jeudi 11 octobre 2018

L'OTAN montre ses muscles


Dans ce jeu de plus en plus dangereux de la nouvelle guerre froide qui fait rage en Europe (ou plutôt "Paix chaude" au vu des tués et blessés quotidiens observés sur le front du Donbass), l'OTAN, en poursuivant sa progression vers les frontières russes a entraîné Moscou dans une nouvelle escalade militaire ou parallèlement à une course aux armements des exercices de plus en plus importants sont organisés de chaque côté des frontières occidentales de la Fédération de Russie.

Ces exercices qui mobilisent désormais des centaines de milliers de combattants sont des répétitions du "matin du grand soir" et aussi des démonstrations de force adressées à l'ennemi qui depuis la crise ukrainienne a cessé d'être potentiel mais bien réel.

Erwan Castel

Source de l'article : TVA nouvelles

L'OTAN va mettre à l'épreuve début novembre sa capacité de stopper et de repousser une offensive lancée contre la Norvège depuis la Russie au cours de l'exercice «Trident Juncture», le plus important jamais organisé par l'Alliance depuis la fin de la guerre froide.

L'OTAN montre ses muscles deux mois après les exercices Vostok-2018 organisés en septembre par la Russie dans l'Extrême-Orient russe et considérées comme les plus vastes manoeuvres militaires de l'histoire de la Russie.

«Nous allons prouver que nous sommes en mesure de nous défendre et montrer notre unité», a soutenu mardi l'amiral américain James Gordon Foggo, commandant en chef de cet exercice au cours d'une conférence de presse organisée au siège de l'OTAN à Bruxelles après l'avoir présenté aux ambassadeurs des 29 pays membres de l'Alliance.


Près de 50 000 militaires, 150 avions, 60 navires et quelque 10.000 véhicules sont engagés dans ces manoeuvres terrestres et amphibies. Elles vont débuter le 25 octobre et se termineront le 7 novembre. «Trident Juncture» est une opération de défense collective, a souligné l'amiral Foggo, patron du commandement des forces interalliées basé à Naples.


Une première partie de l'exercice va consister à stopper une offensive lancée depuis le nord de la Norvège par une partie des forces engagées et la seconde à repousser cette offensive, a expliqué à l'AFP le général canadien Christian Juneau, adjoint de l'amiral Foggo, qui va superviser ces manoeuvres sur le terrain.

L'exercice vise à «démontrer la capacité de défense de l'OTAN face à n'importe quel adversaire», a insisté l'amiral Foggo. «Il ne vise aucun pays en particulier», a-t-il insisté.

«Les exercices terrestres vont être menés à 1000 km de la frontière avec la Russie et les opérations aériennes à 500 km. La Russie n'a aucune raison d'être inquiète», a assuré le général norvégien Rune Jakobsen, commandant du quartier général en Norvège. Deux observateurs russes et deux du Belarus vont assister à ces manoeuvres.

L'OTAN va montrer ses faiblesses au cours de ces manoeuvres. L'Alliance est composée de 29 armées très différentes dans leur formation, leurs équipements et l'état de leur matériel. Elles seront un test pour la Bundeswehr, dont l'état des équipements est jugé critique par ses partenaires.

L'Allemagne a engagé une brigade et une grande partie de ses effectifs sont déjà en Norvège où sont positionnés depuis septembre près de 6.000 militaires et 3000 véhicules, a précisé le général Juneau.

La première partie de l'exercice va être consacrée à l'entraînement des différentes brigades multinationales. La simulation de l'offensive commencera le 1er novembre, a-t-il précisé.

«Nous ne nous attendons pas à ce que tout soit parfait. C'est pour cela que nous organisons des exercices», a averti l'amiral Foggo.

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