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mercredi 12 octobre 2016

Je t'aime moi non plus

France-Ukraine, un couple embourbé dans Minsk
et qui tire à hue et à dia


Le format Normandie où l'impossible association des contraires 
Ces derniers jours, le jeu de la France vis à vis de la Russie, qui lui tend la main en Ukraine et la menace en Syrie pourrait paraître étrangement incohérent si on ne cherchait pas a regarder derrière le décor hypocrite que la diplomatie occidentale a construit sur le Dniepr dans le seul but de rassurer le public et dissimuler ses véritables projets de guerre...
  • En Syrie, la crise diplomatique est arrivée à son point de rupture avec un net avantage à la coalition syrienne (Russie-Iran-Syrie-Chine) qui a réussit a bloquer la stratégie étasunienne en la noyant dans son incohérence et le sang de ses mercenaires djihadistes punis par les bombes russes. Sur le chemin de Damas, Washington doit aujourd'hui jeter l'éponge ou franchir le Rubicon
  • En Ukraine en revanche, la même hégémonie occidentale, même si elle a mis la main sur Kiev, est confrontée à un échec cuisant du fait de l'échappée des 2 plus beaux morceaux ukrainiens : La Crimée et le Donbass et l'enlisement du conflit dans le Donbass ou les sanctions économiques contre Moscou ressemblent aujourd'hui de plus en plus à des "victoires à la Pyrrhus".

Les accords de Minsk, même s'ils ont permis dans un premier temps à Kiev de sauver son armée d'une déroute militaire effarante (après les "chaudrons" d'Iliovaisk en 2014 puis de Debaltcevo en 2015), sont aujourd'hui une entrave et même une menace au projet nationaliste mené par les survivants de l'Euromaidan qui au sein du Parlement ukrainien ne représentent bientôt plus qu'eux mêmes.


Un bâton merdeux pour les occidentaux

Pour les Européens, ces accords de Minsk leur ont permis aussi de gagner du temps pour tenter de consolider le pouvoir pro-occidental installé à Kiev et imaginer une nouvelle stratégie adaptée aux résistances populaires spontanées des populations pro-russes. Mais aujourd'hui, ces accords qui ne décollent pas de leurs 3ème point d'application sont également une contrainte car ils consolident les séparatismes de la Crimée et du Donbass et affaiblissent une Ukraine déjà en perdition.

Mais contrairement aux excités du Maïdan qui n'ont plus rien à perdre et s'enferment dans un fanatisme russophobe primaire dont le seul avantage est qu'il est clairement exprimé, les diplomaties occidentales quant à elles continuent à vouloir jouer au poker menteur avec la Russie. 

Berlin et Paris veulent liquider ces accords irréalisables dans le contexte actuel, non pour qu'ils aboutissent vers une paix véritable mais plutôt vers un échec qu'ils chercheront à imputer à la Russie. En jouant aux aveugles les occidentaux prétendant nourrir aujourd'hui la colombe blanche, tentent aujourd'hui de lancer ces accords de Minsk dont l'échec inévitable selon les directions prises par la crise syrienne et les élections présidentielles étasunienne pourra servir (peut-être) en cas d'alerte à déclencher en Ukraine un chantage ou un deuxième front contre la Russie.

Le problème c'est que depuis le Maïdan, le pouvoir national-oligarque ukrainien se moque de ses parrains occidentaux (pour le plus grand plaisir de l'Oncle Sam), et poursuivant sa politique nihiliste refuse par principe toute forme d'accord ou négociation avec la Russie diabolisée au rang d'ennemi mortel et éternel.

La seule qualité que l'on peut trouver chez l'ukropithèque est qu'il ne cherche pas a habiller sa stupidité ou sa haine dans des circonvolutions levantines semblables à celles que maladroitement Hollande cherche à mettre en oeuvre... Aussi lorsque ce dernier précédé le mois dernier par son ministre des affaires étrangères Jean Marc Ayrault a rappelé l'obligation pour l'Ukraine de respecter la feuille de route de Minsk (cessez le feu, élections, statut spécial...) il a essuyé un tir nourri venant de Kiev.


Qui gouverne réellement l'Ukraine ?

Il est intéressant de noter que ce tir nourri ne vient pas de Porochenko lui-même mais de Arsen Avakov, le ministre ukrainien de l'intérieur, appartenant à la "coalition de la guerre" et proche des radicaux et de l'opposition à l'actuel président (on le soupçonne d'ailleurs de fomenter un coup d'état avec l'es 1er ministre Iatsienouk)

Entre un Président français "qui veut péter plus haut que son cul", un présidente allemande qui veut juste protéger son économie et un président Porochenko qui a tellement peur de ses chiens du Maïdan qu'il les laisse aboyer, on voit que seul la Russie reste constructive et cherche à faire sincèrement avancer le dossier de cette crise ukrainienne défendant la réalité qu'une mauvaise paix vaut mieux qu'une bonne guerre !


Le fait est que Porochenko avec les accords de Minsk est au pied d'un mur infranchissable qui, s'il tente de le briser pour passer en force risque de se transformer en mur d’exécution. Soit il rejoint officiellement la majorité des parlementaires qui refusent de réformer la constitution pour engager Minsk, et il est lâché par ses parrains occidentaux qui veulent pousser le processus de Minsk jusqu'à son explosion, soit, pressé par ses accords internationaux, il menace de dissoudre l'assemblée ukrainienne pour imposer la réforme constitutionnelle, et alors il est lâché par la classe ukrainienne qui le renverse et met au pouvoir la coalition de la guerre (Iatseniouk, Avakov Iarosh etc...)

Dans les 2 cas, et même si les accords de Minsk cesseront sans que l'on puisse attribuer leur échec à Moscou, les occidentaux seront quand même parvenus à leur fin: ouvrir à nouveau en grand la barrière à la guerre et liquider Minsk sans toutefois en porter la responsabilité directe et surtout médiatique...

C'est pourquoi on peut imaginer que le satrape de Kiev qui veut le beurre (la guerre avec la Russie) l'argent du beurre (les aides occidentales) le sourire de la crémière (l'accord des ultras nationalistes) et le cul de la laitière (la fin des accords de Minsk) est actuellement silencieux, lorgnant certainement du côté de la Syrie ou de la Maison Blanche en espérant que les faucons de guerre étasuniens le débarrasseront eux mêmes de ce bâton merdeux qu'il a signé à Minsk en Septembre 2014 et février 2015, et qui lui impose aujourd'hui un choix cornélien mortel.

Car ne nous leurrons pas, la colère d'Avakov même s'il elle est adressée officiellement au Président français, vise avant tout le "Piètre" Porochenko en lui rappelant que l'élite politique ukrainienne n'acceptera jamais les accords de Minsk et qu'une épée de Damoclès est suspendu au dessus de son trône illusoire...

Les prochains jours et notamment le prochaine réunion du 'Format Normandie" qui doit se tenir à Berlin ce 19 octobre prochain nous confirmera si Porochenko qui était déjà la marionnette des USA a bel est bien perdu toute forme de pouvoir en Ukraine...

En tous cas sur le front du Donbass ses canons depuis une semaine joignent leur aboiements à celui des nationalistes ukrainiens suicidaires qui veulent reprendre le chemin de la guerre...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Source de l'article, le lien ici :  Russie Politics

Format Normandie: quand l'Ukraine insulte F. Hollande

6 maisons détruites lors du bombardement ukrainien des faubourgs de Donetsk il y a 3 jours

Lorsque l'on entend A. Merkel inviter tous ses amis du Format Normandie à un dîner le 19 octobre au soir à Berlin, sans même parler du clash entre F. Hollande et V. Poutine, l'on se demande quelles illusions, ou quelle cécité, bercent les pays européens au sujet de l'Ukraine. Ce pays qui veut le départ du président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et dont les ministres insultent F. Hollande sur Facebook. L'Ukraine ne veut pas la paix, ce régime ne peut survivre à une pacification des relations avec son peuple et elle l'affirme. Encore faut-il le lire. Pour qu'il n'y ait pas d'excuse en voici quelques morceaux choisis.

Ce qui a déclenché la colère des dirigeants ukrainiens, c'est cette petite phrase de F. Hollande, osant inciter l'Ukraine, pourtant timidement, à appliquer les accords de Minsk lors de la réunion de l'APCE à Strasbourg:

"Je le dis tout net, les progrès sont trop lents et nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront d'obtenir le plus rapidement possible, comme les accords de Minsk le prévoient, des élections à l'Est de l'Ukraine, selon la loi ukrainienne et dans le respect des critères internationaux"

Le ministre de l'intérieur, A. Avakov, sur sa page Facebook, n'a pas supporté que la France ose critiquer publiquement l'Ukraine et lui demander d'appliquer les accords de Minsk, à savoir d'organiser des élections dans le Donbass et de respecter le cessez-le-feu. Lui qui se regorge de n'être pas un diplomate s'adresse en ces termes à F. Hollande. Au fait, il écrit en russe, et non en ukrainien, surprenant pour un "patriote".

François Hollande, Président de la France, en intervenant à l'APCE, a dit des choses absolument inacceptables pour l'Ukraine. Il a exigé qu'il y ait d'abord des élections dans le Donbass et que, ensuite seulement, les forces d'occupation russes soient retirées de la terre ukrainienne et que l'Ukraine reprennent possession de ses frontières. Il veut directement les élections après le cessez-le-feu et le retrait des forces!

En principe, il n'y a ici rien de choquant, et c'est d'ailleurs pourquoi les républiques ont organisé des primaires. Mais Kiev ne peut accepter un processus politique dans cette région, car il sait très bien qu'il ne peut le contrôler ni le falsifier, or, si le processus est libre, il perd politiquement. Quant aux mythiques troupes russes, passons.

De quel cessez-le-feu s'agit-il?! Quand 2 de nos militaires sont morts aujourd'hui et 7 sont blessés, justement lors du cessez-le-feu.

A. Avakov oublie certainement de préciser les dizaines de civils touchés, les centaines de mortiers envoyés sur les zones habitables ou les sites civils stratégiques, comme les centrales électriques. L'artillerie lourde utilisée hier dans le sud de la république de Donetsk. Par exemple encore, le 11 octobre, suite aux tirs ukrainiens sur le quartier de Sakhanka, il y eut 3 morts et 5 blessés, tous civils. En 24h, l'armée ukrainienne a tiré 462 fois sur la région de Donetsk et a utilisé 334 fois des armes interdites par les accords de Minsk. Autre exemple significatif, quand les combattants ont retiré leurs forces de la ligne de front, notamment à Stanitsa Luganska ou Petrovskoe, conformément aux derniers accords du groupe international de travail pour l'implantation des accords de Minsk, l'Ukraine, elle, ne se résoud pas remplir ses obligations et reporte toujours le moment du retrait. En raison des tirs ...

Ce Président français se prend trop au sérieux! D'abord le ministre des affaires étrangères français, Ayrault, qui raconte n'importe quoi lors de sa visite en Ukraine, maintenant Hollande.

Ainsi, ouvertement, Avakov, ministre de l'intérieur, considère comme du "n'importe quoi" l'incitation des autorités françaises à remplir ses obligations découlant des accords de Minsk. Les délires continuent sur toute une page sur les thèmes récurrents, notamment celui, fétiche, de l'Ukraine qui sauve les valeurs européennes contre l'agression russe, qui va bientôt toucher la France.

Autrement dit, l'Ukraine n'a pas besoin des accords de Minsk, ce que nous savions déjà, mais maintenant elle ne fait même plus semblant et ne gène pas pour le lancer au visage des "européens" qui jouent encore cette comédie de "l'Ukraine démocratique et pro-européenne qu'il faut défendre contre la Russie". L'Ukraine veut bien des aides financières, des aides militaires et stratégiques, elle n'a aucunement besoin des conseils pour appliquer les accords de Minsk. Car elle n'a pas besoin de la paix, le régime a besoin de terreur pour rester en place. 

Et dans leur mégalomanie, les ukrainiens vont jusqu'à préparer une pétition pour demander le départ du président nouvellement élu de l'APCE, Pedro Agramunt, qui veut sortir de l'impasse avec la Russie et veut son retour entre les murs du Conseil de l'Europe:

The participation of the Speaker of Russia's Federation Council, Valentina Matvienko, in the European Conference of Speakers of Parliament is very important because Russia is a member state of our Organisation and this year we are celebrating the 20th anniversary of Russia’s accession to the Council of Europe (...). The views of Russian MPs – as well as those of the MPs from the other Council of Europe member states – are essential when we discuss global challenges. The voice of parliamentarians from all 47 member states must be present in the Assembly Chamber

Forcément, l'Ukraine accuse P. Agramunt de défendre une position "pro-russe", donc inacceptable dans cette institution et veut son départ.

Voici l'Europe ouverte, tolérante, défendant ses valeurs historiques, cette Europe ukraïnisée noire-brune que l'on se prépare. Si ce repas à lieu à Berlin, les discussions seront certainement intéressantes, très intéressantes, tout autant que stériles. Pour qu'il y ait la paix, il faut soit la volonté de l'agresseur, soir la mise en oeuvre de moyens de contraintes réels. Je ne vois pas très bien Merkel ou Hollande contraindre Poroshenko, qui de toute manière n'obéit qu'aux Etats Unis.

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"Il est parti Avakov ?"



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Erwan






Jeux de dupes et d'obus

Du Donbass à la Russie, 
les outrages des canons ukrainiens 
et de la diplomatie occidentale


Une semaine avant la prochaine réunion du groupe de contact chargé de piloter les accords de Minsk et qui doit se tenir normalement à Berlin le 19 octobre prochain, Kiev a décidé d'exprimer sa position par la voix des bouches à feu de son artillerie positionnée face aux bastions de Donetsk et Lugansk.

Hier soir, les soudards ukrainiens ont confirmé leur réveil et la reprise de leurs attaques contre la population du Donbass qui avaient marqué le week end dernier. A partir de 19h00 des bombardements et des combats se sont imposés tout le long des 400 km de la ligne de front. Au total plus de 330 tirs réalisés dont la majorité avec des armes de calibres prohibés par les accords de Minsk.

1 civil a été tué dans le village d'Aleksandrovka au Sud de Donetsk, sur le front de Marinka

A 19h20, au Sud de la République, dans le secteur de Shirokino- Sahanka durement touché ces derniers jours (3 morts 5 blessés et 1 soldat capturé), les tirs de mortiers ukrainiens et les combats ont repris.

A 20h00, au Sud Ouest de Donetsk, dans le secteur de Marinka, Trudovsky est sous le feu des lance roquettes antichars (RPG), des mortiers et des lances-grenades automatiques (AGS) de l'armée ukrainienne qui va également avec des armes d'infanterie et des véhicules blindés d'infanterie engager le combat pendant plus de 3 heures.

A 21h00, Au Nord de Gorlovka, le village martyr de Zaitsevo subissait un niouveau bombardement

A 22h00, Au Sud de la République tandis que les combats continuent l'artillerie lourde ukrainienne entre en scène. Plusieurs éoliennes sont détruites.

A 22h20, Au Nord Est de Donetsk, dans le secteur de la zone industrielle d'Avdeevka qui a vécu des échanges de tirs toute la journée, l'artillerie lourde ukrainienne a commencé un pilonnage des positions républicaines.

A 22h40, Au Nord de Donetsk, la zone "Volvo Center" est violemment bombardée par les mortiers et l'artillerie ukrainienne. Les bombardements vont durer environ 2 heures.

A 23h00, A l'Ouest de Altchvesk dans la République de Lugansk, l'artillerie lourde ukrainienne bombarde à leur tour les positions à Kalinovo et Yesegorovka...

Et ce matin à 06h00, dans le quartier de l'aéroport, nous avons été réveillé par de nouveaux bombardements frappant le secteur de Volvo Center (à l'Ouest de la zone aéroportuaire)

Le bilan de cette nouvelle nuit de bombardement est encore en cours mais d'ores et déjà la coordination des tirs, leur durées et et intensités montrent bien qu'il s'agit d'une réactivation de la ligne de front ordonné par le haut commandement militaire ukrainien aux ordres de Kiev. 

Cette nouvelle escalade intervient sur fond de crise syrienne syrienne où de toute évidence l'Ukraine cherche à tenir un rôle en jetant de l'huile sur le feu pour envenimer encore plus les relations entre Washington et Moscou. 

Si on observe l'ensemble des tensions du moment on peut voir la situation en Ukraine bouillir à nouveau et cette fois directement excité par le feu syrien.


Hollande servile et zélé commercial de l'hégémonie étasunienne


Le comportement soumis de la France à la stratégie de Washington est révélateur des réelles intentions du système qui derrière des hypocrites discours diplomatiques de moins en moins crédibles et de plus en plus ridicules cherchent à tromper l'opinion et la conditionner pour la 3ème boucherie mondiale.

Alors que la Russie qui est à l'initiative des 2 plans de paix en Ukraine et Syrie cherche à imposer des cessez le feu sur les 2 fronts, la France tel un caniche tirant sur la laisse de son maître, fait tout pour bloquer les négociations en provoquant Moscou.
  • Accusations fallacieuses de bombardements russes sur des hôpitaux d'Alep (avec des photos de Gaza !)
  • Proposition d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger les djihadistes d'AlQaida et autoriser l'attaque de la Syrie par la coalition
  • Menace à l'encontre du Président Russe de le citer devant la cour pénale internationale.
  • Hésitation publique et insultante à rencontrer le Vladimir Poutine lors de sa visite initialement prévue en France le 19 octobre...
Si en Syrie les masques de la Démocratie et des Droits de l'Homme brandis par la stratégie occidentale ont été déchirés par les couteaux des égorgeurs financés par Washington et l'Union Européenne, en Ukraine, la phase de l'hypocrisie cynique n'est pas terminée et Hollande continue toute honte bue à se foutre de la gueule de tout le monde en prétendant un poignard dans le dos tendre la main à la Paix...

C'est ainsi que le gouverneur de la colonie étasunienne France (qui bientôt va même perdre son F majuscule) tout en sabotant les relations entre la Russie et la France jusqu'à insulter le Président Poutine à l'outrecuidance de rappeler l'importance d'une mise en oeuvre des accords de Minsk.

Derrière cette apparente contradiction de langage de la part du squatteur de l'Elysée il faut au contraire y repérer la perfidie et véritables objectifs des occidentaux dans le processus de paix  dont on peut discerner son détournement programmé.

En effet si Hollande insiste sur la nécessité de procéder à des élections locales dans le Donbass il s'empresse de souligner: "Après les élections, l'Ukraine doit prendre le contrôle de la frontière" et de résumer sa pensée (plutôt celle de Washington) en rappelant cette chronologie : 
  • Cessez-le-feu, 
  • Retrait des armes, 
  • Désarmement, (des républiques du Donbass mais pas de Kiev bien sûr)
  • Elections, 
  • Restitution des frontières (pour permettre ensuite un blocus des républiques ?)
Et bien sûr, pas un mot sur les violations quotidiennes du Cessez le feu par Kiev, pas un mot sur le sort des territoires occupés par l'armée ukrainienne, de Mariupol à Slaviansk, et je ne parle pas des crimes divers avérés qui sont organisés sur le front du Donbass jusqu'aux geôles secrètes du SBU par les soudards "ukrops" ! 

Ce laquais ferait mieux de demander directement à la population du Donbass de tendre le cou et le couteau aux ukrops pour se faire égorger !

Le gouvernement ukrainien quant à lui surenchérit dans cette duperie diplomatique prêchant le faux pour se maintenir au pouvoir il sabote le processus de paix par une reprise des bombardements et critique les propositions françaises de tenir des élections locales dans le Donbass pour éviter un coup d'état des radicaux qui considèrent leur éventualité comme une trahison, comme vient de la rappeler son le ministre ukrainien de l'Intérieur Avakov  

L'objectif de cette diplomatie française, dont la lâcheté n'a d'égale que la servilité à l'Hegemon américain est créant une situation de blocage définitif des accords de Minsk (de toute façon irréalisables) quitte à liquider au passage un Porochenko fatigué et fatiguant dans un nouveau Maïdan. A partir de là la guerre fera le reste, déformée par une propagande occidentale qui comme en Syrie, en poussant des cris d'orfraie accusera le Kremlin de rompre le cessez le feu....

Pour conclure et confirmer cette hypothèse de réactivation du front ukrainien dans une perspective d'extension prochaine de la confrontation est-Ouest qui fait rage en Syrie,  les USA  ont dépêché en Mer Noire un nouveau bâtiment de guerre de l'US Navy le Mount Withney .

USS Mount Whitney, franchissant le Bosphore
Or ce bâtiment n'est pas n'importe quel unité de l'US navy réalisant les rotations de 21 jours en mer Moire, il s'agit de l' USS Mount Whitney   qui n'est autre que le navire amiral du commandement interarmées de la force navale de l'OTAN, et de la "NATO Response Force" lors des opérations navales européennes. La dernière fois que ce navire bourré de moyens sécurisés de communications et commandement, basé à Lisbonne, est entré en Mer Noire (sous le prétexte fallacieux d'une mission "humanitaire"), c'était au moment de la crise géorgienne


Alors que la crise syrienne cristallise toutes les attentions, l'Ukraine, ce "pivot stratégique de l'Europe" revient s'imposer comme une deuxième faille éruptive dans la tectonique géopolitique explosive qui oppose à nouveau Washington à Moscou et qui pourrait devenir l'épicentre du prochain cataclysme mondial...

Dans ce contexte ou les bluffs diplomatiques alternent avec les bombardements meurtriers et les affronts diplomatiques,  la prochaine réunion de Minsk prévue à Berlin a du plomb dans l'aile....


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


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Erwan




lundi 10 octobre 2016

Le mirage de Minsk...

A Minsk, une valse hésitation aux accords désaccordés

" 1,2,3... un pas en avant deux pas en arrière ! "
Dans la journée et la nuit d'hier, l'armée ukrainienne a frappé 314 fois la seule République de Donetsk, dont 2017 fois avec des armes prohibées par les accords de Minsk, de calibres supérieurs à 100 mm. Sans verser dans les superlatifs de certains propagandistes bien intentionnés mais qui se laissent tentés par une sémantique sensationnaliste ("nuit de terreur" où l'artillerie ukrainienne "se déchaîne") il faut reconnaître que ce week-end a été marqué par un retour sensible des attaques ukrainiennes sur l'ensemble de la ligne de front, bombardements, mais aussi incursions offensives de groupes de reconnaissance à Sahanka dans le Sud de la République ou a Trudovsky au Sud-Ouest de Donetsk. Parallèlement à cette reprise progressive des opérations agressives sur la population et les positions défensives du Donbass, les services de renseignement  de la République repéraient le déploiement de nouvelles unités blindées de Kiev à moins de 10 km de la zone de contact du front. (Pour plus d'infos voir l'article DONi Press ici : L'escalade de la situation dans le Donbass...)

Cette nouvelle escalade militaire qui semble s'amorcer sur le front jette une nouvelle pelletée sur le cercueil des accords de Minsk que les diplomaties occidentales tentaient officiellement de réanimer à nouveau depuis le sommet du G20 en Chine... 

Mais cela ne semble pas émouvoir les présidences européennes qui affichent mollement un agacement de principe...

Car ni Washington qui veut conserver la plaie du Donbass ouverte pour pouvoir y jeter du sel russophobe, ni Kiev qui ne veut risquer l'éclatement définitif de l'Ukraine par la réforme constitutionnelle et la loi de décentralisation demandées à Minsk ne veulent voir aboutir le processus de paix engagé en septembre 2014 et dont la mise en oeuvre 2 ans plus tard n'a pas dépassé le troisième des 13 points définis par la feuille de route.

Seules la Russie et les Républiques du Donbass semblent aujourd'hui encore s'accrocher à ce processus de paix de Minsk et, appliquant l'adage russe qui préfère toujours une mauvaise paix à une bonne guerre, s'appliquent à vouloir mettre en oeuvre scrupuleusement sa feuille de route, comme le weekend dernier lors de la tenue des élections primaires à Donetsk et Lugansk.

Quand aux autres acteurs, on est en droit de se demander si Hollande et Merkel qui s'agitent sur des accords bien désaccordés ont vraiment l'intention aujourd'hui de défendre ce processus de paix, malmené en toute impunité par leur marionnette kiévienne Porochenko,  où exécutent-ils plutôt une valse hésitation hypocrite et cynique en attendant que le chef d'orchestre étasunien lance la nouvelle marche syrienne ou le Rock 'n' roll présidentiel annoncés ?

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Le coup de gueule de Bertrand Brisset

Bertrand Brisset est un essayiste auteur de nombreux ouvrages historiques, et qui a dès le Maïdan en 2014 apporté une analyse pertinente de la crise ukrainienne, portée par une vision historique et un style narratif esthétique. Présent sur les réseaux sociaux, il participe également à la publication de "Sans frontières" le mensuel francophone de l'Institut franco-russe de Donetsk et du département français des sciences et techniques de l'Université nationale technique de Donetsk (par exemple ici )

Voici donc son dernier petit billet d'humeur dans le contexte de l'abdication de la dignité et l'indépendance française devant l'hégémonie arrogante étasunienne...

Publié sur Facebook le 10 octobre 2016le lien ici : Facebook

"Au début de l'année 2015 furent signés les Accords de Minsk II sous l'égide d'Angela Merkel et de François Hollande. Toutes les personnes qui suivent de près l'évolution de la guerre civile en Ukraine suite à cette fausse révolution du "Maïdan" orchestrée en sous-main par la CIA se sont évidemment réjouis! Si ces accords ont été signés, c'est certainement parce que les Etats-Unis n'étaient pas présents. Comme quoi, sans Washington derrière, on peut s'entendre entre Européens!

Ce jour-là, Monsieur Hollande, Madame Merkel, vous fûtes grands!

Alors, que s'est-il passé pour un tel changement de cap? Les bombardements de l'armée kiéviste ont repris peu de temps après sur le Donbass... Le Président ukrainien Petro Porochenko dénonça la pierre angulaire des accords, à savoir la fédéralisation du pays, pourtant seule solution à une paix durable... Ce que nous aurions pu attendre de votre part, Monsieur Hollande, mais aussi Madame Merkel, c'était, au minimum, une pression diplomatique sur Kiev, sur Monsieur Porochenko afin qu'il applique ces fameux accords...
La réalité fut tout l'inverse... Plus Kiev reprenait les combats et dénonçait les Accords de Minsk II, et plus vous souteniez les néo-nazis ukrainiens sur un plan diplomatique... allant même, Monsieur Hollande, à recevoir de manière "très naturelle" Monsieur Porochenko le 21 juin 2016, date à laquelle vous avez réitéré des menaces envers la Russie... La logique, s'il en est une dans votre esprit, eût été de faire pression sur votre homologue ukrainien afin qu'il applique enfin les accords auxquels vous avez participé activement!

A quoi tient ce revirement à 180°?... 

Et... pourquoi n'avoir jamais expliqué à la presse, au peuple français les raisons profondes de ce revirement?...

Seule question, pourquoi ce parjure suivi aussitôt de ce mouvement autant va-t-en-guerre qu'irresponsable à l'encontre Moscou?

Entre le début de l'année 2015 où vous vous êtes montré grand et le parjure du 21 juin 2016, que s'est-il passé? Dites-nous Monsieur Hollande quelles pressions de Washington avez-vous subies?! Et ne venez pas mêler la Syrie là-dedans, vous n'y gagneriez pas à soutenir les islamistes!

Donnez-nous simplement une raison de ce parjure!!!! "

Bertrand Brisset


"Ma production historique est basée sur l'étude approfondie de faits anciens, pour autant, cet essai s'inscrit dans le "présent" d'événements tragiques qui se passent en Ukraine depuis 2013, et, plus particulièrement la guerre civile au Donbass.

C'est un cri de souffrance partagée pour cette population mais c'est aussi un coup de gueule concernant la manière dont l'Occident isole et diabolise la Russie au sein d'une néo-Guerre froide dirigée depuis Washington!

Cri de souffrance mais aussi thèse sociétale et historique qui explique la complexité de l'Ukraine ainsi que de l'ex-URSS et met en avant le fait que l'histoire de l'Europe de l'Est est trop méconnue du grand public..."

Pour se  procurer l'essai de Bertrand Brisset, voir le lien suivant  : The bookedition.com 




Pour connaitre l'évolution de la situation des derniers jours, voir le lien suivant : DONi Press


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Erwan





mercredi 22 juin 2016

Lettre ouverte à François Hollande

Monsieur le Président de la République française


Je tiens à préciser en préambule, Monsieur Hollande que je ne vous apprécie pas, cependant je respecte la fonction présidentielle que les français vous ont confié par défaut en 2012 et que vous prétendez exercer.

Aussi c'est au Chef de l'Etat français que j'adresse ici mon indignation suite à votre déclaration conjointe avec le Président ukrainien Porochenko prononcée le 21 juin 2016 à Paris.

En effet, lors de cette brève intervention, Monsieur Hollande vous avez fait montre, au sujet de la crise ukrainienne, d'une partialité haineuse et mensongère vis à vis de la Fédération de Russie et qui dépasse de beaucoup le style obséquieux que vous avez adopté envers votre invité ukrainien.

Abusant de votre fonction présidentielle vous avez menti et tenté de manipuler honteusement l'opinion publique, et je ne relèverai ici que 2 exemples parmi d'autres qui immédiatement, illustrent votre comportement.

 En effet, dès les premières minutes de votre intervention vous affirmez, je vous cite :


A PROPOS DES OTAGES

- Vous prétendez "... la libération d'un certain nombre de personnes qui étaient RETENUES EN OTAGE" (1'14")

Oserai-je Monsieur le Président de la République française vous rappelez ici la définition du mot otage ? : "Personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un État, pour l'amener à céder à des exigences"
Or les personnes détenues par les Républiques séparatistes de Donetsk et Lugansk ne sont pas des otages mais des soldats des forces armées ukrainiennes fait prisonniers lors des assauts menés contre le Donbass depuis le printemps 2014.

Ils sont libérés dans le cadre d’échange de prisonniers avec Kiev, en application des articles 109 à 117 de la Convention de Genève de 1949, progrès effectivement imputable au "Format Normandie" auquel vous participez et point n° 6 des accords de Minsk.

Echange de prisonniers le 8 septembre 2015 sur le front du Donbass, à proximité de Donetsk
Mais, je ne suis pas naïf Monsieur Hollande car l'emploi du mot "otage" venant de votre part n'est pas une erreur sémantique mais bien un usage intentionnel destiné à influencer l'opinion publique qui associe légitimement ce vocabulaire connoté au banditisme et au terrorisme. 

A ce propos il faut rappeler que, si le 13 mai 2014, le Parquet général d'Ukraine a effectivement déclaré "organisations terroristes" les Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, en revanche, ni l'ONU ni même l'OTAN, par la voix de son secrétaire général Jens Stoltenberg le 30 janvier 2015, ont accepté cette qualification pour les séparatistes.


A PROPOS DE L'INVASION RUSSE EN CRIMÉE 

Un peu plus loin dans votre déclaration officielle, vous affirmez à propos des représailles économiques contre la Russie :

- "Ces sanctions elles ont été prononcées après que la Crimée ait été envahie et qu'il y ait eu ce manquement au droit international..."  (2'37")

Là encore Monsieur le Président de la République concernant ce référendum de Crimée du 16 mars 2014  je me permettrai de vous rappeler la réalité que la propagande négationniste de Kiev que vous répétez imprudemment, omet volontairement de considérer : 

Tout d'abord, il n'y a pas eu "invasion russe" pour la simple et bonne raison que les 24 000 soldats et marins russes présents au moment des événements étaient déjà en garnison dans cette péninsule, qui est historiquement russe comme le prouve la flotte de la Mer Noire à laquelle ils appartiennent, et qui est depuis sa création en 1783 basée dans le port de Sébastopol. 
Concernant ce point particulier il ne peut donc y avoir comme vous le prétendez de "manquement au droit international", car le maintien de cette présence militaire russe en Crimée a été autorisée par un accord international entre Kiev et Moscou signé le 28 mai 1997 (en échange entre autre de tarifs gaziers préférentiels) 

Quant à la prétendue "invasion russe" dans le Donbass, non seulement aucune preuve n'a été encore présentée par les états majors militaires de l'OTAN, mais leurs représentants reconnaissent même que c'est un fantasme, y compris votre propre Directeur du renseignement militaire, le général Christophe Gomart, au cours de la Commission de la Défense à l'Assemblée Nationale, le mercredi 25 mars 2015.


Manifestation populaire célébrant le rattachement de la Crimée à la Russie accepté par la Douma



Abordons maintenant ce référendum d'autodétermination qui n'est pas reconnu par la "communauté internationale" autoproclamée, surtout parce que son résultat ne lui est pas favorable.

En liminaire de ce sujet, il est bon de relever 2 points importants : 

- Primo, la Crimée qui n'a été rattachée à l'Ukraine qu'en 1954 sur décision du Président Kroutchev, a toujours exprimé sa volonté de se détacher des décisions prises à Kiev. Ainsi le 20 janvier 1991, lors d'un premier référendum, 94,30 % de votants se prononçaient pour le rétablissement d'une "République socialiste autonome de Crimée". Plus tard le 27 mars 1994, lors d'un second référendum, ce sont 78.40 % qui réclament un élargissement de l'autonomie de la péninsule.

- Secundo, ce référendum du 16 mars 2014 sur le statut de la Crimée a été observé par 70 observateurs étrangers issus de 23 pays différents, et qui l’ont jugé conforme au droit international et à la Charte des Nations unies. Donc, les 96,77% de votants (sur 86% de participation) se prononçant pour un retour en Russie de leur région n'ont fait que confirmer la volonté exprimée par ce peuple russe depuis plus de 20 ans.

Mais les occidentaux ont aussitôt dénoncé la légalité de ce référendum, arguant notamment du fait qu'il n'avait pas été organisé sur l’ensemble du territoire ukrainien tel que le précise l'article 73 de la Constitution ukrainienne qui interdit les référendums locaux.  Cette condamnation arbitraire a provoqué la mise en oeuvre de représailles économiques contre la Fédération de Russie, que vous appelé.

Certes, mais peut-on raisonnablement piétiner et brûler une constitution un jour sur le Maïdan et le lendemain faire référence à elle pour contester un référendum populaire ? Car de fait le coup d'état du Maidan a provoqué une rupture constitutionnelle à Kiev alors que la Crimée autonome a toujours sa constitution régionale du 12 janvier 1999 .

J'ose vous rappeler que l'article 1 (point 2) et 55 de la charte des Nations Unis du 26 juin 1945 reconnait et protège "Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes" 

Or l'expression de ce droit par référendum populaire local, Monsieur le Président ne semblait pas déranger la France par exemple 17 février 2008 au Kosovo, pourtant province méridionale d'un état souverain de l'ONU, la Serbie et qui n'a pas non plus été consulté dans son ensemble. Dans une démarche inversée, mais avec le même esprit, lors de la consultation organisée dans les Grandes Comorres françaises le 22 décembre 1974, alors que la majorité de la population réclame l'indépendance, Paris décide de valider la volonté contraire des habitants de Mayotte et de maintenir cette île au sein de la République...

Donc, Monsieur le Président de la République, votre condamnation du référendum de Crimée, fallacieux prétexte aux "sanctions anti-russes, n'est de fait que la pratique d'un "2 poids, 2 mesures" qui révèle la partialité malhonnête de la politique occidentale actuelle et qui surtout, insulte les peuples et les valeurs démocratiques que vous prétendez pourtant défendre.


Au printemps 2014, après avoir organisé le massacre d'Odessa, Kiev lance son armée dans une "opération spéciale antiterroriste" hallucinante et disproportionnée contre les populations des régions russophones qui réclament une fédéralisation de l'Ukraine.  Les bombardements et les assauts contre la population civile provoquent un mouvement séparatiste légitime à Donetsk et Lugansk et une rébellion armée. Cette guerre que mène Piotr Porochenko a depuis plus de 2 ans fait plus de 10 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, plus d'1 million de réfugiés et des destructions catastrophiques..

Pour en finir Monsieur Hollande, que vous accueilliez par obligation diplomatique, parce qu'il est Président de l'Ukraine, le criminel de guerre Porochenko dont l'armée bombarde chaque jour la population civile du Donbass, est un fait, qui même difficile à accepter, ne peux vous être reprocher.

Mais que vous vous soumettiez ainsi, et de manière caricaturale, à la doxa d'une propagande de guerre haineuse et mensongère visant à stigmatiser la Russie et l'accuser des crimes commis par Kiev contre la population du Donbass, est tout simplement inadmissible et indigne de la fonction que vous exercez. 

De plus Monsieur Hollande, par vos propos partiaux, irresponsables et bellicistes, vous trahissez gravement la mission de médiateur qui vous a été confiée dans les négociations des accords de Minsk et de "ce format Normandie qui a été le cadre qui a permis la reprise des dialogues" comme vous avez encore l'outrecuidance de prétendre (00'40") Comment en effet prétendre œuvrer pour la résolution pacifique d'un conflit quand en se faisant le porte parole propagandiste d'un des belligérants, vous jetez de l'huile sur le feu ?

J'avais espéré de votre part qu'à la fin de votre mandat présidentiel pitoyable, à défaut d'un sursaut politique miraculeux, vous fassiez preuve au moins d'un acte de courage international qui aurait rendu à vos fonction et personne un peu de cet humanisme qui est tant sacrifié au nom d'intérêts financiers et amoraux...
Au lieu de cela Monsieur Hollande, vous pérorez aux côtés d'un criminel que vous flattez d'un discours honteux de collabo dont le seul avantage, sachez-le, est qu'il vous assure (peut-être !) une voie de garage ukrainienne dès 2017, à l'image du mafieux Saakachvilli, l'ex-président géorgien. 

Pendant que vous vous exerciez Monsieur Hollande, à votre lamentable diatribe russophobe, des femmes et des enfants du Donbass pleuraient sous des bombardements ordonnés par votre cynique voisin de tribune...

Voilà pourquoi Monsieur le Président de la République française, je vous prie d'accepter en conclusion, l'expression des sentiments les plus bas que votre comportement m'inspire...


Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

Obs : La déclaration commune du 21 juin 2016 , le lien : ICI