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samedi 29 octobre 2022

L'OTAN en guerre contre la Russie

 


L'évènement militaire de ce 29 octobre 2022 est une nouvelle série d'attaques ukrano-atlantistes réalisées contre la base navale de Sébastopol en Crimée.

Je ne reviendrai pas ici sur la stratégie exponentielle d'équipement des pays occidentaux au profit des forces armées ukrainiennes mais bien ici sur la stratégie d'engagement des forces de l'OTAN sur le théâtre d'opérations russo-ukrainien et qui vient de franchir ce 29 octobre 2022 un nouveau cap avec une série d'attaques contre la base de la flotte russe de la Mer Noire, à Sébastopol.

Cette nuit une vague de drones aériens (entre 12 ou 16 selon les sources) a attaqué sans succès la base de la flotte de la Mer Noire, abattus par la défense antiaérienne de Sébastopol. 
L'artillerie antiaérienne de Sébastopol en action

Plus tard, aux premières heures matinales, une seconde attaque a été lancée cette fois avec des drones marins dont certains ont réussi à traverser la défense russe pour toucher 2 bâtiments de surface : la frégate lance missiles de classe 11356R "Amiral Makarov, qui a été endommagée ainsi que le dragueur de mines "Ivan Golubets" qui escortait les exportations céréalières quittant Odessa. En outre une digue du port a été également touchée dans la baie voisine de Yuzhnaya.

Il s'avère dès à présent que cette attaque contre la base navale russe de Sébastopol a été non seulement faite avec l'assistance d'un soutien aérien électronique de l'OTAN, mais également avec des drones d'attaque marins britanniques très vraisemblablement pilotés à distance par des spécialistes de sa majesté le roi de la perfide Albion.

Attaque des drones marins britanniques 

Alors que les propagandistes pro-russes racontaient comme à leur habitude ridiculement contre productive que tous les drones avaient été abattus ou pire que les fumées qui s'élevaient sur la côte étaient celles de pneus  brulés pour un exercice des mobilisés, les propagandistes ukro-atlantistes tentaient de nous faire croire que la flotte de la Mer Noire n'existait plus pour apporter plus de crédit à une victoire médiatique certaine.

Ce qui est sûr, c'est que l'OTAN est ici l'acteur principal des attaques, tout comme lors de celle contre le croiseur Moskva le 13 avril dernier et qui devait provoquer son naufrage. 

1 / L'assistance aérienne électronique 

Les aéronefs de renseignement de l'OTAN reniflent le conflit depuis 2015, des drones d'observation stratégiques ou avions de guerre électronique, de plus en plus fréquents et en plus grand nombre, jusqu'à assurer une permanence quotidienne le long des frontières russes et de la ligne du front du Donbass pendant 8 ans. Le Pentagone a reconnu plusieurs fois que les informations collectées par ses ressources aériennes mais aussi satellitaires été transmises à l'Etat-Major ukrainien lorsqu'elles le concernaient.

Depuis février les aéronefs de l'OTAN qui, au dessus de l'Ukraine, ont passé le relais à une constellation de satellites militaires et privés, se sont repliés dans l'espace international de la Mer Noire ou ceux de pays de l'OTAN (Pologne, Roumanie, pays baltes etc)

Ainsi, au même moment que se déroulaient les attaques contre Sébastopol des aéronefs de l'OTAN étaient en mission dans le même secteur !


2 / L'armement spécialisé de l'OTAN

Concernant les drones marins qui ont atteint leurs cibles, ce ne sont pas des armes ukrainiennes comme l'étaient par exemple les missiles anti-navires "Neptune" qui ont frappé le "Moskva" en avril, mais des drones "high tech" de la Royal Navy.


A priori le type de drone utilisé est un modèle de drone "ultra" perfectionné de conception britannique et il 
est hautement improbable que le service et l'usage parfaitement maitrisés soient assuré par des opérateurs ukrainiens mais bien par des spécialistes de l'OTAN.

Comme pour les drones aériens, plusieurs drones marins semblent avoir été lancés vers leurs cibles certainement pour obtenir plus d'effet destructeur mais aussi saturer les systèmes de défense russe et réussir pour quelques uns d'entre eux à traverser leurs boucliers. 

Ici un drone marin britannique qui a été détruit
par un hélicoptère MI 8 des gardes côtes russes 

De la co-belligérance à la belligérance 

Non loin de la Crimée se trouve la base d'Ochakov (dans l'embouchure du Boug Méridional à l'Ouest de Kherson) qui abrite le "73ème centre des opérations spéciales maritimes", qui avant février était encadré par environ 300 membres des SBS et SAS britanniques, officiellement "instructeurs". Cette base officieuse de l'OTAN a ouvert en 2017 et je doute fort que tous les SBS soient partis en février !

En réaction à cette nouvelle attaque contre Sébastopol, la Russie a décidé de suspendre sa participation à "l'accord sur les céréales" et a interpeller l'ONU au sujet de cette attaque d'aujourd'hui et celle contre les North Stream I et II de la Baltique qui portent sans conteste la signature de l'OTAN dans leur exécution et constituent donc de facto un "casus belli" contre la Russie.

L'OTAN participe directement depuis avril à des attaques "ukrainiennes" contre les ressources et les forces russes, avec une probabilité croissante devenue aujourd'hui certitude. Quelle sera la réponse de la Russie sachant qu'elle a été déjà promise en cas de ce type de scénario. 

Moscou se doit de réagir vite et fort car sinon les discours forts du Kremlin sur la défense forte du sanctuaire national se dégonfleront comme des ballons de baudruche invitant les ukro-atlantistes à pousser toujours plus loin dans l'inadmissible leurs attaques provocatrices. 

Le temps des "opérations spéciales" est bel est bien terminé, celui de la guerre doit commencer !

Erwan Castel

mercredi 9 février 2022

SITREP du 9 février 2022

Obusier automoteur ukrainien de 152mm 2S3

Sur le front du Donbass, même si les bombardements lourds se sont arrêtés, la tension reste très élevée surtout dans le contexte de l'exacerbation des tensions internationales poussant Kiev a opter pour une sortie militaire de l'impasse dans laquelle elle s'est enfermée depuis 8 années avec son idéologie ethnocentrée russophobe et son étatisme policier centralisé aux relents de résurgence fasciste.

Chaque jour des tirs sont réalisés contre les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk, accompagnés de vols de drones de reconnaissance, et d'opérations de guerre psychologique tel que des alertes à la bombe, des diffusions de fausses vidéos diffamatoires etc... sans compter la guerre de l'information qui, depuis plusieurs semaines se déchaine dans un crescendo de fantasmes occidentaux de plus en plus délirants ("invasion russe", "false flag russe" etc...)

Les forces ukrainiennes continuent de pousser les unités d'assaut vers la 1ère ligne de front comme par exemple à Avdeevka en face du front de Yasinovataya où récemment une équipe de la BBC a surpris des unités blindées ukrainiennes au milieu de zones résidentielles utilisées comme bouclier humain.

L'armée ukrainienne poursuit aussi le déploiement de son artillerie lourde en direction de Donetsk. ainsi 12 unités d'obusiers automoteurs de 152 mm ukrainiens 2S3 "Acacia" ont été enregistrées le 5 février 2022 près du village de Khlebodarovka, sur le front Sud entre Donetsk et Mariupol - secteur de Telmanovo - (rapport de l'OSCE du 8 février).

Et d'aucuns de nous faire croire que ce sont les seuls 125 000 soldats russes qui menacent d'envahir toute l'Ukraine alors que c'est au contraire cette dernière qui, en concentrant 150 000 hommes sur 480 km de front, menace plus que jamais d'une offensive les républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Sur les fronts de Donetsk et Lugansk des drones ukrainiens tentent quotidiennement des incursions au dessus des territoires républicains et certains sont abattus par leurs forces de défense:

Sur le secteur du village de Popasnoe, sur le front de Lugansk, un drone ukrainien 
"Leleka 100" a été abattu par le 6e régiment de cosaques. Selon les informations recueillies sur sa carte mémoire il était prévu soutenir des frappes d'artillerie.

Ici un autre drone ukrainien, cette fois abattu sur le front de Donetsk
et que les ukrops avaient identifié avec des croix allemandes du Reich

Du coté de la guerre psychologique et vraisemblablement dans le cadre du programme "Crushing Sword" mené par le 74ème Centre d'information et d'opérations psychologique (IPSO), les forces ukrainiennes ont commencé comme prévu à diffuser sur le Net des vidéos scénarisées accusant les pro-russes de provoquer les forces ukrainiennes et même de commettre des crimes de guerre.

Sur cette vidéo piratée par des hackers pro-russes
on peut voir un exemple de scénarisation d'une
vidéo fake cherchant à accuser les pro-russes de
tuer des civils sur le front du Donbass :
1:  Trois hommes (dont 1 en civil) préparent la scène
2 : le "civil" revient et explose un artifice de cinéma
3 : Après quelques secondes, le mort se relève... 
il ne reste plus qu'à faire montage et commentaire.

Sur les réseaux, une association ukrainienne "Freikor" a appelé la population à donner son sang "pour ceux qui en ont versé" et augmenter les stocks de sang des centres médicaux du front du Donbass en prévision des "intenses combats prochains".

"Freikor" ?... une occasion de faire une plongée dans le caniveau néo-nazi ukrainien 
avec cette jeune organisation paramilitaire de la nébuleuse bandériste, née à Kharkov 
en mars 2018 et logée au 18A rue Rymarska, bâtiment Prosvita, en colocation avec 
une demi douzaine d'autres organisations fachistes. "Freikor" s'est spécialisé dans
les actions concrètes et violentes : pogroms homophobes, antisémites, russophobes
islamophobes... et de par son statut d'association de "vétérans du Donbass" bénéficie 
d'une intouchabilité politique et juridique tandis qu'augmente leur militarisation.

Du côté de l'OTAN

2000 tonnes minimum: c'est le volume  des aides militaires de l'OTAN déversées sur les tarmaks ukrainiens depuis seulement 3 semaines, et auxquelles il faut rajouter les convois ferroviaires et routiers en provenance de Pologne, des pays baltes...


Et ça continue !

Un immense dichotomie apparaît alors et encore entre les discours hypocrites, populistes et narcissiques d'un Macron prenant ses fantasmes pour une réalité et la réalité des faits qui démontrent que, plus il est question de désescalade dans les conférences de presse occidentales, plus l'OTAN encourage à la guerre sur les tarmacs ukrainiens.

Rien que pour cette journée du 9 février 2022, pas moins de 
3 avions cargos sont venus livrer des aides militaires de l'OTAN
aux forces armées ukrainiennes : 1 C17 britannique n°ZZ172, 1
 Boeing 747-446 étasunien vol de la Compagnie National Airlines 
et 1 autre Boeing 747-4B5F étasunien vol de la Kalitta Airlines.
MATIN...
MIDI...
ET SOIR...

Une promesse qui n'est pas encore réalisée: l'ambassadeur d'Ukraine a annoncé la fourniture de missiles par Londres pour combattre la marine russe. L'Ukraine recevra des missiles du Royaume-Uni pour contrer la marine russe dans les mers Noire et d'Azov, a déclaré l'ambassadeur d'Ukraine au Royaume-Uni, l'ancien ministre des Affaires étrangères Vadim Prystaiko dans une interview à la radio Novoe Vremya. "Pour la première fois, nos forces armées, en particulier la marine, recevront de vraies armes, des missiles, qui nous permettront enfin d'opposer quelque chose aux Russes en mer Noire et en mer d'Azov", a-t-il déclaré.

Parallèlement à ces aides logistiques au régime de Kiev, les forces de l'OTAN, étasuniens en tête renforcent leur présence sur le flanc occidental de la Russie...

Un convoi ferroviaire de l'armée étasunienne traverse la ville polonaise 
d'Inowroclaw en direction des frontières orientales. Washington a décidé 
d'envoyer 1 700 soldats de la 82e division aéroportée en Pologne, en cours 
de déploiement, pour "renforcer le flanc est de l'OTAN".
Les 2 C17 étasuniens qui ont continué ce 9 février à
déployer des unités de la 82ème Division aéroportée 

Du côté de Londres 350 premiers soldats parmi le contingent des forces Spéciales annoncé sont déjà arrivées en Pologne. Il s'agit de commandos Marines du 45ème Commando Regiment, transférés de Norvège, où ils participaient à des exercices.

 

Et toujours les vautours au dessus du Donbass

Les ressources stratégiques du renseignement de l'OTAN continuent plus que jamais leurs missions de reconnaissance sur la ligne de front du Donbass et les frontières russes avoisinantes :

Le 8 février 2022,  un avion de reconnaissance électronique de la Royal Air Force, 
Boeing RC-135W Airseeker R.1, numéro ZZ665, indicatif "RRR7211" décollant de 
la base aérienne de Waddington est venu en observation au dessus de la Mer Noire.

Le 8 février, un autre Boeing RC-135V "Rivet Joint", cette fois de l'US Air Force, 
numéro 63-9792, indicatif  "HOMER31" décollant de la base de Souda en Crète, 
a réalisé un autre vol de reconnaissance le long de la côte russe de la mer Noire.

Le 9 février 2022, ce sont 3 avions de reconnaissance de l'US Air Force qui ont 
travaillé simultanément le long de la ligne de front du Donbass et dans la région 
de la mer Noire: le Boeing E-8C "Joint STARS", numéro 95-0121, le  Boeing RC-135V 
"Rivet Joint" numéro 63- 9792, et le Boieng  RC-135W "Rivet Joint" numéro 62-4134.

 A noter également le 8 février 2022, un vol débarquant à Kiev un groupe 
d'officiers d'Etat Major espagnols en provenance de Madrid.


Du côté de la Russie 

Dans le cadre de ses exercices interalliés avec Minsk , Moscou continue de déploiement de forces sur sa frontière occidentale Sud 

Ici un immense convoi ferroviaire d'obusiers automoteurs  de 152mm MSTA-S, 
de MT-LB, BREM, 1V13, 1V14 et PRP-4 se dirigeant vers la frontière avec l'Ukraine.

Le 7 février 2022 d'autres trains militaires russes avec des obusiers 
automoteurs de 152mm 2S19 Msta-S arrivent à Korenevo, dans la région 
de Koursk, à environ 20 km de la frontière avec l'Ukraine

Les 8 et 9 février, se dirigeant vers la Mer Noire, un groupe naval de la marine russe 
a passé le Bosphore et les Dardanelles. Les grands navires de débarquement (BDK) 
 "Minsk" et "Kaliningrad"  "Pyotr Morgunov", "George le Victorieux" ,"Olenegorsky
miner" et "Korolev" doivent participer à des exercices navals en Mer Noire.

Ici le grand navire de débarquement "Minsk" (127) à la traversée du détroit du Bosphore

A suivre

Erwan Castel


lundi 31 janvier 2022

Porochenko, un joker ukrainien pour Biden ?

Depuis 2014, la Maison Blanche et les chiens de garde occidentaux nous saoulent avec leur fantasme récurent d'une "invasion russe de l'Ukraine", dans un délire exponentiel qui a atteint en ce mois de janvier un paroxysme hystérique jamais vu depuis la première guerre froide.

Alors que la réalité identitaire russe de la Crimée (qui ne fut ukrainienne que 23 ans) où des forces russes y sont présentes depuis le XVIIIe siècle s'impose enfin progressivement aux consciences, que l'OSCE, les instituts stratégiques internationaux, les reporters venus dans le Donbas admettent (souvent à contre coeur) qu'il n'y a pas de troupes russes (pas plus que de groupes Wagner d'ailleurs) qui y sont déployées, une invasion bien réelle par contre a commencé dans les pays de l'Est, et même en Ukraine : celle des troupes anglo-étasuniennes sous couvert de l'OTAN !

Depuis le début de l'année les ukro-atlantistes exacerbent un "Russian bashing" infernal dont les principaux objectifs concernent en réalité beaucoup plus les occidentaux que les russes :

  • Conditionner leurs populations, par diabolisation, au fantasme de la menace russe,
  • Insinuer une peur animale en Ukraine pour exciter les provocations anti-russes,
  • Préparer l'opinion à payer le prix de nouvelles sanctions économiques anti-russes,
  • Engager une déconnection totale des rapports économiques entre Europe et Russie,
  • Déplacer les importations énergétiques de l'UE dans le marché contrôlé par Washington,
  • Accélérer la militarisation de l'Europe de l'Est, officielle (OTAN) et officieuse (alliés).
  • Etc.
Pour résumer, la diabolisation de la Fédération de Russie contre laquelle aucun pays de l'OTAN ne veut faire la guerre ne sert qu'à accélérer et finaliser la vassalisation politique, économique et militaire des européens au marché mondial étasunien par une occupation physique de leurs territoires par le complexe militaro-industriel de la ploutocratie mondialiste.
Et le coup d'Etat du Maïdan, s'il n'a pas permis à l'OTAN de faire tomber la base stratégique de Sébastopol a cependant permis, notamment via le conflit du Donbass entretenu dans la durée par ses auxiliaires ukrainiens, de réactiver le confinement idéologique, militaire et économique de la Russie.

Cependant apparaissent aujourd'hui plusieurs "grains de sable" dans cette stratégie occidentale anti-russe:
  • Des pays de l'UE, tel que l'Allemagne sont rétifs à voir leurs approvisionnements énergétiques dépendant en grande partie du gaz russe très compétitif impactés par des sanctions économiques étasuniennes,
  • Des membres de l'OTAN, tel que la Croatie refusent dans cette crise ukrainiennes que leurs soldats participent à un déploiement réactif le long des frontières russes, et d'autres comme les Pays Bas et l'Allemagne refusent de livrer des armes à Kiev, 
  • Mais le plus intéressant, est certainement l'attitude du président ukrainien qui affiche ouvertement, sur la base des ses services de renseignement, un refus de participer à l'hystérie collective concernant cette prétendue "invasion russe imminente":

Porochenko, un joker ukrainien pour Biden ?

Quelque chose d'intéressant est en train de se passer à Kiev : 

Tout d'abord, imaginez un chien de chasse (Zelensky), nourri et dressé pour la chasse à l'ours russe mais qui voit, au moment de l'hallali du veneur (Biden), le reste de la meute (l'OTAN) rester loin derrière lui tout en lui adressant des jappements d'encouragement et donnant à ses petites quenottes quelques croquettes avant que d'aller se sacrifier sur l'autel des sanctions économiques mondialistes anti-russes... Et du coup, le toutou de Kiev, même s'il continue à aboyer contre le Donbass et la Crimée hésite à se frotter réellement à lours russe... et on peut le comprendre !

Dans ses derniers entretiens téléphoniques avec son maître de Washington, Zelensky, ce clown du show bizz devenu gouverneur de la colonie étasunienne "Ukraine", a même osé demander au vieux Biden de modérer ces propos lorsque  lui prédisait pour le mois de février (après les mois de janvier, décembre, novembre etc...) la mise à sac de Kiev par les hordes russes.

Dans la foulée un responsable de l'administration étasunienne "spécialiste dans les affaires russes" a déclaré aux médias : 

  • "Les responsables occidentaux ont été alarmés par le scepticisme public et la distraction de Zelensky et de son équipe. "Il y a une scission entre ses conseillers administratifs et ce qu'il peut entendre de ses services militaires et de renseignement. Je pense que Zelensky et son équipe politique travaillent sur leur propre ensemble de priorités, et elles ne sont pas nécessairement les mêmes que les priorités du renseignement et de l'armée." 
Il semblerait donc bien qu'il y ait "de l'eau dans le gaz" ukrainien alors que la machinerie de Kiev devrait tourner à plein régime pour alimenter cette propagande de guerre étasunienne, et lorsque j'observe que dans le même temps on voit revenir en Ukraine sous les acclamations des nationalistes ukrainiens l'ex président Porochenko, organisateur de la guerre contre le Donbass, venir en découdre avec le pouvoir actuel dans une guerre des clans ou chacun accuse l'autre de trahison et de vendetta politique, je me demande si les 2 faits ne sont pas liés. Et ce correspondant de l'administration Biden de déclarer :

  • "La lutte a encore divisé la vie politique ukrainienne à un moment où l'unité est désespérément nécessaire, suscitant des questions de la part des alliés de l'OTAN pour savoir dans quelle mesure Zelensky soutiendrait l'Ukraine si la guerre éclatait. Le ton de Zelensky et de son équipe commence à changer pour devenir plus inquiétant" 

Porochenko qui est acculé dans une procédure judiciaire grave risquant de le dépouiller de son trésor de guerre, pourrait ainsi se présenter comme le joker de Biden qui, en cas de désobéissance de Zelensky, organiserait un nouveau changement de pouvoir à Kiev 8 ans après celui du Maïdan où il était déjà un commanditaire très actif en tant que vice président d'Obama (avec Nuland qui est revenue elle aussi dans son administration).

Et les idiots utiles du Maïdan, qui ont depuis remplacé leurs casseroles par des casques et leurs cocktails molotov par des fusils d'assaut sont toujours là plus déterminés que jamais à offrir leur service aux russophobes les plus bellicistes comme Porochenko, prêt à tout pour retrouver son trône, ses privilèges et sa fortune.

D'ailleurs, depuis quelques jours, en plus des brigades territoriales créées où les vétérans des bataillons spéciaux du Donbass ukrainiens majoritairement présents, les nationalistes radicaux du Corps National commandé par Bilietsky (le fondateur du bataillon néo-nazi "Azov") mènent des exercices militaires à Kiev.

Si Zelensky continue de tirer sur sa laisse dans la direction opposée à celle de son maître étasunien, il est probable que ce dernier le remplace tout simplement par un autre clébard plus docile et affamé, et Poro et en pole position, et il est d'ailleurs peut-être revenu en Ukraine d'abord pour cela plus que pour se jeter dans les griffes d'un tribunal.


Sur le front du Donbass

Les forces ukrainiennes continuent leurs pressions criminelles sur la ligne de front comme par exemple:

  • le 29 janvier à 9h30 à Signalnoe près de Yelenovka (25 km au Sud de Donetsk) où des mortiers ukrainiens ont visé une sous station électrique par un bombardement de 9 obus de 60mm tirés depuis les positions de Tramvhouk et dont 5 ont explosé à proximité immédiate du local, endommageant le transformateur de puissance n°1.

Je n'irai pas affirmer comme les communiqués propagandistes républicains que les mortiers de 60mm ukrainiens ici sont de fabrication occidentale car l'Ukraine s'est  également dotée d'une usine fabriquant ce type de mortier, mais il est certain que ce type de calibre de mortier est un indicateur de l'évolution des armes de Kiev vers des "normes OTAN" leur permettant de bénéficier des approvisionnements munitions des armées occidentales, comme ceux qui sont en cours actuellement (voir paragraphe suivant)

Mortier de 60 mm kba118 "Diapason", qui est utilisé dans les
forces armées ukrainiennes et produit à l'usine de Kiev Mayak
depuis 2016, d'un poids de 12.5 kg et portée de 1500 mètres. 
  • Le 29 janvier, le village de Novaya Balka, (60 km au Sud de Donetsk, secteur de Telmanovo) a essuyé également des tirs de mortier ukrainien cette fois avec 2 obus de 120mm tirés depuis les positions de Granitnoe.

Nouveaux renforts ukrainiens en approche


L'Etat major ukrainien avait annoncé il y a quelques jours l'arrivée de 11 000 hommes supplémentaires dans le dispositif de l' "Opération des Forces conjointes" déjà forte de 150 000 hommes environ déployés face aux républiques de Donetsk et Lugansk. Ces renforts ukrainiens ont été confirmés et notamment 3 brigades récemment reconstituées et formées:
  • la 72e brigade mécanisée, 
  • la 10e brigade d'assaut de montagne, 
  • la 80e brigade d'assaut aéroporté. 
Ces unités ukrainiennes, restaurées à 100 % de leurs effectifs et matériels ces dernières années, ont été formées et entrainées sur la base de Starichi, dans la région de Lvov par des instructeurs britanniques de la mission "Orbital" spécialistes dans les combats en zone urbaine, et opérant sous le couvert du soi-disant "centre international de maintien de la paix et de la sécurité". 

Le déploiement sur le front de ces nouvelles unités ukrainiennes, que d'aucuns considèrent comme parmi les plus opérationnelles, se déroulera du 03 au 10 février, conformément à la commande de convois ferroviaires réalisée par le Ministère de la Défense au Ministère des transport entre la région de Lvov et le Donbass.

Ailleurs, les forces armées ukrainiennes réalisent exercices qui sont autant des entrainements de combat que des provocations propagandistes en direction des forces russes de Crimée ou des milices séparatistes du Donbass comme par exemple: 

  • Sur le terrain d'entraînement de Yavoriv dans la région de Lvov (Ouest Ukraine) les premiers opérateurs ukrainiens des systèmes de missiles polyvalents NLAW récemment livrés (minimum 2000) par Londres ont commencé à réaliser des tirs réels sous la houlette de leurs instructeurs britanniques.  Au cours de la semaine dernière, 40 opérateurs ukrainiens ont ainsi été formés et certifiés par des officiers de l'OTAN avant de rejoindre leurs unités pour former à leur tour leurs camarades.  

Les tirs réels au NLAW ont été réalisés sur des structures
et cibles diverses à des distances de 300 à 600 mètres.

  • Dans la région de Kherson très près de la frontière avec la Crimée russe, des exercices tactiques spéciaux d'unités d'artillerie ukrainiennes équipées d'obusiers de 152mm "Msta-B" ont eu lieu, à grands renforts de propagande médiatique.



La véritable invasion de l'Europe de l'Est

Depuis le début des négociations Est-Ouest destinée officiellement à trouver le chemin d'une désescalade dans la région, les livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine non seulement ont continué mais se sont amplifiées, accélérées et diversifiées dans une frénésie provocatrice et désormais on peut sans exagérer parler de pont aérien logistique de l'OTAN vers les forces armées ukrainiennes.

Et dans ces aides multiples de l'OTAN, aux forces armées ukrainiennes, il faut relever la part de plus en plus importante du Royaume Uni, dont le 1er Ministre Boris Jonson a récemment réaffirmé son intention d'envoyer 600 parachutistes et forces spéciales en Ukraine.

Est ce que Washington aurait décidé de déléguer la gestion atlantiste du théâtre d'opérations ukrainien à son bouledogue britannique ? A suivre...


Pour la seule journée (pourtant fériée) du 30 janvier 2022:

 Un 5ème autre Boeing 747-412 (BCF) n° N729CA réalise un nouvelle livraison d'armes 
et munitions ( environ 80 tonnes) vers l'Ukraine depuis la base aérienne Davis-Monthan.

Tout en repliant ses soldats en Ukraine à l'Ouest du Dniepr, le Canada de Trudeau a 
envoyé un gros porteur avec du fret militaire à Lvov, dans l'Ouest de l'Ukraine  

Ce premier approvisionnement canadien d'armes et munitions de l'année a été réalisé avec un CC-177 Globemaster III de l'Aviation canadienne qui a effectué un vol vers Lvov avec escale à Glasgow compte tenu du fait que l'Allemagne ne l'a pas autorisé  à traverser son espace aérien, tout comme également les C17 britanniques.


Un 10ème avion de transport de la RAF britannique est également arrivé à Kiev 
depuis la base aérienne de Breeze Norton pour un nouveau fret militaire, cette fois, chargé dans un Airbus A400M ZM408 (peut-être pour pouvoir survoler l'Allemagne).

Nouveau venu dans ce ballet aérien militaire de l'OTAN, la Pologne a envoyé ce 
même jour, de Varsovie vers Kiev, un avion de transport militaire CASA C-295 013 
chargé d'armes et munitions

Du côté des ports étasuniens du Nouveau Mexique, le 30 janvier, au port de San 
Diego, le chargement de matériel militaire de l'US Army à bord du roulier (ro-ro) 
USNS "Bob Hope" de l'US Navy Sealift Command a commencé pour un départ
vers l'Europe où doivent arrivés 8500 soldats étasuniens supplémentaires.


Et bien sûr d' autres aéronefs de l'OTAN, spécialisés dans la reconnaissance électronique sont toujours en missions opérationnelles au profit des forces ukrainiennes au dessus de la ligne de front du Donbass et des régions frontalières russes, par exemple :

Le 30 janvier après midi, vol de reconnaissance d'un drone stratégique RQ-4 "Global Hawk" de l'US Air Force, id "FORTE12", au départ de la base aérienne d'Al Dhafra Air Base à Oman,et qui a observer le front et la région frontalière russe de Voronej.


Plus au Sud dans la région de la Mer Noire c'est un rassemblement d'aéronefs de reconnaissance que l'OTAN nous a offert en plus du drone "Global Hawk" mentionné ci dessus :
  • 1 Bombardier Challenger 650 "A.R.T.E.M.I.S", n° N488CR, id "BRIO68", de l'US Air Force, au décollage de l'aéroport de Constanta, 
  • 1 Boeing RC-135V "Rivet Joint", n°63-9792, id "HOMER71", de l'US Air Force décollant de la base aérienne de Souda, en Crête,
  • 1 Boeing P-8A Poseidon, de l'US Navy, au décollage de la base de la base de Sigonella en Sicile


A noter également l'arrivée en Angleterre, d'un avion Boeing WC-135W "Constant 
Phoenix" en provenance des USA. Cet avion est spécialisé dans la reconnaissance météorologique den appui des opérations militaires ainsi que dans la collecte de 
toutes sortes de particules radioactives et autres dans l'atmosphère.

Du côté de la Russie

En attendant que soit étudiées les propositions de reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et Lugansk et les livraisons à leurs milices d'armes adaptées aux nouvelles menaces ukrainiennes, les forces russes du District Sud continuent leurs exercices avec les forces bélarusses et ceux décidés dans les régions de Rostov et Sébastopol.

Des systèmes anti aérien Panstir et des forces russes qui sont accueillis 
traditionnellement avec du pain et du sel par leurs homologues bélarusses 

En Crimée, les forces armées russes déploient des unités d'approvisionnement 
logistiques comme ici ce convoi de stations service mobiles stations-service 
faisant route vers la péninsule depuis a région de Krasnodar, Sont visibles sur 
cette vidéo, une motopompe pour le carburant MNUG-60, une station de pompage 
pour le carburant PSG-160, des pipelines pour l'alimentation en carburant, autant 
d'éléments pour monter rapidement une station service sur le terrain 

Comme on peut le voir, les bruits de bottes, les clabaudages des propagandistes, les vrombissements des avions et les délires de Biden couvrent largement les chuchotement des diplomates qui cherchent désespérément une issue diplomatique à cette crise ukrainienne en plein dérapage...

Erwan Castel

samedi 29 janvier 2022

SITREP du 28 janvier 2022

Le rêve ukrainien de devenir une force militaire occidentalisée est-il en train de se réaliser ?


Je commence à être lassé par les déclarations des responsables occidentaux qui, de Biden à Macron en passant par Johnson et Trudeau, ne cessent de faire sur le terrain exactement le contraire de ce qu'ils disent devant les caméras. 

Ainsi de ce Joe Biden qui lors de sa conversation téléphonique avec son homologue russe ce 28 janvier sans aider à démêler leurs désaccords admet avec Poutine la nécessité prioritaire de procéder à une désescalade,.. et qui quelques heures plus tard donne son feu vert pour le déploiement de nouvelles troupes étasuniennes sur les frontières orientales de l'OTAN tandis qu'augmentent de façon exponentielle les livraisons d'armes occidentales aux forces ukrainiennes !! 

Depuis des siècles et aujourd'hui plus que jamais "Faites ce que je dis, mais ne dites pas ce que je fais" peut décidément être la devise commune aux occidentaux.

Et je m'étends encore moins sur l'échange téléphonique de ce 28 janvier entre Poutine et Macron où le pathétique locataire de l'Elysée, tout en confirmant son soutien inconditionnel au régime criminel de Kiev,, a répété les lieux communs d'une catéchèse hypocrite agitant les lieux communs démocratiques et droitdelhommistes, histoire de redorer son image de candidat électoral à sa propre succession. 

Seuls les actes comptent pour juger des intentions réelles des personnes et on observe alors que les occidentaux ne cessent pas de jeter de l'huile sur le feu des tensions Est-Ouest.

Sur le front du Donbass

A Donetsk, la journée du 28 janvier à été marquée par une série d'alertes à la bombe concernant une vingtaine de sites urbains, administration, établissement bancaire, brasserie, lieu culturel, centre d'affaires etc... concernant 3 villes de la République Populaire de Donetsk.

Ces alertes déclenchées à 11h00 du matin ont précipité les services de sécurité et les services de déminage du Ministère des Situations d'urgence dans les rues de Donetsk pour évacuer les personnes, sécuriser les lieux et leurs abords et fouiller les bâtiments, étage par étage, pièce par pièce. 

Parmi les sites visés par ces alertes à la bombe du 28 janvier:

  • Ministère de l'Information, 
  • Ministère de la Santé, 
  • Ministère des Affaires étrangères,
  • Ministère des Situations d'urgence,
  • Banque Centrale républicaine,
  • Centre d'affaires Stolichny
  • Bibliothèque Kroupskaïa
  • Maison des pionniers
  • Brasserie Sarmat
  • Etc.

Visé également par les alertes à la bombe , la "Maison des pionniers" qui 
est un centre culturel dédié à la créativité des enfants et des jeunes de Donetsk

En fin d'après midi aucun indice n'avait été trouvé attestant le sérieux de ces alertes et, tandis que le vie reprenait son cours normal, l'enquête des services de sécurité continuait pour identifier les auteurs des appels. 

Cette série d'alertes à la bombe et l'occasion de 
saluer le travail des femmes, des hommes...et des 
chiens des unités d'intervention du Ministère des 
Situations d'Urgence qui depuis 2014 sont soumis
à une pression quotidienne permanente et risquée

Si cette vague d'alertes à la bombe se renouvelle rapidement et régulièrement il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'une "opération" de guerre psychologique des services spéciaux ukrainiens dont la première étape est d'estimer, saturer et fatiguer les services de sécurité républicains, faire peur à la population, saboter l'activité socio-économique, avant de passer à des actions réelles.

En première ligne 

Sur le front, les forces ukrainiennes continuent de pousser vers la première ligne du front des renforts et des armes lourdes dans un dispositif de "forces conjointes" dont l'effectif est de 150 000 hommes et doit être renforcé ces prochaines heures de 11 000 hommes supplémentaires. Et en première ligne les ukrainiens, même si les tirs restent de faible intensité, maintiennent une pression par des provocations permanentes comme par exemple pendant cette journée du 28 :

  • 14h23, bombardement ukrainien de Aleksandrovka (Sud Donetsk) depuis les positions de Marinka. 3 obus de SPG 9 tirés. 
  • 15h00, bombardement ukrainien de Kominternovo (Sud RPD) depuis les positions de Talakovka. 3 obus de SPG 9 tirés. 
  • 15h30 mitraillage ukrainien de Iasnoe (Sud RPD) depuis les positions de Berezovoe: Mitrailleuses lourdes utilisées. 
  • 16:45 bombardement ukrainien de Sosnovskoye (Sud RPD) depuis les positions de Pavlopol. 5 grenades AGS tirées.


Du côté de l'OTAN

Comme un sale gosse qui fait exactement le contraire de ce qu'on lui demande poliment, Biden, plutôt que de considérer les propositions russes augmente la militarisation de l'Europe de l'Est par l'OTAN 
Pourtant les demandes de Moscou font références à des principes de sécurité collective légitimes et validés par "Déclarations d'Istanbul et d'Astana de l'OSCE",  puisque les USA sont les premiers à les invoquer continuellement pour refuser une présence militaire russe dans sa propre zone d'influence (Cuba par exemple).

Les réponses écrites et militaires de Washington sont l'occasion de rappeler que factuellement l'OTAN n'est qu'un bras armé du Pentagone et que l'Europe, depuis la fin de la guerre froide  est toujours occupée par l'armée américaine :

Infographie de l'occupation US, qui ne prend pas en compte les actuels renforts (8500 hommes)
et à laquelle il faudrait rajouter les forces des alliés britanniques et canadiens ou celles des 
laquais zélés de Washington comme la France et la Pologne, et les pays baltes par exemple. 

Et du côté de l'Ukraine, le gavage par l'OTAN des forces armées ukrainiennes continue dans un rythme et des quantités en augmentation atteignant déjà plusieurs gros porteurs quotidiens:

Dans la journée du 28 janvier, un avion de transport militaire C-17 08-8202 de l'USAF en provenance de la base aérienne jordanienne Muwaffaq Salti avec une cargaison militaire est arrivé à Lvov (Ouest Ukraine). 


Reznikov, le ministère ukrainien de la Défense a annoncé l'arrivée en Ukraine de 45 avions cargos chargés d'armes américaines. Vu qu'un C17 ou un 747 peut transporter environ 80 tonnes de fret on arrive donc à 3600 tonnes de munitions qui vont pour leur majorité être envoyées dans le Donbass et tirées sur les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk.


Confirmant les dires du ministre ukrainien un cinquième avion étasunien (et 4ème Boeing 747) est arrivé à Kiev avec 81 tonnes d'assistance militaire. Le Boeing 747-412 (BCF) a décollé de la base aérienne de Douvres aux USA et a atterri à l'aéroport Boryspil, et un sixième vol d'un autre Boeing 747-412 (BCF) n° N729CA a décollé de la base aérienne Davis-Monthan en direction de l'Ukraine  

A noter que le base aérienne de Davis-Monthan abrite le 309ème groupe Aérospatial étasunien de Maintenance and Réparation et le plus grand dépôt d'avions de réserve mis du ministère de la Défense et autres agences gouvernementales américaines (Gardes côtes, NASA, etc.).


Il est aussi question dans les communiqués ukrainiens et sur les photos et vidéos réalisés de livraisons de munitions d'armes légères, or les calibres des armes occidentales ne sont pas compatibles avec la quasi totalité des armes soviétiques équipant l'arsenal ukrainien. Donc, soit les USA transfèrent des stocks récupérés en Afghanistan, Irak ou Syrie.et/ou ils envoient également à l'Ukraine des armes américaines.

En plus de ce pont aérien logistique occidental (britannique avec 9 vols déjà effectués, étasunienne avec 6 vols réalisés, canadien à venir), les avions de l'OTAN poursuivent leur soutien opérationnel aux forces armées ukrainiennes avec des vols de reconnaissance stratégique réalisés par leurs avions et drones de surveillance et d'appui électronique.

28 janvier 2022, un Boeing RC-135V "Rivet Joint", n°63-9792 de l'US Air Force, au départ
de la base de Souda a effectué une nouvelle mission de reconnaissance en mer Noire, le long 
de la côte de la Crimée, du front du Donbass et des régions russes et bélarusses frontalières.. 
L'avion espion étasunien s'est approché à 50 km de Sébastopol et 52 km de Novorossiysk.

Du côté de la Russie 

Tandis que les autorités russes, remplissant leurs devoirs d'assurer un cordon sécuritaire autour de leurs républiques fédérales, restent campées sur leurs demandes de voir l'OTAN reculer de leurs frontières, l'Etat major russe poursuit ses activités défensives et d'amélioration de ses capacités opérationnelles (ce que font normalement toutes les armées dans le Monde).

Et pour illustrer cette volonté militaire russe je vais même utiliser ici les cartes diffusées par la propagande occidentale et que je vais juste questionner :

Sur cette carte l'institut d'études stratégiques étasunien Study of War présente l'articulation frontalière des forces russes autour d'une Ukraine vide où pourtant l'honnêteté de toute étude stratégique digne de ce nom aurait dû présenter aussi le dispositif ukrainien correspondant. Or si tel était le cas nous pourrions alors observer que les forces ukrainiennes pour "se défendre contre cette invasion russe imminente et multidirectionnelle" ont concentré 65% de leurs effectifs de combat opérationnels (150 000 hommes) le long de la petite ligne de front du Donbass à l'Est de l'Ukraine où sont des forces républicaines à peine suffisantes à défendre leurs territoires (30 000 hommes)!
Autre détail qui ne manque pas de piquant, sur cette carte qui reste intéressante d'un Institut étasunien qui fait référence auprès des propagandistes occidentaux, tout le monde peut observer que sur les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk, il n'y a pas d'unités russes déployées !



Même chose pour cette autre carte du même institut "SW" et qui concerne les déploiements russes au Belarus, ce pays alliés de Moscou qui borde les frontières Nord de l'Ukraine. Là encore aucune information sur les forces ukrainiennes qui pourtant, si elles étaient représentées montrerait par la faiblesse de leurs effectifs déployés que Kiev, contrairement aux délires russophobes hystériques des médias occidentaux n'estime pas que les russes menacent réellement l'Ukraine d'une "invasion imminente".

Et bien sûr, aucune mention des exercices militaires en cours (et programmés) jusqu'au 20 février entre les forces russes et bélarusses et nommés "Détermination de l’union 2022"...


En conclusion

La réalité des actions ukro-atlantistes, en plus de démontrer que les déclarations de leurs dirigeants ne sont qu'hypocrisies et mensonges, montrent bien que la seule offensive imminente menaçant la région est celle des forces armées ukrainiennes contre les républiques populaires de Donetsk et Lugansk, laquelle il est vrai peut provoquer une réaction, limitée dans le temps et l'espace de ce front, des forces russes pour protéger les populations de Donetsk et Lugansk et non comme le prétend Biden "pour mettre à sac" Kiev. 

Erwan Castel