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mercredi 2 février 2022

Les coups bas de la propagande

La guerre de l'information, de plus en plus importante dans notre monde post-moderne paradoxalement saturé de consumérismes individualisés sans esprit critique et d'informations multiples officielles et alternatives, est certainement la plus amorale des guerres car ses champs de bataille fourmillent de ces larbins propagandistes qui, pour mieux lécher le cul de pouvoirs dont ils espèrent en retour de leur servitude volontaire quelques breloques, papiers à encadrer, ou gamelles remplies, sont prêts aux pires lâchetés, mensonges, intrigues et calomnies.

Dans le Donbass, nous voyons ainsi s'affronter une propagande occidentale réactualisant dans une dynamique agressive un vieux manichéisme anti communiste dont elle oublie souvent de changer le vocabulaire à une Fédération de Russie qui au contraire essaye de trouver une information défensive mais toujours engluée dans une politique de communication inadaptée aux monde post-moderne, centralisée et obsolète héritée justement d'un système soviétique pourtant disparu.

Avec l'escalade actuelle du front du Donbass exacerbée par une crise diplomatique Est-Ouest historique, la propagande occidentale, complétement décomplexée par la russophobie hystérique des responsables de l'OTAN de déchaîne contre la Russie et les républiques populaires du Donbass :

Après avoir voulu faire trembler leur public avec des cartographies apocalyptiques 
d'une invasion russe imminente (depuis mars 2021), les chiens de garde de la pensée
unique occidentale essayent maintenant de le faire pleurer avec des clichés débiles
et simplistes comme celui-ci qui oublie de préciser que ces exercices paramilitaires
sont organisés par les néo-nazis du "Corps national" ukrainien d'Andreiy Biletsky.

Depuis quelques semaines, les projecteurs médiatiques sont tellement à nouveau braqués sur l'Ukraine et le Donbass qu'il détrônent même le Covid en Occident au podium des paranoïas massives de la manipulation mentale.

Surfant sur ce tsunami propagandiste russophobe, les services spéciaux occidentaux et ukrainiens viennent de lancer une "campagne d'information" portant le nom de code "Crushing Sword" (épée écrasante). Le but de cette campagne est de multiplier des fausses informations, relayées par les médias officiels dans l'intention de tromper l'opinion internationale mais aussi de  paniquer les populations du Donbass en accusant les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk et la Fédération de Russie d'agressions criminelles contre l'Ukraine. 

Cette opération "Crushing Sword" se déroulera en 3 étapes à la fois propagandistes et psychologiques :

  • Première étape : Dès le début d'une opération ukrainienne sur le front, opération offensive ou "false flag" (à propos de cette menace, voir ICI) , diffuser sur les médias des images et vidéos préparées à l'avance pour appuyer la version accusant les Républiques du Donbass et/ou la Fédération de Russie d'avoir initier ces attaques meurtrières.
  • Deuxième étape : Présenter l'agression de l'armée ukrainienne comme une contre-offensive légitime pour convaincre de la nécessité d'un soutien politique et militaire international urgent et massif d'une campagne militaire qui sera définie (comme l'offensive initiale de 2014) comme une opération "antiterroriste". 
  • Troisième étape : Diffuser des mises en scène médiatiques de victoires ukrainiennes et pertes républicaines, de libérations acclamées par les résidents dont les objectifs seront de stimuler les soldats ukrainiens autant que de démoraliser les défenseurs républicains et paniquer les populations de Donetsk et Lugansk.
Depuis quelques jours plusieurs faits tendent à prouver que la phase préparatoire de cette opération "Crushing Sword" a déjà commencé et dans des modes opératoires qui ne sont pas sans rappeler ceux des "casques blancs" qui en Syrie organisaient des mise en scène macabres pour accuser l'armée nationale syrienne de Bachar El Assad. En voici 3 exemples :
  • Plusieurs reporters de médias ukrainiens ont été déployés depuis quelques jours sur des secteurs sensibles du front et certains, appartenant aux médias nationaux ICTV, Ukraine et 1+1, ont même intégré les casernes et activités d'unités ukrainiennes comme celles de la 24ème Brigade mécanisée ukrainienne déployée dans le secteur de Nikolaevka (front de Lugansk). Sur le terrain d'exercice de cette 24ème brigade, les journalistes, encadrés par des personnels du 74e centre d'information et communication de l'armée ukrainienne ont commencé à compiler des vidéos et images de propagande.

  • Un exemple concret qui va probablement se multiplier ces prochains jours: le 31 janvier l'Etat Major de l' "Opération des Forces Conjointes" ukrainienne a annoncé aux médias que des soldats républicains positionnés sur le front de Lozovoe (Nord de Debalsevo à l'Est de Gorlovka) ont tiré vers 11h30 5 rafales d'armes légères, blessant à la cuisse droite un civil de 68 ans qui péchait dans le réservoir d'Uglegorsk. Les médias serves locaux et étrangers à la recherche de scoops ont bien sûr repris cette intox comme de l'argent comptant alors que cette version est balistiquement impossible car la zone accessible aux pécheurs de ce réservoir (la zone Sud ayant été minée par les forces ukrainiennes) est à minimum 5 km des positions républicaines soit très largement au delà de la portée maximal d'une balle de 7.62x54mm


  • Encore plus significatif, cet incident filmé dans les quartiers Nord de Donetsk où une équipe de la télévision britannique a été surprise par des homologues russes ce lundi 24 janvier en train à priori de préparer une mise en scène macabre dans une maison bombardée près du monastère d'Iversky, en périphérie Nord de Donetsk: 
Les journalistes britanniques avaient renversé au sol des objets civils
et un liquide rouge couleur sang. Interrogés par les reporters russes qui 
les ont surpris, les britanniques n'ont pas voulu répondre "de peur d'avoir 
des problèmes" ont-ils déclaré avant de quitter rapidement les lieux.

Ici, je pointe du doigt l'incohérence des services du ministère de l'information de la République de Donetsk qui "emmerdent" à longueur d'année les reporters locaux voulant travailler sur le front et pourtant acquis à la cause du Donbass et qui ici laisse opérer librement des reporters de médias britanniques connus pour leur partialité idéologique pro-ukrainienne...

Sans tomber dans l'excès inverse d'une interdiction de territoire telle que pratiquée en 2015-2016 par l'équipe Putkonen-Brayard-Néant à qui la République avait inconsciemment donné carte blanche pour les accréditations aux occidentaux, il s'agit d'accompagner sans contraindre les reporters étrangers d'abord pour assurer leur sécurité, faciliter leurs déplacements mais aussi éviter ce genre de coups bas intolérable !

Et l'éthique de la profession, tout comme la vérité de l'Histoire ne s'en porteront que mieux !

Erwan Castel

lundi 31 janvier 2022

Quel false flag pour l'OTAN ?

"La Russie ne tolérera pas si Kiev et l'Occident procèdent à une provocation dans
le Donbass et attaquent les Russes". Konstantin Gavrilov représentant russe à l'OSCE

Dans la crise Est-Ouest extrême qui secoue aujourd'hui l'Europe, une réactivation meurtrière de la guerre dans le Donbass, enterrée depuis février 2015 dans un réseaux de 480 kilomètres de tranchées et de bunkers, ne peut servir cette hégémonie de l'OTAN en Ukraine que si la responsabilité de l'escalade peut être imputée aux milices des républiques séparatistes du Donbass, ou mieux aux forces russes elles-mêmes qui depuis leurs régions de Rostov sur le Don et Sébastopol veillent attentivement sur le sort de leurs citoyens.

Car, pour ne citer que l'exemple de la guerre en Géorgie à l'issue de la guerre éclair au cours de laquelle les forces armées russes étaient intervenus pour défendre les républiques d'Abkhazie et d'Ossétie, la commission d'enquête de l'Union Européenne avait été obligée de reconnaitre que c'était bien la Géorgie et non la Russie qui avait initié le conflit, se contentant de juger sa riposte de "disproportionnée", ce qui dans le contexte d'opérations militaires ne veut plus rien dire dans la bouche des mondialistes, surtout depuis la légitimation historiographique occidentale des bombardements anglo-américains en Europe, au Japon, au Vietnam, en Serbie, Irak, Lybie etc...

Il est aisé de comprendre que la stratégie occidentale est un Hégémon vampirique, aujourd'hui mené par Washington, qui ne peut survivre que dans la fuite en avant d'un impérialisme militaro-industriel nécessaire à l'établissement d'un monothéisme politique amoral et criminel mais dont sa propagande doit absolument cacher ses motivations économiques réelles derrière une doxa droitdelhommiste fantasmée de concert avec une doxa victimaire mise en scène pour justifier ses agressions.

Et c'est ici qu'interviennent les "opérations sous fausses bannières" appelées "false flag" destinées à obtenir, par une inversion accusatoire médiatisée un blanc seing pour les pires guerres criminelles qui torturent notre planète depuis l'arrivée sur la "grand échiquier" géopolitique d'un Nouvel Ordre Mondial cupide et amoral, Ainsi ces quelques exemples parmi tant d'autres coups tordus occidentaux l'Histoire a finalement admis comme "False flag" étasuniens ayant déclenché des guerres :

  • les incidents du golfe du Tonkin en 1964, imputés au Nord Vietnam, 
  • le massacre de Račak en Yougoslavie en 1999 imputé aux serbes, 
  • la fausse info sur présence de Ben Laden en Afghanistan en 2001, 
  • la fausse info sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein en 2002,
  • la menace de répression libyenne sur Benghazi en 2011,
  • les attaques chimiques de La Goutha en Syrie en 2013 imputées au gouvernement,
  • les assassinats du Maïdan en février 2014, imputés au gouvernement...

Aujourd'hui, dans l'Ukraine atlantiste, dont le coup d'état originel de février 2014 a déjà été provoqué par le false flag des "snipers du Maïdan" (dont on a prouvé depuis qu'ils étaient aux ordres de l'opposition et logés à l'hôtel Ukraïna occupé par elle), cette stratégie vicieuse est à nouveau à l'ordre du jour au moment où Washington veut réactiver le conflit du Donbass et à travers lui le confinement économique de la Fédération de Russie (Stratégie du "containment"). Et il est difficile de ne pas faire une relation entre la menace réactivée d'une opération sous faux drapeau et l'arrivée sur le front du Donbass de mercenaires étasuniens appartenant aux sociétés militaires privées "Academi" et "Forward Observations Group" ainsi que d'autres groupes des 8e et 3e régiments des Forces Spéciales ukrainiennes formés par des instructeurs britanniques entre autres "coups tordus" aux missions de sabotage.

Voici un inventaire des false flags potentiels que les ukro-atlantistes pourraient organiser dans le Donbass pour offrir à l'OTAN l'opportunité politico-médiatique d'accuser la Russie d'une agression meurtrière et ainsi de déclencher contre elle ce que Victoria Nuland a appelé "des sanctions économiques infernales" et tout en forçant une augmentation des aides financières au régime de Kiev et une accélération de la militarisation atlantiste de son territoire.

1 / Incident maritime grave dans le détroit de Kertch 

Lorsque la population de Crimée et le parlement russe ont procédé et validé le retour de la péninsule au sein de la Russie, le détroit de Kertch a rapidement été le lieu sensible de l'affrontement autour de ce territoire contesté, Kiev réclamant une liberté de circulation sans contrainte entre les Mer Noire et d'Azov et Moscou imposant l'application d'une procédure conforme à la législation maritime frontalière.

En novembre 2018, un premier incident grave avait conduit les gardes côtes russes a intercepter et arraisonner 3 unités navales ukrainiennes qui avaient tenté de forcer le passage (restitués depuis), et plus récemment au début décembre 2021, une deuxième provocation  a été mené par un navire ukrainien se dirigeant vers le détroit sans autorisation et sans répondre aux injonctions des gardes côtes, avant de finalement faire demi tour.

Une nouvelle provocation maritime à Kertch mais cette fois obligeant les gardes côtiers russes à engager le combat pour stopper un navire ukrainien pourrait, comme pour les 2 précédents "incidents" cités, facilement être médiatiquement qualifiée d'agression militaire russe contre la l'Ukraine d'autant plus que la Crimée est toujours considérée ukrainienne par l'ONU qui a même produit une autre résolution politique en décembre 2020  qui "exhorte la Russie, comme puissance occupante, à retirer immédiatement, complètement et sans conditions ses forces militaires de Crimée et de mettre fin sans retard à son occupation temporaire du territoire de l’Ukraine" et que Kiev considère comme une arme juridique pour faire valoir ses revendications dans cette région russe.

Pour les ukro-atlantistes, un incident suicidaire sur Kertch présenterait les avantages: 

  • un événement spectaculaire dont facilement médiatique, 
  • une confrontation directe avec les forces russes et non les milices républicaines,
  • des pertes humaines et matérielles limitées (Kiev utiliserait un de ces vieux rafiots),
  • un appui législatif par des résolutions déjà votées, certes impartiales, de l'ONU,
L'inconvénient d'une telle opération, et les 2 incidents précédents l'ont souligné c'est la parfaite maîtrise de la force proportionnée et non létale des gardes côtes russes ainsi que les enregistrements vidéos et radios de toutes les actions maritimes passant par le détroit. 

Même si en théorie c'est l'incident idéal pour Kiev, en pratique il sera très difficile de la faire dégénérer et quasiment impossible d'en attribuer la responsabilité à la Russie.

2 / Attentat ou sabotage d'une installation industrielle

Une attaque chimique sous faux drapeau directe ou contre une installation industrielle utilisant des produits toxiques, et entrainant un nombre important de victimes civiles sur le territoire contrôlé par les forces de Kiev offrirait un crime de guerre émotionnel important au service d'une accusation arbitraire désignant les forces pro-russes situées de l'autre côté du front.

L'hypothèse d'un false flag chimique est renforcé par l'arrivée sur le front ukrainien de forces spéciales ukrainiennes, d'instructeurs étasuniens et britanniques spécialistes en sabotages divers, de  mercenaires étasuniens (SMP "Academi" et "Forward Observations Group") aguerris aux missions spéciales et false flag, et même des agents chimiques militaires arrivés avec eux sur le front au mois de décembre 2021.

L'inventaire des sites à risque est important dans ce Donbass qui présente un maillage industriel dense et des réseaux d'infrastructures collectives sensibles très étendus: 900 installations industrielles, dont 248 mines, 140 charbonnages, 40 métallurgiques, 7 thermiques, et 177 utilisant des produits dangereux, dont 113 opérations utilisant des matières radioactives. Egalement de nombreux dépôts de déchets industriels et 1 230 kilomètres de pipelines de pétrole, de gaz et d'ammoniac... (recensement 2015 Banque Mondiale).

Il y a plusieurs de ces sites à risques et proches de zones résidentielles qui sont sur la ligne de front ou à portée des armes lourdes qui y sont déployées. En voici quelques exemples :


2.1 / Le site industriel d'Avdeevka  

Cokerie d'Avdeevka
Avdeevka est la plus importante cokerie du Donbass et parmi les 5 plus importants sites industriels d'Europe. En plus du charbon le site produit du benzène brut de charbon, du coke de brai d'électrode, du brai de goudron de houille d'électrode (fondu ou dur sous forme de granulés), de l'acide sulfurique technique, du sulfate d'ammonium, de l'huile de charbon, des phénolates, de la fraction naphtalène, de la matière première du coke pour la production de carbone technique à haute structure.

Avdeevka est certainement le site dangereux le plus propice à un false flag et pour plusieurs raisons :

  • Très proche d'un secteur du front très actif,
  • A milieu de zones résidentielles importantes,
  • Déjà touché par des dommages collatéraux en 2014,
De plus, à l'Est d'Avdeevka la zone industrielle de Promka, âprement disputée entre les forces en présence est dans l'axe du site industriel, ce qui permettrait une opération spéciale, au milieu d'un duel d'artillerie, avec des groupes retournant des tirs discrets de mortiers ou de chars contre des dépôts toxiques (où pourraient même être disposées des charges de destruction synchronisées), pour incriminer leurs destructions aux milices républicaines.

Ce type de scénario d'opération sous faux drapeau et site propice à son exécution n'est pas unique sur les 480 km du front du Donbass, en voici quelques autres :

 2.2 / L'usine de phénol de Novhorodske

Usine de Novhorodske

Située également sur un secteur du front où de fréquents échanges de tirs sont observés, l'usine de phénol de Novhorodske se trouve sur la périphérie Ouest de Gorlovka, la deuxième plus grande ville de la République Populaire de Donetsk.

Le phénol, appelé aussi acide carbolique, d'hydroxybenzène, de monohydroxybenzène..., est une substance inflammable très toxique et hautement corrosive et absorbable par toutes les voies d'exposition du corps humain et vectorisable par les réseaux hydrographiques de surface ou souterrains.

De plus, le bassin de retentions des rejets chimiques de l'usine est situé dans la zone grise entre des premières lignes ukrainiennes et républicaines à 400 mètres les unes des autres.

Ici aussi des alertes sont régulièrement lancées suite à des tirs environnant le complexe industriel.

Il existe également d'autres complexes industriels sensibles à l'arrière de la ligne de front qui pourraient servir de lieux pour des opérations sous faux drapeau cherchant à accuser la Russie ou les séparatistes du Donbass de crime de guerre, comme par exemple l'aciérie de Marioupol dont les cuves de produits toxiques pourraient provoquer une catastrophe sanitaire et écologique ou l'importante usine chimique de Severodonetsk - Lisichansk contenant des dizaines de milliers de tonnes de produits hautement toxiques.

2.3 / Les stations d'épuration d'eau potable

A proximité des villes se trouvent  plusieurs stations d'épuration d'eau potable dont dépendent des millions de personnes de chaque côté du front, et plusieurs d'entre elles sont situées directement sur cette zone disputée par les premières lignes ukrainiennes et républicaines.

Sur ces sites qui sont déjà vitaux à la vie collective, se trouvent généralement des stocks importants de chlore liquéfié un produit toxique qui est cas d'incident sur ses cuves de stockage pourraient libérer des quantités de gaz chloré qui selon l'importance et la météo peuvent toucher des zones résidentielles denses. 

Parmi ces sites sensibles nous trouvons entre autres :

  • Tir ukrainien sur la station DPS
    La station de filtrage de Verkhnikalmiuska (VFS) entre Yasinovataya et Donetsk (située côté républicain) avec plus de 300 tonnes de chlore liquéfié stockés dans des réservoirs sous pression et dans le rayon desquels, en cas d'incident très grave, vivent environ 400 000 personnes.
  • La station de filtrage de Donetsk (DPS) à l'Ouest de Yasinovataya avec plus de 9 tonnes de chlore. Situé dans la zone grise (neutre) de Promka, un des secteurs les plus actifs du front ce site qui a été plusieurs fois la cible d'attaques ukrainiennes est aujourd'hui sous la surveillance permanente de l'OSCE.
  • La station de filtrage n° 2 située dont dépendent plus d'1 million de personnes, à l'ouest de Gorlovka est dans une situation similaire, sous surveillance accrue de l'OSCE suite à plusieurs tirs ayant touché le site.

2.4 / Poste de transformation de Mikhailovka (MTS)

C'est une station de transformation appartenant au réseau des lignes à haute tension (400 kV) qui distribue l'électricité produite par la centrale hydroélectrique de la Volga à Volgograd (à 475km en Russie) jusqu'au Donbass qu'il avec des centrales thermiques locales. Cette station qui est également située sur la ligne de front au Nord des villes de Pervomaisk, Kirovsk, Stakhanov (République Populaire de Lugansk), et près du village de Zolotoe 5 (à moins de 2 km) très fréquemment mitraillé et bombardé par les forces ukrainiennes. Ce type de centrale électrique utilise divers matériaux toxiques dans le cadre du processus de production d'énergie. Il y a par exemple sur le site 100 diodes contenant chacune 32 kg de mercure, soit 3.2 tonnes au total, ce qui présente en plus de la coupure d'énergie un risque environnemental pour les nappes phréatiques très important. De plus l'alimentation en eau du site est régulièrement coupé, le privant de moyens pour lutter contre des incendies.  

D'autres sites industriels à risques susceptibles d'être la cible de false flag ou d'attaque à caractère terroriste, existent sur ce front du Donbass comme la centrale électrique de Vuhlehorska, l'usine de mercure de Nikitovsky, la centrale thermique de Lugansk, l'usine agraire de Bakhmut etc... Tous ces sites en cas d'incident grave impacteraient les populations environnantes et offriraient un buzz médiatique pour la propagande.


3 / Bombardement meurtrier d'une zone résidentielle

Un des bombardements meurtriers de 2014, mais qui, frappant la République
Populaire de Donetsk n'avait évidemment pas ému cette opinion internationale
contrôlée par Washington et qui pourtant tombe en pâmoison dès que l'escroc
Navalny à un pet de travers. Imaginez dans la psychose russophobe actuelle ce
 qu'un bombardement de ce genre, mais du côté ukrainien, offrirait à moudre à la
propagande de Washington dont les batteries de sanctions sont en embuscade !

Dans de nombreux secteurs, la ligne de front borde des villes, des districts urbains, des villages qu'elle coupe même parfois en 2. Même si dans les abords immédiats de la 1ère ligne beaucoup d'habitants ont fui les bombardements, il reste encore environ 800 000 personnes vivant à moins de 5 km du front.

On peut donc imaginer facilement une opération ukrainienne sous faux drapeau qui, profitant d'un échange d'artillerie sur le front, frapperait derrière ses propres lignes une zones civile très peuplée, pour ensuite pouvoir accuser les forces républicaines d'un crime de guerre. 

Ce scénario n'est pas aussi fantaisiste que cela car il a déjà été utilisé en 2017 lorsqu'un immeuble de 9 étages en périphérie Sud de Avdeevka a été touché par des coups directs la veille de la venue de reporters occidentaux dans le secteur. Malheureusement pour Kiev, un résident local avait filmé et diffusé  la  vidéo d'un char de combat ukrainien tirant sur l'immeuble en question.

Dans le contexte actuel de cette crise aigüe entre Washington et Moscou, un échange de tir nourri provoqué par exemple sur le front Ouest de Donetsk pourrait facilement cacher des tirs  d'artillerie lourde ukrainiens vers l'arrière de leurs positions pour tuer des résidents de Marinka ou Krasnogorovka sous les yeux des nombreux journalistes occidentaux revenus fureter du côté du Donbass. 

Cependant ce type de false flag est risqué car les pertes humaines peuvent être nulles vu que les habitants proches du front se précipitent dans leurs caves au premier tir, qu'aujourd'hui tout le monde filme et photographie les événements, que les observateurs de l'OSCE ou les satellites russes peuvent prouver l'origine des tirs d'artillerie lourde.


Autres Scénarios

D'autres scénarios d'opérations sous faux drapeaux peuvent être envisagées également mais plus à l'intérieur du territoire ukrainien, comme par exemple un attentat politique à Kiev, un attentat sur une centrale nucléaire...

Ce type d'opérations très dangereuses pour les commanditaires seraient vraisemblablement exécutées par des unité étrangères, forces spéciales ou mercenaires...

Personnellement, même si d'aucuns évoquent cette menace comme par exemple le sabotage d'un barrage hydroélectrique ou d'une centrale nucléaire comme celle de Zaporodje, j'ai du mal à y croire car en cas d'échec où le false flag serait dévoilé, cela provoquerait une crise politique majeure en Ukraine avec réaction populaire importante.

Par contre du côté du Donbass...

Connaissant l'amoralité des occidentaux, l'historicité de leur pratique du "false flag", leur obsession de vouloir déclencher à tout prix un blocus économique maximum de la Russie, l'hypothèse d'une opération sous faux drapeau cherchant à incriminer les pro-russes des républiques et à travers eux la Russie est très plausible et dans des délais très courts. 

Cela me révolte au plus haut point comme tous ces assassins de l'ombre, ces calomniateurs des réseaux, ces intrigants des affaires, ces courtisans des palais et autres salopards incapables d'affronter l'adversaire en face, car cela est contraire à l'Honneur et frappe toujours des victimes innocentes

Erwan Castel 

dimanche 16 janvier 2022

Quand un false flag peut en cacher un autre !

Chaque jour, dans une russophobie hystérique croissante les faucons de guerre occidentaux nous bombardent d'allégations toutes plus fantaisistes les unes que les autres mais unies dans cette volonté on ne peu plus claire de conditionner l'opinion publique à une nouvelle en Europe, en incriminant bien évidemment le "diable" russe ! 

Dans le précédent article, j'avais déjà évoqué les fantasmes de la propagande ukro-atlantiste concernant l'invasion russes de l'Ukraine, les attaques contre l'Ukraine par des hackers forcément russes, un false flag chimique russe qui serait imminent, comparant ces hallucinations à un delirium tremens idéologique qui, au vu des nouvelles informations se révèle être un doux euphémisme cachant une véritable schizophrénie collective de l'administration étasunienne.

Maintenant les opérations sous faux drapeau ukrainien qui vont être menées par des russes dans le Donbass évoluent vers des actes de sabotages et des attentats à l'explosif !:

  • le 13 janvier, Jake Sullivan, conseiller spécial du président Joe Biden déclarait que Washington  "dispose d'informations indiquant que la Russie a déjà prépositionné un groupe d'agents pour mener des opérations sous fausse bannière dans l'est de l'Ukraine", mais sans toutefois dévoiler une seule de ces "informations"...
  • le 14 janvier, Jen Psaki, la porte parole de la Maison blanche a déclaré "La Russie a dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de "sabotage" afin de créer un "prétexte" pour une invasion" et que "L'armée russe prévoit de commencer ces activités plusieurs semaines avant une invasion militaire, qui pourrait commencer entre mi-janvier et mi-février", mais sans apporter aucune preuve...
Jen Psaki, le 14 janvier 2022
  • le 14 janvier, l'amiral John Kirby, le porte parole du Pentagone déclarait que Washington "dispose d'informations indiquant que la Russie a déjà prépositionné un groupe d'agents pour mener des opérations sous fausse bannière dans l'est de l'Ukraine", et que "ces agents sont entraînés à la guérilla urbaine et à l'utilisation d'explosifs pour mener des actes de sabotage contre les forces alliées de la Russie (les milices pro-russes), en se faisant passer pour des Ukrainiens"
Jon Kirby, le 14 janvier 2022

Dès lors, tous les clébards occidentaux s'en donnent à coeur joie, rejoignant avec zèle et excitation la meute aboyante étasunienne qui pourtant leur ressert mais avec une sauce ukrainienne le même plat que Colin Powell avait agité en 2003 devant l'ONU au sujet des armes de destruction massives irakiennes ou celui de Sarkozy en 2011 au sujet d'une menace libyenne contre Benghazi.

Cette accusation de false flag russe qui exacerbe l'accusation d'une "invasion russe" imminente de l'Ukraine encourage et même protège désormais toute acte criminel ukrainien en direction des républiques de Donetsk et de Lugansk car c'est Moscou qui sera aussitôt sentencié dans l'opinion publique par un "on vous l'avez bien dit !" de la Maison Blanche, qui libérera aussitôtet sans vergogne ses tsunamis économiques contre la Fédération de Russie et ses aides militaires à ses kamikazes ukrainiens.


Mais selon moi, au vu des activités militaires "habituelles" du front, le plus probable qu'il puisse arriver pour faire péter le détonateur militaire ukrainien d'une guerre économique étasunienne, c'est la répétition d'un scénario du type de celui de 2103 à la Goutha en Syrie (avec ou sans arme chimique) pour pouvoir accuser à chaque étape de sa mise en œuvre les pro-russes républicains et les forces spéciales russes :

  1. les ukrainiens initieraient des bombardements suffisamment meurtriers pour les forces républicaines afin de les pousser à réagir, 
  2. au cours des ripostes républicaines, un "false flag" ukrainien pourra alors facilement viser des populations civiles avoisinantes dans une frappe ou un attentat meurtrier,
  3. les pertes subis par les civils mobiliseront et conditionneront alors l'opinion internationale autour des sanctions occidentales et/ou une attaque ukrainienne majeure. 

Kiev maintenant n'attend que le feu vert de Washington pour partir se suicider et seul dans la steppe du Donbass, car pas une seule botte de l'OTAN ne veut venir se faire trouer la peau pour Donetsk, Lugansk et encore moins Sébastopol, d'où l'arrivée de plus en plus importante des têtes inertes du "Secteur Droit" et autres idiots utiles néo-nazis de la ploutocratie mondialiste, qui iront même en chantant rejoindre en enfer leur gauleiter Bandera. 

Après comment évoluera l'escalade militaire en elle-même, plusieurs scénarios sont possibles, depuis une offensive ponctuelle pour déstabiliser la défense républicaine à un retour à cette guerre d'attrition qui dans le rapport de force de 5 contre 1 favorisera à terme l'Ukraine, même à pertes égales, en passant par une offensive générale tentant d'enlever coûte que coûte le Donbass en quelques jours.

Quoiqu'il en soit, la Fédération de Russie, une fois les sanctions dites "infernales" déclenchées contre elle n'aura rien à perdre de plus que de traiter une bonne fois pour toute ce furoncle ukrainien et de libérer toute la Novorossiya !

Erwan Castel


dimanche 28 mars 2021

Kiev à la recherche d'un "casus belli"

A côté de la préparation militaire à une offensive dans le Donbass dont la gesticulation bat son plein depuis début mars, le régime de Kiev cherche maintenant le motif qui lui permettrait de la déclencher légitimement aux yeux de la communauté internationale qui courre encore derrière le mirage d'accords de Minsk de plus en plus désaccordés pour ne pas dire ridicules.

Ce qu'il faut à Kiev c'est donc un casus belli qui lui permettra de bruler dans le feu de ses canons les derniers lambeaux des accords de paix et se lancer dans une offensive pour la plus grande satisfaction des occidentaux qui cherchent eux mêmes - et sans y être mêlés - un casus belli impliquant de près ou de loin la Russie pour abattre définitivement un nouveau rideau de fer sur l'Europe (abandon du North stream 2, nouvelles sanctions, déploiement de l'OTAN, aggravation des tensions avec Moscou en Syrie, Karabagh etc).

Lorsque le casus belli ("acte de nature à motiver une déclaration de guerre") se fait attendre il reste donc pour la partie désireuse d'une guerre mais sans toutefois en porter la responsabilité de le créer de toute pièce :

  • En provoquant l'adversaire puis concentrer la communication sur ses ripostes,
  • En réalisant une opération meurtrière sous "faux drapeau" puis se victimiser,
  • En mentant sur les activités menées sur le front pour diaboliser l'adversaire.
Depuis longtemps Kiev joue avec ces trois tactiques en alimentant au passage le fantasme occidental d'une invasion du Donbass par l'armée russe, mais échoue principalement à présenter un "casus belli" idéal principalement à cause de le retenue dont font preuve les forces républicaines qui, même lorsqu'elles reçoivent l'initiative du feu comme récemment, continuent à le limiter à des ripostes et contre batteries aux bombardements ukrainiens enregistrés par les observateurs de l'OSCE déployés sur le terrain.

Mais depuis ces derniers jours, Kiev - avec la bénédiction des occidentaux - a décidé d'écrire une nouvelle fable dramatique autour des "pertes hors combat" subies et dont Washington pourra utiliser une médiatisation politique exagérée pour pouvoir donner son feu vert à l'offensive dans le Donbass.


Les pertes hors combat des ukropithèques


De puis le début du conflit dans le Donbass, les forces armées ukrainiennes enregistrent des pertes hors combat hors normes: accidents, rixes, overdoses, suicides etc...auxquelles il faut rajouter les incidents sur le front tel que les tirs fratricides, les explosion des mortiers ou des mines etc...

Pour donner un exemple concret, les forces ukrainiennes ont enregistré sur le front du Donbass au cours de la semaine écoulée un minimum de 20 pertes hors combat dont 11 tués (auxquelles il faut rajouter ceux -moins importants- consécutifs aux ripostes républicaines). Voici par exemple les 7 morts et 3 blessés hors combat enregistrés sur le secteur opérationnel "Nord" (front de Lugansk) de l'Opération des Forces Conjointes ukrainiennes" pour la période du 20 au 23 mars 2021:
  • 20 mars : 2 morts dans le renversement d'un obusier automoteur déchargé à la gare de Rubijnoe - 80e brigade ukr.
  • 21 mars, 1 mort et 1 blessé dans le renversement d'un char de combat déchargé à la gare de Shasty
  • 23 mars, 1 mort dans un accident lors d'une rotation nocturne sur la ligne de front - 59e brigade ukr.
  • 23 mars, 2 morts et 2 blessés, dans l'explosion au moment du tir d'un mortier M 120-15 "Molot" - 9e bataillon de la 59e brigade ukr. (obs: Depuis 2016 c'est au minimum de 13e incident de tir observé sur ce mortier ukrainien et qui a provoqué déjà 21 morts ! Il est criminel mais aussi révélateur de sa considération vis à vis des soldats, que l'Etat major ukrainien maintienne en service ce mortier dont une cinquantaine de tubes ont présenté des ruptures d'alésage au moment de tirs).
  • 23 mars, 1 mort, victime d'un tir fratricide sur le terrain d'exercices de Dmitrovka, lors d'une séance de tir de nuit alors qu'il était chargé de renouveler les cibles. Le commandement déclarera cette perte consécutives aux ripostes républicaines du jour - 1er bataillon de la 80e brigade ukr. 
Un grande partie de ces pertes ukrainiennes "hors combat" révèle dans leur importance hors normes l'indiscipline régnant toujours au sein des forces de Kiev, un manque de formation dans le domaine de la sécurité, un absence de commandement de terrain et certainement aussi un part de débilisme individuel. 


L'incident de Shumy


Mais l'incident récent le plus grave concernant ces pertes ukrainiennes "hors combat" s'est déroulé ce 26 mars 2021 dans le secteur de Shumy, sur le front Nord Ouest de Gorlovka (à 60lm au Nord de Donetsk): Un groupe de reconnaissance e la 10e brigade ukrainienne s'est fourvoyé dans un de ses propres champs de mines, provoquant la perte de 6 soldats dont 4 tués (dont un officier supérieur du génie de combat) et 2 blessés. 
Un incident somme toute assez fréquent dans des unités de reconnaissance qui tentent de se frayer un chemin au milieu de champs de mines ennemis et même amis car la plupart n'ont pas été cartographiés ni signalés.

L'identité des ukrainiens tués à Shumy dans leur champ de mines !
  • lieutenant-colonel Koval (qu'est qu'un colon est venu faire dans un groupe de reco ?)
  • sergent principal Abramovich 
  • sergent principal Barnich 
  • soldat principal Gaichenko
Ce scénario est confirmé d'une part par l'absence d'observation de l'OSCE de tirs républicains dans le secteur au moment des faits et d'autre part par le signalement par les avants postes défensifs de 2 explosions rapprochées dans le No man's land vers 17h30.

Sauf que Zelensky, voulant surenchérir dans un contexte politico-militaire particulièrement tendu, a aussitôt agité les cadavres de ses soldats devant la communauté dite "internationale" en hurlant à nouvelle attaque des forces russes. Il avait déjà fait le coup en août 2019 suite à un incident meurtrier similaire (4 tués dans un champ de mine) jusqu'à ce que l'enquête menée par le groupe de Contrôle et de Coordination de Cessez le feu prouve que ce n'était pas le fait d'un bombardement républicain.

Cette fois les ukrops mettent le paquet, poussant des cris d'orfraie en direction du Format Normandie, et Zelensky, toute honte bue se donne en spectacle (après tout c'est son métier) dans une nouvelle parodie hypocrite appelant les signataires à tout mettre en œuvre pour que les accords de paix soient respectés oubliant qu'il est le chef d'une armée qui depuis 6 ans viole les dits accords en toute impunité en :
  • bombardant tous les jours les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk,
  • assassinant sciemment des civils sur le front comme récemment à Aleksandrovka,
  • en positionnant sur le front des armes lourdes 
  • en imposant un blocus économique et en eau potable aux populations du Donbass,
  • Etc.
A chaque fois que les milices ont engagées le feu, et les chronologies des observations de l'OSCE l'attestent c'est dans un cas de légitime défense, après que les forces ukrainiennes aient initialement violé la trêve et provoqué des pertes militaires ou civiles !

Invoquer la paix tout en tenant un poignard dans son dos est une technique typiquement occidentale, comme par exemple en Géorgie lorsque Saakashvili promettait la paix et ne pas attaquer les républiques d'Abkhazie et Ossétie exactement la veille de lancer une offensive contre  l'Ossétie en 2008 !

Donc serait-on enclin à répondre au clown de Kiev : de qui se moque t-on ? d'autant plus que dans le cas particulier invoqué par sa propagande de guerre, il s'agit d'un échec lamentable d'une mission d'infiltration d'un groupe de reconnaissance ukrainien en direction des lignes de défense de Gorlovka.

Sauf que depuis des décennies la raison humaine est l'otage d'une dramaturgie mensongère et spectaculaire écrite par l'industrie du mensonge médiatico-politique de la marchandise capitaliste occidentale. 
Souvenons-nous simplement entre autres tueries organisées par les "démocraties droitdelhommistes" : 
  • du sacrifice en 1915 des 125 passagers étasuniens du Lusitania, un paquebot transportant des munitions vers le front et qui va déclencher l'entrée dans la première guerre mondiale des USA, 
  • des incidents du golfe du Tonkin en août 1964 où la marine étasunienne invente de toute pièce une agression subie pour provoquer la guerre du Vietnam, 
  • des fausses déclarations en 2003 de Colin Powell à l'ONU agitant dans une fiole ridicule les prétendues armes de destructions massives de Saddam Hussein provoquant en la 2ème guerre d'Irak et la destruction du pays, 
  • jusqu'au prétendu massacre programmé par Kadhafi de la population de Benghazi (dont on attend là aussi toujours les preuves) et qui conduit à la destruction de la Libye en 2011 (sur initiative française de Sarkozy).
En résumé; des millions de morts sacrifiés sur l'autel de la marchandise par des mensonges !

Lorsque le clown Zelensky se prenait pour Napoléon, depuis il est président et ne fait plus rire personne !

Aujourd'hui, Kiev de toute évidence cherche a inventer un "casus belli" a servir à la table de la Maison Blanche, de l'OTAN, de l'UE et autres officines mondialistes pour justifier une nouvelle offensive ukro-occidentale dans le Donbass.

Le jeu géopolitique international qui dans le passé était déjà difficile et souvent cruel pour les peuples prisonniers du "grand échiquier" est devenu désormais le théâtre d'une amoralité criminelle et paroxysmique où les princes d'aujourd'hui, devenus les laquais des banquiers du Capital n'ont absolument plus aucune éthique ni aucune limite dans l'ignominie politique et l'action meurtrière. 

Aujourd'hui se joue potentiellement et malheureusement probablement dans le Donbass le prélude à un troisième conflit mondial cataclysmique et il est certain qu'il sera précipité par un nouveau mensonge de cette ploutocratie mondialiste qui depuis la première guerre mondiale a pris le contrôle des états occidentaux qui après avoir servi la bourgeoisie capitaliste dans une servitude nationale pendant des siècles sont aujourd'hui (et dans une étape suivante et logique de l'expansion du diktat de la marchandise) les laquais d'une finance mondiale esclavagiste.

(cette éruption sur le grand échiquier menace aussi sur d'autres théâtres d'opérations comme en Syrie par exemple ou Abkhazie, Ossétie, Karabagh, Transnisstrie.., et il n'est pas impossible qu'elle s'y réveille simultanément pour disperser la réaction russe. La question principale étant quand ?) 

Car la réalité est bien là, dans le cliquetis des blindés ukrainiens se bousculant sur la ligne de front du Donbass ou dans la conclusion de la marionnette Zelensky qui, en conclusion de son nouvel et pitoyable plaidoyer pour des accords que jamais Kiev n'a voulu respecter une seule journée, annonce "dans le cas de l'échec de la résolution diplomatique du conflit, nous envisagerons des solutions alternatives".... donc militaires !

Voilà c'est dit !

Erwan Castel