mercredi 13 décembre 2017

Un nouveau torchon signé Libé !


La merdiacratie occidentale dans l'obstination fanatique qui l'a poussé à saluer les paramilitaires néo-nazis sur la place du Maïdan , continue 4 ans plus tard à se faire le porte parole obligé de la propagande de guerre d'une ploutocratie qui remplit sa gamelle et dirige ses salles de rédactions.

Ainsi, dans cet article dont le seul intérêt pour moi est qu'il donne la parole à notre ennemi direct et le us proche de notre secteur, j'apprends que :

- d'une part que nous sommes une force d'invasion soutenue par l'armée russe 
- que nous nous sommes engagés dans l'armée républicaine "pour l'argent et le sang" !

1 : Coup de gueule....

Or, depuis 3 ans, le seul sang que j'ai vu couler est celui de mes camarades abattus par les ukrops ou celui de civils du quartier d'Oktyabrsky ou je vis et qui est toujours bombardé régulièrement et intensément comme hier soir.

Quant à l'argent, laisser moi rire, car un soldat républicain risque sa vie sur le front pour moins de 300 euros par mois (et encore moins durant les 3 premiers mois) sans compter l’équipement qu'il doit compléter avec ses propres deniers.

Donc cet article collabo signé Sébastien Gobert n'est qu'un nouveau vomi de fantasmes réchauffés comme celui de la présence de troupes russes à nos côtés...Car depuis 4 ans pas une seule preuve de cette intervention russe à été trouvée par l'armée de satellites, de drones et d'observateurs de L'OSCE déployés sur la terre et dans les airs du Donbass.

2 : Analyse militaire...

Bien au contraire, si on observe les déploiements militaires des ukrainiens et des républicains on peut, sans l'ombre d'un doute, constater que ce sont ces derniers qui sont organisés dans un dispositif défensif.

En effet une défense s'organise toujours dans la profondeur du terrain, les avants postes alertant puis freinant l'ennemi le temps que s'organise la contre attaque. 
C'est le cas des unités républicaines qui ont organisé leurs unités importantes en forces de réaction rapide en 2ème et même 3ème ligne.
Les ukrops quant à eux ont disposé sur la première ligne le principal de leurs forces d'assaut n'ayant en deuxième ligne que des unités de réserve (2 brigades blindées, 2 d'artillerie et 3 mécanisés)

Il est vraiment dommage que ces chiens de garde ne puissent pas venir aussi faire un reportage de ce côté du front pour manger un peu de leur merde et approcher la réalité de cette guerre déclenchée par Turtchinov au lendemain du Maïdan (et de la visite déclenchée eu patron de la CIA), mais aussi de la déontologie qui devrait présider à leur travail.

3 : Mise au point....

Me faisant maintenant l'avocat du diable, je conclurai ce post en accordant cependant crédit à la censure subie par ces journalistes pro-Kiev et qui est dénoncée en conclusion de cet article. Je précise toutefois ici que les interdictions d'accès au territoires républicains dont ils font l'objet sont le fait des français échoués dans l'agence Doni qui, par abus de pouvoir et manque d'intelligence, ont "black listé" les journalistes "non alignés" sur leur politique éditoriale.

Ce faisant, Laurent B. imité par Christelle N. n'ont fait que s'ériger à leur tour en chiens de garde, reproduisant en microcosme la société du spectacle qu'il prétendent combattre.

Pour quel résultat ? : Néant !

Car ça n'empêche pas les pro Kiev de faire des torchons et bien au contraire cette censure ne fait que leur donner des bâtons pour nous battre...

Erwan Castel

Source de l'article : Libération


REPORTAGE
A l’est de l’Ukraine, 
plongée dans une nouvelle guerre de tranchées

Un soldat ukrainien marche le long de la ligne de front, près de la ville d'Avdiivka, le 5 avril. Photo Anatolii Stepanov. AFP    

Par Sébastien Gobert, Correspondant à Kiev — 12 décembre 2017 à 18:08


Dans le Donbass, en guerre depuis le printemps 2014, les soldats ukrainiens continuent d'affronter les combattants de la «République séparatiste de Donetsk» soutenus par les forces russes.

Au moment d’ouvrir la porte du blindé, Vassili laisse transparaître son appréhension, le temps d’une seconde. Ce trajet vers la ligne de front, il l’a fait des centaines de fois. Mais ici, la routine peut être traîtresse, et chaque coin de mur, fatal. La veille, un de ses camarades est mort d’une balle de sniper. En un instant, Vassili se reprend. «Il faut y aller, lance-t-il d’un ton presque jovial. Si nous ne tenons pas ces positions, qui le fera ?»

A partir d’un hangar en ruines, Vassili progresse à pied entre des façades éclatées et d’anciens jardins couverts de débris d’obus. Des rafales d’armes légères résonnent aux alentours. Au sud d’Avdiivka, des combats sporadiques continuent de déchirer le Donbass, cette région industrielle au sud-est de l’Ukraine, en guerre depuis le printemps 2014. Plus de 10 100 personnes y ont perdu la vie, d’après l’ONU. Après la signature des accords de paix de Minsk en février 2015, la ligne de front s’est fixée ici. Depuis sa base ukrainienne, Vassili rejoint sa position, «Ampère», à 50 mètres des lignes de l’ennemi : les combattants de la «République séparatiste de Donetsk», soutenue par les forces russes.

«Je me bats pour récupérer notre terre»
Dans une autre vie, Vassili était instructeur dans la marine ukrainienne, et basé à Sébastopol, en Crimée. En mars 2014, il a été l’un des rares marins à rester loyal à l’Ukraine, lors de l’annexion illégale de la péninsule par la Russie. «Et maintenant, c’est fini, le grand large, les embruns… Je me bats pour récupérer notre terre», explique-t-il. A Ampère, ils sont une dizaine à tenir leur position. Après quatre ans de conflit, les conditions de vie restent spartiates. Les militaires ont encore des uniformes dépareillés, de l’équipement rudimentaire, et des kalachnikovs vieilles de quarante ans.

«On n’a pas attendu des armes modernes pour résister à l’envahisseur», rétorque Vassili. «L’important, c’est l’entraînement physique et le moral», poursuit Vladimir, l’officier en charge. Ni lui, ni aucun soldat, ne souhaite ici révéler son nom de famille. «Ici, ce n’est que ruine et désolation. Ça nous suffit comme motivation pour nous battre…»

Une nouvelle fusillade se fait entendre à quelques centaines de mètres. «Ce n’est rien. Le feu d’artifice, c’est à la nuit tombée», ironise Vladimir. Presque chaque soir, les duels de mortiers et d’artillerie légère résonnent à des kilomètres. Sur la dernière semaine de novembre, au moins quatre soldats ukrainiens ont été tués, huit blessés. Les pertes côté séparatiste sont inconnues. Des cessez-le-feu sont négociés régulièrement, et systématiquement rompus. Le processus de paix semble au point mort, et le Conseil de Sécurité de l’ONU peine à décider de l’envoi d’une mission de Casques bleus.

«De l’autre côté, ils ne se battent que pour le sang et l’argent»
Il reste donc aux soldats à attendre, et à tenir leurs positions, dans des conditions précaires. A l’issue d’une tranchée boueuse, Vassili descend se réchauffer dans un abri creusé à même le sol, et protégé par des tôles de métal et de blindage. Somnolant auprès d’un poêle à bois, le jeune Vitalik utilise le wi-fi à partir d’un petit routeur portatif posé là. Il en est à sa troisième année de guerre, et ne voit pas de raison de se plaindre. «On est ici pour empêcher qu’ils n’attaquent nos villes, et nos maisons. De l’autre côté, ils ne se battent que pour le sang et l’argent.»

Mais «de l’autre côté», on retrouve le même discours sur les sites d’information séparatistes. Dans le cadre de la guerre d’information qui fait rage, ils assurent lutter contre une «agression de Kiev» contre les populations du Donbass. Donetsk et Louhansk, cependant, restreignent l’accès des journalistes à leurs territoires. Et le récent renversement du chef de Louhansk, Igor Plotnitski, dans le cadre d’une guerre de clans, rend l’accès à l’information encore plus difficile.

Dans cette nouvelle guerre de tranchées sur le continent européen, l’immobilisme n’est cependant pas irrémédiable. Des groupes tactiques se démarquent régulièrement par de petites offensives. Au nord du bastion séparatiste de Horlivka, les localités de Travneve et Hladosove se trouvaient depuis 2015 dans le no man’s land. Le 24 novembre, une petite troupe ukrainienne en a repris possession. L’opération a déclenché une lourde riposte ennemie. Elle conforte néanmoins Vassili à penser qu’il est possible de «pousser les occupants dehors», petit à petit. «Tous ceux qui vous disent que cette guerre n’a plus aucun sens sont des menteurs, ou des imbéciles, assène-t-il. Nous sommes ici pour notre futur.» D’ailleurs, il sait déjà ce qu’il veut faire après le conflit : «Je vais redevenir instructeur de marine, pour préparer les jeunes générations à affronter les épreuves de la vie, et à protéger notre pays.»

Sébastien Gobert Correspondant à Kiev

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