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mercredi 5 février 2020

"De la merde dans un bas de soie !"


Officiellement, la France est un des garants des Accords de Minsk dont elle est signataire...

Officiellement seulement.


Car dans la réalité Paris a toujours affiché son soutien inconditionnel à Kiev, tant sur le plan politique que médiatique et même militaire avec des aides de plus en plus importantes à l'armée ukrainienne en guerre contre les populations du Donbass (radars, hélicoptères, patrouilleurs...)

Alors que Hollande, Macron, Le Drian, BHL and Co viennent déjà régulièrement, depuis 6 ans, baver leur russophobie sur les pompes ensanglantées des Porochenko, Zelensky, de leurs généraux et auxiliaires néo-nazis, les représentants en Ukraine du prétendu "pays des Droits de l'Homme" se croient obligés, en bon larbins zélés de rajouter régulièrement une couche à la collaboration française à la politique criminelle de Kiev dans le Donbass.

Ainsi de ce rond de cuir d'Etienne de Ponsen, dont le nom à particule rappelle plus iceux des courtisans à breloque de cette aristocratie versaillaise qui a scellé la décadence mortelle de la monarchie française que ceux des chevaliers qui avaient forgé sa royauté, cet ambassadeur de France en Ukraine qui vient de soutenir officiellement les modifications des accords de paix demandées par Zelensky. 

Car le larbin du quai d'Orsay en poste à Kiev vient de nous vomir un entretien donné à la télévision ukrainienne et qui mérite à lui seul de qualifier son auteur de "merde dans un bas de soie", pour reprendre la saillie napoléonienne adressée au fourbe Talleyrand.

Après une introduction en bonne et due forme...
  • "La France a une position extrêmement simple: aujourd'hui, il n'y a pas de meilleure base que les accords de Minsk. Il n'y a actuellement aucun meilleur texte qui donnerait une chance de mettre fin au conflit ".
Ce collabo qui semble oublier quel pays il sert laisse son hypocrisie crever la surface de sa superficielle neutralité consulaire  :
  • "Mais nous comprenons qu'il y a des points vagues directement dans le texte des accords de Minsk. Ils doivent être clarifiés, clarifiés et détaillés. Les experts devraient se réunir à la table des négociations et clarifier ces points"...
Nous y voilà ! Tout comme à Bruxelles, ce ne sont plus les politiques qui doivent décider, et encore moins leurs peuples dont ils ne représentent plus depuis longtemps le bien commun, mais les "Experts", cette meute de fonctionnaires désignés et non élus formatés par les cursus créés et au service de l'économisme d'un Nouvel Ordre Mondial et de sa pensée unique.
  • "Les accords de Minsk, sont le fondement. Ils doivent être pris comme base, puis interprétés. Cela est particulièrement vrai pour la séquence des étapes."
Et voilà donc où veut en venir Etienne de Ponsen, ce cireur de pompes ukrainiennes - et par sa voix officielle, la diplomatie française : modifier les accords en faisant précéder les élections locales par le contrôle ukrainien des frontières du Donbass avec la Russie. 


Cette revendication ukrainienne en faveur d'un contrôle ukrainien et sans condition des territoires du Donbass et sans échappatoire pour ses populations qui depuis 6 ans résistent à l'ostracisme russophobe des nouveaux maîtres de Kiev et aux bombardements de leur armée de soudards est tout simplement irrecevable !!

Que les ukropithèques demandent à cors et à cris cette modification des accords (entre autres) peut se comprendre tant leurs objectif est sempiternellement de saboter le processus de paix et leur rêve de procéder à une purification ethnique du Donbass. Mais que la France, un pays signataire depuis 2014 (Minsk1) et 2015 (Minsk 2) veuille bidouiller un processus de paix dont il est théoriquement le garant, et qui plus est au profit d'un des deux belligérants est tout simplement ignominieux.

Car concrètement, au vu des trahisons coutumières ukrainiennes et occidentales des traités signés, ces modifications ne sont ni plus ni moins qu'un encerclement militaro-policier et donc un blocus économique total des républiques du Donbass tandis que l'organisation des élections sera évidemment repoussée par Kiev ad vitam aeternam pour des raisons techniques aussi fallacieuses les unes que les autres. Dans ce scénario les Républiques de Donetsk et Lugansk qui ne sont toujours pas internationalement reconnues (y compris par Moscou qui joue le jeu de Minsk) n'auront que leurs yeux pour pleurer et devront à court terme se soumettre sans condition à l'épuration ethnique et criminelle de leurs populations telle qu'elle a été définie par les autorités ukrainiennes l'année dernière.

Si la France était ce qu'elle prétend être elle demanderait l'ajout de mesures coercitives aux accords de Minsk pour que soit enfin respecté le cessez le feu, violé quotidiennement par Kiev depuis 6 ans, et que des procédures de justice internationale indépendante enquêtent et jugent les crimes de guerre commis dans le Donbass depuis 6 ans. (pas comme ce simulacre de procès hollandais sur le crash du MH17).

Mais au lieu de cela la France, fidèle à l'histoire d'un Etat-nation qui finalement n'a jamais fait autre chose que de piétiner les peuples d'Europe pour mieux servir les princes et les clercs d'antan ou les banquiers d'aujourd'hui, jette de l'huile sur le feu d'une haine ukrainienne servant la ploutocratie mondialiste et l'OTAN, son bras armé tendu vers la Russie.

Et cette perfidie française qui n'a d'égal que son cynisme s'appuie sur la servilité lâche et imbécile de ces larbins et courtisans carriéristes dont Etienne de Ponsen est un pathétique exemple zélé....

Erwan Castel

samedi 1 février 2020

Ils ne veulent pas lâcher leur proie


Sur fond d'affaire américano-ukrainienne* ayant servi de détonateur à la procédure de destitution du président Trump espérée par les démocrates, Mike Pompéo, le secrétaire d'Etat étasunien ( et ex Directeur de la CIA) est venu visiter à Kiev le président ukrainien Zelensky, cette marionnette occidentale qui vient de relancer une nouvelle escalade militaire meurtrière sur le front du Donbass.

"Le soutien des USA à l'Ukraine ne va pas fléchir" a immédiatement déclaré Pompéo à Zelensky, prouvant s'il en était encore besoin que derrière le théâtre politicien des affrontements entre démocrates et républicains, l'administration étasunienne maintient la cap défini par le pouvoir profond de la ploutocratie mondialiste qui dirige de fait la plupart des pays occidentaux. 
  • Donc les aides militaires étasuniennes à l'effort de guerre contre les russes du Donbass, à la modernisation de l'armée ukrainienne, sa normalisation en vue d'une intégration promise dans l'OTAN, sa participation déjà effective aux opérations de l'alliance occidentale et la création de bases et infrastructures atlantistes en Ukraine vont donc continuer de plus belle !
  • Sur le plan politique, le soutien étasunien - et donc occidental - au régime de Kiev est maintenu dans une doxa belliciste russophobe. Pompéo réitérant à Kiev "l'engagement inébranlable des USA pour son intégrité territoriale et sa souveraineté", Toutefois ce soutien reste dans les faits très prudent et hésite par exemple à livrer des armes offensives à Kiev, ce qui serait un franchissement inacceptable de la ligne rouge fixée par Moscou.
  • Ainsi, l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), oubliant qu'elle n'a aucun pouvoir législatif, semble avoir réintégré la Russie que pour mieux la sommer de rendre la Crimée à l'Ukraine et de cesser de soutenir les séparatistes du Donbass, au milieu d'un fatras de d'accusations de non respect des Accords de Minsk, des Droits de l'Homme, en passant par le MH17, j'en passe et des meilleures...


Et on peut observer, en ces temps de crise systémique générale, la convergence du capitalisme mondialiste, de l'idéologie cosmopolite sans oublier l'universalisme paulinien dans une croisade eschatologique contre la Russie, cette terre du milieu qui résiste à leurs hégémonies coupables de tant de croisades, colonialismes, et guerres modernes qui sèment le chaos depuis des siècles parmi les peuples refusant les esclavages religieux, politiques ou économiques d'un totalitarisme protéiforme d'une pensée unique occidentale malade.

Et dans la folie de son vampirisme mondialiste, le libéralisme occidental moribond entretient sur les marches des empires lui résistant des meutes d'auxiliaires fanatiques, que sont les bandéristes ukrainiens ou les salafistes wahhabites par exemple, qui tirent sur leurs laisses comme des chiens enragés et les idiots utiles qu'ils sont.

Erwan Castel


  • * "affaire politico-judiciaire commencée en septembre 2019, après qu’un lanceur d'alerte de la communauté du renseignement des États-Unis a révélé le contenu d'une conversation téléphonique au cours de laquelle le président américain Donald Trump a demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky de faire déclencher une enquête sur Hunter Biden, fils de Joe Biden, ancien vice-président et candidat à la primaire démocrate en vue de l’élection présidentielle américaine de 2020. Le 24 septembre 2019, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, lance une procédure de destitution contre le président Trump (impeachment)."

jeudi 30 janvier 2020

"Qui ne dit mot consent !"


Souvent, nous sommes taxés de propagandistes pro-russes menteurs lorsque nous évoquons la résurgence d'une idéologie nazie en Ukraine. Certes qualifier de bandéristes nostalgiques et fanatiques l'ensemble des ukrainiens pro-occidentaux serait une généralisation mensongère, cependant la réalité quotidienne d'une résurgence idéologieque néo-nazie ouvertement revendiquée ayant "pignon sur rue" est suffisamment importante pour être rappelé aux quidams qui croient encore à la doxa démocratique et droitdelhommiste du nouveau pouvoir ukrainien. 


Ainsi, une fois encore un vétéran de la Waffen SS vient d'être inhumé en grande pompe à Ivabo Frankiz, dans l'Ukraine occidentale connue pour être le berceau de la collaboration du pays au nazisme, emmenée par le criminel Stepan Bandera.


Mikhail Mulik, était vétéran de la division SS Galicia qui s'illustra plus dans des pogroms massifs d'innocents à l'arrière du front que des faits d'armes face à l'Armée Rouge. Autour de son cercueil se tenait une garde d'honneur en uniforme SS, des soldats actuels et des autorités et élus ukrainiens, comme par exemple Victor Sinishin, secrétaire du conseil municipal Ivano-Frankivsk qui ne tarit pas d'éloges concernant le défunt :
  •  "Sa lutte pour la liberté de la patrie servira toujours d'exemple vivant de patriotisme et d'amour pour la patrie."
Quant au maire de la ville, Ruslan Martsinkiv, il  a promis qu'une rue portant le nom de Mulik apparaîtrait bientôt dans la ville.
  • "Aujourd'hui, nous disons au revoir à l'ère de l'homme, l'ère de la lutte pour la libération nationale. Je promets qu'il y aura une rue du nom de son citoyen d'honneur Mikhail Mulik dans notre ville"
De son vivant le vétéran Mikhail Mulik était président de l' "Amicale régionale des divisions "Galicia ", et avait reçu le titre de citoyen d'honneur d'Ivano-Frankiz.



Entre les traques occidentales hystériques de nonagénaires anonymes qui n'étaient que d'insignifiants sous fifres de la machinerie bureaucratique nazie pour seulement entretenir la grand messe médiatique de la Shoah, et l'éloge admiratif et provocateur de criminels de guerre nazis reconnus tels ces "punisseurs" des divisions SS ukrainiennes, il y a certainement un juste milieu que l'Histoire et la Justice pourraient définir avec raison si la politique n'y jetait son obscénité. 

Zelensky, en 2019 avait fait voter une loi interdisant la promotion de l'idéologie nazie. On peut mesurer avec cet enterrement du SS Mulik, qui n'a jamais renié son serment de fidélité à Adolf Hitler, combien l'autorité du maître de Kiev est respecté par ses chiens bandéristes.

Et bien sûr pas un émoi indigné de la part des larbins à micro de la bien pensance occidentale, pourtant si prompts à bondir sur les références soviétiques exprimées ici et là.
Car la ploutocratie mondialiste s'arrange bien de ces idiots utiles à croix gammée tout comme leurs cousins wahhabites du Moyen Orient, tant qu'ils sont les bourreaux des peuples libres et qu'ils aboient contre la Russie et ses alliés...

Erwan Castel

Dans une Ukraine "droitdel'hommiste" en janvier 2020.... cherchez l'erreur !

dimanche 15 décembre 2019

"Les cons ça ose tout ...!"


Les faibles, les tyrans, et les imbéciles (cumul autorisé) partagent souvent en commun cette vision manichéenne du monde qui, en imposant des certitudes fondées sur la croyance et non sur l'analyse, écarte toute forme d'autocritique et pousse le fanatisme aveugle de ses adeptes jusqu'à un ridicule aussi pathétique que dramatique. 

Ainsi depuis des millénaires, cette vision manichéenne a servi les hégémonies des clergés monothéistes (principalement judaïque, catholique, protestantes et islamiste) et les pouvoirs politiques avec qui elles s'étaient associées, fusionnant ainsi universalisme et impérialisme de la pensée dogmatique et des actes, comme le démontre encore la politique anti-indigéniste hallucinante menée en Bolivie par Jeanine Áñez, la présidente autoproclamée à l'issue du putsch ayant renversé Evo Morales, et qui n'avance comme argument à cette nouvelle croisade obscurantiste que les traditions amérindiennes sont des manifestations démoniaques !

Mais le plus bel exemple que l'on peut avancer pour illustrer ce fanatisme dogmatique qui prétend s'imposer dans tous les domaines relationnels politiques, sociaux-économiques et même culturels est certainement cette russophobie paroxysmique ambiante qui repousse chaque jour les limites de l'hystérie politique. 

Ainsi, toute honte bue, l'Agence Mondiale Antidopage a mis au ban des prochains jeux olympiques l'ensemble des sportifs russes qui ne pourront y participer que sous un drapeau blanc. A cette punition collective insensée dont le caractère politique russophobe n'échappe à personne se rajoute la volonté d'humilier la Russie tant l'on connait le drapeau blanc comme symbole de reddition.

Ce "russian bashing", s'il est devenu hystérique depuis la crise ukrainienne et le rattachement référendaire de la Criméé à la Russie, n'est pas nouveau. En effet nous assistons en crescendo à la lutte séculaire entre le "heart land", cet empire russe du milieu assiégé par les thalassocraties anglo-américaines voulant dominer le monde, politiquement, économiquement et militairement. On peut faire remonter cette stratégie russophobe occidentale à la fin du XVIIIème siècle (Rapport "The russian armement" du gouvernement britannique Pitt) lorsque, face à la concurrence potentielle de la Russie dans la réouverture des routes de la soie, les occidentaux décident de prendre le contrôle de la Mer Noire dont les rives septentrionales (Ukraine et Crimée) venaient d'être libérées par l'impératrice Catherine II. Cette stratégie occidentale d'étouffement de l'empire russe ira crescendo au fur et à mesure de l'effondrement économique du système capitaliste, ne connaissant que 2 poses pendant les 2 conflits mondiaux où les anglo-américains avaient besoin d'un second front contre l'empire germanique.

Aujourd'hui cette russophobie hystérique occidentale semble être devenue complètement folle, s'attaquant à tous ceux, y compris le président étasunien Trump, qui voudraient voir dans la Russie juste un partenaire économique et politique et au pire un concurrent loyal.

Ainsi, au lendemain du bannissement des sportifs olympiques russes. la présidente allemande Merkel, affidée à la politique de l'OTAN, demande la poursuite des sanctions économiques contre Moscou. Mais le plus hallucinant reste cette volonté du sénat étasunien de déclarer la Russie comme un "état soutenant le terrorisme". 

Là on atteint de nouveaux sommets dans le domaine de l'inversion accusatoire lorsque l'on connait par exemple le rôle des USA dans le terrorisme islamiste et du ridicule lorsque l'on observe les actions et sacrifices de la Russie pour le combattre ! Mais comme le rappelait malicieusement le dialoguiste Audiard :

"Les cons ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnaît !"

Jugez en par vous même en lisant l'analyse de Karine Bechet Golovko sur le sujet :

Erwan Castel

Source de l'article : Russie politics

Contre Trump, le Sénat veut faire déclarer la Russie
Etat soutenant le terrorisme


Karine Bechet Golovko


Alors que Lavrov se rend aux Etats-Unis pour rencontrer le Secrétaire d'Etat Pompeo et le Président Trump, afin de rationaliser un peu les relations entre les pays, le Sénat en profite pour contraindre le Département d'Etat à reconnaître la Russie Etat soutenant le terrorisme et empêcher ainsi l'exécutif de restreindre l'hystérie antirusse qui s'est emparée de la politique intérieure américaine. 

Comme le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le déclare très justement aux journalistes au retour de son passage aux Etats-Unis :
  • "Notre délégation est arrivée à Washington, le jour où de nouvelles sanctions étaient discutées. Il me semble que quel que soit le jour que l'on ait pu choisir pour notre arrivée à Washington, il aurait de toute manière coïncidé soit avec des sanctions, soit avec l'impeachment."


En effet, le 11 décembre, le Comité des affaires internationales du Sénat a adopté le projet de loi obligeant le Secrétaire d'Etat à décider de déclarer ou non la Russie comme Etat finançant le terrorisme. Et ce malgré (et peut-être justement en raison) de la lutte acharnée menée par l'armée russe en Syrie contre le terrorisme, ce type de projet passe.

Il faut dire que, justement, peu avant, le vice-secrétaire d'Etat américain avait déclaré ne pas considérer la Russie comme un des Etats supportant le terrorisme, liste dans laquelle figurent l'Iran la Corée du Nord, la Syrie et le Soudan. Les Etats-Unis ont en effet une vision très sélective de la question, qui ne semble pas avoir de lien particulier avec la lutte - ou le financement - du terrorisme. L'Arabie Saoudite, par exemple, est pieusement oubliée.

Cette position est assez ubuesque, puisque les Etats-Unis prennent le contre-pied du Tribunal international de La Haye, qui lors d'une décision intermédiaire en 2017, avait refusé de reconnaître la Russie comme un Etat soutenant le terrorisme, en l'occurrence en Ukraine (voir notre article ici).

Alors que la justice internationale, je ne parle pas de la "justice médiatique", n'a pas non plus pu retenir de preuves soutenant la thèse ukrainienne de l'implication directe de l'armée russe dans le Donbass, le Sénat s'engage aussi dans cette voie. Il est vrai qu'après le fiasco de Zelensky au Format Normandie, la politique est quand même un métier, il faut bien le soutenir à bout de bras. Sinon, comme nous avons pu le voir, il patauge. Surtout quand Trump, plus réaliste, tente de dépasser cette hystérie antirusse contre-productive pour ramener le débat dans le cadre d'un conflit politique classique.

Le Département d'Etat a donc 90 jours pour déterminer si des troupes russes se trouvent dans le Donbass et dans ce cas si elles peuvent être qualifiées, avec les formations militaires de DNR et LNR, d'"organisations terroristes internationales".

Juste en passant : si la présence de troupes étrangères, sans autorisation du pays concerné, entraîne la qualification je cite "d'organisations terroristes internationales", les Etats-Unis devraient s'inquiéter de la présence nombreuse de leurs troupes tombant dans cette catégorie, en commençant par la Syrie ... Parce que dans cette logique, ils risqueraient, pour pousser l'absurde à son paroxysme, de devoir s'inscrire eux-même dans leur liste d'Etats soutenant le terrorisme ...

Bref, la Russie doit être sanctionnée. Peu importe les fondements, quelques déclarations politiques doivent être suffisantes pour ne pas trop écorcher ce qui reste du vernis écaillé de la démocratie occidentale. Et le conflit intérieur politique américain s'amplifie sur fond d'impeachment, qui bat de l'aile. 

La Russie semble un peu lasse d'être la victime de cette décadence du jeu politique américain intérieur, qui n'arrive toujours pas à intégrer une véritable alternance, et le Comité de la Douma pour la Défense envisage à son tour d'élaborer un projet de loi contre Washington. Selon Alexandre Chernine:
  • "Aucune organisation terroriste dans le monde ne peut exister sans être nourrie de l'extérieur, seuls les Etats-Unis détiennent ces ressources".




jeudi 18 juillet 2019

La raison du coeur

Le mardi 17 juillet 2019 a eu lieu la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du MH17, au village de Grabovo. Photographies Svetlana Kissileva.

Le 17 juillet 2014, le MH17, un avion de ligne civil de la Malaysian airlines, était abattu dans le ciel au dessus d'une ligne de front qui s'étendait à l'époque à l'Est de Donetsk, et ses 298 passagers et membres d'équipage en disparaissant dans son crash près de Torez allaient précipiter cette guerre du Donbass sur l'avant scène internationale d'un spectacle politico-médiatique occidental abject qui tente depuis 5 ans d'instrulentaliser l'enquête pour accuser la Russie et les séparatistes du Donbass d'être responsables de cette tragédie aérienne, la plus meurtrière depuis le 11 septembre 2001.

Je partage ci-après un point de situation sur cette enquête toujours en cours mais politiquement faussée par la propagande russophobe occidentale et qui connait cette année une nouvelle exacerbation avec l'enlèvement de Vladimir Tsemakh, un ex officier de la milice républicaine par les services spéciaux ukrainiens et l'accusation de 4 ex responsables militaires de la RPD, Igor Guirkin (Strelkov), Sergueï Doubinsky, Oleg Poulatov, et Léonid Kartchenko.

De leur côté et dans leurs coeurs les habitants du Donbass, et particulièrement celles et ceux qui furent les témoins directs de cette tragédie, se souviennent avec émotion de cette minute où le paisible petit village de Grabovo et son millier d'habitants sont entrés dans l'histoire douloureuse européenne.


Comme chaque année, un hommage a été organisé ce 17 juillet sur les lieux du crash pour témoigner avec une compassion sincère de la  sa solidarité de la population du Donbass avec les familles des victimes. 5 années n'ont rien effacé, bien au contraire car cette page dramatique qui reste ouverte dans les mémoires et dans les coeurs, est lue et relue à douloureusement à chaque épisode de la farce politico judiciaire qui s'est emparé de l'émotion suscitée pour servir une propagande de guerre amorale. 

Aucune de ces personnes ne se souvient d'un lancement de missile vers le ciel ce jour là, en revanche certains se rappellent bien d'un petit avion qui suivait le boeing de la Malaisian Airlines, confirmant par leurs témoignages désintéressés l'hypothèse initiale de la présence sur zone de l'aviation de chasse ukrainienne, tout comme sera démontrée ensuite celle de systèmes antiaériens ukrainiens du type "Buk" incriminé dans le crash. Mais ces évicence seraont balayées d'un revers de main par les enquéteurs occidentaux pour mieux ouvrir tressé la corde pour l'accusé russe.  

Un reportage britannique incluant des témoignages d'habitants 
déclarant avoir vu des avions de combat lors du crash du MH17. 
Ce reportage sera retiré ensuite de sa chaîne par la BBC


Car dans cette affaire où l'humanisme et la vérité sont encore sacrifiés sur l'autel d'une russophobie psychotique et criminelle, il ne faut pas oublier que d'une part les forces de défense républicaines n'avaient aucun moyen d'abattre,même accidentellement, un aéronef volant à plus de 2000 -3000 mètres (le MH17 volait à plus de 10 000 mètre) et que d'autre part la Russie qui n'a jamais pratiqué ou soutenu de telles méthodes terroristes n'avait vraiment aucun intérêt à ce qu'un avion civil soit abattu dans le Donbass... 

Contrairement aux ukrainiens qui disposaient en juillet 2014 dans ce secteur de moyens aériens et antiaériens adaptés et l'absolution d'un pouvoir néoconservateur occidental pour qui la destruction d'un avion de ligne civil pour provoquer une crise internationale fait partie des recettes de son bellicisme hégémonique comme le prouvent les très nombreux falses flags organisés au cours de l'histoire impérialiste américaine, comme par exemple pour rester dans le sujet le crash du vol 655 d'Iran Air, le 3 juillet 1988 et qui avait fait 290 morts. Les USA, responsables de sa destruction attendront près de 10 ans de mensonges pour reconnaitre leur culpabilité et indemniser l'Iran et les familles des victimes en 1996.

J'attends avec impatience que la vérité éclate enfin sur le MH17 et que les vrais responsables soient enfin sanctionnés et les russes, ceux du Donbass ou de Russie, lavés de tout soupçon. Alors seulement les plaies des âmes, tout en restant douloureuses pourront se refermer dans la paix des coeurs.

Erwan Castel 





De nombreux articles ont été publiés concernant ce crash aérien et l'enquête qui continue sur un front autant politique que judiciaire. Voici celui de RT qui est interssant car synthétiqe et surtout qui apporte des témoignages étrangers à la Russie ou aux occidentaux , comme celui du 1er ministre malaisien qui témoigne de la partialité d'une enquête dont le seul objectif, avant même qu'elle ne démarre est d'accuser la Russie et ses partisans du Donbass d'avoir commis ce crime de guerre.  

Source de l'article : RT



Crash du MH17 en Ukraine : 
cinq ans après, que retenir de l'enquête en cours ?

Le mystère reste entier sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines. L'enquête internationale pilotée par les Pays-Bas se poursuit et la Russie en dénonce la partialité, reprochant aux enquêteurs de négliger les éléments qu'elle fournit.

Le 17 juillet 2014, le Boeing 777 assurant le vol 17 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, avant de s'écraser dans la partie du pays tenue par les rebelles. Les 283 passagers, dont 196 Néerlandais, et les 15 membres de l'équipage à son bord ont péri. La majorité de l'épave de l'appareil a été retrouvée près du village de Grabove située dans le Donbass. Cette région était alors, et est encore, le théâtre de combats sporadiques entre l'armée ukrainienne et les rebelles qui refusent de reconnaître le gouvernement issu du coup d'Etat de 2014. Un contexte compliquant la reconstitution du drame.


Une enquête partiale ?

Très vite, avant même le début de l’enquête internationale devant révéler les circonstances de cette tragédie, les médias occidentaux ainsi que les autorités ukrainiennes, ont pointé du doigt la responsabilité directe de la Russie, qui réfute catégoriquement toute implication dans le drame. Le principal argument invoqué est le suivant : le missile sol-air ayant abattu l'avion, un BUK, est de fabrication russe. L’accusation est reprise en septembre 2016 par l’équipe d'enquête commune (JIT) pilotée par les Pays-Bas et constituée d’experts néerlandais, belges, australiens, malaisiens et ukrainiens. Ces mêmes enquêteurs réitèrent leurs accusations en mai 2018 en affirmant que le missile provenait de la 53e brigade anti-aérienne de l'armée russe. La Russie, nous allons le voir, a apporté des éléments contredisant ces allégations.

L’Ukraine, qui avait décidé de ne pas fermer son espace aérien dans une région en conflit, échappe quant à elle aux condamnations internationales. L'organisation de l'aviation civile internationale (OACI) avait pourtant signalé, avant la catastrophe, que l’itinéraire emprunté par le Boeing pouvait représenter un risque sérieux. Un manque de précaution d'autant plus alarmant que l'armée ukrainienne a, par le passé, abattu un avion de ligne : le 4 octobre 2001, le vol 1812 de la compagnie aérienne russe Siberia Airlines, qui reliait Tel-Aviv à Novossibirsk, a ainsi été frappé au-dessus de la mer Noire, provoquant la mort de 78 personnes.


Une coopération russe négligée par les enquêteurs

La Russie, qui a fait part de ses inquiétudes concernant la partialité de l'enquête dès son déclenchement, n’a eu que peu des possibilités pour contribuer à faire la lumière sur cette affaire. L’enquête a en effet prêté peu d’attention aux données fournies par les autorités russes, qui ont accepté de remettre toutes les informations en leur possession afin de parvenir à une compréhension complète de ce qu'il s’était passé en juillet 2014 dans l’espace aérien ukrainien.

En automne 2016, l’autorité aéronautique russe, Rosaviatsia, a même fourni des données de radar montrant qu’aucun missile n'avait été tiré depuis les zones contrôlées par les rebelles le jour du crash. Quelques mois plus tard, en janvier 2017, les autorités néerlandaises ont répondu qu’elles n’étaient pas capables de déchiffrer les données car elles étaient fournies dans un «format atypique». Bien que la Russie ait expliqué qu’elle avait utilisé le format ASTERIX pour présenter les données brutes, les Néerlandais ont déclaré que le radar russe était incapable de repérer un objet relativement petit de la taille d’un missile. En réponse, Oleg Stortchevoï, chef de Rosaviatsia, a rejeté cette affirmation en précisant que la station radar pouvait détecter des objets beaucoup plus petits qu’un missile BUK.

Plus récemment, en septembre 2018, le ministère russe de la Défense a présenté en conférence de presse des documents démontrant que le missile à l’origine du drame appartenait à l'Ukraine et avait été produit en 1986. Selon l'enquête internationale menée par les Pays-Bas, deux numéros de série ont été retrouvés sur des fragments du missile. La Russie a affirmé avoir pu reconstituer l'historique de ceux-ci jusqu'à un missile portant le numéro de série 8868720. Celui-ci aurait été produit dans une usine de la région de Moscou en 1986, avant d'être livré à une unité militaire ukrainienne, selon des documents présentés par la Défense russe. Ici aussi, ces éléments avancés par l’armée russe n'ont guère été pris en considération.

«La Russie n'a pas été en mesure de participer à l'enquête malgré un intérêt exprimé dès le début et des tentatives d'y prendre part», déclarait en juin dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.


Trois Russes et un Ukrainien soupçonnés d'être «complices» de meurtre

Le 19 juin, les enquêteurs internationaux ont révélé publiquement les noms et visages de quatre suspects (trois Russes et un Ukrainien) – présumés innocents jusqu'à l'ouverture de leur procès, qui débutera le 9 mars 2020 aux Pays-Bas. Ils sont accusés d'avoir transporté le système ayant servi à envoyer le missile sur l'avion, mais ne sont pas, selon les enquêteurs, ceux qui «ont appuyé sur le bouton».

«Le bureau du procureur néerlandais soupçonne que c’est en raison d’actions de ces personnes que l’avion du vol MH17 a été abattu. Bien que ce ne soient pas ces personnes précises qui aient appuyé sur le bouton, on sait qu’elles ont été impliquées directement dans les activités ayant visé à faire venir sur le territoire ukrainien des systèmes antiaériens BUK dont un a abattu l'avion», a expliqué un responsable de l'équipe internationale conduite par les Pays-Bas lors d'une conférence. Les enquêteurs ont précisé espérer retrouver les coupables.

Ces nouvelles accusations ont été rapidement battues en brèche par le ministère russe des Affaires étrangères qui a regretté une volonté de «discréditer» la Russie.


La Malaisie dénonce une enquête politiquement motivée visant à accabler la Russie

Moscou n'est pas seule à juger l'enquête peu impartiale. «Nous sommes très mécontents parce que depuis le tout début, [le crash du vol MH17] est devenu une question politique, sur comment accuser la Russie de méfaits. Même avant qu'ils n'examinent [l'affaire], ils parlaient déjà de la Russie» : cité par le journal Malaysia Mail, le Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, a en effet fait part de ses doutes le 20 juin dernier quant aux accusations visant les autorités russes. 

Pour le chef du gouvernement de Malaisie, il est «très difficile» pour les autorités de son pays de prendre pour argent comptant les accusations des enquêteurs internationaux, qui affirment que l'avion a été abattu par les rebelles de l'est de l'Ukraine avec l'aide de la Russie. «Nous voulons la preuve de la culpabilité [de la Russie]. Mais pour l'instant, il n'y a aucune preuve, seulement des rumeurs», a-t-il en outre affirmé.

Une voix discordante qui semble témoigner, cinq ans après le drame, de la difficulté des experts internationaux à mener une enquête indépendante.

RT

mercredi 17 juillet 2019

Une russophobie reflet de sa propre image


La nouvelle est tombée sur les prompteurs des agences de presse ce lundi 15 juillet : la police italienne a démantelé un réseau néo-nazi et saisi à l'occasion un important stock d'armes militaires. Anecdote policière de plus en plus fréquente malheureusement dans la dérive de notre monde post-moderne.

Ce qui est édifiant en revanche c'est le traitement médiatique qui tente de faire de ce fait divers italien un événement politique inteernational. En effet, et avant même que l'enquête n'est donnée ses conclusions, les médias mainstream occidentaux se sont précipités sur ce coup de filet de la police italienne pour dénoncer des individus "«d'idéologie extrémiste» ayant combattu au côté de rebelles prorusses contre les troupes ukrainiennes dans le Donbass" (Le Figaro). Et cette affirmation d'être répétée en cascade par toutes les "chiens de garde" du système (BFM TV, L'Obs, 20 Minutes, Le Point  RFI etc.), ceux qui se torchent le cul avec la déontologie journalistique (vérifier l'information, ne pas diffamer, etre indépendant etc...) dès qu'il s'agit d'accuser la Russie et ses alliés mais qui poussent des cris d'orfraie lorsqu'on dénonce en retour les mensonges de leur système, allant même jusqu'à initier cette ridicule loi "antifake news"... ce qui, venant de leur part relève d'une inversion accusatoire hallucinante et suicidaire.


Il faut bien sûr mettre le détournement médiatique de ce fait divers en perspective :
  • de cette propagande occidentale complétement possédée par une russophobie psychotique aussi délirante que débile eexcitant des "journalopes" repoussant toujours plus loin les limitres de la malhonnéteté intellectuelle, à se jetter comme des clébards enragés sur toutes les occasions de diffamer la Russie et ses alliés.
  • du calendrier de l'anniversaire de la tragédie du crash du MH17, abattu au dessus de Donbass il y a 5 ans et dont les occidentaux veulent faire porter le chapeau aux pro-russes et à la Russie bien sûr, accusation alimentée pour les non initiés par  la saisie d'un missile air-air Matra (de fabrication française).

Dans la réalité des pedigrees, cette accusation m'a laissé sceptique, car les nationalistes radicaux européens qui sont venus combattre du côté des séparatistes du Donbass sont une infime minorité qui relève du même niveau anecdotique que les russes venus se battre dans les rangs de l'armée ukrainienne.

En revanche, les néo-nazis européens venus gonfler les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens sont nombreux et en 2015 on compte par exemple une cinquantaine de français présents dans le bataillon néo-nazi Azov déployé dans le secteur de Marioupol (pour comparaison seulement 1 français se déclarant "national-socialiste" est venu s'échouer un temps dans la République Populaire de Donetsk, avant d'aller se faire aussi virer du Kurdistan irakien puis... de l'armée américaine). 

Il y aurait beaucoup à dire sur cette fracture de la mouvance nationaliste européenne provoquée par la crise ukrainienne et que la guerre du Donbass a exacerbé, avec d'un côté les "réactionnaires" nostalgiques des nationalismes ethnocentrés fascistes et nazis qui ont rejoint les marches aux flambeaux des bandéristes ukrainiens, et de l'autre côté les nationalistes conservateurs (non moins ethnocentrés pour certains) et qui en fantasmant sur la Russie poutinienne (telle que décrite d'ailleurs par la propagande russophobe), ont rejoint les rangs des séparatistes pro-russes.

Concernant les néo-nazis italiens, je sais que plusieurs spécimens ont rejoint également les bataillons spéciaux ukrainiens mais les trois que j'ai croisé dans le Donbass étaient plutôt issus de l'extrême gauche révolutionnaire que de la mouvance fasciste italienne. 

Si les liens de ce groupe néo-nazi italien avec la guerre du Donbass sont confirmés il ne peut s'agir que de leur implication dans les rangs des activistes radicaux ukrainiens, qui disposent aussi de réseaux de trafic d'armes en Europe de l'Ouest, contrairement à leur "homologues" pro-russes.



D'ailleurs, dès le lendemain de l'information, cette diffamation russpohobe, aussi grossiére que stupide s'effondre et on apprend que le réseau néo-nazi italien démantelé est en fait pro ukrops... oups ! 

Je me marre !



Même le média propagandiste mondialiste Euronews, évoquant l'hypothèse d'un attentat possible préparé contre le ministre italie de l'Intérieur Matteo Salvini, admet finalement dès le 16 juillet qu'il s'agit en fait "d'individus, adeptes d'une idéologie extrémiste, auraient combattu en Ukraine dans le Donbass contre des rebelles pro russe.

Evidemment cette vérité ne risque pas de faire le même buzz médiatique que l'annonce initiale chez les journalopes de France, qui devraient être sanctionnés pour cette "fake news" caractéristique et même présenter des excuses aux Républiques de Donetsk et Lugansk dont les milices ont été à nouveau diabolisées à l'extrême par cette double accusation mensongère de nazisme et terrorisme.

Ce nouveau coup d'épée dans l'eau de la propagande de guerre occidentale soutenant la guerre ukrainienne contre le Donbass ne fait que révéler, dans une inversion accusatoire flagrante, la vraie nature du totalitarisme de sa pensée unique et de son 4ème pouvoir qui est devenu à la fois son bouclier par la censure et son glaive par la diffamation.

Erwan Castel
   

vendredi 19 avril 2019

Les pestiférés de la bien pensance


J'apprends récemment qu'il est question que madame Hélène Richard Favre, une personne active dans les réseaux de réinformation et observatrice pertinente de la crise ukrainienne et guerre dans le Donbass, après soit disant faire partie des "réseaux du Kremlin", qu'elle fréquente aujourd'hui des "mercenaires" (qui travaillent pour les mêmes réseaux bien sûr) opérant dans le Donbass aux côtés des séparatistes pro-russes et parmi lesquels se trouvent des volontaires français servant dans des forces républicaines de Donetsk, dont votre serviteur.

Cette remarque a été faite par l'avocat d'une certaine Cécile Vaissié auteure d'une étude intitulée "Les Réseaux du Kremlin en France" (Les Petits Matins, 2016), et dont on peut trouver sur le site d'Olivier Berruyer, ici, de nombreux extraits permettant au premier venu de mesurer le niveau du fantasme délirant qui a maquillé en étude ce qui n'est qu'un réquisitoire partial dont la conclusion précède le travail et impose un simplisme manichéen "apeurant" émaillé d'un ensemble de diffamations sorties d'une propagande de guerre occidentale grossière et mensongère.

De fait les diffamations portent atteinte à la probité de 6 analystes indépendants (Djordje Kuzmanovic et de son épouse, Véra Nikolski, haut fonctionnaire, les blogueurs Olivier Berruyer, Hélène Richard-Favre et Pierre Lamblé, et l’enseignant Gueorgui Chepelev) ont provoqué de leur part une plainte argumentée à l'encontre de Cécile Vaissié pour diffamation auprès de la 17ème chambre correctionnelle. Et c'est au cours de ce procès que la défense des Tartuffe et Torquemada qui voient la "main de Moscou" partout où leur pensée unique n'est pas respectée, que Hélène Richard Favre a été accusée de "fréquenter des mercenaires" !

Si la liberté d'expression doit être un principe souverain dans une société qui se prétend civilisée, elle ne peut en revanche déresponsabiliser ceux qui en profitent pour profèrer des accusations calomnieuses portant atteinte à l'honneur et à l'éthique de personnes nommées. Et je pense, sans me vanter, pouvoir jauger cette lâcheté et malhonneteté intellectuelle qui sied aux pervers en manque d'arguments, étant accusé depuis le Donbass d'être un agent de Poutine ou des services français, un fasciste ou un stalinien, un voleur, un déserteur, un tueur de serbes, un terroriste etc. (j'en passe et des meilleures) par les débiles pro Kiev comme ceux du réseau B.Grua ou les non moins débiles pro Donbass comme ceux du réseau C.Néant par exemple.

Donc ici l'avocat de Cécile Vaissié, que j'invite à venir me rencontrer dans le Donbass entre autres témoins, acteurs et victimes du conflit, prétend que les volontaires venus dans le Donbass seraient des  "mercenaires". 

Un affirmation qu'il faut examiner ici de plus près :

Mézigue sur le front de Yasinovataya... terroriste, mercenaire ou tout simplement volontaire ? - Photo Guillaume Chauvin, mars 2019

"Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, "spécialement recruté dans le pays ou à l'étranger" et qui "prend une part directe aux hostilités". Ce combattant doit également avoir un "avantage personnel" à participer à ce conflit, qui doit prendre la forme d'une rémunération "nettement supérieure à celle de ses homologues de l'armée régulière"


Examinons donc ce texte du Comité internationale de la Croix Rouge qui malgré sa couleur n'est pas me semble t-il l'émanation d'une doxa soviétique ayant survécu à l'effondrement de l'URSS ! :

Article 47 [ le lien ici ] - Mercenaires

1. Un mercenaire n'a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre.
  • Ce point est peut-être le plus intéeressant car il expliqu pourquoi les volontaires étrangers dans le Donbass sont souvent qualifiés par la partie ukrainienne (qui n'a pas obtenu pour les républiques la qualification de "terroristes" par l'ONU ) de "mercenaires". En effet les conséquennces juridiques lié au statut de "mercenaires" restreignant considérablement les droits des intéressés, Kiev cherche ainsi à les palcer hors du cadre des accords de Minsk qui prévoit une amnistie et pas seulemant pour la poignée d'occidentaux venus dans le Donbass mais aussi pour les russes, les serbes, les ossètes, les abkhazes etc et qui sont pléthore depuis 2014.

2. Le terme «mercenaire» s'entend de toute personne :

a) qui est spécialement recrutée dans le pays ou à l'étranger pour combattre dans un conflit armé ;
  • Ici il n'y a aucun "réseau de recrutement" organisé recrutant et accompagnant les volontaires venant combattre dans le Donbass. Au contraire il s'avère que pour les occidentaux, c'est plutôt "la croix et la bannière" pour arriver jusqu'à Donetsk et ensuite trouver un bataillon. et seules des cooptations individuelles et des infos directes et personnelles permettent aux intéressés de faire le trajet jusqu'à Donetsk et Lugansk, et à leurs frais. Ceci expliquant entre autres les faibles effectifs observés des occidentaux ainsi que les très nombreux cas de refoulement à la frontière russe pour ceux qui n'ont ni visa double entrée ni contact sur place.

b) qui en fait prend une part directe aux hostilités ;
  • Sur ce point de la participation aux hostilités, d'accord, en notant toutefois que la dimension médiatique des volontaires occidentaux a souvent incité dans les premiers temps de la guerre les autorité locales à ne pas exposer trop dangereusement ces étrangers particuliers pour éviter l'exploitation diplomatico-juridique qu'aurait immanquablement provoqué leur mort au combat (voir l'exemple des djihadistes étrangers tués ou capturés en Syrie par exemple)

c) qui prend part aux hostilités essentiellement en vue d'obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une Partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle nettement supérieure à celle qui est promise ou payée à des combattants ayant un rang et une fonction analogues dans les forces armées de cette Partie ;
  • Après être arrivé à Donetsk au début de l'année 2015, je me suis engagé dans la milice républicaine, sans intégration administrative et sans salaire, en tant que volontaire. Puis ce fut à partir de mars 2015 au sein du 4ème bataillon de la "Garde Républicaine" où, avec d'autres français après avoir servi bénévolement plusieurs mois nous avons perçu notre première solde de 2000 hryvnias (un peu plus de 50 euros). Au fil des mois et des mutations mon salaire mensuel a augmenté jusqu'à la barre actuelle des 15000 roubles (200 euros), ce qui correspond sans aucune prime spéciale au même salaire en vigueur dans l'armée républicaine. Personnellement je n'appelle cela (pour l'avoir vécu dans le passé) une rénumération de "mercenaire".

d) qui n'est ni ressortissant d'une Partie au conflit, ni résident du territoire contrôlé par une Partie au conflit ;
  • Sur ce point particulier, je dirai oui et non, car si les volontaires occidentaux arrivent effectivement dans le Donbass en tant que ressortissants étrangers, en revanche (pour ceux qui ne sont pas venus y faire des safaris-selfies) une normalisation administrative est engagée pour ceux qui s'intégrent et s'inscrivent dans la durée : livret militaire, certificat de résidence et passeport national. Le volontaire devient alors un citoyen à part entière de la République où il vit et travaille.

e) qui n'est pas membre des forces armées d'une Partie au conflit ;
  • Les volontaires étrangers dans le Donbass sont intégrés et dispersés individuellement dans les unités régulières du Corps de la milice ou du Ministère de l'Intérieur des républiques de Donetsk et Lugansk. Il n'y a pas dans le Donbass indépendant des Sociétés Militaires Privées style "Blackwater" comme il en existe du côté de Kiev, où d'unités spécialisées dans l'accueil des volontaires étrangers comme les bataillons spéciaux autonomes ukrainiens, par exemple.

f) qui n'a pas été envoyée par un Etat autre qu'une Partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit Etat.
  • Non le volontariat dans le Donbass est une décision individuelle personnelle qui ne correspond aucunement à une politique étatique et pour parler de la Russie qui est accusée d'organiser ce "mercenariat" dans le Donbass, il suffirt de regarder pour s'en convaincre le nombre de faits de justice où les tribunaux russes renvoient en Ukraine des anciens miliciens en situation irrégulière (ce que je trouve scandaleux eu égard aux risques mortels qui les attendent dans les prisons ukrainiennes) . Et pour ne parler que des volontaires français étant venus dans le Donbass, parmi ceux qui sont repartis en France via la Russie après expiration de leur visa d'entrée initial, ils ont écopé après leurs interpellations d'une amende, d'une expulsion juridique, d'une interdiction de territoire de 5 ans et même pour certains d'une peine d'emprisonnement à Rostov de plusieurs mois. On ne peut pas vraiment pas parler ici de réseau du Kremlin en soutien aux défenseurs du Donbass ! (depuis une procédure a été organisée aux ministères des affaires étrangères de Donetsk et Lugansk pour demander sur place un visa de transit auprès des services consulaires de Rostov)

Donc, pour en revenir à Cécile Vaissié et aux délires russophobes et hystériques de la meute des pro-ukrops psychotiques à laquelle elle appartient, voilà encore un bel exemple de cette propagande occidentale qui en prenant ses auditeurs et lecteurs pour des cons prétend faire passer les mensonges de sa vision partiale et manichéenne, pour des vérités absolues et des arguments juridiques souverains.

Et le plus cocasse dans cette histoire c'est que, comme le rappelle Hélène Richard Favre qui est attaquée, c'est à Genève que se trouve une des résidences du milliardaire ukrainien Igor Kolomoisky qui en 2014 finança la création, l'équipement et l'entretien de bataillons spéciaux nationalistes autonomes attirant avec des salaires attractifs, des idéologies extrèmistes et des réseaux de recrutement dans plusieurs pays d'Europe, dont la France, des volontaires étrangers qui vont par la suite s'illustrer dans des crimes de guerre (que condamnent même les tribunaux de Kiev comme pour le bataillon Tornado par exemple), des menaces de coup d'Etat etc...

Pour le coup si cela n'est pas du mercenariat, alors c'est du terrorisme tout simplement !

Et merde!, j'avais oublié que depuis le Maïdan, Kiev appartient au royaume immaculé de cette bien pensance occidentale et droitdelhommiste pour laquelle égorger en Syrie ou bombarder dans le Donbass des civils désarmés ne peut en aucun cas être considérer comme un acte criminel et encore moins terroriste, les méchants aux yeux de l'opinion autoproclamée internationale, ce sont les volontaires qui défendent les familles bombardées de Donetsk et Lugansk tel que définis dans le script hollywoodien écrit par la ploutocratie mondialiste.

Mais "un jour viendra où les traitres paieront".

Erwan Castel

Voici 2 articles sur le sujet signés Hélène Richard Favre :

Source de l'article : Voix



En ce vendredi saint...

Hélène Richard Favre


En ce vendredi saint, qu’il est triste de lire ce qu’écrit Erwan Castel depuis le Donbass! Autant reste-t-on affecté par les flammes qui ont dévoré Notre-Dame, autant pleure-t-on depuis bien trop longtemps la guerre fratricide qui déchire l’Ukraine.

Lors des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris, les 14 et 15 mars derniers et desquelles il a été rendu compte ici dans plusieurs sujets, l’avocat de la partie adverse m’a vue entretenir une relation avec un mercenaire (voir le deuxième article ci après). Et cela, du seul fait que j’avais targué son nom sous une de mes publications partagées sur Facebook.

Je ne connais personnellement ni ce « mercenaire » avec lequel j’entretiendrais une relation, pas davantage Erwan Castel que j’ai plusieurs fois cité ici. Je tiens, par contre et il est vrai, à partager ce dont ils rendent compte depuis le Donbass où ils se sont engagés comme volontaires.

Pourquoi?

Tout simplement pour apporter un autre point de vue sur cette guerre qui, jamais, n’aurait dû commencer tant elle est meurtrière pour les Ukrainiens comme pour les Russes qu’elle divise au coeur même des unions que les uns et les autres ont contractées de longue date.

Cependant, tout cela n’intéresse pas les fins stratèges qui ne voient, de responsable à cette tragédie, que « la Russie de Poutine ». Pour vous montrer en quoi elle le serait, je vous suggère de lire cet article d’Errant Castel et vous en aurez la confirmation.

Pendant ce temps-là, nous autres Genevois et Suisses, méditions aussi à qui nous accordons nos statuts de résidents fiscaux. Et interrogeons-nous tout autant sur qui est proche de qui, comment et avec quelles conséquences sur la vie d’autant de femmes, d’hommes et d’enfants, ce sera tout cela d’épargné pour de potentielles et prochaines victimes que compte déjà cette guerre!


Complicité des uns, complicités des autres

Hélène Richard Favre



Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.

Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.

Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».

Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.

Je tague, donc je fréquente.

Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 

Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.

La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».

Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.

Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées."

Hélène Richard Favre


"Française par sa mère, Suissesse par son père, Hélène Richard-Favre vit à Genève. Licenciée ès lettres, elle a étudié les langues et littératures russe, allemande et française avant de se spécialiser en linguistique pour se consacrer à la recherche.
Tout en menant des travaux en épistémologie et en histoire de la linguistique, elle a enseigné le français à la faculté des Sciences politiques de l’université de Turin, puis au collège, à l’école d’Ingénieurs et au Service des classes d’accueil et de réinsertion de Genève.
Depuis 2004, Hélène Richard-Favre ne se consacre plus qu’à l’écriture et intervient sur différents sites et revues en ligne. Elle tient son propre blog sur le site de La Tribune de Genève : http://voix.blog.tdg.ch"