République Populaire de Donetsk en France par exemple.
Nul doute que la "vingtaine de volontaires français" repérés dans le Donbass (avec la complicité avouée de Laurent Brayard) sont dans le collimateur de Kiev mais aussi dans celui de Paris qui vont tout faire pour transformer judiciairement lors de leurs collaborations politico- militaro-industrielles les fiches "S" déjà collées sur leurs dos, en condamnations politiques. 
Et je parie que la signature de prochains contrats industriels entre Paris et Kiev dépendra de cette chasse aux volontaires réclamée par le procureur de Kiev ! 

«Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur» disait Georg Von Freundsberg, à la bataille de Vicence en 1513, et sans vouloir me comparer au lansquenet bavarois, je me fous royalement de toutes ces accusations, étant citoyen de la République Populaire de Donetsk et côté français fiché "S" depuis bien plus longtemps pour activisme séparatiste breton dans cet Etat jacobin où je n'ai jamais considéré que mon rapport identitaire avec lui dépasse le cadre administratif imposé par son hégémonie historique.

Je suis un volontaire breton venu dans le Donbass défendre une population européenne (au sens civilisationnel du terme) agressé militairement par un Etat pro-occidental et ethnocentré au service de l'hégémonie russophobe des USA, de l'OTAN et de l'UE.

En revanche, il serait plus pertinent d'observer ce qui se passe sur le front ukrainien du Donbass à l'aune de ces nouvelles accusations de "crimes" et de "mercenariat" lancées par le bureau du Procureur de l'Ukraine, car en terme d'inversion accusatoire on atteint ici des sommets inégalés ! 
  • 6 années de bombardements et de blocus de populations civiles du Donbass, de tortures de prisonniers, de répression dans leurs territoires occupés...
  • Des milliers de combattants étrangers déployés sur le front ukrainien dans des bataillons spéciaux nationalistes, des sociétés militaires privées étrangères...
Aujourd'hui c'est sans conteste l'Etat ukrainien et l'Etat français, pour ne citer que les 2 concernés par le sujet de cet article, qui devraient être traînés devant un nouveau tribunal de Nuremberg pour n’être plus que des criminels et des mercenaires au service de la ploutocratie internationale américano-sioniste !

Et de citer en conclusion feu Alexey Mozgovoy, le commandeur du bataillon "Prizrak" de la République Populaire de Lugansk:

"N'ayez pas peur pour la peau, 

craignez pour l'honneur!" 

Alexey Mozgovoy

A suivre...


Erwan Castel



"Le Bureau du Procureur général a enregistré une procédure pénale contre la participation de mercenaires étrangers au FNP de la Fédération de Russie dans le conflit armé du Donbass

07.07.2020

Les procureurs du Département de la surveillance des crimes commis dans les conflits armés, le Bureau du Procureur général, ont saisi l'ERD* des informations sur la participation de mercenaires à des conflits armés, des actions intentionnelles visant à modifier le territoire ou la frontière de l'Ukraine en violation de la Constitution de l'Ukraine. à la mort de personnes ou à d'autres conséquences graves, ainsi qu'à la participation à des groupes armés non statutaires dans une attaque contre des entreprises, des institutions, des organisations ou des citoyens, qui a entraîné la mort de personnes ou d'autres conséquences graves (partie 4 de l'article 447, partie 3 Article 110, cinquième partie de l'article 260 du code pénal ukrainien).

Les procureurs ont constaté que, de 2014 à aujourd'hui, 20 citoyens de la République française ont participé au conflit armé contre l'Ukraine dans le cadre de formations armées irrégulières imprévues dans les territoires temporairement occupés des régions de Donetsk et Lugansk, entraînant la mort et d'autres conséquences graves.

Selon l'article 47 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève pour la protection des victimes de la guerre, ce sont des mercenaires et leurs actions violent la Convention internationale pour la répression du recrutement, de l'utilisation, du financement et de la formation des mercenaires, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 4 décembre 1989.

L'enquête préliminaire a été confiée aux enquêteurs du Département principal des enquêtes du Service de sécurité d'Ukraine.

La sanction maximale prévue par ces articles est passible d'une peine d'emprisonnement à perpétuité avec ou sans confiscation de biens."

Note :
* ERDR : Registre unifié des enquêtes préliminaires (ERDR) est une base de données électronique créée à l'aide d'un système automatisé, selon laquelle les données sur les infractions pénales et le déroulement des enquêtes préliminaires dans les procédures pénales sont collectées, stockées, protégées, enregistrées, recherchées"

lundi 6 juillet 2020

La guerre de l'eau des ukrainiens


Depuis que l'Homme s'est redressé sur ses jambes pour arpenter le monde et son orgueil, l'eau a toujours été l'obsession majeure et l'enjeu principal de ses haltes nomades et implantations sédentaires, et par conséquent la menace subie ou utilisée dans ses conflits avec les autres...

Plusieurs centaines de milliers d'années plus tard... rien n'a changé !

L'eau est même plus que jamais un enjeu géopolitique majeur, exacerbé par la diminution des réserves d'eau potable et l'augmentation exponentielle des besoins humains tant viaun population mondiale croissante que par des techniques de production et consommation modernes de plus en plus assoiffées, comme l'agriculture par exemple.
Du côté des guerres modernes l'eau est au centre de nombreux conflits territoriaux, comme celui qui oppose israéliens et palestiniens ou menace d'en faire éclater de nouveau comme dans le Levant où les nombreux barrages turcs menacent les agricultures des pays en aval dépendant de l'Euphrate.

Et le conflit qui germe depuis 2014 sur les rives septentrionales de la Mer Noire entre Russie et Ukraine n'échappe pas au pouvoir de l'eau qui est aujourd'hui utilisé par Kiev pour menacer et assoiffer les populations russes de Crimée et du Donbass qui ont fait sécession avec la folie du Maïdan, malgré le fait juridique qui stipule que priver intentionnellement des populations civiles de leur approvisionnement en eau potable est un acte qualifié de "crime de guerre" par toutes les conventions internationales.

Ainsi dans le Donbass, le régime de Kiev, bombarde de plus en plus fréquemment les stations de pompage et les réseaux de distribution d'eau potable desservant des millions d'habitants (voir les derniers articles par exemple), allant même jusqu'à organiser avec la complicité de la France un nouveau réseau de distribution pour en exclure les populations situées sur les territoires républicains. 

Canalisation  d'eau potable de Gorlovka endommagée par les tirs ukrainiens du 6 juillet  2020


Du côté de la Crimée, bien que ne vivant un front militaire actif comme dans le Donbass, les tensions entre Kiev et Moscou n'en sont pas moins vives et se cristallisent particulièrement autour de l'eau potable que la péninsule doit importer, ce qui était fait par le canal de Crimée Nord jusqu'à ce que Kiev le ferme. 

Cette stratégie ukrainienne de vouloir assoiffer les populations russes de Crimée ou du Donbass est a mettre en perspective de l'intention de provoquer une intervention militaire russe majeure et que les occidentaux, ignorant volontairement le blocus silencieux de l'eau, considéreront alors comme un casus belli inadmissible venant de Moscou. L'eau est ici utilisé comme une provocation destiné à faire porter la responsabilité de ses conséquences militaires sur la Russie. 

D'où les propos en forme d'inversion accusatoire de l'amiral ukrainien Alexeï Neijpapa, que rapporte cet article de Sputnik:

Erwan Castel

Source de l'article: Sputnik



L’Ukraine s’apprête à «récupérer» la Crimée et se prépare à lancer une guerre contre la Russie, a avancé le commandant en chef de la Marine ukrainienne dans une interview. Selon lui, le prétexte en sera la tentative de Moscou de «s’emparer» du canal de Crimée du Nord qui doit alimenter la péninsule en eau douce.

L’Ukraine se prépare à des hostilités à grande échelle avec la Russie, a déclaré le contre-amiral Alexeï Neijpapa, commandant en chef de la Marine ukrainienne, dans une interview au journal Doumskaïa.

Son pays, selon lui, s’apprête à «récupérer» la Crimée. «Il y aura beaucoup de pertes, tant parmi nos soldats que parmi les civils», a-t-il avancé.

Le pays s’attendrait à une attaque

Kiev, d’après ses dires, s’attend à une attaque de l’armée russe contre la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, qui aurait pour objectif de relancer le transit de l’eau du Dniepr par le canal de Crimée du Nord. Celui-ci, construit à l’époque soviétique, relie le fleuve ukrainien Dniepr à la Crimée et était destiné à l'irrigation des basses terres de la mer Noire et à l'approvisionnement en eau de la péninsule.
La tentative russe de relancer le canal sera le signal du début d’une confrontation, a déclaré le contre-amiral.

Une source d’eau

Auparavant, l’Ukraine assurait jusqu’à 85% des besoins de la Crimée en eau douce via ce canal. Mais après la réintégration de la Crimée à la Russie en 2014, l’approvisionnement a été coupé unilatéralement par Kiev.
L’Ukraine refuse de rétablir le fonctionnement normal du canal mais fait régulièrement ressortir de prétendus «plans» de la Russie visant à s’en emparer. Cependant, la Crimée possède d’autres sources d’eau douce.

mardi 23 juin 2020

Avis aux trumpolâtres de papier...


Cédant à la mentalité manichéenne qui caractérise depuis 2000 ans l'ère vulgaire de la pensée unique occidentale, nombreux sont les observateurs qui depuis les dernières élections présidentielles étasuniennes apportent leur soutien - quand ce n'est pas leur admiration - à Donald Trump dans ses conflits politiques et sociétaux avec les démocrates.
Si effectivement l'élection de Clinton aurait été une catastrophe monstrueuse et rapide pour la sécurité du Monde, on ne peut pas dire que la stratégie de Donald, certes plus soft et populiste soit meilleure à moyen terme, confirmant qu'en stratégie, l'ennemi de mon ennemi n'est pas forcément mon ami...
  • Trump promettait un désengagement au Levant, or il y a non seulement maintenu les troupes américaines, mais pire, il a jeté de l'huile sur le feu en reconnaissant Jérusalem capitale d’Israël, les territoires occupés comme israéliens et commandité l'assassinat du général Soleimani.
  • Trump promettait que les USA, n'interviendraient plus dans les pays étrangers, or en Bolivie, les services étasuniens ont soutenu le renversement du président équatorien Evo Morales par une faction fasciste et ont aidé l'opposant vénézuélien Gaïdo dans sa tentative de coup d'Etat contre le président Maduro.
  • Trump promettait de diminuer la part américaine dans l'OTAN, or il poursuit l'installation des bases US dans l'ex Europe de l'Est, soutient les processus d'adhésion de pays étant dans la zone d'influence russe (Géorgie, Ukraine par ex.) et cette année fait débarquer pour des exercices le plus gros effectif US depuis 30 ans.
On pourrait continuer à faire le tour des promesses non tenues du candidat Trump, des sanctions économiques que Washington lance encore et toujours à travers le Monde sur les pays "non alignés", sans oublier la nouvelle crise avec la Chine -certes prévisible - mais qu'il a déclenché sur fond de crise sanitaire...
Alors non, Trump n'est pas ce blanc chevalier qui terrassera le dragon mondialiste, mais juste l'acteur - le moins pire peu-être - d'une même ploutocratie dont seuls les méthodes, le calendrier et bien sûr le vernis des discours électoralistes diffèrent de celles de ses concurrents démocrates mais avec qui il partage les mêmes objectifs hégémoniques !

Personnellement, je me fous des déclarations des politiciens quels qu'ils soient, où qu'ils soient, seuls leurs actes m'intéressent pour juger leur politique réelle. Et dans ce domaine force est de constater qu"un éléphant, ça trump énormément" !

Dans le Donbass, nous sommes aux premières loges pour constater que rien n'a changé entre Trump et Obama. Les conseillers militaires et politiques étasuniens qui tirent les ficelles des marionnettes de Kiev depuis le Maïdan n'ont pas raccourci la laisse de leur meute lancée contre les républiques de Donetsk et Lugansk. Et tandis que les sanctions économiques anti-russes sont prolongées et renforcées par Washington (et l'UE), les dollars continuent de pleuvoir en Ukraine pour soutenir son effort de guerre dans le Donbass mais aussi les armes létales étasuniennes qui y sont exportées depuis que Trump a levé le veto présidentiel à leurs livraison.


Dernier exemple en date de la continuité de la stratégie belliciste étasunienne en Ukraine jetée est ce nouveau lot de missiles antichar US "Javelin" livré le 17 juin dernier à une armée en guerre contre les populations russes du Donbass.

Dans le cadre de "l'assistance américaine dans le domaine de la sécurité et de la coopération avec l'Ukraine" Kiev avait déjà reçu en mars 2018 un premier lot de postes de tir et missiles Javelin - 37 lanceurs et 210 missiles - d'un montant de 47 millions de dollars.

Si la crise sanitaire du Covid 19 qui a tant bousculé le calendrier des vols aériens et des échanges économiques planétaires, en revanche ne semble pas concerner les largages par les faucons de guerre étasuniens de bidons d'essence sur les feux géopolitiques du Monde. Ainsi le 17 juin 2020, le bureau de la coopération militaire de l'ambassade des États-Unis à Kiev a reçu des équipements d'une valeur de plus de 60 millions de dollars à remettre à leurs "partenaires ukrainiens", Cette livraison concerne principalement des moyens de communication radio, des munitions et des missiles antichar "Javelin"


Ces armes ont été livrées par un avion de Atlas Air Worldwide, la compagnie aérienne du Transport Commandement américain chargé sur la base aérienne de Douvres à destination de Kiev.Ce deuxième lot de systèmes d"arme "Javelin" et leurs missiles est d'un montant de  près de 40 millions de dollars.

« Les États-Unis sont attachés à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine », nous informe t-on dans le communiqué de l'ambassade étasunienne de Kiev. Et sur les photos publiées on peut compter au minimum 120 containers de missiles "Javelin", tandis que par la rampe arrière de l'avion cargo, d'autres palettes de missiles sont encore visibles.

La Fédération de Russie a maintes fois mis en garde la communauté internationale au sujet de ces fourniture d'armes à l'Ukraine, et qui ne conduiront qu'à une exacerbation du conflit dans le Donbass. qu'exacerber le conflit dans le Donbass, empêchant ainsi définitivement sa résolution diplomatique potentielle via les accords de Minsk.


La plupart des politiciens européens se sont également prononcés contre ces livraisons d'armes à l'Ukraine, comme par exemple l'ancien président de l'OSCE, le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui a déclaré que "la fourniture d'armes à l'Ukraine est un moyen très risqué et contre-productif de sortir de la crise."

D'aucuns pensent que ces livraisons d'armes sont à mettre en relation avec l'escalade militaire observée sur le front, et les récents rapports concernant l'arrivée dans le Donbass d'importantes concentrations de matériels d'assaut ukrainiens (chars de combat, obusiers lourds et missiles balistiques) ne leur donnent pas tort.

De son côté, Vladimir Yelchenko l'ambassadeur ukrainien aux USA, a déclaré que Kiev négocie avec Washington sur la livraison de trois autres grandes quantités d'armes pour cette année.

Il existe donc de nombreux indices concrets, en dehors des rodomontades menaçantes mais coutumières des politiciens ukrainiens vis à vis des républiques du Donbass, qui laissent à penser que l'option militaire s'impose de plus en plus dans la gestion ukrainienne de ce conflit du Donbass.

Si une offensive généralisée est peu probable vue les moyens disponibles et encore moins une offensive urbaine vu la faible motivation des troupes ukrainiennes, en revanche Kiev pourrait -être tenté par une offensive éclair dans la zone Sud de la République Populaire de Donetsk, secteur où le tissu urbain est très faible, les frontières russes très proches et les centres stratégiques républicains éloignés. Depuis 2015, j'ai évoqué ici plusieurs fois ce scénario que j'ai baptisé "axe Sud", ce qui rappelle au passage que la menace d'une offensive ukrainienne "imminente" n'est pas une nouveauté dans les épisodes de la guerre du Donbass...

Cependant il ne faut pas perdre de vue que plus les accords de Minsk -irréalisables sous tous leurs formats possibles- se réduisent comme peau de chagrin, plus la probabilité d'un coup de force militaire ukrainien sur le front grandit...

Et dans la guerre vaut-il toujours mieux prévoir le pire que de se faire surprendre !

Erwan Castel


mardi 16 juin 2020

L'Ukraine devient partenaire renforcé de l'OTAN


En 2014, l'Ukraine est tombée dans ce même piège occidental rodé depuis des décennies depuis la Turquie jusqu'aux Balkans, en passant par les pays baltes et qui consiste à faire miroiter une "european way of life" socio-économique pour faire signer aux pays visés leur intégration dans l'OTAN, qui est l'objectif principal de cette stratégie de préemption des pays entourant la Fédération de Russie, notamment les anciennes républiques socialistes soviétiques qui offraient comme le glacis devant les remparts, une profondeur stratégique pour Moscou.

Lorsque le Maïdan réussit son coup d'Etat en février 2014, les perspectives d'intégration de l'Ukraine dans l'Union Européenne qui avaient officiellement motivé cette "révolution de la dignité" sont rapidement repoussées aux calendes grecques (tout en enfermant Kiev dans la servitude de la dette financière via les aides du FMI, de l'UE etc...).

En revanche, le processus d'intégration dans l'OTAN est bel est bien engagé, transformant progressivement l'Ukraine en colonie militaire étasunienne via entre autres: 
  • La participation accrue de ses forces aux exercices de l'Alliance, de plus en plus présents sur son territoire 
  • Leur normalisation OTAN des armées ukrainiennes via des centaines d'instructeurs étasuniens, canadiens, britanniques, 
  • L'installation de bases logistiques terrestres et maritimes aux normes de l'OTAN et financées par elles,
  • La modernisation des armées ukrainiennes avec des équipements occidentaux, puis de l'armement, 
  • La mise à disposition de ressources de renseignement stratégique de l'OTAN sur le front du Donbass,
  • etc...
Dans cet objectif d'OTANisation de l'Ukraine, Moscou a dès 2014, averti les occidentaux que l'intégration de Kiev au sein de l'alliance, autrement dit l'installation de nouvelles bases étasuniennes à ses frontières était la ligne rouge à ne pas franchir. Et pour signifier sa volonté, la Russie n'a pas hésité à répondre favorablement à la demande de la Crimée où est basée sa flotte de la Mer Noire, de se séparer de l'Ukraine et de revenir au sein de la Russie après 60 années d'une absence décidée arbitrairement par Kroutchev.

L'Ukraine qui, depuis 2014, est systématiquement invitée aux activités européennes de l'OTAN (partenariat qui avait commencé en 1994) était devenu officiellement candidat à son intégration dans l'alliance en 2017. 


Deuxième partie de la 9e rotation Le Groupe opérationnel uni - Ukraine (OOG-V) ; 90 instructeurs canadiens appartenant pour la plupart au 1er régiment d'artillerie royale équestre.

L'aide de l'OTAN à l'armée ukrainienne en guerre contre les populations du Donbass continue et se renforce comme le montre l'arrivée à Lvov, ce 14 juin, de 90 instructeurs canadiens qui rejoindront après leur quarantaine sanitaire (14 jours) la soixante déjà déployés dans les centres d'instruction militaires.

Ce 12 juin 2020, sur décision du Conseil de l'Atlantique Nord, l'Ukraine est désormais un auxiliaire officiel de l'OTAN grâce au statut renforcé de "partenaire « nouvelles opportunités »", qu'elle partage avec l’Australie, la Finlande, la Géorgie, la Jordanie et la Suède. Un grand pas de plus vers son intégration dans l'alliance qui n'a plus d'atlantique que le nom et dont la vocation défensive initiale s'est muté en "expan -sionisme" agressif depuis la chute de l'URSS.

Voyons tout d'abord le galimatias des communiqués officiels: 

  • "En tant que partenaire de l'OTAN, l’Ukraine fournit des troupes pour les opérations de l’Alliance, notamment celles menées en Afghanistan et au Kosovo, ainsi que pour la Force de réaction de l'OTAN et pour les exercices de l'OTAN. Les Alliés apprécient vivement ces importantes contributions, qui témoignent de l’attachement de l’Ukraine à la sécurité euro-atlantique. 
  • En tant que partenaire « nouvelles opportunités », l’Ukraine se verra offrir des opportunités ciblées visant à pérenniser ces contributions. Ces opportunités sont notamment un accès élargi aux programmes et exercices d’interopérabilité, ainsi que le partage d'informations, notamment sur les enseignements tirés."
  • Chaque partenaire entretient une relation individuelle avec l’OTAN basée sur des secteurs d’intérêts communs. L’Ukraine a demandé à l’OTAN de participer au programme de renforcement des capacités le 1er novembre 2019. Début mai 2020, le vice-Premier ministre pour l’intégration européenne et euro-atlantique de l’Ukraine, Vadym Prystaiko, a déclaré que l’Ukraine était prête à rejoindre le programme.

Petit détail: 2 jours avant Kiev un prêt de 5 milliards de dollars lui a été accordé par le FMI dont une première tranche de 2,1 milliards de dollars vient d'être perçue ce 12 juin au prétexte fallacieux de "surmonter les conséquences de la pandémie de COVID-19". On voit bien ici encore l'interdépendance entre l'aliénation des aides occidentales et l'engagement de l'Ukraine dans l'OTAN.


Position républicaine touchée par des tirs ukrainiens
Sur le terrain du front du Donbass, la situation reste inchangée et même s'aggrave dans certains secteurs, malgré des communiqués politiques qui tentent de ne pas jeter de l'huile sur le feu des combats et des bombardements. 

Malgré les ripostes des milices systématisées depuis 1 mois par les autorités républicaines confrontées à une augmentation dramatique des victimes civiles, les forces ukrainiennes continuent leurs actions offensives sur le front, tant sur les lignes de défense que les zones civiles provoquant de nouvelles victimes dans leurs violations quotidiennes du cessez le feu.


Ainsi, aujourd'hui 16 juin, un résident de Berezovsky (secteur Kirovsk en République de Lugansk) a été blessé lors du bombardement ukrainien de son village.

Mais c'est surtout sur le front militaire que la situation est tendue, du fait que les positions défensives républicaines subissent désormais des bombardements de plus n plus précis et meurtriers. 

Depuis le début du mois de juin, pas moins de 17 miliciens ont été tués en défendant leurs positions, sans compter ceux, plus nombreux qui y ont été blessés. 

Pour exemple de cette situation militaire tendue, la ligne de défense Nord du secteur de Debalsevo (au Nord de la RPD) qui a subi d'importantes attaques de l'artillerie ukrainienne entre le 12 et le 15 juin, au cours desquelles 3 positions républicaines situées près de Sandzharovka ("220", Kikimora" et "Dome") ont été détruites entraînant la mort de 7 défenseurs appartenant au 1er bataillon "slave" de la 7ème brigade républicaine: 
  • 1. Chef de section Aleksey Ponomarev
  • 2. Chef de groupe Alexey Sklyarenko;
  • 3. Chef de groupe Alexander Astakhov;
  • 4. Soldat Evgeny Kukushkin;
  • 5. Soldat Sergei Tolkov;
  • 6. Soldat Roman Dovzhenko;
  • 7. Soldat Evgeny N (nom de famille non encore connu)
Vidéo de la  24ème Brigade ukrainienne montrant la destruction 
d'une position républicaine touchée par des tirs ukrainiens le 12 
juin et que l'explosion des munitions incendiées va achever.

Dans leurs rapports quotidiens les observateurs de l'OSCE confirment les bombardements opérés par les ukrainiens, comme ici le 15 juin. 
Il est à craindre que suite à la destruction de ces positions les forces ukrainiennes en profitent pour avancer de quelques centaines de mètres voire 1 ou 2 kilomètres en direction de Debalsevo (à moins de 10 kilomètres) appliquant la stratégie des "sauts de crapauds" mise en place sur tout le front depuis 4 ans.

Ailleurs ce n'est pas mieux, des positions républicaines ont été prises pour cible par d'autres tirs de l'artillerie ukrainienne ou de leurs missiles antichar, comme ici sur le front de Marinka dans l'Ouest de Donetsk :




Localisation du tir du missile antichar ukrainien. Sur le front de Marinka a proximité du village de Trudovsky



Pour conclure cet article triste, et en reliant ses 2 sujets je rapporterai les commentaires élogieux et encourageant de l'OTAN, qui vient de saluer l'armée de l'air ukrainienne, dont il est important de rappeler que ses seuls "faits d'armes" sont les bombardements des populations civiles du Donbass (Slaviansk, Donetsk, Lugansk...) au cours desquels des centaines d'innocents dont de nombreux enfants ont été tués et blessés... 

Voilà donc le ton dans lequel s'inscrit ce rapprochement progressif de l'Ukraine et de l'OTAN.Reste maintenant à attendre la réaction de Moscou qui a bien signifié qu'une intégration de l'Ukraine dans l'OTAN est inacceptable pour la sécurité de la Russie.

Erwan Castel