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lundi 6 juillet 2020

La guerre de l'eau des ukrainiens


Depuis que l'Homme s'est redressé sur ses jambes pour arpenter le monde et son orgueil, l'eau a toujours été l'obsession majeure et l'enjeu principal de ses haltes nomades et implantations sédentaires, et par conséquent la menace subie ou utilisée dans ses conflits avec les autres...

Plusieurs centaines de milliers d'années plus tard... rien n'a changé !

L'eau est même plus que jamais un enjeu géopolitique majeur, exacerbé par la diminution des réserves d'eau potable et l'augmentation exponentielle des besoins humains tant viaun population mondiale croissante que par des techniques de production et consommation modernes de plus en plus assoiffées, comme l'agriculture par exemple.
Du côté des guerres modernes l'eau est au centre de nombreux conflits territoriaux, comme celui qui oppose israéliens et palestiniens ou menace d'en faire éclater de nouveau comme dans le Levant où les nombreux barrages turcs menacent les agricultures des pays en aval dépendant de l'Euphrate.

Et le conflit qui germe depuis 2014 sur les rives septentrionales de la Mer Noire entre Russie et Ukraine n'échappe pas au pouvoir de l'eau qui est aujourd'hui utilisé par Kiev pour menacer et assoiffer les populations russes de Crimée et du Donbass qui ont fait sécession avec la folie du Maïdan, malgré le fait juridique qui stipule que priver intentionnellement des populations civiles de leur approvisionnement en eau potable est un acte qualifié de "crime de guerre" par toutes les conventions internationales.

Ainsi dans le Donbass, le régime de Kiev, bombarde de plus en plus fréquemment les stations de pompage et les réseaux de distribution d'eau potable desservant des millions d'habitants (voir les derniers articles par exemple), allant même jusqu'à organiser avec la complicité de la France un nouveau réseau de distribution pour en exclure les populations situées sur les territoires républicains. 

Canalisation  d'eau potable de Gorlovka endommagée par les tirs ukrainiens du 6 juillet  2020


Du côté de la Crimée, bien que ne vivant un front militaire actif comme dans le Donbass, les tensions entre Kiev et Moscou n'en sont pas moins vives et se cristallisent particulièrement autour de l'eau potable que la péninsule doit importer, ce qui était fait par le canal de Crimée Nord jusqu'à ce que Kiev le ferme. 

Cette stratégie ukrainienne de vouloir assoiffer les populations russes de Crimée ou du Donbass est a mettre en perspective de l'intention de provoquer une intervention militaire russe majeure et que les occidentaux, ignorant volontairement le blocus silencieux de l'eau, considéreront alors comme un casus belli inadmissible venant de Moscou. L'eau est ici utilisé comme une provocation destiné à faire porter la responsabilité de ses conséquences militaires sur la Russie. 

D'où les propos en forme d'inversion accusatoire de l'amiral ukrainien Alexeï Neijpapa, que rapporte cet article de Sputnik:

Erwan Castel

Source de l'article: Sputnik



L’Ukraine s’apprête à «récupérer» la Crimée et se prépare à lancer une guerre contre la Russie, a avancé le commandant en chef de la Marine ukrainienne dans une interview. Selon lui, le prétexte en sera la tentative de Moscou de «s’emparer» du canal de Crimée du Nord qui doit alimenter la péninsule en eau douce.

L’Ukraine se prépare à des hostilités à grande échelle avec la Russie, a déclaré le contre-amiral Alexeï Neijpapa, commandant en chef de la Marine ukrainienne, dans une interview au journal Doumskaïa.

Son pays, selon lui, s’apprête à «récupérer» la Crimée. «Il y aura beaucoup de pertes, tant parmi nos soldats que parmi les civils», a-t-il avancé.

Le pays s’attendrait à une attaque

Kiev, d’après ses dires, s’attend à une attaque de l’armée russe contre la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, qui aurait pour objectif de relancer le transit de l’eau du Dniepr par le canal de Crimée du Nord. Celui-ci, construit à l’époque soviétique, relie le fleuve ukrainien Dniepr à la Crimée et était destiné à l'irrigation des basses terres de la mer Noire et à l'approvisionnement en eau de la péninsule.
La tentative russe de relancer le canal sera le signal du début d’une confrontation, a déclaré le contre-amiral.

Une source d’eau

Auparavant, l’Ukraine assurait jusqu’à 85% des besoins de la Crimée en eau douce via ce canal. Mais après la réintégration de la Crimée à la Russie en 2014, l’approvisionnement a été coupé unilatéralement par Kiev.
L’Ukraine refuse de rétablir le fonctionnement normal du canal mais fait régulièrement ressortir de prétendus «plans» de la Russie visant à s’en emparer. Cependant, la Crimée possède d’autres sources d’eau douce.

lundi 22 juin 2020

Il y a 79 ans: "en route !"


Le 22 juin 1941, le IIIème Reich lançait contre l'URSS une offensive qui allait lui être fatale 4 années plus tard. Alors qu'en Occident les populaces souillent leur Histoire dans des polémiques politiciennes et sociétales aussi stupides que stériles, dans la Grande Russie, les mémoires familiales portent à travers le souvenir de leurs sacrifices personnels dans cet immense combat pour leur Liberté. Et la mémoire nationale ici n'est pas dirigée par une communication étatique descendante mais bien la réalité ascendante de tous les peuples de la Russie unis autour d'une destinée commune scellée par le sang de 26 millions de soviétiques.

"La guerre sacrée"

Cette année, dans le chambardement calendaire provoqué par la crise sanitaire du Coronavirus, les commémorations du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme reportées du 9 mai au 24 juin, coexistent avec le souvenir de cette agression allemande contre la Russie, qui marque l'entrée en guerre de l'URSS contre le IIIème Reich.

Ainsi cette journée du 22 juin a été marquée par les cérémonies traditionnelles réalisées sur "Saur Moghila", cette colline au Sud de la République Populaire de Donetsk où souffle les vents de l'Histoire, celui de 1943 lorsque des milliers de soldats de l'armée rouge tombèrent dans l'assaut de ce verrou stratégique tenu par les allemands et celui de 2014 où des milices républicaines combattirent jusqu'à la mort pour garder fermé les "chaudrons" où bouillaient les corps blindés ukrainiens emportés par leur haine...

"Le jour du Souvenir et du chagrin", 
Exactement à 4 heures du matin un rassemblement a eu lieu 
sur Saur-Moghila à l'heure précise où 79 ans plus tôt les 
premiers bombardiers allemands déchiraient l'azur d'été.

Pour continuer en vidéo à évoquer ce maelstrom qui plongea l'Europe dans une des plus grandes boucheries de son Histoire, je republie ici cette magnifique animation au sable réalisé par Kseniya Simonova, une talentueuse jeune femme de Crimée, et qui fut présentée à Kiev en 2009, sous les applaudissements et les larmes du public, avant que le vent de folie du Maïdan (2013-2014) ne baillonne d'une fièvre russophobe délirante les mémoires ukrainiennes et leurs identités soviétiques.


Je pense que l'Histoire appartient aux peuples qui l'écrivent de leur sang et non à la raison des idéologies politiques, qui cherchent tantôt à l'exploiter tantôt à l'insulter...

Erwan Castel

Désolé, mais je suis accroc des chœurs de l'Armée rouge !:

"En route !"

mardi 16 juin 2020

L'Ukraine devient partenaire renforcé de l'OTAN


En 2014, l'Ukraine est tombée dans ce même piège occidental rodé depuis des décennies depuis la Turquie jusqu'aux Balkans, en passant par les pays baltes et qui consiste à faire miroiter une "european way of life" socio-économique pour faire signer aux pays visés leur intégration dans l'OTAN, qui est l'objectif principal de cette stratégie de préemption des pays entourant la Fédération de Russie, notamment les anciennes républiques socialistes soviétiques qui offraient comme le glacis devant les remparts, une profondeur stratégique pour Moscou.

Lorsque le Maïdan réussit son coup d'Etat en février 2014, les perspectives d'intégration de l'Ukraine dans l'Union Européenne qui avaient officiellement motivé cette "révolution de la dignité" sont rapidement repoussées aux calendes grecques (tout en enfermant Kiev dans la servitude de la dette financière via les aides du FMI, de l'UE etc...).

En revanche, le processus d'intégration dans l'OTAN est bel est bien engagé, transformant progressivement l'Ukraine en colonie militaire étasunienne via entre autres: 
  • La participation accrue de ses forces aux exercices de l'Alliance, de plus en plus présents sur son territoire 
  • Leur normalisation OTAN des armées ukrainiennes via des centaines d'instructeurs étasuniens, canadiens, britanniques, 
  • L'installation de bases logistiques terrestres et maritimes aux normes de l'OTAN et financées par elles,
  • La modernisation des armées ukrainiennes avec des équipements occidentaux, puis de l'armement, 
  • La mise à disposition de ressources de renseignement stratégique de l'OTAN sur le front du Donbass,
  • etc...
Dans cet objectif d'OTANisation de l'Ukraine, Moscou a dès 2014, averti les occidentaux que l'intégration de Kiev au sein de l'alliance, autrement dit l'installation de nouvelles bases étasuniennes à ses frontières était la ligne rouge à ne pas franchir. Et pour signifier sa volonté, la Russie n'a pas hésité à répondre favorablement à la demande de la Crimée où est basée sa flotte de la Mer Noire, de se séparer de l'Ukraine et de revenir au sein de la Russie après 60 années d'une absence décidée arbitrairement par Kroutchev.

L'Ukraine qui, depuis 2014, est systématiquement invitée aux activités européennes de l'OTAN (partenariat qui avait commencé en 1994) était devenu officiellement candidat à son intégration dans l'alliance en 2017. 


Deuxième partie de la 9e rotation Le Groupe opérationnel uni - Ukraine (OOG-V) ; 90 instructeurs canadiens appartenant pour la plupart au 1er régiment d'artillerie royale équestre.

L'aide de l'OTAN à l'armée ukrainienne en guerre contre les populations du Donbass continue et se renforce comme le montre l'arrivée à Lvov, ce 14 juin, de 90 instructeurs canadiens qui rejoindront après leur quarantaine sanitaire (14 jours) la soixante déjà déployés dans les centres d'instruction militaires.

Ce 12 juin 2020, sur décision du Conseil de l'Atlantique Nord, l'Ukraine est désormais un auxiliaire officiel de l'OTAN grâce au statut renforcé de "partenaire « nouvelles opportunités »", qu'elle partage avec l’Australie, la Finlande, la Géorgie, la Jordanie et la Suède. Un grand pas de plus vers son intégration dans l'alliance qui n'a plus d'atlantique que le nom et dont la vocation défensive initiale s'est muté en "expan -sionisme" agressif depuis la chute de l'URSS.

Voyons tout d'abord le galimatias des communiqués officiels: 

  • "En tant que partenaire de l'OTAN, l’Ukraine fournit des troupes pour les opérations de l’Alliance, notamment celles menées en Afghanistan et au Kosovo, ainsi que pour la Force de réaction de l'OTAN et pour les exercices de l'OTAN. Les Alliés apprécient vivement ces importantes contributions, qui témoignent de l’attachement de l’Ukraine à la sécurité euro-atlantique. 
  • En tant que partenaire « nouvelles opportunités », l’Ukraine se verra offrir des opportunités ciblées visant à pérenniser ces contributions. Ces opportunités sont notamment un accès élargi aux programmes et exercices d’interopérabilité, ainsi que le partage d'informations, notamment sur les enseignements tirés."
  • Chaque partenaire entretient une relation individuelle avec l’OTAN basée sur des secteurs d’intérêts communs. L’Ukraine a demandé à l’OTAN de participer au programme de renforcement des capacités le 1er novembre 2019. Début mai 2020, le vice-Premier ministre pour l’intégration européenne et euro-atlantique de l’Ukraine, Vadym Prystaiko, a déclaré que l’Ukraine était prête à rejoindre le programme.

Petit détail: 2 jours avant Kiev un prêt de 5 milliards de dollars lui a été accordé par le FMI dont une première tranche de 2,1 milliards de dollars vient d'être perçue ce 12 juin au prétexte fallacieux de "surmonter les conséquences de la pandémie de COVID-19". On voit bien ici encore l'interdépendance entre l'aliénation des aides occidentales et l'engagement de l'Ukraine dans l'OTAN.


Position républicaine touchée par des tirs ukrainiens
Sur le terrain du front du Donbass, la situation reste inchangée et même s'aggrave dans certains secteurs, malgré des communiqués politiques qui tentent de ne pas jeter de l'huile sur le feu des combats et des bombardements. 

Malgré les ripostes des milices systématisées depuis 1 mois par les autorités républicaines confrontées à une augmentation dramatique des victimes civiles, les forces ukrainiennes continuent leurs actions offensives sur le front, tant sur les lignes de défense que les zones civiles provoquant de nouvelles victimes dans leurs violations quotidiennes du cessez le feu.


Ainsi, aujourd'hui 16 juin, un résident de Berezovsky (secteur Kirovsk en République de Lugansk) a été blessé lors du bombardement ukrainien de son village.

Mais c'est surtout sur le front militaire que la situation est tendue, du fait que les positions défensives républicaines subissent désormais des bombardements de plus n plus précis et meurtriers. 

Depuis le début du mois de juin, pas moins de 17 miliciens ont été tués en défendant leurs positions, sans compter ceux, plus nombreux qui y ont été blessés. 

Pour exemple de cette situation militaire tendue, la ligne de défense Nord du secteur de Debalsevo (au Nord de la RPD) qui a subi d'importantes attaques de l'artillerie ukrainienne entre le 12 et le 15 juin, au cours desquelles 3 positions républicaines situées près de Sandzharovka ("220", Kikimora" et "Dome") ont été détruites entraînant la mort de 7 défenseurs appartenant au 1er bataillon "slave" de la 7ème brigade républicaine: 
  • 1. Chef de section Aleksey Ponomarev
  • 2. Chef de groupe Alexey Sklyarenko;
  • 3. Chef de groupe Alexander Astakhov;
  • 4. Soldat Evgeny Kukushkin;
  • 5. Soldat Sergei Tolkov;
  • 6. Soldat Roman Dovzhenko;
  • 7. Soldat Evgeny N (nom de famille non encore connu)
Vidéo de la  24ème Brigade ukrainienne montrant la destruction 
d'une position républicaine touchée par des tirs ukrainiens le 12 
juin et que l'explosion des munitions incendiées va achever.

Dans leurs rapports quotidiens les observateurs de l'OSCE confirment les bombardements opérés par les ukrainiens, comme ici le 15 juin. 
Il est à craindre que suite à la destruction de ces positions les forces ukrainiennes en profitent pour avancer de quelques centaines de mètres voire 1 ou 2 kilomètres en direction de Debalsevo (à moins de 10 kilomètres) appliquant la stratégie des "sauts de crapauds" mise en place sur tout le front depuis 4 ans.

Ailleurs ce n'est pas mieux, des positions républicaines ont été prises pour cible par d'autres tirs de l'artillerie ukrainienne ou de leurs missiles antichar, comme ici sur le front de Marinka dans l'Ouest de Donetsk :




Localisation du tir du missile antichar ukrainien. Sur le front de Marinka a proximité du village de Trudovsky



Pour conclure cet article triste, et en reliant ses 2 sujets je rapporterai les commentaires élogieux et encourageant de l'OTAN, qui vient de saluer l'armée de l'air ukrainienne, dont il est important de rappeler que ses seuls "faits d'armes" sont les bombardements des populations civiles du Donbass (Slaviansk, Donetsk, Lugansk...) au cours desquels des centaines d'innocents dont de nombreux enfants ont été tués et blessés... 

Voilà donc le ton dans lequel s'inscrit ce rapprochement progressif de l'Ukraine et de l'OTAN.Reste maintenant à attendre la réaction de Moscou qui a bien signifié qu'une intégration de l'Ukraine dans l'OTAN est inacceptable pour la sécurité de la Russie.

Erwan Castel



samedi 13 juin 2020

Le jour du drapeau



Le 12 juin est célébrée le "jour de la Russie", une occasion pour les populations des républiques de Donetsk et Lugansk d'exprimer à nouveau à travers le drapeau et l'hymne russes leur sentiment d'appartenance à cette grande Russie et leur volonté politique d'intégrer la Fédération de Russie. 


Vendredi 12 juin 2020

Dès le matin de ce vendredi 12 juin, un soleil estival radieux était venu dorer le chants des oiseaux, le rire des enfants, les robes des femmes et les aigles impériales des drapeaux républicains, comme pour mieux célébrer dans une chaude lumière cette journée dédiée au drapeau de la grande Russie.

Autour du drapeau russe hissé au coeur de Donetsk sur sa centrale place Lénine, les trois couleurs ont fleuri massivement aux frontons des bâtiments publics, au coeur des espaces publics mais aussi sur les balcons, les vêtements et même les joues des enfants et des jeunes filles du Donbass, tandis qu'aux portes des cités résonnaient à nouveau les tirs énervés d'une armée ukrainienne assiégeante.




A l'image de leur hymne qui chante "les peuples de Russie", les populations de la Fédération, dans leur immense et reconnue diversité ethnique, religieuse, culturelle, linguistique se reconnaissent dans ce drapeau symbolisant une identité historique et destinée communes mais aussi supra-communautaire.

Et pendant ce temps là, les populations occidentales crispées autour de communautarismes abscons foncent tête baissée dans les chiffons rouges agités par les metteurs en scène pervers d'un mondialisme et manipulés se retrouvent dos à dos enchaînés à une histoire par des pulsions de racisme et d'antiracisme toutes aussi stupides et ridicules les unes que les autres.

Je lisais le matin même de cette journée du drapeau russe, dans le galimatias des réseaux sociaux, ce "patriote" français très représentatif de tant d'autres " indignés et nostalgiques, et qui proposait aux internautes, comme un "grand défi" de poster des photos du drapeau français partout sur internet .... quel défi, quel courage !! Confirmation de la résistance pathétique au mondialisme de ces "rebelles 2.0" dont les agitations stériles se perdent dans des impasses virtuelles masturbatoires où le système dominant laissent réapparaître les bubons communautaristes jettent ses esclaves les uns contre les autres gardant ainsi leurs colères éloignées des palais d'une ploutocratie mondialiste responsable de leurs détresses.

Hésitant quelques secondes entre pitié et rire, j'ai préféré fermer la fenêtre virtuelle de mon ordinateur d'où j'observe le naufrage final d'un occident asservi pour partir me balader sous un soleil déjà chaud, dans les vraies rues d'une vraie république où claquent dans les vents de la fierté et du courage les bannières d'une histoire assumée, d'une destinée choisie et d'une Liberté conquise depuis 6 ans par les larmes et le sang.



Avec le principe de l`identité du sol, de nombreux systèmes politiques occidentaux ont souvent ignoré la réalité des identités ethniques que leurs hégémonies ont conquises, au profit de celles fantasmée, que leur mythologies nationales ont inventé. A ce titre, la France, dans ses politiques absolutistes, jacobines ou mondialistes artificielles définies par un pouvoir élitiste déconnecté de ses peuples, en est un parfait exemple. 

Alors qu'en France le mot "Patrie" fait hérissé tantôt les poils, tantôt les sexes, en Russie, le patriotisme, bien que leitmotiv de la communication étatique, reste avant tout un dynamisme populaire et apolitique réel, et donc partagé et animé par toutes les communautés du pays. Et qu'il ait été impérial, soviétique ou fédéral, chaque système historique russe a renforcé dans l'Histoire de cet Empire immense et multiple les qualités cumulatives d'un patriotisme à la fois naturel (les diversités) et acquis (l'idée d'empire), qui peut aujourd'hui se mesurer dans le Donbass à travers la volonté identitaire russe tenace de sa population et l'identité fédérale inter-nationale des volontaires composant ses milices.

12 juin 2020. Journée de la Russie à Lugansk.
Le drapeau russe qui est pour les populations de Donetsk et
Lugansk autant une identité de coeur qu'un objectif politique 
a été célébré au milieu des bannières des républiques locales 
mais aussi de celles des volontaires venus des quatre horizons 
de la grande Russie défendre la Liberté du Donbass. 

Erwan Castel

A l'occasion de cette journée du drapeau russe, Denis Pushilin, 
le Président de la République Populaire de Donetsk a observé :

"Les habitants du Donbass se rapprochent pas à pas de leur cher objectif : 
l'unité avec la Russie" 


lundi 8 juin 2020

Le choix des armes et surtout du combat !

"La guerre est toujours juste lorsqu'elle est nécessaire
et les armes sont sacrées lorsqu'elles sont l'unique ressource des opprimés"

Nicolas Machiavel, "Le Prince" (1515)

Ce 12 juin est en Russie la "journée du drapeau" et pour moi l'occasion de coucher ici quelques réflexions qui me viennent à l'esprit au sujet du Donbass à l'aune des crises ontologiques secouant des populations occidentales dont les seules réactions à la phase finale de leur mise en esclavage par le système mondialiste semble des spasmes imbéciles  d'idéologies moribondes qu'il organise lui-même pour protéger sa dictature de la marchandise...

Le drapeau en Russie n'est pas un symbole adulé ou conchié au gré de discours politiques comme l'est aujourd'hui par exemple le drapeau français, mais la représentation des réalités territoriales et humaines multiples d'une "idée d'empire" métapolitique forgée à travers ses déclinaisons historiques tsariste, soviétique et fédérale. Ici on parle des communautéS et des peupleS de Russie unis autour d'un drapeau qui n'appartient à aucune d'entre elles en particulier et symbolise une destinée commune civilisationnelle et apolitique , partagée individuellement et librement. 

A ce titre et n'en déplaise à ceux qui, par amour ou haine, voudraient y porter leurs fantasmes idéologiques sectaires, les républiques populaires du Donbass sont bien l'expression vivante et combattante de cette "idée d'empire" qui selon moi est la seule capable de protéger les peuples naturels, et de vaincre ce mondialisme qui étend son ombre mortifère sur leurs libertés et leurs traditions qui sont les feuillages et les racines de leurs identités et dignités respectives.


L'aigle impériale qui orne souvent les drapeaux de la Fédération de Russie et des républiques  qui en font partie ou s'en réclament rappelle, non pas une idéologie politique  historique particulière, mais bien cette "idée d'empire" qui est au coeur d'une vision métapolitique et même civilisationnelle partagée par tout un ensemble de peuples et communautés unis dans leur diversité.

Après plus de 6 années de combats et de bombardements, le Donbass, à travers ses 2 Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk autoproclamées, continue de résister à l'agression militaire ukrainienne issue du coup d'Etat du Maïdan de février 2014. Ici et ailleurs, les raisons et motivations des uns et des autres ont souvent été décrites, privilégiant personnellement la position du Donbass dont la rébellion relève beaucoup plus d'un sens commun collectif que d'une idéologie politique choisie ou imposée, même si son contexte géopolitique Est-Ouest ne peut être ignoré, surtout lorsqu'il s'agit d'expliquer les enlisements radicaux, militaire et diplomatique du conflit. 


Et je pense aujourd'hui, pour avoir suivi cette rébellion du Donbass  jusqu'à porter à mon tour les armes dans ses tranchées, que cette nouvelle page de l'histoire pontique concerne bien tous les peuples d'Europe, autant par ses menaces et enjeux que dans ce qu'elle révèle, par opposition, ce qu'est devenu aujourd'hui cette péninsule Eurasiatique occidentale. En effet le Donbass, en s'opposant au coup d'Etat du Maïdan refuse d'abord ce modèle occidental dont la post-modernité orientée vers une société individualiste et consumériste symbolise une décadence civilisationnelle qui, après une longue succession d'absolutismes dogmatiques religieux, politiques, économiques et culturels, a conduit progressivement les peuples de l'Ouest européens dans une servitude totale et suicidaire à l'égard d'un Nouvel Ordre Mondial, hégémonique et amoral. 

Mais dans cette région bordant les rives septentrionales de la Mer Noire et dont l'unité historique est connue sous le nom de Novorossiya, les populations russes, qui lui ont façonné sa géographie humaine moderne au temps de l'impératrice russe Catherine II, ont conservé leur identité russe à travers des traditions historiques, religieuses et culturelles que n'ont pas entamé les systèmes politiques se succédant depuis 3 siècles dans la gouvernance de cette région d'Europe.

Jusqu'au coup d'Etat du Maïdan...


En avril 2014, face au coup d'Etat russophobe du Maïdan, la contestation populaire du Donbass reprend rapidement le chemin d'un séparatisme déjà revendiqué par le passé et animée par une volonté, grandissante depuis l'indépendance de l'Ukraine, d'intégrer la Russie de ses origines.

Dans une Ukraine post-soviétique engluée depuis son indépendance dans le marasme d'un système oligarchique aux corruptions récurrentes, le mécontentement populaire était régulièrement courtisé par les mondialistes dont le vampirisme, sous les leurres d'une "occidental way of life", lorgnait cet immense territoire pour y pouvoir faire avancer leurs pions militaro-industriels jusqu'aux frontières de cette Russie qui persiste à leur rester "non alignée". Cette lutte politique pour le trône de Kiev a ainsi été marquée notamment par une "Révolution orange" (2004) et une "Révolution de la dignité" qui aboutira finalement à un renversement du président élu Ianoukovitch, en février 2014.

Or, au lendemain du coup de ce coup d'Etat du Maïdan où avait déjà été exhumée des placards du nazisme une propagande de guerre russophobe, le nouveau pouvoir ukrainien, entièrement contrôlé par ses parrains occidentaux, plutôt que de rechercher une union nationale dans une relance économique prioritaire et épurée de la corruption ambiante, a préféré se lancer dans une croisade clivante et violente contre les populations russophones d'Ukraine constituant plus de la moitié de sa population.

A l'image des matriochka, ces poupées russes s’emboîtant les unes dans les autres, on peut offrir plusieurs niveaux de lecture à cette guerre du Donbass qui depuis plus de 6 ans a réveillé l'épicentre d'une tectonique européenne très ancienne, où les empires puis les grandes puissances modernes se disputent le contrôle de cette porte méditerranéenne qu'est la Mer Noire. Nous pouvons observer en effet dans ce conflit du Donbass la continuité de:
  • La rivalité multimillénaire entre l'empire maritime dominant (thalassocratie) et l'empire immuable du milieu (Russie); c'est le conflit éternel entre le liquide des relations commerciales et le solides des traditions terrestres tel que décrit par Zigmund Baumann par exemple.
  • Le contrôle militaire occidental de cette porte maritime permettant d'exclure la Russie ("stratégie du containment" théorisée par Kennan en 1948 mais qui remonte à la fin du XVIIIème siècle, lorsque la libération de ses terres pontiques occupées par les ottomans va permettre à la Russie de concurrencer le monopole oriental de la thalassocratie britannique).
  • L'expansion de l'OTAN vers les frontières russes occidentales immédiatement derrière lesquelles se trouvent la majorité des centres géopolitiques russes qui, sans le glacis des républiques socialistes soviétiques, se retrouvent sans profondeur stratégique et sous la menace immédiate des missiles occidentaux. 
  • La complexité d'un Etat politique ukrainien artificiel (qui n'existait pas avant la révolution bolchevique) aux multiples identités qui, depuis l'effondrement d'un soviétisme qui les unissait, se sont progressivement rapprochées vers leurs berceaux Est ou Ouest au fur et à mesure de effondrement socio-économique général du pays. 

Mais mon propos ici n'est pas d'évoquer à nouveau la situation du Donbass sous ses prisme géopolitique ou historique, mais d'attirer votre attention sur la dynamique populaire qui s'y exprime depuis 6 ans, par delà les idéologies politiques et malgré une guerre meurtrière éprouvante et les difficultés économiques qu"elle occasionne.

Car, soutenue ou haïe, force est de constater que la rébellion du Donbass est toujours là, intacte et fidèle à elle même dans ses objectifs originels et populaires. Et, pour ceux qui prennent le temps d'écouter autre chose que les discours officiels, on peut observer ici que ni les pouvoirs politiques ni les appareils d'Etat des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk monopolisent l'expression de cette dynamique politico-militaire opérée en 2014 devant les blindés ukrainiens, mais que cette dernière reste incontestablement celle d'un peuple tout entier qui défend volontairement et massivement, des tranchées du front aux manifestations culturelles des centres villes, ses traditions et libertés russes.

Dans la nébuleuse dissidente des populations occidentales ployant sous la servitude d'un mondialisme amoral, on observe de plus en plus de crispations communautaristes - religieuses, politiques ou ethniques - qui, par les divisions qu'elles provoquent se font en réalité le jeu d'un système qui, par des crises organisées ou des émotions médiatisées détourne les populations vers des querelles horizontales stériles, alors que le vrai combat pour la Liberté des peuples est par définition a-politique et vertical, comme celui mené par le Donbass pour défendre depuis 6 années de guerre son identité naturelle, ses libertés et ses traditions.

En ce sens on peut sans se tromper affirmer que la rébellion du Donbass est une véritable révolution populaire qui a su imposer sa volonté à l'Ukraine par les armes et au reste du Monde (y compris la Russie) par par sa résilience, sa ténacité et la maturité de ses républiques autoproclamées. Si cette rébellion armée du Donbass, qui a tant coûté aux populations de Donetsk et Lugansk, avait été, comme la propagande de guerre ukraino-occidentale veut faire croire, une opération imposée par un petit groupe idéologique ou pire une puissance extérieure, jamais son unité combative populaire n'aurait pu durer aussi longtemps, au milieu des morts, des blessés des destructions et des privations subis. 


Aujourd'hui, à celles et ceux pour qui les mots "Liberté" et "Tradition' ont encore un sens, l'ennemi est sans conteste cette dictature mondialiste d'une marchandise qui, dans la phase finale d'un esclavage orwellien, veut s'imposer jusque dans la plus petite de nos libertés individuelles et tout contrôler jusque dans le secret de nos intimités les plus anodines. 

Ce libéralisme capitaliste et amoral est l'ennemi de la Vie et de la Liberté autant que de la Nature et des peuples qui les chérissent défendent... Il est l' Ennemi ou plutôt, au vu des délires suicidaires agitant la dissidence, il devrait l'être !

Car les occidentaux, conditionnés par 2000 ans d'absolutismes idéologiques communautaro-centrés divers, continuent de croire à leurs fantasmes jusqu'à foncer encore et toujours dans les chiffons rouges propagandistes et aujourd'hui médiatiques qui sont agités devant des taureaux de leurs certitudes dogmatiques. Depuis la saturation de l'analyse critique par les avalanches d'images qu'elle provoque la société du spectacle excite les émotions de foules de plus en plus instrumentalisées ce qui est l'énorme paradoxe de notre époque où l'accès à toutes les informations possibles est généralisé.  Le fait est que ce système déclenche régulièrement et avec toujours la même facilité déconcertante des éruptions de haine viscérale qu'elle soit religieuse ou laïque, raciste ou antiraciste, fasciste ou antifasciste, machiste ou féministe, écologiste ou climato-sceptique, Raoult ou anti Raoult, etc. etc... détournant les énergies dissidentes de leur combat prioritaire et toujours bizarrement, quand une contestation générale antisystémique incite les esclaves à secouer leurs chaines.

N'avez vous pas remarqué que dans ce théâtre cynique post-moderne, toute opinion se radicalise et devient agressive: l'homme de gauche ou de droite ne peut survivre que dans leurs extrêmes, la féministe est devenue femen etc. jusqu'au végétarien qui est devenu vegan... tous se prêtant plus ou moins inconsciemment au cirque médiatique d'une bien pensance hypocrite où l'émotion a remplacé la raison.  Ainsi, en offrant aux radicalisations diverses, même les plus insignifiantes, des tribunes spectaculaires, le système politico-médiatique via ces idiots utiles, envoie les communautaristes, à l'instar des gladiateurs, se foutre sur la gueule - enfin surtout sur leurs réseaux sociaux masturbatoires et indolores - jusqu'à leur faire oublier qu'ils sont tous les esclaves du même maître et atteints du même syndrome de pensées uniques communautaro-centrées. 

Ainsi, pendant que les idiots se chamaillent au fond de l'arène, la ploutocratie du haut de ses tribunes radicalise son système liberticide et son pouvoir totalitaire. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à observer les querelles médiatico-sociétales organisées parce que passionnelles et donc stériles, autour de l'instrumentalisation politicienne de l'épidémie du Covid19 ou des violences policières.
Et si vous rajoutez en fond de tableau et surtout de connerie, ce manichéisme auquel semble devoir se soumettre toute vision et analyse politique ou sociétale occidentale, ce qui transforme l'agora en ring de boxe, alors on achève de poser la pierre tombale sur le trou où s'est enlisée toute seule la pensée critique et de sceller la mise en esclavage de la liberté de penser, après avoir entraver celle de s'exprimer.

Quand est que les gens comprendront qu'un débat ne peut-être passionnant et constructif que s'il est préalablement dépassionné et ouvert à la critique ?


L'exemple du Donbass


Personnellement, n'étant pas compétent pour cela, je ne sais plus comment faire comprendre à des dissidents occidentaux parmi lesquels je compte beaucoup d'amis (de droite ou de gauche, girondins ou jacobins), que leurs certitudes dogmatiques et leurs émotions incontrôlées fonçant dans le premier chiffon rouge agité par le système politico-médiatique en font des collabos car elles annihilent leurs capacités à se libérer et même souvent à réfléchir. Comment ouvrir les yeux des esclaves sur la manipulation mentale de cette ploutocratie qui, pour exciter leurs fantasmes, n'hésite pas à mettre en scène ses propres détracteurs, du moment qu'ils détournent eux-mêmes leurs rhétoriques vers des passions communautaristes et des querelles horizontales qui servent de diversions au pouvoir dominant et justifient même sa radicalisation. 

Engagé dans les rangs de la milice de la République Populaire de Donetsk depuis plus de 5 ans, je suis perçu tantôt comme un fasciste, un communiste, un marginal, par ceux qui veulent à tout prix me coller une étiquette sur le dos pour rassurer la vacuité de leurs dogmes idéologiques. Ces crétins me regardent en fonçant les sourcils comme les idiots qui regardent le doigt montrant la lune, et malheureusement trop rares sont ceux qui ne rentrent pas dans cette catégorie !

Avant de venir à Donetsk mettre mes idées au bout d'un fusil, j'observais depuis l'hiver 2013 cette crise ukrainienne qui allait accoucher de cette guerre abjecte du Donbass au printemps 2014, (période à laquelle je décide de créer ce présent blog), provoquant cette revendication séparatiste et d'intégration à la Russie qui s'apparente à une vraie révolution conservatrice, populaire et fédéraliste.  

Lorsqu'on observe l'évolution des événements qui secouent le coeur de l'Europe on peut constater que le Maïdan a surtout scellé un crépuscule occidental et réveillé un printemps russe via ce choc entre l'Ukraine et les républiques de Donetsk et Lugansk, qui sont leurs deux acteurs régionaux. Mais surtout, cette rébellion du Donbass sonne aussi la reconquête radicale par les peuples naturels de leurs souverainetés et destinées trop longtemps étouffées par des absolutismes idéologiques, politiques, économiques ou culturels: et cela explique certainement entre autres raisons majeures pourquoi la bien-pensance occidentale a jeté sur ce conflit meurtrier aux confins des territoires géographiques et des cycles historiques européens une chape de plomb politico-médiatique hallucinante et criminelle. 

Comme la précédente révolution populaire armée européenne que fut la guerre d'indépendance irlandaise de 1916-1923, le peuple du Donbass, pour protéger ses traditions et sa dignité, a préféré la guerre du loup libre à la paix du chien servile. 

Rafi Jabar, indicatif "Abdullah", est un volontaire, musulman originaire d’Afghanistan, venu en 2014 aider la population russe du Donbass à se défendre contre l'agression ukrainienne. Bien que grièvement blessé et amputé de ses 2 jambes en septembre 2017, "Abdullah" continue de travailler pour le Donbass, sa nouvelle patrie, et de soutenir les volontaires venus s'engager dans ses milices.
Respect !!

Ce qui caractérise cette rébellion du Donbass et en fait un exemple pour les autres peuples cherchant à s'émanciper de leurs esclavages, c'est certainement qu'elle s'inscrit dans un combat supra-communautaire qui n’obéit à aucune idéologie politique particulière directrice, n'en déplaise aux  imbéciles qui veulent y voir dans son déclenchement et organisation "la main de Moscou". Contrairement au rattachement référendaire de Crimée qui fut accompagné par la Russie, cette dernière dans le Donbass n'a fait que suivre le choix souverain d'une nation en situation de légitime défense et qu'elle soutient aujourd'hui (et quel qu'en soit le prix) par devoir humanitaire vis à vis des peuples composant le monde russe.

Cette dimension impériale, que symbolise l'aigle bicéphale des drapeaux s'y référençant, offre une force politique et militaire exceptionnelle à ces jeunes et petites républiques populaires de Donetsk et Lugansk, écrasées entre un bélier ukrainien conduit par l'OTAN et un pont levis russe que le Kremlin ne peut encore abaissé sans risque majeur pour une paix mondiale déjà fortement fragilisée par un chaos mondialiste organisé.

En effet, en dehors du soutien politique, économique et humanitaire de Moscou, Donetsk et Lugansk bénéficient, depuis plus de 5 ans, d'un l'afflux continuels de volontaires venant se défendre aux côtés de leurs populations la liberté et les traditions du Donbass et combattre la dictature d'une marchandise occidentale qui depuis 30 ans incendie les pays "non alignés". 

Ici point de discours communautaristes ou idéologiques à la con comme ceux que l'on peut entendre en Occident; côte à côte se battent pour le Donbass des communistes, des orthodoxes, des nationaux  bolcheviques,  des musulmans, des asiatiques, des athées, des caucasiens, des royalistes, des juifs, des anarchistes etc, etc.
Ces femmes et ces hommes venus des quatre horizons et qui tiennent ici bec et ongle plus de 460 kilomètres de front, risquant quotidiennement leurs vies avec des salaires misérables sont infatigables et invincibles car animés par l'amour partagé pour la Liberté des peuples et de leurs patries charnelles. 

Voilà le socle populaire des valeurs collectives telles que la Liberté, l'Egalité et la Fraternité (tiens cela me rappelle quelque chose) qui, lorsqu'elles sont servies par des qualités individuelles telles que le Courage, la Résilience et le Sacrifice, offrent aux peuples la force pour défendre leurs traditions et libertés de faire le douloureux choix des armes.

Qui dit choix des armes, dit combat.... 

Or le premier combat que doit mener un esclave s'il veut se marronner, c'est celui contre ses propres démons intérieurs que sont les peurs de ses ignorances et les haines de ses certitudes toutes ces émotions et passions imbéciles qui le font se recroqueviller dans des idéologies communautaristes figées et suicidaires et des dogmes liberticides comme l’intangibilité des frontières artificielles par exemple qui, avec la préemption néocoloniale des ressources naturelles est la source de la plupart des conflits depuis le XXème siècle. 

En cela, le Donbass devrait servir d'exemple aux dissidents occidentaux qui veulent se libérer du mondialisme mais de facto ne font que le servir, tous ces "rebelles 2.0" qui haranguent les réseaux sociaux mais ont oublié que c'est dans la rue et contre les pouvoirs que se font les vraies révolutions, et aussi à tous ces frustrés moribonds qui pour défendre leurs identités mythifiées se gargarisent avec des fantasmes communautaristes hors sol qui interdisent justement la réalisation de cette union sacrée métapolitique vitale autour des vraies "patrie charnelles".

"Je dis ça, je dis rien" 


Erwan Castel

L'étendard de la Brigade Internationale "Piatnashka"