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lundi 1 avril 2019

L'arrogance humiliante de "la force brute"


Lorsqu'en mars 2014 la population russe de la Crimée, intégrée arbitrairement en 1954 par Kroutchev, organise par référendum son retour en Russie, cela provoque une colère sans précédent des occidentaux (dont le paradigme poilituqe est pourtant fondé sur "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes") qui ont déclenché depuis contre Moscou des rafales ininterrompues de représailles économiques. Et pour cause, car en retournant vers sa Mère Patrie, la population de Crimée a fait échouer un des objectifs principaux du coup d'Etat orgabisé par les services étasuniens sur le Maïdan (auquel il faut rajouter la rebellion séparatiste du Donbass), à savoir le contrôle de la péninsule stratégique de la mer Noire et l'éviction de la base navale de la la flotte de la Mer Noire dont la présence (en échange d'avantages économiques importants) allait être renouvelée quelques mois plus tard.

Depuis 2014, une deuxième guerre froide, qui couvait depuis plusieurs années notamment depuis les guerres en Yougoslavie (1999) et Géorgie (2008) a refait surface sur les eaux de cette Mer Noire, carrefour de matières premières entre l'Orient, l'Occident et l'Eurasie et dont les accords internationaux signés à Montreux en 1936 limitant la circulation des navires de guerre dans ses détroits avaient déjà souligné ses enjeux et menaces stratégiques.
Et nous assistons à une escalade des tensions dans cette région avec notamment une renforcement de la présence militaire occidentale sur les frontières russes, dans la poursuite de l'élargissement de l'OTAN dont les responsables viennent d'annoncer l'intégration prochaine de la Géorgie et probablement également de l'UKraine qui a été inscrite dans la constitution par Porochenko.

Dans le contexte extrèmement tendu du rattachement de la Crimée et de la guerre dans le Donbass, les gesticulations de l'OTAN dans la Mer Noire ont rapidement pris l'allure de provocations bellicistes, surtout depuis l'incident de Kertch du 25 novembre 2018 provoquée par la marine de guerre ukrainienne dans les eaux territoriales russes.
J'ai souvent rendu compte de ces missions de surveillance des unités navales et aériennes des USA (via l'OTAN) sur les frontières de la Crimée mais aussi la ligne de front du Donbass, et force est de constater que malgré les avertissements russes à l'aigle américain de cesser de jouer avec la patience de l'Ours, les provocations occidentales n'ont pas cessé mais au contraire redoublent.

Prenons par exemple les deux dernières gesticulations de l'OTAN dans la région et qui interviennent au moment précis du 1er tour du scrutin présidentiel ukrainien (il n'y a pas de hasard) :

Nouvelles missions d'observation de l'US air force...

Pour la énième fois un drone de reconnaissance stratégique US Gloval Hawk a longé, le 29 mars, la ligne de front du Donbass et les frontières russes de la Mer Noire, se rapprochant encore plus de ses objectifs que les missions précédentes :

Aux environs de 07h00 (heure de Moscou) le drone "Global Hawk" décolle de la base de l'OTAN de Sigonella en Sicile. 


Au milieu de la journée, à partir de l'espace aérien ukrainien, il oberve le Donbass en parallèle de la ligne de front, où les renseignements qu'il recueille seront à n'en pas douter, transmises à l'état major de l' "Opération des Forces Combinées" qui assiège les Républiques de Donetsk et Lugansk.


Dans l'après midi le drone (qui a gardé son émetteur IFF allumé pour ne pas être intercepté ou abattu par la DCA des pays survolés) se dirige ensuite vers la Mer Noire d'où il observe les côtes russes de la péninsule de Crimée et puis des régions de Rostov sur le Don et Krasnodar.


Dans le même période de la journée, un avion de reconnaissance électronique Boeing RC-135V de l'US Air Force (immatriculation 64-14846) en provenance  de la base aérienne de l'OTAN située en Crète va également effectuer un vol de reconnaissance le long des côtes russes de la Crimée.


...et encore des manoeuvres navales de l'OTAN 

Toujours ce même 29 mars 2019, les forces navales de l'OTAN, qui réalisent d'incessants aller-retours en Mer Noire contraints de limiter la durée de leur mission et leur tonnage global par la Convention de Montreux (qu'ils désirent abolir), ont envoyé un groupe de 3 navires de guerre en direction de la Crimée. Il s'agit du vaisseau amiral, le destroyer néerlandais Evertsen, de la frégate canadienne Toronto et de la frégate espagnole Santa Maria, accompagnés de la frégate turque Yildirim qui se rendront dans le port ukrainien d'Odessa, près de la Crimée russe et plus tard, ils participeront avec des navires ukrainiens et géorgiens, aux manoeuvres navales de l'OTAN  "Sea Shield 19" (on voit bien ici que l'Ukraine et la Géorgie, bien que non intégrées politiquement à l'OTAN font factuellement partie intégrante de ses activités militaires).

La Russie a été obligée de réagir tant sur le plan diplomatique en dénoncant cette nouvelle provocation de l'OTAN que sur le plan militaire en envoyant le navire de reconnaissance Ivan Khours et le grand patrouilleur Vassili Bykov de la flotte russe en mer Noire surveiller et escorter les navires de l'OTAN.

Le groupe naval de l'OTAN franchissant le détroit du Bosphore 

Les USA depuis ces dernières années n'ont de cesse que de relancer la guerre froide contre la Russie en relancant la "straégie du Containment" destinée à entourer la Russie d'une ceinture de territoire économiquement et militairement contrîlés par les USA, et pour ce faire de multiplier les agressions dans sa zone d'influence imitrophe et aussi lointaine, de violer les traités internationaux comme celui sur la non-prolifération des armes nucléaires à moyenne portée qui ouvre avec l'installation de nouvelles bases de l'OTAN le long des frontières russes à une nouvelle nucléarisation dangereuse de l'Europe etc...

Bref, l'OTAN est aujourd'hui le fer de lance débridé de cette politique internationale étasunienne qui cherche à mettre à genoux la Russie et ses alliés, pour les faire entrer dans l'enclos mondial de l'esclavage de leur marchandise. Et à l'arrogance des provocations de cette stratégie du chaos mondialiste se rajoute l'linsulte des humiliations répétées non selement à l'encontre du Président Vladimir Poutine mais également envers le peuple russe du passé et de son histoire héroïque. 


Ce genre de comportement, et qui plus est de la part de ceux qui se prétendent être les parangons des "Droits de l'Homme", est indigne de ce respect qui doit dominer les relations internationales, y compris celles avec ses ennemis, et montre bien, malheureusement dans une fuite en avant suicidaire, que le bloc occidental est bel et bien cette "force brute" dénoncée par le président russe le 9 mai 2015 et qui dans un total mépris des règles internationales polies par les millénaires de l'Histoire des nations conduit inexorablement le Monde à la guerre.

Erwan Castel

mardi 26 mars 2019

L'OTAN sur la ligne rouge de Moscou


Au moment du triste anniversaire des premiers bombardements de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord en Serbie, les USA avec leurs laquais occidentaux lancent de nouvelles manœuvres interalliées de l'alliance militaire aux frontières de la Russie, en Géorgie. Ce pays est devenu depuis la chute de l'URSS la proie des occidentaux qui y orchestrent une politique russophobe et qui a plongé le pays dans deux guerres civiles (1992 et 2008) contre les régions d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud  qui ont été forcées de faire sécession pour protéger leurs libertés identitaires.

L'OTAN, dissimulé comme d'habitude dans le cheval de Troie des rapprochements économiques avec l'Union Européenne a donc débarqué progressivement en Géorgie sous le mandat de Saakashvili (2004-2013) en y  engageant un processus d'intégration de ce territoire transcaucasien qui est convoitée par la "stratégie de containment" occidentale. Cette stratégie anglo-americaine d'encerclement du "heartland"  cherche, depuis le XIXème siècle à réaliser un blocus militaro- économique de la Russie en contrôlant ses portes maritimes vers les mers chaudes (par où transitent depuis la grande majorité des matières stratégiques), appliquant ainsi l'adage "qui contrôle les mers contrôle la terre" formulé par Walter Raleigh dès le XVIème siècle.

Devant cet élargissement offensif de l'OTAN, Moscou lance depuis plus de 20 ans des avertissements de plus en plus sévères au fur et à mesure que les bases stratégiques de l'OTAN se rapprochent des frontières russes, se rappelant la trahison opérée par les occidentaux au moment de la chute de l'URSS, et la métamorphose de l'alliance de défense atlantique en organisation militaro-politique de conquête territoriale. 

Ainsi en 2018, évoquant la Géorgie, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait affirmé qu' "une entrée de la Géorgie dans l'OTAN pourrait provoquer un conflit terrible".

Malgré cela, les occidentaux persistent dans leur hégémonie boulimique et leur russophobie hystérique et maintiennent leur extension de l'OTAN vers l'Est, ce qui ne peut logiquement mener à court terme qu'à une confrontation ouverte avec la Russie. 

Jens Soltenberg, le secrétaire général de l'OTAN à Tbilissi le 25 mars 2019

Ainsi le Secrétaire de l'OTAN, Jens Soltenberg, venu assister aux manœuvres de l'alliance auxquelles participent 21 pays (dont les USA, l'Allemagne, la France et le Royaume Uni) a t-il déclaré le 25 mars à Tbilissi, dans un discours provocateur prononcé à l'occasion d'une conférence de presse avec le 1er ministre géorgien Bakhtadzé :
  • «Les 29 alliés ont clairement indiqué que la Géorgie deviendrait un membre de l'Otan... Nous allons continuer de travailler ensemble pour préparer l'adhésion de la Géorgie à l'Otan»,
  •  «Nous n'acceptons pas que la Russie ou n'importe quelle autre puissance puisse décider qui peut être membre» de l'OTAN »
Imaginons un instant la réaction des USA si une alliance militaire était signée entre la Russie et le Mexique frontalier du Texas, surtout au vu du caca nerveux que vient de nous faitre Washington quand 100 militaires russes sont arrivés cette semaine à Caracas pour prêter main forte au gouvernement Maduro menacé par une tentative de putsch de l'opposition. 

Regardons maintenant une carte de l'élargissement de l'OTAN en Europe pour constater, n'en déplaise aux propagandistes occidentaux qui hurlent quotidiennement à l'hégémonie russe, que c'est bien l'OTAN qui mène une conquête territoriale vers la Russie depuis la disparition du Pacte de Varsovie, atteignant désormais ses frontières occidentales derrière lesquelles se situent, et à très courte distance les grands centres névralgiques de la Fédération de Russie.


Rappel historique : 

L'OTAN est une organisation militaire à caractère défensif basée sur l'obligation d'assistance mutuelle des pays occidentaux dans le contexte de la guerre froide entre USA et URSS. 
Lorsque l'URSS s'effondre en 1990, les anciennes républiques socialistes soviétiques d'Europe deviennent indépendantes, et le Pacte de Varsovie qui était le pendant de l'OTAN est dissous sur la base d'accords réalisés entre Reagan et Gorbatchev mais qui vont être aussitôt trahis par les occidentaux, Washington en tête.

1990: 

Lorsque Gorbatchev liquide l'URSS, la question de la réunification allemande est au coeur des pourparlers avec les occidentaux qui se déroulent à Moscou le 9 février 1990 entre James Baker, le secrétaire d’État étasunien et Édouard Chevardnadze, le ministre soviétique des affaires étrangères et Mikhail Gorbatchev le dernier président de l'URSS qui défend le principe d'une Allemagne réunie mais neutre. Le représentant étasunien bataille pour une intégration de Berlin au sein de l'OTAN, en agitant le danger d'une Allemagne nucléaire et indépendante et qu'il est préférable d'intégrer dans l'OTAN. 

Au cours de ces pourparlers le représentant de la Maison Blanche affirmera à trois reprises que :
  • "La juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’Est"
Puis le président allemand Helmut Khol, le 10 février rencontre a son tour Gorbatchev au sujet de la réunification allemande et confirme la promesse des USA : 
  • "Nous pensons que l’OTAN ne devrait pas élargir sa portée, assure le chancelier d’Allemagne occidentale. Nous devons trouver une résolution raisonnable. Je comprends bien les intérêts de l’Union soviétique en matière de sécurité." 
A ce stade de l'évolution historique  du paysage géopolitique européen, il est question d'un démantèlement des organisations militaires internationales nées de la guerre froide (soutenu par le president français Mitterand qui souhaite renouer un partenariat libre entre Russie et Europe de l'Ouest), ce que la Russie va convenir en dissolvant le Pacte de Varsovie. Mais de leur côté les USA tergiversent et trompent une nouvelle fois Moscou en promettant à Gorbatchev le 18 mai 1990 via leur secrétaire d'Etat Baker que :
  • "L’OTAN va évoluer pour devenir davantage une organisation politique. (…) et la CSCE (future OSCE), une institution permanente qui deviendrait une pierre angulaire d’une nouvelle Europe."
On pourrait multiplier les exemples de cette duplicité occidentale orchestrée au moment de l'effondrement de l'URSS, mais resterait totalement incompréhensible la naïveté de Gorbatchev et sa plus grande faute politique de n'avoir pas exiger que soient figées juridiquement ces promesses occidentales sur le papier de traités internationaux .

Les raisons de cette perfidie étasunienne sont multiples mais personnellement je pense que Washington craint plus que la Russie militaire la concurrence économique et politique d'une Europe renforcée et unie économiquement à la Russie.

On connait la suite : les occidentaux conservant le cap idéologique de la guerre froide  et vont continuer a diviser l'Europe et soumettre sa ortie occidentale à leurs bottes (UE et OTAN) en considérant toujours la Russie comme un ennemi politique, économique et militaire.
Libéré par la chute du "rideau de fer" Washington va alors organiser dans la zone d'influence de la Russie des ingérences visant à déstabiliser ses partenaires en menant sur leurs territoires une stratégie de préemption économique via l'UE et militaire via l'OTAN. 

Cette offensive occidentale engagée qui profite des difficultés économiques et de l'instabilité politique des anciennes républiques soviétiques va engager dans un premier temps un programme de "révolutions colorées" qui rapidement vont déboucher sur des cycles d'actions  et réactions de plus en plus violentes, et qui finiront par se traduire par des guerres civiles régionales, une guerre entre la Géorgie et la Russie et dernièrement en Ukraine,  le coup d'Etat du Maïdan et la guerre dans le Donbass. 

Et cet expansionnisme de l'OTAN en Europe est également bien sûr à relier aux événements violents qui agitent depuis la même période, sous couvert de combats droitdel'hommistes et antiterroristes, les pays intertropicaux détenteurs de ressources non contrôlées par Washington ("Révolutions arabes" et guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Congo, Yemen, etc. sans oublier la crise vénézuélienne organisée par Washington).

Aujourd'hui l'OTAN qui se prétend être le bras armé de l'ONU montre ouvertement la réalité de sa duplicité d'hier, en bafouant justement les résolutions de cette dernière comme par exemple lorsque récemment Trump reconnait là souveraineté de l'occupation israélienne de Jérusalem et du Golan, ou que la zone d'exclusion aérienne décidée au dessus de la Libye est interprétée par la France et ses alliés comme une porte ouverte à une agression illégale d'un pays souverain... entre autres exemples de l'arrogance atlantiste.


Et l'OTAN, aujourd'hui, en surfant sur l'inversion accusatoire de la propagande de guerre étasunienne prétexte de cette nouvelle turbulence internationale créée par Washington pour tomber son masque et relancer une nouvelle guerre froide ouverte contre la Russie, mais cette fois beaucoup plus dangereuse que la précédente car Washington dans une fuite en avant :
  • Utilise des auxiliaires, idiots utiles ou alliés qui se révèlent souvent incontrôlables comme les djihadistes de Daesh ou le géorgien Saakashvili qui provoque une guerre contre la Russie en 2008. 
  • Métamorphose la confrontation Est-Ouest qui pendant la guerre froide était restée.... froide, en théâtre de conflits régionaux européens de plus en plus violents (Transnisstrie, Haut Karabagh, Ossétie, Abkhazie, Donbass).
  • Engage des guerres périphériques à cette nouvelle confrontation Est-Ouest et éclatent durablement sur tous les continents provoquant des déséquilibres aux répercussions internationales contraignant Moscou à des engagements militaires exponentiels.
De son côté, Moscou n'a plus le choix car entre autres paramètres:
  • La Russie subit une relance de la "stratégie du Containment" de son territoire que le statut quo de la 1ère guerre froide avait au moins su gelé, menaçant ses routes stratégiques et énergétiques vitales et menaçant son économie.
  • La chute des anciennes Républiques socialistes de l'Europe de l'Est dans l'OTAN, a fait disparaître la profondeur stratégique indispensable à la Russie dont les centres vitaux sont désormais à portée des bases étasuniennes.  
  • Depuis 2014, une guerre économique et une guerre contre les russes du Donbass, pousse Moscou vers une escalade de cette confrontation avec les occidentaux et leurs alliés, notamment leurs kamikazes géorgiens et ukrainiens.

Sauf d'assister à un changement de cap miraculeux de la stratégie internationale étasunienne, celui promis par Reagan et espéré par le candidat Trump, nous risquons d'arriver sous peu à un casus belli entre Moscou et la nébuleuse atlantiste qui arrivée sur la ligne rouge tracée par le Kremlin annonce quand même aujourd'hui son intention belliqueuse de la franchir.

L'impérialisme étasunien qui considère le Monde comme son domaine colonial ne cesse depuis des années de poser des détonateurs de plus en plus sensibles aux quatre horizons de son terrain de chasse aux matières premières. 

Lequel de ces détonateurs va exploser en premier, déclenchant une inévitable réaction en chaîne internationale et violente ? 

Dans cette hypothèse de rupture potentielle d'une paix déjà incendiée, l'intégration de la Géorgie ou de l'Ukraine dans l'alliance militaire sous commandement étasunien constituerait sans nul doute un franchissement inacceptable de cette ligne rouge tracée par un Kremlin désormais acculé sur ses frontières. 

Aujourd'hui les regards se tournent avec une inquiétude justifiée vers le Donbass, le Venezuela, le Golan, la Géorgie et autres feux allumés par Washington et ses alliés, sans savoir lequel sera l'épicentre du prochain séisme mondial. 

Ce qui est certain c'est que Moscou ne se fera plus berner par la duplicité mensongère et criminelle des occidentaux et que ces derniers savent que depuis la Géorgie et la Crimée que l'ours est désormais réveillé, toutes griffes dehors. 

Erwan Castel