dimanche 21 juin 2020

"Si tu veux la Paix..... fais la guerre!"

20 juin 2020, la guerre obscurcit à nouveau l'horizon Nord de Donetsk. Ici une colonne de fumée 
suite aux bombardements ukrainiens sur le secteur de Yasinovataya.
Certains de prétendre que les provocations de Kiev contre le Donbass révèlent l'anarchie régnant au sein de forces ukrainiennes indisciplinées.La preuve que non est cette accalmie obtenue par les ripostes républicaines autorisées au mois de mai et qui ont forcé Zelensky à faire cesser les violations du cessez le feu par ses soudards.
Malheureusement, depuis que l'artillerie républicaine est retournée dans ses quartiers suite à la diminution du niveau d'alerte des milices, les forces armées ukrainiennes qui avaient subi en mai des pertes importantes lors des tirs de contre batteries, jusqu'à devoir cesser leurs provocations meurtrières sur les zones résidentielles civiles, ont "repris du poil de la bête"...

Et les bombardements de Kiev contre les républiques de Donetsk et Lugansk ont repris de plus belle, frappant méthodiquement des positions défensives ukrainiennes avec une précision telle qu'elle écarte l'hypothèse de "dommages collatéraux" lorsque les obus ukrainiens s'abattent au coeur des districts et des villages habités.

Les habitants proches du front sont désormais les informateurs qui rendent compte de ce cauchemar qui, depuis 6 ans, fait partie de leur univers quotidien. Téléphone en main, , Alors que les autorités locales, dans une politique de communication archaïque et incongrue au XXIème siècle, refusent l'accès au front pour leurs reporters de guerre, les hommes et les femmes du Donbass quant à eux, avec leur modestes téléphones tenus par leur courage, sont de plus en plus nombreux à libérer la Vérité.

21 juin 2020 matin, un habitant de Golubovskoye, sur le front de la
république de Lugansk enregistre les bombardements ukrainiens en
lançant un appel : "Regardez toute la vérité sur les bombardements !"

Si la situation des civils du Donbass est dramatique, celle de leurs défenseurs déployés sur les plus de 460 kilomètres du front est pire encore, et contrairement à certaine propagandistes qui se targuent d'être les seules voix françaises légitimes du Donbass, je n'ai pas peur de rapporter la situation très difficile des milices républicaines qui depuis le nouveau retrait de leur artillerie sont  à nouveau écrasées sous les obus ukrainiens.

Chaque jour des défenseurs tombent sur le front, et entre ceux qui sont tués ou grièvement blessés, ce sont des effectifs unités complètes qui manquent à l'appel pour la défense des premières lignes. Certes les réserves stratégiques et une mobilisation quasi instantanée sont prêtes à venir renforcer le front en cas d'offensive ukrainienne, mais il n’empêche qu'en attendant les défenseurs sont à nouveau désarmés face à une artillerie ukrainienne dont les batteries de tir restent hors de leur portée.

Bombardement ukrainien d'une position républicaine sur le front Sud
Vidéo d'un drone d'observation et de correction de tir, publiée le 20/06
Localisation du bombardement

Et dans cette nouvelle exacerbation du front initiée par les forces ukrainiennes, les civils résidant dans les districts et villages proches du front ne sont pas épargnés :
  • Ce 21 juin 2020, une femme civile a été encore blessée par des tirs ukrainiens.

A partir de 5h00 du matin, les forces ukrainiennes ont réalisé d'importants bombardements sur des zones résidentielles républicaines, principalement dans les banlieues de Gorlovka et Donetsk et les positions défensives des milices républicaines situées entre les 2 villes ont également été pilonnées Au total près d'une centaine d'obus ont été tiré par les artilleurs ukrainiens.
Dans le village de Trudovsky, situé dans le Sud Ouest de Donetsk une femme de 68 ans à été blessée au côté gauche et à la cavité abdominale par des éclats d'obus d'un mortier de la 79ème Brigade ukrainienne. Elle a été évacuée sur l’ "hôpital 14" situé dans ce district urbain de Donetsk.

Cette femme est la 5ème victime pour ces dernières 72 dernières heures, soit au total 1 civil tué et 4 autres blessés par les tirs ukrainiens sur les zones résidentielles républicaines.

Si Kiev persiste dans sa stratégie terroriste à l'encontre des républiques populaires du Donbass que ses forces soumettent à des bombardements meurtriers quotidiens, il est probable que les autorités de Donetsk et Lugansk relèvent à nouveau le niveau d'alerte de leurs milices, à nouveau autorisées à riposter à chaque bombardement ukrainien...


Mais le plus inquiétant reste certainement les déclarations gouvernementales ukrainiennes qui viennent d'annoncer que "les accords de Minsk ne sont plus contraignants à la réintégration du Donbass" et surtout l'arrivée massive de matériels et d'unités d'assaut ukrainiennes sur le front :

Alors qu'ils avaient été retirés loin du front depuis 2015, depuis le 
début de ce mois de juin, on observe le redéploiement des missiles 
balistiques SS21 "Tochka U" (portée 100 km, 500 kg de charge), 
comme ici ces 7 unités se déplacant de Kherson vers le Donbass

De nouveaux convois militaires ukrainiens ont été observés
convergeant vers le Donbass avec à leurs bords des centaines 
de personnels et véhicules comme ici à Zaporodje où ce 21 juin
un résident a braver l'interdiction de photographier le convoi pour
rendre compte de la menace militaire en route vers le front.


Comme en 2014, les populations du Donbass vont devoir à nouveau accepter le combat ou disparaître sous la botte ukrainienne. Ces derniers jours leur bonne volonté pour une résolution diplomatique du conflit (retour à la "normale" respectant les accords de Minsk sitôt l’arrêt des bombardements ukrainiens) n'a servi encore une fois à rien, à part prouver que l'Ukraine voulait en découdre par les armes.

Et nous observons ici peut-être l'arrivée d'une nouvelle phase agressive de la guerre du Donbass et qui, si elle éclate, risque d'accélérer rapidement le processus de l'intégration inévitable des républiques populaires de Donetsk et Lugansk au sein de la Fédération de Russie, cette dernière pouvant être amenée à intervenir directement dans le conflit si des massacres semblables à ceux de 2014 étaient à nouveau commis par Kiev sur les populations civiles. 

Bien sûr, un tel scénario dramatique n'est pas à souhaiter mais, ce qui est sûr c'est que les Républiques de Donetsk et Lugansk iront vers la Russie et que les accords de Minsk sont bel et bien lettre morte !

Erwan Castel

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