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lundi 8 juillet 2019

La foi ne peut pas brûler !


Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2019, une nouvelle église orthodoxe du Donbass a été la cible des tirs de l'armée ukrainienne, cette fois dans le village de Kominternovo, sur le front Sud de la République Populaire de Donetk. 

Depuis l'élection de Zelensky, non seulement une nouvelle escalade meurtrière est à nouveau visible sur le front du Donbass, mais les expressions de la haine qui a mis à feu et à sang cette région russe bordant la Mer Noire, sont même revenus au premier plan de cette guerre à caractère génocidaire déclenchée par les occidentaux et leurs auxilliaires bandéristes ukrainiens.

Ici nous pouvons retrouver les mêmes leviers idéologiques qu'en Syrie par exemple (qui se trouve sur la ligne de fracture chiites/sunnites), où un mondialisme belliciste va exciter les divergences identitaires pour alimenter un conflit par des haines communautaristes servant sa stratégie de chaos et de préemption d'un territoire. Et chercher apporter une dimension religieuse à un conflit est depuis des millénaires la meilleure façon de choquer ou de fanatiser les populations qui y sont mélées et que l'on cherche à jeter les unes contre les autres.

Dans le Donbass, en 2014, des dizaines d'églises d'orthodoxes du Donbass ont été ainsi la cible de soldats ukrainiens dont les armes avaient été bénies par des prêtres catholiques uniates de la Galicie ukrainienne. Et récemment les soudards de Kiev dans leur terrorisme contre les populations de Donetsk et Lugansk ont repris leurs tirs contre leurs lieux de cultes, qu'ils soient chrétiens ou musulmans comme la mosquée de Oktyabrsky, bombardée au mortier le 4 juin dernier.

Vous ne pouvez brûler la foi !

Ce bombardement, tant dans son objectif que son mode opératoire illustre bien le caractère terroriste de l'armée ukrainienne qui a bombardé de nuit et au phosphore blanc le secteur de l'église de Kominternovo. Lorsque l'église a pris feu, la population de ce village rural, malgré les tirs ukrainiens, est sortie des caves où elles se réfugie chaque soir pour combattre l'incendie et sauver les objets et icones sacrés s'y trouvant.


Par de telles actions autant haineuses que stupides, Kiev montre sa détermination à creuser encore et toujours plus le fossé entre la Russie via le Donbass et l'Ukraine, car en s'attaquant à l'expression religieuse des peuples de Russie, c'est vouloir donner une dimension irrationnelle au conflit qui rend plus improbable sa résolution diplomatique en cherchant à les blesser dans ce qu'ils considèrent comme leur héritage identitaire le plus sacré.

Mais là encore l'arrogance de cette pensée unique qui veut mettre à genoux le Donbass et la Russie se trompe lourdement car si les temples peuvent brûler, la foi qui les a bati en revanche demeure et demeurera toujours au délà de ses expressions polythéistes ou monothéistes, et aidera les peuples à supporter l'insupportable et à triompher de la haine...

Erwan Castel

dimanche 23 juin 2019

Situation sur le front au 23 juin


Cette semaine écoulée, pour la seule République Populaire de Donetsk, sous les actions offensives de l'artillerie ukrainienne, au minimum 2 soldats républicains ont été tués et 4 autres blessés tandis que 4 civils ont été également blessés par des éclats d'obus dont une fillette de 13 ans dans le secteur ede Gorlovka.

Il est difficile de décrire la situation réelle du front du Donbass sans passer pour un propagandiste mensonger ou affabulateur aux yeux de personnes incrédules soit par conviction idéologique ou influencés par le blocus médiatique occidental opéré sur cette guerre du Donbass.

Pourtant, tous les jours l'artillerie ukrainienne bombarde les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk dont les habitants vivants sur le front vivent dans des conditions précaires et sous la menace constante et mortelle d'être touché par les obus de Kiev. Voici pou illustrer cette réalité une vidéo prise le 20 juin matin par un résident du Nord de Gorlovka, à 04h00 du matin lorsque, avec les première lueurs de l'aube, les "punisseurs" ukrainiens commencent comme chaque jour leur campagne de terreur contre les civils du Donbass.



Parallèlement à la poursuite de leurs bombardements du territoire républicain, les forces armées ukrainiennes continuent de progresser, en toute impunité, dans cette espace interlignes, appelé "zone grise" et qui devrait rester une zone démilitarisée et neutre de 2 kilomètres minimum. Ainsi ces derniers jours, les forces de Kiev ont quasiment achevé leur occupation de cette zone neutre à l'ouest de Marinka dans la banlieue Sud de Donetsk, aggravant les tensions dans ce secteur urbain où déjà le cessez le feu était quasi impossible à appliquer, tant les belligérants sont proches les uns des autres.



Sur le front Sud de la République Polaire de Donetsk, les forces ukrainiennes qui continuent d'exercer des pressions quotidiennes sur les postions républicaines ont contraint les forces de défense à abandonner une colline après l'avoir minée, sur le secteur des villages de Vodyane et Azov. L'abandon de cette position (qui aurait été réalisée en avril) a été justifiée par son exposition trop importante aux bombardements qui provoquaient des pertes hebdomadaires au sein de ses défenseurs. Toutefois la colline n'a pas été reprise par les ukrainiens pour la mêmes raison.


Bombardement ukrainien au phosphore blanc,
au Nord de Gorlovka, secteur de Dolomite

Un fait significatif de la politique réelle de Zelensky pour le Donbass, qui a l'image de son prédécesseur au lendemain de sa vistoire électoral fait le contraire de ce qu'il avait promis, l'artillerie ukrainienne a bombardé le secteur de Dolomite ce 21 juin 2019 avec des munitions chargées au phosphore blanc. Dans le passé j'ai signalé plusieurs fois l'utilisation par les forces ukrainiennes de cette munition spéciale prohibées par les conventions internationales sur des zones habitées (voir par exemple ici). C'est la première fois cette année que les soudards de Kiev réutilisent cette arme sur le front au cours d'un bombardement nocturne spectaculaire dont l'intention évidente est de terrorrise la population du secteur Nord de Gorlovka (Nord de la RPD).

Ailleurs sur le front, les positions défensives républicaines sont toujours soumises  des tirs réguliers et meurtriers de la part des forces ukrainiennes.

Tirs ukrainiens contre des positions défensives républicaines 
dans le secteur de Zaitsevo au  Nord de Gorlovka 





Et l'OTAN dans le Donbass comme maître en terrain conquis !

Et la militarisation de l'Ukraine continue son bonhomme de chemin malgré le fait qu'elle n'est toujours pas membre à part entière de l'alliance. Entre les aides régulières du Pentagone à l'armée ukrainienne (encore 250 millions de dollars cette semaine), les instructions et formations des cadres de l'OTAN, les soutiens 


Le 14 juin une nouvelle délégation étasunienne comprenant le général David Petraeus, 
qui commandait les forces américaines en Irak, mais également ancien chef de la CIA,
 ainsi queJohn Herbst l'ancien ambassadeur américain en Ukraine, 
a visité l'état major de l'Opération des Forces Combinées dans le Donbass . 
Le lieutenant-général ukrainien Alexander Sirskiy accueillant la délagation étasunienne à Kramatorsk
Le 22 juin c'est une délégation militaire de l'Union européenne, 
dirigée par le président du comité militaire de l'UE, Claudio Graziano 
qui est venue à son tour "visiter" le front du Donbass, 
toujours accompagné par le lieutenant-général ukrainien Alexander Sirskiy

Et sur le terrain militaire, on observe toujours des missions régulières d'observation réalisées par les drones stratégiques de l'OTAN "Global Hawk" du type de celui qui a été abattu par les forces de défense iraniennes cette semaine. Dans le Donbass, comme en mer Noire, les drones étasuniens restent très prudents, volant toujours dans les espaces aériens internationaux ou ukrainiens et conservant leurs transpondeur IFF allumé conformément aux lois de la navigation aérienne.

Une des 4 missions de reconnaissance aérienne réalisées ces derniers jours par l'OTAN 
dans la région du Donbass et de la Crimée, le long du front et des frontières russes.

Cependant ces vautours de l'OTAN en rasant "légalement"  les côtes russes ou la ligne de front du Donbass peuvent cependant, grâce à leur haute technologie embarquée "fouiller" minitieusement le terrain, recueillir desrenseignements militaires que le Pentagone sans l'ombre d'un doute transmet aussitôt au Commancement des forces ukraniennes.

Donc malheureusement, mais sans surprise également, cette guerre du Donbass est loin de se terminer et même sa situation semble à nouveau étre engagée dans une nouvelle phase d'instabilité et d'incertitudes...

Erwan Castel

lundi 11 février 2019

Le feu sur la neige

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Mise à jour : Depuis la publication de cet article les premières images du bombardement au phosphore réalisé ici nous sont parvenues :


Bombardement ukrainien au phosphore blanc (image d'archives) 

Les ordres sont tombés ce matin, pour une nouvelle mission sur le front de Yasinovataya, et tandis que nous préparons par des gestes mille fois répétés nos bardas, équipements et armements, les nouvelles du front émanant des réseaux confidentiels et de ceux du bataillon se croisent dans les chambrées et armureries, confirmant bien que les derniers bombardements meurtriers subis par la milice sont bien symptomatiques d'un réchauffement du front.


Lundi 11 février 2019
  • 07h20, pilonnage du front de Novoazovsk (Sud RPD)
  • 08h25, nouveau bombardement fort du même secteur
  • 10h30, bombardement d'intensité moyenne sur l'aéroport (Nord Donetsk)
  • 10h40, nouveau bombardement du front de Novoazovsk
  • 16h00, bombardement au Nord de Gorlovka (Nord RPD) par des véhicules blindés
  • 17h25, échanges de tirs sur le front Ouest et Nord de Gorlovka (Nord RPD)
  • 18h00, bombardement de l'aéroport (Nord Donetsk) au mortier de 120mm
  • 18h20, bombardement du secteur de Homolsky (Est Gorlovka) au mortier de 120mm
  • 19h10, pilonnage au Nord de Gorlovka (Nord RPD) 
  • etc...
Voici quelques une des nouvelles "habituelles" qui se déversent quotidiennement depuis les réseaux d'informations militaires en usage jusque dans dans les couloirs et les chambrées de la compagnie. 

Parfois une nouvelle est plus singulière ou concerne notre secteur attribué sur le front voire nos camarades qui y tiennent nos positions, alors les hommes s'interpellent et se regroupent pour commenter et glaner plus de détails. 

C'est ainsi que nous apprenons peu après la tombée de la nuit un bombardement au phosphore blanc réalisé par des mortiers de 120mm ukrainiens sur notre secteur de Promka entre Yasinovataya et Avdeevka. Ce type de bombardement ukrainien au phosphore blanc même s'il reste rare n'est pas une nouveauté sur le front du Donbass où ce type de munitions prévues au départ pour offrir des fumigènes aux observateurs/correcteurs d'artillerie est devenue en augmentant le pourcentage du phosphore dans les charges, des munitions incendiaires redoutables qui en plus terrorisent les populations qui en sont les cibles ou même simplement les témoins.

Un des précédents bombardements au phosphore blanc
de le secteur de front de Promka le 8 décembre 2017

Je me souviens de ce bombardement au phosphore blanc réalisé le 8 décembre en fin d'après midi,: après les explosions en altitude une pluie de matières incandescentes tombant vers le sol dans des chuintements caractéristiques pour allumer des feux incandescent consumant pendant longtemps la terre impactée. 

Cette matière qui brûle au contact de l'oxygène est une vraie saloperie d'ailleurs interdite d'utilisation en zone habitée par la Convention de Genève, mais ce qui n'a pas empêché Kiev de l'utiliser sur des quartiers résidentiels comme ici à Oktyabrsky sur le monastère d'Iversky au Nord de Donetsk en octobre 2014 (et la nuit ce type de bombardement est encore plus impressionnant) :


Aujourd'hui ce sont principalement des positions défensives organisées sur le route de Donetsk à Gorlovka qui ont été la cible de ce bombardement incendiaire ukrop, sans qu'il provoque cependant de dégâts importants. 

20h00, après une dernière vérification, les équipements et armements sont entassés au pied du lit, pour le plus grand amusement du jeune chat Blin qui les escalade en jouant avec les bouts des sangles rebelles oubliant que dans quelques heures un sac va l'avaler le temps de rejoindre la première ligne du front !

A l'extérieur du bâtiments sous des flocons de neige accrochant dans leur chute molle la clarté des lumières et lampadaires, des détonations sourdes sont à nouveau perceptibles au Nord-Ouest de la caserne, rappelant que le front est à moins de 10 kilomètres de nos chambrées douillettes. 

Demain est un autre jour et une autre mission dans la continuité d'une guerre que personne en Europe n'ose vraiment nommer, à part celles et ceux, civils et militaires qui quotidiennement tentent d'y survivre dans la neige en feu...

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

dimanche 31 décembre 2017

Les soudards sont toujours là !

Crime de guerre ukrainien


Comme d'habitude cette nouvelle trêve de fin d'année n'existera que dans les bonnes intentions car sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, la guerre remue à nouveau autour de nos positions : des tirs ukrainiens réguliers de grenades et armes d'infanterie venus perturber le brouillard silencieux qui entoure les dernières heures de l'année.

Mais c'est dans le district de Petrovsky, au Sud Ouest de la cité rebelle que les soudards de Kiev ont réalisé à la tombée de la nuit une spectaculaire violation du cessez le feu en utilisant des munitions incendiaires sur un quartier résidentiel de Trudovsky.

Ces tirs, qui ont provoqué des incendies et la destruction d'un appartement rue Zokolov, montrent la ferme intention de Kiev de poursuivre sa politique de terreur contre la population civile du Donbass, dans un mépris total et impuni de ses engagements internationaux mais aussi des conventions internationales de Genève qui, par exemple, interdisent formellement l'utilisation de munitions incendiaires sur les zones résidentielles civiles.

Et bien sûr les chiens de garde de la pensée unique occidentale regardent ailleurs, préférant clabauder dans les rues de Téhéran aux côtés d'autres incendiaires de ce mondialisme criminel.... 

Erwan Castel

Via Olena Kryuk à qui j'adresse mes meilleurs voeux de fin d'année en la remerciant pour son exceptionnel travail d'information réactif... : "Feliz Año Nuevo 2018 !"

samedi 9 décembre 2017

Nouveau crime de guerre ukrainien


Hier en fin d'après midi, alors que l'OSCE venait juste d'y terminer une mission d'observation, les forces ukrainiennes ont repris leurs bombardements sur notre secteur de Promka, entre Yasinovataya et Avdeevka..

Peu après 16h00, au milieu des tirs de lances grenades et de des canons sans recul ukrainiens nous avons distingué les tirs caractéristiques de munitions au phosphore à proximité de notre position.

Des obus fusants (explosion en l'air) suivis de chuitements tournoyants descendant par demi douzaine environ vers le sol.

Cette vidéo diffusée aujourd'hui par NRT confirme aujourd'hui ces tirs réalisés dans le secteur.

Ce nouveau bombardement au phosphore blanc de l'armée ukrainienne constitue un triple crime de guerre :

- violation des accords de paix signés à Minsk en février 2015 et instituant un cessez le feu sur la ligne de front.
- violation de la convention de Genève interdisant de bombarder des infrastructures vitales aux populations civiles.
-violation de la convention de Genève qyi interdit l'utilisation de munitions incendiaires sur des zones urbaines...

Les obus au phosphore blanc sont au départ des munitions fumigènes destinée à repérer les impacts de l'artillerie pour mieux corriger ses tirs. Mais elles sont surclassées en munitions incendiaires et donc réglementées à partir d'un certain dosage ou en utilisation fusante comme vous pouvez le voir sur cette vidéo d'un nouveau bombardements de l'usine de traitement et distribution d'eau potable coincée dans la "zone grise" entre les lignes de tranchées.

Cette usine, vitale pour environ 1 million d'usagers et qui dispose de stocks de chlore importants, a été la cible de nombreux bombardements ukrainiens depuis 1 an, menaçant l'alimentation en eau de Doneysk ey des autres villes de la région (des 2 côtés du front), l'écosystème du bassin hydrographique et la vie des ouvriers et employés du service des eaux, personnels civils dévoués et dont il faut ici saluer le courage de continuer leur service public sous les tirs des soudards de Kiev.

Erwan Castel

Source de l'article : Novorossiya Today

(VIDÉO) L'ARMÉE UKRAINIENNE A BOMBARDÉ 
LA STATION DE TRAITEMENT DES EAUX DE DONETSK
 AU PHOSPHORE BLANC


Hier soir le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du Cessez-le-feu (le CCCCC) a annoncé un nouvel bombardement au phosphore blanc de la station d'épuration et de distribution d'eau potable de Donetsk qui se trouve dans le secteur Iassinovataïa-AvdeIevka.

Le CCCCC a appelé les observateurs de la mission de l'OSCE dans le Donbass de se rendre d'urgence sur place pour prélever des échantillons du sol afin de constater l'utilisation par l'armée ukrainienne des armes interdites par les conventions internationales. Ces armes qui, en outre de présenter un extrême danger pour les populations civiles, risquent de provoquer une catastrophe écologique du fait de la nature du site.

dimanche 2 avril 2017

"Parle à mon cul ma tête est malade !"

Un feu du ciel pour éclairer 
une nouvelle provocation ukrainienne criminelle !

Bombardements au phosphore dans la nuit du 1er au 2 avril 2017
Si les ukrainiens voulaient provoquer les décisions prises lors des réunions diplomatiques avec éclat ils ne feraient pas mieux ! : Alors qu'un énième cessez le feu à l'intérieur de la trêve de Minsk vient d'être signé, l'armée ukrainienne dès le premier jour de son application a réalisé dans la nuit du 1er au 2 avril 2017 des bombardements de la ligne de front avec des munitions chargées de phosphore blanc !

Nous avons eu l'occasion depuis 3 ans d'évoquer ici l'emploi par Kiev sur le front du Donbass de cette arme incendiaire dont l'utilisation concentrée ou sur des zones résidentielles est interdite par la convention de Genève (voir le lien ici : Bombardements au phosphore blanc).
La semaine dernière déjà les incendies détruisant certaines maisons bombardées avaient suggéré l'emploi de munitions contenant une charge de ce produit chimique hautement inflammable au contact de l'air.

Hier c'est sur le front de Yasinovataya au Nord de Donetsk que les "ukrops" ont donc décidé pendant un cessez le feu décrété, d'utiliser encore cette arme prohibée ! C'est ce qu'on appelle vulgairement du "foutage de gueule" !!!


Les observateurs qui se sont rendus sur place ont confirmé l'utilisation de munitions incendiaires tandis que sur les réseaux sociaux les vidéos et photos amateurs de soldats et d'habitants montrent depuis l'évidence que les criminels planqués à Kiev, Bruxelles, Paris ou Berlin refusent de reconnaître !



A l'horizon d'Oktaybrsky aujourd'hui, des colonnes de fumée noircissent le ciel rappelant la fumisterie des "blablas" de Minsk et que la Mort et la Haine rôdent toujours à l'horizon du Donbass...


Même si depuis l'annonce du cessez le feu pascal les bombardements ukrainiens ont diminué, Kiev continue a maintenir cette pression offensive, tandis que de nouvelles concentrations de troupes d'assaut sont observés à Artemovsk (Au Nord de Gorlovka (Nord DNR)) et que certainement le commandement recomplète les stocks de munitions détruits la semaine dernière dans l'incendie des dépôt de Balaklava...

Comme un équilibriste fou sur une corde tendue au dessus d'un gouffre, l'Ukraine ne peut reculer sans imploser il lui reste soit à tomber ou courir en avant plus encore vers la guerre...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Près de l'aéroport, le village de Zhabunki...


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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des pauvres de mon quartier 

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

J'ai encore réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir aider plus encore des personnes isolées et des familles de mon quartier. 

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 
Erwan



lundi 24 octobre 2016

Fenêtre ouverte sur Donetsk/2

Le monastère crucifié d'Iversky


Si les maisons en ruines, les ponts détruits, et les véhicules calcinés bornent à intervalles réguliers les 400 km de front du Donbass, le quartier d'Oktyabrskyi est certainement l'une des cicatrices les plus vives et les plus symboliques de cette guerre qui depuis 2014 ravage la terre du Donbass.

En effet, dans ce secteur situé sur les lisières Nord de Donetsk et où se poursuivent encore quotidiennement les bombardements de l'armée ukrainienne, se trouve l'aéroport de Donetsk, haut lieu des combats menés entre les unités d'assaut de Kiev et les milices de la cité rebelle, de mai 2014 et janvier 2015. C'est sur ce champ de bataille, entre autres que s’était distingué le regretté Motorola, victime d'un attentat terroriste mortel ce dimanche 16 octobre dernier, et la zone aéroportuaire, aujourd'hui complètement détruite et traversée par la ligne de front active est toujours défendue par son bataillon "Sparta". 

Nous reviendrons dans un prochain article sur ces combats de l'aéroport.


Juste au Sud de la piste de l'aéroport se trouve un lieu de silence, squelette dressé entre les dieux et les hommes qui témoigne autant de leur folie que de leur foi : c'est le monastère des moniales d'Iversky. Pour y accéder on doit d'abord traverser le quartier d'Oktyabrskyi, au Nord de la gare de Donetsk, véritable champ de ruines, toujours bombardé mais où s'accrochent encore des dizaines de familles, et c'est ici aujourd'hui que j'habite...

Une visite d'Oktyabrskyi  par Katia Katina de News Front 

Zigzagant entre les obus et les roquettes non explosés fichés dans le sol le chemin s’arrête à l'entrée du cimetière entourant de ses croix brisées le monastère crucifié. Même les arbres environnants semblent lever des moignons implorant vers un ciel silencieux déserté par les oiseaux. 

L'allée Est du cimetière et l'église (à droite l'aéroport, à gauche Donetsk)
La mère Mikhaïla, higoumène de Saint Iver
Comme dans beaucoup de lieux de culte orthodoxes qui sont élevés autour d'une icône, l'église qui se dresse au milieu du cimetière d'Iversky à quelques centaines de mètres de l'aéroport Sergueï Prokofiev, a été construite en 1997 et consacrée à Notre Dame d'Iviron dont elle renfermait jusqu'en 2014, une copie de l'icône originale qui a traversé les combats avant d'être déplacée dans la cathédrale Saint Nicolas de Donetsk.

Le sanctuaire d'Iver abritait depuis 2001 une communauté de moniales orthodoxes, d'abord métochion (dépendance) du couvent de Saint Nicolas, puis à  partir de 2002, sur décision du Saint Synode, le sanctuaire est devenu le monastère indépendant de Saint Iver.

Lorsque les combats pour l'aéroport commencent, le monastère est rapidement sous le feu de l'armée ukrainienne, mais malgré cela les moniales vont vouloir rester dans leur couvent 

C'est au mois d'août 2014 que les premiers projectiles ukrainiens touchent les bâtiments religieux. Le clocher de l'église, frappé par l'artillerie prend feu et les femmes qui se trouvent alors à l'intérieur (la mère Mikhaïla et trois moniales) quittent précipitamment l'église qui menace de s'effondrer. Les objets sacrés sont toujours à l'intérieur et des tirs de mitrailleuses traversant les murs de l'édifice en interdisent toute approche.

Le clocher de l'église plusieurs fois frappé par les tirs de l'artillerie ukrainienne
Notre Dame d'Iviron
Pendant cette journée où les feux de l'enfer semblent vouloir s'abattre sur Saint Iver; 2 événements incompréhensibles vont survenir, qualifiés aussitôt de miraculeux par les communautés civile et religieuse : le clocher qui sera à nouveau touché une deuxième fois brûle entièrement mais sans s'effondrer à l'intérieur de l'église, et l'icône de Notre Dame d'Iviron sera ressortie intacte d'un lieu où tous les autres objets sont criblé par les balles et les éclats.

Les combats vont continuer chaque jour endommageant de plus en plus le sanctuaire qui est régulièrement touché par les bombardements de Kiev.

Le 18 décembre 2014, le monastère a été pillé par les soudards de Kiev avant qu'ils ne soient repoussés par les forces républicaines.

Si les premiers tirs touchant le monastère pendant l'été 2014 pouvaient passer éventuellement pour des "dommages collatéraux" des bombardements ukrainiens, la fréquence, l'intensité et la durée des tirs suivants montrent bien que ce lieu sacré de la communauté de Donetsk est devenu rapidement une cible symbolique de l'agression génocidaire engagée par Kiev. Depuis 2 ans ce ne sont pas moins de 9 églises orthodoxes qui ont été détruites sur la ligne de front de Donetsk et Lugansk, sans compter une vingtaine d'autres touchées également par les bombardements.

Bombardement ukrainien au phosphore blanc 
du monastère l'Iversky par l'armée ukrainienne
le 31 octobre 2014


Fête patronale de Saint Iver en 2015
Actuellement, les moniales ne vivent plus au monastère mais, lorsque la situation militaire le permet, elles reviennent dans leur sanctuaire martyr, pour nettoyer et tenter de remettre de l'ordre dans l'église malgré la proximité des lignes ukrainiennes qui restent à portée de tir. 
Le 26 octobre est le jour de la fête patronale de la communauté et l'année dernière elle avait été réinstaurée sur le site du monastère dès la'année 2015.

Cette année encore, sous la menace des canons ukrainiens une cérémonie et une bénédiction seront célébrées par l’évêque Hilarion, métropolite de Donetsk et Mariupol en présence de la communauté religieuse et de fidèles  pour respecter la Tradition et montrer que si les soudards ukrainiens ont détruit les murs consacrés, l'âme qui les faisait vivre est quant à elle restée intacte dans le coeurs des fidèles de Donetsk qui préparent dès à présent ce sanctuaire à renaître de ses cendres.

Le 12 janvier, Jacques Closterman et maître Jean Josy Bousquet en voyage d'étude dans la République de Donetsk, se sont rendus sur ce site émouvant du monastère d'Iversky, et ont pu constaté par eux même l'ampleur du drame vécu par la population civile du Donbass touchée ici dans ce qu'elle a de plus sacré : sa foi orthodoxe...


Jacques Closterman se recueillant dans le chœur de l'église d'Iversky miraculeusement intacte
Aujourd'hui les soldats de Sparta et Vostok veillent aux lisières du sanctuaire qui renforce leurs tranchées et bunkers par les remparts de la foi et de l'espérance...

Et c'est un païen qui vous l'écrit !


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Vue Ouest du monastère, au premier plan le cimetière, au centre l'église et à gauche le couvent

Source de l'article 

- Pravoslavie 


« Les décombres m’impressionnent moins que la pensée de tout ce que les gens ont dû faire pour contribuer à la destruction de la ville » 

(Bertolt Brecht, Journal de travail, 23 octobre 1948)


Façades Ouest et Sud de l'église
Façade Nord e l'église
Le portail de l'église en janvier 2016
Un soldat républicain surveillant les lignes ukrainiennes juste au nord de la piste de l'aéroport
Les murs de l'église
Le bâtiment d'accueil du monastère à côté de l'église
Iversky en septembre 2016 lors d'une de mes fréquentes visites 
Dans une tranchée en bordure de la piste aéroportuaire
Vue Est du monastère à travers le mur du cimetière 


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Erwan