mardi 25 juin 2019

L'ennemi aux portes des cités


Sur le front du Donbass l'aggravation quotidienne de la situation militaire montre bien s'il en était besoin du nouvel échec de dernière réunion de Minsk, où le seul point positif mais non garanti a été de convenir d'un nouvel échange de prisonniers à l'automne de cette année.

Sur le terrain les forces ukrainiennes non seulement intensifient leurs pressions offensives mais réengagent pour cela leurs artillerie lourde dans de nombreux secteurs du front, jusqu'à l'utilisation de munitions au phosphore blanc .

Pour ne prendre en illustration de la liste rébarbative des violations du cessez le feu par Kiev, voici deux situations vécues au cours de ces dernières 24 heures aux lisières de Gorlovka et Donetsk, les 2 plus grandes cités de la République Populaire de Donetsk :

Dans la soirée du 23 juin, les positions républicaines défendant le Nord de Gorlovka ont subi des bombardeùents ukrainiens soutenus




Le deuxième exemple choisi pour illustrer cette escalade militaire générale sur le front du Donbass est le secteur Ouest de Donetsk, où les ukrops ont poursuivi récemment leur "grignotage" de la zone grise servant unitialement de tampon neutre et démilitarisé entre les beligérants. Ces occupations offensives de cet espace constituent des violations directes des accords de Minsk, lesquelles rendent encore plus difficile l'application du cessez le feu.

Ici une vidéo prise par un habitant de Donetsk dans son quartier situé près du front. On y entend des tirs ukrainiens avec des armes légères, révélant leur nouvelle avancée vers la ville dont les première maisons sont désormais à 200 mètres de leurs fusils d'assaut.


Même si cette continuité de la stratégie belliciste de Kiev soulignant au passage la permanence de ses discours politiques cyniques et mensongers, ne surprend vraiment personne du côté des républiques populaires du Donbass, les espoirs d'amorcer enfin une résolution pacifique de ce conflit font désormais place à la certitude de plus en plus admise que seule une reprise dynamique des combats permettra de libérer la pression subie par les cités du Donbass et de mettre fin à ce conflit insensé provoqué par les occidentaux contre les peuples de Russie.

Actuellement, les accords de Minsk que certains persistent à citer dans leurs discours, naifs, hypocrites ou cupides ressemblent plus à une digue sur le point de rompre devant une offensive prochaine qu'à un échafaudage destiné à construire la paix. 

D'ailleurs il suffit de regarder le dernier point d'achoppement proposé par le représentant de Kiev (et surtout des occidentaux) lors de la dernière réunion pour s'apercevoir que la paix n'est absolument pas leur priorité dans le Donbass. En effet, comme à d'habitude face à des difficultés initiales d'engager le processus de Paix, Kiev rajoute une nouvelle demande impossible à réaliser et qui bloque encore plus les négociations espérées. Cette fois les représentants du nouveau pouvoir oligarchique ukrainien ont demandé que leur soient restituer les actifs de leurs industriels qui avaient été nationalisés par le président Zakharchenko en réponse au blocus du Donbass lequel continue par ailleurs. Accompagnant cette proposition insensée du fait de l'aggravation des attaques contre les républiques, Kiev propose que les convois ferroviaires transportant le charbon du Donbass soient réouverts vers l'Ukraine. 

Cette proposition motivée qui est juste motivée par la cupidité d'oligarques soucieux de restaurer leurs bénéfices et surtout le désir de Kiev d'accuser les républiques de faire preuve de mauvaise volonté et de créer une polémique au sein de leur vie politique. Et il est triste de constater que certaines personnalités politiques de Donetsk prètent une oreille complaisante à ces propostions clivantes de l'ennemi qui seraient (heureusement) considérées par la très grande majorité de leurs gouvernements et surtout de leurs populations comme une trahison et le premier pas vers la capitulation. Mais il n'est pas surprenant d'observer, chez ces personnes sans expérience ni culture politque et qui travaillaient avant la guerre dans les industries des oligarques ukrainiens, ce genre de comportement animé autant par la cupidité, la naïveté que la stupidité. Et je préfère pour le moment taire leurs noms espérant encore que leurs positions inadmissibles ne sont que des erreurs passagères d'analyses et des égarement de leur faiblesses politiques...

En temps de guerre, les discours politiques ont la valeur que leur donnent ceux des armes, qui elles ne mentent jamais et révèlent les véritables intentions de la stratégie développée par chacun. Voici pour illustration cette autre vidéo prise hier après midi 24 juin sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, dans le secteur de l'usine de filtration et distribution d'eau potable qui a été à nouveau la cible de l'artillerie ukrainienne (à 500 mètres des positions tenues par notre bataillon). 


Si le soldat n'aime pas la guerre en tant que telle, mais accepte de la faire pour défendre des valeurs qui sont siennes, il sait mieux que personne le prix de la Liberté et de la Paix, ces objectifs qui sont d'autant plus sacrés, qu'ils ne supportent aucun compromis politique qui deviendrait compromission éthique et ouvrirait la porte à l'esclavage de la pensée et des destinées individuelles et collectives.

Erwan Castel

dimanche 23 juin 2019

Situation sur le front au 23 juin


Cette semaine écoulée, pour la seule République Populaire de Donetsk, sous les actions offensives de l'artillerie ukrainienne, au minimum 2 soldats républicains ont été tués et 4 autres blessés tandis que 4 civils ont été également blessés par des éclats d'obus dont une fillette de 13 ans dans le secteur ede Gorlovka.

Il est difficile de décrire la situation réelle du front du Donbass sans passer pour un propagandiste mensonger ou affabulateur aux yeux de personnes incrédules soit par conviction idéologique ou influencés par le blocus médiatique occidental opéré sur cette guerre du Donbass.

Pourtant, tous les jours l'artillerie ukrainienne bombarde les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk dont les habitants vivants sur le front vivent dans des conditions précaires et sous la menace constante et mortelle d'être touché par les obus de Kiev. Voici pou illustrer cette réalité une vidéo prise le 20 juin matin par un résident du Nord de Gorlovka, à 04h00 du matin lorsque, avec les première lueurs de l'aube, les "punisseurs" ukrainiens commencent comme chaque jour leur campagne de terreur contre les civils du Donbass.



Parallèlement à la poursuite de leurs bombardements du territoire républicain, les forces armées ukrainiennes continuent de progresser, en toute impunité, dans cette espace interlignes, appelé "zone grise" et qui devrait rester une zone démilitarisée et neutre de 2 kilomètres minimum. Ainsi ces derniers jours, les forces de Kiev ont quasiment achevé leur occupation de cette zone neutre à l'ouest de Marinka dans la banlieue Sud de Donetsk, aggravant les tensions dans ce secteur urbain où déjà le cessez le feu était quasi impossible à appliquer, tant les belligérants sont proches les uns des autres.



Sur le front Sud de la République Polaire de Donetsk, les forces ukrainiennes qui continuent d'exercer des pressions quotidiennes sur les postions républicaines ont contraint les forces de défense à abandonner une colline après l'avoir minée, sur le secteur des villages de Vodyane et Azov. L'abandon de cette position (qui aurait été réalisée en avril) a été justifiée par son exposition trop importante aux bombardements qui provoquaient des pertes hebdomadaires au sein de ses défenseurs. Toutefois la colline n'a pas été reprise par les ukrainiens pour la mêmes raison.


Bombardement ukrainien au phosphore blanc,
au Nord de Gorlovka, secteur de Dolomite

Un fait significatif de la politique réelle de Zelensky pour le Donbass, qui a l'image de son prédécesseur au lendemain de sa vistoire électoral fait le contraire de ce qu'il avait promis, l'artillerie ukrainienne a bombardé le secteur de Dolomite ce 21 juin 2019 avec des munitions chargées au phosphore blanc. Dans le passé j'ai signalé plusieurs fois l'utilisation par les forces ukrainiennes de cette munition spéciale prohibées par les conventions internationales sur des zones habitées (voir par exemple ici). C'est la première fois cette année que les soudards de Kiev réutilise cette arme sur le front au cours d'un bombardement nocturne spectaculaire dont l'intention évidente est de terrorrise la population du secteur Nord de Gorlovka (Nord de la RPD).

Ailleurs sur le front, les positions défensives républicaines sont toujours soumises  des tirs réguliers et meurtriers de la part des forces ukrainiennes.

Tirs ukrainiens contre des positions défensives républicaines 
dans le secteur de Zaitsevo au  Nord de Gorlovka 





Et l'OTAN dans le Donbass comme maître en terrain conquis !

Et la militarisation de l'Ukraine continue son bonhomme de chemin malgré le fait qu'elle n'est toujours pas membre à part entière de l'alliance. Entre les aides régulières du Pentagone à l'armée ukrainienne (encore 250 millions de dollars cette semaine), les instructions et formations des cadres de l'OTAN, les soutiens 


Le 14 juin une nouvelle délégation étasunienne comprenant le général David Petraeus, 
qui commandait les forces américaines en Irak, mais également ancien chef de la CIA,
 ainsi queJohn Herbst l'ancien ambassadeur américain en Ukraine, 
a visité l'état major de l'Opération des Forces Combinées dans le Donbass . 
Le lieutenant-général ukrainien Alexander Sirskiy accueillant la délagation étasunienne à Kramatorsk
Le 22 juin c'est une délégation militaire de l'Union européenne, 
dirigée par le président du comité militaire de l'UE, Claudio Graziano 
qui est venue à son tour "visiter" le front du Donbass, 
toujours accompagné par le lieutenant-général ukrainien Alexander Sirskiy

Et sur le terrain militaire, on observe toujours des missions régulières d'observation réalisées par les drones stratégiques de l'OTAN "Global Hawk" du type de celui qui a été abattu par les forces de défense iraniennes cette semaine. Dans le Donbass, comme en mer Noire, les drones étasuniens restent très prudents, volant toujours dans les espaces aériens internationaux ou ukrainiens et conservant leurs transpondeur IFF allumé conformément aux lois de la navigation aérienne.

Une des 4 missions de reconnaissance aérienne réalisées ces derniers jours par l'OTAN 
dans la région du Donbass et de la Crimée, le long du front et des frontières russes.

Cependant ces vautours de l'OTAN en rasant "légalement"  les côtes russes ou la ligne de front du Donbass peuvent cependant, grâce à leur haute technologie embarquée "fouiller" minitieusement le terrain, recueillir desrenseignements militaires que le Pentagone sans l'ombre d'un doute transmet aussitôt au Commancement des forces ukraniennes.

Donc malheureusement, mais sans surprise également, cette guerre du Donbass est loin de se terminer et même sa situation semble à nouveau étre engagée dans une nouvelle phase d'instabilité et d'incertitudes...

Erwan Castel

samedi 22 juin 2019

Le jour de la mémoire et de la tristesse


Le 22 juin 1941, les forces armées du IIIème reich attaquaient l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, plongeant les peuples de la Russie dans une tourmente sanglante dont ils ne sortiront qu'aux prix de sacrifices monstrueux (27 millions de tués civils er militaires).

Tandis que dans de nombreux pays d'Europe, qui pourtant furent libérés du joug nazi par les soldats de l'armée rouge, les monuments à la gloire des vainqueurs de cette guerre mondiale sont détruits sur fond de russophobie délirante pratiquant un négationnisme honteux de l'Histoire européenne.

Dans le Donbass les populations de Donetsk et Lugansk se souviennent avec d'autant plus d'émotion de cette page tragique de leur Histoire, qu'aux portes de leurs cités une nouvelle horde les assiège de cette haine criminelle qui veut détruire leur Liberté et leur identité russe.

Ainsi durant cette semaine, les forces ukrainiennes ont continué leurs bombardements soutenus contre les positions militaires mais aussi les quartiers résidsentiels des républiques populaires de Donetsk et Lugansk, provquant de nouvelles pertes parmi les défenseurs républicains mais aussi blessant à nouveau 2 civils, le 21 juin (un homme de 62 ans lors d'un bombardement de Vesele au Nord de Donetsk), et le 22 juin (une fillette de 13 ans blessée aux jambes par des éclats d'obus à Gorlovka).


78 ans après le début de la seconde guerre mondiale, les peuples de la Russie sont à nouveau en danger et dans le Donbass, leur avant poste occidental, la guerre subie par les populations de Donetsk et Lugansk est la concrétisation meurtrière de cette hégémonie étasunienne exercée en Europe via ses laquais de l'OTAN et UE, et ses idiots utiles installés au pouvoir à Kiev...

Si les guerres et leurs contextes ne sont bien évidemment pas comparables, il n'en demeure pas moins, dans la réceptivité émotionnelle suscitée par leurs tragédies, que pour la majorité des peuples de Russie il y a le ressenti d'une continuité de l'Histoire.

Et les choix politiques des propagandistes dans une forme de guerre de communication illustrant le présent et le passé confirment également cette continuité émotionnelle de l'Histoire. Ainsi du côté de Kiev on célèbre Stépan Bandera, collaborateur au nazisme et criminel de guerre ukrainien, que l'on détruit les statues du soviétisme mais aussi des militaires ayant vaincu le IIIème Reich, comme celle du maréchal Joukov par exemple, et du côté de Donetsk et Lugansk on associe dans une même symbolique commémorative des défenseurs du passé et ceux du présent...

La grande différence cependant entre les 2 visions propagandistes qui s'affrontent par dessus cette nouvelle ligne de front européenne, et je peux en témoigner quotidiennement, c'est que, contrairement à l'idéologie ethnocentrée du nouveau pouvoir de Kiev, "la haine de l'autre" n'esxiste pas dans les Républiques de Donetsk et Lugansk.

Erwan Castel


jeudi 20 juin 2019

L'Iran annonce la couleur !

Vu du Donbass (21)


Les forces de défense antiaériennes iraniennes ont abattu un drone stratégique étasunien opérant une mission d'observation le long de leurs côtes maritimes.

Il s'agit d'un drone stratégique "Triton" de l'US navy spécialisé dans la reconnaissance maritime et terrestre. Appartement à la même famille que le "Global hawk", son grand frère qui espionne plusieurs fois par mois les régions frontalières russes et le Donbass, ce type d'appareil par son altitude de vol, son rayon d'action et la portée de ses appareils électroniques et optiques peut réaliser des missions de reconnaissance d'une grande précision tout en restant à distance de ses objectifs.

Bien sûr, le Pentagone qui a reconnu la perte de son aéronef de reconnaissance prétend qu'il était au moment de sa destruction dans l'espace aérien international, argument foutaise lorsque l'on sait que l'équipement embarqué à bord de ce type de drone peut "fouiller" le terrain jusqu'à 200 km environ en latéral de son cap.

Et quand bien même !

Cette destruction de ce type de drone espion étasunien, après les menaces d'intervention militaire de Washington, est donc totalement légitime et permet de mesurer la détermination de Téhéran de défendre la souveraineté de son territoire et sa capacité opérationnelle à le faire.

Washington, de son côté s'est précipité sur l'événement pour jeter à nouveau de l'huile sur le feu en qualifiant le tir défensif iranien, par la bouche de son locataire de la Maison Blanche, de "d'énorme erreur"...

L'escalade exponentielle, continue donc entre Iran et USA.

Affaire à suivre...


Le 21 juin 2019

In extremis !!!

L'escalade qui oppose L'Iran et les USA à bien failli franchir son point de non retour hier avec l'annulation par Trump au dernier moment de frappes militaires étasuniennes qu'il venait d'autoriser.

Éclair de lucidité du locataire de la Maison Blanche devant les conséquences incalculables d'une guerre contre l'Iran ?

Pression de la Russie pour une résolution diplomatique viable et acceptable par tous de la crise ?

Preuves indiscutables de Téhéran que sa destruction du drone étasunien était justifiée par une violation de l'espace aérien iranien et le silence hostile de son radar IFF ?

Peut être plusieurs raisons à la fois et probablement d'autres...

Le fait est que ce nouvel épisode de la confrontation entre Téhéran et Washington révèle une confusion certaine dans les courroies de transmission de l'appareil étasunien tandis qu'on observe une maîtrise calme et confiante de la part des forces de défense iraniennes qui respectent le droit international autant que l'inviolabilité de leurs frontières.

Car selon les sources informées l'armada étasunienne et de nombreuses bases s'étaient mises dans une alerte de combat qui n'a pas pu échapper à des forces de défense et de renseignement iraniennes s'attendant à recevoir leurs frappes.

Je pense qu'il va y avoir du "rififi" du côté du Pentagone qui vient déjà de voir Kanahan son ministre de la défense s'enfuir des les premiers jours de la crise !

Côté USA nous avons donc un coktail explosif d'amateurisme, de mensonge et de folie que Trump hésite à boire... Pour le moment !

Erwan Castel

A suivre...

Articles réference :



"Le combat de demain"

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Ce matin, aux premières lueurs de la journée, nos chars de combat partant à l'exercice ont envahi de leurs grondements et d'une poussière réveillée le campement de notre Brigade Piatnashka toujours à l'entraînement dans l'Est de la République Populaire de Donetsk.


Jeudi 20 juin 2019

Devant ces tonnes d'acier remuant la terre desséchée des chemins du Donbass, me sont revenues en mémoire, au vu des gueules des canons triomphants émergeant de la colonne de poussière, les paroles d'un chant ayant rythmé dans une autre vie mes pas cadencés et mes rêves de jeunesse :

"(...)
Tous sont morts 
Et leurs casques rouillés dans le vent 
Veillent sur mille tombes fleuries
Dans la steppe au lointain, 
Nos chars rythment en grondant
Le refrain de la grande patrie.
(...)" (Le combat de demain)

Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc disait que "de toutes les vertus, la plus importante est le courage, les courages (...) et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse !" (Lettre "Que dire à un jeune de 20 ans).

Aujourd'hui, je dois concéder que mes rêves de jeunesse, pétris d'histoires homériennes, de légendes bretonnes et de chants traditionnels divers ont trouvé ici leur premier écho réel dans le combat pour la Liberté mené par le peuple du Donbass...

Alors que l'Occident, putréfié par une aliénation totale à la marchandise totalitariste, a rejoint la meute des incendiaires mondialistes, le monde russe avec ses alliés résiste à cet esclavage du fric et, au delà de la défense de ses peuples, leurs traditions et intérêts, protège finalement aussi les valeurs fondatrices communes de notre civilisation européenne.

Mais si je reste confiant dans la victoire finale des peuples natifs européens, je ne pense pas malheureusement que leur libération des carcans princiers et banquiers puisse se réaliser sans souffrance ni sacrifice.

Voilà pourquoi nous devons nous préparer tous à cet inévitable "combat de demain"...

Erwan Castel



Les autres extraits de mon journal du front, le lien ici : Journal du front

De l'huile sur le feu !


Avec une arrogance de faquins se prenant pour des princes, les chefs d'Etat occidentaux semblent être passés maîtres dans l'art de prendre les gens pour des cons à l'exemple de Macron, le bouffon français des Rothshilds qui pendant que les soudards de Kiev intensifient leurs bombardements, félicite son homologue ukrainien Zelensky pour "ses efforts de paix dans le Donbass".

Mais finalement ces misérables laquais de l'impérialisme étasunien ne font qu'imiter avec moins de verve et de trésorerie leurs maîtres de Washington qui viennent d'accorder une aide supplémentaire de 250 millions de dollars à l'armée ukrainienne.

Avec cette aide qui est destinée aux forces navales et à l'infanterie de marine ukrainienne, Washington qui pérore à longueur de réunions diplomatiques et conférences de presse qu'une résolution pacifique est la seule sortie de crise possible, continue à augmenter la capacité offensive d'un régime halluciné qui considère les russes comme ses ennemis naturels.

Depuis le début de la guerre entre l'Ukraine et le Donbass, le Pentagone a transféré pour 1 milliard 500 millions de dollars d'aides aux forces armées ukrainiennes.

Non seulement ces aides militaires exponentielles (auxquelles il convient de rajouter les contingents d'instructeurs, conseillers et contractors de tous poils) sont de l'huile jetée sur le feu d'une guerre qui mène d'embraser l'Europe, mais aussi sur les relations internationales plus que tendues avec une Russie qui,engagée légitimement à protéger les populations russes du Donbass, risque également d'augmenter ses aides à leurs forces de défense.

Du Venezuela au Donbass en passant par l'Iran ou la Syrie, les occidentaux dans une fourberie héritée de leurs idéologies dogmatiques mensongères prêchent encore la paix que pour mieux préparer la guerre....

Mais ces apprentis sorciers roulant aveuglément pour leurs banquiers semblent avoir oublié cependant que "celui qui sème le vent récolte la tempête"

Erwan Castel

Article référence : RT

mercredi 19 juin 2019

Photos du 19 juin

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La Brigade Piatnashka continue ses exercices et entraînements sur le plateau brûlant de Torez, où les seuls nuages sont ces nuées de poussière que soulèvent les véhicules et chars de combat sillonnant sans cesse les pas de tir.


Mardi 19 juin 2019

Aujourd'hui, les servants des fusils d'assaut et des mitrailleuses légères ont travaillé par binômes, la précision du tir, la gestion des munitions et la permanence du feu.

Sur d'autres pas de tir, d'autres groupes affinaient les réglages de leurs armes ou lançaient des grenades offensives...

Malgré le soleil estival, les cris des faisans s'abritant derrière nous, l'éloignement des tranchées bombardées, j'observe autour de moi ces détails qui caractérisent les soldats formés sur le front et dont l'esprit reste toujours au combat: l'arme toujours à portée de la main, les rubans ici et là pour neutraliser les cliquetis métalliques, les gestes mesurés, rapides et sûrs et ces regards toujours attentifs au terrain, aux mouvements à l'entour et aux camarades...


Au zénith, l'air est tellement brûlant qu'il fait trembler les horizons autour de nous, tandis que nous tirons nos dernières munitions et gorgées d'eau tiède...

Lorsque nous rentrons vers le campement situé à 2 kilomètres, treillis empoussierés et collés à la peau, un orage de chaleur tourne au dessus de nos têtes confiant au vent naissant sur la steppe une fraîcheur bienvenue...

Puis c'est le repos du soldat que rythment dans l'ordre les nettoyages des armes, des corps et des équipements, avant un repas frugal. Puis cest une nouvelle et désormais traditionnelle plongée dans l'eau fraîche de la carrière voisine et le déploiement sur des tables improvisées et garnies de thés fumants, des jeux de cartes, des rires et des dominos....

Erwan Castel


Les autres extraits de mon journal du front, le lien ici : Journal du front

Kiev bombarde Donetsk !


Ce mercredi 19 juin matin, aux premières heures, les forces armées ukrainiennes ont opéré un puissant bombardement sur les lisières Ouest de la ville de Donetsk.

L'artillerie de Kiev à tiré 110 obus de 122mm (obusier) et 52 obus de 120mm (mortier) provoquant des dégâts importants dans les quartiers résidentiels visés, principalement dans les rues Koslova et Petrovskogo:

Ont été endommagés :

- 10 habitations
- 1 hôpital pour enfants 
- 1 piscine
- 1 mine de charbon
- le réseau de gaz 
- des voitures...

Heureusement, la solidité des matériaux de construction (briques pleines et épaisses), les précautions des habitants "habitués" au danger des bombardements, et la chance (Dieu diront certains) on fait qu'aucune victime civile n'est à déplorer.

Les destructions ont été constatées par les observateurs du STKK.

Dans le Donbass Kiev poursuit donc, imperturbable et impuni sa politique de terreur à l'encontre des populations russes....

Erwan Castel


mardi 18 juin 2019

Au fou !


Mike Pompéo un des néo-conservateurs va t-en guerre qui pousse le Monde vers le chaos 

Dans une logique autant criminelle que suicidaire et aux dimensions internationales certaines et incalculables, les USA via l'incendiaire Pompeo annoncent envisager une intervention militaire contre l'Iran...

Tout comme dans le Donbass, on observe en Iran (mais aussi au vénézuéla et ailleurs) une dichotomie de l'appareil étasunien du pouvoir. D'un côté les beaux discours présidentiels cherchant à entretenir le mythe droitdel'hommiste de démocraties occidentales oeuvrant pour le "bien" des nations, et de l'autre la réalité d'un appareil d'Etat qui use de tous les moyens, y compris les coups les plus tordus, pour provoquer des renversements de gouvernements, des coups d'Etat, des guerres et des blocus économiques pour servir une ploutocratie internationale amorale et criminelle.

Aujourd'hui l'Iran est le pays immédiatement visé par cet impérialisme étasunien devenu complétement fou !

Et dans le concert de ces cupides, faux culs, criminels et leurs laquais, s'est joint à la meute se rassemblant pour l'halali autour de la panthère perse, Israël bien sûr qui s'accroche à son projet supremaciste régional qui ferait rougir de jalousie les pires dictateurs de l'Histoire.

En Guyane, il arrive que des jeunes anacondas ayant les yeux plus gros que le ventre s'étouffer en tentant d'avaler des cabiaïs qu'ils croient affaiblis par leur traque.... 
C'est bien ce qui risque d'arriver aux occidentaux s'ils s'aventurent dans les vallées de la Perse.

En attendant, la meute des clébards clabaudant autour de Téhéran nous apprend qui sont pêle mèle les profiteurs, les commanditaires et certainement également les exécutants de ces attaques contre les pétroliers attribuées et avant même une quelconque enquête, à l'Iran, ce nouveau diable désigné par la thalassocratie étasunienne....


Et le 20 juin (publié sur FB):

USA/IRAN ... J-10 ?

L'accord signé sur le nucléaire iranien il y a 10 ans limitait le stock d'uranium de Téhéran à 300 kg enrichis à 3,67% maximum.

Or, malgré le respect de cet accord par Téhéran, que confirme l'Agence Internationale à l'Energie Atomique chargée d'en contrôler l'application, Washington et ses laquais occidentaux non seulement ont continué à étrangler l'Iran dans un blocus insensé mais ont même déchiré l'accord en question, provoquant une nouvelle crise explosive dans la région.

Devant les accusations arbitraires lancées contre l'Iran concernant les attaques récentes de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, Téhéran a déclaré considérer les limites de l'accord comme caduques si les occidentaux ne gisaient pas l'arche arrière dans leur stratégie militaro-économique belliciste.

Ainsi la production d'uranium qui vient d'être quadruplée devrait dépasser la barre des 300 kg définie par l'accord ce 27 juin prochain et Téhéran envisage de relever également son enrichissement si aucune désescalade occidentale n'a été engagée avant le 7 juillet.

La situation actuelle est donc plus que tendue car devant les enjeux, intérieurs pour un Trump ouvrant sa 2ème campagne présidentielle et extérieurs pour un Iran économiquement asphyxié, aucun des 2 partis ne peut "perdre la face"

Seule une médiation tierce permettrait (peut-être) d'éviter ou du moins de retarder cette guerre planifiée depuis des années par des néo-conservateurs étasuniens excités par l'hégémonie sioniste régionale de l'État d'Israël.

L'Europe aurait pu jouer ce rôle si ses diplomaties majeures n'étaient pas servilement alignées sur la vision belliciste étasunienne, comme ce laquais de Macron qui a également quitté l'accord nucléaire pour plaire à son maître Trump.

Il reste donc peut-être (et encore) la Russie pour tenter d'éteindre l'incendie et sans humiliation pour chacun...

Mais le Kremlin, qui est aussi dans leur collimateur, sera t-il entendu par ces fous de guerre de Wahington Tel Aviv et Ryad, après qu'il ait su déjouer leurs plans criminels pour détruire la Syrie ?

Réponse dans les prochains jours...

Erwan Castel

Voir les articles ici : 

Europe -Israël
- WPSD

Check Point, Block post and Co

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Aujourd'hui sous un chaleur chaque jour croissante, nous avons abordé l'organisation et la tactique du "Block post" même si cette dernière n'apparaît pas immédiatement aux yeux du soldat qui est assigné à cette mission plutôt rébarbative, car située entre mission de police répétitive et mission militaire fixe.

A l'issue de cette formation un regard différent est porté sur ces missions ingrates mais qui apparaissent encore plus comme des points d'appuis d'un dispositif de défense vital et efficace...



Quiconque qui se déplace dans le Donbass voyant son temps de trajet multiplié soit par les détours s'éloignant de la ligne de front, mais aussi ces nombreux postes de contrôles doit comprebdre qu'ils fixent le maillage d'un contrôle de zone au milieu de laquelle sont déployées des unités défensives et des unités de réaction rapide capables de réagir à une infiltration ennemie repérée par eux.

La guerre dans le Donbass se déroule dans un environnement où continue de vivre et travailler une importante population civile, qu'il faut à la fois protéger et contrôler tant son activité peut être autant la cible directe que le vecteur involontaire d'opérations ukrainiennes offensives.


Près de 30 ans après la chute du "rideau de fer", les check-points, block-posts et autres points de contrôle sont toujours d'actualité dans notre monde en folie, et même en constante augmentation, sur les frontières des républiques séparatistes (Ossetie, Transnisstrie, Karabagh, Abkhazie, Donbass...) sur le mur de Gaza ou la frontière Sud-libanaise, dans les zones militarisées d'Irak, d'Afghanistan, de Libye..., autour des ambassades sensibles ou des bases d'occupation etc...

Jamais l'universalisme droitdel'hommiste de la ploutocratie internationale n'a montré autant son vrai visage qu'à travers cette toile d'araignée de barbelés, de mines et de mitrailleuses qui émergent dans le sillage de son hégémonie militaro-industrielle.

De Mariupol à Lugansk, les block-posts témoignent chaque jour par les longs flux et reflux de civils menacés par des échanges de tirs, de la réalité de cette guerre civile provoquée par un Maïdan qui en désintégrant définitivement l'unité fragile de L'Ukraine a déchiré le Donbass entre un territoire soumis à la botte militaire et des républiques, certes libres, mais soumises depuis 5 ans à un blocus et des bombardements insensés.

Erwan Castel


Les autres extraits de mon journal du front, le lien ici : Journal du front