vendredi 7 septembre 2018

La reconquête des peuples


Plus que jamais je suis convaincu qu'au milieu du chaos organisé par le mondialisme et la trahison des états - nations, une vraie Europe des peuples est fermentation.

Quand je dis "peuple" je ne parle pas de ces troupeaux de moutons rassemblés par les princes et les clercs pour engraisser avec leur sueur leurs banques et protéger avec leur sang leur palais.

Car les États nations sont des monstres difformes de l'Histoire et vides de tout sens naturel. Leurs frontières ne sont que les tracés de leurs spasmes hégémoniques nourrissant les intérêts d'élites de pouvoirs égocentriques. Derrière les belles cathédrales, les découvertes scientifiques et les universités se cachent les esclavages et les guerres de conquête d'une pensée unique universaliste et immorale.

Dans l'Histoire ces colonialismes occidentaux en réalité méprisent les peuples, qu'ils soumettent depuis 2000 ans par la croix, le canon et le fric, pour les mettre dans les esclavages du corps, de la pensée et du ventre.

Ces "nations" occidentales historiques mais artificielles (dans le sens de non naturel) sont conditionnées par des idéologies religieuses, économiques, et politiques dogmatiques qui droguent les population avec des communautarismes mensongers et mythifiés que pour mieux les sacrifier sur l'autel du dieu Mammon.

Une preuve ? Les frontières dites "naturelles" de ces pouvoirs centraux (et souvent étrangers) qui divisent les peuples ou mêlent de force leurs incompatibilité.

Depuis toujours les peuples ont organisé leurs identités autour d'un territoire économique naturel, et le bassin fluvial qui offre en plus un vecteur d'échanges en est un exemple très fréquent. 
Or les Etats-Nations ont pris souvent des fleuves pour marquer des visions hégémoniques exclusivement militaro-économiques qui ne tiennent pas compte des identités ethniques, culturelles ou économiques endémiques.

Dans ces impérialismes cupides et stupides, les peuples d'Europe ont été négligés, humiliés, méprisés, sacrifiés (et je ne parle pas des peuples ultra-marins colonisés), et les traités internationaux en divisant ou diluant leurs cohésions identitaires ont plus provoqué les conflits du futur qu'ils ne résolvent ceux du passé (voir les contestés territoriaux générés par le traité de Versailles par exemple).

Aujourd'hui sous les carcans fissurés d'un Occident moribond victime de ses propres démesures militaro-industrielles autant que de ses idéologies universalistes et ses identités hors sol, l'Europe des peuples se réveille fortes de ses racines identitaires naturelles.

Cette reconquête ne pourra être victorieuse que dans la subsidiarité ascendante d'une Europe fédérale supra-communautariste et fondée sur la préservation de ses valeurs civilisationnelles et le respect de la diversité de leurs declinaisons identitaires.

Et le Donbass est à ce titre exemplaire. Terre aux confins de l'Occident et l'Eurasie, son peuple russe fut successivement bradé à moindre coup à l'Ukraine du temps de l'empire soviétique (1928) puis entraîné dans l'effondrement post soviétique du pays (1991) avant que d'être opprimé depuis le coup d'Etat du Maïdan (2014).

Ici, le peuple du Donbass, dont l'identité forgée par les traditions et la mémoire et défendu par un caractère endurci par les mines et les guerres, a refusé l'humiliation et l'esclavage et il s'est rebellé contre la dictature de la marchandise quel qu'en soit le prix, car la Liberté n'en a pas.

Et son combat n'est pas un retour réactionnaire vers le passé (d'ailleurs co-responsable de ses souffrances) mais propose un véritable projet d'avenir où la Tradition, "ce murmure des remparts anciens et du futur" est préservée.

La rébellion du Donbass, c'est une véritable "révolution conservatrice" qui, en défendant son identité, libère aussi l'idéal républicain pluri-millénaire, de l'aliénation de la marchandise et de l'idéologie de la pensée unique.

"L'Europe se fera au bord du tombeau" disait Nietzsche.

Nous y sommes !

Erwan Castel


"Je vais sonner le grand réveil des peuples 
qui se joindront à nous pour rester libres, 
pour devenir eux-mêmes, 
pour conserver leur héritage et leur foi."

Baron Roman Fedorovitch von Ungern-Sternberg

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