samedi 8 septembre 2018

L'Homme debout

Relisant sur le net un extrait oublié des Misérables de Victor Hugo, je ne peux m'empêcher de penser aux hommes de Saur Moghila où s'est récemment déroulée la commémoration de la libération du Donbass par l'armée rouge et 75 années plus tard les combats pour que naisse la jeune République populaire de Donetsk.

Milicien du Donbass plantant sur le mont Saur Moghila un drapeau honorant le sacrifice de "Medved" un chef de section qui a été tué ici avec plusieurs de ses hommes en défendant ce mont sacré. Ils y sont aujourd'hui inhumés au milieu du souvenir de leurs anciens.

" Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu’à propos d’un seul homme, ne fût-ce qu’à propos du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive.

La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte ; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions.

À de certaines heures, pénétrez à travers la face livide d’un être humain qui réfléchit, et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité. Il y a là, sous le silence extérieur, des combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d’hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales visionnaires comme chez Dante.

Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie ! "

Victor Hugo, Les Misérables

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