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samedi 1 octobre 2022

Un jour historique, au coeur de tous les dangers

 

Ce  30 septembre est une date historique pour la Russie, la Novorossiya et le Donbass ! 

La demande référendaire des populations des territoires de Lougansk, Donetsk, Zaporodje et Kherson a été actée ce 30 septembre à Moscou. C'est le début du retour vers leur mère patrie des territoires russes qui étaient pris en otage dans une Ukraine partie depuis 1991 dans une dérive accélérée vers un occident dégénéré et soumis au totalitarisme mondialiste russophobe.

En ce jour historique, j'ai pensé une nouvelle fois à tous mes camarades tués au combat pour que s'accomplisse ce rêve ainsi qu'à tous ceux, civils et militaires qui ont perdu une jambe, un parent, un enfant, un ami dans cette guerre génocidaire menée par les ukro-atlantistes depuis plus de 8 ans !

Je pense à Yulia, cette amie du quartier d'Oktyabrsky près de l'aéroport qui, les larmes aux yeux devant sa maison éventrée par des mortiers de 120mm ukrainiens, me disait en 2016: "ils (les ukrainiens) ont tout détruit : ma vie, mon pays, mes amis, ma maison, mon travail, mes rêves...". Je pense au sibérien "Sever", chef de section tué par un sniper sur le front de Promka en décembre 2017 et qui me parlait des aurores boréales et des horizons blancs colorant de leur symphonie naturelle le rêve des hommes libres qu'il est venu défendre ici sur cette terre noire du Donbass. Je pense au sergent Dietrich, tué devant Dokuchaïevsk, à la grand mère Anastasia déchiquetée dans son jardin et à tant d'autres parmi lesquels mon chef de bataillon Oleg Mamaïev et le président Alexandre Zakharchenko, tués eux aussi sur le front de leurs devoirs.

Aujourd'hui leur rêve vient (enfin) d'éclore dans les coeurs de cette population russe martyrisée depuis 8 longues années, et même si ses souffrances ne sont malheureusement pas terminées, la victoire et la Paix luisent désormais à l'horizon de ses enfants !

"Le destin nous appelle à un champ de bataille 
pour la Grande Russie !"
Vladimir Poutine, 30 septembre 2022

Mais il faut que l'euphorie naissante de cette réparation historique ne nous aveugle cependant pas car cette décision légitime de la Russie et qui relève d'un devoir civilisationnel risque fort d'accélérer le chaos voulu et organisé par l'impérialisme mondialiste. Le plus dur combat pour la liberté des peuples ne fait que commencer (et je pense ici à tous les peuples qui, à travers le Monde sont soumis aux étatismes capitalistes).

Le grondement d'ours de l'armée russe 

Maintenant que nous sommes dans le Donbass et la Novorossiya des membres à part entière de la grande Russie, les forces russes vont pouvoir se mettre en branle vers le front de l'Ouest ! 

Comme son animal totem, la Russie est prudente et parfois (souvent) lente à réagir, mais lorsque le danger menace ses enfants alors la terre tremble sous la charge de son armée.

Mobilisés du Daghestan montant vers le front 

Dans la frange occidentale de la fédération de Russie infectée par le consumérisme occidental, des petits bourgeois affairistes, traîtres et lâches qui ne peuvent pas faire jouer leurs relations corrompues quittent en tremblant leurs nids douillets de Moscou, Saint Petersbourg et autres villes russes sous influence libérale, fuyant leur devoir envers cette union des peuples sacrée qui forge la grandeur de la Russie depuis des siècles. Ils ne sont que des enfant gâtés ingrats que le pouvoir russe, une fois encore trop laxiste, aurait dû arrêter aux frontières et enchainer aux forges des usines d'armement !

Ailleurs, de tous les horizons de Russie, les enfants de l'empire convergent en chantant vers le front de l'Ouest, mobilisés et volontaires, fiers de servir la patrie, Ces hommes du Caucase, d'extrême orient, de Sibérie, de l'Oural etc ne sont pas ces nantis citadins qui à travers toute les furoncles bourgeois qui pourrissent les villes du Monde ne savent plus nommer un arbre ou reconnaitre un oiseau à son chant et trouver la source de leur âme. 

Sous les embrassades et les hourras les fils
de l'empire éternel partent au rythme du chant
mythique des anciens:  "les adieux de la slave" 

Tout comme en 1610 lorsque Moscou avait été prise par les polono-lituaniens c'étaient les peuples authentiques qui étaient venus libérer la grande Russie, alors que les boyards, ces aristocrates pourrissant sur leurs privilèges, avaient trahi l'empire. Le traitre à la patrie n'est pas comme le prétendent ces prétentieux vautrés dans leurs fauteuils d'affairistes, le bobo de gauche ou le l'écolo du dimanche. Eux ne sont que les crétins circulatoires qu'une marchandise capitaliste créé et agite en diversion pour que ne soit pas inquiété les banquiers et leurs bataillons de bourgeois pour qui la seule patrie s'appelle le pognon. 

En Tcherkassie, les descendants des peuples 
cavaliers au moment de partir au combat se 
souviennent et dansent leur joie de servir les
peuples de cette Grande Russie menacée.

Bien sûr, les merdias occidentaux vous parleront en se gaussant des rats qui fuient leur devoir mais jamais des centaines de milliers d'hommes, mobilisés mais aussi volontaires qui donnent une nouvelle chair à cette "union des peuples" restée intacte dans le coeurs des enfants de Russie de l'empire à la fédération en passant par l'Union soviétique. 

J'espère que les dirigeants de Moscou profiteront de la tempête pour purger définitivement la Russie de ses traitres et inaptes, ses corrompus et arrivistes, tous ces bourgeois qui, de droite ou de gauche ne veulent que se servir sans jamais Servir leur mère patrie... y compris dans les cénacles du Kremlin !

Le chant du cygne de l'armée ukrainienne

Pendant ce temps là les forces ukrainiennes, de rage, bombardent toujours les populations de Donetsk et jettent toutes leurs forces dans des attaques politico-militaires désespérées sur les fronts Nord et Sud avant qu'une nouvelle offensive des forces russes démultipliée ne s'abatte sur leur servilité criminelle.

A Krasni Liman, par exemple, c'est tout un corps d'armée ukrainien qui tente depuis une semaine de réduire au silence la garnison héroïque de Krasni Liman qui se bat avec un acharnement incroyable face à un ennemi supérieur en nombre et emporté par l'inertie de son offensive du 7 septembre sur Izioum. 

Dans la foulée de leur progression jusqu'à la
rivière Oskol, les forces ukrainiennes ont lancé
une autre offensive double, au Sud en direction 
de Krasni Liman et au Nord vers  de Svatove.

Au moment où j'écris ces lignes se déroulent les combats parmi les plus violents depuis le début de cette troisième guerre mondiale en train de sortir de sa chrysalide russo-ukrainienne.

Situation sur le front Nord au 30 septembre 2022

Côté ukrainien, pour achever l'encerclement de Krasni Liman l'Etat Major ukrainien a lancé dans la bataille ses 4e et 17e brigades de chars, 25e brigades parachutiste, 80e brigade d'assaut aéroportée, 66e brigade mécanisée auxquelles se rajoutent des unités de défense territoriale, soit près de 20 000 hommes, l'équivalent d'un corps d'armée mécanisée et disposant d'appuis d'artillerie et d'aviation (petite flotte de combat et surtout des drones). 

Côté allié, c'est une garnison de 4000 hommes environ, l'équivalent d'une brigade mécanisée avec ses appuis d'artillerie et renforcée par des bataillons motorisés de volontaires ("BARS") russes et cosaques motivés mais avec peu d'armement lourd. En revanche un appui aérien russe important compense le rapport défavorable des forces terrestres : avions et hélicoptères d'attaque au sol fournissent à l'infanterie une force de réaction antichar rapide et précise.

Evolution du front au cours des derniers jours

Désolé de dissoner dans le discours bipolaire des propagandistes de salon qui noient leur intelligence dans un courtisanisme ridicule et un ego narcissique, mais la situation à Krasni Liman pour les forces alliées, si elle n'est pas encore désespérée est très critique ! Et même Denis Pushilin, le président de la République Populaire de Donetsk fraichement intégrée au sen de la Fédération de Russie a admis en revenant du Kremlin : "la situation à Krasny Liman reste difficile, nos forces résistent aux assauts de l'ennemi, des renforts sont amenés".

Situation à Krasni Liman au 30 septembre 2022

Concrètement, et par rapport à mon dernier SITREP concernant ce secteur, les forces alliées ont du opérer un repli vers Krasni Liman depuis les points d'appui de Drobishevo au Nord Ouest et Yampol au Sud Est, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de resserrer leur étau et de réaliser un encerclement opératif (avec leur artillerie) de Krasni Liman. Selon certaines sources non confirmées des combats urbains auraient commencé dans les quartiers Ouest de la ville.

A l'Est de Krasni Liman, la rivière Zherebets est élargie
par une ligne d'étangs sur laquelle une défense peut
s'appuyer mais qui réduit aussi le passage libre pour
des renforts ou des replis militaires russes et alliés.

Les forces ukrainiennes en resserrant leur dispositif au plus près de Krasni Liman peuvent exercer des pressions offensives permanentes sur ses défenses mais aussi (toute médaille à son revers) offrent à l'artillerie et à l'aviation russes des concentrations blindées sorties des masques forestiers bordant la rivière Donets. De leu côté les unités alliées de Krasni Liman ont été renforcés par les garnisons de Drobeshevo et Yampol qui fortifient leurs lignes défensives.

Les abords Ouest de Krasni Liman sont jonchés 
de cadavres et de véhicules russes et ukrainiens
témoins calcinés de la violence des combats.

Depuis une semaine les forces alliées retranchées dans Krasni Liman subissent des assauts permanents venant du Nord, du Sud et de l'Ouest, mais malgré des effectifs très inférieurs en nombre (1 contre 5) résistent avec une bravoure exceptionnelle, infligeant même de lourdes pertes à des forces ukrainiennes complétement enivrées par l'idée d'obtenir une nouvelle victoire. 

Au Nord de Krasni Liman, un mitrailleur russe
face à des unités de la 66ème brigade ukrainienne


Les ukro-atlantistes qui voulaient humilier la Russie en capturant Krasni Liman le jour du rattachement officiel des territoires de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporodje, ont non seulement échoué mais leurs forces ont subi des pertes terribles. Pour la seule journée du 30 septembre, les assauts suicidaires ordonnés par Zelensky pour apporter une victoire médiatique à l'Oncle Sam ont couté aux forces ukro-atlantistes devant Krasni Liman plus de 2000 hommes, soit l'effectif d'une brigade complète !

La menace sur Krasni Liman reste cependant très forte et sa capture toujours fort possible car les ukrainiens qui ont réalisé un encerclement opératif par les feux de leur artillerie essayent maintenant de faire sauter le verrou de Torskoe qui maintient vaille que vaille la liaison entre la garnison et les forces de réserve des 58ème et 20ème armées russes par le dernière route libre menant vers Kreminna.



"Mieux vaut tard que jamais !"

Après avoir stabilisé le front dans les secteurs de Kreminna à l'Ouest et Svatove au Nord, les forces de réserves des 58ème et 20ème armée russes ainsi que des appuis aériens ont pu faire mouvement en urgence vers Torskoe, ce village protégeant la dernière route qui, bien que bombardée par l'artillerie ukrainienne est la dernière porte encore ouverte pour Krasni Liman.

Ce sont d'abord des appuis aériens massifs des forces aériennes tactiques russes qui, en coordination avec l'artillerie détruisent les concentrations blindées ennemies avant qu'elles ne se lancent à l'assaut des positions alliées. 

Ici des hélicoptères d'attaque russe Ka 52
réalisant des tirs de barrage sur des blindés

Ici l'attaque d'un chasseurs bombardier Sukhoï 25
sur une unité blindée (filmée par un mercenaire)

Venant de Kreminna, des renforts blindés russes sont arrivés dans le secteur de Torskoe, sans confirmer si leur mission est de renforcer la défense de Krasni Liman, ou de couvrir la retraite de sa garnison vers l'Est ou de protéger Torskoe et le passage ultérieur de renforts plus importants. 


Certaines réseaux militaires pro-russes évoquent le mouvement vers Krasni Liman de 4 groupes bataillonnaires tactiques (BTG) de la 58ème armée (environ 4000 hommes), ainsi que le déploiement de bombardiers stratégiques chargés de bombes FAB 500 et FAB 3000 ce qui constituerait un renfort et un appui capables d'inverser la tendance actuelle. 

Suite au rattachement des républiques de populaires de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson, la Russie se réserve le droit de déployer toutes les forces et moyens disponibles pour défendre leurs territoires. Alors que l'armement nucléaire focalisent l'attention de nombreux commentateurs, il faut rappeler qu'il existe dans l'arsenal russe des armes conventionnelles dont les effets dévastateurs si elles sont utilisées en paquets sont comparables à ceux d'une munition nucléaire tactique. C'est le cas des bombes aériennes FAB 3000 et FAB 5000 , des bombes thermobariques etc...

Un soldat ukrainien observe un bombardement
aérien russe réalisé de l'autre côté de la poche
de Krasni Liman sur d'autres positions de Kiev

En conclusion

Le sort de cette deuxième bataille de Krasni Liman va dépendre de la capacité des deux belligérants à acheminer rapidement dans ce secteur de nouveaux renforts ce qui n'est pas à l'avantage de Kiev qui pour ses opérations à l'Est de Kharkov a "raclé les fonds de tiroirs" pour constitue un corps de bataille mais qui, après 3 semaines d'offensives ayant profité de la faiblesse du dispositif russe à Balaklaïa, se retrouve aujourd'hui échoué sur les défenses de la petite garnison de Krasni Liman.

Par contre du côté russe, le dispositif réorganisé et renforcé après la surprise de Balaklaïa est en train de mettre en œuvre sa contre offensive, et je ne serais pas surpris que l'Etat Major russe lance des attaques également du côté de Kharkov afin d'y fixer les forces de réserve ukrainiennes susceptibles de venir renforcer le front de Slaviansk / Krasni Liman.

Reste à savoir si la réaction russe sera arrivée à temps pour sauver la défense de Krasni Liman et si tel est le cas, alors cette bataille sera le signal du reflux des forces ukrainiennes des territoires aujourd'hui russes qu'elles occupent encore. Et si Krasni Liman tombe, ce sera probablement la dernière victoire des forces ukrainiennes, leur "chant du cygne" avant la désintégration complète de l'Ukraine.

Quoiqu'il en soit l'Histoire retiendra que cette journée du 30 septembre, qui est aussi celle du début de la bataille de Moscou en 1941, c'est d'abord le retour d'une première partie des régions russes d'Ukraine vers la Russie.

Erwan Castel





lundi 25 juillet 2022

Vers une Fédération d'Europe

(Cette carte bien sûr n'est pas exhaustive)

Le conflit russo-ukrainien est la déclinaison paroxysmique de cette confrontation entre une pensée unique systémique, hégémonique au service d'une société anthropocentrique de l'Avoir et une vision multipolaire fondée sur le respect d'une diversité de communautés de l'Être, humaines et naturelles refusant d'être dissoutes dans un progressisme marchand artificiel et esclavagiste.

Selon moi, le problème majeur des résistances qui, sous le carcan occidental, s'organisent contre cette marchandisation mondialiste de la Terre, c'est que beaucoup d'entre elles ne sont que réactionnaires, ne proposant par fainéantise intellectuelle ou fanatisme idéologique qu'un simple retour en arrière sur le même chemin menant inexorablement à la situation actuelle. Ainsi par exemple des nationalistes ou des communautaristes qui, confondant les conséquences avec les causes des multiples crises actuelles, se recroquevillent dans leurs fantasmes étatiques, religieux ethniques ou politiques, sans comprendre qu'ils sont les terreaux de la pensée unique et du totalitarisme qui asservissent les peuples depuis des siècles dans une cinétique dont le Nouvel Ordre Mondial n'est que la phase terminale.

Certes, la Russie n'est pas parfaite, mais aujourd'hui c'est peut-être le seul pays qui non seulement propose une émancipation des peuples asservis par le totalitarisme militaro-industriel et intellectuel occidental mais qui dispose aussi d'une puissance militaire et économique, politique et culturelle pour la réaliser. 

Mais pour réussir on se dot d'entrer dans ce combat comme en chevalerie, et renoncer à ces certitudes, ses acquis et ses privilèges, ses ambitions et ses fantasmes car la vision multipolaire comme la chevalerie originelle est un concept consubstantiellement ouvert et égalitaire, contrairement à la caste aristocratique qui en est son hérésie, Entrer dans une résistance contre le Mondialisme en voulant y maintenir une hiérarchie communautariste, qu'elle soit religieuse, ethnique ou culturelle revient à sombrer dans une nouvelle société de castes qui consolide les pouvoirs élitistes quels qu'ils soient.

Car, entre le cosmopolitisme "wokiste" et le nationaliste sectaire il existe une autre vision du monde qui est conforme à l'Ordre de la Nature et son équilibre vital, c'est cette idée d'empire qui sémantiquement, est paradoxalement le meilleur anti système capable de combattre l'impérialisme de la marchandise. Mais pour aborder cette vision multipolaire, il est nécessaire pour un européen perverti par 2000 années de pensée unique protéiforme (religieuse, économique, politique, idéologique, culturelle...) de se dépouiller de des certitudes et vanités qui étouffent  ce bon sens commun qui seul permet de cheminer vers la Paix. 

Et lorsque des "pro-russes" occidentaux affirment dans un transfert fantasmé des névroses occidentales que Vladimir Poutine est le défenseur d'une civilisation chrétienne et blanche, j'hésite entre colère et pitié et je les invite à mieux découvrir la diversité de cet empire dont la diversité identitaire humaine n'a d'égale que l'unité de conscience d'une destinée commune.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, le président russe Vladimir Poutine a rendu hommage le 3 mars 2022 aux soldats et officiers russes engagés dans les opérations militaires en Ukraine. 

"Je suis Russe, et comme on dit, il n’y a que des Russes dans ma famille. Mais quand je vois l’héroïsme montré par ce jeune homme, Nurmagomed Gadjimagomedov (*), originaire du Daghestan, appartenant à l’ethnie des Laks, ou d’autres de nos soldats, j’ai envie de dire : je suis un Laks, je suis un Daghestanais, je suis un Tchétchène, un Ingouche, un Russe, un Tatar, un Juif, un Mordve, un Ossète... Il est tout simplement impossible d’énumérer les plus de trois cents groupes nationaux et ethniques de la Russie – je pense que vous me comprenez – mais je suis fier de faire partie de ce monde, du Peuple puissant, fort et multinational de la Russie."

*: Nurmagomed Engelsovitch Gadjimagomedov est un lieutenant de l'ethnie Lak (peuple caucasien du Daghestan de religion mulsumane) qui, bien que grièvement blessé, a poursuivi le combat jusqu'à se faire exploser ainsi que les paramilitaires ukrainiens qui l'encerclaient avec une grenade. Il a été décoré du titre de Héros de la Russie à titre posthume, malheureusement. 

Vers une convergence des luttes 

Aujourd'hui, il est faux de penser que défendre les Etats-Nations occidentaux à travers leurs mythifications nationalistes et communautaristes permettrait de résister à la dictature mondialiste, car historiquement leur structuralisme qui a toujours servi une élite affairiste (quelle soit aristocratique, bourgeoise, industrielle ou bancaire) n'a fait qu'organiser la domestication des peuples dans la progression d'un capitalisme aujourd'hui parvenu à sa phase terminale qui est le Marché mondial. Et la raison de cette perversion et trahison des Etats-nations vient du fait qu'ils ne sont pas naturels et que l'Occident qu'ils ont construit jusqu'à cette "Union Européenne" hérétique comme le rappelait Yann Fouéré, "n'est que le fruit d’impérialismes rivaux, de conquêtes, d’agressions et de violences, tant militaires qu’économiques et sociales".

Il est vital pour se libérer de l'asservissement (souvent volontaire) des populations européennes de redéfinir un paradigme européen respectant les identités naturelles de ce continent dans une subsidiarité ascendante et populaire, cat des taux de participation électoraux qui restent forts dans les scrutins municipaux, aux dynamismes protestataires qui prennent naissance dans les provinces, on voit bien que l'être humain encore libre, tandis qu'il délaisse de plus en plus les chimères politico-médiatiques étatiques,  reste indéfectiblement et naturellement attaché à son terroir naturel.

Et ici, j'entends déjà les paresseux intellectuels, les jacobins, les ignorants et les courtisans à breloques hurler en confondant l'Europe des peuples que je défends avec l'Europe des régions agités par les mondialistes de Bruxelles.

Pourtant la vérité est là, éclatante dans la dimension ukrainienne de sa tragédie millénaire : un Etat-nation qui ne correspond pas à une réalité géographie humaine ne peut survivre qu'en soumettant ses peuples à un centralisme identitaire mythifié et totalitaire jusqu'à ce qu'il se soumette à son tour à une idéologie identique aux frontières artificielles plus étendues. 

Et je suis convaincu, tout en ayant conscience que c'est le chemin le plus ardu car il demande une révolution dans les mentalités bien plus importante que dans les institutions, que restaurer en Europe l' "idée d'Empire" est la seule voie permettant aux peuples d'échapper à leurs aliénations politiques, économiques, militaires, culturelles, cultuelles etc et de reconquérir leurs souverainetés identitaires dans un sens commun réunissant et protégeant leur diversité dans une communauté de destin supranationale. Et je ne parle pas ici des empires carolingien ou napoléonien par exemple qui n'ont d '"empire" que le nom car soumettant les peuples conquis à une pensée unique centralisée.

L'Ukraine est une invention soviétique qui, au fil de ses reconquêtes a débordé irrationnellement de son sanctuaire russe originel pour former un Etat artificiel et identitairement incohérent (Galicie polonaise, Transcarpathie hongroise, Gagouazie roumaine, Crimée et Donbass russes etc) et qui devait être soumis pour ne pas éclater. En 1991, les études préparant l'indépendance ukrainienne post-soviétique avaient conclu que seul un système fédéral permettrait d'en garantir la stabilité. Cette recommandation qui obéissait pourtant à un bon sens géopolitique n'a jamais été suivie, comme ne sera pas suivi le même bon sens géopolitique du président Poutine lorsqu'il proposait en décembre et janvier dernier un traité de sécurité collective européen ! On connait la suite : décadence étatique logique dans une soumission à une oligarchie mafieuse qui, dans un capitalisme inévitablement progressiste, a trahi les intérêts et libertés populaires des peuples ukrainiens pour des intérêts particuliers et un libéralisme de façade, et jusqu'à les mettre tous en esclavage dans le système mondialiste agressif les entrainant dans une inévitable guerre contre la Russie. Tel est le destin d'un Etat-nation artificiel et mythifié: la dictature ou l'anarchie et la soumission pour ses peuples ou pour lui même jusqu'à son suicide historique.

La grande Russie, malgré ses dérives totalitaires historiques a su conserver à travers ses différentes déclinaisons politiques cette "idée d'Empire" qui seule permet à son immense espace, non seulement de survivre à sa diversité humaine mais même de s'en enrichir. L'identité de la Fédération de Russie, n'en déplaise aux cosmopolites mondialistes ou aux mythos nationalistes n'est pas communautariste, bien au contraire, sa constitution, ses institutions, ses forces régaliennes mènent une lutte sans merci contre tous les fondamentalismes idéologiques et  pour mieux protéger la diversité, les libertés et les traditions de ses communautés. 


Le réveil des peuples

Le pouvoir actuel en Occident n'est pas à prendre, il est à détruire, car ses systèmes politiques aux  fausses alternances gauche droite ne sont que des décors de théâtre détournant les foules dans des diversions idéologiques que pour mieux masquer une machinerie étatique nationale et automatique au service d'une ploutocratie devenue aujourd'hui mondialiste. Le Donbass, après la Crimée a montré la voie radicale de l'émancipation des peuples. Et aujourd'hui ce combat régional est à l'avant garde de la rébellion contre le le Nouvel Ordre et de la construction d'un nouveau monde grâce à cette conscience volontaire d'une "Union des peuples" de Russie. 

Lorsqu'on regarde ces pitoyables Etats-nations occidentaux, on observe qu'après avoir ils ont déménagé leurs souverainetés artificielles vers des institutions mondialistes (tout en continuant à engraisser leurs castes financières nationales bien sûr) ils continuent à se chamailler dans des querelles étatiques qui maintenant 'Europe divisée et ses peuples en servitude socio-économique.

A mon avis tant qu'elles continueront à lorgner les trônes du pouvoir comme des objectifs à conquérir il n'y a  rien à espérer des élites politiques occidentales, y compris des prétendues oppositions radicales. En revanche, le marronage des peuples européens peut se concevoir dans la restauration des localismes politiques, économiques, culturels qui sont la charpente des identités naturelles, mais à la seule condition vitale qu'ils s'inscrivent dans l'horizon d'une Fédération d'Europe supra communautaires et qui permettra à la fois de détruire les étatismes bourgeois nationaux et les institutions mondialistes qui ne sont que le prolongement de leur dictature. 

L'Europe des peuples dans une union de ses diversités pourra alors renaitre au milieu des ruines de l'Occident des princes et des banquiers. Mais cela prendra du temps, tout comme cette guerre contre l'OTAN commencée en Ukraine va prendre du temps. 

Sauf si les peuples d'Europe se réveillent avant d'être à nouveau la chair à canon de l'élite financière qui aujourd'hui veut détruire à la fois leurs identités et traditions comme toujours mais aussi leurs valeurs civilisationnelles à partir desquelles peuvent se concevoir et se défendre les libertés individuelle et collectives.

Et pour conclure par un trait d'humour - quoique très sérieux - voici la réaction du président de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, devant les photos de l’amiral de l'US Navy transgenre Rachel Levine et le sous-secrétaire adjoint à l’énergie nucléaire des USA Sam Brinton, invités s'il vous plait à l'ambassade du gouvernorat marconiste pour le 14 juillet. !. 

"Les voilà, soldats de l'OTAN ! Nous en avons assez de nous battre contre eux. Donnez-nous un ennemi normal, pour qu'il soit courageux, pour que nous puissions dire à nos petits-enfants à quel point il était terrible et dangereux. Mais ça, qu'est-ce que c'est ? Qui est-ce ? ? Comment en parler à nos petits-enfants..."

Et le Lieutenant général tchétchène, musulman jusqu'au bout de sa barbe de rajouter : 

"Vladimir Poutine et son équipe maintiennent une politique étrangère et intérieure stricte pour empêcher la dégradation de la société et protéger les valeurs humaines naturelles, saines et claires", pour lesquelles ils devraient être reconnaissants.

"Nous voulons que les enfants aient un père et une mère, afin que leur psychisme ne soit pas traumatisé depuis l'enfance, mais qu'il soit sain, fort, équilibré. Et il le sera".

Selon Kadyrov, la Russie "a franchi le Rubicon et résistera jusqu'au bout à la bassesse et au satanisme".


Les peuples d'Europe devraient prendre exemple sur la Russie, dont la force du pouvoir est au service de ses peuples dans le respect de leurs identités naturelles réunies dans une communauté de destin et un sens commun naturel, et sur le Donbass qui a su concrétiser dans une rébellion populaire cette union des peuples de la Grande Russie venue défendre aux confins de l'empire cette identité particulière de la Novorossiya. Tout le reste, nationalismes, cosmopolitisme, communautarismes ethniques, religieux, wokisme et autres fondamentalismes idéologiques ne sont que billevesées destinées à maintenir les peuples dans des diversions fantasmées de leur servitude.

Erwan Castel



lundi 4 juillet 2022

Les peuples d'Europe se réveillent !

Alors que les Etats-Nations occidentaux, qui continuent d'être les laquais du grand Capital même lorsque celui devient mondialiste, entraînent leurs populations dans une russophobie belliciste aux conséquences économiques, politiques sociales, culturelles et peut-être militaires suicidaires, certaines communautés commencent à se poser des questions et on peut même observer des peuples européens refuser d'être les idiots utiles et sacrifiables d'une ploutocratie mondialiste soutenant un régime néo-nazi pour tenter de contraindre la Russie et encore plus domestiquer l'Europe.

Ainsi du parlement écossais qui vient de refuser que son budget continue de financer les aides britanniques au régime bandériste de Kiev. 

Du réveil à la rébellion des peuples 

Alors que les députés des régimes parlementaires occidentaux, tellement obsédés par le pouvoir des banques qu'ils préfèrent pour leurs carriérismes et enrichissements personnels être les représentants du complexe militaro-industriel aux ordres de Washington plutôt que de leurs peuples, il existe encore en Europe quelques lambeaux d'un fédéralisme hérités des empires du passé et qui ont su maintenir le Politis dans cette relation souveraine de l'Homme de la glèbe et de la mer à sa patrie charnelle.

L'Ecosse, ce pays celte majeur de l'arc Atlantique européen a toujours résisté comme sa sœur irlandaise au joug de la thalassocratie britannique et souvent par les armes entretenant loin des nationalismes étatiques mythifiés un vrai patriotisme identitaire enraciné dans la tourbe de ses Highlands. Et, devant le chaos post-moderne menaçant d'entraîner la civilisation européenne dans le naufrage du monstre occidental, l'Ecosse regarde à nouveau l'horizon de son Histoire.

Conformément à l'accord d'Edimbourg (2012) l'Ecosse avait organisé un référendum sur son indépendance en 2014, et malgré de nombreux bourrages d'urnes et fraudes menées par les collabos anglais, plus de 44 % des écossais s'étaient prononcés en faveur de leur indépendance !

Depuis 2014, l'asservissement augmenté des européens à l'hégémonie étasunienne organisé par leurs propres gouvernements centraux, a considérablement détérioré les conditions de vie socio-économiques et le contrat social des peuples avec leurs "représentants". Et le 6 mai 2021, les élections du parlement écossais ont logiquement donné la victoire aux indépendantistes du SNP largement en tête (40.34%) devant les partis anglais (conservateurs 23.49% et travaillistes 17.91%).

Et depuis 4 mois la co-belligérence pro-ukrainienne abjecte et criminelle des pays de l'OTAN comme ceux de l'Union Européenne est la goutte qui est en train de faire déborder le vase de la patience écossaise : Ainsi les ministres de Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise (qui a demandé la tenue d'un nouveau référendum sur l'indépendance en 2023) viennent de refuser que l'argent des contribuables écossais alimentent l'effort de guerre ukro-atlantiste dans sa guerre contre la Russie.

Cette colère des écossais a été provoqué par l'injonction du ministère des finances britannique qui saigne son budget dans ses aides militaires à l'Ukraine de percevoir de la part d'Edimbourg 65 millions de livres sterling, soit 75,45 millions d’euros. La précédente aide financière pour l'Ukraine (30 millions de livres soit 34,82 millions d’euros, avait été demandée par la City londonienne au Pays de Galles, dont la ministre des finances, Rebecca Evans a déclaré avoir "été forcée de donner cette somme qui était initialement destinée à des "domaines décentralisés comme la santé et l'éducation" du pays de Galles.

De son côté l'Ecosse tant qu'elle est encore soumise à la couronne britannique n'a pas pu, elle aussi imposer son blocus et a dû procéder au virement mais en y attachant un avertissement clair signé de sa ministre des finances Kate Forbes : 

  • "Cependant, nous sommes clairs sur le fait que cela ne doit pas être considéré comme une sorte de précédent conduisant à l'utilisation de budgets décentralisés à des fins politiques."

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a de son côté surenchérit en demandant que l’argent écossais pour l'Ukraine ne finance pas des armes.

Même si, derrière 2 ou 3 écritures comptables fallacieuses, l'argent écossais risque d'alimenter quand même l'armée ukrainienne, l'Ecosse, qui pousse déjà les murs de son autonomie fédérale vient politiquement de marquer un coup d'arrêt au bellicisme servile de Londres et dans le respect d'une indépendance réelle revendiquée, alors que tous les Etats occidentaux se vautrent, et plutôt plutôt plus que moins, dans l'hégémonie atlantiste et leur propre servitude.

La guerre en Ukraine risque d'être un point de désaccord majeur sur fond d'un nouveau référendum pour l'indépendance et qui fait déjà transpirer Boris Johnson.

Au Royaume de moins en moins uni, l'exemple de l'Ecosse risque d'être suivi au fur et à mesure que les peuples asservis au trône collabo vont devoir faire des sacrifices pour soutenir ce régime néo-nazi de Kiev. l'année à venir risque d'être chaude entre Edimbourg et Londres.

Voilà pourquoi dans les pays occidentaux où l'héritage du Saint Empire Romain Germanique n'a pas laissé son empreinte fédérale, les collabos et les idiots utiles du totalitarisme de la marchandise s'accrochent à leur centralisme parlementaire hors sol et professionnalisé, car comme le soulignait logiquement l'abbé Sieyès ce théoricien de la Raie publique française :

"Les citoyens qui désignent des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; donc ils n'ont pas de volonté particulière à imposer. Toute influence, tout pouvoir leur appartient sur la personne de leur mandataire, mais c'est tout. S'ils dictaient des volontés ce ne serait plus un état représentatif, ce serait un état démocratique"

Car pour le banquier, qu'il soit nationaliste ou mondialiste, i sera toujours plus facile d'acheter quelques députés et journalistes carriéristes que toute une population d'hommes et de femmes libres, et quelques Etats-Nations mythifiés qu'une centaine de pays réels.

Et pour ceux qui s'inquiètent des relations entre le parlement écossais et le parlement de l'UE, qu'ils se rassurent, les indépendantistes celtes avec qui j'ai de nombreux contacts ne voient dans Bruxelles qu'une opportunité et un marchepied pour se hisser vers leurs indépendances,

Erwan Castel 


 

vendredi 1 juillet 2022

Jusqu'où ira l'OTAN ?


En cette fin du mois de juin, à l'occasion du sommet de l'OTAN qui s'est déroulé à Madrid, les faucons de guerre étasuniens ont mené deux provocations majeures à l'encontre de la Fédération de Russie, franchissant de nouvelles lignes rouges sécuritaires et de nouvelles étapes majeures vers une nouvelle guerre totale en Europe :
  • Le blocus abusif par la Lituanie du transit ferroviaire de la Russie vers son exclave de Kaliningrad des produits soumis au sanctions économiques occidentales.
  • L'invitation de l'OTAN adressé à la Finlande et la Suède suivie de leur intégration  immédiate dans l'alliance militaire qui double ainsi ses frontières avec la Russie

Ce week-end, sur la télévision d'Etat russe réagissant à l'annonce du blocus ferroviaire de l'exclave de Kaliningrad, le lieutenant-général Andrey Gurulyov, (ainsi que le président bélarusse Loukachenko), l'a qualifié de "déclaration de guerre" et de rajouter que si la Russie devait d'attaquer la Lituanie et l'Estonie. "Londres serait frappé par une première frappe nucléaire".

Alors que les forces ukrainiennes, ces auxiliaires consommables de l'OTAN continuent de fondre sous les frappes des forces russes et alliées dans le Donbass, les occidentaux persistent dans leur fuite en avant russophobe belliciste et qui déjà se révèle suicidaire dans le domaine économique où en réalité le résultat produit est à l'inverse du fantasme des faucons de Washington et des vrais cons de Paris, Londres, Berlin ans Co qui pensaient étouffer l'économie russe en quelques semaines.

Même le ministre Borrell des affaires étrangères de l'Union Européenne a été surpris et contrarié par cette interprétation illégale, abusive et belliciste de la Lituanie concernant les sanctions économiques visant les exportations russes. Mais Vilnius persiste et signe dans son blocus (qui est une violation du traité bilatéral de 1993 sur l'approvisionnement russe de Kaliningrad) prouvant qu'avant de défendre des intérêts nationaux et européens, il obéit aux ordres des faucons de guerre de l'OTAN. Meme si Moscou peut toujours alimenter son territoire de Kaliningrad par voie maritime, ce blocus ferroviaire reste une provocation occidentale majeure.

Mais le plus grave reste sans conteste l'adhésion dans l'OTAN, avec la Suède, de la Finlande qui possède 1300 km de frontières avec la Fédération de Russie, sans compter l'accès à l'océan arctique par lequel la Russie et la Chine mènent un grand projet de routes commerciales rendu possible par le réchauffement climatique. En plus de ses 1300 kilomètres frontaliers l'OTAN via la Finlande se rapproche à 100 kilomètres seulement de Saint Pétersbourg au Sud et de la base navale stratégique russe de Zapadnaïa Litsa (Mourmansk) au Nord, qui avait déjà été approchée par l'adhésion de la Norvège 


Un sommet de l'OTAN s'est déroulé à Madrid du 28 au 30 juin évidemment centré autour du conflit russo-ukrainien dans lequel l'alliance militaire est factuellement co-belligérante, mais aussi autour de cette région baltique où la Finlande et la Suède ont été poussées à entrer dans l'OTAN, ce qui constitue le franchissement inadmissible d'une nouvelle ligne rouge pour la sécurité de la Fédération de Russie (la Finlande à 1300 km de frontière avec la Russie et n'est qu'à 100 km de Saint Pétersbourg).

Cette nouvelle expansion de l'OTAN est brutale, précipitant la Finlande et la Suède dans la servitude atlantiste et sous les ordres du Pentagone  en quelques jours seulement car il ne fallait pas donner à la Russie l'occasion de réagir militairement sans déclencher l'article 5 de la défense collective de l'Alliance. 

Immédiatement, le Président Poutine a réagi dans une position pour le moins surprenante par rapport à ses discours argumentés de janvier et février où il expliquait clairement que Moscou ne tolérerait plus aucun élargissement de l'OTAN à ses frontières:

Réaction du président russe à l'adhésion de
la Finlande et de la Suède dans l'OTAN.

J'avoue avoir été moi-même choqué par ce qui apparait immédiatement comme une nouvelle reculade russe face à l'hégémonie étasunienne en Europe, mais il est important de prendre du recul et surtout d'être pragmatique dans un inventaire de priorités et d'urgences géopolitiques.

Car la brutalité de cette intégration des pays scandinaves dans l'OTAN est surtout, comme le blocus lituanien évoqué plus haut une provocation grossière cherchant à venir au secours de l'Ukraine agonisante, en agitant des chiffons rouges sur d'autres fronts potentiels. Mais un ours n'est pas un taureau qui fonce où et quand son adversaire le décide.

Le président Poutine sait mieux que personne qu'il n'y a pas 2 alliances militaires occidentales, une agressive qui veut faire de l'Ukraine un bélier offensif contre la Russie et une autre protectrice qui veut juste étendre un parapluie défensif au dessus des pays scandinaves. Il n'y a qu'une seule OTAN dont le T est celui du Terrorisme mondialiste, totalitaire, hégémonique, menteur et criminel, et qu'il est important de ne jamais lui laisser imposer la précipitation d'un affrontement, même inévitable, entre Russie et Occident.

Le temps que l'OTAN, comme à son habitude installe ses bases offensives en Finlande, le cadavre de l'Ukraine sera empaillé sur les murailles de la Russie, et le complexe militaro-industriel atlantiste affaibli par sa collaboration inutile au bandérisme kiévien. Alors Moscou pourra s'occuper du problème scandinave et en amuse-gueule des moustiques baltes.

Ce que je retiens de cette nouvelle extension de l'OTAN qui est un "casus belli" à retardement, c'est qu'une fois encore l'impérialisme occidental qu'a dénoncé le président Poutine sacrifie des peuples libres sur l'autel des intérêts de la ploutocratie mondialiste et amorale. 
  • Ainsi du peuple kurde dont les résistants réfugiés dans es pays scandinaves ont été livrés à l'ottoman Erdogan pour qu'il lève son veto à l'adhésion. Pourtant il y a seulement quelques mois encore les Macron, BHL and Co rendaient hommage au courage et à la résistance des combattantes peshmergas qui en Syrie luttent contre le terrorisme islamique. Leur liberté est bafouée par ceux qui prétendent la défendre.
  • Ainsi du peuple finlandais qui a élu une coalition politique sur un programme qui garantissait en autres le maintien de la neutralité de leur pays sur le grand échiquier international. La décision de se soumettre à l'OTAN, au lieu de s'appuyer sur un sondage qui n'a aucune valeur démocratique devait recevoir l'assentiment référendaire du peuple et non s'imposer à lui par un coup de force totalitaire.
Les populations européennes devraient commencer à ouvrir les yeux et prendre des armes car elles sont elles aussi dans le troupeau mené aux abattoirs de la marchandise.


Biden a annoncé le déploiement de 100 000 soldats étasuniens (et probablement canadiens) en Europe qui constitueront avec 160 000 autres soldats occidentaux la nouvelle force de réaction rapide atlantiste dirigée vers la Russie, ce qui porterait les effectifs de l'OTAN potentiellement offensifs à 300 000 hommes (puisqu'il y a déjà 40 000 hommes en état d'alerte).

A part cela l'Europe n'est pas militairement occupée et aux ordres de Washington !

La cobelligérance de l'OTAN dans le conflit en Ukraine 

En plus du soutien politique et financier total des occidentaux à une domestication de l'Ukraine aux intérêts de la ploutocratie mondialiste, l'implication de l'OTAN dans le conflit ukrainien russophobe date de 2014, lorsque des membres des services étasuniens ont participé à envenimer les manifestations du Maïdan jusqu'à ce quelle digérèrent en coup d'Etat. Ce fait a été rapporté par des mercenaires géorgiens et suédois ayant joué le rôle de tireurs en février 2014 aux ordres de Iasenouk qui deviendra ensuite 1er ministre.

Puis une partie émergée de l'intervention de l'OTAN en Ukraine a été officialisée : conseillers militaires, normalisation occidentale de l'armée ukrainienne, multiplication des exercices interalliés en Ukraine et Mer Noire, aménagement et création aux normes de l'OTAN de bases terrestres et navales, de dépôts logistiques, de centres de commandement ukrainiens...

  • Depuis 2015, au dessus du front militaire du Donbass, en plus des satellites de surveillance (Sentinel 1 Sentinel 2 Maxtar...)  des ressources aériennes de renseignement de l'OTAN ont commencé à faire des apparitions de plus en plus régulières (drones stratégiques, avions de reconnaissance et guerre électronique...) jusqu'à assurer à partir du printemps 2021 une permanence H24 dans le ciel ukrainien ou international.
  • A partir de 2017 les aides militaires occidentales à l'Ukraine deviennent létales, évoluant en 2019 du pansement compressif à l'obusier automoteur de 155mm en passant par les missiles antichars Javelin, des bases opérationnelles sous commandement occidental et avec elles, des bataillons d'instructeurs militaires de l'OTAN, dont l'appartenance quasi systématique aux forces spéciales laisse à penser que leurs missions ne se limitent pas aux centres de formations militaires.
  • En 2021, alors que des rumeurs circulaient depuis un moment, la présence de "conseillers militaires" de l'OTAN sur le front du Donbass est confirmée (secteur Marioupol et Gorlovka) ainsi que celle de groupes de spécialistes appartenant à des Sociétés Militaires Privées étasuniennes, polonaises... et qui complètent les effectifs mercenaires occidentaux de plus en plus nombreux au sein des bataillons spéciaux ukrainiens.
  • En janvier 2022, alors que le président Poutine, dans des discussions avec son homologue étasunien, tente une dernière fois de négocier une sécurité collective garantissant la Paix en Europe, l'OTAN intensifie ses livraisons d'armes et munitions offensives à l'Ukraine et Kiev radicalise son discours russophobe ey ses menaces militaires contre les républiques du Donbass.
  • Aujourd'hui, après avoir dans un premier temps évacué ses conseillers militaires nationaux du territoire ukrainien, l'OTAN y revient en force avec la livraison d'armes lourdes aux forces ukrainiennes, le déploiement de contingent de mercenaires et de sociétés militaires officiellement "privées" mais financées, équipées et encadrées par des membres de forces spéciales mis en disponibilité contractuelle


En conclusion

L'adhésion de la Finlande et de la Suède doit certainement exciter les kamikazes ukrainiens qui sont persuadés d'être les prochains sur la liste,  ce qui ne changerait rien puisqu'aujourd'hui à défaut d'avoir pu intégrer l'OTAN, c'est l'OTAN qui a intégré factuellement l'Ukraine.

La conséquence majeure pour le conflit en Ukraine, et les ukropithèques ne semblent pas avoir compris cela, c'est que l'adhésion dans l'OTAN, et avec effet immédiat, de la Finlande et de la Suède rend impossible pour Moscou tout traité de paix avec Kiev, car aussitôt, ce qui restera de l'Ukraine entrera officiellement dans l'alliance et la guerre mondiale totale sera définitivement inévitable.

En intégrant la Finlande et la Suède dans l'OTAN, les occidentaux n'ont pas seulement mis en danger les populations scandinaves qui n'avaient aucun problème avec leur voisin russe mais ils ont tout simplement condamné à mort l'Ukraine quand elle pouvait encore s'en sortir avec une capitulation honorable.

Et cela confirme bien le projet de destruction de l'Europe mené par les mondialistes et les nationalises occidentaux 

Erwan Castel

 

jeudi 28 avril 2022

L'amnésie occidentale

Ce qui est répété en boucle depuis 2 mois par la bien pensance occidentale et dans un lavage des cerveaux hallucinant, c'est que "la Russie a commencé la guerre en Ukraine le 24 février 2022". 

"Mais merde !" serais-je tenté de dire "rappelez-vous !" :

  • Cette guerre a été annoncée au sommet de Bucarest en 2008 par l'OTAN - qui définit la Russie comme son ennemi - lorsque les USA, prévoient d'intégrer dans leur alliance militaire l'Ukraine et la Géorgie frontalières de la Russie,
  • Cette guerre a été tentée une première fois en 2008 avec l'offensive précipitée de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, laquelle a été immédiatement repoussée par les forces russes protégeant leurs populations russes.
  • Cette guerre a été déclarée sur le Maïdan en 2014 par un coup d'Etat orchestré et financé par les USA pour mettre en place un pouvoir ukrainien fantoche et ouvertement russophobe jusqu'à lancer une guerre locale contre les russes du Donbass.
  • Cette guerre est devenue régionale en 2022, quand Washington refuse les revendications sécuritaires de Moscou pour sa zone frontalière et que Kiev, gavée d'armements occidentaux, s'apprête à lancer une deuxième offensive contre le Donbass.
  • Et cette guerre deviendra mondiale parce que les dirigeants et les populations occidentalisées amnésiques préfèrent suivre servilement une stratégie belliciste mondialiste qui en plus leur est suicidaire plutôt que de reconquérir indépendance et conscience européennes.  

Car ce qui caractérise les occidentaux c'est bien cette amnésie chronique qui leur est injectée par les idéologies successives les asservissant depuis 2000 ans, que ce soit à l'occasion d'une nouvelle religion, économie, conquête, politique, découverte et jusqu'au nouvel événement qui semblent effacer des mémoires les précédents, qui pourtant l'ont souvent provoqué. 

Et cette amnésie, organisée par la doxa dominante mondialiste, s'appuie aujourd'hui sur une hypnose médiatique capable de conduire les foules européennes occidentales, autant que leurs responsables devenus laquais à une hystérie collective. Cette amnésie autant que cette hystérie se révèlent toutes les deux adoratrices du nouveau monothéisme, celui de la Marchandise qui instrumentalise les rêves des "Droits de l'Homme", de la "Démocratie", du 'Droit International". tout en les dogmatisant pour cacher leurs réécriture et détournement au profit d'une ploutocratie mondialiste amorale. 

En avril 2014 j'écrivais que la guerre déclenchée dans le Donbass était l'étape paroxysmique d'une expansion agressive de l'OTAN entamée au lendemain de l'effondrement de l'URSS (qui avait au moins l'avantage d'imposer un équilibre des forces), et que l'apathie des européens face à la tragédie ukrainienne déroulait un tapis rouge à la troisième guerre mondiale. A l'époque, beaucoup ont ri, d'autres se sont moqués, certains ont même insulté mes analyses de modeste veilleur de la vieille Europe guettant le retour inévitable de cet inévitable chaos majeur vers lequel les idéologies communautaro-élitistes l'entraînent depuis plus de 1000 années.

Aujourd'hui, il semble que la sidération se soit emparée des occidentaux suite à l'expansion pourtant logique de ce conflit local du Donbass en guerre régionale, mais tout comme la peur peut faire réagir au delà des capacités connues ou au contraire tétaniser les consciences et les corps, les occidentaux restent amorphes devant l'arrivée du chaos ou pire l'appellent de leurs soutiens à une internationalisation de cette guerre russo-ukrainienne commanditée au delà de l'océan par des fous cupides.

Alors qu'il y a quelques semaines, certains politiciens reconnaissaient que la crise ukrainienne était des plus belligènes et liée à l'hégémonie de l'OTAN aux ordres d'un Nouvel Ordre Mondial voulant briser le non alignement économique de la Russie, son indépendance idéologique et sa position stratégique internationale, depuis le 24 février la quasi totalité d'entre eux sont revenus dans le chœur des esclaves psalmodier les anathèmes russophobes officiels. Et tous ceux qui pensent différemment deviennent pour la bien pensance manichéiste les pestiférés du Monde !

Et l'amnésie d'éclore toujours et encore de la graine de l'hystérie dans le jardin de la servilité occidentale. Mais heureusement il existe encore quelques responsables politiques libres à travers le Monde à rappeler la Vérité à la face des esclaves de la Marchandise :

Ecoutez ce discours magistral du député Shaik Emamà 
au Cap, à l'Assemblée nationale d'Afrique du Sud, !

Nietzsche, ce grand penseur de l'Europe, avait prophétisé à l'entrée des idéologies mortifères occidentales dans l'ère des folies industrielles: « L'Europe ne se fera qu'au bord du tombeau » rappelant le destin cyclique inévitable de l'Histoire du Monde tout comme il l'est de la vie terrestre.  

L'Occident et ses historicités linéaires fantasmées (religieuses, économiques, idéologiques) a jeté un voile opaque à la fois sur l'ordre naturel des cycles mais aussi sur la longue mémoire européenne afin d'imposer aux peuples ses manichéismes hégémoniques. De l'assassinat d'Hypatie d'Alexandrie à l'incarcération de Julian Assange, l'obscurantisme des pensées uniques dominantes se succédant depuis 2000 ans, mène, de dictatures en hégémonies, les peuples au bord d'un abîme pourtant tellement connu des Anciens qu'ils l'immortalisèrent dans les mythes fondateurs de notre civilisation.

Prenons l'exemple de l'antagonisme ontologique porté par les dieux Apollon et Dionysos, protecteurs des arts, pour le premier, solaire et immobile, pour le second, terrestre et mouvant mais que le génie grec a su utiliser, comme les maîtres-bâtisseurs utilisent l'opposition des arcs-boutants, pour élever la sagesse humaine. Et cette opposition mythologique qui , immortalisant des histoires humaines, inaugure la tragédie attique nous rappelle la nécessité vitale de transformer l'antagonisme des apparences en dualité de l'existence  et sublimée par la rencontre de la force et de la volonté dans une harmonie des contraires. 

C'est le grand héritage de ce paganisme hellénique que d'avoir su mettre en pensée pour l'avenir nos plus belles valeurs civilisationnelles.

Aujourd'hui la confrontation qui nous conduit vers un nouvel abîme est celle qui oppose ce monde multipolaire de l'héritage mesuré (Métis) au monde unipolaire du désir illimité (Hubris), laquelle me semble n'être que la continuité contemporaine de cette Tragédie éternelle, exacerbée aujourd'hui par la vision bipolaire d'un Homo Oeconomicus se prenant pour un dieu.

"Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire" a martelé ce même Friedrich Nietzche en soulevant le voile obscurantiste jeté sur nos sagesses antiques. 

Mais comment faire entendre cette raison aux masses post-modernes déconscientisées par des millénaires de dictature d'une pensée unique protéiforme, asservies par des siècles pouvoirs absolutistes et  des décennies de consumérisme individualiste obsessionnel ?

Il semble que seul un chaos mondial soit en mesure de réveiller les consciences de ces peuples amnésiques et hypnotisés par les crétins et des fous qui les enivrent de leurs fantasmes et croyances manichéistes jusqu'au delirium tremens suicidaire...

Mais n'est ce pas aussi un autre enseignement de cette sagesse commune oubliée, que tout chaos est autant souffrance que naissance et le temps du Ragnarök est peut-être venu pour en finir avec ce monde à la dérive comme nous l'enseignent dans l'edda des scandinaves le poème Völuspá (§45):

"Les frères se battront
Et se mettront à mort,
Les parents souilleront
Leur propre couche ;
Temps rude dans le monde,
Adultère universel,
Temps des haches, temps des épées,
Les boucliers sont fendus,
Temps des tempêtes, temps des loups,
Avant que le monde s'effondre ;
Personne
N'épargnera personne"

Et puisque la mémoire et la raison de l'Etre ont été bannis des coeurs par la folie de l'Avoir, le feu du dieu Surtr (ou de tout autre paladin des apocalypses) achèvera de détruire (enfin) cette "nef des fous" si pertinemment décrite au XVe siècle par l'alsacien Sébastien Brandt. 

Alors les Ases et les hommes qui survivront au crépuscule des dieux pourront bâtir un nouveau monde autour de leur mémoire enfin protégée...

Erwan Castel 


PS: ne pensez-pas que ma pensée est pessimiste... au contraire elle est mue par cette foi (qui n'est pas croyance) en l'ordre de la Nature et cet "optimisme de la Volonté", lesquels m'invitent toujours à une vision collective et lointaine à laquelle je sacrifie sans hésiter mes futiles ambitions, intérêts ou désirs personnels,

vendredi 18 mars 2022

Le combat de l'Empire contre l'impérialisme

A Marioupol, ce grand port industriel de la mer d'Azov, de violents combats se déroulent entre les forces ukrainiennes et les forces conjointes de la République Populaire de Donetsk et de la Fédération de Russie dont l'objectif est de libérer la ville mais aussi de détruire le régiment spécial "Azov" ce fleuron de la mouvance bandériste qui en Ukraine a fleuri depuis le Maïdan et rêve d'un nouvel Etat nazi au coeur de l'Europe. 

Ici, je renverrai dos à dos à la fois les mondialistes fantasmant sur une humanité hors sol au service d'un cosmopolitisme consumériste apatride et les nationalistes communautaristes fantasmant sur une Russie poutinienne défendant exclusivement les valeurs chrétiennes et la race blanche. 

En réalité, la grande Russie, tsariste, soviétique ou fédérale a conservé en elle cette "notion d'Empire" supra communautaire et réunissant dans une même destinée commune des peuples aux ethnies, aux religions, aux cultures, aux traditions différentes. Plusieurs fois je me suis exprimé ici sur cette "Union des peuples" qui réuni sans la dissoudre la diversité d'un empire, se fortifiant des différentes identités le composant et les fortifiant en retour de leurs puissances additionnées. 

La Tchétchénie fait partie de ces territoires de la Grande Russie qui paya un lourd tribut à cause de l'intégrisme idéologique, entrainée par les radicaux islamistes dans 2 guerres meurtrières entre 1994 et 2009 (environ 175 000 morts). Réintégrée au sein de la Fédération de Russie la Tchétchénie, dans une grande autonomie, bénéficie et participe désormais à la stabilité et la défense de la Russie.

Le président Tchétchène Ramzam Kadyrov demandait depuis le début du conflit du Donbass à pouvoir envoyer des unités tchétchènes protéger les populations du Donbass bombardées quotidiennement par les soudards de Kiev occupant une partie de leurs territoires. En attendant l'ordre du Kremlin, nombre de volontaires individuels, vétérans des guerres du Caucase sont venus gonfler les rangs des milices républicaines de Donetsk et Lugansk. 
Puis cette inévitable guerre européenne, que j'annonçais dès 2014, est arrivée et le président Poutine a alors répondu favorablement à son "fantassin" tchétchène comme Kadyrov aime à se définir et aussitôt des unités de combat sont sorties de leurs montagnes du Caucase pour venir dans la steppe du Donbass chasser ces bandéristes et autres néo-nazis hallucinés.

Depuis plusieurs jours, les forces tchétchènes, aux côtés des forces républicaines et d'autres forces russes libèrent la ville chrétienne de Marioupol des néo-nazis d'Azov au cri de "Allāhu ʾakbar !", bousculant tous les préjugés des islamophobes et des poutinolâtres occidentaux qui pour la plupart, accrochés à un centralisme étatique et à un communautarisme identitaire n'ont toujours pas compris l'extraordinaire puissance d'une notion d'empire réalisée entre des peuples unis.

Dans Marioupol, une unité tchétchène sécurise
un ensemble d'immeubles où se cachent encore 
des tireurs du régiment "Azov", disséminés au 
milieu de civils utilisés comme boucliers humains.

Pourquoi des tchétchènes ?

La brigade tchétchènes arrivée en Ukraine et dans le Donbass et forte de plus de 10 000 "kadyrovites" présente plusieurs avantages pour le bon déroulement des opérations militaires russes :
  • Tout d'abord ce sont des combattants rompus et aguerris aux combats en zone urbaine, ce qui explique qu'ils ont été déployés directement sur Kiev et Marioupol par exemple,
  • Dans les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens se trouvent des tchétchènes du bataillon djihadiste "Dudayev" contre lesquels les kadyrovites ont des comptes à régler, 
  • Mais les unités tchétchènes sont également une composante du "soft power" russe, excellant dans les soutiens psychologiques et humanitaires auprès des populations, 
  • L'action des combattants tchétchènes a de plus une composante humanitaire forte et portée par une stratégie de communication pour une fois efficace et adaptée,
  • Leur réputation de combattants sans pitié est un élément important de la guerre psychologique menée contre les néo-nazis des unités spéciales ukrainiennes...

Aujourd'hui, le président de la Fédération de Russie, dans un discours où il rappelait les objectifs des opérations militaires déclenchées en Ukraine citait, quant à lui l'évangile de Saint Jean : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean, XV, 9), apportant une pierre chrétienne à cette notion d'empire pour laquelle entre Occident et Eurasie combattent et meurent des chrétiens, des athées, des païens, des juifs, des musulmans, des bouddhistes... des communistes, des monarchistes, des nationaux bolchéviques, des anarchistes, des asiatiques, des européens, des caucasiens, des sibériens...

Dans le Donbass depuis 8 ans, à Marioupol et aujourd'hui ailleurs, se déroule un guerre qui n'est que la bataille première de cette guerre à dimension civilisationnelle qui vient d'éclater de l'Empire contre l'impérialisme, des peuples contre les tyrans, du sens commun universel contre l'universalisme de la dictature, des communautés de l'être contre la société de l'avoir, de la raison contre la folie. 

Voilà pourquoi les dieux et les déesses des batailles nous donneront la victoire et la porteront au delà des océans !

Erwan Castel