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lundi 15 février 2021

Si tu veux la guerre.... prépare la guerre !

 

S'il n'y avait que les discours des excités ukropithèques, réveillés par l'élection de Biden leur parrain étasunien du Maïdan, leurs vociférations russophobes ne mériteraient qu'un silence méprisant, mais de nombreuses activités de l'armée ukrainienne laissent à penser que Kiev a décidé en ce début de 2021 d'engager une nouvelle tension, provocation voire escalade  militaire sur le front du Donbass.

Depuis plus de 6 ans, les forces ukrainiennes au rythme de leur modernisation (aux normes OTAN) n'ont eu de cesse que de renforcer leur dispositif militaire ceinturant les républiques populaires de Donetsk et Lugansk sur une ligne de front de plus de 460 kilomètres de longueur mais aussi sur leurs territoires qu'elles occupent entre Mariupol au Sud de Donetsk et Markivka, au Nord de Lugansk. Ce déploiement militaire ukrainien, qui était inférieur à 20 000 combattants en 2014 dépasse aujourd'hui les 100 000 hommes (soit un rapport de 5 contre 1 en faveur de Kiev) et continue à se renforcer.

Les activités des convois militaires ukrainiens, aériens, ferroviaires ou terrestres sont donc dans le Donbass très importants mais pour relativiser les discours alarmistes ou enthousiastes des propagandistes qui, de chaque coté du front en font les compte rendus, il convient, avant de crier "au loup"  de distinguer parmi ces gesticulations d' "ukrops" et dont beaucoup restent à confirmer:

  • Les rotations d'unités qui provoquent des allers retours de personnels et matériels fréquents sans que cela corresponde à un renforcement du dispositif,
  • Les ravitaillement logistiques de nouveaux matériels, équipements, munitions etc. dont certains procèdent au remplacement de matériels vétustes ou à moderniser,
  • Les exercices et manœuvres des unités ukrainiennes qui se rendent sur les "polygones" d'entrainement situés dans le Donbass,
  • Enfin, les renforts et déploiements de nouvelles unités sur le front qui régulièrement accompagnent les préparatifs d'une nouvelle escalade militaire.
Cela précisé, force est de constater qu'une tension militaire initiée par Kiev est bien intervenue sur le front depuis environ 3 semaines (voir les articles précédents) avec notamment une reprise significative des bombardements ukrainiens, une augmentation sensible des vols de reconnaissance des drones d'observation, un renforcement des tranchées et positions de la première ligne etc...

Des renseignements stratégiques confirment par ailleurs un renforcement ukrainien du front dont les mouvement de troupes et de matériels correspondent soit 
  1. Soit à un déploiement vers l'avant d'effectifs déjà présents mais qui occupaient la deuxième ligne du front pour un "dispositif offensif" d'une première ligne où, si les mouvements se poursuivent, se compteraient bientôt près de 60% des effectifs combattants ukrainiens (au lieu des 40% habituels).
  2. Soit à un déploiement sur le front de nouvelles unités ukrainiennes parmi lesquelles ont déjà été identifiées les 93e et 95e brigades mécanisées, le 10e bataillon d'assaut de montagne et le 8e régiment des forces spéciales qui achèvent leurs préparatifs et entrainements à l'arrière 

Ainsi, plusieurs convois militaires ont été observés arrivant dans le Donbass, transportant des matériels blindés et d'artillerie dont certains sont trop nombreux pour n'être que des mouvements de rotations ou logistiques d'un simple entretien du front.

Depuis février, plusieurs trains militaires ukrainiens 
ont été observés se dirigeant vers le front du Donbass, 
comme ici ces obusiers 2A65 Msta-B de 152mm, filmés 
en gare de Zaporodje à 100 km à l'Ouest de Donetsk.

Il est nécessaire également de mettre ces gesticulations militaires ukrainiennes en perspective des gesticulations politiques et diplomatiques engagées par Kiev au niveau international pour tenter de radicaliser l'engagement occidental contre Moscou et obtenir son soutien pour une option militaire dans le Donbass, cette dernière devant bien entendu être présentée à la "communauté (autoproclamée) internationale" comme une nécessité défensive incontournable des pauvres ukrainiens innocents face aux monstrueux agresseurs russes. 

Aussi pour la énième fois depuis 6 ans, les forces ukrainiennes ont réalisé de nouvelles provocations avec leur artillerie lourde sur les secteurs de Yasinovataya (RPD) et Shastie (RPL).... juste la veille de la visite sur le front du président Zelensky accompagnant 6 représentants européens du G7 et  dans le village de Bonheur (LPR) et en n. Avdeevka (DPR). Il est hautement probable que ces bombardements lourds ukrainiens (qui n'avaient plus été observés depuis juillet 2020) ont recherché (en vain) une riposte républicaine proportionnelle pour être présentée comme une violation des accords de Minsk.

Ces provocations ukrainiennes n'ayant pas abouti, Kiev se rabat sur ces "pertes hors combat" (une dizaine par semaine) pour tenter de faire passer les accidents, suicides, overdoses et rixes mortelles en pertes militaires consécutives à des agressions républicaines et même russes tant qu'à mentir complétement. 

L'armée ukrainienne continue à subir des "pertes hors combat" importantes
(8 à 10 morts par semaine) et qui sont symptomatiques 
d'un niveau opérationnel
d'un exercice du commandement et d'une motivation mentale misérables. 


Ainsi par exemple de ces 3 soldats de la 56ème brigade ukrainienne d'infanterie motorisée qui, sur le front de Lugansk, se sont fourvoyés dans un de leurs propres champs de mines et y sont morts (capitaine Alexander Voitenko, 37 ans, les soldats de 1ère classe Vyacheslav Alekseenko, 34 ans et Dmitry Mironenko, 27 ans). Et bien que ces pertes soit banales (rien que sur ce front de Lugansk, 45 soldats ukrainiens de l'Opération des Forces Combinées sont morts sur leurs propres mines depuis le 27 juillet 2020) le président Zelensky a dépêché en urgence sur le front et le chef d'état-major Ruslan Khomchak et le ministre de la Défense Andrei Taran.... pour réaliser une enquête dont sans nul doute la conclusion à charge des forces républicaines est déjà écrite, puisqu'il est déjà question d'un engin explosif "inconnu" (et non indéterminé).

Donc, concrètement, "rien de nouveau à l'Est" mais la nouvelle distribution des cartes provoquée par l'effondrement économique catastrophique que tente de masquer maladroitement une dictature sanitaire occidentale et le retour officiels aux affaires étasuniennes des faucons de guerre démocrates, oblige à redoubler la vigilance et réévaluer là la hausse les risque d'une offensive ukrainienne. 

L'heure est donc revenue à toutes sortes d'hypothèses et de spéculations plus ou moins fantaisistes et alarmistes mais dont toutes s'accordent à considérer le processus de paix signé à Minsk comme définitivement impraticable et la confrontation militaire entre l'Ukraine et la Russie au sujet du Donbass, à moyen ou long terme comme quasiment inévitable dans un contexte international de plus en plus dominé par une russophobie occidentale délirante.

D'ailleurs, tant par la voix de Sergei Lavrov, son ministre des affaires étrangères que directement, le président russe Vladimir Poutine a martelé une nouvelle fois que jamais la Russie n'abandonnera le Donbass et qu'elle lui fournira une assistance nécessaire aux habitants des républiques en cas de menace:

«Sous mes yeux, il y a des gens qui ont été blessés et mutilés, 

en particulier des enfants, dans le Donbass  

Et même s'il faut, avant de prendre une décision, penser aux conséquences de nos démarches, 

nous n'abandonnerons jamais le Donbass, quoi qu'il arrive »


Donc, "à bon entendeur salut !

Et, une petite réflexion de Candide passant: il serait peut être temps que le pouvoir russe  reprenne le contrôle de toutes les tours du Kremlin et cesse de continuer de fournir du carburant et des pièces détachées  aux soudards ukrainiens qui bombardent quotidiennement, et depuis 7 ans un peuple russe 

Erwan Castel


mercredi 3 juin 2020

Le jour où l'intolérable s'imposa


Il y a 6 ans, le 2 juin 2014, intervenait le bombardement aérien ukrainien de la ville de Lugansk, date cruciale dans la radicalisation de la guerre du Donbass et accessoirement dans mon engagement pour sa cause.

Rappel :

Début 2014, les manifestations pro-occidentales du Maïdan, que les cyniques oseront appeler "la révolution de la dignité", avaient déclenché un vaste mouvement de réprobation dans les régions pro-russes de la Novorossiya historique (d'Odessa à Kharkov en passant par Donetsk) située dans l'arc Sud / Sud Est / Est de l'Ukraine. A l'issue du coup d'Etat de février, tandis que la Crimée opère son retour référendaire en Russie, le mouvement anti-maïdan va rapidement demander une fédéralisation du pays, laquelle va subir une répression de plus en plus sanglante de la part des nouveaux maîtres de Kiev au cours de laquelle 4 événements majeurs qui, attribuant au président ukrainien par intérim Oleksandr Turtchinov le funeste surnom de "pasteur sanguinaire", vont précipiter l'Ukraine dans une guerre aussi hallucinante que meurtrière mais que pas un seul de ses successeurs (Porochenko et Zelensky) ne va tenter d’éteindre.... bien au contraire !
  • Le 13 avril 2014, le nouveau régime de Kiev refusant de dialoguer avec les manifestants pro-russes qui refusent l'ostracisation de leur identité culturelle parle pour la première fois de "guerre" à mener et lance contre le Donbass une "Opération Spéciale Antiterroriste" (ATO) au lendemain de la visite à Kiev... de John Brennan, le directeur de la CIA (tiens tiens !).
  • Le 2 mai 2014, des paramilitaires nationalistes ukrainiens composés essentiellement de néo-nazis, de hooligans et de collaborateurs du nouveau gouvernement issu du Maïdan, attaquent des manifestants fédéralistes dans les rues d'Odessa puis massacrent ceux qui s'étaient réfugiés dans la maison des syndicats (42 personnes assassinées et brûlées vives et près de 250 autres blessées).  
  • Le 9 mai 2014, le bataillon spécial néo-nazi "Azov" prend d'assaut avec ses véhicules blindés la ville portuaire de Mariupol dans le Sud de la République Populaire de Donetsk tuant et blessant plus d'une centaine de personnes et installant sur la cité devenue depuis sa ville de garnison une répression et une terreur qui n'a jamais cessé.
  • Le 26 mai 2014, dans un premier raid aérien important lancé contre la zone aéroportuaire tenue par les séparatistes au Nord de Donetsk, l'aviation de combat ukrainienne bombarde également le quartier résidentiel d'Oktyabrsky faisant là aussi des dizaines de tués et blessés parmi la population civile. 
Et cette liste d'événements   installant dans un crescendo de violences folles une politique génocidaire ukrainienne dans le Donbass n'est pas exhaustive et pour ce seul premier mois de mai 2014 on pourrait en rajouter d'autres tout aussi symptomatiques de cette russophobie hystérique et meurtrière libérée, comme par exemple les premiers bombardements de Slaviansk par l'artillerie lourde de Kiev les 26, 27 et 28 mai 2014.


Puis il y a ce bombardement meurtrier impensable du 2 juin 2014 réalisé vers 15h00 par l'aviation de combat ukrainienne qui tire des roquettes S8 au coeur du centre ville de Lugansk, frappant d'effroi une population civile et ceux qui suivent alors l'évolution inquiétante de ce conflit entre les putschistes du Maïdan et les séparatistes du Donbass. Et là, pour tenter de déresponsabiliser le régime de Kiev impossible d'être à nouveau hypocrite et d'invoquer l'incontrôlabilité de paramilitaires néo-nazis (mais si utiles au nouveau régime) comme lors des massacres des 2 et 9 mai à Odessa et Mariupol ou des "dommages collatéraux" excuses mensongères coutumières des guerres occidentales pour justifier les victimes civiles comme celles du 26 mai à Donetsk.

Car ce que vit le Monde ce jour là, 15 années après les raids aériens de l'OTAN sur la Yougoslavie, c'est bien un nouveau bombardement criminel à caractère génocidaire d'une ville européenne et qui sonne à son tour pour la jeune république populaire de Lugansk un point de non retour, tout comme celui franchi une semaine auparavant avec les frappes aériennes réalisées sur sa sœur jumelle de Donetsk.

Ce jour là l'inacceptable aurait du faire bondir les prétendues "démocraties droitdel'hommistes" occidentales, déjà alertées, entre autres, par les massacres du Maïdan, d'Odessa, de Mariupol, de Donetsk. En effet, le fait qu'un gouvernement, qui plus est en Europe et soutenu par elles, fasse bombarder intentionnellement par son aviation de combat une population civile désarmée au coeur de sa cité dépasse de très loin cet "acceptable" politique déjà très contestable. 

Or il n'en a été rien, comme à Odessa, Mariupol ou Donetsk, les élites occidentales ont regardé ailleurs, leurs chiens de garde médiatiques limitant quasiment l'information dans la rubrique éphémère des faits divers. Et ce silence méprisant et complice des gouvernements occidentaux concernant les crimes de guerre ukrainiens continue depuis plus de 6 ans, même après que certains soient pourtant devenus "garants des accords de paix" qui seront signés à Minsk et renouvelés en février 2015.

Pire que cela, quelques jours plus tard après ce massacre de civils, le 14 juin, la presse occidentale, qui regarder du côté du Donbass quand ça plait à ses maîtres, fustigera les "séparatistes" d'avoir abattu "cyniquement et traîtreusement" un avion militaire ukrainien transportant des parachutistes et des munitions vers l'aéroport de Lugansk !

Une Honte pour l'Occident !

Bombardements de Lugansk du 2 juin 2014

A l'occasion de ce triste anniversaire du bombardement de Lugansk, j'ai relu l'article "Ceci est aussi notre crime !" que j'avais écris le jour même de la tragédie depuis la lointaine Guyane Française où, dans l'insouciance amazonienne des "grands bois", je vivais et travaillais alors depuis 15 ans. 
Aujourd'hui, relisant ce coup de gueule 6 années plus tard, non seulement je persiste et signe dans mon indignation et ma colère dirigée autant contre les soudards ukrainiens que contre leurs parrains occidentaux, mais j'étends mon dégoût à toute cette "opinion internationale" des médias mainstream à ces foules lobotomisées qui depuis plus de 6 ans affichent un silence méprisant vis à vis des atrocités ukrainiennes commises dans le Donbass mais qui pourtant chaque jour montrent leurs capacités à se mobiliser, s'indigner et manifester pour des faits divers survenus aux quatre coins de la planète eux aussi dramatiques mais souvent de bien moindre ampleur.

Oui les crimes ukrainiens perpétrés contre les populations du Donbass sont aussi et plus que jamais des crimes occidentaux..

Elle s'appelait Inna Koukouroudzka, née le 18 juillet 1966, mariée et mère 
de Marina et Irina. Le 2 juin 2014, à Lugansk l'Ukraine mais aussi la CIA, 
l'Union Européenne et les "démocraties" occidentales ont commandité son
lâche assassinat ainsi que des dizaines de milliers d'autres dans le Donbass. 
Peu de temps avant la tragédie de Lugansk, j'avais eu l'occasion de contacter sur les réseaux sociaux Inna Koukouroudzka, qui travaillait alors au service culturel de la jeune république de Lugansk, et nos derniers échanges concernaient sa politique identitaire culturelle, passion partagée avec l'indépendantiste breton que je suis. Quelques heures après le bombardement j'ai appris que mes dernières questions resteraient à jamais sans réponse, apprenant avec horreur que la femme déchiquetée et méconnaissable qui agonisa dans la rue de Lugansk ce jour là n'était autre qu'Inna Koukouroudzka.

L'agonie de Inna, qui fut capturée par les vidéastes amateurs qui se sont précipités avec les secouristes impuissants sur les lieux des bombardements ukrainiens, va devenir un autre symbole fort, et malheureusement pas le dernier, de la souffrance indicible de cette population du Donbass et de la folie furieuse des criminels de guerre ukrainiens. 

Je me souviens de ces images terribles du bombardement de Lugansk qui fusaient ce jour là et qui ont hanté ma nuit blanche et les suivantes. J'ai tout d'abord hésité à montrer dans mon article initial les images insupportables des derniers instants de cette mère de famille déchiquetée par la haine et dont les dernières paroles furent pour ces filles. Mais, poussé par une colère toujours intacte aujourd'hui, j'ai décidé de la publier (dernière vidéo de l'article de 2014), rejoignant l'impudeur de cette société du spectacle dégénérant nos valeurs civilisationnelles, espérant naïvement que ces images, on ne peut plus choquantes, réveilleraient les consciences occidentales anesthésiées sur la réalité des événements...

Peine perdue ! 

Car, qui dans les rues des cités européennes connait les massacres ukrainiens d'Odessa, de Donetsk et de Lugansk et sait qu'ils ont été soutenus par leurs propres gouvernements et qu'ils continuent aujourd'hui ?! Personne à part une poignée de rebelles à la pensée unique dominante.... libres, conscients et qui révèlent par leur très petit nombre l'effrayante soumission des populations européennes à cette dictature de la marchandise occidentale qui incendie le monde et a organisé ici le coup d'Etat du Maïdan et cette guerre interminable dans le Donbass.

Depuis 6 ans de guerre, de souffrance et de fatigue, ce sont aujourd'hui ces morts qui par milliers portent nos fusils et nos stylos, et peu importe les sacrifices et le temps qu'il faudra consacrer à défendre la Liberté du Donbass et libérer la Vérité, nous ne baisserons jamais les bras, car ce serait tuer à notre tour une deuxième fois ces femmes et ses hommes massacrés par la haine d'une ploutocratie amorale qui veut réduire les peuples en esclavage.

"Pour Inna"

"Jusqu'à 3000 morts on vous couvre" avait dit en avril 2014 le président étasunien Obama à son poulain ukrainien Oleksandr Turtchinov porté au pouvoir par intérim après le coup d'Etat pro-occidental orchestré par les officines mondialistes sur le Maïdan en février de la même année.

Depuis 2014, cette barre abjecte de 3000 morts "acceptables" définie par un "prix Nobel de la Paix" a tragiquement explosé au delà des 20 000 tués dans une guerre immonde menée contre les populations de Donbass par le régime de Kiev, et qui est toujours "couvert" et soutenu de plus en plus par ses parrains occidentaux et l'OTAN.

Cette guerre du Donbass qui ravage le coeur de l'Europe est la honte de l'Occident et signe définitivement son arrêt de mort dans les coeurs des Hommes encore libres de penser.

Ce 2 juin 2014, 8 morts et 28 blessés sont tombés sous les roquettes des chasseurs bombardiers ukrainiens. Que leur souvenir soit éternel et nous éclaire sur nos devoirs !


"Fais ce que dois advienne que pourra !"



Erwan Castel


samedi 30 mai 2020

"L'enfer sur terre !"


Sur les réseaux sociaux on trouve des dizaines de vidéos, dont certaines sont même réalisées par les forces ukrainiennes et qui montrent quotidiennement les bombardements de Kiev sur les civils du Donbass, comme cette courte vidéo prise par une femme apeurée depuis le couloir de sa cave où elle se réfugie depuis 6 ans avec sa famille et ses voisins... un "cauchemar" au coeur de l'Europe passé sous silence par cette opinion occidentale autoproclamée "internationale et droitdel'hommiste" !

29 mai 2020, nouveau bombardement ukrainien du village de 
Yasnoye sur le front de Yasinovataya, au Sud de Donetsk.

Lors de ce bombardement de Yasnoye, plusieurs maisons ont été endommagées dans les rues Shorsa, (n°27, 28), Valova, (13), Chapaeva, (plusieurs appartements au 9), ainsi que des voitures et des gazoducs.Et Voici le cri de détresse d'une mère de famille de ce village pris en otage depuis 6 ans par la guerre :

«Le village de Yasnoye près de Dokuchaievsk est plein de ruines, de copeaux et d'éclats! Tous les jardins sont labourés depuis longtemps, mais pas avec des pelles et des tracteurs, mais avec des obus! assis sous le feu! Les enfants étaient seuls à la maison et ont subi des bombardements sans adultes dans un immeuble qui a été fouetté par des balles et des éclats! Regardez ce qui se passe à Yasnoye ! Ne croyez pas les fausses informations sur le cessez-le-feu et le manque de bombardements! Regardez tous  ce qui se passait hier 29 mai soir ! Et cela se produit tous les jours et se produira aujourd'hui et demain! Le village de Yasnoye est en train d'être détruit entièrement ! Nous n'avons nulle part où aller! Les bébés grandissent sous des balles, et avec ceux qui sont plus âgés - ils n'ont jamais vu une vie paisible dans leur vie.! C'est l'enfer sur terre!" Personne ne souhaiterait jamais partager ce que nous vivons ici!"

Les autorités de la République Populaire de Donetsk, ont annoncé après ce bombardement ukrainien sur Yasnoye qu'un tir de contre batterie avait détruit une position de mortier repérée responsable.

Et si les bombardements ukrainiens ont connu une très légère accalmie ces derniers jours, ils n'ont jamais cessé de terroriser les populations civiles comme par exemple:
  • Le 25 mai, les forces armées ukrainiennes bombardent à nouveau le village d'Aleksandrovka, sur les lisières Sud de Donetsk avec des BMP2 et des lance grenades automatiques, endommageant 6  nouvelles maisons d'habitation.
  • Ce matin 30 mai 2020, le Nord de Donetsk a été réveillé une fois encore réveillé à 5h00 du matin par des tirs de mortiers ukrainiens en direction de la zone aéroportuaire située dans le quartier d'Oktyabrsky, 
30 mai 2020 - 05h00, Tirs de mortiers ukrainiens 
dans le Nord de Donetsk, quartier d'Oktyabrsky.

Et dans la soirée du 29 mai, aux environs de 18h30, un autre civil de la RPD a été blessé par balle lors d'un mitraillage ukrainien de son village de Kurgan sur le front Nord de Gorlovka. Valery Ivanovich Yershov, 52 ans  (lotissement Komarova, rue Vlasenko) a été blessé à l'omoplate par le ricochet d'une balle d'un sniper ukrainien, alors qu'il était dans son jardin en compagnie de son épouse.

Toujours le 29 mai à 19h20 dans le village de Frunze (front de Lugansk), lors d'un bombardement ukrainien, Alexander F., 50 ans et résidant au 14 de la rue Burki, a été blessé légèrement un obus.

Ici, les résultats des bombardements ukrainiens dans le 
village de Verkhnetoretskoye, sur le front de Yasinovataya.

Du côté des positions défensives républicaines, la situation reste également inchangée, l'artillerie ukrainiennes continuant ses campagnes de bombardements appuyés par des drones sur de nombreux secteurs du front. Voici par exemple le bombardement ukrainien sur des positions défensives républicaines enterrées sur le front de "l'arc Svitlodarsk", secteur au Nord de Debalsevo à la frontière entre les deux républiques de Donetsk et Lugansk.

29 mai 2020, bombardement ukrainien sur l'arc Svetlodarsk 
Sur cette vidéo on peut distinguer les 2 missions d'appui à 
l'artillerie confiées aux drones d'observation: repérage et 
localisation des cibles puis, observation et correction des tirs

Localisation du bombardement ukrainien. Il s'agit de positions républicaines protégeant le front Nord Est de Debalsevo côté de la république populaire de Lugansk, dans le secteur du village de Sokolniki.
Donc, force est de constater que les forces de Kiev continuent en toute impunité leurs bombardements criminels contre les habitants  et les défenseurs des républiques de Donetsk et Lugansk, et ce malgré les avertissements et les ripostes des artilleurs républicains qui ont été autorisées depuis 1 semaine. 

Le cauchemar n'est donc pas prêt de s'arrêter pour les femmes, les enfants et les hommes du Donbass !

Erwan Castel

Au Nord de Donetsk le pont de Putilovka sur l'axe principal reliant l'aéroport au centre ville, 
semble symboliser la permanence de cette guerre et l'échec des accords de paix

vendredi 22 mai 2020

La milice sort ses griffes !


Voilà 6 ans que la guerre a commencé dans le Donbass et 5 ans passés que le couvercle des accords de paix signés à Minsk n'a pas réussi à imposer le cessez le feu sur les 460 kilomètres d'une ligne de front toujours soumise quotidiennement aux tirs des forces armées ukrainiennes et donc, immanquablement, aux ripostes des unités de défense républicaines. Depuis que Zelensky est arrivé au pouvoir à Kiev porté par ses promesses de cessez le feu et de paix dans le Donbass, les républiques ont attendu patiemment que le comédien-président engage concrètement leur mise en oeuvre, à commencer par respecter les accords signés par l'Ukraine en février 2015. 

Et pendant cette longue année où les bombardements et les tirs meurtriers ukrainiens vont continuer, les gouvernements des républiques de Donetsk et Lugansk et leurs forces vont faire le dos rond, attendant mais en vain un arrêt des violations ukrainiennes du cessez le feu. Or ces dernières, loin de diminuer ont continuer à augmenter de semaine en semaine et plus grave, les "ukrops" visent désormais quotidiennement des zones résidentielles où le nombre de victimes civiles a augmenté brutalement depuis le début de ce mois de mai 2020.

Voilà pourquoi cette semaine les 2 républiques du Donbass ont décidé de lancer un avertissement politique à Kiev en élevant l'état d'alerte de leurs milices à son niveau maximum. 

Une manière de frapper du poing sur la table.... et pas que sur la table ! :


Depuis les 19 et 20 mai dates des avertissements à l'Ukraine lancés par les présidents de Lugansk et Donetsk, l'Ukraine n'a absolument pas cessé ses provocations sur la ligne de front du Donbass et son président, toute honte bue, a même excusé ses forces armées en prétendant qu'elles ne faisait que riposter à des tirs initiaux républicains. 

21 mai 2020, nouveaux bombardements ukrainiens
sur des positions défensives républicaines.
Du coup les milices, qui ont hérissé leurs poils, ont-elles décidé maintenant face à l'obstination criminelle des "ukrops" de sortir les griffes et détruire avec tous les moyens dont elles disposent les unités ukrainiennes responsables des violations du cessez le feu. 

Il faut relever, dans les réactions des forces républicaines, que les tirs cherchent au maximum è être précis et ciblés et sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés, comme par exemple sur le front de Lugansk, où le chef du bataillon spécial ukrainien "Lugansk 1", coupable de nombreux crimes de guerre a été éliminé hier lors d'une de ses missions sur la ligne de contact.

Sur la ligne de front de Donetsk la stratégie mise en oeuvre est la même comme par exemple aujourd'hui 22 mai 2020 sur le front de Yasinobataya au Nord de Donetsk:
  • Entre 7h40 et 8h25, l'artillerie ukrainienne, avec des obusiers de 122mm a bombardé à nouveau le front de Yasinovataya au Nord de Donetsk, entre 7 h 40 à 8 h 25, les forces armées ukrainiennes ont ouvert le feu sur le village de Verkhnetoretskoye Nizhny près de Yasinovataya. 5 obus d'obusier de 122 mm de positions éloignées et 15 obus de mortier de 120 mm de positions rapprochées (secteur Avdeevka) ont été tirés sur un zone résidentielle civile où plusieurs bâtiments et dépendances ont été endommagés et, une maison entièrement détruite à la suite d'un coup direct (au 64 de la rue Stepnaya). Des infrastructures communes ont également été endommagées par le bombardement ukrainien tel que des lignes électriques et un gazoduc à basse pression dans la rue Fabrichnaya, où la ferme avicole de Verkhnetoretsky dont les bâtiments, d'une valeur de 5 millions de roubles, o,t été gravement endommagés.
La ferme avicole de Verkhnetoretsky après les bombardeme,ts ukrainiens du 22 mai matin, et peut-être que Zelensky prétendra là aussi que ses soldats n'on fait que riposter... certainement à un bombardement d’œufs !
Les renseignements militaires ont pu identifier immédiatement qu'avait participé à ce nouveau bombardement un peloton de mortiers appartenant au 46e bataillon qui n'est autre que le bataillon spécial néo nazi "Donbass" intégré à la 54ème Brigade ukrainienne. Et c'est le lieutenant A. Piskulov indicatif "Mole" qui a mené ce bombardement au mortier de 120mm. 
Communiqué ukrainien sur les
réseaux sociaux militaires sur les
pertes subies ce matin à Avdeevka
  • Immédiatement l'artillerie républicaine a réalisé des tirs de contre-batterie sur les unités de mortiers repérées et localisées. Au cours de cette riposte au minimum 4 soldats ukrainiens ont été tués: le chef de section Piskulov «Mole» et trois soldats avec les indicatifs «Helmet», «Cedar» et «Natsik». Ont été également détruits deux mortiers de 120 mm de calibre 2B11 et un autre endommagéA l'issue de la riposte, un communiqué de l'Etat major de la RPD a de nouveau exhorté les forces ukrainiennes a cessé leurs attaques contre les territoires républicains.


Riposte républicaine sur les positions des mortiers ukrainiens

Cette tactique républicaine est appliquée dans les autres secteurs de Donetsk et Lugansk subissant des bombardements ukrainiens comme sur le front Sud de la RPD, où un poste de tir antichar ukrainien qui venait de lancer un missile sur le village de Leninskoye a été détruit également aujourd'hui par un tir de riposte républicain.


Une autre conséquence, et non des moindres, de cette nouvelle escalade du front qui  menace de sortir de ses tranchées pour une nouvelle guerre ouverte et sans retenue est la réaction massive dans les territoires des Républiques mais aussi dans les autres pays et républiques du Monde russe de milliers de'hommes et de femmes, vétérans ou jeunes qui se déclarent volontaires pour venir prendre les armes aux côtés des milices républicaines.
  • D'une part, les réservistes des 2 républiques du Donbass ont répondu massivement à l'appel des autorités, se rendant sur les points de formation où participant déjà aux renforcements d'installations, de sécurisation de zones, de patrouilles etc... 
  • D'autre part les bureaux de recrutement reçoivent quotidiennement chacun des dizaines d'appels d'habitants dont beaucoup sont déjà aguerris et qui inquiets de la situation nouvelle du front se disent prêts à rejoindre immédiatement la milice.
Et il reste encore aux autorités républicaines cet "ultima ratio" qu'est une mobilisation générale en cas d'aggravation dangereuse de la guerre... sans compter la Russie qui veille au grain depuis ses frontières proches !

Depuis que le conflit s'est refroidi dans les tranchées creusées par les accords de Minsk, nombreux sont les volontaires qui sont partis du Donbass rejoindre leurs familles et leurs occupations civiles en disant "si demain ou après demain ça pète à nouveau, nous reviendrons".

5 années plus tard, force est de constater que les sacs et les coeurs de cette première "opolcheny" (milice) sont toujours prêts à venir défendre dans le Donbass les libertés et les traditions des peuples de la Grande Russie et combattre l'impérialisme mondialiste de la marchandise occidentale.

Toutes ses manifestations de soutien, de fidélité, et ses volontariats ne relèvent pas d'une hystérie collective et belliciste, bien au contraire : elles sont les expressions calmes et déterminées de populations diverses mais unies dans une histoire et une destinée russes communes et qui manifestent ici encore leur solidarité radicale avec les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. Cet élan a aussi pour objectif de dissuader Kiev de sombrer plus en avant dans sa folie meurtrière en lui signifiant que les républiques ne sont pas seules face à ses soudards. Car pour vivre depuis plus de 5 années au milieu de ces volontaires issus des peuples de l'empire (au sens civilisationnel et non politique), je peux témoigner que sous leurs grandes qualités guerrières, ce sont des êtres pacifiques, aimant la Vie et la Paix, mais dont leur courage les conduit sans hésitation aucune à se battre jusqu'au sacrifice ultime pour les défendre. 

La flamme allumée en 2014 est donc plus que jamais vive et la moindre étincelle ukrainienne sur le front du Donbass la transformera en un brasier gigantesque que cette fois, aucun accord de Minsk ou d"ailleurs ne pourra empêcher d'aller jusqu'à la Victoire finale !

Erwan Castel  


jeudi 21 mai 2020

Quand la Mort a un air de Justice


"1 de moins", pourrait-on dire, mais sans haine ni joie, car la mort d'un ennemi reste aussi la mort d'un être humain qu'il ne faut jamais oublier pour ne pas devenir comme ce colonel ukrainien Sergey Gubanov, tué sur le front de Lugansk lors d'une mission de "Opération des Forces Combinées" qui a succédé à l'Opération Spéciale Antiterroriste lancé par Kiev en 2014 contre les populations du Donbass. 

Gubanov commandait le bataillon spécial ukrainien "Lugansk 1", unité composée de volontaires issus des milieux radicaux nationalistes, des paramilitaires néo-nazis et autres russophobes hystériques en manque de sensation forte. Cette unité s'est rendue tristement célèbre par ces crimes de guerre répétés sur le front et ses exactions contre les populations civiles des territoires des républiques occupés par Kiev.

Après la mort d'un des commandants en second du régiment Azov en avril dernier sur le front de NovoAzovsk (Sud RPD), c'est dans la soirée du 20 mai, près du village de Trekhizbenka, dans le district de Novoaydarsky que cet autre "punisseur" du Donbass a été éliminé par un tir direct sur sa position et 3 autres soldats ukrainiens grièvement blessés. C'est le service de presse du Ministère ukrainien de l'Intérieur qui a rendu public sa mort. Le punisseur a été détruit était dans la soirée du 20 mai  "Le commandant du bataillon, le colonel de police Gubanov est décédé, trois autres soldats ont été grièvement blessés. Ils sont soignés par des médecins d'un hôpital militaire", 


Ce type d'action, ciblée et précise qui décapite une unité coupable de nombreux crimes est la riposte idéale qui s'inscrit dans une justice des armes, légitime et radicale, qui devrait faire réfléchir les autres soudards de cet acabit venus saigner le Donbass....

Le "punisseur" a finalement été puni pour ses crimes...

Au suivant !
Erwan Castel 

"Branle bas de combat !"


"Aujourd'hui, selon le décret du commandant en chef suprême de la République populaire de Donetsk, les unités de la milice populaire de la République Populaire de Donetsk sont en état d'alerte."
Edouard Basurin, 

porte parole de l'Etat Major de la milice de la RPD, 20 mai 2020

Le 20 mai, la République Populaire de Donetsk comme sa sœur jumelle de Lugansk, dans des gouvernances politiques et des commandements militaires synchrones ont mis leurs forces de défense en état d'alerte. Ce "branle bas de combat" général est appuyé par un ultimatum en forme avertissement politique adressé à un régime de Kiev dont les forces armées continuent à bombarder les territoires républicains faisant quotidiennement des victimes au sein des forces de défense et des populations civiles.

Dans la République de Lugansk, l'état d'alerte maximum qui a été décrété la veille a immédiatement commencé à être mis en oeuvre comme par exemple:
  • La mobilisation des réservistes, 
  • La 4ème brigade d'artillerie s'est déployée vers l'avant dans la région de Stakhanov
  • Les 7ème et 4ème brigades, le 6e Régiment cosaque et toutes les unités de fusiliers motorisés ont également avancé dans leurs zones de responsabilité en déploiement de combat complet.
En RPL, l'objectif annoncé de cette mise en alerte de ses forces de défense est d'être en mesure de riposter immédiatement en cas de poursuite des bombardements ukrainiens, par des tirs de contre batterie et éventuellement des contre attaques destinées à repousser les forces ukrainiennes au delà de la zone grise qu'elles ont envahi progressivement depuis 4 ans.

 "Les artilleurs ont reçu l'ordre de ne pas épargner les obus 
en cas d'aggravation de la situation par l'ennemi."


Dans la République de Donetsk, les forces de défense ont été mises en état d'alerte et les unités de combat déployées vers l'avant. L'Etat Major de la milice a contacté également les réservistes pour se tenir prêt à rejoindre leurs unités. Tout comme son homologue de Lugansk, le président de la RPD a lancé une déclaration ferme en direction des autorités ukrainiennes :


"Depuis le 1er mai, la situation sur la ligne de contact s'est fortement dégradée. Des groupes armés d'Ukraine utilisent activement des armes interdites par les accords de Minsk, notamment de l'artillerie de gros calibre, le cessez-le-feu a été violé plus de 250 fois.

L'augmentation des bombardements entraîne la destruction de bâtiments résidentiels et d'infrastructures civiles. Mais le plus regrettable est quand, les 1er, 4 et 7 mai, des habitants des colonies de Spartak, Sakhanka et Aleksandrovka ont été pris pour cible par l'AFU, ce qui a causé la mort d'une femme et la blessure de cinq enfants mineurs.

Pendant les 19 premiers jours de mai 1 femme est décédée et 11 personnes ont été blessées à de degrés de gravité variables. Les rapports de l'OSCE SMM confirment que toutes les victimes civiles résident dans les républiques.
Mais au lieu d'engager des poursuites et d'arréter les auteurs responsables, les représentants officiels de Kiev au sein du groupe de contact refusent de signer des mesures de contrôle du cessez-le-feu spécifiques, ainsi qu'une interaction directe afin de réduire les tensions sur la ligne de contact, encourageant ainsi en fait l'agression armée de la part de l'AFU (Forces Armées Ukrainiennes)
La République Populaire de Donetsk est prête pour un dialogue constructif direct avec les plénipotentiaires de Kiev, ainsi que pour la mise en œuvre consciencieuse des accords conjoints à condition d'une même mise en œuvre consciencieuse de ces accords par Kiev. Mais nous ne pouvons pas montrer sans cesse la paix unilatéralement lorsque nos concitoyens continuent de souffrir: une femme a de nouveau été blessée sur notre territoire - une résidente pacifique d'Elenovka.
À cet égard, en tant que chef de la République Populaire de Donetsk, j’ai décidé d’améliorer la préparation au combat des unités de la milice populaire en cas de nouveaux comportements agressifs à Kiev. Toutes les instructions nécessaires ont déjà été données.
Nous exhortons l'OSCE et les garants des accords de Minsk - la Fédération de Russie, la France et l'Allemagne - de convaincre les dirigeants ukrainiens d'empêcher l'escalade du conflit et de mettre fin aux provocations, tant sur la ligne de contact que sur la plateforme de négociation.
Denis Pushilin ,
Chef de la République populaire de Donetsk


Ce branle bas de combat des forces républicaines en réaction à une intensification inquiétante des bombardements ukrainiens a 3 explications potentielles cumulables: 
  • Dissuader militairement Kiev de poursuivre ses campagnes de bombardements meurtriers contre les territoires de Donetsk et Lugansk.
  • Préparer l'ensemble du front à appuyer une contre-attaque punitive républicaine sur des unités responsables des violations du cessez le feu,
  • Empêcher Kiev, par un déploiement préventif général, de mettre en oeuvre une offensive repérée par le Renseignement militaire.
Plusieurs indicateurs doivent cependant attirer notre attention car ils démontrent que la tension actuelle du front du Donbass est inquiétante sur fond d'un échec d'accords de Minsk qui franchi certainement avec elle son point de non retour:
  • Parallèlement aux bombardements qui s'intensifient, les vols de reconnaissance des drones ukrainiens a augmenté sur l'ensemble du front, jusqu'à devenir quasi permanent dans de nombreux secteurs devenus "zones de contact" entre les belligérants. Il ne serait pas surprenant que les USA, via l'OTAN envoie à nouveau un drone stratégique repérer les unités républicaines en train de se déployer.
  • Début mai, lorsque commence l'intensification des bombardements ukrainiens, le plan proposant le démembrement des Républiques de Donetsk et Lugansk a été approuvé par le gouvernement.
  • Les États-Unis s'apprêtent à envoyer comme leur nouvel ambassadeur en Ukraine le général à la retraite Keith Dayton, un démocrate soutenu par les faucons de guerre de Washington (mais Trump ne s'y est pas opposé) et spécialiste des opérations de politique étrangère, et militaires projetées. 

Zelensky: 1 an d'inaptitude, de mensonges et de mépris...

Quoiqu'il en soit, cette ébullition du front du Donbass coïncide avec le premier anniversaire de l'investiture du président Zelensky qui, ne l'oublions pas, n'a gagné en 2019 la présidence de l'Ukraine que sur la base de promesses de cessez le feu, de paix et de résolution diplomatique de la guerre dans le Donbass.

1 an plus tard le bilan de ses promesses est édifiant : des dizaines de victimes militaires et civils, dont de nombreux enfants, ont été tués ou blessés par les tirs ukrainiens, des centaines de bâtiments et infrastructures collectives ont été détruites par l'artillerie de Kiev.

De toute évidence, le comédien Zelensky, dans sa fonction présidentielle joue le rôle le plus important de sa carrière: celui d'un Pinocchio menteur, mais dont les ficelles restent toujours tenues fermement par les faucons de guerre de Washington qui contrôlent les perfusion financière occidentales accordées à leur colonie Ukraine. 

Et la dernier en date des mensonges de Zelensky, qui est une inversion accusatoire exemplaire est le commentaire qu'il fait de l'avertissements républicain que Pasechnik lui a adressé le 19 mai : "l'armée ukrainienne, en tirant sur l'infrastructure du LPR, ne fait que répondre aux bombardements subis" Mais bien sûr ! tout le monde sait que si les civils du Donbass sont bombardés c'est parce que leurs enfants jouent avec des obusiers automoteurs dans leurs jardins !



Rappelons ici les propos tenus par Zelensky lors de son investiture le 21 mai 2019 lorsqu'il jouait le Pinocchio ukrainien : 

"Notre première tâche est un cessez-le-feu dans le Donbass. Je n'ai certainement pas peur de prendre des décisions difficiles, je suis prêt à perdre ma popularité, mes notes et si nécessaire, je suis sans hésitation prêt à perdre ma position pour que la paix ne puisse que venir".

Mais parfois, pour être honnête, il arrive quand même que Zelensky ne mente pas mais ses propos n'en sont alors pas moins inquiétants comme par exemple, lorsqu'il déclare récemment : 

"Je suis prêt pour toute solution pouvant nous rapprocher de la fin de la guerre et du retour de nos territoires et de nos peuples. Ça m'est égal. Nous avons besoin d'un résultat."

Là, le comédien président ne joue plus le rôle de Pinocchio mais plutôt celui d'un Ponce Pilate prêt à se laver les mains dans le sang du Donbass !

Quoi qu'il en soit, la balle est dans le camp de Kiev désormais, qui je le crains ne changera pas d'un iota sa politique génocidaire dans le Donbass, à cause de son collier étrangleur occidental et du poignard appuyé dans son dos par les radicaux nationalistes ukrainiens. Au mieux verra t-on une nouvelle accalmie éphémère intervenir pour mieux reprendre ensuite la danse diplomatique du 1 pas en arrière et 2 pas en avant menée par les occidentaux contre les frontières russes, jusqu'à ce que la corde de la patience ne se casse... ce qui est peut-être en train de se produire. 


Erwan Castel