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mercredi 21 septembre 2016

La tentation du diable

DONi News à la croisée des chemins
ou réflexions d'un Candide sur l'éthique du journalisme 


Il ne s'agit point ici de créer une polémique ou encore moins de remuer le couteau dans la plaie mais de coucher par écrit ma pensée qui déjà est déformée par des Torquemada venus malencontreusement s'échouer dans le Donbass, afin que puisse être entamé une réflexion constructive enfin débarrassée des orgueils épidermiques des uns et des autres...





Dans toute les conflits, les propagandes sont inévitables et même peuvent  être respectables lorsque, comme autrefois, leur principale mission est d'entretenir la flamme du patriotisme qui soude ensemble civils et militaires face aux souffrances de la guerre et stimule en eux des forces inépuisables garantissant la victoire. Mais depuis l'arrivée du libéralisme colonialiste, la propagande de guerre occidentale, pour protéger la vacuité de son système et cacher les intentions hégémoniques de sa politique, s'est entièrement consacrée a dénigrer l'ennemi, en le diabolisant de façon caricaturale. La société du spectacle superficielle quand à elle a pris le relais pour motiver les foules en limitant les anciennes consciences politiques aux seules ambitions matérielles individualistes des esclaves consuméristes et volontaires...

Lorsque le mouvement fédéraliste puis séparatiste s'est opposé au coup d'Etat du Maïdan, et à la politique russophobe consécutive, il s'est retrouvé dans la ligne de mire de la propagande de guerre occidentale qui l'a aussitôt diabolisé, ouvrant ainsi un front de l'information beaucoup plus grossier et violent que celui connu pendant la guerre froide et qui a dressé un nouveau mur au coeur de l'Europe.


En 2014, quand l' "opération spéciale antiterroriste", habillage cynique d'une guerre à caractère génocidaire est lancée contre les populations russes piégées dans les excroissances historiques et artificielles d'une Ukraine moderne, ces dernières décident alors de résister à l'hégémonie des armes mais aussi de la propagande occidentale.

Dans les bastions rebelles de Donetsk et Lugansk, plusieurs médias de "ré-information" se sont alors organisés pour tenter de donner la parole au peuple du Donbass, pro-russe incontestable mais que les pro-occidentaux ont aussitôt qualifié leurs défenseurs de "terroristes russes".

Afin de porter la vérité au delà de la ligne de front et tenter de la semer dans les consciences brûlées par le mainstream médiatique dominant, le projet d'une agence internationale a vu le jour en 2015 à Donetsk, porté par Janus Putkonen, "DONi news" venait de naître. 

Cette agence s'est rapidement imposée comme le média de réinformation idéal pour libérer la vérité au delà des frontières du monde russe car diffusant l'actualité du Donbass dans 11 langues différentes, et tout naturellement elle s'est vu honorée ce mois ci du titre d'agence internationale officielle de la République Populaire de Donetsk. 

Cette promotion, qui est largement méritée, apporte à l'agence des avantages évidents tant au niveau de la reconnaissance, que du soutien financier nécessaire à son développement, mais aussi malheureusement un risque de voir la liberté de sa politique éditoriale largement entravée par son assujettissement aux organismes d'état de la République de Donetsk...

Aussi j'attire ici respectueusement, l'attention sur 3 tendances observées chez de nombreux journalistes occidentaux mais aussi chez certains journalistes de DONi qui, cédant à des considérations personnelles, mettent en danger la déontologie de la profession qu'ils veulent représenter :


1 / Un narcissisme puéril parasitant l'information


La caricature extrême d'un narcissisme hystérique
La quasi totalité des journalistes de l'agence DONi sont des volontaires et souvent venus de pays étrangers (Finlande, Italie, France) ayant beaucoup sacrifié pour faire le saut dans le Donbass mais souvent aussi dans cette profession dont la maîtrise est aussi difficile que son abordage semble aisé depuis l'apparition d'internet.

Or, lorsqu'on se lance dans un nouveau domaine, consciemment ou inconsciemment, on est influencé par ses expressions diverses déjà existantes dans notre environnement natif et ce d'autant qu'aucune formation professionnelle nous a décortiqué les ficelles du métier. 

Ainsi, peut-on observer de plus en plus dans les médias d'information, une scénarisation du reportage où le journaliste devient un figurant de premier plan quand son sujet lui ne devient que le décor de son show narcissique. Ce style particulier du reportage ne correspond nullement à une évolution naturelle des comportements mais à une starisation forcée de l'information qui privilégie le contenant (en l’occurrence le journaliste) au contenu (le message). 
De plus, lorsqu'on travaille avec passion et sans compter, comme le fait quotidiennement l'équipe émérite de DONi, on est tenté, pour nourrir son énergie, de rechercher une reconnaissance. La possibilité de vouloir illustrer visuellement son travail en se mettant en scène dans le reportage est alors tentante...


2 / Une servitude volontaire bridant l'analyse




Chaque métier a sa déontologie et celui de journaliste est certainement l'un de ceux qui en a le plus besoin depuis que les médias se sont imposés comme le "4ème pouvoir" du monde moderne.

Parmi les nombreux griefs portés contre les journalistes pro-occidentaux contre lesquels nous luttons sur le front de l'information, leur allégeance au pouvoir politique qui les a acheté est certainement l'un des principaux, et il serait fort regrettable que DONi Press devienne à son tour un chien de garde d'un pouvoir politique fut-il le meilleur...


En effet, la charte de Munich qui en 1971 a défini l'éthique du journalisme demande bien en son 9ème point au journaliste de "Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs"


Personnellement, je ne crois pas à la neutralité du journaliste, qui reste un humain dont le regard est influencé par une sensibilité personnelle, culturelle ou historique, cependant je veux distinguer dans toutes les déclinaisons de son analyse le journaliste librement engagé du chargé de communication contractuel, car ce dernier, même si sa servitude initiale peut-être volontaire, se retrouve dans le rôle d'un répétiteur de la voix de son maître.  Et j'espère que Janus Putkonen a protégé le droit à son équipe d'analyser librement l'actualité politique et militaire de la DNR en dehors de celle soufflée par les communiqués officiels (même s'ils sont justes). Car un soutien volontaire a d'autant plus de force qu'une traduction servile de la parole citée, que sa liberté d'expression est sans cesse préservée.


3 / Une ostracisation abusive de la pensée adverse 



Si l'impartialité d'un journaliste, on l'a évoqué ci dessus, est quasi impossible, (d'ailleurs une narration neutre de l'actualité serait rapidement insipide au public) elle doit cependant se fixer des limites autant que tolérer la contradiction. C'est pour cela que les médias jouent un rôle essentiel dans le débat d'idées qui seul peut réveiller les consciences et entretenir le sens critique qui garantit leur liberté. 

Engagés sur le front de l'information, nous sommes en concurrence avec le feu d'une propagande occidentale qui use souvent de techniques de manipulation mentale (amalgame, syllogisme, etc...) pour déformer la vérité, voir la travestir par des mensonges analytiques et des manipulations photographiques... 

Parfois, cette mauvaise foi et les mensonges des médias occidentaux est tellement insupportable que la tentation facile d'user des mêmes techniques à leur encontre peut alors apparaître comme légitime. Parmi les armes utilisées par la propagande de guerre occidentale figure la censure d'opinion, à travers toutes ses déclinaisons, de la diffusion à des heures d'écoute pauvres jusqu'à l'interdiction physique du journaliste en passant par la suppression d'articles réalisés.

Pour des raisons évidentes de compréhension linguistique, les autorités de la DNR ont délégué aux journalistes étrangers de DONi le pouvoir d'accorder ou de refuser l'accréditation à des journalistes occidentaux désirant effectuer des reportages dans le Donbass. Evidemment, parmi les différentes demandes figurent celles de journalistes pro-occidentaux qui s'affichent ouvertement comme des chiens de garde de la politique ukrainienne post-maïdan, et là encore la tentation de leur interdire l'accès du territoire est grande et malheureusement en usage depuis quelques mois.

C'est là à mon avis la plus grande faute déontologique commise actuellement par l'équipe de DONi et si je me permets ici de la relever c'est parce que certains refus d'accréditation sont préconisés hâtivement sur une argumentation parcellaire issue d'un abus de pouvoir accordé. 

La guerre de l'information n'est pas une guerre de tranchée où les adversaires s'échangent des tirs mortels mais une vision de l'actualité où sont proposées au public des descriptions factuelles et des analyses politiques divergentes, et j'ai la naïveté de croire que les médias peuvent toujours être l'agora moderne où se déroule le débat des idées devant le jugement du public. Mais comme pour la guerre des tranchées où il faut que le soldat puisse tirer, dans celle de l'information il faut que le journaliste, et quelle que soit son opinion, puisse également travailler dans les limites imposées par une zone de guerre. 

Or, interdire à un journaliste, même adverse, de venir faire un reportage sur le terrain, non seulement ne l’empêchera pas de de continuer à servir une propagande de guerre ennemie, mais alimentera même la diabolisation recherchée par cette dernière en lui offrant un argument défendable... Répondre à la censure par la censure revient à trahir à son tour l'éthique bafouée par l'autre sans pouvoir le dénoncer honnêtement: soit on triche également mais en ferment sa gueule, soit on respecte la déontologie et on peut alors dénoncer les tricheurs.

"Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique"(2ème point de la charte de Munich)

Pour illustrer mon propos je vais donc me faire "l'avocat du diable" et évoquer le cas de Sébastien Gobert, un jeune journaliste français travaillant à Kiev. Gobert en tant que correspondant du mainstream occidental a couvert la crise ukrainienne depuis le début, convaincu du bien fondé de la révolution du Maïdan. A ce titre il a réalisé depuis 2014 de nombreux articles engagés très critiquables sur le fond mais dont la forme et la méthode restent soumises à une méthode de travail révélant une relative mais potentielle honnêteté intellectuelle...

Sébastien Gobert s'est vu refuser 2 fois, en 2015 et 2016, son accréditation pour venir travailler dans le Donbass.

Le dernier refus a été motivé par un réquisitoire collectif adressé par une poignée de chiens de garde du système à Paul Moreira après son documentaire "Ukraine: les masques de la révolution" qui dénonçait les dérives néo-nazis des activistes du Maïdan. Cette réaction viscérale et mal écrite auquel Gobert a donné sa signature est l'expression d'une rage intolérante et impuissante de gens prétendument attachés à la liberté de la presse. Dénoncer une telle réaction excessive et intolérante était un devoir mais cela justifiait-il de lancer un anathème sur l'ensemble de ses signataires ? 

Car par exemple concernant un Sébastien Gobert, bien que résolument pro-occidental et dépendant de l'hospitalité du régime kiévien est loin d'être le pire : il s'est même permis par exemple de dénoncer les néo-nazisme du parti Svoboda, la corruption de la police (2 articles qui convergent d'ailleurs avec le reportage de Moreira) ou plus récemment le sabotage des accords de Minsk du Président Porochenko. Dire par là que je "défends mon pote Gobert" comme me l'a récemment reproché une apprentie journaliste relève justement d'un manichéisme de la pensée et d'une reductio ad hominem que les antimondialistes sont normalement censés combattre... 

Concernant la liberté de la presse dont il est question ici, ce journaliste dont je combats la ligne éditoriale et la russophobie rémanentes, a lui-même dénoncé vivement les pratiques restrictives du régime ukrainien quand il ostracise, censure et même menace les journalistes ayant bénéficié d'une accréditation dans le Donbass en les accusant de collaborer avec les séparatistes.

J'invite ici les journalistes (où ceux qui se prétendent l'être) à lire attentivement cet article car, en dehors des bribes de propagande russophobe répétées, il aborde le problème de la liberté de la presse qui est l'éthique même du journalisme et qui mérite une réflexion approfondie car dans le domaine des idées, et quel que soit le régime que l'on défend, "censure" ne rime toujours qu'avec "dictature"...


Entre sécurité et exemplarité 


A l'exception des individus qui sous couverture d'une accréditation de presse renseignent des services de sécurité et des forces armées engagées dans un conflit, ou de personnes recherchées par la justice, j'estime qu'aucun journaliste professionnel ne devrait subir une telle interdiction de territoire car, comme dans le cas cité plus haut, c'est même complètement improductif  : 
  • Cela n’empêchera pas l'intéressé de réaliser un article à charge sur le territoire interdit
  • Au contraire, il aura même un argument inattaquable et dénoncer une atteinte à la liberté de la presse
  • Cela est surtout incohérent avec le fait que nous dénonçons vivement ce genre de pratiques à Kiev
  • Nous perdons aussi une occasion de montrer la réalité du Donbass et d'en débattre...
La solution est pourtant simple pour les journalistes en mission dans le Donbass et en particulier ceux venant du camp adverse : 
  • Etudier le demande d'accréditation avec minutie en regardant l'ensemble du travail réalisé par le journaliste et son évolution dans le temps, et surtout ne pas arrêter son jugement à un seul article ou pire une condamnation ad hominem.
  • Définir en amont le séjour, les itinéraires, l'accompagnement et les moyens (téléphone etc...) du journaliste comme l'imposent d'ailleurs toutes zones de conflits armés, y compris pour nos propres reporters de guerre.
  • Contrôler quotidiennement par les services de sécurité militaires les matériaux visuels réalisés au cours des reportages, pour garantir la sécurité des personnes et des sites sensibles, comme cela est déjà pratiqué pour nos journalistes.
Comme on peut le voir, rien de nouveau et d'exceptionnel qui réclame des ressources supplémentaires contraignantes ou coûteuses... L'interdiction d'accès du territoire (sauf en cas de preuves avérées d'espionnage), relève donc ici plus d'une réaction viscérale que d'une analyse méthodique de la demande. Cette interdiction non seulement peut être interprétée comme une faiblesse mais surtout dessert durablement l'image de la République et les valeurs qu'elle défend. 
Quand aux réponses "ils font de la merde" ou "eux ils tuent les journalistes russes" ce sont des arguties sans rapport avec le principe défendu et qui relèvent d'une psychologie de cour de maternelle. On ne combat pas le mal ou encore moins le crime par la connerie.

De la même manière que les jeunes républiques de Donetsk et Lugansk, dans l'athanor de la guerre subie, tentent d'élaborer avec audace de nouvelles sociétés modernes épurées des dérives oligarchiques du passé, les professionnels de la ré-information qui œuvrent ici pour libérer la Vérité devraient également chercher à imaginer quel pourrait être un vrai journalisme libéré des influences du pouvoir, du spectacle et de l'argent. Lors de ce travail un échange avec les professionnels de l'information (ou de la propagande) qui œuvrent (ou sévissent) de l'autre côté de la ligne de front serait je pense intéressante et constructive...

Quant à mes camarades présents ici sur le front de l'information, je les invite en toute amitié à ne pas se laisser tenter de reproduire ici en microcosme la société formatée, superficielle et asservie qu'ils sont venus combattre aux côtés du peuple du Donbass. Ce faisant, il leur faudrait réaliser l'influence persistante d'une société du spectacle manichéenne dont ils pensaient s'être débarrassés, et apprendre à faire la différence entre une intransigeance oubliée et une intolérance revenue.

Car, avant de défendre des femmes et des hommes martyrisés, il s'agit aussi de défendre des valeurs et des idées, pour ne pas risquer de devenir progressivement comme leurs bourreaux...

A bon entendeur salut !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



samedi 13 février 2016

Lancement du "Donbass Defence Journal"

Un nouveau né dans la famille DONi


Ce mois de février voit la concrétisation d'un nouveau projet partagé avec Janus Putkonen, le Directeur de la publication de l'Agence DONi News qui compte déjà une grande famille internationale s'exprimant déjà dans 10 langues différentes : le "Donbass Defence Journal" (DDJ).

Après "DONi news", "DONi Press", "Radio Free Donbass", "Save Donbass People", "DONI You Tube" et leurs nombreux avatars sur les réseaux sociaux (Facebook, VKontact, Tweeter etc...) c'est au tour de "Donbass Defence Journal" de proposer sur la toile virtuelle une nouvelle plateforme d'information militaire...

Cette nouvelle plateforme d'information est le fruit d'un projet réalisé en partenariat avec les autorités des Républiques de Donetsk et Lugansk qui ont validé et apporté leurs accréditations nécessaires au travail prévu.

Les sujets abordés graviteront bien sûr autour de l'actualité militaire et de la Défense du Donbass mais déborderont dans le temps et l'espace car la guerre qui fait rage ici est liée autant à un contexte géopolitique international qu'à un héritage historique causal.

Le site DDJ né il y a  quelques jours n'a pas encore toutes ses dents, mais il me paraissait important de le lancer dès que possible afin de créer une émulation dynamique et créatrice.

Les 3 langues initiales seront le français, le russe et l'anglais et les différentes rubriques traitées seront  : 

1  / ACTUALITÉS

                    - Donbass
                    - Ukraine
                    - Monde Russe
                    - OTAN
                    - International

2 / FRONT
                    - Situation Donbass
                    - Rapports de Situation en DPR
                    - Rapports de Sitaution en LPR
                    - Analyses

3 / DÉFENSE
                    - Armée DPR
                    - Armée LPR
                    - Volontaires
                    - Matériels et Armement
                                        - Equipement individuel
                                        - Armement Collectif
                                        - Armement individuel
                                        - Chars de Combat
                                        - Véhicules de combat
                                        - Artillerie
                                        - Transport
                                        - Divers

3 / HISTOIRE
                    - Antiquité
                    - Moyen age
                    - Epoque contemporaine
                    - Epoque moderne
                    - XXIème siècle
                    - Traditions

4 / MULTIMÉDIA
                    - Vidéos
                    - Photos
                    - Cartes

5 / DIVERS
                    - Lexique


L'ensemble de ces catégories bien sûr sera ouvert au fur et à mesure de la publication des nouveaux articles, aussi je vous demande par avance patience et indulgence car il me faut encore acquérir le maîtrise des outils et surtout le temps pour alimenter ce projet ambitieux, et il risque d'y avoir quelques petits bugs techniques et humains.

Articles partagés, fiches techniques, actualités, analyses, articles partagés, vidéos, photos, cartes autant d'informations comme les rapports de situation militaire que vous trouviez ici seront désormais publiés sur ce le DDJ, ainsi que d'autres articles quotidiens comme ce premier article publié aujourd'hui et consacré à Telmanovo

Si la rébellion du Donbass est un laboratoire extraordinaire pour l'avenir de l'Europe, et notamment à travers la création audacieuse des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk, la guerre qui en est quelque par l'athanor, est tout autant passionnante dans le sens où elle constitue même par procuration, un affrontement armé majeur entre un monde étasunien mourant et le monde russe renaissant.

Modestement nous voulons offrir avec le projet Donbass Defence Journal, une petite fenêtre pour mieux comprendre les événements, les acteurs mais aussi les enjeux et les menaces de cette nouvelle guerre européenne... 

Maintenant, un seul mot pour conclure : Davaï !

Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

Janus Putkonen présentant le projet DDJ à Lugansk le 15 décembre


Les différents liens pour le Donbass Defence Journal / fr sont les suivants :

- Le site Donbass Defence : https://dnidefence.com/
          Le site DDJ en français : https://dnidefence.com/fr/






samedi 16 janvier 2016

Lugansk, le deuxième pilier du Donbass

DONi News à la rencontre de la République de Lugansk

Dans un décor apocalyptique, les ruines de l'aéroport de Lugansk témoignent de la violence des combats et bombardements
Il est vrai que les informations produites sur la guerre du Donbass concernent surtout le secteur de la République populaire de Donetsk à cause de l'étendue de sa ligne de front, des activités qui y sont permanentes mais aussi de la concentration à Donetsk des principales agences de presse internationales.

C'est pourquoi DONi News a décidé d'aller à la rencontre des autorités de la LNR, afin de rééquilibrer le regard sur cette République de Lugansk qui est le deuxième pilier du Donbass et qui tient le front Nord avec acharnement partageant avec sa sœur Donetsk la souffrance des bombardements et des combats acharnés et les lauriers des victoires militaires de ses unités d'autodéfense, comme à Debaltcevo par exemple il y a 1 an...

Janus Putkonen, le Rédacteur en chef de DONi News, accompagné d'une partie de son équipe est donc venu rencontrer les acteurs militaires et civils de la LNR pour engager avec eux un partenariat et présenter les nouveaux projets de son agence internationale. 



Cette première journée de contacts a commencé à l'Etat Major de la Brigade Prizrak avant de continuer par des rencontres avec les autorités de la République et les médias locaux. 

L'importance et la qualité des combattants étrangers présents dans le Donbass ont été évoquées tout au long de la journée, ainsi que les perspectives militaires et individuelles des volontaires occidentaux. En effet ils représentent un formidable vecteur attractif pour libérer la Vérité en Occident.

Nous avons ensuite rapidement repris le chemin de Lugansk où une rencontre a été organisée avec les autorités de la LNR et leur Ministère de l'Information qui nous a délivré des accréditations presse permettant d'engager un partenariat dès à présent.. 



Nous avons ensuite été conviés à une visite de l'aéroport international ou du moins ce qu'il en reste car comme son frère de Donetsk, ce symbole social du développement régional a été entièrement détruit par l'aviation et l'artillerie ukrainiennes en 2014. 

A notre arrivée, les feux du soleil couchant semblaient donner vie à ce décor dantesque ciselé par la haine. Dans un froid glacial, le silence crépusculaire invite le recueillement a étouffer l'indignation au fond des coeurs.

Reportage de News Front 

De retour sur la ville de Lugansk aux innombrables stigmates rappelant les bombardements, nous nous sommes dirigés vers le petit musée militaire dans lequel ont été rassemblés des objets et "trophées" de la guerre, mais aussi de la 2ème Guerre Mondiale. 

Au milieu des armes rouillées, des éclats de roquettes et de bombes, de nombreux trophées pris à l'ennemi ou abandonnés rappellent autant l'aide étasunienne que l'idéologie nazie transpirant dans les slogans et la symbolique des soudards ukrainiens.



Invité à prendre la parole lors de la conférence de presse, j'ai tenu malgré mon anglais épouvantable, a remercier la communauté de Lugansk et lui signifier l'importance de sa ville dans mon engagement pour le Donbass. En effet si le massacre d'Odessa et son traitement médiatique par les médias occidentaux ont déclenché un sentiment de révolte, c'est le bombardement abject de Lugansk, exactement 1 mois plus tard, le 2 juin 2014 qui a été le facteur déclenchant qui m'a fait prendre mon sac à dos et traversé l'Atlantique jusqu'au Donbass pour mettre mes idées au bout d'un fusil.

Voir l'article publié ici sur le bombardement de Lugansk: 



Lugansk et Donetsk sont aujourd'hui deux sœurs siamoises, nées de la même culture, trempées dans le feu de la même Histoire, elles sont aujourd'hui liées pour l’Éternité dans une fraternité de souffrance et de combat indestructible... 

Lugansk et Donetsk sont le Donbass et le coeur de la Novorossiya et leur rébellion victorieuse, un exemple pour tous les peuples d'Europe !

 2 Républiques populaires, 1 seule Âme !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

Maison bombardée à Uglegorsk
Sur le chemin du retour de Lugansk à Donetsk nous avons continué a traverser les ruines d'un Donbass martyrisé

Directeur de DONi à Lugansk : 
Le conflit dans le Donbass affecte le Monde

"Le directeur de l'Agence DONi News, Janus Putkonen, était en visite de travail officielle avec une délégation de journalistes dans la République populaire de Lougansk vendredi. Le journaliste de RIA Novosti était l'un de ceux assistant à la conférence de presse dans la capitale de la RPL. ANNA News a publié une vidéo qui peut être regardée et écoutée en russe et en anglais.

RIA Novosti écrit: "Les médias européens gardent subjectivement le silence sur le conflit dans le Donbass," a annoncé Janus Putkonen, le journaliste finlandais. D'après lui, les journalistes étrangers devraient recueillir la vérité et la transmettre.

"Le cours des événements dans le monde dépend de l'issue du conflit dans le Donbass," a souligné Janus Putkonen, le journaliste finlandais et directeur de DONi News et de DONi Press, lors d'une conférence de presse vendredi.

"Pour briser le blocus de l'information dans la RPL, une "table ronde" a lieu, avec des journalistes étrangers, sur la guerre de l'information menée contre les Républiques," a indiqué plus tôt Vasiliy Nikitin, le vice Premier ministre de la République populaire de Lougansk.

"Après avoir écrit beaucoup d'articles sur le Donbass, que je suis arrivé dans le Donbass et que j'ai vu les choses par moi-même, j’ai compris que trop peu était fait et bien plus pouvait être fait. Il me semble que le futur de toute l'Europe et de toute l'humanité repose ici. J'ai compris que la façon dont les événements tourneraient ici, il en serait de même partout dans le monde," a indiqué Janus. D'après lui, le conflit dans le Donbass est difficilement compréhensible en Europe car les médias européens en parlent de manière subjective.

"Malheureusement, la triste vérité est que l'Europe ne comprend pas vraiment le conflit et il n'est pas bien couvert... Comme l'été dernier l'a montré, le Donbass n'existait pas pour les gens à l'étranger. Le conflit est gelé et cela signifie que le Donbass est oublié," a ajouté Janus.

Putkonen a dit que les journalistes étrangers devraient recueillir la vérité, l'apporter aux gens, et soutenir le mouvement "Save Donbass People".

Agence DONi News / Traduction depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir


Sources de l'article :

- Site MIASTOK, le lien : ICI
- Site NEWS FRONT, le lien : ICI
- Vidéo YouTube (Site IUGOVOSTOK), l lien : ICI
- Vidéo YouTube (Site GTPK LNR), le lien; ICI
- Vidéos You Tube (Site News Front), les liens : ICI et ICI
- Site DONi Press, le lien : ICI

mardi 10 novembre 2015

Les soldats de la Vérité ( 3 )

Xavier  Moreau

Sur le front vital et brûlant de l'information, et après avoir évoqué successivement une agence de presse (Doni news), un réseau social (Donbass et Ukraine en direct), nous évoquerons ici Xavier Moreau, un homme d'affaire français installé en Russie, mais aussi un acteur clé dans l'analyse et la compréhension de la géopolitique en général et de la crise ukrainienne en particulier.


Un homme

Saint-Cyrien et officier parachutiste, Xavier Moreau est titulaire d’un DEA de relations internationales obtenu à Paris IV Sorbonne, 
Spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide,il apportera rapidement dans le monde post moderne une vision libérée de toute servitude aux propagandes s'affrontant sur le grand échiquier.
Installé en Russie depuis 15 ans, il est  basé à Moscou et dirige la société LinkIT Vostok

Il est l'auteur de la "Nouvelle Grande Russie,  De l'URSS au retour de Vladimir Poutine" et participe à d'autres ouvrages collectifs. Son dernier essai, "Ukraine, pourquoi la France s’est trompée" traite de la crise ukrainienne et des responsabilités occidentales dans son évolution dramatique.

Un site

Apporter au public l'information événementielle brute, surtout celle qui est censurée par le mainstream médiatique soumis à la propagande étasunienne, est une action essentielle et prioritaire, mais qui est inutile si des hommes et des femmes n'en réalisent pas une analyse critique et une traduction géopolitique correspondante.

Xavier Moreau, est devenu de par ses activités professionnelles et sa vie privée entre l'Eurasie et l'Occident, et d'autre part par sa formation initiale, sa curiosité naturelle et son amour de la Vérité, un analyste incontournable offrant une vision pertinente des événements servie par la profondeur d'une Histoire épurée des arguties propagandistes.

Ses analyses ne sont pas des visions limitées s’arrêtant aux frontières d'un domaine spécialisé, mais bien un regard transversal mettant en cohérence tous les enjeux, militaires politiques, économiques, sociaux, culturels et cultuels, démographiques etc...d'une crise donnée.De plus Xavier Moreau, sans tomber dans la tentation d'un complotisme sans limite met avant l'existence d'une stratégie globale à travers les connexions, les intérêts communs dévoilés ou simplement des effets de causalité recherchées d'une région à l' autre du monde moderne.

"Stratpol" est la concrétisation de ces analyses et réflexions indépendantes. Travail étoffé par la convergence de plusieurs signatures autour de celle de Xavier Moreau : le Damascène, Evanno, Jacquet, Josseran, Latsa, Laventure, Lincot, Loke, Mitićn Réveillard,Teil, Troude,différents spécialistes venus d'horizons différents et qui élargissent harmonieusement la fenêtre pertinente et pédagogique sur le Monde que représente ce "Centre d'analyses politico-stratégiques", dont de rédacteur est Alexandre Moustafa.


Le lien, ICI : STRATPOL

Parallèlement à cette activité d'information analysée, et fort de sa rigueur et l'acuité de ses observations, Xavier Moreau est de plus en plus sollicité pour intervenir dans des colloques réunions ou débats médiatiques cherchant à découvrir le dessous des cartes. 

Xavier Moreau, fidèle certainement à sa nature et sa formation d'officier est donc à la fois un penseur et un homme de terrain, et sa récente visite sur le front du Donbass prouve l'ancrage de son analyse dans la réalité humaine, la véracité des observations et la concrétisation des convictions.

Une des interventions publiques de Xavier Moreau, toujours  pertinent et pédagogique 

Les intérêts géopolitiques en Ukraine
Publié sur le blog de Bertrand Rivière, le lien : ICI


Un livre


Xavier Moreau vient de publier une analyse sur le conflit ukrainien, ce choc de l'Histoire qu'il définit comme « immense manipulation de déstabilisation de notre continent ». Dans ce livre il démontre l'ingérence violente d'une stratégie de préemption menée par les USA et leurs larbins de l'Union Européenne, soumis aux intérêts militaro-industriels d'une ploutocratie internationale cherchant à contrer le contre-pouvoir initié par une Russie renaissante des ruines de son avatar soviétique.

Ce livre est un document essentiel pour qui veut comprendre les enjeux et les menaces que représentent aujourd'hui cette crise, pour le Donbass, l'Ukraine mais aussi pour l'Europe entière et la stabilité du Monde. Je vous invite vivement à l'acheter et le partager.


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

"Ukraine, pourquoi la France s’est trompée"

Pour commander le livre, le lien, ici : "Amazone.fr"

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Pour retrouver d'autres analyses de Xavier Moreau, vous pouvez consulter :

- "le blog Noir de Brocéliande" de mon camarade Bertrand Rivière, au lien suivant : Xavier Moreau

- Le site "les non alignés", aux liens suivants : ICI et ICI
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 Une plongée dans le front du Donbass

Pendant la première semaine de novembre 2015, Xavier Moreau, accompagné d'une mission humanitaire de l'association Vostok France, s'est rendu dans le Donbass. C'est à cette occasion  que j'ai eu l'immense plaisir de le rencontrer.

L'agence Doni News, qui l'a accueilli à Donetsk et accompagné dans son circuit, a réalisé un entretien publié dans les compte-rendus suivants : 




Analyste français à Donetsk: "Dans le Donbass, l'Ukraine est morte"


Janus Putkonen et Xavier Moreau
L'analyste français de Stratpol et auteur d'un nouveau livre "Ukraine - Pourquoi la France s'est trompée?", Xavier Moreau, a visité la République populaire de Donetsk. Après plusieurs jours passés ici à collecter des témoignages de première main sur la RPD, le célèbre analyste politique a partagé son point de vue avec l'Agence DONi News. Sa conclusion est claire: "Dans le Donbass, l'Ukraine est morte".

Xavier Moreau faisait partie de la délégation française de l'association "Vostok France – solidarité Donbass". Le groupe a voyagé autour de Donetsk pendant plusieurs jours et parfois très près de la ligne de front près de l'aéroport. Pendant qu'ils visitaient les lieux, l'association a livré des colis d'aide et de secours issus de dons français.

Ils sont allés à la rencontre des enfant dans un orphelinat et dans les hôpitaux, des familles dans des maisons proches de la ligne de front où les gens vivent dans les caves car il n'ont plus de chauffage à cause des bombardements de terreur ukrainiens. Xavier a exprimé sa profonde affection avec le groupe, en voyant de ses yeux les victimes et les conséquences du conflit dans le Donbass.

"J'ai posé des questions, discuté avec autant de personnes que possible à propos de la situation à Donetsk, soldats, chauffeurs de taxi, gens dans la rue – et ils disent tous la même chose, il n'y a pas de retour possible en Ukraine. Dans le Donbass, l'Ukraine est morte", résume ainsi Xavier les résultats de de sa mission à la recherche des faits. "Partout il y a une exigence commune pour une enquête criminelle concernant les crimes de guerre commis par les forces ukrainiennes", continue-t-il.

Xavier mentionne un nom ukrainien, qui a émergé au dessus de tous les autres, lorsque les questions sur la responsabilité ont été abordées avec les gens à Donetsk: Andreï Parubiy, commandant des soit-disant troupes d'auto-défense du Maïdan lors du coup d'état armé.
Xavier est parfaitement conscient des terribles crimes de guerre commis par les forces ukrainiennes dans le conflit du Donbass. Il est surpris par le calme avec lequel les gens d'ici gèrent toutes ces difficultés et la situation liée au conflit autour d'eux. "Les gens sont très modérés, la ville est magnifique, propre et tout fonctionne très bien – et de ce que j'en vois, même mieux que dans beaucoup de pays en Europe." Xavier a rencontré à Donetsk une population calme et d'une grande dignité.

"En politique, tout est possible", dit Xavier. Il compare le conflit dans le Donbass avec les événements dans l'ancienne Yougoslavie, quand la seule option pour survivre aux responsabilités après le même genre de nettoyage ethnique et de crimes de guerre que ceux commis par les forces ukrainiennes, était la victoire militaire totale. "Quand les bombardement ukrainiens sur la population civile ont commencé au début du conflit, une grande haine a été montrée par les Ukrainiens de l'Ouest contre la population russe de l'Est, après cela il n'y a plus de retour en arrière possible," explique-t-il.
Dans l'esprit de Xavier, Kiev n'a que deux possibilités. La première est de détruire le Donbass avec sa population dans son intégralité, et l'autre est d'appliquer réellement les accords de Minsk et de faire une toute nouvelle Fédération d'Ukraine, avec les républiques indépendantes du Donbass.

Janus Putkonen, Rédacteur en chef de Doni News, 
traduction  officielle Úlfdís Haraldsdóttir


Interview de Xavier Moreau dans les ruines du Donbass

Le lien de l'article initial, ici : Doni Press

J’avoue bien humblement que je n’aurais jamais pensé trouver dans un analyste aussi célèbre et médiatisé que Xavier Moreau le courage physique de venir jusque dans le Donbass et à fortiori à quelques encablures du front alors que ce dernier depuis quelques jours s’agite du fait des provocations ukrainiennes. J’ai eu la chance de le conduire dans les environs de Spartak, l’un des coins les plus chauds du Donbass, totalement détruit, au milieu des maisons éventrées et des façades criblées d’éclats d’obus. L’homme n’est plus à présenter, moscovite depuis une quinzaine d’années, talentueux analyste invité sur les plateaux des médias russes et parfois français malgré une censure très forte, Xavier Moreau est venu en simple citoyen français dans le Donbass.

Il pourra dire, même pour ce cours séjour, « j’y suis allé » et très peu d’hommes et de femmes de France ont eu ce courage d’aller aussi loin dans la démarche. C’est en chrétien qu’il est aussi venu dans le Donbass faisant œuvre de charité partout où nous nous sommes rendus avec l’association France Vostok solidarité Donbass dont trois membres étaient aussi du voyage, Alain, Nikola et Elena, cette dernière présidente de l’association. De nombreux reportages sont à venir sur leur action humanitaire admirable et c’est lors du dernier jour de présence dans le Donbass que nous nous sommes rendus sur la ligne de front. Nous sommes allés à la rencontre des gens qui vivent sur le front, dans des conditions effroyables en ce début de presque hiver. Sans eau, ni électricité, sans chauffage, des couples, des personnes âgées, des enfants vivent sous les bombardements sporadiques de l’Ukraine.


Xavier sera allé à leur rencontre mais aussi à celle des soldats près d’un poste de contrôle et d’un bunker de fortune. Les règles de la guerre nous auront interdit de filmer cette scène pour des raisons évidentes de sécurité. Une plaque d’immatriculation polonaise, prise de guerre des soldats ; arborant le drapeau étoilée de l’Union européenne ennemie du Donbass et de son peuple ; trônait accrochée au-dessus de l’ouvrage. Ailleurs c’est avec des jouets, du chocolat et quelques victuailles qu’il est allé à leur rencontre, descendant jusque dans une cave sombre servant de chambre à coucher, la cuisine de fortune se trouvant dehors avec un four artisanal alimenté par le bois des arbres hachés par l’artillerie ukrainienne. Sur le côté se trouvait quelques sacs de résidus de charbon servant à faire bouillir la marmite, une modeste femme épluchant des pommes de terre.

Xavier Moreau, Yulia Safonova, Laurent Brayard,
Elena Ruffo et Erwan Castel, le 8 novembre à Donetsk
J’aurais moi-même remis à cette famille se terrant dans les ruines les restes d’un repas offert par d’autres habitants du Donbass, Vera et Nadejda, deux sœurs vivants au milieu des ruines laissées par les Ukrainiens du côté d’Enakievo. Un pain traditionnel, quelques cornichons, du lard, des goloubsis, rouleaux de choux fourrés au riz et à la viande spécialité culinaire… ukrainienne très répandue dans le monde slave. Les soldats auront reçu de mes mains un autre don, celui-là venant de ma sœur, infirmière ayant fait passer une chaude écharpe et un filet de camouflage qui les aideront modestement dans leur lutte pour la liberté. Tout ceci est dérisoire mais l’appel aux dons de Xavier Moreau pour l’association Vostok France fera peut-être que la générosité des Français permettra à nouveau au groupe humanitaire français, l’un des seuls ne faisant pas de politique et totalement indépendant, de revenir en aide aux populations. Mais laissons Xavier Moreau s’exprimer lui-même pour une interview exceptionnelle dont je me souviendrais longtemps, ainsi que des quatre jours que nous aurons passés ensemble avec la belle équipe de Vostok France Solidarité Donbass.

L'aide humanitaire Vostok, le lien ici : Vostok France

Laurent Brayard, volontaire français, journaliste à DONi News
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Les sources de l'article :

- Site de Xavier Moreau, le lien, ici : STRATPOL
- Le Blog noir de Brocéliande, le lien : ICI
- Le site Agora Vox, le lien : ICI 
- Le site de Doni news, le lien : ICI
- Le site de Doni Press, le lien : ICI