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vendredi 1 janvier 2016

Meilleurs voeux 2016

Garder la Foi et l'Espérance


Je vous adresse à toutes et à tous mes plus chaleureux remerciements pour votre soutien fidèle et actif aux volontaires du groupe, et vous adresse pour vous et vos proches mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2016.


Photo Guillaume Chauvin
Pour notre groupe de volontaires déployé sur le front, l'année 2015 s'achève dans la tristesse et l'attente. 

La tristesse tout d'abord d'avoir perdu Dietrich, un camarade tué par une mine au cours d'une mission le 1er décembre, suivi le jour de Noël d'Aleksandr, grièvement blessé dans les mêmes circonstances. Nos pensées vont à la famille de notre camarade disparu et nos encouragements à notre ami pour qui 2016 va être l'année d'un nouveau combat pour retrouver sa liberté avec une prothèse réparatrice.
L'attente ensuite sur un front suspendu entre la guerre et la paix mais qui, tel un minotaure continue de réclamer sa dose quotidienne de larmes et de sang. Cette attente est pire que le froid de l'hiver qui paralyse les corps ou le feu des canons qui anime le sol autour de nous, c'est un poison qui lentement peut éteindre l'attention de la sentinelle.

Si 2014 fut l'année de la rébellion, 2015 aura été celle de la résistance, et les jeunes Républiques ont confirmé leur qualité de "laboratoire du futur" dans lequel un Peuple tout en étant fidèle à ses traditions défend les armes à la main sa liberté de pouvoir choisir son destin dans une vision sociétale créatrice nouvelle, épurée des errements et dérives du passé. Désormais les jeunes Républiques sont écloses et grandissent chaque jour en force et en beauté, malgré cette armée de soudards grouillant au pied de leurs remparts

2016 doit être l'année de la Liberté et de la Paix, pour les Républiques du Donbass, mais aussi pour leurs territoires occupés écrasés sous la botte des bataillons ukrainiens, mercenaires étrangers, fanatiques néo-nazis ou conscrits forcés, tous à la solde d'un l'impérialisme étasunien esclavagiste...

Cette Victoire qui ne sera assurée qu'après l'effondrement inévitable du régime totalitaire installé à Kiev par la ploutocratie mondialiste, sonnera la reconquête de l'Europe par ses peuples natifs et la disparition d'un Nouvel Ordre Mondial hégémonique et amoral.
En attendant, il nous faut protéger avec ténacité mais aussi avec patience cette promesse d'avenir née ici grâce au courage et à l'abnégation de ce peuple héroïque du Donbass car, en défendant les marches du monde russe ces femmes et ces hommes défendent aussi les libertés fondamentales des autres peuples d'Europe et leur offre par l'exemple un message d'espoir.

Voilà pourquoi, au nom de toutes celles et ceux qui sont tombés depuis 2 ans sur cette terre noire du Donbass pour défendre la Liberté, il nous faut garder la Foi et l'Espérance, et continuer le combat jusqu'à la Victoire !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Dietrich, tué au combat le 1er décembre 2015, un homme et un chef de groupe de grande valeur dont le grand coeur n'avait d'égal que son courage et son humilité.  

"Que le souvenir des morts soit la force des vivants !"

Photo Guillaume Chauvin
Nous souhaitons à notre camarade Aleksandr, qui continue par delà sa blessure a nous offrir un exemple de dignité et de courage, un rétablissement physique pour qu'il continue son chemin d'Homme libre... 

2016 l'année de toutes les victoires !

__________


Ce qui n'a pas encore été fait dans le Donbass 
et ce qui doit être fait en 2016



"Depuis l'hiver 2014, les événements en Ukraine se sont déroulés à une vitesse kaléidoscopique: un coup d'état à Kiev, des manifestations anti-nazies pacifiques dans les villes de la Nouvelle Russie, les premiers affrontements, l'escalade de la violence et les "unités d'auto-défense du Maïdan" faisant le tour du pays. Les "hommes polis" en Crimée et le "Printemps russe" dans tout le Sud-Est, l'émergence des punisseurs ukrainiens, la tragédie d'Odessa et la chute de Kharkov, et puis le début de l'opération anti-terroriste, la proclamation de l'indépendance du Donbass et la guerre…

Suite à l'évolution des événements, les idées sociales dominantes ont elles aussi évolué: le soutien aux autorités légitimes, la fédéralisation de l'Ukraine, l’indépendance du Sud-Est, rejoindre la Russie…

Ces événements nous ont guidé tout le long, et il n'était pas possible de s'arrêter et de réfléchir, de faire des plans sur le long terme pour le futur. Et parfois la questions se posait de savoir si nous avions même un futur.

La première année et demie d'existence de la RPD a été une période de survie à la fois pour le jeune état et pour les gens ordinaires. Maintenant il est déjà clair que l'état a prévalu, même si l'agression ukrainienne et le blocus ont infligé un coup terrible à la région de mineurs. Maintenant nous pouvons voir ce que nous avons laissé et ce à quoi nous devrions aspirer.

Commençons par les choses tristes. Si en 2013 Donetsk était juste derrière Kiev en terme de niveau de vie, maintenant, le revenu de ses résidents a considérablement diminué. Ainsi, les autorités de la République vont devoir travailler dur pour restaurer l'économie. Cependant, il y a de nombreux obstacles ici, comme l'instabilité de la situation, la situation politico-militaire complexe et, le plus important, le fait que l'enthousiasme au travail des résidents du Donbass a fortement diminué et leur motivation est proche du zéro. Beaucoup d'entre eux sont fatigués et ont perdu la foi. Même ceux qui travaillent, sans même parler des retraités, ont à peine assez d'argent pour le strict nécessaire.

L'aide humanitaire améliore un peu la situation, mais elle ne peut pas couvrir tous les besoins de la région, et il est impossible de vivre de subventions à vie.

Ainsi, les autorités et les entreprises ont beaucoup à faire pour neutraliser les effets du blocus, créer de nouvelles chaînes de production, trouver des clients à l'étranger, construire le système bancaire… En fait, ce travail est déjà en cours, mais il faudra beaucoup de temps et d'efforts pour normaliser la situation.

Un autre problème du peuple du Donbass c'est l'effondrement des espérances. Au début du "Printemps russe” tout le monde espérait un scénario comme celui de la Crimée, et il y avait toutes les raisons pour de tels espoirs. Les gens espéraient des salaires du même niveau d'en Russie mais, en fait, ont perdu même ce qu'ils avaient du temps de Ianoukovitch. Les prix montant en flèche et les bas salaires ont provoqué une dépression sociale et de la déception. Les gens sont épuisés mentalement et physiquement. Il n'y a pas de famine, mais il n'y a pas de prospérité. Il n'y a pas de guerre, mais il n'y a pas de paix. En conséquence, l’enthousiasme de 2014 s'est évaporé. Ainsi, nous devons commencer la renaissance de la région par le peuple, sans qui nous ne pourrons pas construire une nouvelle société, peu importe ce qui est écrit sur le papier. Il est nécessaire de maintenir et de renforcer leur foi en la victoire.

Bien que nous devions admettre qu'il s'est avéré y avoir bien plus de combattants loyaux envers le Donbass que ce que nous pouvions imaginer avant la guerre. Aujourd'hui, des milliers de gens du Donbass risquent leur vie dans l'armée et sont prêts à combattre pour la victoire mais, de même, à cause des difficultés à l'arrière, beaucoup sont épuisés et déprimés.

Bien sûr, l'expérience historique du peuple Russe montre que, même sans argent, vous pouvez faire renaître votre pays de ses cendres et construire un nouveau monde. Néanmoins, pour bâtir un pays sans argent vous avez besoin d'une idée unissant et mobilisant tout le peuple. Jusqu'à présent, l'idée principale du Donbass était de combattre l'abomination qu'est le nationalisme ukrainien. Maintenant, il est temps de passer du combat contre quelque chose au travail pour quelque chose. Nous avons besoin d'objectifs concrets qui pousseront la société à atteindre un but positif commun.

Que devons-nous faire? Les gens ont besoin de croire à l'inéluctabilité de la victoire, il est nécessaire de leur faire sentir, même un peu, les avantages de cette nouvelle vie. La lutte constante pour la survie, l'incapacité de se déplacer librement, le manque d'argent, etc conduit la majorité de la population à la méfiance et aux rumeurs internes. Souvenons-nous de ce que Staline a fait dans les difficiles années d'après-guerre – il diminuait les prix de la nourriture, même de cinq kopecks, même d'un kopeck. Et cela donnait au peuple la foi en une vie meilleure, un espoir pour le futur, et la volonté de supporter les difficultés.

En RPD nous devons agir de la même façon, par des améliorations petites mais régulières de la situation. En outre, nous devons informer les citoyens de la République des ouvertures d'entreprises, des restaurations d'infrastructure, etc, afin qu'ils sachent que la vie ne s'est pas arrêtée, que nous surmontons progressivement la dévastation d'après-guerre.

Nous avons déjà surmonté beaucoup de difficultés et nous allons faire face à tout le reste; le point principal est de ne pas abandonner à mi-chemin. Après tout, la libération du cauchemar ukrainien vaut le prix que nous payons pour elle. Je pense qu'il est opportun de rappeler les paroles de Ivan Prikhodko, l'actuel chef de l'arrondissement de Kouïbychev, "Avant d'abandonner, rappelez-vous pour quoi vous avez commencé!".

Nous avons commencé pour restaurer le monde russe déchiré par les frontières. Nous avons rejeté le régime nécrophile de Kiev et sommes partis sur le chemin de la lumière. Et nous allons suivre ce chemin jusqu'au bout.

Selon une théorie, la vie organique sur Terre serait née dans la «soupe primordiale» constituée d'eau, d'acides aminés, de polypeptides, de bases azotées, nucléotides et d'autres composés chimiques. Sous l'influence de décharges électriques, de la chaleur et du rayonnement cosmique, les composés chimiques les plus simples se sont combinés en molécules complexes qui sont ensuite devenues des composés organiques, donnant ainsi naissance à la vie qui existe sur la planète.

Aujourd'hui, le Donbass ressemble à une espèce de "soupe primordiale" sociale. Après le renversement de Ianoukovitch, toute la structure politique et sociale du Donbass s'est retrouvée paralysée puis complètement détruite. En conséquence, les processus économiques, sociaux et politiques sont devenus chaotiques et imprévisibles. Différentes forces, parfois concurrentes et parfois en interaction, ont essayé de construire une nouvelle réalité, et petit à petit s'est formée la structure sociale primaire de la nouvelle société, qui a abouti au "Printemps russe" et à la création de la RPD. Pour le peuple du Donbass, ces processus se sont avérés économiquement et mentalement difficiles mais pas fatals, comme les partisans de la junte l'espéraient.

Et maintenant nous entrons graduellement dans une nouvelle étape de notre histoire – la renaissance de la région. Personne ne dit que nous allons atteindre facilement et rapidement le niveau de vie d'avant-guerre, mais avec chaque mois qui passe notre vie sera meilleure.

À long terme, le Donbass surmontera toutes les difficultés et sortira du feu de la guerre trempé et purifié des souillures!"


Sergueï Bountovsky, écrivain, historien, Donetsk

Sources de l'article :

- Site DONi news, le lien : ICI

dimanche 6 décembre 2015

"Ich hatt' einen Kameraden"

Nouvelles du front...

Bonjour, je profite d'une très courte halte dans la petite ville proche de notre déploiement pour donner de nos nouvelles

L'unité est engagée depuis deux semaines, en avant des positions républicaines au plus près des lignes ukrainiennes. Les missions s’enchaînent les unes aux autres, avec leurs moissons de renseignements, de fatigues, de satisfactions mais aussi de douleurs...


Merci de partager l'article ci dessous .

Erwan.

Nous avions un camarade



Nous adressons tout d’abord nos plus vives condoléances à la famille et aux amis du sergent Youri Sichwardt alias « Dietrich », tué le 1er décembre 2015, en défendant les remparts du Donbass et du monde libre.

Ce 1er décembre, en fin de journée, au Sud de Donetsk, un message laconique est transmis aux groupes de la section déployés sur le front : « Dietrich est mort, tué par une mine » La morsure que reçoivent nos cœurs à cet instant nous fait oublier les griffures du vent d’hiver et des hautes herbes glacées de la steppe du Donbass. Dans un silence brutalement pesant, la Mort semble devenue palpable et nos doigts s’accrochent plus encore au métal glacé de nos armes.

Quelques heures auparavant, entre des rafales d’armes automatiques et des tirs de grenades, vers 15h50, une forte explosion avait déchiré l’atmosphère glacée d’un «No man’s land » que balayait un vent d’Ouest chargé des odeurs de la guerre. Depuis plusieurs jours, la section est engagée en avant des premières lignes pour surveiller, sur plusieurs axes potentiels d’assaut, les préparatifs ennemis d’une offensive majeure que toutes les sources de renseignement confirment chaque jour…

La Mort, cette compagne du soldat, rappelle cruellement la valeur et la fragilité de la Vie que la meule du Destin peut à tout moment venir broyer. Une unité militaire c’est d’abord une famille particulière, soudée au cœur de la tourmente et du danger des combats, et lorsque la Camarde en fauchant au hasard du champ de bataille moderne emporte un de ses membres, c’est à la fois un père, un frère et un fils qui disparaît à l’horizon…

Faire l’éloge d’un disparu tel que Dietrich est un exercice que j’avoue pénible au cœur et difficile à l’écriture car pour être juste et à la hauteur du disparu, il me faudrait inventer des mots à usage unique pour décrire cet homme dont le temps partagé, bref mais intense ressemble à une fulgurance du Destin où se côtoient à la fois l’intimité et l’inconnu ; et si je tente ici l’hommage c’est grâce au nom de tous ses camarades unis autour de sa disparition. 

Dietrich venait d’avoir 30 ans le 7 octobre 2015, et nous avions célébré alors son anniversaire dans la petite maison nous servant de base à quelques centaines de mètres de la ligne de front.

Né en Russie à Omsk, Dietrich dont la famille avait migré en Allemagne, était un jeune homme en pleine force de l’âge trahissant à chaque instant son amour de la Vie par un sourire radieux immaculé et un regard pétillant couleur azur. Le visage de ce meneur d’hommes arborait avec fierté comme un étendard la barbe noire et drue de l’orthodoxe et du rebelle, et son style de commandement fondé sur l’exemple, la rigueur et la bonne humeur était l’expression naturelle de sa personnalité attachante et singulière. 

Au sein de notre communauté de combat, Dietrich s’est naturellement imposé comme une pierre angulaire de l’unité. Animé par une humilité et une intelligence de cœur exemplaires, cet homme cultivé et jovial a fait preuve de compétences militaires renforcées par un comportement social, attentif et fraternel. 

Dietrich, « en pointe toujours » lors d’une progression le long d’une Zilonka
(Photo Laurent Brayard)
Ce jour funeste, le 1er groupe avait eu un accrochage au cours de la nuit, repoussant une infiltration ukrainienne en direction de nos lignes, et dès le lendemain, une reconnaissance a été engagée plus en avant pour tenter d’identifier la nature, le volume et l’intention de cette activité ennemie. Comme très souvent dans cette guerre, le terrain s’est rapidement révélé miné, ralentissant la progression de l’équipe. C’est en contournant un premier piège mortel détecté qu’une deuxième mine à effet dirigée a craché la mort à quelques mètres de la première en la faisant également exploser. Ces deux engins de type MON 50 ont alors ensemble fauché lâchement dans une grêle d’acier la razvedka impuissante, tuant notre camarade et blessant grièvement le sapeur qui l’accompagnait.

Loin du fracas des combats médiatisés, telle est  la dure réalité mais aussi l’Honneur des razvedka  qui  dans le secret de l’obscurité et du silence, opèrent au plus près des postes avancés ennemis et, " l'entrée dans ces territoires où rôde la mort oblige à se hisser à la pointe de soi-même " (Helie Denoix de Saint Marc) En effet dans ce secteur inconnu et sans maître, coincé entre les deux lignes de front, et dont la « neutralité » ressemble à une gueule assoupie et dentue dans laquelle avancent les éclaireurs, les hommes, à chaque pas dansent avec la mort, qu’elle soit crachée par la gueule d’une arme tapie dans l’ombre sylvestre, ou déclenchée par un fil tendu dans les hautes herbes.  

Il y a dans la langue bretonne un racine étymologique commune à trois mots qui sont culturellement liés : la Mort (ankou) ; l’Oubli (ankoua) et l’Angoisse (anken) et ces soldats de l’ombre des unités de reconnaissance, isolés, loin des appuis lourds de la ligne défense, vivent à chaque instant de leurs missions d’infiltration cette dimension métaphysique. 

Dietrich, à l’écoute de l’inconnu lors d’une progression vers l’ennemi (Photo Laurent Brayard)
Mais ces missions « au-delà du possible », souvent discrètes au point d’être oubliées par l’Histoire, sont pourtant essentielles dans la marche vers la Victoire car celle-ci est souvent donnée par les dieux des batailles à celui qui connaît le mieux son ennemi.

Sur cette terre noire du Donbass, gorgée du sang des héros qui depuis des siècles l’honorent de leurs sacrifices, Dietrich ce volontaire russe venu d’Allemagne, notre frère de combat, n’a pas failli à son devoir. Son comportement au combat est à la hauteur d’un engagement ciselé par un sens de l’Honneur et un humanisme des plus élevés et s’il est mort pour que vivent libres dans la Tradition les enfants du Donbass, il est et restera vivant dans nos cœurs alimentant par son exemple et son souvenir notre courage pour les combats de demain.

L'emblème des "Razvedkas" que Dietrich avait apporté à l'unité, "Au dessus de nous les étoiles"
Ce 1er décembre Dietrich a rejoint le champ d’étoiles qui au-dessus de nos têtes nous rappelle les gestes héroïques de notre Histoire, la réalité de notre passage éphémère et microcosmique mais aussi l’immortalité de l’âme et des valeurs existentielles de la vie défendues ici-bas, et parfois jusqu’à la mort.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 


“Ich hatt' einen kameraden" est un chant écrit en 1809 par Ludwig Uhland en l’honneur d’un camarade mort au combat. Ce chant devient très rapidement un hymne funèbre en l’honneur des soldats tombés au champ d’honneur. Sa puissance évocatrice et sa mélodie grave saluant la fraternité et le sacrifice des hommes d’armes sont reconnues par tous et le chant dépasse rapidement ses frontières originelles et son contexte historique traduit dans de nombreuses versions étrangères…

La version allemande


Ich hatt' einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
|: In gleichem Schritt und Tritt. :|

Eine Kugel kam geflogen,
Gilt's mir oder gilt es dir?
Ihn hat es weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen,
|: Als wär's ein Stück von mir. :|

Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad.
Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew'gen Leben
|: Mein guter Kamerad! :|


Traduction française

J'avais un camarade
Un meilleur vous ne trouverez pas
Le tambour nous a appelé pour se battre
Il marchait toujours à mes côtés
Du même pas

Une balle a volé vers nous
Est elle pour moi ou pour lui?
Elle a arraché sa vie
Il se trouve maintenant à mes pieds
Comme une partie de moi



Il veut encore me tendre sa main

Tandis que je recharge

Je ne peux pas te donner ma main

Reste dans la vie éternelle
Mon bon camarade !

La version française


J'avais un camarade,
De meilleur il n'en est pas ;
Dans la paix et dans la guerre
Nous allions comme des frères
|: Marchant d'un même pas. :|

Mais une balle siffle.
Qui de nous sera frappé ?
Le voilà qui tombe à terre,
Il est là dans la poussière ;
|: Mon cœur est déchiré. :|

Ma main, il veut me prendre
Mais je charge mon fusil;
Adieu donc, adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
|: Soyons toujours unis. :|



Les articles abordant les missions des razvedka de l'unité, le lien ici : Razvedka