Affichage des articles dont le libellé est Lena. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lena. Afficher tous les articles

dimanche 14 octobre 2018

Mourir dans un regard

252


Sur les sentes de la guerre, dans le cœur des soldats flottent très souvent les rubans de l'espérance et surtout ceux de l'amour.

Et dans la grisaille du champ de bataille, les rêves éveillés de l'homme en arme prennent alors la couleur des yeux de la bien aimée, le protégeant de la folie de la guerre tout en l'y plongeant avec hardiesse.

Car la femme aimée peut-être autant la muse du poète que celle du soldat pour qui elle incarne même l'idéal du combat mené,


Dimanche 14 octobre 2018

Qu'elle soit Reine attendant le retour de son chevalier servant, où princesse chantée par le troubadour amoureux, la femme aimée sublime les pensées, la force, les actes et l'engagement de l'homme de guerre.

"La mort" et "l'amour", ces 2 états du corps et de l'âme pourtant opposés, fusionnent étrangement, à l'image de leurs quasi homonymie, dans l'âme solitaire du soldat guettant fans ses tranchées le sombre horizon gronder.

Peinant à trouver les mots justes, j'appelle, et sans prétention de ma part, les échos d'un samouraï pour tracer mieux que moi sur la page blanche de mon carnet, le sillon de mes pensées:

« Mourir solitaire sur le champ de bataille, mourir sous le beau regard de sa femme... n’allait-il pas mourir à la fois de ces deux morts, réaliser leur impossible unité, douceur pour laquelle il n’est pas de mots ? Tous les instants de sa mort seront observés par ces yeux admirables [...]. »
Yukio Mishima

Que la femme soit réelle ou rêvée, aimante ou aimée, la guerre sublime dans le coeur du soldat et jusqu'à les confondre l'amour d'un être et l'amour du peuple pour lequel un homme prend les armes, combat et se sacrifie.

Alors apparaît cette réalité humaine qu'à la guerre, il n'y a que l'Amour qui soit réellement héroïque et que l'homme armé n'en est que le protecteur volontaire.

Erwan Castel

"Pour mériter son cœur, pour plaire à ses beaux yeux, 
j'ai fait la guerre aux rois, 
je l'aurais faites aux dieux."

― François de la Rochefoucauld (1613 - 1680)

dimanche 7 octobre 2018

Point de situation humanitaire


Lena est une jeune veuve de guerre qui survit avec ses deux enfants Radion et Igor (qui suit traitement médical) dans sa maison d'Oktyabrsky, touchée par les bombardements de l'armée ukrainienne en 2014 et 2015.

Dans la nuit du 15 août le petit magasin d'alimentation de Lena, source vitale pour faire vivre son foyer et déjà fortement déserté depuis la guerre, a brûlé entièrement plongeant cette famille dans une nouvelle détresse.

Et le courage parfois ne suffit pas pour surmonter certaines épreuves.

En septembre avec mes économies et l'aide familiale, J'ai pu financer la réfection de la toiture. Mais il reste encore la façade et l'équipement à refaire.

Réfection de la toiture pour le magasin mais aussi pour les 4 autres
situés dans le même bâtiment et qui avaient été détruits également
 
Pour cette première tranche des travaux toutes les économies réalisées par chacun ont été dépensées (environ 150 000 roubles). 

D'où cet appel aux dons lancé ce mois ci.

Depuis 1 semaine un peu plus de 1200 euros ont été récoltés pour Lena et grâce à cette première somme, les travaux de la façade ont pu être engagés.

Un immense merci à Pierre, Edvige, Jean Paul, Gilles, Dominique, Paule, Michel, Norman, David, Gérard, Max, Sophie, Eric, Jean Michel, Anne, François, Daniel, Xavier, Oronzo, Bernard, Maurice, Bruno et les anonymes qui ont répondu généreusement à cet appel.

Facture de 256 000 roubles correspondant à la réfection de la façade, 
la deuxième tranche des travaux qui a commencé ce mois d'octobre 2018

Il reste aujourd'hui environ 1300 euros (112 000 roubles moins les 15000 de mon salaire) à récupérer pour pouvoir redémarrer l'activité.

"Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières", aucune somme est négligeable, surtout ici où le salaire moyen est d'environ 100 euros mensuels (8000 roubles).

Aussi je remercie celles et ceux qui voudraient répondre à cet appel et me tiens à leur disposition pour tout renseignement complémentaire (messagerie perso)

Erwan Castel

Le lien de la cagnotte Leetchi :



jeudi 4 octobre 2018

Le sens des choses



Saint Saint-Exupéry dans "Citadelle" nous parle souvent de ce lien invisible qui unit les choses entre elles, donne du sens à la vie et de la valeur aux gestes les plus anodins.

Et la guerre est certainement un des moments où ce lien sacré est le plus fort dans le coeur des Hommes.

Ainsi le souvenir d'une femme aimée laissée au petit matin dans le sommeil de son enfant donne t-il du sens à l'éveil attentif de la sentinelle isolée au coeur de la nuit et la rend invincible.

Erwan Castel

« La grâce de la nature est dans le mouvement d'un bras; l'harmonie du monde est dans l'expression d'un regard.

C'est pour l'amour que la lumière du matin vient éveiller les êtres et colorer les cieux; pour lui les feux de midi font fermenter la terre humide sous la mousse des forêts; c'est à lui que le soir destine l'aimable mélancolie de ses lueurs mystérieuses.

Cette fontaine est celle de Vaucluse, ces rochers ceux de Meillerie, cette avenue celle des pamplemousses.

Le silence protège les rêves de l'amour; le mouvement des eaux pénètre de sa douce agitation; la fureur des vagues inspire ses efforts orageux, et tout commandera ses plaisirs quand la nuit sera douce, quand la lune embellira la nuit, quand la volupté sera dans les ombres et la lumière, dans la solitude, dans les airs et les eaux et la nuit. »

Étienne Pivert de Senancour, Obermann (1804)

Merci à Jean-Jacques Vinamont pour la citation.

dimanche 30 septembre 2018

Pour Lena, Igor et Radion

Elena et ses 2 enfants Igor et Radion
Lorsque je décide en 2016 de venir habiter dans ce quartier bombardé d'Oktyabrsky, au Nord de Donetsk je ne pensais pas rencontrer autant de destinées humaines frappées aussi durement par la terrible convergence des souffrances de la guerre et des malheurs de la la vie. 

Immédiatement j'ai dirigé mes modestes actions humanitaires réservées jusque là à des organismes hospitaliers et orphelinats vers ces familles et des personnes isolées que je côtoie depuis plus de 2 ans maintenant. Yulia, Alex, Ludmila, Liuba, Sergei, Elena etc sont des personnes touchées par les bombardements, la misère économique, la maladie et que j'aide du mieux que je peux grâce notamment à la générosité de ma famille, d'amis, et de soutiens qui via les réseaux sociaux m'aident dans mes engagements dans le Donbass.

Aujourd'hui pour la deuxième fois cette fois je lance un appel à la solidarité.

Héléna est une jeune femme de 35 ans rencontrée en 2016 et qui depuis les événements tragiques qui ont frappé le Donbass vit un vrai calvaire social suite a une série de malheurs qui ne semble jamais vouloir s’arrêter. 
  • En 2014, l'armée ukrainienne frappe sauvagement ce quartier d'Oktiabrsky par des bombardements aériens d'artillerie et de chats de combat, la vie socio- économique s'arrête dans ce quartier où chaque jour on dénombre de niuvelles victimes. Oleg le mari de Lena décède peu après à l’hôpital 21 du quartier. Lena se retrouve alors seule dans la tourmente avec ses 2 enfants Igor et Radion agés alors de 3 et 5 ans. Son petit commerce (débit de boissons et restauration rapide) situé près de la gare ferroviaire bombardée est déserté par la clientèle et le niveau de vie, s'effondre de la famille s'effondre au seuil critique..
  • En 2015, la petite maison familiale est a son toir touchée par les bombardements qui ne cessent de frapper le secteur de l'aéroport situé à 500 mètres. Toit
  • En 2016, Igor, l’aîné des enfants subit un grave traumatisme psychologique à cause des bombardements ukrainiens qui secouent jours et nuit le quartier des thérapies trimestrielles sont alors décidées auprès d'un pédopsychiatre spécialisé mais opérant en Ukraine. Des frais supplémentaires importants sont alors engagés mais récompensés depuis cette année par des progrès importants pour Igor qui a retrouvé l'usage de la parole. 
  • En 2017, Lena pour pouvoir survivre avec ses 2 enfants et espérer réparer les dégâts dans sa maison décide d'ouvrir un deuxième petit commerce plus près du centre ville animé. 
Le 15 août 2018, un court circuit électrique nocturne déclenche un incendie qui détruit totalement le magasin, source de revenus permettant à cette jeune femme d'assurer la survie de sa famille.

Le petit magasin de Elena (débit de boissons et restauration rapide)

Malheureusement, les compagnies d'assurance ayant quitté le Donbass en guerre, Elena doit assurer elle même les frais de réparation de son local commercial et de ceux qui le jouxtent et ont également subi des dommages. 

Avec l'aide de ma famille, d'amis et de soutiens déjà impliqués dans les frais médicaux d'Igor, nous avons pu financer déjà la réfection de la toiture qui était le travail le plus urgent et important à réaliser. Mais il reste encore la façade et les équipements intérieurs à refaire pour pouvoir redémarrer l'activité et assurer la survie de cette famille du Donbass.

Pour finaliser les travaux et redémarrer rapidement son activité vitale pour elle et ses enfants il manque à Elena environ 200 000 roubles soit environ 2600 euros 

Voilà pourquoi je me permets de faire appel pour la deuxième fois à votre générosité humaine (la première fois c'était pour remplacer mon équipement informatique volé). 


Pour aider :


Vous remerciant de toute l'attention que vous accorderez à cet appel, je vous prie d'accepter toute ma reconnaissance au nom de Lena, Igor et Radion.

Erwan Castel

Ps : Pour plus de renseignements vous pouvez me contacter via la messagerie ou mon adresse mail : alawata@gmail.com



mercredi 19 septembre 2018

Photo du 19 septembre

220


A quelques heures de repartir sur le front de Yasinovataya au Nord de Donetsk, voici un "portrait intérieur" envoyé par Robin, un ami fidèle qui me soutiens et me comprends.

Je le remercie grandement pour ce montage photo autant original que soigné et qui évoque autour de mon engagement sur le front du Donbass, mon identité bretonne, mes rêves et ma muse qui incarne l'objet de mon combat pour le Donbass...

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

jeudi 5 avril 2018

La beauté comme horizon

Je laisse à une plus belle plume que la mienne le soin de commenter mon bonheur...


“La nature et la femme c'est la même merveille qui plane sur un mont sublime ou sur un front chéri, qui se noie mélancoliquement et délicieusement dans des cieux ou dans des yeux, et dans des lacs pareils à des cieux et à des yeux.”

André Gide ; Nouveaux prétextes (1911)

mercredi 4 avril 2018

Quand la mère sublime la femme


Loin des hypocrites flagorneurs d'un centre ville sombrant dans la suffisance égotique des nouveaux apparatchiks et de leurs courtisans à breloques, je rejoins le quartier populaire d'Oktyabrsky, là où le cœur du Donbass bat au rythme des bombardements ukrainiens.

À l'ombre d'un petit soleil, le soldat se repose, fortifie son âme, éclaire son regard et purifie ses mains dans le don de l'amour.

"Les visages des mères sont nobles, souverainement clairs lorsque la pureté des vies volontairement innocentes les a rafraîchies aux milles matins des sacrifices."

Léon Degrelle*, Les âmes qui brûlent.

* Il me plaît en passant, de provoquer les cons, qu'ils soient fachos ou antifas, en citant de ces auteurs qui sont voués aux gémonies de la moraline de leurs pensées uniques amorales au prétexte que certains de leurs engagements extrémistes sont contestables et même condamnables.

mercredi 31 janvier 2018

Dames qui nous donnez le courage !

062


"Pour mériter son cœur, pour plaire à ses beaux yeux, 
j'ai fait la guerre aux rois, 
je l'aurais faites aux dieux."

― François de la Rochefoucauld (1613 - 1680)



Mercredi 31 janvier 2018

Je viens de découvrir cette chanson et ses deux belles interprètes, les sœurs Praises.

Un chant de combat et d'amour de la veine de ce répertoire traditionnel que j'adore mais aussi un chant d'espérance qui, au delà des périodes historiques et expressions idéologiques particulières, incarne selon moi la permanence des racines civilisationnelles dans le cœur des enfants d'Europe encore conscients du prix de la Liberté.

Dans le Donbass cette chanson résonne profondément dans mon cœur de volontaire... 

Erwan Castel



"Adieu ma mère, adieu ma terre, mon sang, mon roi, il est l'heure de partir.
Adieu mon amour, le destin m'attend, pour toi je veux vaincre ou mourir.
Et je jure par mon corps, de ne jamais trahir.
Et je n'oublierai pas le parfum ni la douceur de ta peau,
Car au cœur du combat, je verrai ta main brandir nos drapeaux.
Et ton rire. C'est ton rire qui guidera nos chevaux,
Et ton rire et ton rire chantera l'espoir du renouveau.

Adieu mon père, adieu mon frère, mon sang, adieu oui adieu mon amour.
Partez, je veillerai sur nos enfants, fidèle jusqu'à votre retour.
Et porteuse de vie, je prierai pour vos jours.
Et vous vivrez en moi, même si je vois revenir vos tombeaux.
Et j'apprendrai la joie aux enfants qui reprendront vos flambeaux.
Et vos rires tel un printemps naissant de l'hiver.
Et vos rires et vos rires, feront fuir tous les morts-nés de la terre.

Et puis un jour viendra où nous serons réunis de nouveau.
Et puis mille ans crois-moi, aux yeux de l'éternité, c'est bientôt.
Et nos rires, par le souvenir de Roncevaux,
Et nos rires et nos rires, pourront bâtir un monde plus beau !"


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

mardi 12 décembre 2017

A Lena et toutes mes "belles passantes"


05h00, je boucle doucement mon paquetage au milieu d'une maisonnée encore endormie après une nuit blanche passée dans la caverne au rythme des bombardements importants de la nuit. Seuls les chats m'accompagnent et se pressent en ronronnements autour de moi, au milieu du fatras qu'avale goulûment un sac à dos affamé.

Entendue encore hier soir, la mélodie "Madame" de Mikhail Kruk résonne encore en écho dans ma mémoire et me reviennent aussi au moment de refermer la porte de la chambre ce magnifique hommage à la Femme du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc que je m'empresse de retrouver et vous offrir ici :

"La fascination que j'éprouve pour la beauté apaise mon regard blessé par la vie. Aujourd'hui, lorsque je prends la parole il m'arrive de fixer une femme inconnue dans l'assistance, non pour la séduire, mais pour me hisser à la pointe de moi même et éclairer les mots à la flamme de sa beauté.

Aujourd'hui encore la femme reste un mystère. Des silhouettes m'accompagnent, femmes aimées, croisées ou admirées.

Elles m'apparaissent comme le reflet de la part invisible du Monde."

Hélie Denoix de Saint Marc
"Les sentinelles du soir" 1999

La femme incarne souvent ce pourquoi l'homme, qu'il soit son aimant, son fils, son père ou son frère, devient soldat et se lance dans l'inconnue de la guerre.

Mais ce sont certainement ces "belles passantes" comme les appelait Brassens, qui restent certainement celles pour qui les cœurs combattants battent le plus fort, des belles dames dont les couleurs fleurissaient les lances des chevaliers aux Lili Marlène et autres Madelon chantées à travers les vents de l'Histoire.

Romantisme, Nostalgie, Espérance...

...autant de sentiments semés par l'Amour et qui conservent dans les cœurs plongés dans la tourmente du front, cette part d'humanité qui sublime les sacrifices réalisés pour qu'elle puisse fleurir dans le terreau de la Liberté défendue.

Quant à la chanson de Mikhail Kruk qui est émaillée de ritournelles d'Édith Piaf je mets cette vidéo qui illustre bien les propos de Hélie de Saint Marc.

Erwan Castel


mercredi 15 novembre 2017

La beauté slave de l'éternel féminin

« Le soleil a pour fonction principale d'éclairer 
et de faire resplendir la beauté des femmes. »

Pierre-Jules Stahl - L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)


Entre éthique et esthétique, la Femme incarne dans le cœur des traditions racinaires humaines ce rapport sacré à la Vie, la Nature et au Divin et il n'est pas étonnant que la quasi majorité des religions aient été jusqu'à hier l'expression d'une adoration métaphysique du principe maturant et donc féminin de la création naturelle mais aussi de la perfection humaine.

« La beauté n’est pas un accident. – La beauté d’une race, d’une famille, sa grâce, sa perfection dans tous les gestes est acquise péniblement : elle est, comme le génie, le résultat final du travail accumulé des générations. »

Nietzsche - Le Crépuscule des idoles.

Mais le temps est survenu où, renversant provisoirement la Pythie, les phalocraties des premiers microcosmes urbains ont inventé des religions à leur image:: anthropocentrées, masculines et dominatrices (les monothéismes apparaissent dans la Mésopotamie des premières cités d'agriculteurs)

Malgré ce suprématisme matricide, la Femme continue cependant dans le fleuve de l'Histoire à être l'écho de la Grande Déesse dont elle incarne la fonction métaphysique au delà de ses fonctions familiales et sociétales.

Ainsi, de la Dame du chevalier à la Muse du poète, les femmes, rappellent à la fois cette éthique et cette esthétique païennes. Cette fusion antique du Bien et du Beau trouve sa quintessence dans l’idéal féminin dont les perfections poussent les hommes, depuis qu'ils cherchent dans Ies étoiles le sens de leur destinée, à se sublimer pour mieux honorer et approcher tant les femmes que les perfections qu'elles évoquent.

Dans le Donbass, cette terre slave où l'orthodoxie cohabite intelligemment avec les autres cultes et traditions anciennes qu'elle n'a pas chercher à détruire ou convertir (contrairement au prosélytisme misogyne paulinien), la femme rayonne encore naturellement de ce mystère attractif qui va bien au delà de la simple et naturelle attirance relationnelle.

Sur la ligne de front, si des icônes religieuses ornent l'intérieur des véhicules et des bunkers, en revanche ce sont des prénoms aux parfums étourdissant encore leurs sens, qui fleurissent les cœurs des soldats, leur donnant dans l'étreinte de la peur une force et une motivation invincibles pour servir et protéger cette Liberté qui porte la couleur de leurs yeux...

Erwan Castel