dimanche 28 janvier 2018

Esclave de ma liberté


Un ami de passage à Donetsk, évoquant mon refus obstiné de me compromettre avec les soumis et fanatiques ployant le genou devant le conformisme dogmatique d'une pensée unique ou d'une propagande même si elles les conduit dans la même tranchée que moi, me comparaît à Socrate, compliment que je trouve malgré tout très immérité.

Mais j'assume pleinement cette indépendance d'opinion et cet engagement total qui font grincer les dents des sectaires et des arrivistes, des Tartuffe et Torquemada et autres addictes du syndrome du larbin.

Chaque jour mes coups de gueule ou coups de cœurs déclenchent une avalanche d'étiquettes amicales ou haineuses toutes plus contradictoires les unes que les autres...

Les pires attaques que j'ai subi depuis 3 ans sont celles venues des vautours et insectes surfant sur la vague de la crise ukrainienne et de la guerre dans le Donbass pour tenter de s'y tailler un costume à la mesure de leur mégalomanie narcissique. La liste de ces faquins est malheureusement longue et même majoritaire dans la communauté française venue dans le Donbass : Brayard, Néant, Bidar, Cuvelier, Dorochine, De Pedro et autres crapules d'égout qui sont les tristes représentants de cette bande d'arrivistes français venus s'échouer à Donetsk pour y déverser l'aigreur de leurs échecs personnels dans un flot de mensonges, calomnies et vols en tout genre...

Les uns ont tenté de me soumettre à leur campagnes de nuisance, les autres ont tenté de me nuire, en me calomniant et me dépouillant de mes biens tandis que je leur avait ouvert ma porte. Toute cette vermine a quitté le Donbass et je suis toujours là sous l'uniforme d'un troisième engagement dans les rangs de l'armée de la République Populaire de Donetsk..

Tant mieux car je n'appartiens à personne, uniquement à la terre qui m'a vu naître et les dieux qui en sont les gardiens silencieux dans le secret de nos cœurs.

J'assume mon engagement au service de la Liberté jusqu'à la solitude...

Erwan Castel

« Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tragiquement seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les formules commodes qui permettent toujours d’entrer dans une des chapelles bien étiquetées de l’échiquier politique. Nous naviguons sur une mer inconnue et personne ne peut comprendre vers quels continents nous cinglons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque parti nous est étranger, chaque militant reste notre frère. Un véritable activiste refuse toutes les formations de l’heure mais il accepte tous les hommes de courage. Et c’est pourquoi nous sommes joyeusement seuls.
C’est justement parce que nous refusons toutes les compromissions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. »

Jean Mabire : L’écrivain, la politique et l’espérance.

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