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mardi 6 novembre 2018

Et le porc s'engraisse !

"Yesssss !"

Il parait que lors des manifestations du Maïdan, souvenez vous, dans cette "révolution de la dignité" les "gentils démocrates européens de BHL" avaient décidé de virer du pays les oligarques qui depuis l'indépendance de l'Ukraine post-soviétique plongeaint le pays dans une corruption et dérive totales...

La belle affaire !

La terre était encore fraîche sur les tombes des sacrifiés du Maïdan que le pouvoir de la nouvelle Ukraine était donné à Piotr Porochenko, un milliardaire alcoolique et pape du chocolat qui va poursuivre en la multipliant la démence du pasteur sanguinaire Turtchinov en intensifiant la guerre contre les russes du Donbass tandis qu'il entraîne son pays dans un effondrement lent et un esclavage par la dette à un système mondialiste occidental belliciste.

La guerre et la misère ravage le pays, tués, blessés, réfugiés, exilés économiques etc... stigmatisent une population dont le pays qui est devenu le plus pauvre d'Europe appartient croise les pays émergents pour rejoindre le "Tiers monde"...

Enfin par pour tous les ukrainiens et particulièrement leur "représentant" Porochenko, car comme le rappelait Christiane Baroche: "La guerre enrichit les malins qui la servent" :
  • Le Président milliardaire ukrainien vient en effet de déclarer au registre unique des déclarations des personnes autorisées à exercer des fonctions gouvernementales 34,8  millions de Hryvnias de revenus pour cette année (1 091 260 euros), ce qui l'a augmenté au total à 125 300 000 hryvnias depuis janvier. 
  • En octobre, le boucher du Donbass a déclaré 28 817 000 Hryvnias (903 420 euros) des revenus du ministère des Finances pour l'aliénation des titres et des droits de l'entreprise. 
  • A rajouter aussi les dividendes supplémentaires de 6 000 000 Hryvnias (188 1010 euros) de la société anonyme publique.
  • De plus, depuis le début de l'année, les dividendes de Porochenko de "premier capital" sont déjà 84 700 000 Hryvnias (2 655 361 euros).
  • En outre, à partir de janvier Porochenko a déclaré 11 000 000 Hryvnias (344 852 euros) de revenus en pourcentage des dépôts à la Banque internationale d'investissement et 777 000 Hryvnias (24 359 euros) de revenus de la vente de biens immobiliers.

Soit un revenu total "officiel" déclaré par le chef de l'Etat ukrainien s'élevant à 125 300 000 Hryvnias (3 928 180 euros) ce qui représente une augmentation de 7,7 fois plus que pour l'année 2017, quand ses revenus n'étaient "que" de 16 300 000 millions Hryvnias (511 008 euros)


Qu'un chef de l'Etat gagne plus qu'un ouvrier, cela appartient à une logique aimplacable dde notre monde moderne, mais que le Président d'un pays en pleine dérive économique où le salaire moyen mensuel en 2018 est de 7 805 hryvnias (244 euros) profite de la guerre, de sa dictature et des perfusions économiques occidentales pour s'engraisser de la sorte cela devient obscène et criminel.
Car les revenus du satrape ukrainien et de ses sbires sont le fruit d'un commerce de guerre et de la liquidation des ressources nationales, bradées aux industries militaro-industrielles occidentales en compensation de leur parrainage et soutien à la guerre rampante déclarée contre la Russie par Kiev.

Mais le pire est certainement cet attentisme effrayant des ukrainiens qui se laissent conduire aux abattoirs des tranchées et de la récession économique mais confirme finalement que le Maïdan est bien une opération étrangère, car la situation de l'Ukraine est incomparablement pire que celle de 2013.

Erwan Castel


mercredi 30 mai 2018

Assassins sponsorisés par l'U;E.


Et hop ! 1 milliard d'euros supplémentaires dans la perfusion des assassins ukrainiens, ceux là mêmes qui annoncent haut et fort vouloir lancer une nouvelle offensive contre la population du Donbass qu'ils bombardent sans relâche depuis 4 ans.

Et leurs parrains occidentaux, qui depuis le Maidan apprennent aux putschistes ukrops à marcher et à tuer, de préciser toute honte bue que ces aides de l'UE (dont c'est ici la 3ème enveloppe) et qui sont "complémentaires des aides du FMI et autres donateurs", sont (accrochez vous !) "conditionnés par le fait que l'Ukraine respectera les mécanismes démocratiques et la primauté du droit et garantira le respect des droits de l'homme"

Et les "mougeons" occidentaux qui pourtant commencent à compter leurs centimes d'euros en pleurant et se pâment dès qu'on leur parle de violation des droits de l"Homme à l'autre bout de la planète, là ne bougent pas ne bronchent pas..
Bah ! Il est vrai que ce ne sont que des européens qui meurent entre Donetsk et Lugansk et qui plus est des russes. Rendez vous compte ma bonne dame.... "des agents de Poutine" ! Donc pas de quoi versez une larme de tristesse ou de colère. ..

Par contre quelques milliards d'euros pour engraisser les oligarques de Kiev et graisser leurs armes meurtrières pourquoi pas ?

Mais si un jour les esclaves français, allemands etc. veulent savoir où passent leurs impôts et les mensonges des dirigeants félons de l'Europe occidentale, qu'ils viennent faire un tour dans les ruines fumantes de Zaitsevo, Spartak, Kominternovo par exemple ou dans les hôpitaux et orphelinats du Donbass...

Il pourront venir sans crainte : la honte ne tue pas !

Erwan Castel

Article référence : Inforesist

jeudi 14 décembre 2017

La mendicité du criminel


Alors que le Canada ce laquais étasunien sous lobby d'une très forte communauté bandériste immigrée à la fin d la seconde guerre mondiale, vient de lever l'embargo sur les armes à l'Ukraine.

Alors que les USA, qui ont déjà autorisé la vente d'armes létales au régime de Kiev, viennent d'allouer dans leur budget militaire une enveloppe de 350 millions de dollars pour armer la marine ukrainienne.

Le régime de Kiev dans une mendicité agressive réclame une aide financière supplémentaire auprès de ses parrains du Maïdan..

Et l'Union européenne cynique d'évoquer le problème du niveau persistant de corruption en Ukraine pour satisfaire à sa demande !

Quid des plus de 10 000 morts tués par cette guerre décidée et financée par les occidentaux.

Quid des violations meurtrières quotidiennes des accords de Minsk signés par Kiev.

Quid des violations des Droits de l'Homme dans les prisons et territoires occupés...

Car ce régime totalitaire et criminel, créé de toutes pièces par la stratégie russophobe occidentale, ne peut exister et tuer aujourd’hui que grâce aux perfusions occidentales...

Ce qui fait des USA et de l'Union Européenne les financeurs et complices à part entière pour ne pas dire les commanditaires des crimes de guerre perpétrés quotidiennement dans le Donbass par les soudards de Kiev !

Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik



Argent pour l'Ukraine: Kiev demande un nouveau programme d'aide européen 

© Sputnik . Vitaly Belousov

Après le refus de Bruxelles de lui verser la dernière tranche de 600 M EUR de l'aide promise en 2015, l'Ukraine demande à l'Union européenne de réfléchir à un nouveau programme de soutien macro-financier de son économie.

Kiev a déposé une demande d'aide macro-financière auprès de l'Union européenne qui va l'examiner pendant quelques mois, a fait savoir l'ambassadeur de l'UE en Ukraine, Hugues Mingarelli.

Selon l'officiel, la Commission européenne évaluera les besoins que Kiev a d'un financement extérieur pour décider s'il serait pertinent de réaliser d'un tel programme.
  • «En cas de décision positive, la Commission remettra la proposition au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. Ces procédures doivent avoir lieu dans les mois prochains», a expliqué le responsable cité par les médias ukrainiens.

Alors que l'Ukraine traverse depuis plusieurs années une profonde crise financière et socio-économique, l'Union européenne avait approuvé en 2015 l'octroi d'une aide financière à cette République anciennement soviétique d'un montant total de 1,8 milliards d'euros.

La première tranche de cette aide avait été versée à Kiev cette même année, alors que la deuxième était arrivée en 2017. Le versement de la troisième et dernière tranche de 600 millions d'euros avait cependant été reporté en raison du non-respect par la partie ukrainienne de ses engagements prévus par le programme d'aide.
L'Ukraine figure actuellement à la 131e place sur 176 au classement de la corruption établi par Transparency International. En 2016, la Cour des comptes européenne (CCE) a reconnu l'Ukraine comme le pays le plus corrompu d'Europe.

Le commissaire européen pour la Politique régionale Johannes Hahn a récemment souligné que la communauté internationale perdait patience face à l'absence de résultats probants de la lutte anticorruption en Ukraine.

samedi 1 avril 2017

Payera ? payera pas ?

Quand l'Ukraine veut le beurre, l'argent du beurre, 
le sourire de la crémière .... et la peau de l'ours !

Lorsque le coup d'état organisé par les occidentaux intervient sur le Maïdan, il provoque en Ukraine une rupture constitutionnelle et un chaos qui libèrent les engagements existants des uns envers les autres, le pouvoir avec ses régions, la Crimée avec l'Ukraine, l'Ukraine avec la Russie etc... Si les conséquences les plus visibles de cette désintégration de l'Ukraine sont le retour volontaire de la Crimée en Russie et la sécession du Donbass en Républiques Populaires indépendantes,  Kiev va également vouloir provoquer une rupture avec les relations politiques et économiques privilégiées que l'Ukraine avait conservé avec la Russie depuis son indépendance... du moins quand ça l'arrange !

Ainsi sur le plan économique le nouveau pouvoir de Kiev veut effacer le passé en refusant de payer une dette souveraine de 3 milliards de dollars à Moscou sous prétexte qu'elle a été contractée par le précédent régime, tout en exigeant le maintien des prix préférentiels du gaz accordée par la Russie qui en font partie.

Karine Bechet Golovko souligne cette incohérence de l'Etat Ukrainien, tantôt révolutionnaire, tantôt souverainiste à l'occasion de la décision récente de la Haute Cour de Londres  saisie par la Russie et qui demande à Kiev d'honorer sa dette auprès de Moscou.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

Source de l'article, le lien ici : Russie Politics

La Haute Cour de Londres peut obliger l'Ukraine 
à remplir ses obligations envers la Russie


Par Karine Bechet Golovko

"Le 29 mars 2017, la Haute Cour de Justice de Londres a suivi la demande de la Russie sur une procédure rapide dans le litige qui l'oppose à l'Ukraine quant à son obligation de remboursement de sa dette souveraine de 3 milliards $. Si, effectivement, cette décision intermédiaire est de bonne augure pour la Russie, elle entraîne sur le plan politique certaines conséquences qu'il ne faut pas négliger. 

La Russie s'était adressée à la Haute Cour de Justice de Londres afin de faire reconnaître l'obligation de l'Ukraine de rembourser le prêt de 3 milliards $ qu'elle lui avait accordé par contrat sous Yanukovitch, donc avant le coup d'Etat du Maïdan. L'Ukraine, elle conteste son obligation de paiement. Cette décision de refus avait été prise par N. Jaresko, américaine, nommée un temps dans le Gouvernement ukrainien pour restructurer la dette du pays, qui a aujourd'hui été envoyée à Puerto Rico, également dans ce but . 

L'Ukraine fondait son refus sur le fait que la Russie exerce ainsi, en demandant le paiement, des pressions sur l'Ukraine, au même titre que "l'annexion" de la Crimée ou "l'intervention militaire" sur le territoire ukrainien. 

Le juge W. Blair, frère aîné de T. Blair, dans une décision intermédiaire a rejeté ces arguments:
  • On Wednesday, Judge William Blair of the High Court of Justice, the older brother of former British Prime Minister Tony Blair, ruled that Ukraine had presented "no justifiable defense" for not paying on a $3 billion Eurobond deposed President Viktor Yanukovych sold to Russia in December 2013, less than three months before he fled Ukraine. The judge refused Ukraine's request to hold a trial in the case and said he would like to distinguish between the law in the case and the "troubling" political and military background such as the Russian annexation of Crimea and its backing for separatists in eastern Ukraine.

(Mercredi, le Juge William Blair de la Haute Cour de Justice, le frère aîné de l'ancien Premier Ministre Britannique Tony Blair, a déclaré que l'Ukraine avait présenté "une défense non justifiable" pour ne pas payer à un montant de $3 milliards d'euro-obligations que le Président déchu, Viktor Ianoukovitch, a contracté auprès de la Russie en décembre 2013, moins de trois mois avant, avant de fuir l'Ukraine. Le juge a refusé de l'Ukraine la demande de tenir un procès dans l'affaire et a déclaré qu'il tient à faire la distinction entre la loi et le contexte "inquiétant" politique et militaire comme l'annexion russe de la Crimée et de son soutien pour les séparatistes dans l'est de l'Ukraine.)

Certes, la procédure se fera sans témoins, sur la base du contrat conclu et ne pourra donc être politisée par l'Ukraine. En ce sens, il y a beaucoup de chance pour que, en effet, l'Ukraine ait à rembourser à la Russie ces 3 milliards $ plus les intérêts, qui ne sont pas non plus négligeables. Ce qui aura un impact certain sur l'économie ukrainienne, déjà très fragilisée par la politique inconséquente menée par le pouvoir en place.

Mais que signifie cette décision de la Haute Cour de Londres?

L'Ukraine joue toujours sur deux tableaux. D'un côté, la révolution, donc la rupture étatique pour ne pas avoir à remplir les obligations internationales prises par l'Etat ukrainien avant le Maïdan, ou les remplir de manière aléatoire. D'un autre côté, la continuité de l'Etat, donc la négation de la révolution, pour invoquer la défense de l'intégrité territoriale et ainsi condamner la révolte du Donbass et le référendum en Crimée ayant donné lieu au rattachement avec la Russie.

La Haute Cour de Londres, comme les juridictions internationales, n'entrent pas dans cette confusion ukrainienne, car ils en saisissent les conséquences géopolitiques, qui vont à l'encontre de la position officielle de la communauté internationale. Dans ce dossier de la dette souveraine ukrainienne, le juge Blair a suivi le principe Pacta sunt servanda, à savoir l'obligation pour l'Etat de remplir ses obligations contractuelles. C'est la position de la Russie. Mais qui entraîne une continuité de l'Etat ukrainien.

L'Ukraine, en quelque sorte, invoquait la clause rebus sic stantibus, selon laquelle un contrat reste applicable tant que les circonstances essentielles qui ont conduit à sa conclusion n'ont pas été significativement altérées. Autrement dit, si les circonstances changent radicalement, le contrat n'existe plus. Notamment, lorsqu'une des parties au contrat elle-même n'existe plus: si l'Ukraine post-Maïdan n'est pas l'Ukraine pré-Maïdan par exemple. Tel est le cas lors des révolutions, il n'y a pas de continuité étatique, l'on se souviendra des bons russes de l'Ancien Régime. La position de l'Ukraine ressort de cette logique. Sans comprendre qu'ainsi, elle justifie et le rattachement de la Crimée à la Russie et la révolte du Donbass.

La Haute Cour de Londres n'a pas suivi cette voie. Il y a de forte chance pour qu'elle oblige l'Ukraine a payer, évitant par là-même que sa décision puisse être interprétée comme une reconnaissance indirecte de la légalité de la sécession de la Crimée et de la résistance du Donbass."

Karine Bechet Golovko

vendredi 17 février 2017

"Minsk 2" : un danger pour Kiev !

Point de vue...

Pourquoi Kiev n’a pas intérêt à régler la crise du Donbass ? 
Suite de l’article « Agonie des accords de Minsk II, à qui la faute ? »


par Laurent Courtois (son site) 

Jeudi 16 février 2017

L'article précédent (version russe) traitait des raisons locales qui en échappant aux contrôles des États garants des accords de Minsk (Russie, Allemagne, France) rendaient leur application impossible. Ce deuxième article traitera des raisons économiques et politiques qui poussent l'Ukraine à maintenir le climat de guerre civile.

Depuis son indépendance l'Ukraine peine à avoir une économie saine. Elle est depuis 25 ans un véritable « trou noir » qui engloutit des milliards de dollars de subventions, sans aucun progrès structurel flagrant. En 2014, un nouveau plan du FMI beaucoup plus drastique que les précédents est mis en place. Depuis le pays a le plus grand mal à remplir les objectifs permettant le versement des échéances suivantes. Ces dernières ont été suspendues de juillet 2015 à septembre 2016.


Dans de telles conditions, la sécession actuelle du Donbass, est-elle économiquement un bien ou un mal ?


Le Donbass est souvent présenté comme étant la région la plus riche de l'Ukraine, mais cette affirmation est loin d'être vraie, car elle ne repose que sur le PIB. Donetsk est en effet le 2éme PIB régional et Lougansk le 6éme. Mais si on regarde le PIB par habitant, Donetsk n'est plus que le 3éme et Lougansk le 9éme. Cette différence de classement s'explique par une valeur ajoutée plus faible par habitant. Ceci est dû à une économie régionale reposant essentiellement sur celle du charbon. En effet, le Donbass abrite 85% des réserves ukrainiennes de charbon et en 2013, il produisait la moitié de la production nationale. Le cours de cette énergie fossile évolue parallèlement à celui du pétrole, comme ce dernier il a atteint des sommets en 2008 (170$/tonne) pour ensuite perdre les 2/3 de sa valeur (actuellement 52,5$/tonne sur le marché local). Ce qui a entraîné une baisse de 7% du PIB de ces deux oblasts entre 2008 et 2012.

Le charbon est divisé en trois catégories commerciales : le charbon à vapeur, le charbon à coke et l'anthracite. Le charbon à vapeur représente les 2/3 de la production du Donbass et plus des 3/4 de celle de l'Ukraine occidentale. Le charbon à coke, c'est à dire une houille à faible teneur en soufre et l'anthracite à forte valeur calorifique. Leur prix varie respectivement de 1 à 3. Le charbon extrait du bassin Houiller du Donbass a une forte teneur en soufre donc une faible valeur ajoutée. Sur les 157 mines de cette région, seulement 37 sont rentables. En 2012, le prix moyen de l'extraction d'une tonne était estimé entre 100 et 125$ pour un cours moyen de 55$ pour le charbon vapeur à 191$ pour celui à Coke. Les mines du secteur public n'ont pas été modernisées depuis la chute de l'URSS. Elles présentent par rapport aux entreprises privées un coût de production double et un rendement deux fois plus faible.

En 2013, les 212.000 emplois du secteur, dont 112.500 dans le Donbass, n'étaient maintenus que par des aides massives de l’État. Pour le dernier trimestre 2015, l'exploitation de charbon n'a été « rentable » que par le versement d'une aide de 32 millions de dollars, soit un taux de subventionnement de 40%. Selon un rapport du FMI la production d'une tonne de charbon coûtait en moyenne en 2014, 68 $ de subvention et 51$ en 2015. Le montant prévisionnel des aides s'élevait en 2014 à 1,02 milliards de dollars, mais du fait de la guerre et de la sécession du Donbass seulement 784 millions ont été dépensés.

Le FMI préconisait en mars 2015, une baisse des subventions de 456 millions de dollars et le licenciement de 3 % des mineurs. Sur ces 456 millions d'économies demandées par le FMI en 2015, la sécession du Donbass en représentait à elle seule plus de la moitié (52%). Malgré cela, l’État Ukrainien a de grandes difficultés à payer les salaires des 50.000 mineurs des entreprises publiques. Sur les 33 mines appartenant à l’État 14 doivent être privatisées et 11 liquidées. Ceci s'est traduit en 2016 par une forte baisse (-14,2%) de la part de ces sociétés dans la production nationale.

Dans ce contexte de rigueur imposée par le FMI, quel serait le poids du retour du Donbass en Ukraine ? Il serait économiquement catastrophique, car les 3/4 des mines ne sont pas rentables. Comme il a été dit plus haut, la production d'une tonne de charbon coûte en Ukraine occidentale entre 46$ et 276$ de subvention par tonne. Relancer la production dans l'est du pays serait donc un gouffre budgétaire. De plus, les deux années de guerre n'ont fait qu’aggraver la situation.

Si l'Ukraine veut continuer à respecter les prescriptions du FMI, elle n'a donc pas intérêt à réintégrer le Donbass.

Mais ce qui est vrai pour le charbon est vrai pour l'ensemble de l’économie de l'est du pays. Au prix de la relance économique, doit s'ajouter le prix des reconstructions des infrastructures détruites par le conflit et le coût social de presque trois années de guerre civile.

L'Ukraine peut-elle financer cela dans le cadre économique ultra restrictif du FMI ? La réponse est non.


Du point de vue économique, Kiev n'a donc pas intérêt à laisser appliquer les accords de Minsk qui l'obligerait à financer la relance économique et la reconstruction du Donbass.

La crise, puis la guerre ont eu un fort impact électoral. Tout d'abord, suite à la sécession de la Crimée, le nombre d’électeurs est tombé de 36 à 34,2 millions. L’électorat pro-russe de la péninsule (1,5 million de voix) représentait 4,2 % de l'électorat ukrainien.

Lors des présidentielles de 2014, l'élection de P. Porochenko au premier tour avec seulement 9,9 millions de voix n'a été rendue possible que par la perte de cet électorat et une forte abstention dans l'est du pays. Pour l'Oblast de Donetsk, elle a été de 85% soit 2,5 millions d'électeurs « pro-russes », c'est à dire 7% de l'électorat du pays.

Il est aussi à noter que le nombre d'électeurs inscrits était de 30 millions et non 34 comme attendu... Où étaient passés à l'époque les 4 millions manquant et aujourd'hui réapparus ? Si on considère les chiffres officiels prenant toujours en compte la Crimée, l'abstention à l'élection présidentielle serait alors supérieure à 50 %.

Pour les élections législatives, le même phénomène explique la victoire des pro-européens (77,66 % des voix). Pour cette dernière dans les oblasts de Donetsk et Lougansk 4,6 des 5 millions d'électeurs n'ont pas voté (taux de participation 8%).

En cas d'application des accords de Minsk, les électeurs de la DNR et de la LNR, respectivement 1,8 et 1,2 million redeviendraient de facto des électeurs ukrainiens. A ces réintégrés de force, se rajouteraient aussi les perdants de l'autre bord. C'est à dire les nationalistes durs (Svoboda, Pravyi Sektor, Parti Radical), soit 2,2 millions de voix. La fin du conflit représenterait pour Porochenko un handicap minimum de 5,2 millions d'électeurs, ce qui est loin d'être négligeable si on le compare au 9,9 millions de voix qui l'ont porté à la présidence.


Pietr Porenchenko a pleinement conscience que l'application des accords de Minsk signifierait sa non-réélection et un risque majeur de renversement de la fragile majorité pro-européenne.


Dans cette guerre civile qui ne dit pas son nom, les enjeux politiques ne sont pas qu’électoraux. Le Donbass est un formidable paravent aux réalités sociales et économiques du pays.Il sert avant tout à faire oublier au peuple ukrainien le diktat économique du FMI qui depuis 2008 entraîne leur paupérisation. Le prix du gaz a été augmenté de 584 % de 2006 à 2014. En 2011, l'âge de départ à la retraite a été reculé de 5 ans pour les femmes et de 2 ans pour les hommes. La durée de cotisation pour obtenir une pension pleine a été rallongée de 10 ans.

Fin 2013, le gouvernement Ianoukowitch pour stopper cette dégradation sociale décida de remplacer le financement du FMI par un prêt russe de 15 milliards de dollars. Cette tentative d'émancipation sera une des causes du renversement de Yanoukowitch. Deux jours plus tard, Arseni Iatsenouk, nouveau Premier Ministre demande une nouvelle aide au FMI, lui livrant ainsi son pays corps et âme. Pour satisfaire aux exigences de Washington, l'Ukraine doit équilibrer de manière drastique son budget, en diminuant ses dépenses et en augmentant ses recettes.

L'exemple le plus parlant de cette politique est le prix du gaz domestique. Depuis les événements du Maïdan son tarif a augmenté de 386 %. Les taxes ont aussi fortement augmenté, en 2016, l'impôt foncier a été élargi aux appartements de moins 120 m2, et il sera porté à 3% du salaire minimum en 2017.

Mais il n'y a pas que le FMI qui contraint le pays, l'EU n'est pas en reste. Par exemple pour entrer dans les critères de l'accord d'association, elle demande que le pays aligne ses taux d'accises sur les siens. Ceci implique par exemple une augmentation de 600% du prix des cigarettes, qui se fera par palier annuel de 30% à partir de 2017.

Toutes ces augmentations en centaine de pourcents, montre à quel point le pays est plus particulièrement les plus modestes de ses habitants sont fragilisés par les Diktats du FMI et de l'EU. En Ukraine la vraie lutte pour la survie n'est pas sur le front de l'ATO, mais dans le quotidien pour la moitié des habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Pour le blogueur ukrainien Alexandre Radchuk, quatre ukrainiens sur cinq (80 %) vivent sous ce seuil !

Le salaire mensuel minimum a été porté le 1er janvier 2017 à 3200 Hryvnia (118 $), ce qui représente 3,8 $ par jour. Le seuil mondial de pauvreté absolue est fixé par la Banque Mondiale à 1,9 $ par jour. Ainsi un couple ukrainien avec un seul salaire se retrouve parmi les 2,8 milliards de pauvres absolus de la planète.

Maintenant, regardons dans les 3 principaux journaux ukrainiens, Ukraina Pravda, Sigodnia et Korrepondent, le poids médiatique de ces réformes fiscales scélérates par rapport à celui la guerre civile. Pour cela, le nombre d’occurrences des mots, « FMI », « tarif du gaz », « impôts », « retraites », a été comparé à celle de « DNR », « LNR », « invasion russe » et « Alexandre Zakhatchenko ». Pour le premier groupe, il a été trouvé 1392 liens et pour le second 4279. La crise du Donbass occupe donc trois fois plus d'espace médiatique que les réformes économiques.

Si les accords de Minsk venaient à être enfin appliqués, tout l'espace médiatique pris par le conflit serait alors vacant et immanquablement occupé par le vrai drame ukrainien : l'appauvrissement de sa population. La situation ne manquerait donc pas de devenir explosive pour le gouvernement.

Un autre problème majeur pour l'Ukraine dans l'application des accords de Minsk est le statut particulier à donner à la LNR et DNR. Dans les accords, le futur statut réel de ces dernières n'est pas précisé, seul le mot décentralisation est utilisé. Doit-on accorder un statut de république autonome, comme en bénéficiait la Crimée ? Cette solution pourrait satisfaire Kiev, mais rien n'empêcherait ensuite les députés de la DNR ou de la LNR de présenter à la Rada un projet de loi sur la fédéralisation. Et cela Kiev n'en veut pas, car les deux Républiques auraient alors une minorité de blocage sur la politique du pays. C'est pour cela que la locution « fil à la patte » est de plus en plus utilisé en Ukraine pour qualifier les Républiques auto-proclamées.

Si Kiev n'a pas l'intention d'appliquer les accords de Minsk, on peut se demander pourquoi les avoir signés ? La première raison est qu'en février 2014, la situation militaire était telle que Porochenko n'avait pas d'autre solution pour sauver sa maigre armée. La seconde, la signature des accords n'était pas contraignante et offrait à l'Ukraine du temps pour se mettre en situation de force. Pendant deux années de violations et de non-application, Kiev a eu le temps de renforcer, de former son armé. A ce jour, dix fois plus de troupes ukrainiennes se trouvent dans l'est du pays qu'au plus fort des combats de l'été 2014. Quelle est l'utilité d'un telle accumulation de force, puisque la reconquête du Donbass n'est pas souhaitable tant que le pays sera perfusé par le FMI ? Cette démonstration de force vise à trois objectifs. Le premier, est d'avoir les moyens militaires de contrôler les milices et bataillons ultranationalistes gravitant dans la zone d'ATO. Un exemple de leurs rôles préjudiciables pour Kiev est le blocus de la voie de chemin de fer permettant la livraison du charbon provenant de la DNR, allant conduire à des coupures d’électricité dans le pays. Le second, est d'avoir un moyen de pression sur l'Occident en faisant peser la menace d'une reprise de la guerre totale dans l'est du pays et d'un risque de réponse de la Russie. Ceci a été montré par la recrudescence massive des bombardements au début du mois (février 2017), qui ont entraîné un contact téléphonique entre P. Porochenko et Trump et au retour de la politique d'« Obama » vis à vis de l'Ukraine et de la Russie. Bien qu'en réalité, les échecs du nouveau Président américain en politique intérieure ont plus joué dans ce renversement de stratégie politique que l'odieux chantage de Kiev. Le troisième objectif, est d'être en position de force contrairement à février 2014 pour faire modifier ou annuler les accords de MinskII, qui incarnent la défaite militaire de l'Ukraine.

Laurent Courtois

samedi 10 décembre 2016

War is business but business is also war

"Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"



Aujourd'hui beaucoup d'analystes prétendent que "le vent tourne" dans les relations entre l'Europe et l'Ukraine, mais personnellement, même si je le souhaite, je n'en suis pas convaincu, car si l’impopulaire Porochenko, empêtré dans les "affaires" autant que dans les échecs de sa politique, est abandonné progressivement par ses partenaires occidentaux c'est certainement plus pour n'avoir pas atteint les objectifs de l'OTAN en Crimée et dans le Donbass que pour ses histoires de corruption, mêmes si elles sont gravissimes.

Dans cette crise ukrainienne, beaucoup se sont fait rouler dans la farine étasunienne, rejoignant l'Oncle Sam dans sa croisade russophobe tentant de justifier la préemption territoriale du "pivot stratégique de l'Europe" cette immense territoire trait d'union entre l'Eurasie et l'Occident et que Washington a voulu transformer en bélier forçant les remparts de l'empire russe. Mais cette stratégie du chaos que les USA allument un peu partout dans le Monde depuis la fin de la guerre froide a un prix et surtout lorsqu'elle dégénère en guerre asymétrique dont l'argent est plus que jamais le nerf sensible et vital. 

Et pour subventionner le chaos Washington, qui ne veut pas s'engager seul et directement, cherche le soutien et la légitimité de la "communauté internationale" qui s'est soumise à son autorité dans une servitude volontaire économique, idéologique et politique que pas un esclavagiste dans le passé n'avait réussi à imposer. Ainsi après avoir financé l'opposition et le coup d'état du Maïdan, les USA, furieux de voir s'échapper de leurs griffes la Crimée, ont entraîné les européens dans une spirale de représailles économiques contre Moscou mais qui impacte aussi gravement leurs propres économies déjà mises à mal par la crise économique mondiale. Ces "sanctions", les pays européens ont été forcé de les appliquer (à part la France et l'Allemagne, zélés suivistes de la politique de Washington) uniquement parce que Bruxelles, d'où elles ont été organisées, est prise en otage par les néo-cons étasuniens.

Mais il existe aussi une aide économique directe qui est accordé à l'Ukraine depuis le coup d'état pro-occidental du Maïdan. Comme pour les représailles appelées cyniquement "sanctions", cette aide économique qui représente 40 milliards de dollars sur 4 ans a été décidée par les USA et imposée à ces partenaires occidentaux via le FMI qui la supervise et y participe également à hauteur de 17,5 milliards de dollars.


Lorsque ce programme d'aide économique a été lancé au printemps 2014, il été question alors que le conflit du Donbass serait réglé avant la fin de la même année. Car en dehors du problème moral que représente ce conflit au coeur de l'Europe, il représente un véritable problème pour la réglementation du FMI qui stipule clairement que "les prêts ne sont pas octroyés à des pays en guerre", ceci expliquant entre autres raisons pourquoi, malgré la sémantique de sa propagande, le gouvernement de Kiev n'a jamais déclaré officiellement cette guerre, se contentant de voiler ses opérations et ses victimes sous le sobriquet hypocrite d' "Opération spéciale anti-terroriste" (ATO).

De son côté, le FMI a obéi à Washington qui est son principal bailleur de fonds, et depuis 3 ans bientôt ouvre les robinets de la perfusion occidentale tout en fermant les yeux sur cette guerre, les défauts de remboursements de la dette structurelle, ou le détournement frauduleux de cette aide économique normalement destinée à secourir une population ukrainienne menacée par la famine.

Car de fait, non seulement cette guerre qui fait rage dans le Donbass s'est amplifié jusqu'à aujourd'hui continuant de menacer la sécurité de l'Europe mais elle est devenue un gouffre financier pour Kiev qui y détourne une partie importante de l'aide du FMI. Ce détournement financier destiné à subventionner les massacres dans le Donbass a été récemment confirmé par l'ex député ukrainien Alexandre Onichtchenko, qui vient de dénoncer preuves à l'appui la corruption organisée par le gouvernement Porochenko.

« La plupart de l'argent est allé à la guerre, une guerre que Piotr Porochenko a tout intérêt à poursuivre. Tous les contrats relatifs à la guerre sont remplis par des entreprises proches du président. Pour eux (le président et son-entourage, ndlr), ce n'est qu'un business. »

On le voit bien, alors que les aides économiques occidentales peuvent constituer un formidable moyen de pression pour forcer Kiev à s'engager vers la paix dans le Donbass, le FMI est utilisé au contraire comme une armé de guerre subventionnant les multiples violations quotidiennes des accords de Minsk et les crimes de guerre perpétrés dans le les territoires occupés et sur la ligne de front du Donbass.

Si l'effondrement de la crédibilité de Porochenko, la victoire de Trump aux USA, les révélations des ingérence étasuniennes dans les affaires ukrainienne, provoque un changement de position progressif des occidentaux vis à vis de leur trublion ukrainien, incapable d'atteindre leurs objectifs, de plus en plus ingérable et de moins en moins fréquentable; mais cela ne veut pas dire pour autant qu'ils abandonnent la feuille de route géostratégique imposée par les USA dans cette région explosive. 

Bien sûr la France de Hollande et l'Allemagne de Merkel entraînées par l'inertie de leur servilité stupide à l'Oncle Sam continuent d'aboyer sans renifler que le vent est en train de tourner... Quant aux voix occidentales qui commencent timidement à exprimer leur mécontentement de s'être fait entraîner dans cette pitoyable galère ukraino-étasunienne, elles restent bien hypocrites, agitant seulement le dossier de la corruption kiévienne pour tenter de noyer dans un écran de fumée victimaire, tous les crimes et massacres réalisés du Maïdan au Donbass et dont ils sont des complices politico-économiques condamnables.


Reste le choix du successeur de Porochenko, qui n'en doutons pas sera coopté par les USA pour essayer de redorer l'image d'une Ukraine qui aujourd'hui fatigue et exaspère même ses tuteurs européens. Ce sera à n'en pas douter une personne appartenant à la ploutocratie mondialiste, russophobe mais à l'apparence moins agressive et même capable de dialoguer avec Poutine, et surtout dont l'image médiatique plaira aux occidentaux ces esclaves de la "société du spectacle" qui mettront à nouveau la main au portefeuille les yeux fermés. Parmi le prétendants il y a Avakov, trop sulfureux mais qui pourrait tenter un coup de force, Iatseniouk, trop mêlé à l'échec du gouvernement Porochenko, mais qui pourrait tenter une alliance, Saakashvili, trop géorgien mais l'ami de l'Oncle Sam, les radicaux trop fous mais dangereux etc... 
Il y a bien une intrigante, pas moins corrompue que Porochenko mais qui depuis le Maïdan se fait discrète, tapie dans l'ombre en attendant son heure, c'est Timochenko, l'égérie de la Révolution orange de 2004... et je ne serai pas surpris de voir la fausse blonde nattée sortir de la meute, soutenue par la ploutocratie mondialiste, parée d'une virginité politique médiatisée dont la poudre au nez sera surtout de la poudre aux yeux pour les européens payeurs.  

Peut-être que je me trompe, mais quoiqu'il en soit cela ne changera pas grand chose que ce soit elle ou un autre, tant que l'OTAN restera aux commandes de la politique ukrainienne...

En attendant, ne nous leurrons pas, car pour les occidentaux, je suis convaincu que condamner aujourd'hui la "kleptocratie" de Porochenko, s'est juste se donner bonne conscience et en sacrifiant un chien jugé incompétent de pouvoir en choisir un autre un peu moins sale mais qui continuera n'en doutons pas à aboyer contre la Russie et mordre le Donbass. 

Il reste encore du chemin vers la Paix et encore plus vers la Justice...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article : Russie Politics

La Cour des comptes européenne reconnait l'échec 
de la politique européenne en Ukraine


par Karine Bechet-Golovko 

La Cour des comptes européenne vient de rendre un rapport spécial sur l'aide de l'UE en faveur de l'Ukraine. Et le constat est sec et sans appel: c'est un échec total, tant sur la manière dont l'aide a été apportée, que sur les effets produits puisque la conclusion est "malgré le nouvel élan donné aux réformes depuis 2014, les résultats obtenus à ce jour restent fragiles. Les résultats des mesures de lutte contre la corruption ne sont pas encore visibles.". L'Ukraine est un trou sans fond géré par des clans oligarchiques maniant la corruption en guise de politique d'Etat.

Le 7 décembre 2016, la Cour des comptes européennes a publiés un rapport spécial sur l'Ukraine, concernant la période 2007-2015. Les auditeurs ont fait beaucoup d'efforts pour ne pas trop porter d'attention au coup d'Etat du Maïdan et pour le considérer comme un des moments de la construction de la démocratie européenne ukrainienne. Mais finalement cela ne change pas grand chose à la conclusion: la politique de l'UE en Ukraine est un échec, car elle a été adoptée dans l'urgence, sans réflexion approfondie:
  • L'Union a réagi promptement à la crise de 2014 en mobilisant une enveloppe de 11,2 milliards d'euros sur sept ans, mais cette solution a été décidée dans l'urgence. L'UE a octroyé et versé rapidement des sommes considérables, sans avoir établi de stratégie au préalable.

La décision était politique: il fallait payer la révolution, pour que ceux qui prenaient le pouvoir aient le temps de s'installer au pouvoir. Donc, forcément, il n'y a pas eu de critères particuliers dans l'octroie de l'aide, ni de suivi sérieux dans l'utilisation qui en a été faite:
  • Des insuffisances dans la fixation des conditions de l'aide ou dans l'évaluation de leur réalisation ont affecté la conception de l'appui budgétaire et de l'aide financière. 

Les auditeurs se rassurent en soulignant que des cadres législatifs furent adoptés en ce qui concerne la lutte contre la corruption ou la réforme des finances publiques. Ces remarques sur le travail législatif ukrainien tombent juste après que le député ukrainien Alexandre Onichenko ne soit allé aux Etats Unis remettre au ministère de la Justice des documents compromettant Poroshenko, réception des documents confirmée par le FBI. Par des enregistrements audios, il met en lumière comment Poroshenko achetait les voix des députés pour faire voter certains textes, de 20 000 à 100 000$ la voix selon le "cours" du député en question et l'importance du vote. Il met également en évidence comment une partie des fonds versé par le FMI est utilisée pour la guerre dans le Donbass, dans laquelle Poroshenko est personnellement intéressé. Sans oublier qu'il apris le contrôle, par l'intermédiaire de la nomination de proches, des grosses entreprises publiques: ils concluent des contrats avec des entreprises privées, qui elles servent à blanchir l'argent et à le reverser.

Le vent tourne, le FBI est intéressé par les documents présentés, l'UE par l'intermédiaire de la Cour européenne des comptes remet en cause sa politique de soutien aveugle et propose un certain mouvement de recul - en langage diplomatique:
  • Les auditeurs formulent plusieurs recommandations visant à améliorer l'efficacité de l'aide de l'UE en faveur de l'Ukraine. La Commission et le Service européen pour l'action extérieure devraient: • accorder une plus grande importance à la gestion des finances publiques dans le processus de dialogue avec l'Ukraine; • améliorer la formulation des conditions de l'aide financière et les versements de cette dernière; • renforcer le suivi de la mise en œuvre de l'aide de l'UE; • accorder une plus grande importance à la mise en œuvre effective des réformes et à leur pérennité; • prendre des mesures pour rendre plus efficace l'aide de l'UE octroyée à l'Ukraine dans le domaine du gaz.

La période de l'aveuglement prend fin, les temps changent et le projet Ukraine ne semble plus aussi rentable politiquement au regard de l'évolution de la situation internationale.

Karine Bechet-Golovko 


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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 
Erwan





lundi 28 novembre 2016

La mafia ukrainienne

"On sait ce qu'on perd mais on ignore ce qu'on gagne"

Depuis le coup d'état organisé par les USA sur le Maïdan en 2014 la situation de l'Ukraine ne cesse d'empirer dans tous les domaines sociétaux. Aujourd'hui, après 3 ans d'effondrement on peut observer que les raisons qui avaient été invoquées pour renverser le Président Ianoukovitch, non seulement s'avèrent être des prétextes fallacieux pour manipuler la foule, mais surtout restent plus que jamais la réalité d'une Ukraine pourrie et corrompue jusqu'à la moelle. 

Source de l'article : Les-crises.fr

La fausse excuse de la “corruption” 
pour le coup d’État en Ukraine

par Robert Parry

Source : Consortium News, le 02/11/2016

Le 2 novembre 2016

Exclusif : Le “changement de régime” soutenu par les États-Unis en Ukraine – le lancement de la Nouvelle Guerre froide avec la Russie en 2014 – a été rationalisé par la nécessité de débarrasser l’Ukraine de la corruption, mais les responsables cherchent après coup à se remplir les poches.

Par Robert Parry

Si l’Ukraine devient la poudrière précipitant la Troisième Guerre mondiale avec la Russie, le peuple américain pourrait alors regretter le jour où leur gouvernement a donné un coup de pouce au renversement en 2014 du président ukrainien, supposé corrompu (pourtant démocratiquement élu), à la faveur d’un coup d’État dirigé par des parlementaires ukrainiens qui ont depuis annoncé avoir amassé, en moyenne, plus d’un million de dollars chacun, principalement en espèces.

Le New York Times, qui avait quasiment joué le rôle d’attaché de presse pour le coup d’État de février 2014, a pris bonne note de cette corruption manifeste parmi les dirigeants issus du coup d’État et soutenus par les États-Unis, bien que ce soit au travers d’un reportage dissimulé dans les profondeurs du journal (page A8). Le sujet principal de ce reportage surprenant résidait dans la défiance des bureaucrates ukrainiens envers les banques de leur pays (ceci expliquant le pourquoi d’autant d’argent en espèces).

Le président de l’Ukraine, Petro Poroshenko, parlant au Conseil de l’Atlantique en 2014. (Photo credit: Atlantic Council)
Pourtant, l’Ukraine est un pays submergé par une pauvreté généralisée, aggravée par les “réformes” néo-libérales mises en œuvre depuis le coup d’État, diminuant les pensions de retraites, exigeant que les personnes âgées travaillent plus longtemps, et réduisant les subventions pour le chauffage des citoyens ordinaires. Le salaire moyen en Ukraine est de 214 dollars par mois.

Dès lors, un esprit curieux pourrait se demander pourquoi – au milieu de toutes ces difficultés – les dirigeants issus du coup d’État s’en sortent si bien, mais le correspondant du Times Andrew E. Kramer évoque prudemment la possibilité que ces dirigeants seraient au moins aussi corrompus, si ce n’est plus, que le gouvernement élu que les États-Unis ont aidé à renverser. Le président élu Victor Yanoukovitch avait été cloué au pilori pour son train de vie luxueux parce qu’il avait un sauna dans sa résidence.

L’article de Kramer a essayé mercredi d’expliquer les liasses de billets comme un signe que « beaucoup de législateurs et de dirigeants devant inspirer la confiance au public dans les institutions économiques et bancaires de l’Ukraine ne croient guère que leur propre richesse serait en sûreté dans les banques du pays, en raison des réglementations financières récemment imposées…

“Le Premier ministre Volodymyr Groysman, par exemple, a déclaré posséder plus d’un million de dollars d’économies en espèces – 870 000 $ et 460 000 euros – apparemment en fuyant le système bancaire bringuebalant de l’Ukraine. Le haut fonctionnaire en charge des banques du pays, Valeriya Gontareva, qui est responsable de la stabilisation de la monnaie nationale, la hryvnia, conserve la plus grande partie de son argent en dollars américains – 1,8 millions de dollars.”

Un récapitulatif des déclarations déposées par la plupart des 450 membres du Parlement, compilées par un analyste, Andriy Gerus, a révélé que les parlementaires détenaient collectivement 482 millions de dollars en « avoirs monétaires », dont 36 millions étaient conservés sous forme de liquidités…

“Certains politiciens semblent avoir abordé la déclaration comme une sorte d’amnistie, révélant tout ce qu’ils avaient gagné durant des décennies de transactions tordues, dans un effort pour se blanchir. Un ministre a déclaré une cave à vin constituée de bouteilles valant des milliers de dollars chacune. Un autre fonctionnaire a déclaré la possession d’une église. Un autre s’est vanté de posséder un billet pour l’espace avec Virgin Galactic…”

“Une autre théorie qui fait le tour de Kiev – où les gens reconnaissent généralement le génie inventif et vénal de leurs politiciens – suggère que les fonctionnaires gonflent leurs déclarations” afin de cacher de futurs pots-de-vin dans leur trésorerie déclarée et leur offre ainsi des excuses plausibles pour des voitures de luxe et des bijoux hors de prix.


Accès à plus d’argent

Ironiquement, l’adoption de la loi exigeant la divulgation de ce qui semble être une corruption généralisée parmi les parlementaires de Kiev a débloqué des millions d’euros d’aide nouvelle de l’Union européenne qui a ensuite profité à ces mêmes politiciens apparemment corrompus.

Le président déchu Viktor Yanoukovitch.
Cependant, parce que le “changement de régime” de 2014 en Ukraine a été partiellement orchestré par des responsables américains et européens autour de la propagande sur le thème de la corruption du président élu Yanoukovitch – il possédait ce sauna après tout – la corruption incessante du régime d’après le coup d’État a rarement été reconnue, vérité dérangeante oblige. Bien sûr, des hommes d’affaires exerçant en Ukraine se sont plaints de l’aggravation de la corruption depuis le renversement de Yanoukovitch.

De même, cette réalité a été autorisée à être divulguée seulement occasionnellement dans les médias grand public américains, qui préfèrent nier qu’un coup d’État soit arrivé, pour imputer à la Russie tous les problèmes en Ukraine, et pour louer les “réformes post-coup d’État” qui visaient les pensions, les allocations de chauffage et autres programmes sociaux pour les citoyens du quotidien.

Une des rares contradictions au discours de louanges est apparue dans le Wall Street Journal du 1er janvier 2016, observant que “la plupart des Ukrainiens disent que la promesse de la révolution de remplacer le règne des voleurs par le règne de la loi a échoué et que le gouvernement admet qu’il y a encore beaucoup à faire.”

En fait, les chiffres suggèrent quelque chose de pire. De plus en plus d’Ukrainiens considèrent la corruption comme le problème majeur de la nation, y compris une majorité de 53% en septembre 2015, contre 28% en septembre 2014, selon les enquêtes de la Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux.

Alors que la vie déjà difficile devient encore plus difficile pour la plupart des Ukrainiens, les élites continuent de prélever toute la crème qui surnage, y compris l’accès aux milliards de dollars de l’aide étrangère occidentale qui a permis de maintenir l’économie à flot.

Il y a, par exemple, le cas de la Ministre des Finances Natalie Jaresko, qui était considérée par beaucoup d’éditocratres comme le visage des réformes en Ukraine, avant de quitter le gouvernement en avril 2016 à l’issue d’une défaite d’une lutte de pouvoir.

Le fait est que Jaresko n’était guère un modèle de réforme. Avant de devenir simultanément citoyenne ukrainienne et Ministre des Finances en décembre 2014, elle était une ancienne diplomate américaine, à qui avait été confiée la gestion d’un fonds de 150 millions de dollars, financé par le contribuable américain, devant aider au démarrage d’une économie basée sur des investissements en Ukraine et en Moldavie.

Le salaire de Jaresko était plafonné à 150 000 dollars par an, un salaire enviable pour beaucoup d’Américains – sans parler des Ukrainiens – mais ça ne lui a pas suffit. Aussi avait-elle engagé diverses manœuvres pour contourner ce plafond et s’enrichir en empochant des millions de dollars de bonus et de frais.

Au final, Jaresko récupérait plus de deux millions de dollars par an, après avoir fait déléguer la gestion du “Western NIS Enterprise Fund (WNISEF)” à sa propre entreprise privée, Horizon Capital, et s’être fait attribuer de généreux bonus lors de cessions d’actifs, alors même que globalement le WNISEF perdait de l’argent, selon des documents officiels.

L’ex Ministre des Finances d’Ukraine Natalie Jaresko.
Par exemple, Jaresko a touché 1,77 millions de dollars de bonus en 2013, selon les documents déposés par le WNISEF auprès du fisc américain. Dans les documents financiers déposés auprès du gouvernement ukrainien, elle a indiqué des revenus de 2,66 millions de dollars en 2013 et 2,05 millions en 2014, autrement dit elle a amassé une petite fortune personnelle en investissant l’argent du contribuable américain officiellement au bénéfice du peuple ukrainien.

L’hémorragie financière du WNISEF était sans importance, ce fonds pesait 150 millions initialement mais ne valait plus que 89,8 millions pour l’année fiscale 2013, selon les documents déposés auprès du fisc américain. Le WNISEF a communiqué que les bonus de Jaresko et autres directeurs de l’institution relevaient de la réalisation “réussie” de certains investissements, même si le fonds dans son ensemble perdait de l’argent.

Même si les techniques d’enrichissement de Jaresko étaient repérées par le fisc américain et d’autres déclarations officielles, les grands médias américains ont ignoré cette histoire, pour mieux pouvoir affirmer que le processus de “réformes” en Ukraine était entre de bonnes mains. [Voir l’article de Consortiumnews.com intitulé “Comment la Ministre des Finances ukrainienne est devenue riche“.]


Appel de Biden

Préoccupé par la corruption incessante, le vice-président Joe Biden, qui a un intérêt personnel en Ukraine, a donné des conférences au Parlement ukrainien sur la nécessité de mettre fin au copinage.

Mais Biden a eu son propre problème de copinage en Ukraine parce que, trois mois après le renversement du gouvernement de Yanoukovitch, la plus grande entreprise privée de gaz en Ukraine, Burisma Holdings, a nommé son fils, Hunter Biden, à son conseil d’administration.

Le vice-président Joe Biden.
Burisma, une obscure société basée à Chypre, a également engagé des lobbyistes bien connectés, dont certains ont des liens avec le secrétaire d’État John Kerry, y compris son ancien chef de cabinet du Sénat, David Leiter, selon les divulgations fournies par le groupe de pression.

Comme l’a rapporté le Time, “la participation de Leiter à l’entreprise renforce une équipe d’américains politiquement introduits qui comprend également un nouveau membre du conseil, Devon Archer, un partisan démocrate et ancien conseiller de la campagne présidentielle de John Kerry en 2004. Archer et Hunter Biden ont tous les deux travaillé comme partenaires commerciaux avec le gendre de Kerry, Christopher Heinz, associé fondateur de Rosemont Capital, une société d’investissement dans des entreprises.

Selon le journalisme d’investigation en Ukraine, la propriété de Burisma a été attribuée à la Banque Privat, contrôlée par l’oligarque milliardaire escroc Ihor Kolomoysky, qui a été nommé gouverneur de l’Oblast de Dnipropetrovsk par le régime de “réforme” soutenu par les États-Unis, une province d’Ukraine centro-méridionale (bien que Kolomoisky ait finalement été évincé de ce poste dans une lutte de pouvoir pour le contrôle d’UkrTransNafta, l’opérateur public de l’oléoduc en Ukraine).

Lors d’un discours au parlement d’Ukraine en décembre 2015, Biden salua le sacrifice des quelques 100 manifestants qui moururent pendant le putch de Maïdan en février 2014 qui évinça Yanoukovitch, en se référant aux morts avec l’expression élogieuse “Les Cents Merveilleux”.

Mais Biden ne fit pas de référence merveilleuse aux personnes, estimées à dix mille, la plupart d’ethnie russe, qui ont été assassinées par l’Opération Anti-Terreur encouragée par les USA et financée par le régime issu du coup d’État contre les Ukrainiens de l’Est qui résistaient contre l’éviction violente de Yanoukovitch. Biden n’a pas plus relevé que les Cents Merveilleux étaient des combattants de rue partisans d’organisations néo-nazies ou d’extrême-droite.

Mais après avoir fait ses délicieuses références aux Cent Merveilleux, Biden a livré son amère recette, un appel au parlement pour continuer à mettre en œuvre des réformes du Fonds monétaire international, y compris les demandes pour que les personnes âgées travaillent plus longtemps.

Biden a déclaré : « Pour que l’Ukraine continue à faire des progrès et à garder le soutien de la communauté internationale, vous devez faire plus. La grande partie de l’avancement de votre programme au FMI – ceci exige des réformes difficiles. Et elles sont difficiles. »

“Permettez-moi de souligner entre parenthèses ici, ce que tous les experts de notre département d’État et tous les groupes de réflexion viennent vous dire, vous savez, ce que vous devriez faire est de traiter le problème des pensions de retraites. Vous devriez vous en occuper – comme si c’était facile à faire. Mince, nous avons des problèmes en Amérique à ce sujet et nous sommes en train de le régler. Nous avons des problèmes. Voter pour repousser l’âge de la retraite signifie écrire votre mort politique dans de nombreux endroits.

« Ne négligez pas que ceux d’entre nous qui servent dans d’autres institutions démocratiques ne comprennent pas combien les conditions sont difficiles, combien il est difficile de voter pour respecter les engagements souscrits par le FMI. Il exige des sacrifices qui pourraient ne pas être politiquement opportuns ou populaires. Mais ils sont essentiels pour mettre l’Ukraine sur la voie d’un avenir qui est économiquement sûr. Et je vous exhorte à rester aussi dur que cela. L’Ukraine a besoin d’un budget qui soit conforme à vos engagements auprès du FMI.”

Cependant, aussi difficile que cela puisse être pour le Parlement ukrainien de réduire les pensions, de réduire les subventions au chauffage et de forcer les personnes âgées à travailler plus longtemps, ce sacrifice politique ne semble pas s’appliquer aux parlementaires pour faire eux-mêmes ces sacrifices financiers."

Robert Parry

Le journaliste d’investigation Robert Parry a dénoncé bon nombre d’affaires de l’Irangate pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, le 02/11/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. 
Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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