Voici les deux premières "capsules" de l'entretien réalisé le 5 octobre avec Alexandre Penasse qui avaient été dépassées, actualité oblige, par le troisième entretiendéjà publié ici le 11 octobre 2022.
jeudi 13 octobre 2022
Chroniques du Donbass - 02
mardi 11 octobre 2022
Chroniques du Donbass - 01
Cette semaine, j'ai été contacté par l'équipe du média belge "Kairos", pour apporter mon regard sur ce volcan ukrainien, entré en éruption sur le Maïdan en février 2014 et qui a fini par exploser en février 2022 avec une tectonique en fusion menaçant aujourd'hui d'incendier toute la géopolitique mondiale.
Cette première publication, est en fait le troisième rendez vous avec l'équipe de "Kairos", mais poussé devant par l'actualité récente et brûlante. Les 2 premiers rendez-vous paraîtront sous peu.
Source du lien : Kairos ou la chaîne Odysee
Je remercie ici toute l'équipe d'Alexandre: Sarah, Nathalie, Serge, Terangi et Eric pour leur précieuse collaboration et la qualité de leur travail, espérant un jour que nous entrechoquerons fraternellement dans une taverne des rives de la Semois ou du Dniepr des pintes de Leffe ou de Baltika pour fêter dignement la victoire des peuples sur la ploutocratie mondialiste !
Merci à tous
Erwan Castel
Les liens ;
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- Telegram : Canal d’informations continu : t.me/ErwanKastel
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samedi 8 octobre 2022
Une deuxième rencontre avec Guy Boulianne
Après une première rencontre réalisée le 13 mars dernier 3 semaines après le début des opérations spéciales russes en Ukraine, Guy Boulianne m'a invité à un nouvel entretien ce 5 octobre, au moment où le conflit russo-ukrainien amorce une nouvelle étape dans son escalade sous une pression atlantiste dont l'ingérence devient de plus en plus belligérante.
Merci à Guy Boulianne et toute son équipe pour cette fenêtre d'information où il est possible d'alerter l'opinion sur les menaces réelles que fait peser sur le Monde cette stratégie mondialiste amorale et belliciste.
jeudi 29 septembre 2022
Un binôme se reconstitue sur le front de la Vérité
Le 21 septembre avait lieu mon premier entretien avec Carl Brochu sur le sujet du conflit russo-ukrainien, et une semaine après j'ai eu le plaisir d'être invité à une deuxième rencontre transatlantique avec les amis québécois de RadioInfioCité, en compagnie de mon vieux (mais toujours jeune !) frère d'armes Pierre Plas, dans le souvenir toujours intact et l'énergie entretenue de nos belles années de lieutenant.
Une rencontre improvisée autour du volcan ukrainien où beaucoup de sujets intéressants furent abordés et tant d'autres mis de côté....dans l'attente d'un troisième échange...
Encore un grand merci à toute l'équipe de RadioInfoCité pour cette collaboration fraternelle !
Erwan Castel
N'hésitez pas regarder et à commenter les autres rencontres réalisées par "RadioInfoCité" car elles offrent un autre regard, une autre vérité au milieu du chaos ambiant, et ce réseau d'information est à soutenir et faire connaître au maximum.
Merci d'avance
dimanche 25 septembre 2022
Entretien entre Novorossiya et Nouvelle France
Ce 21 septembre 2022, j'ai eu le plaisir d'être invité virtuellement par Carl Brochu en terre du Québec afin de partager mon point de vue sur la situation entre Russie et Ukraine dont la tectonique, dans ses dimensions géopolitique, économique et militaire, menace aujourd'hui l'ensemble de notre planète.
Je remercie Carl, Jean Marc et toute l'équipe de "RadioInfoCité" pour cette belle rencontre ouvrant je l'espère une collaboration fraternelle au service de l'information réelle, et sans oublier mon frère d'armes Pierre Plas grâce à qui elle a pu se réaliser.
Désolé pour la qualité de l'image, je vous promets de mieux faire la prochaine fois même si le plus important ce sont les idées et non celui qui les porte.
Erwan Castel
N'hésitez pas regarder et à commenter les autres rencontres réalisées par "RadioInfoCité" car elles offrent un autre regard, une autre vérité au milieu du chaos ambiant, et ce réseau d'information est à soutenir et faire connaître au maximum.
Merci d'avance
dimanche 27 mars 2022
Le "Livre Noir" à Marioupol
Contacté par Erik Tegnér du média français "Livre Noir", un jeune reporter mais faisant montre d'un grand professionnalisme et surtout d'une honnêteté de regard, j'ai accepté de le rencontrer à Donetsk pour un entretien sur la situation actuelle du front et en particulier à Marioupol, bataille principale du moment.
Présentation du reportage par Livre Noir :
- "La diffusion de ce reportage sur #Marioupol en zones russes a failli ne pas avoir lieu. Je n’ai jamais subi de telles pressions. Peut-être perdrai-je tout, tant pis. L’indépendance journalistique a un coup, même si c’est la solitude."
lundi 21 mars 2022
Mes entretiens avec Michel Collon et Guy Boulianne
Tout d'abord ce fut Michel Collon, un cousin belge dont je suis avec enthousiasme les pertinentes (et percutantes) analyses depuis des années qui m'a fait l'honneur d'un entretien le 4 mars 2022 pour son média Investig`action:
lundi 21 février 2022
Quand les journalistes sont.. des journalistes !
le lien: 7 février 2022 (20h)
le lien: 8 février 2022 (20h)
le lien: 13 février 2022 (20h)
les séparatistes sur le qui vive
le lien: 19 février 2022 (13h)
"À une vingtaine de kilomètres du poste-frontière avec la Russie, les habitants sont en train de quitter la région de Donetsk. D'ailleurs, ce samedi matin, des bus ont été réquisitionnés par la République autoproclamée de Donetsk pour évacuer la population prioritaire. Il s'agit notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées dont les habitations sont situées à proximité de la ligne de front. Cette dernière qui s'est véritablement réactivée avec des échanges de tirs à l'arme lourde. Côté russe, ces personnes vont être accueillis dans des centres d'accueil. Et Vladimir Poutine a annoncé qu'il donnerait à chaque personne évacuée la somme de 10 000 roubles, soit environ 110 euros. Cela correspond à la moitié d'un salaire mensuel dans le Donbass. Une victimisation immédiatement dénoncée par les Etats-Unis."
le lien : 19 février 2022 (20h)
8 / Séparatistes russes : mobilisation générale
le lien : 20 février 2022
"Depuis notre hôtel la nuit dernière, nous entendons des tirs à l’arme lourde. Ils résonnent jusqu’au cœur de Donetsk. Ce dimanche, quand nous traversons la ville, aucun habitant , aucune activité sauf ici dans cette rue. L’école est transformée en centre de recrutement de civils car c’est la mobilisation générale depuis samedi. Sergueï est volontaire pour aller “combattre les Ukrainiens” dit-il. Tous ces hommes veulent défendre leur Donbass pro-russe. Il y a même quelques anciens combattants comme Ivan. Liseron Boudoul, notre envoyée spéciale sur place, précise : “Tous les hommes qui s’engagent sont amenés directement avec ces bus sur leurs unités d’affectation. Certains d’entre eux vont rejoindre les fronts dans les heures qui viennent”. Le front, il n’est jamais loin ici. Et justement, les tirs reprennent. Nous sommes du côté de l’aéroport de Donetsk. Surpris, nous nous équipons rapidement. Il faut s’écarter rapidement de la voiture qui pourrait être prise pour cible car les tirs d’obus s’enchaînent. Ils proviennent des positions ukrainiennes à cinq kilomètres. Nous profitons d'un moment d'accalmie. Dans le quartier de Putilovka, des tirs résonnent encore. Natalia, l’épicière n’en peut plus. Alors que le front s’enflamme autour de Donetsk, les habitants se sentent de plus en plus seuls. La paix, ils n’y croient plus."
jeudi 16 décembre 2021
Un portrait qui me fait rougir
| Près de Yakolevka (entre Donetsk et Yasinovataya) - en 2017 |
Ce 11 décembre j'ai été invité à rencontrer 2 journalistes, Elena Tchinkarenko et Dmitry Steshin, pour évoquer le souvenir d'Oleg Mamiev, le commandeur de la Brigade internationale Piatnashka tué au combat en 2018 ainsi que mon engagement dans le Donbass qui remonte au début février 2015.
Avec Dmitry Steshin, nous avons discuter longuement dans un intérêt fraternel et réciproque et ce dernier a produit cet article joint pour le média russe Komsomolskaï Pravda dont il est un envoyé spécial couvrant depuis des années aussi bien les conflits armés que les révolutions colorées et révolutions arabes.
| Elena Tchinkarenko, Dmitry Steshin et mézigue à l'occasion de notre rencontre à Donetsk, ce 11 décembre 2021. |
Sans vouloir tomber dans les caniveaux du narcissisme où pataugent déjà tant d'imposteurs et mythomanes français addicts des selfies dans les salons de Donetsk et en 3ème ligne du front, ou jouer une fausse modestie contreproductive, j'ai été autant flatté que gêné par ce portrait quelque peu dithyrambique de moi-même.
Mais voilà, c'est fait, et j'en remercie vivement son auteur, en espérant que cette évocation personnel ne fait pas oublier la cause de la Novorossiya et ses habitants qui sont les véritables héros de mon aventure dans le Donbass.
Erwan Castel
Source de l'article : KP.RU
| Sur le front du Donbass, sur un poste de tir dans une datcha en ruine - en 2018 |
par Dmitry STESHIN
NÉ SÉPARATISTE
"Quand vous regardez Erwan vous commencez à comprendre à quoi pouvaient ressembler les Français, qui ont construit le Krak des Chevaliers il y a des centaines d'années dans les sables de Syrie, qui même au 21ème siècle ne peut pas vraiment être maîtrisé - ni par siège ni par tempête . J'ai vu ce château pendant la guerre en Syrie, mais je ne pouvais en aucun cas comprendre : quel genre de titans de l'esprit l'a construit ?
Comme il sied à un sniper, Erwan est petit, mince, a l'œil vif, un esprit analytique et rit beaucoup lors des interviews. Nous parlons par l'intermédiaire d'un interprète, mais Erwan comprend tout et insère parfois des mots russes dans la conversation, qu'il prononce très clairement. La barrière de la langue est, bien sûr, un problème majeur, a-t-il déclaré :
- J'ai le vocabulaire principal - le jargon militaire - mais il ne peut pas être utilisé dans la vie civile.
Pourquoi ne l'avez-vous pas appris en sept ans ?
Oui, Ervan se bat dans le Donbass depuis février 2015. Et s'accuse autocritiquement de paresse. Mais, comme tous les paresseux expérimentés, il a une bonne excuse :
- Le sniper est un solitaire par nature. Au travail, je n'ai pas à dire grand-chose.
Pourtant la biographie d'Erwan ne cadre pas avec la paresse naturelle :
- Je suis français, breton (le Bretagne est une province du nord-ouest de la France. - NDLR). « Séparatiste breton » !
- Après des études à l'université, j'ai rejoint l'armée, j'ai été officier pendant 12 ans.
| Dans le Vercors, alors lieutenant d'une section de renseignement héliportée du RCAM - année 1985 |
Puis pendant 14 ans, il a travaillé comme guide dans la forêt amazonienne.
- Quand je quittais mon travail, je suivais toujours la géopolitique.
Il a découvert l'ampleur du phénomène de "l'impérialisme américain" comprenant le sens des activités de la CIA, leur participation aux "révolutions de couleur" à travers le monde.
J'ai travaillé comme journaliste pour 12 "révolutions de couleurs" - Je hoche la tête. - Et sur le Maidan à Kiev, bien sûr.
| Entre 2 missions sur le front de Promka, je jette mes pensées sur mon journal du front - année 2019 |
- Quand le Maïdan a commencé, il ne faisait aucun doute pour moi qu'il s'agissait d'une opération spéciale américaine, poursuit Ervan, une nouvelle "révolution colorée" dont la première, bien sûr, fut la révolution étudiante en France en 1968.
J'ai toujours pensé que c'était juste une émeute de jeunes bien nourris...
Erwan n'est pas d'accord, affirmant que ce sont les Américains qui s'intéressaient avant tout au « printemps français » :
- A cette époque, De Gaulle (Général, Président de la France. - NDLR) quitte l'OTAN et récupère aux Etat Unis l'or de son pays etc. Certes, la base des « révolutions de couleur » est nécessairement l'indignation sociale, mais les États-Unis interceptent simplement la protestation puis la détournent vers un "changement de pouvoir". En France, le « printemps » avait commencé par une grève des travailleurs.
| Pendant l'interview avec Dmitry Stechin à Donetsk - 11 décembre 2021 |
J'AI VU L'AGONIE
Un moment incroyable: Erwan me raconte en détail les événements en Ukraine, que j'ai vu de mes propres yeux, et lui - à travers les médias occidentaux et les blogs sur Internet. Et Erwan a vu cela depuis un pays lointain, pratiquement sans distorsion, ce qui ne fait que confirmer la règle - une personne intelligente et critique recevra toujours des informations fiables où qu'elle se trouve. Et il était à ce moment-là dans la jungle amazonienne. Erwan y avait une petite entreprise de guidage :
- J'ai perçu la guerre civile en Ukraine comme une opération des services spéciaux. J'ai créé un blog, intitulé "Soutien à la rébellion du Donbass". J'ai commencé la guerre de l'information. Après le massacre du 2 mai à Odessa, mon indignation s'est transformée en colère et honte. Cette tragédie n'a pas été évoquée en Occident ou en France. Je pensais que c'était une honte. J'ai décidé de lutter contre ce problème et j'ai commencé à écrire constamment sur le Donbass et l'Ukraine pour les lecteurs occidentaux. J'ai fait cela parfois depuis la jungle, dans un village où il n'y avait que 50 habitants. L'internet par satellite, ne fonctionnait qu'au poste de santé et je m'y connectais pendant la nuit.
| Dans les marais de Kaw en Guyane, à la recherche de ses hôtes (ici 1 caïman à lunette) - année 2008 |
- J'y allais tous les soirs. En même temps, j'étais dans un endroit complètement opposé au Donbass sur la planète - pas dans la steppe, mais dans une belle forêt, parmi les Indiens, qui n'élèvent jamais la voix les uns contre les autres. D'un monde de tranquillité, je me plongeais dans l'horreur.
Le tournant dans la biographie d'Erwan fut le bombardement aérien de l'administration Louhansk ( et sur ce blog ici : "C'est aussi notre crime")
- A l'époque j'étais en contact avec une employée du ministère de la Culture dans l'administration de Lougansk, Inna. Son nom de famille était l'imprononçable Kukurudza... Nous avons échangé littéralement quelques messages (au sujet de la guerre et de la politique linguistique)... Et puis je l'ai vu sur des photos, des vidéos d'Inna, quand elle rampait en sang avec les jambes brisées. J'ai vu son agonie et avec elle celle du Donbass en direct !
Alors j'ai décidé de quitté mon paradis en Amazonie.
SACRIFICE PERSONNEL
J'écoute Erwan et il commence à me sembler que les mots « courage » et « gelures » sont les mêmes racines. J'ai une bonne idée de janvier 2015, Donbass, et un étranger au bronzage tropical, faisant de l'auto-stop autour de la zone de guerre. Erwan cherchait une place dans la guerre, qu'il considérait et considère toujours comme la sienne :
- Les enfants rêvent de nombreux métiers. Et j'ai toujours dit à mon père - "Je veux être un militaire comme toi." Et mon père me disait - "tu n'as pas à imiter quelqu'un, écoute seulement ton cœur."
- Je me suis souvenu de ses paroles quand j'ai décidé d'aller dans le Donbass. J'ai été émerveillé par Donetsk, émerveillé par les habitants, face aux canonnades, que tout le monde entendait.
Erwan a rejoint la « brigade cosaque autonome » au bord du chaudron de Debaltsevo (secteur Uglegorsk). Allons-y sans hypocrisie - il ne manquait à ces gens merveilleux que les charrettes de Makhnov pour la compléter l'image. Tout le reste correspondait. Erwan remarque avec diplomatie : "C'était de courte durée, mais très intense." Certes, l'homme libre makhnoviste surprenait l'officier Français.
Le sniper est un solitaire par nature
| Dans les étages détruits d'un bâtiment de Promka, à 150 mètres des postes ukrainiens - année 2018 |
Quand les deuxièmes accords de Minsk ont été signés et, comme Erwan l'a justement remarqué, le front s'est endormi dans la direction de Lugansk. Mais ils ont continué à se battre pour Donetsk. Le Français s'est retrouvé dans la garde républicaine, puis la Brigade internationale "Piatnashka". Son commandant avec l'indicatif d'appel Mamai, décédé il y a trois ans, Oleg Mamiev, Erwan appelle "Père". Le volontaire a peut-être été envoyé à l'endroit le plus terrible de la ligne de front - à "Promka", dans la zone des datchas abandonnées et des installations industrielles à la périphérie de Donetsk. C'est la "clé" de la cité:
"J'ai été honoré que l'on m'envoie combattre dans un secteur très important de la défense", confie Erwan et il ne le montre pas. Car cette guerre est devenue pour lui une tragédie personnelle.
- En 2017, je suis devenu tireur d'élite. Le 19 septembre 2019, j'ai marché le long de la tranchée jusqu'au poste d'observation et j'ai heurté une mine bondissante. J'ai réussi à sauter dans un coin de la tranchée et j'ai survécu. Mais la partie du corps qui n'a pas eu le temps de se cacher... a été touchée par des éclats d'obus. Le dos et le bras gauche ont été blessés. J'ai été évacué à Novoazovsk, puis j'ai passé un mois à Donetsk en soins intensifs, puis en microchirurgie. Sept opérations - bras, dos, abdomen, jambe. Je remercie à la fois les camarades de Piatnashka, qui m'ont prodigué les premiers soins, et les médecins de Donetsk et de Novoazovsk. Je peux marcher avec ma main partiellement en place.
- Ce qui m'a beaucoup touché, je m'en souviens comme si c'était hier, lorsque j'ai ouvert les yeux pour la première fois - j'ai vu le commandant Svarog (il a pris la place du défunt Mamaï. - Auteur). Et des amis venus nombreux me visiter à Donetsk. Grâce à eux, j'ai gardé le moral dans cette période difficile.
Erwan dit qu'il attend la fin du traitement - il sera possible de récupérer avec une prothèse et de reprendre le service du front.
Alors qu'Erwan descendait la tranchée jusqu'au poste d'observation et heurtait une mine bondissante
Il n'y a nulle part où se retirer
C'était un occasion unique - pour connaître l'opinion d'un professionnel, d'une armée européenne militaire, sur la situation dans le Donbass. Ce qu'il connait d'ailleurs de l'intérieur :
Comment évaluez-vous l'ennemi?
- L'armée ukrainienne en 2015 et celle de maintenant sont deux armées différentes. Ils sont plus nombreux, mieux entraînés. Mais nous aussi. Mais si une collision se produit, il sera très difficile d'y résister sans l'aide de la Russie. Mais, je ne crois pas à une offensive à grande échelle de l'Ukraine dans le Donbass.
Pourquoi?
- De nombreux pays occidentaux changeraient leur attitude envers l'Ukraine si cette dernière lançait une grande offensive. Je pense que le "scénario yougoslave" est plus probable - la perte de la Krajina serbe après l'opération "Oluya". (une offensive massive de l'armée croate, entraînée par des instructeurs occidentaux, d'ailleurs, les Croates n'ont délibérément pas gêné la retraite de l'ennemi et de la population civile afin de nettoyer le territoire des déloyaux. - Auteur.)
| Juste avant de partir vers un poste d'observation et de tir sur Promka - année 2019 |
A quoi pourrait ressembler l'attaque de l'Ukraine sur le Donbass ?
- Par exemple avec une attaque de Telmanovo - un village à 20 kilomètres du front et très proche de la frontière avec la Russie. Ce n'est pas par hasard que les Ukrainiens ont tenté de prendre Staromaryevka, un village de la région, en octobre. Il leur faudra un jour ou deux pour prendre Telmanovo, bien que certains de nos militaires pensent que cela prendra deux heures. Et la République sera alors divisé en deux parties. À ce stade, l'OTAN fermera le ciel sur l'Ukraine. Peut-être que l'OTAN déploiera d'abord une défense aérienne, des missiles tactiques - afin que le conflit ne dépasse pas les frontières de l'Ukraine. Toutes ces actions seront soutenues, simultanément, par des sanctions contre la Russie. À tout le moins, ils fermeront le système bancaire Swift. L'Occident sacrifiera calmement la vie de milliers d'Ukrainiens pour atteindre ses objectifs.
Êtes-vous en danger si vous rentrez en France ?
Erwan croise les doigts pour montrer les "barreaux":
- Je pense que je suis sur toutes les listes, depuis que je suis "séparatiste breton". J'ai été interpellé par la police à deux reprises lorsque j'étais en France. Je ne cache ni mon visage ni mon nom. L'Ukraine a dressé toute une liste de militaires que j'aurais abattus sur le front. J'ai vu cette liste, je pense que je ne pourrais pas faire grand-chose. Mais je ne veux pas rentrer en France, j'ai un passeport DPR, j'attends la nationalité russe depuis le printemps. Après la guerre, je veux rester dans le Donbass ou trouver une sorte de forêt sauvage sans fin en Russie (rires).
Dmitry Steshin
samedi 22 février 2020
Les honneurs de Zvezda
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| Samedi 22 février 2020 |
Je ne publie pas systématiquement ci tous les articles ou reportages me concernant, ne voulant pas passer pour un narcissique que je crois ne pas être; mais lorsqu'en janvier "Zvezda", le média du Ministère de la défense russe me contacte pour une entrevue, je ne peux m’empêcher d'éprouver une certaine fierté de recevoir ses honneurs, n'en déplaise aux Brayard, Néant and Co, ces insectes rampants de la bande à Moreau qui me calomnient sous la cape depuis 5 ans.
Zvezda ("étoile" en russe et dans de nombreuses langues slaves) est un réseau de télévision national russe appartenant au ministère russe de la Défense. Média officiel, à la ligne éditoriale ouvertement patriotique et anti mondialiste, Zvezda, qui diffuse depuis l'année 2000 procède à des analyses quotidiennes de l'actualité militaire mais aussi politique, sociale, économique et culturelle dans la Grande Russie et à travers le Monde.
Cet article est signé Kristina Melnikova, cette jeune et talentueuse reporter de guerre qui ne cesse d'arpenter sentes et tranchées du Donbass à la rencontre des ses gens et défenseurs. Je tiens ici à remercier Kristina pour ce bel article qui me fait rougir, mais aussi pour tout le travail photographique et d'information qu'elle même inlassablement. Son travail que je vous invite à découvrir via son réseau social par exemple (FB et VK) est à la fois éthique et esthétique, original et professionnel, et surtout toujours élevé par des qualités humaines sincères, généreuses et authentiques.![]() |
| Ervan Castel (indicatif d'appel "Alavata").© Photo tirée des archives de Kristina Melnikova |
- Erwan dit souvent qu'il a vécu de nombreuses vies qui seraient suffisantes pour écrire des histoires pour plusieurs films d'aventure.
- Puis Castel change de continent et s'installe en Guyane française (Amérique latine), où, non loin du célèbre Cayenne, il s'installe au contact des populations d'Amazonie comme la tribu amérindienne Wayana et y passe plus de dix ans.
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| © Photo tirée des archives de l'auteur |
- «Quand tout a commencé, j'étais en Guyane française et j'ai suivi de près les événements géopolitiques mondiaux. Les événements d'Odessa et le bombardement de Lugansk m'ont incité à une action décisive. J'avais compris malgré que les médias occidentaux ont montré la crise ukrainienne contre le Donbass, c'était de la propagande, un élément de la guerre de l'information », explique Castel.
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| © Photo tirée des archives de l'auteur |
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Au monument à Oleg Mamiev, décédé en mai 2018 au premier plan.© Photo tirée des archives de l'auteur
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- "Mais, malgré tout cela, le principal atout des forces républicaines est leur motivation - la motivation des gens qui protègent leur terre, leurs idéaux, leur désir pour la Russie. "Les unités ukrainiennes sont moins motivées pour cette guerre, moins courageuses et ne pensent qu'à protéger leur vie sur le front du Donbass".
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| En septembre 2019, Castel a été blessé sur le front sud.. © Photo tirée des archives de l'auteur |
Alawata dit qu'il a trouvé ici sa vraie patrie ici, et appelle les habitants du Donbass «des gens exceptionnels»: «Je parle non seulement du courage des militaires, mais aussi - ce qui a été une grande découverte pour moi! - sur le courage de la population civile. J'habitais le quartier Oktyabrsky, bombardé depuis six ans. Mes voisins étaient des grands-mères qui ont été laissées seules après que leurs familles aient quitté la zone de bataille! Ces femmes plus âgées n'abandonnent pas, bien qu'elles vivent sous des bombardements quotidiens! C'est la partie la plus courageuse du Donbass - des gens non armés, des martyrs qui restent sur leur terre pour exprimer leur amour pour leur terre. "
- Il a répété à plusieurs reprises qu'il ne pouvait pas y avoir deux patries, et maintenant, n'ayant pas la possibilité de percer sur le front, il prévoit d'apprendre enfin la langue russe, d'obtenir un passeport de la DNR, puis la Russie.
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| © Photo tirée des archives de l'auteur |
















