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lundi 24 janvier 2022

Un grain de sable dans les rouage de l'OTAN

Aujourd'hui se réunissent les ministres des Affaires Etrangères de l'Union Européenne, dont les conférences de presse mutuelles nous parleront sans nul doute de leurs préoccupations et efforts sans relâche pour garantir la paix mais dont les convois militaires vers la Russie et les approvisionnements d'armes vers l'Ukraine ne font que révéler un simulacre médiatique des laquais de Washington plus inquiets de voir survenir des fissures dans leur servitude fanatique à la ploutocratie mondialiste qui gave leurs élites financières.

Lorsque j'évoque depuis plusieurs années la dérive idéologique des pays européens qu'on peut qualifier sans exagérer de "théologie politique" au sens monothéiste, anthropocentré et dogmatique, les "démocraties droitdelhommistes" - dont l'idéologie par delà leur théâtre anticlérical originel n'est que la sécularisation de l'universalisme paulinien - nous offrent aujourd'hui l'illustration éclatante de ce manichéisme radical et qui nous plonge dans un nouvel obscurantisme anti-civilisationnel mais dans un chaos mondial organisé et complètement suicidaire !

Si on plonge en apnée dans le marigot de la propagande de guerre occidentale qui s'est lancé dans un lavage des cerveaux paroxysmique au sujet de la crise Est Ouest actuelle, nous y retrouvons tous les recettes des cuisines catholiques inquisitoriales qui ont dans le passé mis l'Europe multipolaire à feu et à sang au nom de cette pensée unique de "l'Homme Nouveau universel" de Yavhé qui s'est aujourd'hui métamorphosée en "Nouvel Ordre Mondial" de Mammon :

  • Pensée Unique intolérante cherchant à imposer un monde unipolaire,
  • Manichéisme de la réflexion diabolisant systématiquement "l'autre",
  • Dogmatisation des idées qui sont sacralisées et judiciarisées,
  • Prosélytisme hégémonique violent et si nécessaire criminel,
  • Notion de guerre d'agression légitime et destructrice
  • Destruction de l'esprit critique via l'éducation et l'information contrôlées
  • Etc...
Et la Une de l'Express est une illustration parfaite de cette dictature de la pensée !

Plus que jamais, depuis la fin déclarée d'une guerre froide, que l'OTAN a en réalité poursuivi sans relâche, le grand veneur étasunien sonne l'hallali pour la chasse contre le diable russe que la sainte ploutocratie mondialiste a décidé d'étrangler par un blocus militaro-industriel exacerbé.

Après la Yougoslavie et la Géorgie, les interventions en Asie centrale, aux Machrek et Maghreb l'OTAN, par le coup d'Etat du Maïdan a ouvert une nouvelle phase belliciste dans l'hégémonie mondialiste étasunienne vers la Russie. Et dans cette tectonique géopolitique exponentielle dont le Donbass est depuis 2014 l'épicentre, le paroxysme engagé depuis l'automne dernier (après une première alerte au printemps) par les ukro-atlantistes menace dramatiquement les peuples européens d'une éruption militaro-économique historique qui n'épargnera personne.

Car si l'OTAN refuse pour le moment l'idée d'un engagement militaire direct avec l'armée russe, la meute occidentale en revanche aveuglée par une soumission quasi générale au mondialisme de la marchandise, veut déclencher contre elle de nouveaux bombardements économiques dont les dommages collatéraux toucheront sans conteste et violemment les pays européens, lesquels sont déjà dans ce domaine plus que vacillants.

Le clash allemand 

Cependant sont apparues aussi des grains de sable dans les rouages de l'OTAN, comme par exemple la Hongrie qui refuse d'aboyer avec la meute russophobe, les Pays Bas et l'Allemagne qui refusent de fournir des armes aux auxiliaires ukrainiens de Washington en pleine escalade militaire dans le Donbass. Mais sans conteste c'est Berlin qui est avec la France et la Grande Bretagne un des piliers majeurs de la stratégie de l'OTAN en Europe qui cette semaine a défrayé la chronique et fait trembler l'alignement des têtes dans les rangs de l'Alliance :


Concernant la crise ukrainienne, le vice-amiral Schönbach, chef d'Etat Major de la marine allemande, lors d'une visite en Inde a déclaré en résumé :

  • "Est-ce que la Russie veut vraiment un petit morceau de terre ukrainienne ? Ou annexer tout le pays ? l'affirmation d'une invasion russe de l'Ukraine est une ineptie ! La Russie demande à être respectée et c'est facile de lui donner le respect qu'elle mérite probablement. Et la Russie est importante parce que nous avons besoin d'elle contre la Chine Nos sanctions vont dans la mauvaise direction. Bien sûr, nous ne pouvons pas être d'accord avec ce qui se passe en Ukraine, nous devons nous occuper de cette question. Mais la péninsule de Crimée est partie, elle ne reviendra jamais. C'est un fait !"


Immédiatement les ukro-atlantistes ont hurlé à la sédition contre ses propos politiquement incorrects, et le pauvre vice amiral allemand, confirmant à ses dépends que "toute vérité n'est pas bonne à dire".de devoir présenter sa démission dès son retour à Berlin.

Et Kiev, comme à son habitude hurle plus fort que les autres clébards mondialistes et, jugeant la démission du chef de la Kriegsmarine insuffisante exige de la part d'une Allemagne récalcitrante à une nouvelle guerre européenne qui pourtant s'est déjà abaissée à présenter ses à l'Ukraine qu'elle change sa position vis à vis de la crise Est-Ouest actuelle... en acceptant de livrer à son tour des armes aux forces ukrainiennes en guerre dans le Donbass contre des citoyens russes:
  • "L'Ukraine n'est pas satisfaite de la démission et des excuses du ministère allemand des Affaires étrangères et n'exige rien de moins qu'une nouvelle politique de l'État allemand. La démission du commandant de la marine allemande Schönbach, ne suffit pas à restaurer la pleine confiance dans la politique allemande. Le gouvernement allemand doit changer de cap vers Kiev" a exigé Andreï Melnyk l'ambassadeur ukrainien en Allemagne.
Le problème pour Washington, c'est que Kai-Achim Schönbach n'est pas n'importe qui mais surtout qu'il appartient à l'Etat Major d'une l'Allemagne qui est l'hôte principal de l'occupation militaire étasunienne en Europe et la plus grande puissance économique de l'Union Européenne, et donc susceptible d'influencer d'autres partenaires continentaux à l'exemple de l'Autriche qui vient de réclamer que le North Stream 2 soit enlevé de la liste des sanctions économiques futures contre Moscou.


Dans ce contexte, la réunion du jour des diplomaties de l'Union Européenne qui ne sont que des paillassons de l'OTAN ne risque pas de donner du grain à moudre aux réticences allemandes de ne pas participer à l'effort de guerre ukrainien ou de ne pas voir le projet gazier North Stream 2 auquel Berlin est partenaire être impacté par de nouvelles sanctions anti-russes.

D'ailleurs, commentant les objectifs de cette réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, Josep Borrell, le "Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité" a déclaré qu'il s'agit pour les Occidentaux de démontrer leur unité face aux menaces russes et de réaffirmer qu'ils n'hésiteront pas à prendre des sanctions très sévères à l'égard de Moscou. Et les laquais mondialistes tel ce larbin français de Le Drian de japper en chœur autour de leur grand prêtre de Bruxelles.

Cette réunion des fantoches occidentaux squattant l'Europe des peuples n'a pour seul objectif que de resserrer les rangs de leur meute et de recentrer leurs politiques et déclarations sur "la boussole stratégique" de l'OTAN dont la porte parole réaffirmait cette semaine :
  • "L'Otan ne renoncera pas à sa capacité à se protéger et à défendre mutuellement ses membres, y compris par la présence de troupes sur le flanc oriental de l'alliance », a dit vendredi la porte-parole de l'alliance, ajoutant que « les demandes de la Russie créeraient des membres de l'Otan de première et de deuxième classe, ce que nous ne pouvons accepter"

D'ailleurs qui va participer virtuellement à cette réunion des diplomaties européennes ? (question à un seul dollar):

Anthony Blincken voyons!, le secrétaire d'Etat de la Maison Blanche qui vient contrôler le bon alignement des têtes de ses laquais européens...

En attendant les conclusions déjà écrites depuis des jours de cette nouvelle mascarade diplomatique occidentale, je pense qu'il faut retourner au vice amiral Kai-Achim Schönbach le respect qu'il a réclamé pour la Russie avec courage au milieu de cette hystérie collective russophobe.

Erwan Castel

mardi 27 avril 2021

Des Pâques irlandaises aux Pâques donbassiennes

24 avril 1916, l'insurrection de l'Irlande contre l'occupation britannique commençait à Dublin sonnant le lent réveil des peuples d'Europe vers la reconquête de leurs patries charnelles, et le glas de ces Etats-nations moribonds qui, après avoir servi les intérêts des bourgeois et écrasé les libertés des pays réels, se déchiraient le monopole de la marchandise dans le première grande boucherie mondiale.

Pâques 2014, le Donbass entre en rébellion contre l'occupant ukrainien

24 avril 2014, la rébellion du Donbass contre l'agression ukrainienne cherchant à interdire leur identité culturelle russe éclate à Slaviansk après que Kiev ait déclenché le 16 avril cette hallucinante
"Opération Spéciale Antiterroriste" contre des populations civiles à force chars d'assaut et avions de combat. Près d'un siècle après la révolte irlandaise, à l'autre bout de l'Europe, un autre peuple se levait pour sa Liberté.

Du 19 au 28 avril 2014, le Donbass bascule dans la guerre
lors du siège de Slaviansk par les forces ukrainiennes. 

24 avril 2021, la guerre du Donbass déclenchée par Kiev dure depuis 7 années et plus de 20 000 morts (officiellement 13 000) et sur les plus de 480 kilomètres d'une ligne de front enterrée, les forces ukrainiennes continuent de tirer sur les "séparatistes" du Donbass organisés depuis en Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk ramant contre vents et marées vers la Russie, leur patrie matricielle. 

Avril 2021, au delà des palabres kiéviens hypocrites qui nous
promettent encore une "trêve de Pâques", il y a la réalité des 
bombardements et des tirs de leurs soudards "ukropithèques",
comme ce soldat en première ligne qui souhaite la Pâques 
aux défenseurs républicains avec des rafales de fusil d'assaut.

Et, avant d'entrer dans le concret de la situation politico-militaire du moment, je laisse à votre réflexion cette fin magnifique du poème de William Butler Yeats "Pâques 1916" et qui pour mon coeur résonne intacte dans ce Donbass rebelle qui, un siècle plus tard, vit sa 7ème Pâques sous les obus:

"...Un sacrifice trop long
Peut changer le coeur en pierre.
Quand cela sera-t-il assez ?
En finir est le rôle du Ciel, et notre rôle
Est de murmurer les noms l’un après l’autre
Comme une mère le nom de son enfant
Lorsqu’enfin le sommeil s’est appesanti
Sur ses membres fatigués par la course.
Qu’est-ce d’autre que la nuit qui tombe ?
Non, non, – non pas la nuit : la mort ;
Mais était-ce, après tout, une mort inutile ?
L’Angleterre, en effet, pourrait tenir parole
Malgré tout ce qui a été dit et fait.
Nous le connaisons leur rêve ; assez
Pour savoir qu’ils ont rêvé et qu’ils sont morts ;
Mais si le mirage d’un excessif amour
Les ayant égarés, était la cause de leur mort ?
en vérité je le résume à un poème-
MacDonagh et MacBride,
Et Connolly et Pearse,
Maintenant et à tout jamais,
Partout où l’on porte le vert,
Sont changés, changés du tout au tout :
Une beauté terrible est née."

William Butler Yeats "Pâques 1916"

Sommaire :

  1. Sur le front diplomatique 
  2. Sur le front du Donbass
  3. Du côté de l'Ukraine 
  4. Du côté de l'OTAN 
  5. Du côté de la Russie  
 

1/ Sur le front diplomatique...

Alors que l'Ukraine dans un sabotage continuel d'un éventuel règlement pacifique du conflit refuse toujours de dialoguer avec les représentants des Républiques de Donetsk et Lugansk, Zelensky poursuit sa tournée de mendiant auprès des laquais de l'OTAN, quémandant soutiens politiques et aides militaires dans son effort de guerre contre les populations du Donbass.

Et le délire russophobe continue du côté de Kiev qui continue à se considérer en guerre contre la Russie (mais sans rompre ses relations diplomatiques ou combattre son armée qui est en Crimée). Ainsi par exemple de Reznikov, le vice ministre ukrainien chargé de la "réintégration du Donbass" et représentant ukrainien au groupe de contact censé piloter le processus de paixde Minsk 2, qui réagit à l'invitation du président Poutine de rencontrer son homologue ukrainien à Moscou: 

"Pendant la guerre, le président ukrainien ne peut pas se rendre dans la capitale et rencontrer une personne qui est un représentant du pays agresseur. Il me semble que c'est une proposition un peu étrange"

Heureusement pour ces ukropithèques hallucinés que Moscou ne considère pas la Russie être en guerre contre l'Ukraine, car le Maïdan par où leurs délires a commencé deviendrait le bûcher de leur folie criminelle.

Du côté de l'Allemagne :

Même si Berlin, sans conteste est un acteur majeur de la stratégie mondialiste, l'Allemagne n'en reste pas moins accroché à une souveraineté certaine, au moins dans le domaine économique qui fait d'elle le dominant dans la meute des laquais de l'Union Européenne. Défendant ses intérêts nationaux autant que ceux de l'OTAN, Berlin a ainsi, dans le dossier ukrainien, nage de plus en plus à contre courant du torrent russophobe hystérique occidental: 

  • En défendant bec et ongle le projet North Stream 2 d'importation du gaz russe dans l'Union Européenne via l'Allemagne,
  • En refusant d'accorder des aides militaires à l'Ukraine, comme récemment lorsque Kiev lui demandait des vieux patrouilleurs côtiers,
  • Récemment Michael Kretschmer, 1er ministre de Saxe a déclaré: "Mettons fin au dossier de l'Ukraine et il y aura alors encore plus de coopération avec la Russie".

Du côté de la colonie France :

Lorsque le 16 avril, le gouverneur Macron de la colonie France, en compagnie de la chancelière allemande Merkel, ont reçu le mendiant Zelensky de la colonie Ukraine a certes reçu un soutien formel de ses partenaires occidentaux dans l'exacerbation des tensions entre Kiev et Moscou, mais il est reparti les mains vides car ni Paris ni Berlin n'ont signé la déclaration de soutien à l'adhésion de l'Ukraine dans l'Union Européenne que le clown était venu à genoux leur agiter sous le nez.

Voilà donc bien une preuve supplémentaire que cette "intégration dans l'UE", qui a été le moteur des émeutes du Maïdan il y a 7 ans, n'est que le "miroir aux alouettes" destiné à faire tomber l'Ukraine, ce pivot géostratégique européen dans les rets de l'OTAN (et sans toutefois l'intégrer).

Puis, le collabo Macron a appelé le 26 avril 21 le président Poutine pour tenter, à travers différents sujets (Haut Karabagh, Syrie, Libye, Navalny, Donbass, Coronavirus) de faire pression sur la Russie.

Sur le Donbass et concernant le processus de paix, Macron a insisté pour que les accords soient respectés, mais Poutine lui a rappelé que:

  • Ce sont les forces ukrainiennes qui initient quotidiennement les violations du cessez le feu.
  • La Russie n'est pas partie prenante au conflit,
  • La situation est bloquée à cause du refus de Kiev de dialoguer avec Donetsk & Lugansk.


2/ Sur le front du Donbass... 

SITREP du 26 avril 21, avec: les principaux bombardements ukrainiens sur le front,
les vols de reconnaissance des drones RQ 4 "Global Hawk" de l'US Air Force et, fait
intéressant, une réaction électronique répulsive des moyens de guerre électronique
déployés par la Russie sur ses frontières (voir ci après le§ ("Du côté de la Russie").

Quelques exemples des provocations ukrainiennes de ce 26 avril 21, pour illustrer la conception très ukrainienne d'une "trêve de Pâques" :

💥 26 avril 21, 08h10 : bombardement ukrainien au mortier du village de Leninskoe (front Sud de la RPD) depuis Lebedinskoe. 12 obus de 120 mm tirés.

💥 26 avril 21, à 11h30 et 12h45: bombardement ukrainien au mortier des villages d'Ukrainskoe et de Leninskoe depuis Pavlopol et de Vodyanoe. 2 obus de 120mm et 29 grenades autopropulsées AGS 17 tirées.

❗️  26 avril 21, à 12h10 : à Kalinovka, un soldat de la République Populaire de Lugansk est grièvement blessé par des tirs de mitrailleuse lourde ukrainienne.

💥 26 avril 21, 12h25 : bombardement ukrainien de la route Donetsk-Gorlovka sur le front de Yasinovataya (Nord de Donetsk). 3 obus de 73mm (SPG 9) tirés.

💥 26 avril 21, 16h00 : bombardement ukrainien au mortier du village de Lozovoe (Nord Est Debalsevo coté RPL) depuis Svetlodarsk. 3 obus de 82mm tirés.

💥 26 avril 21, 17h15: bombardement ukrainien du village minier de Zolotoe 5 (Front Lugansk) depuis Zolotoe 4. 10 grenades autopropulsées AGS tirées.

💥26 avril 21, 17h17 : bombardement ukrainien au mortier du village de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk) depuis Krasnogorovka. 2 obus de 82mm tirés. 

💥 26 avril 21, 18h45: bombardement ukrainien du village de Zaitsevo (Nord Gorlovka) depuis la partie ukrainienne du village.7 grenades autopropulsées AGS tirées.

💥 26 avril 21, 19h00: bombardement ukrainien du village de Molodezhnoe (Front Lugansk) depuis Katerinovka. 29 grenades autopropulsées AGS tirées. 


3/ Du côté de l'Ukraine... 

Sur le front, les forces ukrainiennes continuent d'avancer des unités d'assaut vers la première ligne ainsi que des blindés et pièces d'artillerie, ce qui est (en plus des tirs effectués) en totale violation avec les accords de Minsk que le gouverneur ukrainien Zelensky ose encore citer lors de ses rodomontades diplomatiques.

26 avril 21, à noter un nouveau vol d'un drone d'attaque "Bayraktar TB2" ukrainien, au
Nord des frontières avec la Crimée (pendant que les aéronefs de l'OTAN étaient au Sud)

Concernant le drone d'attaque Bayraktar TB2, celui ci s'est déplacé à une altitude d'environ 6000 mètres et à environ 230 km/h. il reste cependant des questions concernant son trajet car selon les normes de son constructeur turc, le rayon d'action du TB2 est de 150km à partir de sa station de contrôle. Donc, pour rallonger son rayon d'action soit des stations relais sont disposées le long de son itinéraire... soit il y a une station aéroportée qui l'accompagne à distance, comme par exemple embarquée dans un Boeing RC-135W Rivet Joint, comme celui de la RAF qui tournait au même moment dans le même secteur...

4/ Du côté de l'OTAN...

Le ciel au dessus de la Mer Noire et du Donbass occupé par Kiev bourdonnait des aéronefs de l'OTAN qui ont réalisé une observation continue et multiple des territoires frontaliers russes et de la ligne de front.

26 avril 21 matin, au dessus de la Mer Noire observant les régions russes de Crimée et
de Krasnodar, 1 Boeing RC-135W Rivet Joint de la RAF, et 2 drones Northrop Grumman 
RQ-4A Global Hawk (GINGR68 & FORTE10) qui ensuite vont se diriger vers le Donbass

26 avril 21, après la Crimée, les 2 drones de reconnaissance de l'US Air Force RQ-4 
"Global Hawk" ont reniflé et le front et les régions russes limitrophes du Donbass


5/ Du côté de la Russie...

Base militaire russe de Pogonovo dans la région de Voronej où des matériels de
la 41e armée sont restés sur place, tandis que Moscou annonce d'autres exercices
militaires à venir dans la région (photo d'archive datant du 10 avril).

Parmi les infos autorisées, il faut relever que, face aux comportements toujours agressifs des forces ukrainiennes dans le Donbass ainsi des moyens de renseignement opérant sur ses frontières, la Russie:

  • retardent le retour vers leurs garnisons de certaines unités ayant participé en Crimée aux exercices militaires du District Sud, ainsi que de laisse dans les régions frontalières avec l'Ukraine une partie des matériels et armements, comme ceux de la 41e armée sur la base militaire de Pogonovo (région de Voronej), ce qui permettra de repositionner encore plus rapidement les effectifs des unités en ordre de combat en cas d'offensive ukrainienne dans le Donbass.
  • ce 26 avril, alors qu'il était au plus près des frontières russes un drone stratégique de reconnaissance "Global Hawk" de l'US Air Force a envoyé le signal d'alerte "7600" (perte de communication) après avoir subitement perdu tout contact avec son réseau de satellitaire assurant transmissions et guidage. Il est plus que vraisemblable qu'il s'agit d'une riposte russe au moyen de contre mesures électroniques, pour avertir Washington de calmer le jeu de ses drones espions.
un rappel des caractéristiques du "Global Hawk" ici (§3)

Cette confrontation non armée, digne de la guerre froide réactivée entre Washington et Moscou montre le niveau technologique très élevé et opérationnel de l'armée russe, y compris dans le domaine de la guerre électronique, resté pendant longtemps l'apanage des armées occidentales, au point que ses moyens de mesures et contre mesures électroniques sont capables de neutraliser le fleuron "up to date" de l'armée de l'air étasunienne.

 Complexe russe de guerre élec "Krasukha-4", qui est déployé
le long des frontières, autour des bases, centres stratégiques
mais aussi dans le Donbass depuis la menace d'une attaque
aérienne ukrainienne avec les drones "Bayraktar TB2" qui sont
synchronisés avec le réseau satellitaire pour guider leurs tirs.

Les unités mobiles de guerre électronique, terrestres, maritimes ou aéroportées ont déjà fait leurs preuves contre les moyens de l'OTAN, paralysant les systèmes de tir de destroyers lance missiles de l'US Navy, brouillant les communications radios des états majors, ou coupant le réseau GPS auquel sont synchronisés nombre de guidages missiles modernes. Le 11 avril dernier sur le front du Donbass, les unités ukrainiennes de tout un secteur se sont retrouvées sans liaison satellitaire, donc dans l'impossibilité d'employer des drones d'attaque de type "Bayraktar TB2". Un test réussi pour les complexes républicains de guerre élec "Terricon 2" et qui sortent des usines d'arment de Donetsk. 

Mais, dans ce cas particulier le système russe qui a mis en panique le RQ-4 étasunien est encore plus puissant que le "Krasukha-4" car il a pu atteindre également la communication du satellite relais contrôlant le drone. 

Un avertissement de la défense russe en forme d'humiliation technologique...

Erwan Castel 

Dans le Donbass, les habitants soignent les plaies de la guerre
avec la renaissance du printemps..... russe bien évidemment !