samedi 25 mars 2017

L'ignominie kiévienne

Quand l'objection propagandiste devient abjection honteuse 

Ioulia Samoïlova, la chanteuse russe désignée pour porter les couleurs de la Russie lors de l'Eurovision qui se tiendra en Ukraine en mai 2017 s'est vue interdire l'accès du territoire par Kiev et par conséquent du concours...


Lors de la manifestation 2016 de l'Eurovision, le régime ukrainien avait poussé sous les projecteur Jamala, une jeune chanteuse tatare originaire de Crimée et qui avait interprété "1944" un chanson antisoviétique se référant à la déportation d'une partie de la communauté tatare de la péninsule par le gouvernement russe de l'époque (en oubliant bien sûr de mentionner la collaboration au nazisme qui l'avait motivé). Portée par la propagande russophobe gangrenant la pensée occidentale, cette chanson avait alors gagné le concours de l'Eurovision désignant l'Ukraine comme le pays d'accueil du prochain concours de l'Eurovision.

Autant je suis amoureux de la chanson en général et du répertoire traditionnel en particulier qui est "ce battement du coeur des hommes", autant je suis rétif à ce genre de manifestation tel que l'Eurovision qui dans sa dérive politico-consumériste, illustre de plus en plus cette "Société du spectacle", qui en distordant la sensibilité jusqu'à la sensiblerie, manipule les consciences pour imposer à travers l'émotion les clichés de la pensée unique.
Cela dit je reconnais à ce type de manifestation la qualité de tribune internationale permettant aux pays de réunir des ambassadeurs pour une communion culturelle éloignée de la tectonique géopolitique du moment. Mais comme les manifestations sportives, les manifestations culturelles hyper-médiatisées se voient devenir les vecteurs d'une pensée politique avant que d'être l'expression d'une fraternité humaine universelle qui par essence est apolitique areligieuse.

Pour ce concours de l'Eurovision la politique s'y est invitée progressivement depuis 1969, année où l'Autriche avait décidé de boycotter le concours se déroulant à Madrid pour protester contre le régime de Franco. Plus tard en 1977 et 2005, ce sont des pays arabes qui boycottent le concours en raison de la présence d'un candidat israélien. Nous voyons ensuite apparaître dans l'histoire de l'Eurovision une autre forme d'ingérence politique qui est d'utiliser au contraire le concours comme tribune pour faire passer un message idéologique: c'est la cas de la Grèce qui avait présenté en 1976 un chant patriotique, 2 ans après l'invasion d'une partie de Chypre par la Turquie. 

Mais depuis 2 ans, cette politisation de l'Eurovision a encore évolué. Boycotté, puis utilisé comme tribune, l'Ukraine a transformé ce concours en véritable champ de bataille médiatique où Kiev s'autorise sans honte tous les coups, même les plus cyniques et lâches.



Cette année, la représentante de la Fédération de Russie prévue pour le 62ème concours de l'Eurovision s'appelle Ioulia Samoïlova, une jeune chanteuse de 28 ans, handicapée depuis son enfance à cause d'une polyomélite, qui devait interpréter une ballade romantique "Flame is burning". 


A l'heure où la russophobie occidentale peut trouver un champ d'expérimentations quotidiennes dans une Ukraine prise en otage par une hystérie confondant Russie et soviétisme, XXème siècle et XXIème siécle, intelligence et débilité; l'accueil d'une représentation russe en Ukraine est devenu tout simplement et viscéralement insupportable à une minorité d'ultra-nationalistes d'influence néo-nazie et qui imposent déjà à ce pays en pleine décomposition un blocus russophobe (et suicidaire) dans le domaine économique et bancaire, ainsi qu'une guerre à caractère génocidaire contre les russes du Donbass.

«Les services de sécurité ukrainiens ont interdit à Ioulia Samoïlova de pénétrer sur le territoire de l’Ukraine pour une durée de trois ans. Cette décision a été prise sur la base de données rapportant qu'elle avait violé les lois ukrainiennes»

C'est sur cette annonce laconique qu'à été confirmée l'intention d'interdire l'accès au territoire ukrainien de la chanteuse russe Ioulia Samoïlova, bien sûr sans préciser ce qu'il lui était reproché et quelle loi ukrainienne elle avait violé... 

La réalité est que cette jeune chanteuse de 28 ans avait participé à un concert en Crimée pendant l'année 2015, et que depuis la crise internationale autour de la décision des habitants de la péninsule de rejoindre la Fédération de Russie. Or, depuis cette crise majeure, les douanes ukrainiennes ont le droit de refuser l'entrée du territoire à toute personne qui se serait rendu en Crimée. C'est le prétexte invoqué par Kiev qui place donc un règlement douanier national au dessus de conventions internationales qui régissent la tenue de cette manifestation culturelle.

Et bien sûr cette nouvelle "affaire de l'eurovision" génère des déferlements de haine autant que d'indignation, ainsi par exemple "Libération", ce fleuron de la merdiacratie française, alors qu'il avait applaudi la chanson russophobe de la candidate ukrainienne Jamala en 2016, juge le choix de Ioulia Samoïlova (alors que ses propos et sa chanson sont totalement apolitiques) comme cynique et provocateur, caricaturant au passage la condition des personnes handicapées en Russie...

Cette décision lâche et infâme de l'Ukraine de refuser la représentante russe a mis les organisateurs du concours dans l'embarras et leur proposition d'autoriser la chanteuse russe de participer au concours depuis la Russie a également été refusée. De son côté Moscou refuse un remplacement par un autre candidat.

Quoiqu'il en soit, dans ce pays dont le nom rime avec haine, il ne semble pas que "la musique adoucisse les mœurs", bien au contraire, poussé par une russophobie pathologique et hystérique, Kiev a décidé de remplacer la fraternité universelle exprimée en chanson par l'infamie d'un totalitarisme criminel dont l'amoralité provocante n'a décidément aucune limite !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

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