mercredi 22 juillet 2020

Des attaques génocidaires

Maison du 28 rue Kolkhoznaya à Veseloye dans le quartier d'Oktyabrsky, 
détruite le 21 juillet soir par des tirs de mortier ukrainiens (voir l'article précédent).
"A chaque jour suffit sa peine" disait-on autrefois en France et dans le Donbass soumis depuis plus de 2000 jours et 2000 nuis aux bombardements ukrainiens, ce dicton prend une signification particulièrement réelle et douloureuse.

Une fois encore je vais ici tenter de briser l'omerta d'une propagande occidentale qui cache depuis 6 années la réalité d'une guerre à caractère génocidaire lancée par les occidentaux contre les russes du Donbass via leur marionnette ukrainienne aux ordres de l'OTAN.

Si certains peuvent trouver l'expression "guerre à caractère génocidaire" exagérée, je leur rappellerai que le génocide ne se définit à l'aune de statistiques moribondes mais dans l'intention motivant les actes violents, qui deviennent criminels dès qu'ils sont dirigés vers des personnes non pas pour ce qu'elles ont fait mais pour ce qu'elles sont.

Et je prendrai pour illustrer mon accusation 2 exemples parmi les nombreux tirs et bombardements réalisés ce mercredi 22 juillet 2020 sur les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Mais tout d'abord je veux saluer le courage exceptionnel des soldats du feu du Ministère des Situations d'Urgence de Donetsk qui dans la nuit du 21 au 22 juillet sont allés pendant plusieurs heures lutter contre l'incendie du bombardement de la zone résidentielle de Veseloye, et ce malgré des tirs ukrainiens qui se poursuivaient sur ce secteur d'Oktyabrsky.

Pompiers de Donetsk à l'assaut du feu et sous le feu
des bombardements ukrainiens . Immense respect !

A Leninskoe, destruction du village


Sur les 460 kilomètres du front de très nombreux districts urbains et villages miniers ou agricoles sont au contact de la zone des combats. Mais aux dommages collatéraux potentiels se rajoute la campagne de terreur mené par les forces ukrainiennes prenant intentionnellement pour cible les habitations civiles.

Si l'intentionnalité d'un bombardement d'artillerie peut toujours être niée, en revanche lorsque les tirs sont observés et corrigés par des drones ou réalisés avec des missiles filoguidés sur leurs cibles par les tireurs, alors le doute n'est plus permis : en plus de violations du cessez le feu, ce sont des crimes de guerre ukrainiens flagrants !
Et depuis 6 ans certains villages sont les cibles régulières de bombardements ukrainiens méthodiques qui, maison après bâtiment, station électrique après hangar agricole, école après magasin raye de la carte des communautés entières.

Ainsi de ces tirs de missiles antichars sur des habitations civiles de Leninskoe, un village du Sud de la république de Donetsk et que les ukrops dans leur vantardise débile ont diffusé sur leurs réseaux sociaux (on notera au passage la référence nazie de la signature).

Juillet 2020, tir de missiles antichars ukrainiens sur Leninskoe
dans le Sud de la république de Donetsk (secteur Novoazovsk)
Localisation des tirs de missiles ukrainiens sur Leninskoe 
Toujours ce 22 juillet 2020, d'autres villages et districts républicains ont également subi des tirs divers comme Zaitsevo, au Nord de Gorlovka, où 4 maisons d'habitations ont encore été touchées et fortement endommagées par des tirs de mortiers ukrainiens.


A Gorlovka, la guerre contre l'eau potable


Régulièrement je signale ici les dégâts occasionnés par les bombardements ukrainiens sur les infrastructures collectives (hôpitaux, écoles, électricité, gaz, eau) qui cessent d'être des dommages collatéraux quand elles sont régulièrement touchées plusieurs fois par mois.

Ainsi des stations de pompage, de traitement et distribution d'eau potable de la region de Donetsk (Yasinovataya) et de Gorlovka dont les canalisations et stations du canal "Seversky Donets - Donbass" sont particulièrement prises pour cible depuis plusieurs semaines par l'artillerie ukrainienne.

Aujourd'hui par exemple le secteur de la mine 6/7 en périphérie de Gorlovka a été à nouveau bombardée et des canalisations d'eau potable sous pression (de 2300 et 2100 mm de diamètre) appartenant à la 3ème section du canal ont été fortement endommagées.


Suite aux bombardements ukrainiens une fuite d'eau potable très importante (environ 65 000 m³ par heure) s'est déclarée, entraînant l'arrêt de la distribution d'eau de cette section ce qui a provoqué une réduction de l'approvisionnement de plus de 50% (malgré l'activation des lignes de réserve du réservoir Verkhnekalmius.

La majorité de l'eau potable de la République Populaire de Donetsk est fournie par ce canal "Seversky Donets-Donbass", l'autre source étant le réseau des stations de Yasinovataya lui aussi régulièrement bombardé par les forces de Kiev. Et l'approvisionnement ainsi que le filtrage de l'eau sera prochainement interrompu le temps des travaux de réparations.

Les fréquences et précisions de ces tirs ukraniens sur le réseau d'eau potable républicain démontrent qu'ils entrent dans la stratégie global d'un blocus humanitaire du Donbass dont la guerre de l'eau soutenue et aidé par la France est une arme majeure, malgré le fait juridique d'un droit international régit par les conventions de Genève notamment qui qualifient de "crime de guerre" et "crime contre l'humanité" la destruction intentionellle des ressources d'eau potable d'une population civile.

Dans les ruines fumantes du village de Veseloye, " baba Nina" une grand mère de 80 ans de concluer : 



"J'ai 80 ans de vie et je suis née dans une guerre, et je mourrai dans une autre guerre, car ce Porochenko, ce Zelensky, ils doivent brûler nos vies pour que les villages soient vides."

Erwan Castel



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