Affichage des articles dont le libellé est Debalsevo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Debalsevo. Afficher tous les articles

jeudi 17 janvier 2019

Un délire qui déborde dans la réalité


Au Nord du secteur de Debalsevo, à la charnière entre les 2 républiques Populaires de Donetsk, des explosifs ont été repérés contre les écluses du barrage hydraulique de Mironovsky, situé dans la zone contrôlée par les forces de Kiev...

Cette information évoquant une menace d'inondation volontaire de zones habitées par l'armée ukrainienne, n'est pas nouvelle, et elle resurgit régulièrement à la surface des communiqués des services républicains comme le monstre du Loch Ness. En effet dès 2014, on évoquait déjà cette menace suite aux déclarations de Igor Kolomoisky l'Oligarque ukrainien et mécène de nombreux bataillons spéciaux qui sont de facto des unités plutôt spécialisés dans des crimes de guerre si sordides que certains ont même été condamnés par des tribunaux de Kiev (Aïdar par exemple). A cette époque il était question de noyer une centrale nucléaire dans la région de Dniepropetrovsk... 

Depuis le délire a retrouvé des proportions plus modestes et s'est déplacé vers la ligne de front du Donbass, ce qui rend la menace d'autant plus sérieuse plus sérieuse que l'on sait depuis décembre 2018 que l'Etat Major ukrainien envisage d'inventer un "casus belli" légitimant une offensive de Kiev, par une opération criminelle médiatique mise en scène pour accuser les forces républicaines ("false flag") .

Et ce sont les observateurs de la "Mission de Surveillance Spéciale" de l'OSCE eux-mêmes qui ont donné l'alerte et leur observation consignée dans leur rapport quotidien !


  • « La MSS a vu pour la première fois deux caisses en bois carrées vert foncé (avec des fils connectés) fixées aux portes métalliques d’une écluse du côté nord du réservoir de Mironovsky et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (zone contrôlée par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk). Un soldat non armé a parlé à la MSS de la présence d’explosifs sur l’écluse. »

Concrètement quelle est la nature de la menace ?
La rupture de ce barrage de Mironovsky ne menacerait pas directement les territoires des Républiques de Donetsk et Lugnask mais une zone située au Nord Est de Svitlodarsk longeant du côté controlé par Kiev l'actuelle ligne de front chevauchant la limite entre les oblasts/républiques de Donetsk et Lugansk.

Mais n'est-ce pas le principe même d'un "false flag" que de faire croire que ce sont nos forces, intérêts ou secteur qui sont visés pour mieux pouvoir accuser une intention de la partie adverse.

Source de la carte : "Donbass Insider" (Christelle Néant)

Car si on laisse de côté la surenchère délirante dont est coutumière la propagandiste Christelle N., le fait est que cette fois le délire ukropithèque déborde sur une menace réelle.

En l’occurrence, l'inondation toucherait des villages peuplés, situés principalement sur le territoire de la RPL (mais vu le relief et la distance probablement pas Pervomaisk comme mentionné sur la carte). Il y a également dans cette zone des unités ukrainiennes , ce qui explique que les charges aient été placées sur les portes et non sur la structure du barrage lui-même, permettant ainsi par un débit modéré de procéder à une évacuation voire au colmatage de l'écluse.

Car dans une telle opération il est nécessaire qu'elle reste sous contrôle et se limite dans ses effets majeurs à la médiatisation extrême d'une dramaturgie servant des actions politiques et militaires violentes. 

Cela dit, les conséquences sur le terrain d'une telle opération terroriste de Kiev seraient très importantes: des victimes certainement et parmi la population civile, des dégâts sur les réseaux de distribution électrique et d'eau potable, sur des entreprises et dépôts locaux, impactant à la fois l’économie locale (Mironovsky est la région avicole la plus importante d'Ukraine avec 50% de la production de volailles ukrainienne) et l'écologie du bassin fluvial.

Bref, de quoi émouvoir l'opinion publique nationale et surtout internationale, cette dernière étant le premier objectif d'une telle opération aussi criminelle que débile, car poser des caisses visibles plusieurs jours avant le sabotage, relève une fois de plus d'un amateurisme voué à l'échec et qui ici s'avère être particulièrement heureux pour la population du Donbass et la conduite de la guerre...

Erwan Castel

Article référence :  "Donbass Insider"





dimanche 25 novembre 2018

Une zone "neutre" plutôt noire !


Depuis plus de 2 ans je rends compte régulièrement des "sauts de crapauds" réalisés par l'armée ukrainienne dans la zone neutre dite "grise" située entre les 2 lignes de tranchées et positions des belligérants et qui est sensée restée une zone démilitarisée et d'une largeur minimale de 2 km telle que définie par le protocole des accords de Minsk.

Or depuis que mars 2016 et leur poussée offensive dans la zone industrielle située entre Yasinovataya et Avdeevka (Nord de Donetsk), les forces armées ukrainiennes ont multipliées cette tactique qu'ils nomment eux mêmes "saut de crapaud" et qui consiste à prendre le contrôle de cette zone neutre dite "grise".

Certes le tracé du front ne bouge pas MAIS les comportements et les déploiements sont bousculés par une telle tactique car elle crée des "zones de contact" entre les belligérants en réduisant l'espace qui les sépare à quelques centaines de mètres.

Ainsi l'Etat Major du Lieutenant Général Naiev, commandant l'Opération des forces combinées dans le Donbass (qui a remplacé avant l'été l'Opération Spéciale Antiterroriste déclanchée en 2014 contre la population du Donbass), a récemment annoncé la "libération" d'un "village" situé sur le front de l'arc Svitlodarsk (à l'Est de Gorlovka, et Nord de Debalsevo). 


J'analyserai plus loin cette information de la propagande ukrainienne pour tenter d'y discerner le vrai du faux. En attendant l'action revendiquée dans la zone grise même si elle fait l'objet d'une information affabulée est bien une réalité tactique des forces ukrainiennes et qui d'ailleurs, constitue au passage une nouvelle violation flagrante des accords de Minsk signés par Kiev.

Les conséquences d'une telle invasion ukrainienne de la zone neutre jusqu'au contact des défenses républicaines sont en effet multiples :
  • L'application du cessez le feu est quasiment impossible au vu de la proximité des belligérants.
  • Le temps de réaction en cas d'attaque ukrainienne étant réduit à néant, les forces républicaines sont obligées de renforcer leurs effectifs en première ligne.
  • et par conséquent les forces de réserve d'où sont issues ses renforts et affaiblie dans ses effectifs et ses secteurs potentiels d'intervention etc...
Un exemple de "zone de contact": la zone de "Promka" entre Avdeevka et Yasinovataya au Nord de Donetsk. Depuis la publication de cette carte en février 2017 dans le cadre de l'information sur l'usine de filtration d'eau potable coincée au milieu de la ligne de front (rectangle noir), les avants postes ukrainiens (en bleu) se sont encore rapprochées des défenses républicaines (en rouge) qui elles se sont renforcées et multipliées. Aujourd'hui dans de nombreux secteurs de ce front, la situation s'est aggravée et une distance d'à peine 100 mètres sépare aujourd'hui les belligérants.

A ces considérations militaires on doit rajouter des objectifs psychologiques et politiques ukrainiens dont la propagande de guerre est friande surtout en ce moment, dans un contexte de campagne présidentielle ukrainienne . En effet réaliser ce type d'actions et surtout les médiatiser exagérément permet de faire croire :
  • que l'Opération des Forces combinées obtient des "victoires" et des conquêtes de terrain qu'elle nomme avec vantardise  "libérations".
  • que les promesses politiques de restaurer "l'intégrité territoriale" ne sont pas des mensonges du gouvernement.
  • de plus en interne le ramdam propagandiste réalisé autour d'une telle action cherche, à l'entrée de la saison froide, à regonfler le moral d'une armée ukrainienne lassée de cette guerre et vérolée par les désertions, les suicides, l'alcoolisme et les dépressions.  

Quand "la montagne accouche d'une souris" !

Voyons maintenant la vidéo réalisée à l'occasion de cette prétendue action ukrainienne dans la zone grise de l'arc Svitlodarsk et dont les images sont très souvent en contradiction avec le compte-rendu narratif :

Plusieurs questions : 
  • De quel village s'agit-il ? pas de nom et sur la vidéo on ne voit qu'une maison abandonnée et sa dépendance, vraisemblablement une datcha ou une ferme isolée.
  • Pas un habitant, ni même de traces d'activité récente attestant d'une occupation civile ou militaire du lieu.
  • Quel est la nature des renseignements soit disant recueillis par les ukrops ? cette carte aux couleurs de la République Populaire de Donetsk, dont on ne sait pas si elle n'est pas une mise en scène du reporter.
  • L'unité prend t-elle position dans les lieux ? En tout cas son effectif et ses équipements sont bien légers pour capitaliser cette prétendue "libération" 
  • Rien ne prouve que ce n'est pas en fait un exercice réalisé dans un polygone à l'arrière du front. Car dans les précédentes actions ukrops médiatisées dans la zone grise, les images prenaient un soin attentif à prouver leur avancées en filmant par exemples des positions républicaines observées ou des panneaux  de signalisation... ici rien !
Voici 2 captures d'écran réalisées par le reporter "Стас Донецкий" et qui montrent la réalité 
de ce hameau détruit et abandonné dans la zone grise au Nord de Debalsevo.



Bref, je pense que cette annonce propagandiste plutôt grossière n'est ici ni plus ni moins qu'un "remake" de  l'histoire de "la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf" mais qui a au moins l'avantage de nous montrer quelques équipements occidentaux des forces ukrainiennes (radio ou optiques par exemple). Et quand bien même ! je ne vois pas quel mérite il y a à occuper une zone démilitarisée où il n'y a aucune position militaire républicaine d'organisées, à part parfois quelques bouchons de mines sur les axes la traversant (tactique d'ailleurs réciproque). 

Ces ukropithèques mégalomanes et médiocres ,qui veulent prendre pour modèle l'Occident de devraient commencer à lire le philosophe romain Sénèque repris par le Cid de Corneille qui rappelle qu' "à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !" 

Conclusion :

Cela dit le problème des invasions et violations régulières de la zone grise par les ukrainiens est bien une réalité que confirment leurs pertes fréquentes dans les champs de mines qui y sont réalisés. 

Aujourd'hui les zones de contacts qui étaient que de 2 ou 3 en 2015 (sur les secteurs du front urbanisés tel que Marinka au Sud-Ouest de Donetsk par exemple) se sont multipliés à plus d'une dizaine de secteurs répartis tout le long de la ligne de front, depuis le front maritime au Sud de la République Populaire de Donetsk jusqu'à la zone frontalière russe au Nord de la république Populaire de Lugansk. Et les forces ukrainiennes lorsqu'elles ne partent pas à la conquête de ces zones démilitarisées, y effectuent des missions de reconnaissance en toute impunité.

Si un processus de paix devait être à nouveau et sincèrement engagé (je ne parle pas de la farce de Minsk qui laisse faire faute de moyens et surtout de volonté politique) il faudrait que dans un premier temps soit reconstitué un véritable "no man's land" entre les position des belligérants et des moyens coercitifs fermes contre ceux qui violerait son espace terrestre et aérien.

En attendant, le gouvernement Pushilin et son Etat Major devrait se pencher sérieusement sur ce problème majeur et envisager des options politiques mais aussi militaires pour garantir la neutralité de cette zone grise et repousser les forces ukrainiennes au minimum sur leurs lignes de 2015.

Erwan Castel


lundi 23 janvier 2017

Un front de plus en plus tendu

Une pression ukrainienne sur le chambranle du Donbass 
chaque jour de plus en plus menaçante

Le terminal de l'aéroport, théâtre de violents combats il y a exactement 2 ans et toujours bombardé depuis sa reprise par les forces républicaines.

Aujourd'hui encore, 23 janvier 2017, l'armée ukrainienne a engagé sa campagne de bombardements en pleine journée, pilonnant la ligne de front et les quartiers alentours sur plusieurs secteurs. Au total durant la journée et pour le seule territoire de la République de Donetsk, Kiev a violé plus de 1200 fois le cessez le feu signé à Minsk.

Sur le front de Donetsk dans la nuit du 20 au 21 janvier 2017

Principaux événements militaires du 23 janvier (journal publié initialement sur FB)

-14h00 : Bombardement intense à l'artillerie lourde du secteur de Logvinova à l'Est de Gorlovka ("Arc Svitlodarsk" au Nord de Debalsevo)

-14h45 : Tirs de mortiers sur le secteur de l'aéroport au Nord de Donetsk 

-16h00 : Au moment où je rentre chez moi le secteur Nord de Donetsk est sous le feu de l'artillerie lourde ukrainienne. Yasinovataya et aéroport tandis qu'à Spartak des échanges de tirs se font à nouveau entendre (mitrailleuses et lance grenades automatiques)

-16h15 : Violents échanges de tirs sur "Volvo Center" (Ouest aéroport). Les ukrainiens engagent mortiers et chars de combat pour bombarder.



-17h00 : Intensification des bombardements sur le Nord de Donetsk. L'artillerie républicaine riposte. (Carte 1)

-18h00 : Tirs au mortiers de 120mm sur Staromikhaïlovka (à l'Est de Donetsk) à partir des positions ukrainiennes de Krasnogorovka.

-18h45 : Bombardements et combats au Nord de Debalsevo sur "l'Arc Svitlodarsk" (Carte 2)

-20h00 : Accalmie avec quelques tirs sporadiques du côté de Yasinovataya et Spartak.

-20h45 : Tirs d'obusier sur le Nord de Donetsk 

-23h00 : Combats d'intensité élevée dans le secteur de Stakhanov (Nord de Debalsevo) et bombardements importants vers Kalinovka (Nord Ouest de Debalsevo). A l'Ouest de Kalinove (voir la 3ème carte) on signale la présence de mercenaires géorgiens dans les rangs ukrainiens.
Dans l'aprés-midi, un homme de 49 ans à été tué par des shrapnels alors qu'il se rendait dans la mine de charbon où il travaille dans le secteur de Kirovsk (République de Lugansk, au Nord de Debalsevo) Le bombardement ukrainien qui l'à tué vidait l'hôpital de Kirov qui a été endommagé.

-23h20 : Bombardements sur la mine Gagarin dans le secteur de Novgorod (Ouest de Gorlovka) avec des mortiers et des véhicules de combat d'infanterie.


-23h40 : Combats importants au Sud de Marinka au niveau de la route vers Zaporodje . Mortiers, RPG et armes d’infanterie.

-02h00 : Les bombardements ukrainiens à Dokuchaïevsk continuent, avec des mortiers et de l'artillerie lourde positionnés à Taramchuk au Nord Ouest de la ville.




2 secteurs du front particulièrement tendus

Dans une guerre de position comme celle qui sévit dans le Donbass depuis plus de 2 ans certains secteurs sont particulièrement difficiles à cause des combats qui s'y déroulent et d'autres particulièrement dangereux à cause des unités d'assaut qui s'y concentrent. Dans ces deux types de secteurs, actif ou passif, le front est menacé par une rupture d'autant plus grave que sa profondeur est étroite et limite le temps de riposte à une offensive brutale.

Voici 2 exemples de ce type de secteurs particulièrement tendu : 



Un front actif : l'arc Svitlodarsk


Depuis le mois de décembre 2016, l'armée ukrainienne a entrepris d'investir la zone grise du front situé au Nord de Debalsevo (voir les articles récents au lien suivant : Debalsevo) occupant progressivement même au prix de lourdes pertes des petites collines surplombant et menaçant les localités républicaines du secteur. 

Ces avancées ukrainiennes ont pour conséquence, en grignotant la zone grise de créer des zones de contact entre les 2 lignes belligérantes, ce qui pose un problème majeur lorsque la deuxième ligne à partir de laquelle peut être organisée une contre-attaque se situe au niveau d'un point stratégique comme le carrefour de Debalsevo au Sud ou la ville de Pervomaisk à l'Ouest de l'arc Svitlodarsk (l'encadré sur la carte).

Depuis un mois bientôt la pression de l'armée ukrainienne via ses bombardements et ses attaques au sol est ininterrompue et ce week-end, les forces de Kiev ont encore progressé de 500 mètres en direction de Stakhanov, occupant de nouvelles collines surplombant les positions républicaines. 


Un reportage de la TV TSN sur les unités ukrainiennes 
déployées dans ce secteur Ouest de Svitlodarsk

Et ce grignotage s'effectue sans que l'OSCE réagisse malgré qu'il soit une violation flagrante des accords de Minsk, comme hier où les observateurs ont refusé de se déplacer prétextant que le dimanche est leur jour de congé ! Tel un élastique que l'on tend centimètre par centimètre, il est évident qu'à un moment le front va exploser et se transformer en action dynamique importante, attaque ukrainienne ou contre-attaque républicaine, l'avantage étant alors à celui qui sera en position défensive...



Un front passif : l'axe Sud


Les incursions ukrainiennes tentées au Nord de la ligne de front ou sur les secteurs fortement urbanisés s'avèrent souvent impossible à mener sans lourdes pertes disproportionnées par rapport aux gains de terrains obtenus. Aussi cette armée ukrainienne pourrait-elle être tentée, après avoir fixé les réserves des armées républicaines autour des villes où elle exerce une pression constante (Donetsk Gorlovka, Debalsevo, Lugansk), ce réaliser une offensive massive et rapide dans une zone propice aux déploiement d'unités blindés et éventuellement de forces aériennes d'appui ou de projection de forces...
Cette option pourrait être développée au Sud de la DNR une zone favorable à un assaut blindé et dont l'objectif serait de prendre le contrôle d'une partie proche (moins de 100km) de la frontière avec la Russie et ainsi d'isoler le corps d'armées républicain déployé dans le Sud face à Mariupol.(Voir sur cette hypothèse les articles précédents, le lien ici : Axe Sud).

Arrivé à la frontière russe, le gouvernement ukrainien pour capitaliser cette action militaire, devra également pouvoir la valider sur le plan diplomatique, ce qui est loin d'être gagné, car la Russie vraisemblablement ne resterait pas sans régir en cas de nouveaux combats sur sa frontière. Mais provoquer la Russie en la menaçant sur ses frontières fait certainement également partie des objectifs d'une telle offensive ukrainienne sur un axe Sud...

Depuis plusieurs semaines, les services de renseignement républicains notent le déploiement important d'unités d'assaut et d'artillerie dans ce secteur entre Volnovakha et Dokuchaievsk (LRM, Blindés, et même hélicoptères de combat), et aujourd'hui par exemple de nouvelles concentrations d'unités ukrainiennes ont été repérées dans la zone grise au Sud de Dokuchaievsk, face au secteur de Styla (encadré de la carte ci dessus)

L'occupation illégale de la zone neutre par Kiev se poursuit sur l'ensemble du front

Dans ces 2 situations dangereuses, l'armée ukrainienne procède de la même tactique qui est d'envahir progressivement cette "zone grise" située entre les belligérants et normalement démilitarisée, provoquant ainsi un rétrécissement de la ligne de front jusqu'à créer des zones de contact et surtout une diminution du temps de réaction disponible des unités républicaines en cas d'offensive majeure...

La situation est donc de plus en plus tendue sur l'ensemble d'un front sur lequel les organismes de contrôle du cessez le feu ne semblent plus avoir aucune influence...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Mortier de 120mm


*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan

dimanche 15 janvier 2017

Des sauts de crapaud...

 La stratégie d'usure choisie par Kiev 
risque d'être à double tranchant...

Conscrit ukrops à l'entrainement
Au cours des dernières attaques de l'armée ukrainienne, force est de constater que cette dernière a réussi à grignoter des lambeaux de terrain, principalement dans cette zone neutre appelée "zone grise". Cette stratégie de "saut de crapaud" cherche par la faiblesse des moyens engagés à provoquer une guerre d'usure sans pour autant bousculer définitivement le processus de paix engagé à Minsk.

Les dernières opérations menées par Kiev pour conquérir ces espaces neutres coincés entre les 2 lignes, ont été engagées dans le secteur de l'Arc Svitlodarsk, et elles s'y déroulent etoujours. Au cours de ces attaques menées le 18 décembre entre Kalinovka et Logvinova (au Nord-Ouest de Debalsevo) puis le 12 janvier dernier entre Kalinove et Novogrogorovski (au Nord-Est de Debalsevo), une série de petites collines et un village (Novoluganskoe) ont été conquis dans cette zone sensée rester démilitarisée. 

Globalement, ces avancées ne redessinent pas le traçé général de la ligne de front et si elles donnent apparemment un avantage à Kiev, qui a l'initiative de l'attaque et de la conquête du terrain, en réalité le prix payé par l'armée ukrainienne s'avère disproportionné et surtout inutile car inexploité par une stratégie désorganisée et hésitante.

Il ne s'agit pas ici de tomber dans un discours propagandiste aveugle et manichéen car il existe bel et bien des avancées ukrainiennes inquiétantes et qui deviennent, mètre après mètre, problématiques pour le dispositif de défense républicain qui voit la profondeur stratégique offerte par la zone grise se réduire comme une peau de chagrin ainsi que des points névralgiques de son territoires à nouveau menacés et sous le feu des canons ennemis (comme à Yasinovataya par exemple). 
Mais moralement ces opérations déstabilisent surtout l'armée ukrainienne qui les exécute aux prix de lourdes pertes et à qui on demande presque toujours d'abandonner ensuite une partie du terrain conquis. 


Une tactique ukrainienne limitée qui avantage les républicains

ZSU 23-2 républicain, canon antiaérien redoutable dans le combat défensif terrestre

Pour illustrer ce ressenti, rien de mieux que de lire les analyses ukrainiennes elles-mêmes qui malgré le carcan d'une propagande de guerre logiquement partiale, révèlent les incohérences, les doutes et le mécontentement d'une armée qui est sacrifiée pour des victoires sans importance et souvent éphémères...Parmi ces analyses ukrainiennes, celle réalisée pour le média ukrainien "Dialog" par Yuri Butuzov au sujet des combats dans le secteur de Svitlodarsk me semble intéressante :
  • Pour tenter de donner une légitimité à leur violation du cessez le feu dans ce secteur sensible de Debalsevo, Butuzov reprend la revendication puérile de Kiev qui, arguant de la présence dans la ville des derniers soldats en cours d'évacuation, au moment de la signature de "Minsk 2", pour la revendiquer aujourd'hui, politiquement et militairement.
  • Il refuse de reconnaitre l'efficacité des contre attaques républicaines préparées par un combat de freinage réalisé par une première ligne se repliant en canalisant l'ennemi vers leurs polygones de tirs de barrage. 
  • Il préfère accuser le commandement ukrainien de "décisions étranges" : ainsi le 29 juin 2016, "après plusieurs heures de combat notre unité a reçu l'ordre de quitter le terrain et revenir à leurs positions initiales".
  • De même pour l'opération offensive suivante du 18 décembre 2016, Butuzov qui confirme les pertes importants subies par Kiev ce jour là, dénonce également l'ordre du commandement d'abandonner la hauteur "223" occupée lors de leur attaque initiale.
  • Concernant l'emploi de l'artillerie il constate à mot couvert que l'artillerie républicaine est plus performante que l'artillerie ukrainienne insuffisante autant dans les appuis à l'infanterie que dans les tirs de "contre-batterie" qui réduiraient sensiblement les pertes.
  • Concernant l'infanterie il reconnait qu'elle n'est pas entraînée à des opérations tactiques réalisée par à l'échelon de petites unités autonomes et mobiles, et qu'il est nécessaire de sortir le soldat ukrainien de la léthargie des tranchées.
Bref, Butuzov reproche l'insuffisance des attaques ukrainiennes réalisées, tant dans leur largeur, leurs moyens que les compétences tactiques requises et qui est responsable de la faible profondeur gagnée autant que des pertes importantes subies.


Une stratégie évolutive mais sans moyens adaptés

La dernière action offensive ukrainienne sur le flanc Est de Svitlodarsk était plus large et dispersée contrairement aux précédentes attaques très limitées dans l'espace.

Si la zone limitée des attaques menées par Kiev en 2016 est surtout un choix politique, elle présente en revanche l'inconvénient d'être très vite repérée et définie par les forces républicaines qui vont alors converger leurs forces de réactions disponibles (renforts blindés et artillerie) vers un point unique du front. C'est ce qui a conduit l'offensive du 29 juin à son échec cuisant et celle du 18 décembre à son arrêt brutal, suite à de lourdes pertes.

L'ukrainien Butuzov confirme cette analyse par des réflexions et des recommandations car en effet, il dénonce des offensives ukrainiennes trop limitées dans l'espace et qui sont donc plus facilement et rapidement traitables par les contre attaques républicaines. Reprenant les théories modernes de la guerre de mouvement Butuzov préconise  "de lancer une offensive sur un large front, avec des attaques sur une bande plus large, de sorte que l'ennemi ne puisse pas localiser rapidement nos actions, de les découvrir, et de concentrer sur une petite zone l'ensemble de ses réserves et de son artillerie, il faut le forcer à réagir disperser."

C'est cette tactique offensive "plus large", avec une "préparation d'artillerie dans la profondeur" qui semble avoir été appliquée lors des derniers combats engagés le 12 janvier 2016 sur le flanc Est de l'Arc Svitlodarsk, mais aux premiers renseignements glanés ici et là elle n'a pas forcément bénéficié de moyens adaptés à la largeur de l'offensive (environ 15 km sur 3 axes) et a donc autant dispersé les forces attaquantes que les forces attaquées !

Le résultat semble donc le même : une offensive qui s'enlise au bout de quelques heures sur quelques mamelons chèrement acquis, et qui passe le relais à une artillerie qui reprend ses pilonnages sur la population civile à défaut de pouvoir casser les défenses républicaines qui elles se sont adaptées, réorganisées et renforcées.


En résumé et en se limitant sur les 3 dernières actions offensives menées contre le front de Debalsevo nous observons :
  • Le 29 juin, les unités de Kiev après avoir bousculé les premières lignes républicaines de 4 km se sont retrouvées isolées et sans appui d'artillerie à la merci des contre-attaques blindées et tirs de barrages qui les ont renvoyé vers leurs positions initiales.
  • Le 18 décembre, les objectifs visés lors des assauts près de Kalinovka étaient moins profonds mais dans une zone trop petite, ils ont permis une concentration rapide des réactions républicaines qui ont forcé à un abandon de la plupart des positions conquises.
  • Le 12 janvier, les objectifs toujours limités dans la profondeur mais cette fois étalés sur la largeur malgré une préparation d'artillerie plus importante et profonde ne semblent pas avoir mobilisé suffisamment de moyens. Ces opérations sont toujours en cours...
Quoiqu'il en soit  cette stratégie ukrainienne de l'usure appelé par leurs propres experts "saut de crapaud" ne pourra pas durer comme cela indéfiniment car elle a besoin de plus de moyens pour aboutir mais cela risque alors de faire exploser à nouveau le front...

En attendant, le seul gain qui est obtenu réellement par Kiev dans cette "guerre grise" c'est le gain de temps pour respecter les accords de Minsk, mais cependant il ne faut pas sous-estimer son adversaire surtout lorsqu'il affiche une évolution rapides de ses moyens et sa tactique, car rester attentif à ses procédures repérer leurs changements permet de mieux anticiper et vaincre....

Demain est un autre jour.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Ci dessous un article de Karine Bechet-Golovko sur cette "guerre molle" (mais meurtrière) pratiquée par Kiev dans les zones grises :



Source de l'article : Russie Politics

Donbass: l'Ukraine développe une "guerre molle"

Maison à Kominternovo après les tirs de l'armée ukrainienne
 par Karine Bechet-Golovko

14 janvier 2017

"L'armée ukrainienne n'est pas actuellement apte à remporter d'importants affrontements directs, comme l'a démontré sa dernière tentative vers Debaltsevo. Par ailleurs, sa position est "inconfortable" à certains endroits de la ligne de front. Afin de renforcer ses positions, elle a développé une nouvelle technique, celle que l'on pourrait appeler la guerre molle. Il s'agit de gagner quelques mètres ici, un kilomètre par là, stabiliser une nouvelle ligne de front qui lui permette d'avoir, à moyen ou long terme, un point de départ plus fort pour une offensive de grande ampleur.

Ces derniers temps, malgré le cessez-le-feu du 24 décembre qui, selon le dirigeant de la République de Donetsk, Zakharchenko, n'a été respecté que 2 jours par l'armée ukrainienne, les combats s'intensifient.

L'artillerie reprend du service depuis le réveillon de Noël orthodoxe, le 6 janvier:

« Dans l'espace des dernières 24 heures, les forces de sécurité ukrainiennes ont violé le cessez-le-feu 253 fois. En cela, l'ennemi a tiré contre la république 28 projectiles de calibres 122 et 152 mm, 69 obus de calibres 82 et 120 mm, ainsi que 90 munitions de divers types de lance-grenades. De même, des véhicules blindés et des armes d'infanterie ont été utilisées ».

Les nouvelles dans l'ensemble sont mauvaises. En une semaine, l'on compte 1500 tirs de mortiers et d'obus. L'armée ukrainienne renforce ses positions, fait venir des tireurs d'élite, rappelle les bataillons punitifs, augmente sa force de feu avec les tanks et les blindés. Les résultats sont évidents: les civils sont les cibles. 

A Débaltsevo, 500 maisons se sont retrouvées sans électricité suite aux tirs incessants de l'armée ukrainienne dans la nuit du 12 au 13 janvier qui ont touché la ligne électrique. Dans le village de Kalinovo, ce sont 900 abonnés qui sont sans électricité parce que l'armée a bombardé toute la nuit du 13 au 14 janvier. Deux maisons ont été détruites et une personne est décédée à Irmino lorsqu'un obus est tombé sur sa maison. Dans le village de Kominternovo, une maison a brûlé cette nuit suite aux tirs de l'armée ukrainienne.

L'armée met quasiment toute la ligne de front sous pression, même les anciennes zones de combat, comme l'aéroport de Donetsk ou Gorlovka. D'une manière générale, l'armée attaque des petites zones, cherche à renforcer ses positions. Selon les experts militaires ukrainiens:

"Faire la guerre maintenant, ce n'est plus attaquer Donetsk. Faire la guerre, c'est éliminer les dangers pour notre armée sur tous les points du front où l'ennemi est encastré dans nos défense. Ce qui concerne Popasnaya, Svetlodarsk, Gorlovka, Adeevka, Marinka, Peskov, Dokutchaevsk, Vodianovo, Chirokino ... Pour cela, il faut préparer l'armée à de réels combats locaux, qui se conduisent dans les forêts et sur les hauteurs. Et cela va durer encore de nombreuses années."

Avec cette technique, l'armée ukrainienne a déjà réussi à déplacer à son avantage la ligne de front dans cette zone, qui est la zone neutre entre les deux camps, revendiquant certains villages par exemple ou certaines zones industrielles. C'est aussi une guerre d'usure. De cette manière, elle peut préparer à terme une offensive de plus grande ampleur."

Publié par Karine Bechet-Golovko

Des drapeaux ukrainiens marquant des sauts de crapauds 
inutiles et sanglants dans la boue gelée des tranchées


*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan


La neige ensanglantée

Kiev pilonne un quartier résidentiel d'Irmino

Cette nuit, tandis que les blindés US continuent de se déployer en Pologne et dans les pays baltes, Kiev a bombardé une localité de la République de Lugansk occasionnant plusieurs victimes civiles et des dégâts importants. Le bilan de ce nouveau crime de guerre ukrainien soutenu et financé par les occidentaux est en cours. Mises à jour à venir...


Hier soir, la situation sur le front de Debalsevo s'est encore aggravée

Durant toute la soirée, des bombardements ukrainiens et des combats importants se sont poursuivis sur ce front Est de "l'arc Svitlodarsk", dans la direction de Stakhanov (Nord Est de Debalsevo)

- 21h15 Bombardements de mortiers, vers Kalinove
- 21h30 Bombardements de mortiers, vers Logvinova
- 22h00 Bombardements d'obusiers, vers Uglegorsk
- 22h30 Bombardements d'obusiers sur la ligne d'attaque de Irmino au Nord jusqu'à Novoalexandrovka au Sud - Intensité élevée.

Devant la violence des bombardements ukrainien les forces républicaines ont riposté également et des échanges de tirs ont lieu sur les différentes zones de Contact du secteur, tandis que d'autres bombardements ukrainiens frappaient aussi d'autres secteurs comme Gorlovka, Kominternovo ou Yasinovataya.


Rappel de la situation :

Le front entre Donetsk et Lugansk est un secteur particulièrement sensible, car il est la charnière entre les deux républiques de Donetsk et Lugansk que commande le carrefour stratégique de Debalsevo, nœud routier et ferroviaire vital pour la défense du Donbass. Théâtre d'importants combats pendant l'hiver 2014-2015, Debalsevo qui a été libéré par les Républicains en février 2015 subit depuis plusieurs mois de nouvelles attaques ukrainiennes de plus en plus violentes (29 juin et 18 décembre 2016 et 13 janvier dernier)


Cette nuit les bombardements ukrainiens ont été particulièrement violents dans le secteur Nord de la ligne d'attaque lancée il y 3 jour par Kiev. Cette ligne offensive a pour objectif d'occuper la zone neutre située entre les belligérant et vraisemblablement de pousser les avant postes ukrainiens jusqu'à une ligne de crête, orientée Nord-Est / Sud Ouest entre Pervomaïsk et Debalsevo et qui surplombe les localités républicaines situées sur le flanc Est de "l'Arc Svitlodarsk". 

Au nord de cette ligne de crête se trouve la petite ville d'Irmino, une localité minière de la République de Lugansk dont elle est distante de 55 km. Avant la guerre sa population était d'environ 10 000 personnes et malgré le départ de plusieurs familles suite à la guerre, une grande partie de la population est restée sur place.
Cette ville qui contrôle la route entre Stakhanov et Pervomaïsk est aussi située au nord de la ligne d'attaque de l'armée unkrainienne



Des bombardements répétés avec de l'artillerie lourde

Il est malheureusement inévitable que dans un contexte de guerre moderne au milieu de zones habitées, des "dommages collatéraux" arrivent, liés à des erreurs humaines ou des problèmes techniques des armes et munitions par exemple, mais lorsque les bombardements sont répétés et menés de façon intensive sur des quartiers résidentiels, il est évident que nous sommes alors en présence d'un crime de guerre délibéré.

C'est ce que l'armée ukrainienne fait régulièrement depuis le mois d'avril 2014 dans le Donbass et dont le bombardement d'Irmino n'est qu'une nouvelle page sanglante de la tragédie dont le premier acte s'est joué sur le Maïdan il y a 3 ans...

14 janvier 2017, bombardement d'Irmino


Les ukrainiens ont utilisé hier soir tous leurs calibres sur le flanc Est de Svitlodarsk pour tenter de rompre les lignes de défense républicaines, armes d'infanterie, lance roquettes, lances grenades, mortiers, véhicules de combat et chars, mais pour allonger leurs tirs sur les populations civiles situées à l'arrière du front, ils ont utilisé leur artillerie lourde, plus puissante et destructrice. C'est ainsi que Irmino, pourtant très éloigné des lignes républicaines été plusieurs fois touché par des obus de 152mm dans la soirée du 14 au 15 janvier.

Au premier bilan, un jeune homme de 27 ans a été tué et plusieurs maisons ont été gravement endommagés.

Les autorités de la République de Lugnask ont alerté l'OSCE responsable de contrôler l'application des accords de Minsk que cette situation est consécutive aux avancées récentes de l'armée ukrainienne et que le calme ne pourra revenir qu'après leur départ de la zone grise et du village de Novoluganskoe.

"L'armée ukrainienne est pire que les nazis"

A Kalinove, situé au Sud-Ouest d'Irmino les bombardements sont également ininterrompus depuis 3 jours, et les habitants qui sont restés sont depuis terrés dans les caves d'un village où l'électricité est régulièrement interrompue par les bombardements. C'est dans ce village que, dans la nuit du 13 au 14 un chien alerté par son sixième sens a alerté une famille attentive à son affolement inhabituel et l'a entraîné dans la cave quelques secondes avant un bombardement qui a détruit une partie de leur maison... 



A Irmino, ce matin la population est choquée et surtout révoltée, un ancien âgé de 90 ans, qui a vécu la dernière guerre mondiale témoigne :

"Le bombardement est arrivé aux environ de 11h30 dans la nuit. Allongé dans son lit, le plus jeune fils de notre voisin a été tué. Il venait juste d'arriver pour voir ses parents. Même les nazis n'ont pas fait cela à leurs frères et sœurs. Les soldats ukrainiens sont pires que les nazis, les allemands dans la guerre, car ici nous sommes du même sang et ils nous tuent !"

Mais le pire dans cette tragédie qui frappe l'Europe, est certainement que ces crimes de guerre, que l'on croyait appartenir au passé, sont cautionnés et financés par les pays de l'Union Européenne eux mêmes, soumis volontairement à un monstre étasunien qui cherche à dominer le Monde...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




Pour suivre la situation sur ce front de Debalsevo, le lien ici :  Debalsevo


*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan