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vendredi 16 novembre 2018

Un fantasme qui peut devenir réalité

La charge fantasmée par Hollywood des hélicos américains au Vietnam inspire aujourd'hui l'armée ukrainienne 
Un clip vidéo du Commandement de l' "Opération des Forces Combinées" déployée par Kiev dans le Donbass occupée vient d'être réalisé autour de l'entrainement des forces aériennes ukrainiennes. L'américanisation de ce clip vidéo, des bancs titres anglophones à la musique des Walkyries évoquant le scène culte de l'attaque héliportée du film "Apocalypse now" (https://youtu.be/TqtehtSB0LI) n'a pas peur de pousser la référence jusqu'au ridicule.


Cependant, au delà de son style hollywoodien pathétique, ce clip propagandiste de cette armée de l'air ukrainienne déployée le long de la ligne de front du Donbass et montrant une série d'exercices d'attaques au sol menées par des Hélicoptères d'assaut et des chasseurs bombardiers doit être pris au sérieux car il présente le retour de l'aviation d'assaut ukrainienne comme une composante de l'éventuelle nouvelle offensive militaire de Kiev dans le Donbass.

D'autres vidéos amateurs d'ailleurs confirment cette préparation des forces aériennes ukrainiennes pour des opérations offensives dans le Donbass, comme ces vols à très basse altitude observée le long des côtes de la mer d'Azov ou de la Mer Noire. 

Vu les pertes de l'aviation ukrainienne en 2014, alors que les milices du Donbass, encore groupe d'autodéfense étaient désorganisés et sans coordination, si les aéronefs survivants à l'hécatombe repointent leur fuselage dans un ciel verrouillé par les radars et les missiles de défense antiaérienne des 2 républiques, il est hautement probable que la comparaison avec le Vietnam osée par les propagandistes soumis de Kiev ne deviennent dans sa conclusion la réalité et que le Donbass devienne le tombeau de ces ukrops, auxiliaires sacrifiés de l'OTAN.


Erwan Castel



jeudi 25 octobre 2018

Avions ukrainiens peureux

Hélicoptère ukrainien MI 8 abattu à Slaviansk le 3 juin 2014 par la milice de Strelkov

Le 15 octobre dernier une vidéo circule sur les réseaux sociaux montrant un avion de chasse ukrainien de type Sukhoï 25 réaliser un passage à très basse altitude sur une base militaire vraisemblamblement à Melitopol, sur les côtes de la Mer Noire.


On est d'accord, voler à moins de 3 mètres du sol demande de la part du pilote aux commandes d'un avion de chasse une bonne maîtrise du vol tactique avec certainement un zest d'inconscience, mais le plus important est de savoir pourquoi réaliser un tel exercice aérien ?


Ce n'est pas la première fois que l'aviation de combat ukrainienne qui peine a réparer ses ailes (preuve en est le crash d'un avion e chasse lors des récentes manouvrières aériennes ce l'OTAN "Clear Sky 2018"), que des avions d'attaques sont observés dans des vols d'exercices "au ras des pâquerettes" peu habituels et même réglementaires.

Cet entrainement montre certainement une partie de l'évolution de la tactique aérienne ukrainienne qui cherche à s'adapter à la défense antiaérienne des forces républicaines défendant le Donbass. Une tactique "volons en vie, volons cachés"...

Ne nous leurrons pas, ce type de vol a très (très) basse altitude est plus imposé par la menace antiaérienne existante que proposé par la hardiesse des pilotes qui doivent bien transpirer dans leurs combinaisons...

L'aviation de combat ukrainienne a subi en 2014 des pertes honteuses devant les missiles antiaériens portatifs servis par les milices d'autodéfense du Donbass. aux cors des premières semaines de la guerre, après quelques bombardements réussis sur Lugansk et Donetsk  parce que bénéficiant de l'effet de surprise, les hélicoptères et avions de Kiev sont tombés comme des mouches pour finalement être précipitamment retirés du front par un état major groggy par la défense antiaérienne bricolée par les groupes d'autodéfense. 

Puis les accords de Minsk ont défini une zone d'exclusion aérienne pour ce front du Donbass de 30km de profondeur. Mais si aujourd'hui les aéronefs de Kiev à une ou deux exceptions annuelles près n'ont pas remontré le bout de leurs cockpits sur la ligne de front ce n'est certainement pas à cause de ces accords de paix que leurs troupes au sol et artillerie violent quotidiennement mais bien parce que la menace antiaérienne est toujours là et même renforcée depuis 4 ans par une couverture radar hermétique, un entrainement poussé et une coordination des systèmes d'armes sol-air républicains.

Les ukrops préparent vraisemblablement des missions de bombardement avec des unités petites unités aériennes isolées utilisant des couloirs d'approche à très basse altitude pour limiter au maximum les détections radars et rechercher également l'effet de surprise sur objectif avant la mise en oeuvre des systèmes antiaériens.
Concrètement sur le front, l'aviation ukrainienne a recommencé depuis un peu plus d'un an à mordre timidement la zone d'exclusion aérienne définie par les accords de Minsk mais sans toutefois s'approcher de la zone des combats, domaine réservé depuis 2015 aux "avions sans pilotes", les drones d'observation.  Une violation aérienne des accords de Minsk se terminant par le crash de l'avion de combat serait en effet du plus mauvais effet psychologique pour Kiev, tant sur le plan militaire que politique.

Dernièrement la République Populaire de Lugansk repérant un retour des activités de l'armée de l'air ukrops a prévenu Kiev que tout aéronef ukrainien survolant la ligne de front serait abattu par les unités de défense républicaines. 

Nous risquons donc si l'escalade militaire en cours se poursuit de voir revenir, après l'artillerie lourde, l'aviation de combat de Kiev... pour un baroud d'Honneur et un retour de crashs en série !

Erwan Castel


samedi 2 juin 2018

Les ailes de la terreur

Il y a 4 ans, le 2 juin 2014, 1 mois après le massacre d'Odessa l'aviation ukrainienne bombardait le centre de Lugansk

Cette semaine, soit 4 ans après le terrible bombardement de Lugansk, le commandement de l' "Opération des Forces combinées", qui remplace depuis le 1er mai l'Opération Spéciale Antiterroriste, annonce que ses forces aériennes sont désormais opérationnelles pour participer aux missions dans le Donbass.

Le Commandant en Chef de cette Opération des forces combinées, le lieutenant général Sergei Naêv a réalisé fin mai plusieurs inspections surprises dans les base et aérodromes militaires du Donbass occupé pour évaluer et tester le niveau de prépartion et la capacité opérationnelle de son aviation de combat.

Puis un appui à un exercice simulant une opération offensive a été réalisé le 28 mai dans les territoires du Donbass occupés par Kiev. Ce retour de l'aviation de combat qui depuis plus de 3 ans pensait ses plaies dans l'ombre de ses hangars a défrayé la chronique militaire et les réseaux sociaux.


Mais la ligne de front du Donbass est soumise encore officiellement aux accords de Minsk 2 dont le paragraphe 7 stipule que le vols d'aéronefs ( Avions, hélicoptères et drones est interdit aux 2 belligérants dans une profondeur de 30 km de part et d'autre de la ligne de contact. La montée en puissance de l'aviation de combat, et les annonces faites de son engagement prochain dans les opérations sur le front sont donc déjà une provocation pour le plan ce paix signé à Minsk, dont on peut relever ici quelques événements significatifs depuis le lancement officiel de la "loi de réintégration du Donbass" et de son "Opération des Forces Combinées" :
  • En janvier 2018 une aviation de combat est réorganisée et déployée dans le Donbass occupé par Kiev. En Mars 2018 des hélicoptères sont repérés sur la ligne de front. 
  • Le 16 mai, des exercices sur le guidage aérien pratique des équipages Mi-24 sur des positions ennemies en utilisant les procédures OTAN sont réalisés avec les hélicoptères de la 11e brigade de l'aviation militaire de Chernobaevka et le 7e régiment de l'aviation de Novaya Kalinovka.
  • Les 25 et 27 mai, des exercices de vol de Chasseur bombardiers Sukhoï 27 ont été réalisés par la 831e brigade d'aviation tactique à Mirgorod.
  • Le 25 mai à Vinnitsa, lors d'une réunion du Conseil militaire de l'armée de l'air ukrainienne, présidée par le colonel général Sergei Drozdov, les participants ont travaillé sur la confrontation possible avec l'aviation russe.
Par ailleurs, les forces ukrainiennes ayant engagé leur normalisation aux normes et procédures OTAN, savent que la rapidité d'une offensive repose surtout sur l'emploi massif, rapide et précis d'une aviation d'attaque au sol. Et cette appui aérien a été déjà étudié et simulé lors des exercices de l'Organisation atlantiste auxquels l'Ukraine (qui est non membre) a été invité à participer tel l'exercice international "Rapid Trident 2018" ou le prochain baptisé  "Clear Sky 2018" qui doit se dérouler au mois d'octobre prochain.

Début 2017, la zone militaire aérienne "Est" (Donetsk, Louhansk, Kharkiv, Zaporijia, Sumy, et Dnipropetrovsk) a été créé. Dans cette zone, les aérodromes militaires qui intéressent le théâtre d'Opération du Donbass sont ceux de Kharkov, Poltava, Chugueva, Mariupol, Berdyansk, Severodonetsk et Kramatorsk.

Ailleurs, on peut également observer des sorties spectaculaires des avions de combat ukrainiens, notamment dans le secteur de la Mer d'Azov redevenu sensible depuis l'inauguration de pont de Crimée.



La perspective d'emploi futur de l'aviation ukrainienne a un triple objectif évident pour Kiev :
  • Offrir aux opérations militaires une force d'appui violente, rapide et précise 
  • Terroriser les populations civiles du Donbass et les inciter à quitter les zones du front
  • Remonter le moral d'une armée  traumatisée par les pertes de ses aéronefs en 2014
Mais pour être crédible il faudrait cependant pour Kiev résoudre le problème majeur que vit son aviation à savoir le régime ralenti des unités ukrainiennes de production aéronautique et la maintenance délabrée des aéronefs existants. Car les récentes commandes signées, comme celle avec la France pour 55 hélicoptères, ou les quantité ridicules des aéronefs améliorés dans les usines ukrainiennes, montre que l'aviation de Kiev qui est en souffrance de vrais budgets est loin d'être la puissante force décrite par sa propagande de guerre.

Erwan Castel



Articles référence : Novorossiya TodayTrueinform, Sputnik

jeudi 24 mai 2018

Foot : J-21, Guerre : J- ??


Les forces combinées ukrainiennes continuent leur montée en puissance pour une offensive, vraisemblablement avant la coupe du Monde de football en Russie qui s'ouvre dans 3 semaines.

En attendant le feu vert de Washington, les ukrops continuent leurs pressions offensives sur le front en poursuivant leur grignotage de la zone grise jusqu'au contact avec les premières défenses républicaines.

Cette tactique dite des "sauts de crapaud" permet mais au prix de lourdes pertes de tester les défenses républicaines et leurs renforts immédiats. Le général ukrainien Naiev en charge de l' "Opération des forces combinées" qi remplace L'Opération Spéciale Antiterroriste a annoncé suite aux dernières attaques réalisées le 20 mai que désormais l'armée ukrainienne avait avancé dans 15 secteurs de la zone grise omettant de preciser à l'occasion :

- De combien de mètres ?
- À quel prix en vies hunaines ?
- Pour quel bénéfice tactique ?

Cette semaine également l'État major ukrainien a annoncé également que son aviation de combat, à nouveau opérationnelle, serait de retour sur le front.

Lors des précédents bombardements aériens Kiev avait commis des massacres au sein de la population civile a Donetsk et à Lugansk puis Kiev avait cessé d'engager son aviation periclitant depuis l'indépendance de l'Ukraine et humilié par les milices d'autodéfense qui avaient réussi à abattre nombre de ses aéronefs s'aventurant dans les 2 kilomètres de portée de leurs missiles aniaériens portatifs.

Il semblerait pour le moment que ce ne soit pas un bluff de Kiev car plusieurs avions de combat ont été entendus se rapprochant du front de Gorlovka au cours des derniers combats s'y déroulant.

Si la menace est mise à exécution et que les bombardiers ukrainiens reviennent au combat, cela sera le coup de grâce definitif donné aux accords de Minsk et le retour de la terreur pour les populations civiles.

Cette aviation s'il elle est engagée à nouveau pourrait essayer, depuis des altitudes importantes, d'appliquer sur des objectifs militaires la technique du "fire and forget" des frappes américaines en Irak ou Syrie par exemple. On en connaît les résultats ou le "collatéral" devient rapidement "génocidaire".

Dans cette pire hypothèse, il est probable que la Russie intervienne très rapidement tant sur le plan diplomatique que militaire.

On peut aussi imaginer quelques frappes ciblées et spectaculaires à basse altitude pour inciter la population à quitter les zones résidentielles près du front avant une offensive terrestre.

Mais dans ce cas Kiev risque d'avoir de connaître une nouvelle hécatombe aérienne de la part des unités républicaines de défense antiaérienne qui sont aujourd'hui équipées et entraînées au combat.

Dans tous les cas, avec ou sans les russes j'espère pour les ukrops volants qu'ils ont bien vérifié le fonctionnement des sièges éjectables !

Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik

L'aviation ukrainienne préparerait une attaque contre le Donbass

Les forces armées ukrainiennes ont créé un groupe d'attaque sur la ligne de démarcation dans le Donbass. «L'aviation de front ukrainienne est prête à lancer les bombardements», rapportent les militaires ukrainiens. Pour les observateurs russes, l'Ukraine a entamé la mise en œuvre du scénario «la guerre avant la Coupe du monde».

L'aviation ukrainienne se prépare à frapper le territoire des Républiques autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

«Les unités aériennes sont parfaitement opérationnelles pour l'offensive», a annoncé Igor Strelkov, leader du mouvement "Nouvelle-Russie", sur les réseaux sociaux.

«Un accroissement significatif des réserves de l'ennemi a été constaté près d'Artemovsk-Ioujnoe: un puissant groupe de choc a été formé, l'accumulation de personnel et de matériel se poursuit», selon ses sources.

Les troupes ukrainiennes ont occupé une partie de la «zone grise» entre Bogdanovka et Petrovski en s'avançant de près de 2 km en direction de Petrovski, écrit Igor Strelkov. Cette avancée s'accompagne d'un soutien intense de l'artillerie. Cette zone se trouve au sud de Dokoutchaevsk, qui est à moitié encerclée par l'armée ukrainienne côté sud.

«Les bombardements des villes du Donbass s'intensifient constamment, tout comme les tentatives de prendre des positions dans la zone neutre. Les armées des DNR et LNR ont pour ordre de ne pas riposter aux attaques. Tout cela signifie très certainement que Kiev renforcera son activité militaire pendant encore quelques semaines. A un moment donné il sera impossible de ne pas riposter. C'est alors que l'offensive commencera. Kiev a déjà créé un puissant groupe et a accumulé d'immenses réserves de munitions. De toute évidence, Kiev compte utiliser l'aviation cette fois», déclare le politologue russe Sergueï Markov cité par Nezavissimaïa gazeta.

Sur fond d'intensification de l'activité des forces armées ukrainiennes au sud-est de l'Ukraine, Angela Merkel a déclaré que le conflit ukrainien ne pouvait être réglé que par des moyens politiques, et non militaires.

Dans le même temps, le représentant spécial des USA pour l'Ukraine Kurt Volker a déclaré à la BBC que l'Ukraine ne pourrait pas reprendre les territoires perdus par la force militaire. Cependant, le soutien américain, selon lui, aidera à stopper la progression des forces dits pro-russes.