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dimanche 12 mai 2019

La République a 5 ans !


Aujourd'hui la République Populaire de Donetsk fête ses 5 années d'existence et d'espérance nées dans le feu d'une guerre qui continue jusqu'à aujourd'hui, les détonations des canons ukrainiens se mélant aux explosions des feux d'artifice célébrant l'évèenement.

C'était en effet ce 11 mai de l'année 2014 que s'est déroulé le référendum pour l'autodétermination des populations de Donetsk et Lugansk en Républiques Populaires. Et malgré les pressions de Kiev exercées dans quelques bureaux administratifs frileux encore soumis à la hiérarchie ukrainienne, où les menaces de répression lancés par les unités des radicaux nationalistes en route vers les portes de leurs cités, les populations du Donbass vont massivement se prononcer en faveur de l'indépendance de leurs régions : avec un taux de participation qui dépasse les 75% le séparatisme avec l'Etat ukrainien est demandé par 89% des votants à Donetsk et 96% à Lugansk, ce qui hisse la dynamique populaire de ces régions aux racines russes toujours vivantes au même niveau que le référendum réalisé en Crimée 2 mois auparavant.

En faveur de l'indépendance de la République populaire de Donetsk, se sont exprimés 89% des votants de la République Populaire de Donetsk et 96% dans la République jumelle de Lugansk, ce qui est comparable aux résultats du référendum sur la Crimée du 16 mars 2014.

Pour expliquer ce choix quasi unanime d'une indépendance des régions de Donetsk et Lugansk, alors que quelques semaines auparavant il n'était question que d'autonomie dans une requète de fédéralisation de l'Ukraine il faut se souvenir de la radicalisation criminelle opérée par Kiev dans les jours précédents à l'égard des populations de l'Est de l'Ukraine qui entretiennent déjà un rapport affectif puissant avec leurs racines russes et des liens familiaux et sociaux dans les régions limitrophes de la Fédération :
  • Discours russophobes de plus en plus agressifs de la part des tenants du nouveau pouvoir
  • Déclenchement le 13 avril d'une Opération Spéciale Antiterroriste, contre les manifestants fédéralistes 
  • Massacre le 2 mai d'une quarantaine de manifestants pro-russes à Odessa
  • Premiers combats à Slaviansk
  • Massacre le 9 mai de près de 100 manifestants à Mariupol, par le bataillon spécial Azov
  • Etc.

Plutôt que de faire peur et dissuader les femmes et les hommes du Donbass de prendre leur destinée en main, les violences ukrainiennes à leur égard vont au contraire renforcer leur détermination à larguer radicalement les amarres avec un pouvoir issu d'un coup d'Etat et qui leur a déclaré une guerre idéologique, ethnique, culturelle à caractère génocidaire. Les tués et les blessés d'Odessa, de Mariupol, de Kransnoarmeisk, de Slaviansk et Kramatorsk vont être le torrent qui va faire débordé le vase du mécontentement populaire et transformer des protestations politiques en résistance et rébellion armées, pour péserver le dignité et la vie des populations de Donetsk et Lugansk. 

Certains bureaux de vote vont être interdits dans les villes déjà controlées par Kiev, comme Mariupol par exemple, et dans d'autres cités ce sont les nationalistes radicaux où les gardes frontières ukrainiens qui vont intimider la population voire l'attaqueren toute impunité, au moment du scrutin, comme à Krasnoarmeysk (2 tués et plusieurs blessés) ou Novoaydar par exemple. Il faut se souvenir aussi que d'autres régions d'Ukraine désiraient organiser également ce référendum mais se sont rétractées au dernier moment comme les oblasts de Kherson ou Kharkov par exemple, afin d'éviter les effusions de sang promises par les radicaux nationalistes ukrainiens.

11 mai 2014, malgré les menaces physiques des nationalistes ukrainiens et les colonnes blindées de Kiev qui s'amassent autour de leurs cités, les femmes et les hommes du Donbass se précipitent vers les bureaux de vote pour engager une réparation historique et leur retour au sein de la Russie, par ce réfrendum d'indépendance qui en est la première étape.
Lorsque les populations de Donetsk et Lugansk vont aux bureaux de vote, ils pensent dans leur immense majorité que le scénarion de Crimée va se répéter dans le Donbass, mais malheureusement les jours, les semaines et les mois ne leur ont pas donné raison, plongeant la région dans un conflit infernal mené par Kiev durant quasiment un an, puis une guerre d'usure après la signature des accords de Minsk 2 en févier 2015.

Mais malgré la mise en sommeil du projets Novorossia, malgré les difficultés économiques dues àç la guerre, le blocus les combats et les bombardements meurtriers, malgré la réticence du Kremlin à intervenir militairement et intégrer cette région russe du bassin du Don, la population de Donetsk et Lugansk, mais aussi des territoires occupés par Kiev n'a jamais perdu espoir quant au retour en Russie qui est la seule issue possible à ce conflit.

Bien sûr, vouloir prétendre comme les propagandistes poutilonâtres et autres larbins des pouvoirs, qu'il n'y a jamais eu de grincements de dents et même de déceptions au sein de la population serait un fantasme mensonger de la veine de ceux qui mobilisent les logorrhées insipides, se servant du Donbass uniquement comme d'un marchepied pour servir leurs égotismes narcissiques. Personnellemnt j'exècre les alcôves de toute forme de pouvoir car s'y vautrent trop de ces propagandistes de paille et courtisans à breloques, et je préfère de loin écouter les sentiments des gens du peuple, de ceux qui ont les mains usées par le travail quotidien dans les usines, les champs ou les tranchées et de ces familles qui survivent sous les toits des quartiers populaires usés par l'abandon post soviétique et les bombardements ukrainiens et auprès desquelles j'ai choisi de vivre loin des rutilences politiciennes.

Et cette population ne cesse de m'impressionner, car après 5 années d'ostracisation, de souffrances, de sang et de larmes, elle n'a jamais cessé de surmonter les difficultés de survie et les déceptions politiques et économiques consécutives autant à la guerre qu'à cette "real politik" moscovite cherchant à tout prix à gagner du temps pour donner une chance à une sortie de crise pacifique tout en se préparant au pire. Car dans le coeur des gens et se démarquant des discours officiels obligés, il y a une exécration de ces accords de Minsk iréalisés et irréalisables tandis que brûle toujours dans leur coeurs la flamme de la Novorossia, cette entité russe historique allant de Karkhov à Odessa, et qui exprime avec force, historiquement politiquement et culturellement, ce retour vers la Russie tant attendu et qui a déjà éclos en Crimée. 

Il n'y a qu'a oberver l'engouement populaire qui est resté intact pour le projet de la Novorossia et les meneurs de ce Printemps russe (Strelkov, Purgin, Mozgovoï, Bezler, Motorola, Givi, Zakharchenko etc...) malgré qu'ils aient pour beaucoup disparus de la scène, écartés politiquement ou éliminés physiquement dans des opérations spéciales ukrainiennes. Ils incarnent à l'image du président Zakharchenko assassiné le 31 août 2018 la résistance du Donbass et sa libération du joug ukrainien post maïdan.


5 années, c'est une seconde dans un temps historique mais c'est aussi une étape importante dans la maturité de toute entité individuelle ou collective et qui cesse définitivement, après ce cap franchi, d'être un rève fragile pour devenir un projet solide...

5 ans c'est le temps qu'il faut à un enfant pour naître, grandir, se lever marcher et commencer à forger sa personnalité au fur et à mesure que se portent toujours plus loin son regard et ses connaissances et que s'accumulent ses expériences heureuses ou malheureuses. 

Et la guerre qui fait rage depuis 5 ans dans le Donbass est à la fois le danger mortel qui pèse sur les jeunes Républiques et en même temps le catalyseur des énergies qui permet de renforcer et d'accélerer la concrétisation de cette volonté commune partagée au delà de toutes les communautés ethniques, idéologiques, culturelles et religieuses. 
  • Après avoir encaissé le choc d'une "Opération Spéciale Antiterrosriste" ukrainienne hallucinée, meurtrière et disproportionnée, la population du Donbass a validé par le référendum du 11 mai 2014 sa résistance contre l'agression russophobe commanditée par l'OTAN sous couvert du projet d'intégration à l'Union Européenne agité sur le Maïdan. Cette première étape est depuis confirmée à chaque manifestation populaire, cérémonie officielle ou élection politique sans oublier bien sûr, et sans contestation possible, la résistance militaire exceptionnelle maintenue jour et nuit sur le front par chacun des soldats des républiques.
  • Puis il y a eu pendant 5 ans la période Zakharchenko, au cours de laquelle une normalisation sur le modèle russe a été engagée, une consolidation de l'état de Droit, l'oragnisation d'un vrai pouvoir républicain fondé sur un gouvernement, un parlement et une justice, une professionalisation de la défense militaire, une coopération avec le Kremlin pour s'aligner sur une stratégie équilibiste exemplaire refusant à la fois l'escalade militaire espérée par Washington mais protégeant aussi les populations russes de Donetsk et Lugansk.
  • Et depuis bientôt 10 mois, la République est entrée dans la période Pushilin, successeur désigné par le Kremlin au lendemain de l'assassinat de Zakharchenko fin août 2018, et coopté par sa population lors des élections présidentielles de novembre. Avec Pushilin, Donetsk renforce son rapprochement avec la Russie (tout comme le fait également Kiev avec la poursuite de ses bombardements et combats sur le front) et notamment, après l'organisation de sa force politique et militaire réalisée par son prédécesseur, en augmentant un développement économique qui est la priorité des réformes engagées.

De son côté et tout en maintenant ferme sa stratégie diplomatique internationale pacifique avec le soutien aux accords de Minsk par exemple, la Russie a offert aux habitants du Donbass la possibilté d'obtenir le passeport russe dans une procédure simplifiée. Cet oukaze exceptionnel du Président Poutine est un coup de maître et qui plus est autorisé par le droit international. Avec cette décision majeure dans l'histoire du retour du Donbass vers la Russie, Moscou n'a pas fait d'ingérence imposée mais administrativement proposé une intégration volontaire à sa population. De plus cette mesure est un avertissement clair lancé aux occidentaux pour les dissuader avec Kiev de vouloir rejouer à Donetsk et Lugansk le scénario criminel croate qui avait donné leiu à des massacres et épurations ethniques de masse dans une Yougoslavie déchiquettée par les chiens de l'OTAN.


Voilà pourquoi entre autres raisons, cette journée du 11 mai a été accueillie avec joie par la population de Donetsk et Lugansk, qui 2 jours auparavant rendait hommage à ses défenseurs lors des célébrations de la victoire de 1945.

Aujourd'hui après 5 années de combats, de souffrance et d'inquiétudes aussi, le rêve du Donbass prend forme et le chemin vers le Russie s'ouvre concrètement à ses femmes et ses hommes qui depuis 5 années se sacrifient pour protéger leurs traditions, leur identité et leur Histoire russes.

Je ne peux m'empécher de comparer les photos de la foule saluant à Donetsk le passage de ses représentants et des parades civiles et militaires avec celles de la prestation pitoyable d'un président Macron, remontant pour les mêmes célébrations de la victoire de 1945 des champs Elysées vides mais sous haute surveillance policière :

A vous de trouver où est la vraie république d'un peuple saluant son président et, à travers lui sa réussite collective, et où est la fausse république d'un président isolé dans son arrogance et la haine de son peuple :

Paris 
Donetsk

Ces journées commémoratives sont autant de plébiscites populaires confirmant la volonté du Donbass d'en finir une bonne fois pour toutes avec une parodie nationaliste ukrainienne qui est fondée uniquement sur une russophobie délirante et psychotique et une guerre à caractère génocidaire (contre la nature des personnes et non contre leurs pensées et actions). 

Aujourd'hui la réalité bouscule le ridicule haineux de la propagande occidentale : ce n'est pas la Russie qui est venue dans le Donbass, mais le Donbass qui frappe à la porte de sa mère patrie historique et culturelle, cette dernière ne faisant qu'étendre son aile protectrice pour protéger ses enfants et ouvrir ses portes à leur intégration volontaire au sein de la Fédération de Russie, conformément au Droit international et  du "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" et du respect de leur choix démocratiques, ces principes souverains que  nous rabachent à longueur de leurs bombardements les occidentaux "droitdel'hommistes".

L'Europe des peuples brisant les carcans des Etats-nations et l'esclavage d'une Union Européenne que servent désormais leurs politiques, est en train de naître dans le Donbass, préfigurant le paysage futur d'une monde multipolaire où l'Europe, à travers de grands blocs fédéraux protégera les libertés, les identités et souverainetés légitimes de ses peuples...

Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et des guerres à gagner !

Erwan Castel

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dimanche 18 novembre 2018

Donbass !


Je ne pensais pas qu'il soit possible de résumer en moins de 10 minutes le Donbass, son martyr, sa guerre, son courage et son espérance. Et pourtant cette vidéo qui reprend à la fin la chanson symbolique de Victor Tsoï "Kukuchka"  réussit avec talent à montrer intensément le grand vent de l'Histoire qui s'est abattu sur ce peuple d'Europe depuis 5 ans.

Mon cœur, regarde-moi,
Ma main ouverte s'est muée en poing,
Et s'il y a de la poudre, alors donne-moi du feu.

Et voilà...


Peu importe les calculs retords des politiciens et les aboiements de leurs courtisans à breloque , dans le Donbass sous le vent haineux du Maïdan a germé une tempête que nul ne pourra arrêter car elle porte en elle l'amour d'un peuple pour sa liberté et le courage des hommes et des femmes qui se sont levés au printemps 2014 pour la défendre. 

Mais peut-être faudra t-il attendre encore pour que de nouvelles "Pâques irlandaises" s'allument en Europe mais peu importe car nous ne nous battons par pour nous mais pour l'avenir d'une Liberté née il y a des dizaines de milliers d'années entre l'Atlantique et l'Oural et qui est le socle de notre civilisation. 

Et les foyers de ces rebellions (je ne parle pas des coups d'Etat bourgeois mythifiés comme celui de 1789), une fois allumés ne peuvent être éteints mais au contraire offrent aux autres peuples d'Europe l'exemple et l'espérance de vraies "révolutions conservatrices" qui brisent le joug de cette pensée unique des princes et des clercs qui par la dictature des Etats nations artificiels asphyxie la civilisation européenne.  

Erwan Castel


jeudi 11 octobre 2018

Maitre, valets et chiens


L'aide étasunienne au coup d'Etat du Maïdan a permis de poser un collier sur le chien ukrainien, quant aux aides européennes et sanctions anti-russes, ainsi que la coopération avec l'OTAN, elles sont la laisse qui garde l'Ukraine sous le contrôle des occidentaux.

Volker, le conseiller spécial étasunien pour l'Ukraine l'a rappelé vertement aux bouffons ukropithèques qui ont tendance a prendre leurs désirs pour des réalités et oublier qu'ils ne sont que le spectacle d'un théâtre de marionnettes.


Source de l'article : Novorossiya Today

Quand Volker décide des lois en Ukraine 
et des sanctions anti-russes en Europe  :
Que reste t-il de la souveraineté ?


Rappelons que les responsables de l'UE et les dirigeants des pays européens répètent à qui mieux mieux que les sanctions qu'ils adoptent à l'égard de la Russie ne sont en rien liées à la politique américaine, qu'elles reflètent, au contraire, la politique propre de ces pays, totalement indépendante des Etats-Unis. Le représentant américain en Ukraine, Kurt Volker, manifestement pas au courant de ces nuances, vient de faire voler en éclats cette jolie fable affirmant devant les députés ukrainiens que s'ils ne s'exécutent pas, il fera lever les sanctions européennes contre la Russie. Quid de l'indépendance, de la souveraineté, de ces mythes nécessaires au fonctionnement des Etats? Mais heureusement, la presse européenne n'en parle pas. Le déshonneur est sauf!

Dans une émission politique ukrainienne sur la chaîne 112, le député ukrainien Alexandre Viskul fait sensation en révélant les paroles de Kurt Volker, le représentant des Etats-Unis en Ukraine en charge des négociations avec la Russie:

En septembre 2014, l'Ukraine avait adopté, avec difficultés, une loi temporaire sur le statut du Donbass (voir notre texte ici), qui arrivait à terme et le conflit n'étant toujours pas réglé, il fallait en prolonger la validité. Les députés ukrainiens n'étaient pas favorables à cela, surtout les extrémistes qui envisagent toujours une solution militaire beaucoup plus radicale. Solution qui, elle, n'entre pas dans les plans de leurs curateurs américains, qui doivent pouvoir transférer la responsabilité du conflit sur la Russie, ce qu'une agression ouverte de grande ampleur ne permettrait pas. Surtout qu'elle justifierait une intervention proportionnée de la Russie - officiellement.


Ainsi, le député Alexandre Vilkul raconte devant caméras comment cette loi a été adoptée, par le Parlement souverain ukrainien. Volker, dans une réunion non publique a clairement expliqué la situation aux députés ukrainiens et pourquoi ils devaient voter la prolongation de cette loi, quelles que soient leurs convictions:
  • "Si maintenant, chers députés ukrainiens, même vous les plus nationalistes, ne votez pas cette loi, alors la moitié des pays européens lèveront les sanctions et donc cette construction qui existe aujourd'hui s'écroulera"

Selon ses paroles, les Européens ne soutiennent déjà pas la politique des sanctions, car elle porte atteinte à l'économie de ces pays: "ils n'ont là-bas aucune certitude de ce qu'est la vérité et de ce que n'est pas la vérité".

La loi a été adoptée. Le chantage a fonctionné.

Cela règle la question de l'indépendance des parlementaires ukrainiens, qui adoptent les lois qui leur sont dictées. Cela règle la question de l'autonomie des groupes nationalistes ukrainiens, qui se plient quand, manifestement, le chef parle. Comment, après cela, veut-on que les Ukrainiens respectent les Européens? Comment peut-on espérer que le Format Normandie puisse aboutir à quelque chose - si le chef, le seul respecté, le seul qui fasse peur, n'est pas là?

Mais se pose aussi la question de l'indépendance des pays européens et de leur politique étrangère, autant qu'il soit possible de l'appeler ainsi.

Donc, sur un mot des Etats-Unis, et comme un seul homme, les pays européens lèveraient les sanctions contre la Russie? Et des sanctions qui ne correspondent déjà pas à leur intérêt? Mais ils pourront défendre leur intérêt lorsque cela entrera dans les intérêts américains? Sans même parler du mépris évident des Etats-Unis pour ces pays européens qui se sont couchés comme une veille prostituée devant la force brute, du point de vue européen, cela signifie que non seulement il n'existe plus de politique étrangère au niveau des pays membres de l'UE, puisqu'elle a été transférée, mais que celle des organes de l'UE est également inféodée. 

L'on comprend mieux pourquoi la presse européenne ne reprend pas les paroles de ce député, ne tente pas de faire le jour sur des paroles aux conséquences non négligeables.

Karine Bechet-Golovko

jeudi 4 octobre 2018

La réalité derrière les mensonges

D'un côté les beaux discours larmoyants du maître prononcés la main sur le cœur au théâtre tragi-comique des nations unies, de l'autre la réalité des bombardements réalisés la main sur le portefeuille par ses chiens de guerre dans les pays qui refusent de devenir ses esclaves.

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

Renforcement de la présence militaire américaine en Europe: 
de la libération à l'occupation


Karine Bechet Golovko

La faiblesse objective de l'armée dans les pays européens qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont pris l'habitude de se réfugier sous le parapluie militaire américain, notamment dans le cadre de l'OTAN, conduit à pérenniser la présence militaire des Etats-Unis sur le sol européen. De quelle souveraineté peut-on parler lorsque des pays ne sont même pas capables d'assurer leur défense nationale? Et pendant ce temps-là, tous les prétextes sont bons pour installer plus confortablement l'armée américaine face à une mythique invasion russe. Si occupation il y a, elle est aujourd'hui américaine.

Comment peut-on parler d'une défense réelle des pays européens lorsqu'il est de mauvais goût de parler même de "défense". Illustration au sujet de ce nouveau projet: le Fonds européen de défense :
  • « Une étape historique (…) sur un sujet dont il y a quelque temps encore, personne au sein de l’Europe ne voulait entendre parler », selon l’eurodéputée Françoise Grossetête. Le 13 juin dernier, la Commission européenne a présenté son futur budget pluriannuel pour la période 2021-2027. Et l’exécutif européen de présenter ses priorités en matière de défense, un domaine auquel les 27 devraient consacrer quelque 20 milliards d’euros, dont 13 milliards pour un inédit « Fonds européen de défense ». Celui-ci aurait vocation à cofinancer des projets transnationaux dans l’industrie de la défense.
  • « Il ne s’agit pas de dépenser plus pour la défense, a déclaré à cette occasion Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, mais d’inciter à la coopération et donc aux économies d’échelle ». 

Tout commençait tellement bien: renforcer la défense en Europe, ou plutôt enfin commencer à s'en occuper. Mais non, l'on nous rassure immédiatement, il ne s'agit pas de cela - il faut cofinancer des "projets de recherche collaboratives" dans le domaine des hautes technologiques. On aurait pu avoir peur, comment ça l'UE aurait la mauvaise idée de vouloir s'autonomiser de l'OTAN? Quelle idée idiote!

D'ailleurs, en surfant sur la vague de la soi-disant agression russe qui arrive (regardez bien, vous verrez des petits hommes verts avancer), les Etats-Unis en profitent pour renforcer leur présence militaire en Europe en général et en Europe de l'Est en particulier. Abandonnant partiellement la présence permanente, pour une rotation sur leurs domaines, afin de mieux maîtriser l'espace. Comme il n'y a pas d'ennemis réels contre lequel il faut lutter, c'est suffisant pour organiser des exercices avec les locaux, former les armées locales - comme en Ukraine par exemple, où 250 soldats de la Garde nationale d'Oklahoma forment les soldats ukrainiens, ceux qui ensuite vont dans le Donbass. En voyant les tirs concentrés sur les ouvrages civils, l'on se demande ce qui leur est appris. D'un autre côté, en voyant Rakka en Syrie après le passage de l'armée US ... La Pologne se prépare à construire un Fort Trump, alors qu'il y a déjà plus de 3500 soldats américains en place. La pression politique est en place.

L'on compte, selon les données de Département de la Défense US reprises ici, hors zones de combats, près de 65 000 soldats américains en Europe:


Pourtant, l'on ne s'arrête pas là, des prévisions sont faites pour construire de nouveaux logements pour les militaires, des bâtiments administratifs, des centres d'entraînements, etc pour un montant - affiché - de 248 millions $. Sans compter les dépenses prises en charge par les pays, où l'armée américaine se base. La Pologne est prête à dépenser 2 milliards $ par exemple.

Comme la seule présence dont l'Europe doive encore se délivrer est justement celle des Etats-Unis, afin d'instaurer des rapports plus équilibrés, nous sommes finalement passés de la "grande libération" de 45, d'où l'histoire tente désespérément de gommer l'URSS, à l'occupation qui s'est depuis développée.

Karine Bechet Golovko

mercredi 27 juin 2018

L'OTAN persiste et signe


Tandis que les Trumpolâtres prédisent que l'énergumène de la Maison Blanche va casser l'OTAN, certains même de délirer en évoquant un départ des USA de cette alliance militaire sous commandement étasunien, cette dernière continue sa stratégie d'expansion territoriale avec comme objectif principal de se positionner autour de la Russie et ses alliés.

Ainsi de la proposition d'intégration dans l'OTAN de la Colombie, pays voisin de l'irréductible Vénézuela et ses réserves pétrolières, ou encore de l'accord entre la Grèce et la Macédoine ("du Nord" maintenant) qui le veto d'Athènes pour son intégration dans l'alliance encerclant la Serbie.

Côté Europe de l'Est et particulièrement Mer Noire, l'OTAN persiste et signe dans sa stratégie agressive contre la Russie qu'elle appuie d'une inversion accusatoire des plus hallucinantes.

Prenons par exemple 2 événements qui viennent de se produire ces derniers jours sur l'échiquier européen  :

LE FOU UKRAINIEN ET LE PION GEORGIEN

Le 25 juin, le Département d'Etat étasunien, par la bouche de Wess Mitchell son secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires européennes et eurasiennes,  a annoncé une augmentation des fournitures d'armes à l'Ukraine et la Géorgie.

Devant le Comité sénatorial des affaires étrangères, Mitchell a déclaré que l'augmentation des aides militaires "d'autodéfense" leur était nécessaire pour s'opposer à une "Russie qui les menace militairement". Cette politique d'armement aux frontières de la Russie est désormais possible depuis la levée de l'embargo Obama sur les armes à destination de l'Ukraine et la Géorgie.


Système etasunien de lance missile antichar "Javelin" livré par Washington à l'Ukraine et la Géorgie.

Ces livraisons d"armes ont d'ailleurs  déjà commencé en Ukraine avec la livraison de 37 postes de tirs et 210 missiles antichars "Javelin" le mois dernier pour un montant de 47 millions de dollars. D'autres lots arrivent comme des fusils de précision de type Barret etc... Au total 200 millions de dollars.
Et 250 autres millions de dollars seront également consacrer à Kiev dans le domaine de ma sécurité et du renseignement militaire.

La Géorgie bénéficie également d'un  programme d'assistance militaire similaire: Formation  et équipements (par exemple 72 postes de tir et 410 missiles Javelin pour un montant de 75 millions $.

Mais il ne fait pas perdre de vue que dans le ligne de mire de ces programmes d'equipenents se profile l'intégration de ces pays dans l'OTAN, comme l'a confirmé fin mai, le chef du département d'Etat étasunien Mike Pompeo qui a déclaré que Washington et Tbilissi travaillent sur l'adhésion de la Géorgie.

CONSEIL DE GUERRE DE SOLDATS DE L'OMBRE 

Dans le même temps se tenait à Kiev une rencontre entre les représentants des services de renseignements militaires de  l'Ukraine, la Bulgarie, la France, la Géorgie, la Moldavie, la Roumanie, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis.



Cette réunion  intitulée "Black Sea Intelligence Forum" a rapidement pris l'allure d'un conseil de guerre contre la Russie justifiant sa convocation en raison de "l'une des plus grandes menaces à la sécurité nationale de chacun des pays participants du forum et de la sécurité mondiale en général a été déterminée par les actions agressives de la Fédération de Russie".

Cette assemblée des soldats de l'ombre, "chouettes" et autres oreilles au service de l'OTAN a convenu de déployer plus de ressources militaires de renseignements sur les frontières de la Russie et dans la zone conflictuelle de la Crimée et du Donbass. D'autres résolutions ont été prises telles qu'un renforcement de la coopération entre les  services  de renseignements nationaux, la tenue de reunions bilaterales et multilaterales régulières etc.



Les 11 et 12 juillet prochains de tiendra dans son nouveau siège a Bruxelles le 26ème sommet de l'OTAN. Se souvenant de l'hystérie russophobe qui avait dominé  a Varsovie en 2016 le 25ème sommet de l'alliance, il sera très interssant d'observer celui ci à l'aune de l'escalade engagé par les USA malgré les discours parfois apaisant d'un Trump qui dans les faits jette plutôt de l'huile sur le feu depuis son arrivée à la maison Blanche, où les commandes du porte avion USA semblent bloquer sur le cap de ses prédécesseurs. 

Pendant ce temps là la situation sur la ligne de front du Donbass ne cesse de s'aggraver causant désormais des pertes quotidiennes du fait de la reprise des bombardements et de ses attaques de l'armée ukrainienne... équipée et encadrée par l'OTAN.

Erwan Castel


Le nouveau logo des services de renseignements ukrainiens, avec la chouette pointant son glaive sur la Russie, symbole de la mentalité atlantiste dirigeant la nouvelle Ukraine.

mercredi 24 janvier 2018

L'esprit du fédéralisme et de la Liberté



Je suis venu dans le Donbass, pour défendre une population européenne victime d'une agression atlantiste criminelle et pilotée par Washington. Cet engagement est également une occasion pour moi de concrétiser un idéal fédéral européen fondé sur le principe de subsidiarité.

Contrairement aux paumés jacobins défenseurs d'une "Europe blanche et chrétienne" et qui sont venus s'échouer dans Unité Continentale en torpillant son projet, être volontaire dans les rangs du Donbass c'est au contraire défendre une Europe dans un monde multipolaire défini sur les peuples fondateurs de sa civilisation européenne (et non occidentale qui en est un avatar temporel et restrictif). 

Voici un petit extrait du livre "Le défi des druides" qui illustre cet esprit métapolitique que l'Europe devrait retrouver si elle ne veut pas sombrer définitivement dans l'esclavagisme mondialiste qui s'appuie aujourd'hui sur des Etats nations corrompus par sa dictature de la marchandise.

Erwan Castel

« – Crois-tu, dit le Grec, que si vous aviez gagné cette guerre, vous auriez fondé un véritable État, comme Rome ?

Mais le druide s’esclaffe.

– Un État ? Comme Rome ? Quelle abomination ! Oh non, quelle épouvantable chose qu’un État ! Ce n’est pas du tout de cela que je te parle ! As-tu rencontré un seul Celte capable d’être un citoyen ? C’est bon pour les Grecs et les Romains, cette chose abstraite et grégaire, cette chose petite et sans couleur ! Un citoyen ! Cette outre pleine de vent et toute pareille aux autres ! Un Celte qui perdrait sa couleur et sa liberté perdrait la vie ! Un pouvoir, d’accord, tant que l’on, peut mettre à mort le roi qui s’en rend indigne ! Un Empire, d’accord, tant que l’on peut y dénombrer des tribus toutes différentes, avec pour chacune ses petits chefs ! Mais un État … une organisation étatique… quelle absurdité insupportable pour des hommes libres ! Quelle contrainte vide et déracinée ! Pourrions nous devenir comme les légionnaires de Rome, des fourmis toutes identiques, des fourmis serviles qui ne savent plus bien pour qui ni pourquoi elles meurent ? Sans tribu, sans roi, sans fief ? De qui est-on l’obligé quand on n’a plus de roi ? Peut-on vivre et mourir pour l’un de ces démagogues, l’un de ces fantoches en toge que l’opinion publique mène comme des marionnettes, et qui se gargarisent de leur civisme ? Et puis ce serait trahir les lois de la nature, la nature si imaginative qui a fait en sorte que personne ne marche au même pas… Donnerais-tu la même nourriture et la même loi à l’aigle, à l’ours, au loup, au cochon sauvage ? Donne à manger des glands au loup, il en mourra ! Oblige un aigle à courir dans les fourrés et ses ailes se briseront, ses serres deviendront des moignons, il ne sera plus un aigle ! L’État … Quel crime contre nature est-ce là ? Et quand on déciderait de commettre ce crime, sur quel animal ajusterait-on la conduite de tous les autres ?

Non, mon ami, le prodige dont je te parle, c’est l’aigle, l’ours, le loup, le cochon, la forêt entière s’armant contre l’intrus qui la mutile et qui la broie ! Un Cadurque et un Breton combattant côte à côte, voilà la merveille ! Voilà la vraie force conforme aux lois sacrées de la nature ! Mais par quelle logique absurde l’ours chercherait-il à être chien ? Mais par quelle logique absurde le Cadurque chercherait-il à être Breton ? L’union n’est pas l’uniformité ! Est-il nécessaire d’être tous identiques pour défendre la même cause, et, pour combattre ensemble, de manger le même foin aux mêmes heures ? »

Cécile Guignard-Vanuxem, Vercingétorix. Le défi des Druides. Éditions Cheminements.

lundi 22 janvier 2018

La balle est dans le camp occidental


Cette loi inique pour la "réintégration du Donbass" approuvée en 2ème lecture par 180 députés ukrainiens aux cervelles plates, risque rapidement de devenir une patate chaude pour les gouvernements occidentaux, particulièrement la France et l'Allemagne, co-signataires des accords de Minsk.

Cette loi, qui est une déclaration de guerre contre Moscou désigné officiellement ennemi de Kiev est en effet un coup de grâce donné à un processus de paix déjà bien malade et un feu vert pour une nouvelle offensive majeure dans le Donbass aux potentielles répercussions internationales dramatiques.
  • Jusqu'où les parrains du Maïdan sont-ils prêts à aller dans leur confrontation avec la Russie pour soutenir leurs filleuls ukropithéques ?
  • Et est-ce que, dans la tradition du Golem à Al Qaida en passant par Frankenstein, n'avons nous pas affaire à un monstre devenu incontrôlable par son créateur ?
Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik

«Le coup d’État en Ukraine est une honte pour l’Europe» 
© Sputnik . Sergey Averin

Les dirigeants de l’Occident sont parfaitement conscients de la politique de Kiev visant à saper les accords de Minsk mais fermer les yeux sur la conduite de l’Ukraine, estime le ministre russe des Affaires étrangères.

«Cette histoire ukrainienne est celle d'un coup d'État, celle d'une traitrise de l'Occident à l'égard du droit international, lorsqu'un accord [sur le règlement du conflit dans le Donbass] signé par les ministres des Affaires étrangères des principaux pays de l'Union européenne a été simplement piétiné. Puis l'Union européenne s'est mise à nous persuader que c'était normal et qu'on ne pouvait plus rien faire. C'est, en fin de compte, une honte européenne», a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview au quotidien Kommersant.

Selon lui, les autorités de Kiev ne sont pas aptes à s'entendre avec d'autres et cherchent à faire oublier leurs engagements dans le cadre des accords de Minsk. L'Occident le comprend mais ne peut plus critiquer ses «pupilles».
Mais il espère que Berlin, Paris, Washington et d'autres évoquent ce problème lors de contacts non officiels avec Kiev.

Moscou cherchera à obtenir le respect de toutes les clauses des accords de Minsk, a souligné le ministre.

Quant à l'idée de déployer des soldats de la paix de l'Onu dans le Donbass, Sergueï Lavrov estime que le respect des accords de Minsk est une condition préalable à cette mesure.




vendredi 19 janvier 2018

La guerre à nos portes


La plupart des européens, décérébrés par une société de consommation formatée par la propagande de la marchandise, ne savent même pas situer le Donbass sur une carte de l'Europe.

Après 4 années d'une guerre meurtrière qui s'est enlisée dans les tranchées d'accords de Minsk inefficaces, le régime de Kiev se prépare pour une nouvelle offensive contre le peuple du Donbass.

Si la France, qui avec l'Allemagne est garante du processus de paix signé à Minsk, ne s'oppose pas à cette "loi pour la réintégration du Donbass" par la force votée à Kiev cette semaine, elle sera complice d'un nouveau génocide européen 70 ans après la seconde guerre mondiale. Cette indépendance gaullienne de la France qui pourrait peut être sauver la paix en Europe, et dont le dernier chant du cygne est le discours de Dominique de Villepin refusant sa participation à l'invasion de l'Irak, tient aujourd'hui du miracle !

Et ce n'est pas une surprise au vu du positionnement français en Serbie, Syrie, Libye ou en Afrique qui témoignent de l’allégeance de Paris au colonialisme étasunien qui aujourd'hui envoie toutes ses meutes à l'assaut de la Russie et ses alliés.

Cette guerre du Donbass, qui a fait entre 10 000 et 20 000 tués, dans la foulée du coup d'Etat russophobe du Maïdan a été allumée par les USA aux portes de la Russie et cachée par les médias propagandistes occidentaux. Mais aujourd'hui elle risque, en étant relancée par Kiev, de s'inviter bientôt dans les cités d'un Occident perdu dans un suicide civilisationnel avancé et un asservissement à la thalassocratie anglo-américaine accompli.

Regardez bien ces images car elles risquent d'être l'avenir proche de cet Occident dont la décadence est en phase terminale.

Erwan Castel


vendredi 17 novembre 2017

Donbass e(s)t matrie européenne


Souvent on me demande, concernant mon engagement anargyre pour et dans le Donbass pourquoi je suis venu, breton de Guyane prendre les armes (et le stylo) pour défendre cette rébellion entre Occident et Eurasie...

La question est d'autant plus complexe que la réponse est en partie intuitive je vais essayer d'aborder ici ma motivation métaphysique .

Je suis un fervent partisan de la subsidiarité ascendante (défendue par Althusiuss Johannes au XVème siècle) qui est une vision sociétale présidant dans l'Histoire à la vie des empires (au sens antique de la notion) et des fédérations qui en sont les héritières. Je ne reviendrai pas sur cette opposition entre Empire (fédéralisme) et Nation (centralisme) déjà évoquée plusieurs fois dans des posts précédents.

Mais, cette vision ascendante qui s'exprime autant dans les domaines politiques, culturels ou spirituels a considérablement modifié les limites de mes identités. Ces dernières se sont trouvées élargies à l'aune d'une Histoire reçue, d'une expérience vécue, d'un héritage de plus en plus initiatique et que je veux assumer contre les vents et les marées des intérêts et divisions géopolitiques temporaires du moment...

Ainsi, suis-je breton de cœur et conscient d'appartenir à ce peuple celtique aventurier qui a su toujours garder "sur chaque lames de la mer et chaque motte de la terre" ( E.Renan) et malgré les totalitarismes subis, une identité ouverte au Monde et forte de son rôle fondateur.
Ensuite, je suis français de raison, conscient d'appartenir aussi à ce grand pays dont les vents de l'Histoire sont venus faire claquer le drapeau tricolore sur la terre de mes ancêtres et dans un héritage temporel.
Enfin je suis européen d'esprit, conscient de sortir de cette glèbe païenne multi-millénaire qui est le socle civilisationnel commun sur lequel les "arbres-peuples" européens sont nés et se sont développés en partageant des "fruits-valeurs" cultivés à travers les âges et les cycles.


Les peuples d'Europe sont en effet comme les arbres de cette forêt amazonienne que je connais : en apparence tous différents, mais toutefois entremêlés et unis dans leurs origines (racines) comme dans leurs devenirs (branches). Si un arbre tombe, il entraîne dans sa chute comme dans un effet domino les autres arbres qui lui sont liés (chablis). Je pourrais prolonger cette métaphore arbres/ peuple à la souplesse des troncs (adaptation) et leur densité (héritage) par exemple.

Mais je terminerai par les lianes, ces végétaux extraordinaires (les plus longs de leur règne) qui, enracinés dans cette même glèbe matricielle s'élancent vers le ciel comme des haubans qui s'accrochent mais aussi solidarisent entre eux les différents arbres jusqu'à l'ultime canopée, tournée vers l'inconnu et le Soleil...

C'est la "liane-conscience" qui garde vivante (dans le coeurs des hommes libres) cette identité européenne protéiforme, des origines au futur de la civilisation. ..

Lorsque le Donbass est attaqué dans son corps et ses traditions, dans son identité et son Histoire, je subis alors en conscience cette agression comme une attaque contre des valeurs communes pour lesquelles je suis debout et qui définissent cette Europe des peuples frères et libres que je suis venu défendre ici...

Car, si la Bretagne est ma "patrie" au sens étymologique du terme, l'Europe est quant à elle ma "matrie", au sens d'un héritage civilisationnel fondateur et d'une conscience supra identitaire intuitive.

Voilà pourquoi, par delà les combats anti-mondialistes, antifascistes, fédéralistes et humanitaires que mène aussi ici, je suis venu défendre le Donbass, et une Europe des peuples, du mieux que je peux, armé de mon caractère breton, mon histoire française et ma foi païenne.

Erwan Castel, 
de nationalité bretonne 
citoyenneté française et i
dentité européenne !

mercredi 15 novembre 2017

L'électrochoc et accélérateur ukrainien


La crise ukrainienne aura au moins eu l'avantage de réveiller des consciences européennes, de séparer chez les identitaires nationalistes le bon grain de l'ivraie (conservateurs pro-russes et réactionnaires pro-ukrops) de faire tomber définitivement le masque d'une gauche asservie au mondialisme bourgeois, et surtout de reconsidérer les peuples d'Europe comme des éléments-socle et des acteurs de l'Europe de demain.

Ces peuples, dont nous assistons au réveil sous différentes déclinaisons (y compris celles qui sont manipulées) sont de facto l'objet identitaire métapolitique autour duquel va se former la future théorie politique (après les fascisme, les socialisme et les libéralismes)

Le seul "hic" est que cette évolution correspond également à la fin du cycle actuel et donc à un chaos inévitable duquel sortira le prochain (ce qui en fait, sémantiquement parlant, une "révolution" naturelle)

Donc : Haut les cœurs mais accrochez vos ceintures !

Erwan Castel

Source FB : Evrasia - 9 novembre 2017

"La même chose peut s’appliquer à l’Europe, où nous assistons à la montée de la vague identitaire. Le nationalisme diffus des communautés européennes se développe, en dépit des politiques libérales antinationales des élites européennes. En conséquence, il y a aussi une montée de l’identité extrême représentée par des groupes et des mouvements nationalistes et parfois ouvertement néo-nazis. Mais parmi tout cela, nous savons quel est le plus grand problème : la question de l’identité profonde de l’Europe. Après tout, l’affaire ukrainienne a servi de révélateur à toute une série de problèmes, de questions et de défis d’une importance historique colossale. Ceux-ci vont bien au-delà du cadre spécifique de la situation en Ukraine ou des relations russo-ukrainiennes.
Aujourd’hui, c’est l’identité qui se trouve au centre de tous les problèmes contemporains les plus aigus en Europe et ailleurs."

Alexandre Douguine